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Oscars 2013 : propagande en perspective

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Article initialement publié dans l'atelier E&R

Le 24 février prochain se tiendra la traditionnelle cérémonie des Oscars, qui récompense pour leur qualité les « meilleures » productions cinématographiques sorties depuis l’édition précédente. Si par hasard on était tiraillé par le suspens de cette 85ème édition, pas de panique ! Comme pour les élections présidentielles, les médias, en s’appuyant sur des « expertises » à la partialité indiscutable, nous indiquent qui seront les favoris dont on pourra trouver, du coup, le succès tout à fait normal.

En l’occurrence, comme nous en informe Le Figaro [1] , il est important d’applaudir à l’avance deux productions tout juste sorties aux États-Unis et qui arriveront en France fin janvier : Lincoln, de Steven Spielberg, et Zero Dark Thirty, de Kathryn Bigelow. Les deux films ont en effet été hautement distingués récemment par le New York Film Critics Circle, une association journalistique américaine de critiques de cinéma.

Sommes-nous donc face à des monuments d’originalité ? Pas si sûr… Une bonne recette qui marchait hier marche encore aujourd’hui, et si l’on regarde les teasers de ces deux opus qui nous seront bientôt servis sur un plateau doré, on peut s’attendre à des messages de fond qui donneront une impression de déjà vu…

Ainsi, Avec Lincoln, Spielberg semble garder ses habitudes de révision manichéenne de l’histoire à la sauce mondialiste. Au cours des dernières décennies, il nous a déjà longuement exposé, dans des séquences pleines d’émotion dont on ne peut que reconnaitre la qualité cinématographique, le passé dégueulasse des peuples occidentaux, affreux génocidaires sans pitié, ignobles esclavagistes assassins. Cette haine viscérale, qui bien sûr est propre aux Blancs européens, est servie en grosse portions fumantes, jusqu’à nous en donner des nausées, dans La Liste de Schindler (1993) et Amistad (1997). [2]

On remettrait donc le couvert avec Lincoln : le teaser nous fait comprendre immédiatement que l’on aura droit à une illustration audio-visuelle à nous faire péter la rétine de la version officielle et romancée de la guerre de Sécession : elle se résumerait à une lutte entre les forces du bien, supporters cosmopolites de l’égalité et de la liberté, et les méchants sudistes, salauds esclavagistes, sorte de nazis de l’époque, avec comme seul et unique question centrale : l’esclavage. On ne peut que regretter (sans s’étonner) que les analyses alternatives sur la guerre de Sécession ne soient pas autant promues que les productions de Spielberg... [3]

Le film raconte donc l’épopée tragique du président Abraham Lincoln, qui a dirigé les États de l’Union pendant la guerre et surtout (on comprend que cela sera le point central du film) qui a fait accepter le 13ème amendement, supprimant l’esclavage. Ce film biographique sur le célèbre président, qui a en outre beaucoup supporté la cause de la communauté juive outre-Atlantique [4], garantit succès, honneurs et bon pactole pour Steven.

À coté de cette détermination à épicer le film à grandes pincées de propagande au mépris de toute honnêteté historique, on peut imaginer que le choix du titre, lui, a fait l’objet d’hésitations comiques. Dans ce type de production biographique, le prénom est en effet généralement préféré au nom, afin de mettre en évidence le côté humain derrière le personnage historique. Ici, on a visiblement évité de prendre le prénom. Et oui, Il s’agit d’un film de divertissement, enfin ! Et seulement ! Inutile de jeter le doute avec ce prénom à connotation biblique !

Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow semble être sur une autre méthodologie, plus subtile. Apparemment, il s’agira de nous raconter la traque d’Oussama Ben Laden, baptisée ici « la plus grande chasse à l’homme de l’histoire » (rien que ça…). Tout comme pour Démineurs (2008), on peut s’attendre à une stimulante ambiance « d’immersion » et à un fond apolitique de façade. Seulement là, les journaux frétillent autour de ce film, qui s’annonce très controversé car il montrerait... la torture dont auraient fait usage les services américains pour parvenir à leurs fins [5]

Ah ! C’est incroyable ! De la torture pratiquée par des services secrets ! Quelle horreur ! Comment cela est-il possible ? A-t-on vu un jour une chose pareille dans l’histoire ?! Quelle subversion, quelle provocation que d’en parler !

Ce qui est bien avec cette tartufferie, c’est qu’on en oublierait presque d’autres questions qui se posent sur cette affaire d’attentats du 11 Septembre et de Ben Laden débusqué, dont la dépouille, aux preuves matérielles restées « confidentielles » [6] a été balancée à la va-vite en haute mer. Pas certain, cependant, qu’un film traitant de ces vraies interrogations, sources de débats qui pourtant font rage, loin du box office, serait en bonne position pour un Oscar….

Bref, Hollywood nous apparaît comme un véritable nectar du mensonge de la démocratie contemporaine. Le 7ème art d’aujourd’hui prétend ne proposer que du « divertissement » ou, au pire, de « l’information » et de la « sensibilisation ». Les deux exemples cités, tout comme le long historique d’Hollywood, nous prouvent pourtant que toutes ces images, ces sons, ces scènes d’émotions, en bref ces mélanges sensoriels percutants, qui pénètrent en force dans l’esprit amorphe du spectateur d’aujourd’hui (qui, en France, passe plus de trois heures par jour devant la télévision et va en moyenne quatre fois par an au cinéma) sont porteurs de nombreux messages.

Ces messages sont facilement lisibles : depuis la culpabilisation à outrance des peuples enracinés jusqu’à la promotion du nomadisme, du transgenre et du cosmopolitisme en passant par des nouveautés comme l’anti-islam, Hollywood est décidément bien l’exposition condensée de l’idéologie mondialiste. Par l’impact de sa propagande audio-visuelle, elle en est aussi le moteur.

Il serait tant souhaitable que le Français éteigne la « téloche » et arrête d’aller entretenir son diabète en se gavant de pop corn au cinéma, car par son consentement passif se réalise la destruction de sa civilisation, et s’organise des interventions militaires meurtrières en Orient. Ces souffrances, ce sang versé comme toujours pour l’intérêt des mêmes et assumés de force par d’autres, ça ne sera pas dans un film à sensation au Pathé du coin. Ça sera pour de vrai.

Pour un autre cinéma, visitez la DVDthèque de Kontre Kulture :

 
 



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33 Commentaires

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  • #300490
    le 10/01/2013 par Le Patriote
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    Les Oscars sont dirigés par les frères (la truelle ?) Weinstein ; il n’est donc pas étonnant que les prétendants aux trophaeum soient tous du même acabit : menteurs, manipulateurs et néga-sio[n]nistes.


  • #300522
    le 10/01/2013 par babette
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    Ben Laden est mort en Decembre 2001 dans un hopital militaire a Dubai et il est mort d’une insuffisance rénale.

    Dans le film de Spielberg "Close Encounters of the Third Kind" (’77) le hero batti dans son salon une montagne de boue et de dechets qui est sense ressembler a Devil’s Tower etc. et depuis Steven ne cesse d’erriger des montagnes de mensonges et de merde que sont tous ces films.


  • #300551
    le 10/01/2013 par anonyme
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    J’aimerais porter votre attention sur l’article suivant :

    http://www.judaicine.fr/actualites/...

    Comme si le seul fait historique relevable d’ A. Lincoln était d’avoir "protégé" les juifs américains...

    On est toujours fasse au même ressort, à la même rengaine. Ca en devient lassant, faut le dire.


  • #300588
    le 10/01/2013 par Haribo
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    En général il est toujours mieux d’attendre d’avoir vu un film avant de le critiquer, et sur un sujet historique, d’avoir des notions un peu plus solides que des liens internet vers des sites communautaires, sans parler d’un parti pris a posteriori, qui rend toute analyse pertinente caduque...

    ’Lincoln’ raconte la fin de la vie de "Abe", pas TOUTE sa vie...

    Il se trouve que durant la guerre de Sécession, la question de l’esclavage est devenue centrale avec la proclamation d’émancipation de septembre 1862, et la bataille d’Antietam (carnage qui tactiquement à profité plutôt à l’Union). Ce qui a eu pour effet de déclencher une guerre totale entre les états de l’Union et les états Confédérés. Le parti démocrate d’alors était d’ailleurs en grande partie hostile à cette abolition, le problème est extrêmement complexe, il est stupide de résumer les parties prenantes à "nordistes" et "sudistes", ce que le film ne fait pas...

    L’abolitionnisme est aussi une question centrale antérieurement au début des hostilités. Il n’est donc pas anormal que le peu de films sur ce conflit, essentiel pour comprendre les Etats-Unis d’aujourd’hui, reprennent ce sujet. Le Lincoln de Spielberg est comme tous films un point de vue. Pas la réalité historique.

    Sur le sujet je recommande deux films sur la guerre de Sécession : ’Glory’ (1989) qui retrace l’histoire du 54ème régiment du Massachusetts, le premier régiment composé de soldats noirs, et ’Gods and Generals’ (2003 - n’existe pas en VF mais disponible en version sous-titré en DVD) qui a pour cadre les débuts de la guerre du point de vue confédéré et unioniste au travers du général Jackson et du colonel Chamberlain, le rôle de la religion, et les principales premières batailles (Bull Run 1, Fredericksburg, Shenandoah Valley).

     

    • #300789

      Bonjour ;
      Étant complètement ignorant des faits se cachant derrière la propagande officielle relative à la guerre de sécession je serai désireux de lire un ou plusieurs ouvrages relatant les faits analyses... et non ce que les "Officiels" derrière les unionistes ont voulu laisser à la postérité.
      Auriez-vous des livres à conseiller à ce sujet ?
      Merci d’avance.

      Cordialement


    • #301295
      le 11/01/2013 par maximebossis
      Oscars 2013 : propagande en perspective

      @Zorro

      Bonjour,

      Je peux vous conseiller 2 ouvrages que j’ai lu. "Gettysburg" de Dominique Venner, et "Une histoire populaire des USA" de Howard Zinn. Ce dernier ouvrage (un chef d’oeuvre !) est un pavé qui ne parle que brièvement de cette guerre mais qui permet de comprendre que tout n’était, finalement et avant toute chose, qu’une histoire de gros sous !
      L’enjeu premier de cette guerre étant la prise de contrôle par les milieux d’affaires et de Wall Street de la totalité de l’économie Américaine, contre la volonté des états du sud.

      Rien n’a changé finalement ! On envahit, aujourd’hui, les pays Arabes au nom de la liberté des peuples. A l’époque, on envahissait le sud des USA au nom de la liberté des noirs. Toujours cette hypocrisie inouïe !


    • #301733
      le 11/01/2013 par charlitango
      Oscars 2013 : propagande en perspective

      C’est bien beau de venir avec la prise de pouvoir de Wall Street... Sauf que ces financier là soutenaient autant le sud que le nord et que Lincoln, organisant une des 1° expo uiniverselle, envoya des convois maritimes pour donner des locomotives aux chinois en ^pleine guerre de l’opium contre les british !! Ces convoix seront implacablement coulé par les britanniques qui, hormis leur lien avec Wall Street, soutenaient massivement le sud. Décrire Lincoln comme quelqu’un qui ne défendait pas le progrès technologique pour rendre inutile l’esclavage est faux. Tout ce délire de juger par la provenance des prénoms oublie bien des conceptions différentes du progrès technique qui s’annonçait. Hamilton en réservant des lignes de crédit publique sans intérêts pour le développement du pays n’était pas un financiariste par exemple.


    • #301771
      le 12/01/2013 par arkhamian
      Oscars 2013 : propagande en perspective

      Je vous conseille pour ma part le (ou les, ils ont tendance à se répéter) hors série de la Nouvelle Revue d’Histoire consacré(s ?) à la Guerre de Sécession. La seule revue d’histoire indépendante (et passionnante) en France.
      Une chose importante à comprendre est que la question de l’esclavage était assez secondaire à l’époque en tant que telle (les noirs n’étaient absolument pas mieux vus au nord qu’au sud, voir bien pire), et ne faisait que rentrer dans le cadre d’une lutte à mort contre un système jugé dépassé.
      Il s’agit en effet avant tout de la guerre de résistance finale (et perdue), au sein des US, de l’ancien monde enraciné et traditionaliste contre le nouveau machiniste et libéral. Après la victoire (écrasante et extrêmement cruelle) de ce dernier, l’esclavage, au coeur de l’organisation sociale et de la vision du monde des états du sud, ne pouvait subsister si la victoire se voulait totale.
      Cela n’a en rien amélioré la condition sociale des noirs aux Etats-Unis, puisqu’ils passèrent de l’état d’esclaves (parfois bien traités et parfaitement intégrés à l’ordre existant) à celui de sous-citoyens exploités, méprisés et miséreux, ne reconquérant tout ou partie de leurs droits de citoyens américains qu’après plus d’un siècle de souffrances et de luttes parfois très violentes.
      La très sainte et humaniste lutte contre l’esclavage des états du nord est une supercherie honteuse, qui vient cacher la cruauté génocidaire de certains chefs fédérés dans la guerre de sécession, et la destruction totale, après la victoire du nord, de la civilisation américaine des états du sud, dont un des vices était, il est vrai, la perpétuation de l’esclavage sous une forme avouée (mais pas toujours cruelle pour autant).

      Un excellent film sur cette période : "Autant en emporte le vent"

      Sur la question de la cause anti-esclavagiste telle que délivrée par le libéralisme prosélyte anglo-saxon : l’arrivée des Anglais en Afrique du Sud et leur lutte à mort, faussement moraliste, contre les paysans d’origine Hollandaise, très bien mise en scène dans un livre par ailleurs magnifique : "l’Alliance" de Michener.


  • #300621

    Rien à voir mais j’aimerais bien que Soral refasse du cinéma. Scénario Soral/Dieudo, dialogues Dieudo, réalisateur Soral. Putain, ça aurait de la gueule !
    Encore un autre domaine où il assure le Alain, il assure vraiment à la réalisation.
    Tiens, continuons le délire : Il devrait faire un film sur Céline avec dans le rôle principal Jacky, le comparse à Dieudo .

    Mais bon, il n’a plus le temps ni même les moyens ; dommage parce que là on aurait du bon cinéma (qui fait travailler les cerveaux dans le bon sens).

     

  • #300641
    le 10/01/2013 par Kirikou42
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    Je rebondis sur cet article pour signaler un truc qui m’a surpris dans une bande annonce de "Django unchained" de Tarantino (les pubs qu’on est obligé de se taper sur youtube) où le personnage joué par DiCaprio (l’esclavagiste proprio de plantations) s’adresse à l’esclave en disant "c’est quoi ton nom le goy ?"

     

    • #300936
      le 10/01/2013 par Raphann
      Oscars 2013 : propagande en perspective

      c’est les productions "Columbia" et aussi "Paramount d’aujourdhui" c’est les pires aussi , c’est hollywood quoi, faut pas être étonner ....


    • #301167
      le 11/01/2013 par Kirikou42
      Oscars 2013 : propagande en perspective

      En fait c’est la raison de mon étonnement : le méchant est juif dans cette histoire (même si c’est en filigrane)


  • #300737
    le 10/01/2013 par manipsecrete
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    Je suis un fervent défenseur d’un autre cinéma avec une réglementation correcte du milieu et des métiers
    marre de ces conditions de merde comme partout d’ailleurs
    je rêve d’un cinéma artisan où ce n’est pas l’argent et la célébrité qui règne d’où ces millions de petits péteux qui ne sont dans ce milieu que pour la renommée ou une soit disant valorisation

    un cinéma différent comme la dit Jacky dans une de ces interview : Dieudonné qui joue sur une table en plein champ avait les yeux qui pétillent car il est un artisan du rire et avait à ce moment là le rôle d’un poète des siècles derniers.......

    qu’entendent ceux qui le veulent


  • #300833

    "J’aime beaucoup la cérémonie des Oscars à Hollywood : c’est la plus grande fête juive du monde."
    Woody Allen


  • #300988

    Quand on voit la médiocrité générale des films sélectionnés, le palmarès sans surprise et le vide sidéral de cette interminable cérémonie placée sous haute sponsorisation, on se dit que, oui, la télé abrutit bien les masses (...et il y a même des étrangers qui en raffole !).


  • #301032
    le 11/01/2013 par Carredas
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    Rien que pour Daniel Day-Lewis le film méritera mon coup d’oeil. Je regrette toujours pas d’avoir vu l’horreur de Scorsese Gangs of New York tellement cet acteur y est bon. Ceux qui apprécie le jeu de Léonardo Di Caprio verront qui est le patron. Sinon bien sûr je recommande Au nom du père de Jim Sheridan.

     

    • #301303
      le 11/01/2013 par maximebossis
      Oscars 2013 : propagande en perspective

      @Carredas

      Oui je suis bien d’accord avec toi, Day Lewis est sûrement le plus grand acteur actuellement.
      Durant les tournages, paraît il, il continue à jouer mêmes entre les prises, dans le sens ou il adopte le comportement et la façon de parler de son personnage même hors caméra !! Et si le tournage dure des mois, on peut imaginer dans quel état psychique il peut finir...

      Il est à la limite de la schizophrénie ce gars là. A mon avis, il est même un peu barré....

      Mais bon, "point de génie sans un grain de folie" disait Aristote !


    • #309574
      le 22/01/2013 par karimbaud
      Oscars 2013 : propagande en perspective

      D.D lewis est un immense acteur !..."there will be blood", un immense film !.........et c’est vrai que "au nom du père" est poignant, ne pas oublier de mentionner Pete Postlethwaite, mort il n’y a pas longtemps et qui est pour Spielberg lui-même, le plus grand acteur au monde !


  • #301170

    J’ai toujours aimé la citation de Woody Allen :
    « J’adore la cérémonie des Oscars, c’est la plus grande fête juive du Monde ! ».

     

    • #301701

      N’oublions pas qu’Allen est avant tout un humoriste. Il suffit de voir Annie Hall pour comprendre a quel point il abhorre les oscars et autres cérémonies cinématographiques.


  • #301476
    le 11/01/2013 par herr_doktor
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    vous me conseilleriez quoi comme bon bouquin sur la guerre de sécession ?

     

    • #302107
      le 12/01/2013 par haribo
      Oscars 2013 : propagande en perspective

      Salut, si tu veux lire une bonne synthèse historique sur ce conflit, et sans que ce soit trop universitaire non plus, je te conseille le livre de James Mc Pherson, "la guerre de Sécession" (chez Robert Laffont, il se trouve partout). C’est un des historiens spécialiste de cette période, il a fait un énorme travail de synthèse, le tout avec une bibliographie gargantuesque, ce qui est bien pratique si on veut approfondir un point précis.


  • #301564
    le 11/01/2013 par Marlène
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    Un Lincoln de Spielberg après le film "Abraham Lincoln chasseur de vampires" ( la guerre secrète du président) de Tim Burton, qui représente les vampires comme des usuriers esclavagistes dés les premières minutes.... je m’y attendais ;)


  • #301792
    le 12/01/2013 par Odalisque
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    Je suis parfaitement d’accord avec le message véhiculé dans cet article. Il est assez clair que la cérémonie des Oscar n’est ni plus ni moins que la célébration de la plus grosse machine à propagande de l’histoire de l’humanité avec un petit ’’h’’. L’engouement médiatique pour les Golden Globes, les Oscar, les César et toutes ces fêtes pour artistes aux égos surdimensionnés est la manifestation de la récompense des esclaves du mondialisme. Il faut que ce système de récompenses tienne la route et protège les icônes cinématographiques pour qu’elles puissent participer activement à la destruction de toutes les traditions familiales du terroir. Ce n’est pas de l’art, mais de la vulgarité qui aveugle les gens à la quête de rêves et de je ne sais quoi d’autre. Ces cérémonies cachent aussi cette sous-culture pitoyable de l’idôlatrie. Les acteurs et les actrices font partie d’une royauté dont l’opulence amer attire les citoyens lobotomisés et élevés dans une société de consommation. Et depuis quelques années, on remarque que les dits acteurs se font de plus en plus présents sur la scène politique notamment aux États-Unis. Il y a un mélange des genres assez tragique et dégueulasse qui en ressort. L’ONU, par exemple, engage des ambassadeurs de bonne volonté qui sillonnent la planète afin d’attirer notre attention de pauvres cons sur les guerres les plus sanglantes et les famines les plus redoutables !!! J’ai presque envie de vomir rien que d’écrire ces lignes. Maintenant, ce sont les Angelina Jolie, George Clooney et autres grognasses du système qui viennent nous donner des leçons dans une impunité exponentielle. On essaye de manipuler les citoyens qui eux n’ont pas le luxe du cosmopolitisme et essayent de nous soutirer du fric à travers leurs campagnes de financement. C’est vraiment que de nous prendre pour des salopes. Eux qui jouissent de l’opulence et se tartinent le fion avec de l’or osent quémander de l’argent en essayant de nous ’’sensibiliser’’ aux pires atrocités subventionnées par leur gouvernement si démocratique (USA). C’est un système qui engendre des chiens et des chiennes qui existent simplement pour qu’on parlent d’eux dans les magazines-poubelles. Le plus drôle est que personne ne songe s’indigner une bonne fois pour toute. Qui aura le courage de glisser une quenelle en live pendant les Oscar ?


  • #302101

    Tous les films qui ont été réalisés jusqu’à présent sont ce que j’appelle des films-miroirs (*), c’est-à-dire des films qui représentent la société telle qu’elle est et non telle qu’elle devrait être. Pour ma part, j’aimerais voir des films dont l’action se passerait dans des sociétés démocratiques où le système monétaire aurait été aboli.

    (*) A ma connaissance, seul "La Belle Verte" (1996) de Coline Serreau (http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Bel...) n’est pas un film-miroir. Ce film a bien sûr été descendu par les critiques qui sont quasiment tous des bourgeois. Même les films de science-fiction sont des films-miroirs car les sociétés décrites dans ces films sont sont souvent pires que les sociétés contemporaines.


  • #302226
    le 12/01/2013 par coluchi
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    Ibrahim Lincoln ou Sidi Brahim Lincoln aurait été plus judicieux comme titre de film.

    Et oui, ça aurait ouvert les portes d’un marché potentiel de spectateurs absolument énorme dans les pays arabo musulman. en plus le thème de l’esclavage .. on pouvait pas trouver mieux.

    euh j’oubliais un détail, et non des moindres d’ailleurs : y’a plus de cinéma au maghreb !! merci internet

    mince alors !!! mdr

     

    • #302334
      le 13/01/2013 par Moi, Peter Sellers
      Oscars 2013 : propagande en perspective

      Encore à parler des arabes ?
      Je suis sur qu’en plein milieu du désert assoifé, quand tout le monde en plein mirage penserait voir des oasis, je suis sur que toi t’y verrais encore des arabes.
      Tu va les lâcher ?


    • #303601
      le 14/01/2013 par coluchi
      Oscars 2013 : propagande en perspective

      à Peter Sellers

      quand tout part en couille, il n’y a plus que l’humour pour tenir la tête hors de l’eau.

      juste pour info, je suis arabe, dommage que tu n ’ais pas compris ma blague.

      à + copain


  • #302998
    le 14/01/2013 par Talion
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    La liberté du citoyen se trouve dans le piratage...

    On laisse ainsi Mammon sur sa soif (crève charogne !) et dans le même temps on conserve une distance émotionnelle confortable vis à vis des merdes que le blitz publicitaire nous impose d’aller visionner...

    ... Mine de rien ne pas bourse délier pour un truc qu’on regarde aide à conserver recul et objectivité... Il est en effet souvent plus difficile de dégueuler sur un étron visuel qu’on a été assez con pour payer.
    En règle générale la honte vous impose le silence... Ou pire : Le déni.


  • #303113
    le 14/01/2013 par Moby big Dick
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    Il y a jack Risher en ce moment, Tom Cruise et werner herzog dans un film populaire (lonesome cowboy qui passait par là) cousu de fil blanc mais qui parle a n’en pas douter du 11/09. Complot invalidé par tous, tueur que tout accuse désigné encore par tous, grande entreprise derrière cette machinerie pour le profit .... Reculé pour réfléchir, sortir de l’affect sont les thèmes.
    bref, film lourd mais qui tente réellement la subversion. D’où Herzog dans la chose, sûrement.


  • #303478
    le 14/01/2013 par anonyme
    Oscars 2013 : propagande en perspective

    Hollywood comme centrale de propagande de l’impérialisme américain. Cela paraît de plus en plus évident et il me semble qu’on peut s’interroger sur les considérations politiques qui prévalent dans l’attribution des oscars, à des acteurs ou réalisateurs hors champs anglo-américain. La récompense décernée en 1960 à Simone Signoret ne peut pas être dissociée de son contexte politique : guerre froide ++ ; début de la présidence de De Gaulle ; couple Signoret/Montand déjà célèbre aux USA et emblématique de la critique du système soviétique précédemment défendu par eux ; anti-américanisme (US go home). Le choix de Simone Signoret revêtait à l’évidence un sens politique fort. De même que la récompense décernée 48 ans plus tard, en 2008, à Marion Cotillard en pour sa composition de Piaf dans le film La Môme : quelle meilleure façon pour l’Amérique de dire aux français qu’elle les aime l’année moins d’un an après l’élection de Sarkozy l’ américain. Et l’oscar du meilleur acteur à Jean Dujardin en 2012, premier acteur français ainsi récompensé, en pleine campagne présidentielle, pour son rôle dans The artist, film français hommage appuyé à Hollywood : quelle meilleure façon de célébrer l’amour entre la France et l’Amérique à un moment où l’arrimage de la France à l’atlantisme européen paraît susceptible d’être remis en cause à la faveur des prochaines élections présidentielles. Et que dire de cette récompense au film Amour et peut-être à son actrice Emmanuelle Riva : encore une façon de rappeler tout l’attachement de l’Amérique à la France au moment où la politique pro-américaine de Hollande paraît manquer de soutien populaire. N’est-ce pas une façon encore une fois de tenter de peser sur l’opinion publique française en faveur de l’atlantisme, au moment où en plus, l’acteur le plus emblématique du cinéma français choisit ouvertement le camp de Poutine ? Il est clair qu’Hollywood a pour mission de continuer à capter le regard des français sur l’Amérique et continuer à les fasciner. L’arme de la séduction à des fins politiques de domination et d’asservissement. Les français vont-ils continuer à se laisser prendre à ce jeu ?


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