Egalité et Réconciliation
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La lutte des classes à l’intérieur du socialisme (1830-1914)

par Alain Soral (texte de la conférence de Lille)

Tout le monde connaît la lutte des classes opposant le mouvement ouvrier à la bourgeoisie. Moins connue, et pour cause, est la lutte opposant, à l’intérieur du camp socialiste, le socialisme internationaliste au socialisme libertaire. Et, à l’intérieur du camp national : le socialisme parlementaire, d’inspiration maçonnique, au syndicalisme révolutionnaire considéré comme pré-fasciste.

Luttes qui, ramenées à leurs origines de classe, opposèrent d’une façon générale deux franges de la bourgeoisie : la moyenne et grande bourgeoisie cosmopolite, pour le socialisme dit scientifique (Marx, Lassalle…) s’ingéniant à discréditer, au nom du concept et du messianisme prolétarien, une petite bourgeoisie nationale empiriste (Proudhon, Sorel…) mais, elle, ancrée dans le réel et le monde du travail.

Lutte sourde, mais lutte à mort qui se soldera par la victoire des internationalistes sur les nationaux et, surtout, par la victoire d’un socialisme réduit à la question du pouvoir d’achat - donc au Marché - sur un socialisme qui voulait changer radicalement la vie.

Les classes sociales ont toujours existé

Déterminées par l’évolution des forces productives - soit l’histoire du progrès technique - et les rapports de production qui découlent de cette évolution (pas de rapports bourgeoisie / prolétariat sans invention, aussi, de la machine à vapeur nécessaire à la révolution industrielle), les classes sociales ont toujours existé.

Toujours existé ou, plus exactement, existé depuis que l’homo faber, sortant d’un mythique « communisme primitif », s’engagea sur la voie nécessaire et fatale de la spécialisation des tâches, pour générer, par la division du travail, les premières divisions sociales.

Une division sociale en classes qui remonte donc à la nuit des temps historiques.

Classe par la pratique et mentalité de classe

Des classes sociales définies par leur praxis : les laboratores par l’agriculture, l’artisanat puis le commerce, les bellatores par le métier des armes, les oratores par l’apprentissage et la transmission du savoir, dans l’ancien monde tripartite.

Une praxis qui génère aussi une culture et une mentalité de classe : mentalité commerçante aujourd’hui dominante, mentalité populaire majoritaire mais toujours méprisée, et mentalité aristocratique logiquement en voie de disparition.

Une culture et une mentalité de classe qui n’épuisent, par ailleurs, ni la question du groupe ethno-culturel entraînant un autre ordre de conscience et de solidarité ; ni la persistance de l’animal en l’homme et les comportements réflexes qui vont avec : instinct de survie individuel, souci de sa progéniture…

Antagonismes de classes, collaboration de classes et « luttisme de classe »

Mais du temps du pouvoir royal, notamment sous la monarchie théocratique qui précéda notre démocratie maçonnique et marchande, les antagonismes de classes étaient jugulés ou transcendés - selon qu’on y voit un mal ou un bien - par la soumission générale à l’ordre divin.

La solidarité ethno-culturelle, celle par exemple de tous les sujets de sa majesté dans le royaume de France, primant, en dernière instance et malgré les tensions, sur les antagonismes de classes comme sur la solidarité de classe.

Une acceptation de la loi de Dieu - et du fatum - qui empêchait ce « luttisme de classe » dénoncé par Charles Péguy comme le mal moderne, et qui caractérise fatalement le monde de l’immanence qui lui a succédé.

Un « luttisme de classe » ne pouvant être contré, dans notre société bourgeoise de l’immanence et du profit, que par la solidarité nationale, en remplacement de l’ordre divin ; ou, dans le sens opposé, par la promotion d’un individualisme exacerbé détruisant alors toute solidarité…

La classe ouvrière, incarnation du mensonge et de la trahison bourgeoise

Dans le monde de l’immanence ayant succédé à la Révolution française, la lutte des classes devient donc effectivement le nouveau moteur de l’Histoire. Une lutte résultant d’abord de la fin de la solidarité trans-classes existant précédemment dans la monarchie de droit divin ; mais une lutte résultant ensuite, et surtout, de la promesse non tenue des Lumières.

La prise du pouvoir par le Tiers-État, une fois évincés la Noblesse et le Clergé, n’ayant pas débouché sur l’égalité sociale de tous les citoyens et la fraternité nationale, mais sur l’exploitation, à l’intérieur du Tiers-État, d’un prolétariat industriel par une nouvelle bourgeoisie capitaliste entrepreneuriale, encore plus dure envers ses salariés que ne l’était la noblesse avec ses paysans.

Le prolétariat et sa misère étant, littéralement, l’incarnation du mensonge de la bourgeoisie et de ses soi-disant Lumières.

Une situation nouvelle de violence et de mensonge à l’intérieur du camp progressiste, qui fera le lit, à partir de 1840, de la pensée et de l’épopée socialiste…

Le rêve d’un messianisme prolétarien

Une fois gommées, par les ratés de l’Histoire, les prétentions du marxisme à la scientificité, la grande idée du socialisme peut se résumer ainsi :

Le prolétariat créé, tel le golem, par la bourgeoisie elle-même - et qui est le fruit de ses contradictions - sera, de par sa conscience puisée à sa souffrance et les qualités morales qui sont censées en résulter : respect et solidarité envers les travailleurs… la classe chargée, par l’Histoire, de punir la bourgeoisie capitaliste exploiteuse et menteuse, par une prise de pouvoir dépossédant cette même classe bourgeoise de son pouvoir sur cette fausse démocratie qu’est la démocratie libérale.

Une prise du pouvoir par le prolétariat qui achèvera, du même coup, le travail politique progressiste entrepris par la Révolution française - et trahi par la bourgeoisie - pour produire enfin réellement, et plus seulement formellement, cette société fraternelle et sans classes, promise par l’égalité citoyenne des Lumières…

Un espoir et une vision du monde qui fait du marxiste, quoi qu’il en dise, un moraliste et un idéaliste.

Un projet s’efforçant de renouer avec l’eschatologie chrétienne du partage et de l’amour, dans le monde matérialiste généré par l’immanentisme marchand, en s’appuyant sur un messianisme prophétique, puisé lui au judaïsme.

Projet socialiste prétendant s’appuyer sur le logos grec pour réaliser le projet juif messianique et missionnaire chrétien réconciliés, et résultant sans doute de la triple culture juive, chrétienne et grecque du philosophe Karl Marx, principal théoricien du socialisme dit scientifique…

Le Messianisme prolétarien, projet des intellectuels

Un projet de révolution socialiste, par et pour les prolétaires, pensé et voulu non par des prolétaires - les prolétaires, pour des raisons de praxis, ayant rarement le bagage conceptuel nécessaire - mais par des intellectuels issus de deux franges de la bourgeoisie :

La petite bourgeoisie nationale, pour les socialistes libertaires et autres syndicalistes révolutionnaires, tels que Pierre-Joseph Proudhon et Georges Sorel.

Penseurs souvent autodidactes et profondément liés au monde du travail.

La moyenne et grande bourgeoisie ashkénaze, pour les socialistes internationalistes tels que Karl Marx ou Ferdinand Lassalle.

Théoriciens totalement étrangers aux classes laborieuses, et opposants à l’empirisme petit-bourgeois des premiers, l’arrogance d’une abstraction conceptuelle puisée à la philosophie helléno-européenne ; une philosophie fiévreusement embrassée depuis leur récente émancipation de la pensée talmudique et du ghetto.

Le plus bel exemple de cet écart absolu entre le sujet pensant et l’objet pensé étant sans doute « Histoire et conscience de classe » de George Lukacs. Énorme pavé historico-philosophique où ce fils de banquier de la grande bourgeoisie juive hongroise tente de démontrer, par une élucubration conceptuelle virtuose, le destin messianique et anti-bourgeois d’un prolétariat idéalisé qu’il n’a jamais côtoyé. Un engagement théorique qui le conduira, lui le fin lettré, à participer au gouvernement sanguinaire de l’aventurier Béla Kun, puis à soutenir jusqu’à son dernier souffle l’œuvre de Joseph Staline !

Un prolétariat idéal sorti de la tête de l’intellectuel, utilisé comme arme contre sa propre classe chez le cadet de la bourgeoisie empli de culpabilité pour la trahison des Lumières perpétrée par ses pairs.

Prolétariat supposé révolutionnaire, utilisé aussi comme arme de la revanche et de la conquête, par le déclassé et le cosmopolite, contre les élites possédantes : cette bourgeoisie nationale et chrétienne dont on veut prendre la place au nom du prolétariat…

Pas d’autonomie de classe sans culture de classe

Théâtre antique, geste chevaleresque, roman bourgeois… la conscience et l’autonomie d’un groupe social se démontre d’abord par sa production culturelle. Une culture spécifique où ce collectif exprime devant l’Histoire ce qu’il sait être et ce qu’il veut.

Or, comme Edith Piaf interprète magnifique, mais interprétant des textes écrits par d’autres, le prolétariat révolutionnaire n’a jamais fait que suivre des meneurs non issus de ses rangs, et jouer devant l’Histoire une partition qui n’est pas de sa main.

Lucide sur ce point, Louis-Ferdinand Céline, petit bourgeois lettré qui a le mieux exprimé la souffrance et l’âme populaire, tirait une fierté ironique de ce compliment de Joseph Staline - autre déclassé cynique - qui considérait « Le Voyage au bout de la nuit » (traduit en russe par une Elsa Triolet elle aussi parfaitement étrangère au monde ouvrier) comme le seul roman prolétarien jamais écrit.

Ironie, partagée par ces deux esprits d’un réalisme amer, de constater que l’individu prolétaire, dont le XIXème siècle intellectuel avait fait le héros de l’Histoire, était en fait un héros muet ; la fameuse classe messianique, une classe n’ayant jamais produit la moindre culture spécifique où exprimer sa conscience et son projet - le « réalisme socialiste » imposé par le Parti en étant la démonstration même - sauf à confondre un peu vite culture prolétarienne et culture populaire…

Peuple ou prolétariat ?

De François Villon à Dieudonné en passant par Louis-Ferdinand Céline, Michel Audiard et Coluche, la culture populaire perpétue, à travers les siècles, un génie débonnaire aux antipodes d’un « réalisme socialiste » exprimant par décret l’art prolétarien.

Une culture du peuple et pour le peuple qui nous oblige, pour définir le groupe humain dont elle est l’expression, à préciser d’abord ce que le peuple n’est pas. Peuple qui n’est d’abord ni la noblesse ni le clergé, mais ce « tiers exclus » constitué des non privilégiés sous l’Ancien régime, et qui accède en théorie - comme Tiers-État - aux pleins pouvoirs par la Révolution française.

Peuple que l’on doit définir encore, face à l’exploitation et au parasitisme des classes supérieures - noblesse puis bourgeoisie à l’intérieur du Tiers-État - comme le monde du travail et de la production ; soit cette classe des laboratores assumant et assurant - selon la terminologie freudienne - le « principe de réalité » : paysans, artisans, commerçants, ouvriers, petits entrepreneurs… auxquels il faut agréger encore les petits fonctionnaires utiles et les artistes exprimant cette sensibilité.

Peuple que l’on peut donc définir en terme de classes, comme l’addition du prolétariat et de la classe moyenne.

Un peuple constitué de la petite bourgeoisie et du prolétariat qui se côtoient d’ailleurs dans la vie réelle - comme le patron de bistrot, propriétaire de son moyen de production, et son client l’ouvrier salarié.

Deux groupes sociaux mitoyens et mêlés que le socialisme scientifique, au nom d’abstractions intellectuelles démenties par la réalité - à commencer par la réalité sociale et urbaine du quartier et du bistrot - s’est toujours évertué à séparer et à opposer…

Mensonge de l’internationalisme prolétarien : Le peuple est toujours patriote

Prolétariat fantasmé et manipulé par les abstractions d’agitateurs cosmopolites, présenté comme internationaliste, alors, qu’autre constat pratique historiquement démontré, le peuple est toujours patriote.

Patriote comme le Peuple de la Commune refusant, au nom de la fierté française, la défaite de Sedan et une soumission de Paris à l’occupant prussien, acceptées par la bourgeoisie versaillaise.

Peuple patriote acclamant toujours ses équipes sportives nationales, face au mépris ou à la manipulation - quand le sport devient un marché - des élites d’argent ricanant de ces engouements simples et collectifs (cf. Bernard-Henri Lévy).

Peuple fidèle à sa nation face à la trahison de ses élites cosmopolites ; que ce soit celle de Louis XV sacrifiant les intérêts de la France à ceux de son cousin le roi de Prusse, ou celle de Sarkozy l’américain, liquidateur actuel de l’indépendance française…

Il n’y a d’international que le Capital

Des familles régnantes mettant le cousinage européen au-dessus de l’intérêt national (d’où la fuite à Varenne de Louis XVI), à la bourgeoise soumise à l’intérêt d’un capital lui aussi sans frontières, la mentalité internationaliste - en réalité cosmopolite - est parfaitement étrangère au peuple.

Un internationalisme qui est, en revanche, le propre des élites voyageuses et des manipulateurs nomades, faisant leurs affaires au-dessus de la tête de peuples, de par leur praxis, peu mobiles et enracinés.

Ainsi, l’anti-nationalisme proféré par un Georges Sorel à la veille de 1914, ne doit pas se comprendre comme un mépris élitiste de la solidarité nationale, mais comme le refus d’une manipulation bourgeoise poussant les peuples, français et allemands, au bain de sang pour le plus grand intérêt du Capital…

L’internationalisme ouvrier bien compris, contraire de l’antinationalisme trotskiste

Refus d’un nationalisme belliqueux instrumentalisé - dès Napoléon Ier - par les forces d’argent et conduisant toujours à la souffrance des peuples, qui doit nous faire comprendre l’internationalisme ouvrier, non pas comme l’expression d’un antipatriotisme instinctif, mais comme la solidarité des peuples du travail, dans un souci d’efficacité politique, face aux manipulations du Capital apatride.

Un internationalisme partant du national pour revenir à lui, comme celui du PCF anti-immigrationiste de Georges Marchais, exprimé par son fameux discours de Montigny-lès-Cormeilles.

Discours populaire et patriote, aux antipodes de l’internationalisme trotskiste exprimant une haine quasi-religieuse de la nation. Un mépris de la frontière et des peuples enracinés professé par des agitateurs professionnels, rarement issus du peuple du travail, et partagé par la grande bourgeoisie d’argent.

D’où l’intérêt, pour le Grand capital, de favoriser discrètement ces agitateurs anti-nationaux au détriment des représentants légitimes du peuple ouvrier solidaire et patriote.

Une collusion entre mondialistes de droite et internationalistes de gauche – en réalité tous cosmopolites - rendue d’autant plus facile qu’ils sont souvent issus, comme le démontre l’Histoire, de la même communauté…

Philosophie de la misère contre misère par la philosophie

Mais pour revenir au combat théorique anticapitaliste mené durant toute la seconde moitié du XIXème siècle au sein même de la famille socialiste, deux camps vont s’affronter, prétendant tous deux apporter la bonne réponse à cette même question centrale :

« Dans le monde de l’immanence où tout provient de la praxis, quelles sont les conditions matérielles, sociales et politiques propres à libérer l’Homme ? »

Une question mais deux réponses et deux groupes principaux pour mener à bien la lutte antibourgeoise :

- D’un côté, le socialisme libertaire des Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine et Pierre-Joseph Proudhon.

- De l’autre le socialisme dit « scientifique » du tandem Karl Marx - Friedrich Engels.

Les premiers s’efforçant de répondre à cette question immense par le bon sens et l’empirisme.

Les seconds opposant aux tâtonnement et aux approximation des premiers, un système philosophique totalisant se réclamant d’un « sens de l’Histoire » repris de Hegel, et qui traitera, du haut de sa prétendue scientificité, la tentative de penser les remèdes pratiques à la misère des premiers, de « misère de la philosophie ».

Une virtuosité conceptuelle dite « matérialiste historique et dialectique » qui, malheureusement pour eux et pour le prolétariat, se révélera, avec le recul du temps qui dit le vrai sens de l’Histoire, les élucubrations prétendument scientifiques de bourgeois arrogants comme des nouveaux riches, usant, en apprentis sorciers, d’une philosophie très éloignée de leur culture héritée prophético-messianique, pour se moquer de penseurs autodidactes mais issus du monde du travail, dont toutes les intuitions anti-marxistes-léninistes se sont révélées justes.

Se méfier du progrès

Le Progrès, promu au nom du « sens de l’Histoire » par Marx, contre les intuitions et les remarques de bons sens de Proudhon puis Georges Sorel - qui eux prenaient humblement acte du refus du machinisme exprimé par les luddites en Angleterre, les canuts en France, et d’une façon générale par les corporations représentant l’aristocratie ouvrière - débouchant sur l’abrutissement du travail parcellaire, l’aliénation suprême du taylorisme et du fordisme…

Vers le salariat généralisé

Ce progrès machiniste aliénant - de surcroît exigeant en Capital - passant nécessairement par la concentration et la grande unité de production. Soit par la généralisation d’un salariat générateur de soumission, de passivité et d’infantilisme, comme Proudhon puis Sorel l’avaient également pensé contre Marx et Engels…

La dictature du prolétariat c’est la dictature du parti

La dictature du prolétariat, théorisée par Marx puis accompli par les bolcheviks - Lénine constatant l’amorphie des masses prolétaires livrées à elles-mêmes et à leur conscience, préférant tabler, pour prendre le pouvoir, sur une « avant-garde révolutionnaire », soit sur des professionnels non prolétaires mais formés à l’action révolutionnaire, plutôt que sur un « spontanéisme » des masses accomplissant un « sens de l’Histoire » qui conduira l’universitaire virtuose, mais la politique naïve Rosa Luxembourg à l’échec et à la mort.

Bref, la soi-disant « dictature du prolétariat » qui n’a rien demandé ni projeté, conduisant dans les faits à la dictature inéluctable du Parti-État. Soit, dès Lénine, à la bureaucratie et à la nomenklatura stalinienne…

Socialisme et Populisme : les conditions de la conscience et de la liberté

Face à ce régime fondé sur la division du travail et le salariat généralisé sous l’autorité exclusive du Parti-État - soit la dictature machiniste et policière d’un « socialisme réel » justifié et maquillé par l’arrogance d’une science philosophique rabâchée et crue comme une religion - les penseurs populistes : Bakounine, Proudhon puis Sorel, plus réalistes que matérialistes, plus intuitifs que conceptuels, opposèrent dés le début une autre piste de salut pour le peuple du travail.

Prônant, pour accoucher d’un monde de conscience et de liberté, une société de petits patrons, petits propriétaires, issus de l’aristocratie ouvrière et travaillant main dans la main dans le respect de l’échelle humaine.

Soit la conscience facilitée, non pas par le catéchisme du Parti sur des salariés infantilisés, mais par la responsabilité économique et sociale - donc politique - résultant de la propriété de ses moyens de production.

Soit encore la liberté, non pas distribuée par un État gendarme centralisateur, mais concrètement permise par l’indépendance économique et sociale - donc aussi politique - conférée aussi par la propriété, pour le plus grand nombre, de ses moyens de vie et de production.

Une société mutualiste de petits producteurs citoyens, exprimant non pas le désir de pouvoir et de domination d’un petit groupe manipulant un prolétariat exploité et sans objectif à travers l’appareil d’État, mais une société de liberté, d’égalité et de fraternité concrètes, renvoyant plus à la démocratie grecque qu’au socialisme soviétique, mais cette fois sans esclaves !

Une société aux antipodes aussi bien du socialisme marxiste-léniniste que du capitalisme bourgeois, tous deux fondés sur la fuite en avant technicienne, l’extrême division du travail et le salariat généralisé au service d’un État-patron (pour le socialisme) ou d’un Patron-État (pour le capitalisme), ce qui revient au même.

Proximité de deux systèmes, fondés tous deux sur le seul progrès matériel, qui explique parfaitement le passage sans heurt, et sans contestations, de l’URSS de Mikhaïl Gorbatchev à la fédération de Russie de Boris Eltsine ; la vitesse à laquelle le soi-disant « homme nouveau », forgé par soixante-dix ans de socialisme, se convertit à l’abrutissement consumériste occidental, puisqu’il a suffi pour ça de remplacer, à la tête d’un édifice parfaitement vertical, l’Étoile rouge par Coca-Cola !

Un « socialisme scientifique » arrogant, ultra-conceptuel, en réalité psalmodique et finalement grossier (dont l’œuvre absconse de Louis Althusser sera l’ultime caricature) masquant l’irresponsabilité salariale et fordiste, guidée par le parasitisme de la nomenklatura, derrière une dictature bureaucratique.

Socialisme réel qui se révèlera non pas, au final, la volonté d’émancipation du monde ouvrier, mais la volonté de domination de cosmopolites et de déclassés manipulant la légitime souffrance ouvrière contre la fautive bourgeoisie chrétienne…

Ni capital ni dictature du prolétariat : la solitude de Georges Orwell

Un vaste mensonge politique rejoignant l’autre dans un même totalitarisme, qu’avait pu constater l’Anglais Georges Orwell dès les années 40, suite à ses pérégrinations en France puis en Espagne.

Mascarade du « socialisme réel » dénoncé par le Russe Alexandre Soljenitsyne dans les années 50, mais cette fois du point de vue de la réaction.

Réhabilitation d’un populisme renvoyant dos à dos capitalisme et socialisme, défendu aujourd’hui en France par le subtil Jean-Claude Michéa, à la suite des travaux de l’américain Christopher Lasch…

La lutte pour la bonne lutte des classes

Recherche du salut pour Orwell et Michéa, non pas par le prolétariat et l’opposition abstraite prolétariat / bourgeoisie, mais dans l’union du prolétariat et de la classe moyenne, vers la classe moyenne généralisée. Dans cette union du peuple : ouvriers, artisans, se levant lors de la Commune de Paris contre un Capital « versaillais » dont les intérêts lui demeurent étrangers.

Un populisme taxé par ses ennemis bourgeois - comme révolutionnaires cosmopolites - de « petit bourgeois » et assez éloigné, c’est vrai, de la verbeuse et emphatique démocratie parlementaire française issue de la Révolution.

Un populisme frondeur et libertaire tout aussi éloigné du socialisme soviétique, continuateur sur bien des plans - n’en déplaise à Soljenitsyne - du despotisme tsariste.

Un populisme renvoyant finalement bien plus à l’idéal pionnier américain, luttant à la fois contre la banque et l’ État – incarné alors par la City et la monarchie anglaise - pour une démocratie mutualiste de petits propriétaires producteurs, incarnée encore dans l’Amérique profonde par un certain esprit républicain…

La discrète stratégie de l’Empire, ou la banque empêchant, au nom du socialisme, la jonction populiste du prolétariat et de la classe moyenne (Marx contre Proudhon)

Dès lors, le combat socialiste - à commencer par l’opposition Bakounine-Proudhon contre Marx-Engels - peut et doit se comprendre, non pas comme l’opposition binaire du socialisme du travail contre la bourgeoisie du capital, mais plutôt, de façon plus perverse et triangulaire, comme la lutte du Grand Capital mondialiste manipulant et finançant des révolutionnaires professionnels, le plus souvent issu de la bourgeoisie cosmopolite : agitateurs stipendiés, dialecticiens fumeux, mettant en scène un soi-disant combat unitaire du travailleur contre le bourgeois, où grand bourgeois spéculateur apatride et petit bourgeois entrepreneur enraciné sont systématiquement confondus - comme dans le catéchisme d’Arlette Laguiller - pour empêcher la jonction populaire, elle authentiquement révolutionnaire au regard du pouvoir du Capital, de la petite bourgeoisie et du prolétariat national.

L’histoire de cette manipulation et de cette collusion, où un socialisme cosmopolite manipule un prolétariat fantasmé contre une classe moyenne enracinée systématiquement diffamée, étant l’histoire cachée du mouvement ouvrier.

Un mensonge et une manipulation historiquement révélés, à partir des années 1970, par le ralliement final de ces soi-disant révolutionnaires cosmopolites au libéralisme mondialisé.

Ralliement effectué sous la férule des trotskistes, en Europe sous le nom de « libéralisme libertaire » et aux États-Unis sous l’appellation « néo-conservatrice ».

Une flopée de sociaux-traitres dont énumérer les noms évoquerait immédiatement la liste de Schindler…

La discrète stratégie de l’empire, ou la banque favorisant la gauche parlementaire contre le Syndicalisme révolutionnaire (Jaurès contre Sorel)

Une fois assurée la victoire des socialistes « scientifiques » sur les socialistes libertaires, après un combat inégal (au regard des sponsors) qui durera toute la seconde moitié du XIXème siècle, un second combat de liquidation du peuple révolutionnaire s’accomplira à l’intérieur du prolétariat salarié.

Ce sera, au tournant du siècle jusqu’à la première guerre mondiale, le combat du syndicalisme révolutionnaire, adepte de la grève générale et de l’action directe, contre le socialisme parlementaire sous influence maçonnique ; soit la deuxième défaite populiste de Georges Sorel face à Jean Jaurès…

La lutte réduite à la lutte pour le pouvoir d’achat, ou Le combat perdu des représentants du peuple unis contre les manipulateurs du prolétariat

Ainsi, de 1840 à 1970, tout le combat mené à l’intérieur de la gauche doit se comprendre comme la lente défaite des forces populaires face aux professionnels du socialisme.

La transformation progressive et subtile, par les forces de gauche stipendiées par le Capital et sous l’influence des loges, d’un combat anti-bourgeois pour changer la vie en combat pour le pouvoir d’achat.

Soit, au final, la démocratie - qu’elle soit libérale ou socialiste - limitée au Marché…

Conclusion : liquider la classe moyenne

Un monde régit par la dérive du Capital nomade, dont la constante, quelles que soient les manipulations du monde salarial et ses collaborations, aura été tout du long - outre la maximisation du profit - de liquider la classe moyenne, par définition indépendante et rétive au pouvoir.

Isoler la classe moyenne d’abord, par la propagande des agitateurs socialistes cosmopolites, en l’amalgamant idéologiquement à la grande bourgeoisie, afin de la jeter à la vindicte de la classe ouvrière avec qui pourtant, depuis la Commune, elle constitue le peuple ; et notamment le peuple du Travail.

Remplacer la classe moyenne ensuite, à coup d’absorption-acquisitions imposées par l’économie d’échelle, par les dociles couches moyennes salariées ; soit les petits patrons indépendants par les cadres dociles.

Liquider la classe moyenne enfin purement et simplement, en se servant notamment de la crise financière orchestrée par la Banque, pour lui couper, face à une surfiscalisation imposée par l’ État complice, le crédit-relai nécessaire à son fonctionnement.

Cette destruction finale de la classe moyenne - productive, lucide et enracinée - correspondant au projet impérial de liquidation de toute insoumission au Capital, par essence apatride, pour que rien ne subsiste enfin de liberté, de conscience et d’indépendance entre le pouvoir impérial de la Banque et la masse salariée…

Et je finirai par cette éloquente, et peu connue, citation de l’anarchiste Bakounine, rival contemporain de Marx et pourfendeur acharné, dans le camp révolutionnaire, des socialistes dits scientifiques :

« L’État n’est pas la patrie. C’est l’abstraction, la fiction métaphysique, mystique, politique, juridique de la patrie. Les masses populaires de tous les pays aiment profondément leur patrie ; mais c’est un amour réel, naturel. Pas une idée : un fait... Et c’est pour cela que je me sens franchement et toujours le patriote de toutes les patries opprimées. »

Mikhaïl Bakounine

Merci d’avoir écouté ce bref et dense exposé. J’attends vos questions.

Alain Soral

 
 



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91 Commentaires

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  • Bravo M. Soral je ne puis qu’approuver et acquieser sur le bien fondé de vos propos. Je me hasarderais juste à citer un texte d’un grand romancier français Jean Dutourd à savoir un chapitre de l’Ecole des Jocrisses intitulé "Le Seul Bien des Pauvres" et écrit après le cataclysme soixante-huitard.

    "Quand j’étais jeune et pauvre, je considérais l’amour de la patrie comme un luxe au-dessus de mes moyens. Que m’importais que la France fût une grande nation, puisque moi je n’en demeurais pas moins misérable ? J’étais trop enfoncé dans mes tracas journaliers pour me soucier de notre rang dans le monde. C’étaient là pensais-je, affaires de riches que la vie ne harcèle pas sans arrêt, qui ont le loisir d’avoir des préoccupations superflues, comme les princes des tragédies. Davantage : l’idée de patrie m’irritait, et je supposais que tous les pauvres me ressemblaient : prêt à donner les plus beaux triomphes diplomatiques et militaires contre le moindre adoucissement de leur condition.
    Pourtant la défaite de 1940 et l’occupation allemande auraient dû m’ouvrir les yeux. Ces événements m’avaient frappé de plein fouet, parce que j’étais pauvre, justement. Entre eux et moi, il n’y avait aucun tampon ; j’étais piétiné par les soldats vainqueurs comme le sol même du territoire ; ce que le pays souffrait, c’est à dire la famine, l’oppression, l’injustice, le viol de conscience, je le souffrais pareillement, parce que je n’avais ni argent ni notoriété pour m’abriter un peu. Mais on est aveugle, sans doute. Pendant tout le temps que l’ennemi fut là, les sentiments patriotiques les plus violents m’animèrent et je travaillai à les chasser. Dès que nous fûmes libérés, les difficultés basses dans lesquelles je me trouvai aussitôt plongé me firent renier complétement mon patriotisme. Je passai du tragique au sordide ; mon cœur devint petit, et je ne m’en aperçus pas. Tout ce qui pouvait apporter de la considération à la France me parut odieux. Je n’avais pas assez de sarcasmes pour la "politique de grandeur" du général de Gaulle, qui m’offensait dans ma misère. Quelle dérision que cette politique de grandeur, quand il me manquait de quoi acheter de la nourriture à mes enfants ! Vivre en France n’était pas une bénédiction, c’était un cauchemar. Pourquoi eussé-je aimé mon cauchemar ? "

    Suite après car chapitre trop long


  • Chapitre de Jean Dutourd "Le Seul bien des pauvres II"

    "Je ne voyais autour de moi qu’une société impitoyable, des gens sans bonté qui se jetaient avidement sur toutes les occasions, des patrons qui pratiquaient eux aussi l’oppression quoique d’une façon plus insidieuses que les Boches, des contraintes civiles plus affreuses que celles de la guerre. Ah ! ma foi, me disais-je dans mes moments d’amertume, que ce pays crève donc, il ne vaut pas la corde pour le pendre ! La France est une charogne, tout juste bonne à être dépecée par les chacals. Dommage que je n’ai pas une nature de chacal.
    On voit que je n’avais pas tiré l’enseignement de mon expérience d’antan. Le riche est un oiseau ; il n’appartient à aucun lieu, si ce n’est celui où il cache son trésor. Que survienne une calamité, il s’envole. Le pauvre est un arbre, il est enraciné dans le sol national ; impossible de bouger ; les malheurs de la patrie sont ses malheurs mêmes. J’ai été cet arbre, puis je l’ai oublié dès que l’orage ne m’a plus secoué. Je n’ai pas compris que les pauvres, bien plus que les nantis, ont besoin que la nation soit puissante, et ses frontières inviolables.La véritable internationale est celle des seigneurs. Elle existe depuis le fond des âges. Les manants sont aussi étroitement attachés au macadam qu’ils l’étaient, jadis, à la glèbe."

    Voilà tout est dit. Je ne saurais que trop pousser les militants et sympathisant d’E&R de lire ce livre (ainsi que tous les autres Dutourd) car il analyse de nombreux thèmes qui nous sont cher : les jeunes de 68, la destruction du Père, le féminisme mercantile, le politiquement correct (son dictionnaire chic est absolument poilant).
    Merci encore Soral pour votre courage et votre pugnacité

    Thomas D

     

  • Juste une petite erreur dans le texte , c’est Trotsky qui a prononcé cette phrase élogieuse sur "Le voyage au bout de la nuit" C’est vérifiable sur internet !


  • J’ai toujours instinctivement placé la légitimité du terrain et l’expérience de vie réelle au dessus de la théorie, même si je ne renie pas savoirs et concepts.

    Je ne peux donc qu’adhérer à ce qui est exposé de façon limpide ici.

    La question que je me posais en fin de lecture était de savoir si tout ne se perverti pas dés que l’homme tente de s’organiser collectivement, comme si le vers était là dés l’origine et ne demandait qu’à faire son trou.

    En définitive, nous sommes le maillon faible, il en suffit d’un qui trahisse et telle la chaine, ça casse.

    Au long de toutes mes années de résistance, de dissidence, de coups durs pris en travers de la gueule, je m’aperçois que ce n’est pas à mon ennemi désigné que j’en veux le plus. Celui à qui j’en veux le plus est mon frère d’arme, celui qui se tenait à coté de moi dans la lutte, partageant les mêmes idées, les mêmes misères, le même intérêt bien compris et qui un jour te plante un couteau dans le dos, en s’excusant, en se justifiant de ne pouvoir faire autrement mais en te trahissant tout de même avec ses yeux de chien battu.

    Et il y’en a toujours un comme ça, c’est prédestiné dirait on. Dans le camp d’en face ça n’arrive pour ainsi dire jamais...


  • Beaucoup de points d’accord sur la divsion interne au socialisme. Mais il me semble voir un manque (voire un détournement) d’information volontaire de la part de M. Soral à propos des grands théoriciens anarchistes qu’ont été Proudhon et Bakounine.

    Premièrement la ligne de fracture supposée nationaliste/internationaliste au sein du socialisme.

    Cette idée est un non-sens. Il faut rappeler que ces grandes luttes et débats se sont déroulés au sein de la Ière Internationale socialiste (Association Internationale des Travailleurs). Organisation dont le but était de définir les objectifs du prolétariat et de fédérer ses luttes. Tous les membres de cette association étaient internationalistes. L’internationalisme était sa raison d’être.

    La fracture était autoritaire/libertaire. Marx, comme il a été justement dit par M. Soral, étant partisant d’une dictature du prolétariat par le biais d’un Etat total dont les actions seraient décidées par une élite révolutionnaire, Bakounine prônant une démarche libertaire de laquelle toute idée de comité central était proscrite.
    M. Soral se définissant à la fois comme marxiste, léniniste et autoritaire, Il me semble voir dans cet éloge de l’anarchisme une contradiction assez profonde. Bakounine était un ennemi de l’Etat, de sa police, de ses drapeaux, de la bourgeoisie (grande ou petite) et en tant que matérialiste sincère, de la religion (Proudhon, il est vrai, était chrétien).

    Proudhon ensuite était un ennemi acharné de la propriété, il est absurde de le voir imaginer l’alliance des petits patrons, propriétaires et ouvriers. Il prônait l’abolition du salariat et par là celle du patronat "grand" ou "petit". Sa théorie séparait clairement la propriété - fruit de l’accaparation - de la possession - fruit de l’usage. La domination venant selon lui de la nature même de la propriété, "La propriété c’est le vol" et non de son échelle.

    M. Soral, veuillez ne pas occulter les aspects essentiels des grands révolutionnaires dont vous faites ici l’éloge, aspects qui sont les idées que vous combattez et méprisez à longueur de vidéos.

     

    • (Re) Lisez ’Theorie de la propriete’ de Proudhon. Une de ses dernieres oeuvres.


    • @ Libertaire,

      Proudhon fait bel et bien la séparation entre "Propriété" et "Possession", dans sa théorie et pour les besoins de sa démonstration, qui s’appuie notamment sur l’exemple des places assises occupées par chacun des spectateurs dans un théâtre et où nul ne devrait, selon Proudhon, s’accaparer plusieurs sièges pour lui tout seul (car c’est Abusif, et de l’Accaparation au détriment d’autrui).

      Mais où avez-vous lu dans la même théorie de Proudhon qu’il préconisait que l’on vous retire votre siège, celui sur lequel vous êtes assis dans ce même théâtre ??

      Nous sommes donc bien là sur une différence "d’échelle" et non pas de "nature", car il ne serait jamais venu à l’esprit de Proudhon de retirer à quelque producteur que ce soit, si tant est qu’il n’accapare pas, qu’il n’abuse pas et qu’il ne transfère pas, la base même de sa production, ne serait-ce que pour le nécessaire vital.


    • @Marx Brother

      Il me semble que vous êtes dans la confusion. Si Proudhon sépare Propriété et Possession, c’est bien pour les définir l’une par rapport à l’autre. Dans l’exemple du théâtre, le spectateur est possesseur du siège dans le sens où il l’occupe, où il en use et cela suffit à ce que personne n’en vienne le déloger le temps de son utilisation. Qu’il en soit propriétaire impliquerait que personne, indéfiniment, ne puisse l’utiliser, même lors des représentations d’où le propriétaire serait absent. La propriété lui confèrerait aussi le droit d’en abuser c’est à dire de le louer, le détruire où le vendre. C’est la propriété qui crée l’abus, avouez que la situation dans laquelle un spectateur pour lesquels d’autres sièges seraient libres vienne déloger quelqu’un d’autre paraît loufoque. Le capitaliste propriétaire (Patron) n’existe pas dans un monde Proudhonien. La disparition du salariat impliquant celle du patronnat.


    • @ Libertaire,

      Cette métaphore du théâtre est pourtant bel et bien utilisée par Proudhon dans son œuvre sur la propriété. Proudhon l’utilise à dessein, car étant Chrétien, il sait que la vie terrestre est limitée, et rapporte métaphoriquement cette vie à la durée d’un spectacle théâtral pour les besoins de la démonstration de sa théorie.

      Au chapitre 2, Proudhon définit la nature des deux termes qu’il décline tout au long de son livre, « propriété et possession », et il écrit ceci : « Comme il y a dans la Loi du Code Civil, d’une part le « Droit en la chose » (Jus in Re) et, d’autre part, le « Droit à la chose » (Jus ad Rem) ; le Droit en la chose pour Proudhon étant le cumul initial de « Propriété + Possession » et le Droit à la Chose étant la seule « Possession d’usage », Proudhon dit qu’il réclame en tant que « producteur/travailleur/prolétaire » d’entrer et d’obtenir un partie du Droit en la chose (Jus in Re) » (sic).

      On ne peut donc pas valablement prétendre que Proudhon est absolument contre toute « Propriété » dans la mesure où sa revendication est bel et bien l’obtention d’une partie de celle-ci, d’une fraction du premier Droit, le « Jus in Re », et ce à fin de Justice Sociale (différence d’échelle, mais non pas de nature).

      En ce qui concerne les aspects de « titrisation des moyens de production » de chaque producteur, Proudhon écrit que ceux-ci sont naturels pour tous, et que tant qu’un producteur occupe une parcelle de terre pour les besoins de son existence, cet endroit ne peut pas lui être retiré, et qu’il ne doit en aucun cas être transférable (finance, fraction, garantie, transfert et re-transfert en Bourse).

      Proudhon est donc contre la « Grande Propriété », mais bel et bien pour le droit à vie de possession des petits producteurs, il est donc pour la « petite propriété », car cela ne s’appelle pas autrement que comme cela.

      Proudhon est d’ailleurs en cela dans la droite ligne de pensée de Rousseau dans son écrit « l’Emile », ou autrement dit : « vous ne pouvez pas annulez de facto ce que vous prétendez obtenir dans le réel, car une fraction de propriété, même infime, n’est rien d’autre que de la propriété en tant que telle »….


  • Sur l’opposition au sein du courant des gauches entre internationalistes et nationalistes on se souvient avec intérêt de cet excellent article publié par E&R en 2007 : Les Trotskistes : ennemis de la classe ouvrière


  • Alain Soral est sans doute l’un des plus grands intellectuels français du 20e et 21e siècle. Tous les observateurs sérieux du monde politique, sociologique et historique le savent. Preuve en est, cet article du très sérieux et respectable magazine "Spectacle du monde" d’Octobre 2008, intitulé "Alain Soral, en rupture de ban" par Nicolas Ponse.


  • Le revenu de base ou revenu universel ne serait-il pas une réponse appropriée a notre situation actuelle ? C’est une question qui semble éloignée du sujet mais qui est très sérieuse donc pour ceux qui ne connaissent pas cette idée qui peut sembler farfelue de premier abord, renseignez vous sur internet avant de rejeter trop rapidement cette idée qui mérite débat.


  • "Un populisme renvoyant finalement bien plus à l’idéal pionnier américain, luttant à la fois contre la banque et l’État – incarné alors par la City et la monarchie anglaise - pour une démocratie mutualiste de petits propriétaires producteurs, incarnée encore dans l’Amérique profonde par un certain esprit républicain."

    Effectivement les preuves abondent de l’existence d’un authentique peuple américain sous l’immense crasse de l’hyperclasse actuelle, dont l’esprit pionner pourrait être un modèle jusqu’ici même sans le génocide indien auquel il est topographiquement hélas lié (la Cavalerie créant les zones « indiens-rein » - sur le mode du « judenrein » - propices à l’accueil des Pilgrim Fathers).

    Un patriotisme authentique des colons américains ne méritant jamais l’infâme traitement que lui inflige Howard Zinn dans son Histoire populaire des États-Unis équivalant pour les USA à la production ici d’un Lagarde et Michard de l’histoire de France sous la direction d’Houria Bouteldja et des théoriciens néo-FLN du PIR : l’immense réquisitoire contre tout homme blanc, et mépris de la Nation US comme de son patriotisme si particulier né de la fusion d’un peuple déraciné puis libéré avec sa terre et ses contraintes d’immensité si spécifiques à conquérir par l’économie et les institutions (Frontier Myth).


  • Il y as trop de catégorie de classe c’est trop dure pour moi je ne suis qu’un boulanger qui mélange de l’eau et de la farine ça me déprime j’adore Alain Soral. Ce texte ma remis a ma place heureusement qu’il est la pour pensé pour moi ;)


  • "Un peuple constitué de la petite bourgeoisie et du prolétariat qui se côtoient d’ailleurs dans la vie réelle - comme le patron de bistrot, propriétaire de son moyen de production, et son client l’ouvrier salarié."

    Ouais, l’archétype du patron de bistrot, qu’on imagine plein de bon sens, viril, sympa, j’en ai rencontré beaucoup des comme ça, mais étrangement, ils étaient incapable de prendre conscience de ce qu’était être salarié, et étrangement a part de quelques rare exception, je ne les ai jamais entendu soutenir clairement des prolo en gréve, qui risquent salaire et répression et à qui on envoie les flics dés les premières minutes, ( à l inverse des agriculteurs qui peuvent tout casser sans le moindre souci...)

    Souvent des petits patrons, petits artisans, qui chialent face au capitalisme financier, nostalgique en réalité de leur domination d’autre fois, souvent poujadiste, et trop souvent, en définitive du côté du pouvoir, comme de bons petits toutous...

    Alors même si ce texte est d’un grand intérêt, il ne faut pas non plus tous fantasmer, la haine du petit patronat, est aussi lié à sa grande lâcheté face au combat et à sa capacité à mépriser les salariés, comme des petits coqs dominants avec leur croyance hypocrite sur les vertus du travail être droit etc etc , et ça, beaucoup d’ouvriers le ressentent de part leur vécu, sans jamais pour autant être instrumentalisée par les internationalistes.


  • Merci à vous , M. Soral.

    J’ai beaucoup apprécié, cependant en vu de la période -1840 à 1914- je me demande où vous placiez un socialiste comme Jules Guesde ?

    Jules Guesde entre un parcours et une origine populaire -communeux proudhonien- se faisant le propagandiste du socialisme scientifique après les années 1880. Qu’en pensez vous ?

    Surtout qu’il fut l’un des rares socialistes contre l’anticléricalisme ambiant au nom de la lutte des classes du marxisme.

    Bien cordialement,
    Alexandre


  • Jolie analyse qui ne vaut que pour la civilisation blanche.
    En Chine, il y a un parti unique, et pourtant peu ou pas de "lutte des classes".
    En Inde, un système de castes rigides, et pourtant peu ou pas de "lutte des classes".
    En pays musulmans, une marque omniprésente des interdits religieux, et pourtant peu ou pas de "lutte des classes".

    La lutte des classes, c’est un concept de blancs.

     

    • Si les sociétés que vous venez d’énumérer (Inde, Chine...) sont beaucoup plus stables que les sociétés européennes la lutte des classes existe bel et bien. Ces sociétés ont toujours connu des épisode d’insurrections populaires, de brigandage sur le modèle "Robin des bois"...et plus récemment la Chine connait ces dernières années des émeutes massives opposant paysans et villageois contre les groupes d’investissements qui avec l’aide des autorités locales exproprient manu militari les gens afin de construire des immeubles et centres commerciaux.
      Quant au fait d’avoir un parti unique comme en Chine ceci n’est en aucun cas démonstratif de quoi que ce soit. Les systèmes dits démocratiques européens et nord Américains sont en réalité un système totalitaire se cachant derrière les apparences spectaculaires d’un pluralisme politique et idéologique alors que dans les faits ils nous servent tous la même soupe et mangent tous au même ratelier !

      En réalité ce qui fait la singularité de la civilisation occidentale c’est ce changement brutal et radical de paradigme qui s’est cristallisé "officiellement" par la révolution française de 1789. Le monde de la tradition a été supplantée par le règne de la marchandise (de la matière), le totalitarisme capitaliste qui réduit tout à une marchandise et impose sa doctrine d’inversion des valeurs traditionnelles. A vrai dire cette révolution s’est aussi produit dans le monde chinois mais plus tôt qu’en Europe et de manière beaucoup moins subite mais plus étendu dans le temps (impression personnelle). A vrai dire le monde chinois est très proche du monde "Juif", la seule différence avec ce dernier c’est que la barbarie "marchande" a été atténuée par le bouddhisme et le confucianisme...


    • ce que tu viens de dire est entièrement faux. intéresse toi à nasser, intéresse toi à l’olp, intéresse toi à la guérilla naxalite maoiste en inde, intéresse toi à l’épopée maoiste, intéresse toi à tous les mouvements proches de l’urss depuis 1920 dans le monde chinois, indien et arabe. la lutte des classes existe de manière naturelle/anthropologique partout.
      mais elle a eu de nombreuses occassions concrètes et conscientisées dans toutes ces zones au XX ième siècle et bien avant.


    • Pas besoin d’aller jusqu’à nasser ou l’olp. Suffit de regarder la tunisie post ben ali. Qu’ont voté les tunisiens ? Communiste ? Libéral ? Non, islamistes.

      Les pseudo mouvements politico-révolutionnaires indiens ou chinois ont disparu depuis bien longtemps. Ils n’étaient qu’une poignée de contestataires.

      Le prolétaire chinois est-il plus proche du prolétaire tibétain ou de son patron chinois ?

      Regarde les entreprises chinoises, partout elles n’emploient que des chinois.

      L’argent des qataris va-t-il soutenir le patronat français ou les banlieues arabes ?


    • Donc si je suis tes arguments la lutte des classes n’existe pas en France ! Pour arriver à cette conclusion en suivant ton raisonnement il suffit de regarder la réalité : dans quelques jours nous aurons le choix au 2nd tour entre UMP ou PS. Où est la lutte des classes dans ce choix là ?
      Et pour les autres : Oui je suis pessimiste, ou réaliste ! J’aurai préfére un 2nd tour Dupont-Aignan-Le Pen !


    • j’oublié dajouter qu’en Inde la 3 force politique sont les communistes ! Bon il n’ont que 79 siège ( 14% du parlement)
      Donc tu pourras aller leur dire que c’est "un truc de blanc" et puis ils te répondront "Ha oui c’est vrai t’as raison ! On rend nos siège au parlement !"
      Mais pour rester réaliste vu le taux de corruption en Inde, au final c’est toujour le peuple qu’il se fait entuber !


    • #102188

      A la rigueur, on pourrait dire que la lutte des classes est un phénomène européen ou occidental, mais pas blanc.
      Rappelons en effet que d’un point de vue racial, les arabes sont des blancs puisque la race, n’est pas une couleur mais un morphotype (cf. aussi les papous qui sont bruns mais négroïdes)...


    • "Donc si je suis tes arguments la lutte des classes n’existe pas en France !"
      C’est tout le contraire. Elle n’existe que chez les européens.

      Les autres pays jouent à fond la carte "communautaire" loin devant la carte "lutte sociale".
      En France, c’est l’inverse.


    • #102968

      LeMarquis, la lutte des classes... (celle que vous entendez biensur) n’es-ce pas une conséquence, une émanation de la révolution industriel ?... Dans une société traditionnelle l’équilibre n’est-il pas sans lutte ?
      Que dit René Guénon ?
      (...) De même, l’interprétation de l’histoire n’est pas nécessairement bornée à l’ analyse marxiste, si juste 
      quelle puisse être sur certains points. La guerre des charges, par exemple, fondée sur l’orgueil du rang et sur la lutte pour le pouvoir, est bien mieux capable d’expliquer des événements majeurs de l’histoire que la « guerre des classes ». René Guenon a montré, par exemple ... que les conflits entre la caste royale et la caste sacerdotal on jouées un rôle fondamental dans l’histoire des civilisations. Or l’apparition de ces divisions correspond précisément au déroulement cyclique de la théorie traditionnelle des quatre âges, le dernier de ceux-ci, l’« âge de Fer" étant marque par les « luttes finales » entre la caste des marchands et les classes populaires. (...)


  • Un palais à 20 millions pour Jean-Paul Huchon et ses amis
    15/02/2012
    Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la région Île de France, souhaite faire dépenser au contribuable francilien 20 millions d’euros pour loger ses vices présidents dans un sublime hôtel particulier dans le 7ème arrondissement de Paris, l’un des quartiers les plus huppé de la capitale.
    On connait le goût du luxe de Jean-Paul Huchon, qui lui aura valu différentes condamnations par la justice. Ce cadre du parti symbolise parfaitement les dérives socialistes : utilisation des collectivités territoriales comme des baronnies, comportement des élus locaux comparable à celui des seigneurs féodaux.
    Photo1
    Photo2
    Photo3

    Jean-Paul Huchon, proche de Dominique Strauss-Kahn, élu président du conseil régional d’Île-de-France en 1998, réélu président de région en 2004.
    Novembre 2004, après l’envoi d’une lettre anonyme sur l’existence d’emplois fictifs au conseil régional d’Île de France, il est jugé avec son épouse, Dominique Le Texier, pour prise illégale d’intérêts dans des marchés publics passés en 2002 et 2003, entre le conseil régional et les sociétés de communication Image Publique, Sertis et LM Festivals, employant Dominique Le Texier. Il est condamné à 6 mois de prison avec sursis, 60 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité le 20 février 2007 par le tribunal correctionnel de Paris puis la peine est confirmée en appel le 21 novembre 2008, hormis l’inéligibilité.
    J-P Huchon est Officier de la Légion d’honneur, Chevalier de l’Ordre national du mérite, Commandeur du Mérite agricole.
    Huchon flashé à 171 km/h
    Contrôlé en excès de vitesse sur l’autoroute, le président de la région Ile-de-France en est à son deuxième retrait de permis.
    Jean-Paul Huchon et la Shoanana
    Membre du Comité d’Honneur du Cercle Léon Blum
    Grâce à un travail rapproché avec Eric de Rothschild, président du Mémorial de la Shoah, Huchon a fait visiter ce lieu de mémoire à plus de 10 000 enfants, et a par ailleurs financé les voyages des lycéens à Auschwitz. « ils ont pu parler eux-mêmes, ensuite, du caractère propre de la Shoah, qui était sa systématicité et l’administration fonctionnarisé de la mort » pratiquée par les nazis. Par le soutien à la production culturelle, la région Ile-de-France œuvre en faveur de la mémoire. Ainsi, le film « La rafle » a été soutenu ainsi à hauteur de 10% par la région.
    L’antisémitisme de gauche lui est insupportable. « Israël est un état démocrate, un état de droit. Comment peut-on le condamner aussi facilement ? C’est un Etat qui est obligé de prendre des précautions de sécurité importante, il n’y aura pas de paix dans la mollesse. L’Europe doit se porter garante de la sécurité d’Israël ».
    Défenseur du choix à l’école privée, et a soutenu l’ouverture des établissements privés catholiques, juifs, et musulmans. Très ouvert à la suggestion de Raphaël Haddad, ancien président de l’UEJF et nouveau membre du comité directeur du CRIF : « permettre que se rencontrent les élèves lycées privés confessionnels et publics, notamment dans les quartiers sensibles, comme dans le 19è arrondissement de Paris ».


  • Bonjour,
    Etant jeune, 19ans, j’ai lu le début de "comprendre l’empire" (je n’es pas fini)
    J’ai visionner des tas de vidéos de Alain Soral.
    J’ai lu le texte, mais beaucoup de chose ne reste pas très clair dans mon esprit, je ne comprend pas tout !
    j’aimerais un résumer du pourquoi de la destruction de la classe moyenne ? Un résumer cours qui expliquerais clairement et simplement le pourquoi de la destruction de la classe moyenne.
    La classe moyenne insoumis ou parasite du Capital ?
    Merci beaucoup d’avance a la personne qui ce donnera la mal de répondre a ma question !

     

    • pour reprendre clouscard, que soral a longtemps qualifié comme son maitre : la classe moyenne, autrement dit la petite bourgeoisie PME, a été l’instance d’accumulation du capital au XIX ème siècle, au tant que accumulation primitive de la petite propriété de ses moyens de production, entrepreneuriale et libérale (capitalisme concurentiel provincial et national) puis du fait de l’extension de la sphère de la marchandise et du profit, soit fusion-acquisition-monopolisme, on entre (XX ème siècle) dans la sphère de l’économie capitaliste monopoliste trans nationale et mondialisée, accrue par le progrès technique : mondialisation.
      dès lors, la classe moyenne autrefois porteuse de l’épopée capitaliste libérale type protestante de l’ascène et du travail productif est balayée par le capitalisme spéculatif, jouisseur, ultra parasite et apatride du XXième siècle. alors, pour des raisons historiques et dialectiques (cf. hegel, marx, clouscard), la classe moyenne devient une classe de résistance à l’accumulation capitaliste de l’hyperclasse qui détruir la valeur et la richesse réelle créée par cette classe moyenne, la classe moyenne devient une classe révolutionnaire au sens où elle peut s’allier avec le prolétariat contre cette hyperclasse qui veut tout faire pour la détruire, comme le démontre soral dans son texte.
      j’espère avoir été clair ?
      les lectures de michéa ou de lasch peuvent aider à la compréhension de tout ceci.


    • @claudio.
      Non ce n’est pas clair : c’est incompréhensible.


    • la destruction de la classe moyenne fait partie du projet "des Lumières" si on se réfère au fondateur des illuminati, à savoir Adam Weishaupt. Il avait un plan de domination mondiale...

      son plan se nomme "la Loi des 5", il s’agit de 5 stades... le chaos, la discorde, la confusion, la bureaucratie et l’épilogue.

      C’est au 4ème stade qu’apparait la classe moyenne : 4)bureaucratie (la philosophie du tout prise sérieusement en charge émerge car tout citoyen est aussi stupide qu’une porte : TOUT EST ADMINISTRE, ce qui est censé créer une société d’aliénés mentaux, de + en + frustrés qui peu à peu se réfugieront dans les drogues, et toutes sortes de fantaisies, aboutissant au chômage et hôpitaux psychiatriques de masse. La classe moyenne, source de tout le capital est rongée et toute la société se retrouve ruinée à moins de tricher retardant l’écroulement sous son propre poids.

      le fonctionnement du plan de Adam Weishaupt, un bavaroi fondateur des illuminati ... se trouve :
      01
      http://www.youtube.com/watch?v=wC4H...
      02
      http://www.youtube.com/watch?v=9v1o...
      03
      http://www.youtube.com/watch?v=IaqF...
      04
      http://www.youtube.com/watch?v=PjRy...

      5 http://www.youtube.com/watch?v=gb2Z...
      etc. jusqu’au n° 10
      Je vous signale également le monument illuminatti sur un rond point à Blagnac (Toulouse)
      http://www.dailymotion.com/video/x8...
      http://www.dailymotion.com/video/xj...

      Remède à ce problème : se fortifier l’esprit en lisant les Évangiles et en prenant exemple sur Jésus Christ.



    • j’aimerais un résumer du pourquoi de la destruction de la classe moyenne ?



      A jeune
      La classe moyenne etait constituée de gens indépendants car possédant les outils de production et le savoir-faire : ils s’autosuffisaient. Ils étaient indépendants vis à vis de la nourritue et du logement : ils étaient libres de donner leur avis, contrairement à maintenant où, si tu l’ouvres, tu perds ton boulot (cas le plus courant aujourd’hui du salarié). la classe moyenne était donc libre de remettre en question le pouvoir des puissants donc dangereux pour ces mêmes puissants (voir la commune en 1870=exemple de la dangerosité de la classe moyenne vs puissants). Voilà le pourquoi.

      Soral le dit (merci A.Soral pour cet article) :



      Remplacer la classe moyenne ensuite, à coup d’absorption-acquisitions imposées par l’économie d’échelle, par les dociles couches moyennes salariées ; soit les petits patrons indépendants par les cadres dociles.



      Sous réserve que j’ai bien compris l’artcile (merci A.Soral).



      La classe moyenne insoumis ou parasite du Capital ?



      En théorie, la lutte des classes signifie que les gens d’une même classe ont les mêmes intérêts qui s’opposent en partie aux intérêts d’une autre classe sociale.
      Or tes potes nient la lutte des classes car ils définissent la classe sociale uniquement sur le revenu (=la tune). Ils te disent qu’ils peuvent trouver un salarié de banque citadin ayant le même revenu qu’un agriculteur, que ces deux personnes appartiennent donc à la même classe sociale et que pourtant, ils n’ont pas les mêmes intérêts.
      Face à cette contradiction apparente du banquier et de l’agriculteur, Clouscard définit une classe sociale sur deux critères : le revenu et le genre de vie. le revenu=la tune (pas de problème). le genre de vie=citadin ou rural, patron de PME ou salarié, travail manuel ou de bureau etc...
      L’aspect du genre de vie le plus pertinent est
      soit la production de biens et de services réels (transport, santé) = classe moyenne insoumise et indépendante
      soit l’embobinage verbal (banque, assurance, bonimenteur, psychatre, politique) = ceux qui font que parler et ne savent rien faire d’autre = classe moyenne parasite
      Avec Clouscard, tout est cohérent : agriculteur et banquier n’ont pas le même genre de vie donc ils ne font pas partie de la même classe sociale. depuis que j’applique la modélisation genre de vie+tune, le comportement de tous est prévisible...

      J’espère avoir répondu à ta question.


    • Précision :
      classe moyenne= mecs avec les mêmes revenus
      classe sociale= mecs avec mêmes revenus et mêmes genres de vie

      Donc la classe moyenne contient deux classes sociales ayant le même revenu mais deux genres de vie différents : la classe sociale parasite du tertiaire (mecs des bureaux qui font que parler) et la classe sociale des producteurs : ceux dont Soral dit qu’ils assument le réel= ceux qui produisent la bouffe, les batiments et qui te rendent des services utiles comme les transports ou la santé (hopital) et tout ce qui est utile à la survie voire à une vie agréable.

      dernière remarque : dans le genre de vie, il y a une catégorie bizarre : les professions libérales=médecins, avocats, notaires=souvent, ce sont des parasites ne pensant qu’à leurs intérêts de profession libérale et prêts à vendre père et mère pour ces intérêts.



    • dernière remarque : dans le genre de vie, il y a une catégorie bizarre : les professions libérales=médecins, avocats, notaires=souvent, ce sont des parasites ne pensant qu’à leurs intérêts de profession libérale et prêts à vendre père et mère pour ces intérêts.



      Et bien la prochaine fois que tu sera malade et que tu ira voir ton médecin, n’oublies pas de le remercier de t’avoir soigné en le traitant de parasite...


  • De nos jours, les militants dans une situation de vide théorique sur l’objet de leur lutte, sur la compréhension du mécanisme de soumission des masses au capital, lisent Soral plutôt que Marx. C’est dommage.

    Pour ceux qui l’ont lu une lecture attentive des penseurs historiques de la classe ouvrière, des historiens de cette pensée et des économistes hétérodoxes actuels vous dispenseront de l’exposé médiocre ci-dessus. Soral est un agent utile du système de domination actuel en ce qu’il sert uniquement à diviser les militantismes et à pervertir la noblesse des sentiments d’insoumission et de révolte qui nous uni.

    Bien à vous,

    AZ

     

    • Vous argumentez vos propos d’une manière particulièrement pertinente et convaincante.
      Merci pour votre contribution.


    • Mouaarf !! Un "melenchon" s’est égaré par ici.^^

      Tu as raison, Soral est un méga agent impérial, d’ailleurs, et garde le pour toi, je sais de source sure qu’il travaille en binôme étroit avec Mickey Mouse, l’agent d’élite 001 de l’empire. Mais chut, c’est secret !


    • ou peut étre plus simplement qu’il évite de perdre du temps avec les "joueurs de flute" ....c’est aussi une option.
      qui sait ? ;)
      au respect du choix de chacuns en conscience...
      bien à toi,
      bx


    • guide-nous vers la lumière :D


    • #102446

      Alain Soral et le dernier cobaye du projet MK ULTRA....il est mi cyborg sioniste et mi lézard satanique sa mission et de diviser les militantismes et de pervertir la noblesse des sentiments d°insoumission et de révolte qui nous uni devant un épisode des feux de l’amour !!! bon..... Alan.... si Alain est un agent prouve le !! sinon va te faire tétavé le cerveau !!!


    • J’adore le "Bien à vous"

      Je crois qu’aucun com’ ne m’as autant amusé que celui-là. En arriver à le classer comme un agent utile ! sous entendu idiot utile, car incapable de se rendre compte de son état, est une façon classe de glisser une quenelle en douce.

      J’ai même vérifié deux fois pour voir si j’avais pas loupé le sens ironique. Non, non, le mec est sérieux :)

      Quel est l’intérêt de ce genre de message si ce n’est qu’il est imbu de sa connaissance qu’il tente un déboulonnage en frontal sur le site du prétendu médiocre sans se rendre compte qu’au lieu de recevoir les louanges qu’il attend, c’est un caillassage en règle qu’il va se prendre en retour :)

      Coco, si tu veux qu’on t’écoute, commence par éviter d’insulter le président d’E&R et par là-même tout ceux qui le suivent. Et deuxièmement, redescend de ton nuage, tu n’est qu’un énième pseudo sur un énième article sur un énième site, bref tu ne représente rien, comme aucun d’entre nous.


  • En assumant le principe de réalité la classe ouvrière bâtit notre monde. Certains intellectuels réussissent à se frayer un chemin par delà paillettes et glamour jusqu’à la vision simple des milliers de mains derrière chaque route, chaque pont, chaque barrage.

    On se précipitera sur l’étonnante bande annonce d’une sortie cinéma imminente, résonnant du même humanisme que la conférence de Lille : De Mémoires d’Ouvriers de Gilles Perret.


  • Bonjour et encore merci à toute l’équipe d’E&R,

    Suis par hasard tombé ce midi sur l’annonce de ce film hommage au monde ouvrier (production La VAKA et la cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain).

    N’illustre-t-il pas (voir synopsis et bande-annonce) exactement ces deux idées fortes de la rude confrontation de l’homme à son travail appelé « principe de réalité » (Alain Soral) et d’attachement à sa Nation où gestes, réflexes et luttes se sont incarnés en praxis ?

    Me demande si on peut dire de ce documentaire qu’il est « E&R compatible » voire susceptible de figurer à la revue de Presse ou les vidéos ?

    Cordialement.

    Max.

    Sources : http://www.dememoiresdouvriers.com/...



  • L’histoire de cette manipulation et de cette collusion, où un socialisme cosmopolite manipule un prolétariat fantasmé contre une classe moyenne enracinée systématiquement diffamée, étant l’histoire cachée du mouvement ouvrier.



    Ouf ! Quelle densité ! Chapeau, l’artiste.
    Une petite rectification néanmoins : les Lumières n’ont pas et trahies et elles n’ont jamais promis l’égalité citoyenne. Les Lumières furent, et uniquement, la promotion de l’économie de marché au nom de la Raison, au moyen notamment de la destruction du message évangélique par la diffamation.


  • 1-Louis XV a eu une faiblesse lors de la guerre de 1748, mais EN AUCUN CAS celle-ci n’était le fruit d’une quelconque attirance cosmopolite pour Frédéric II, que Louis XV détestait, mais d’un sens de l’honneur chrétien mal compris.
    Louis XV comprendra bien vite son erreur en s’alliant avec l’Autriche catholique contre la Prusse des Lumières.

    2-Les fautes de Louis XVI, elles, sont innombrables, mais dans la liste, on ne peut compter la fuite à Varennes. L’intérêt national, en effet, était de détruire ce gouvernement bourgeois, maçonnique, libéral et antinational, fut-ce au prix de la cession de quelques arpents de territoire -qu’on pourrait récupérer plus tard- aux alliés royalistes autrichiens.

    3-La commune était à 90% franc-maçonne dans son conseil. Quant au peuple (le vrai, le provincial, pas le parisien), il voyait bien que la guerre était perdue. La France en avait vu d’autre, en avait gagné, perdu, pas de quoi en faire un drame. C’est d’ailleurs cette lutte communarde qui durciera les conditions de paix et la cession de l’alsace-moselle.
    Le peuple, donc, élira une écrasante majorité pacifiste et royaliste.
    Enfin, rappellons que ce furent les républicains qui poussèrent à la guerre, les républicains qui refusèrent les crédits nécessaires, et les républicains qui, EN PLEINE GUERRE, firent le coup d’état du 4 septembre (pas la période idéale pour de pseudo-patriotes pour prendre le pouvoir alors que les prussiens sont sur la Loire !)

     

    • La commune était à 90% franc-maçonne dans son conseil

      Vous avez des preuves ? Et vous diriez vrai, ça prouverait quoi exactement ? Et que faites-vous des milliers de Parisiens qui y ont cru, se sont battus pour elle, ont été massacrés ?


  • Le socle, le moteur et le pain de l’idéologie internationaliste, c’est : "la nation"... Il est donc totalement incohérent pour un internationaliste, de rejeter ou diaboliser la nation, car sans les nations, l’internationalisme n’a plus aucun fondement, ni aucun sens !...lol "si satan se dresse contre lui-même, comment peut il se maintenir". Donc l’avenir de l’internationalisme c’est la nation... ou alors il doivent se nommer autrement et abaisser leur masque !

    Cependant sur le lien qui suit, vous pourrez voir un film "Thrive" qui devrait vous intéresser quelque peu ! Surtout la partie concernant la finance et le nouvel ordre mondial...

    http://interobjectif.net/thrive-que...

     

    • Merci, pour moi c’était la(une des ?) question primordiale, celle qui n’est jamais débattu, ni proposée a la réflexion populaire...
      celle qui est toujours diaboliser des qu’on commence a en lever les voiles... celle dont on ne peux parler en termes "international socialisme vs national socialisme", sans se heurter(comme par hasard ?) aux verrous shoahistique, et aux anathèmes de la peste brune et de l’instrumentalisation de la "barbarie" nazi...

      je ne me risquerais pas a faire un résumé pour le jeune commentateur, mais d’une certaine manière, on peut dire que l’enfer est pavée de bonnes intentions... et l’alchimie qui conduit les inspirations humainement merveilleuse, à pourrir de l’intérieur, est la science préférés des théoriciens du malheur de leurs congénères... une science d’autant moins respectable qu’il ne suffit souvent que d’un ver, que d’un grain de sable, pour qui a un minimum de moyens...


  • Conférence de Lille ?
    Une conf à venir j’espère, parce que je suis pas au courant de cette venue !
    - Nico (Lille/Bruxelles)


  • L’article est fort documenté et avec beaucoup de références.
    Néanmoins il me semble qu’AS a une vision un peu fantasmée du petit patron, qui chouchoute son/ses employées souvent de sa propre famille d’ailleurs. Une vision un peu bucolique et rêvée du petit propriétaire de sa propre affaire qu’il a monté lui-même par la force des poignets, le maître forgeron de la châtellerie qui fabriquait les couverts pour les bonnes ouailles, le maréchal-ferrand qui mettait les fers aux chevaux de la seigneurie afin que les paysans puissent se déplacer pour nourrir toute la communauté (mais en particulier la famille du seigneur d’abord bien sûr qui bien évidemment était chargé de la bonne sécurité de tout ce petit monde).
    Qu’en est il de toutes les jacqueries ? toutes les frondes ? était il si bien traité que cela le bon petit peuple ?
    Il bouffait des soupes aux racines et marchait en sabot en hiver quand il était obligé pas d’aller se faire tuer à la guerre.
    On se croirait au pays de oui-oui, tant on oublie la nature humaine qui vaut ce qu’elle vaut. D’ailleurs la vidéo de Marion Sigaut sur le siècle des lumières sur le site montre bien comment on faisait avec les pauvres en ce temps là... édifiant et vraiment passionnant.

    Je n’ai pas compris la phrase d’Alain quand il dit : "...une nouvelle bourgeoisie capitaliste entrepreneuriale, encore plus dure envers ses salariés que ne l’était la noblesse avec ses paysans..." pourrait-il donner quelques exemples, ou bien argumenter SVP
    Il me semble que le paysan d’alors était bien plus proche de l’esclave d’antan que de l’ouvrier d’aujourd’hui.
    Je suis pourtant d’accord pour dire que la situation actuelle ne vaut guère mieux.
    Le petit patron à la Audiard je ne voit pas où il est sauf s’il ressemble à une caricature de Louis de Funès (mais en beaucoup plus cynique aujourd’hui).

     

    • Il y a confusion, je crois, entre la notion de "patron", avec tout ce qu’elle porte de négatif et de fantasmé, et celle d’ouvrier possédant son outil de travail.
      Avant la Révolution, tous les ouvriers pouvaient devenir maîtres en suivant la procédure de leur corporation. On commençait apprenti, on pratiquait, on apprenait, on faisait un chef-d’œuvre et on devenait maître à son tour. Ca garantissait la qualité du travail, la solidarité des métiers, l’assurance-maladie, l’assurance-décès, l’assurance-vieillesse : l’ouvrier incorporé, moyennant une soumission à des règlements drastiques, avait un statut social digne et respecté. Ca a fonctionné pendant des siècles.
      A l’issue d’une intense propagande mensongère relayée par l’Encyclopédie, on a décrété les corporations hostiles à la liberté du travail et on les a abolies. Le résultat fut la prolétarisation du monde ouvrier et son corollaire, la loi Le Chapellier. Ces "petits patrons" dont parle Alain Soral sont en fait tous ces gens qui possèdent encore leur outil de travail, tout le monde de la production pas encore prolétarisé.
      Dans la lutte des classes, où donc se situe le menuisier, le plombier, le boulanger, pour ne parler que des plus courants autour de nous ?


    • Autre réponse au même.
      Quand je vous parle de la situation des pauvres, il s’agit bien sûr de la situation à la marge. Ce serait un contresens que de voir la situation de la paysannerie d’Ancien régime en regardant ce qu’ils deviennent à l’hôpital général. La paysannerie, ce sont des familles possédant leur lopin, coupant leur bois dans les communaux, élevant des poules et des lapins, trayant leur vache, cuisant leur pain, allant au bal le dimanche, faisant la noce, la rigolade etc. Si vous photographiez aujourd’hui un campement de sdf le long de la Seine et que vous balancez ça dans le futur sans explication, vos descendants croiront qu’au XXIe siècle les gens couchaient dehors. Ajoutez la photo de DSK et vous aurez un riche tableau : en l’an 20011, les gens couchaieint sous la tente en plein hiver, tandis que les banquiers violaient les bonnes !
      Non ?
      Pour ce qui regarde la dureté des seigneurs avec leurs paysans, je suis d’accord avec Alain : il y avait infiniment plus de garde-fous contre les abus seigneuriaux qu’il n’y en a aujourd’hui contre ceux des patrons-voyous.
      Voyez à cet égard mon article "La justice du roi : les grands jours d’Auvergne".


    • Certains petit-patrons se conduisent mal avec leurs empolyés mais c’est loin d’être une généralité et puis de toute façon ce type de comportement existe aussi chez les emloyés eux-mêmes puisque certains peuvent très bien maltraiter ceux qui sont sous leurs ordres (ou bien jouer les seigneurs auprès des vendeurs quand ils font leurs courses), effectvement le monde du travail c’et pas le pays des bisounours et c’est d’ailleurs valable pour la vie en générale, seulement l’exploitation est beaucoup moins présente et brutale dans les PME que dans les grandes entreprises (question d’échelle d’humaine), quant au patron à la Louis de Funes, il me semble qu’il a plus à voir avec le travail de bureau qu’avec les travail manuel...


    • Personnellement, j’ai connu un patron de PME qui s’appelait Weishaupt. Je me suis toujours demandé s’il était de la filiation car je n’ai jamais rencontré un homme aussi mauvais et impitoyable avec ses employés. J’en ai rencontré également des très bien et très bucoliques :)


  • Marion, très honoré que vous répondiez au candide que je suis. J’ai lu avec attention vos articles intitulés "Malheur aux pauvres ! La création de l’hôpital général" et "La justice du roi, les grands jours d’Auvergne". Je dois dire que j’ai besoin d’explications et voudrais sincèrement comprendre. Si on compare la situation des SDF d’aujourd’hui avec les mendiants d’alors, les anciens avaient droit à l’hôpital général si j’ai compris : "Toute personne tombée dans la misère avait obligation de se laisser enfermer" "L’idée étant de mettre les fainéants au travail..." "On sauvait leurs âmes en les réduisant en esclavage ..." Tout cela s’est combiné avec le règne de louis 14 (le + long de la royauté) et ses 30 années de guerre. Les SDF d’aujourd’hui n’en sont pas à ce point là.
    Quand aux pauvres d’alors on voit comment ils étaient traités en Auvergne, n’en parlons pas c’est presque pire, mais si le roi a mis au pas les notables immondes de Clermont Ferrant à Paris c’était uniquement pour marquer son autorité : voir ce qui est arrivé à Damien coupable d’avoir planté un canif au roi coupable de baiser des tendrons.
    Qui était le coupable ? Damien ou le roi ? Qu’est il arrivé au roi ? rien, à Damien ? torturé à mort. Imaginez aujourd’hui un patron faire ça à la fille de son employé, et voyons sinon la situation des ouvriers/employés d’aujourd’hui : il y a un contrat de travail, l’ouvrier peut démissionner, il peut porter plainte, faire appel aux médias, prendre un avocat, un employé peut porter plainte pour harcèlement moral, il y le service de l’inspection du travail, qu’y avait il à l’époque ? pour l’Auvergne "les notables faisaient régner sur la population une tyrannie atroce dont les victimes ne pouvaient se plaindre qu’aux coupables. ", "A Saint-Flour, les juges exerçaient de « grandes concussions » sur ceux qu’ils étaient censés protéger : droits seigneuriaux indus, corvées impitoyables et servitudes multiples, ils faisaient payer sur tout et n’importe quoi, et usaient de l’assassinat comme d’une solution normale. ", "La liste des exactions de ces notables pourris est interminable : , tout était entre leurs mains, ils se répartissaient même l’aumône des pauvres au détriment des « véritables pauvres réduits à la mendicité ». Couverte par les officiers de justice, la noblesse locale faisait ce qu’elle voulait ." Etait ce différent ds les autres régions j’espère. Les rapports entre employés/paysans d’antan et leurs supérieurs étaient-ils mieux avant ?

     

    • Mediter1, merci de votre message.
      En parlant des sdf, je n’ai pas voulu faire de comparaison avec les pauvres d’antan, mais attirer votre attention sur le fait que mettre le projecteur sur ceux qui sont à la marge ne donne pas une indication sur la façon dont vivent les gens à une époque donnée.
      La situation en Auvergne n’était pas, non plus, la norme. Les exactions commises par les juges dans la région faisaient suite à la Fronde : c’était un désordre inacceptable installé à la suite du chaos de la guerre civile. L’autorité royale y a remis de l’ordre, et seule cette autorité pouvait le faire. Et je ne sais pas si Louis XIV a remis de l’ordre "uniquement pour marquer son autorité" ou simplement parce que c’était son devoir.
      Aussi je reviens à mon idée de départ : je pense que dans l’ancien temps il existait toutes sortes de garde-fous pour, en temps normal, parer aux abus des puissants. Et qu’à l’heure actuelle, ces garde-fous sont inexistants dans de nombreux pays, et se réduisent de plus en plus dans le nôtre.
      Aussi j’approuve Alain Soral quand il dit que certaine bourgeoisie capitaliste est plus dure que ne l’étaient les nobles avec leurs paysans.


  • Bonjour Marion, merci de m’avoir répondu, et pour votre attention.
    Je répond à votre réponse non pas dans un esprit de démagogie mais pour avoir une idée plus précise de quelque chose de bien ancré dans mon esprit.
    Dans le monde capitalistique d’aujourd’hui, il me semble que le monde du travail actuel est comparable à la guerre de 14 dans la mesure où on force de plus en plus les salariés à se tuer (suicide, maladies, cancer, pétages de plomb...) au travail sans reconnaissance de la part du monde du capital (grâce aux salaires toujours plus bas et la productivité de plus en plus usante en France notamment où je considère que les travailleurs font le travail de 2 ou 3 personnes en temps normal). Faux où pas c’est mon opinion pour que vous ayez une idée de ce que j’ai en tête.
    Il reste aujourd’hui encore quelques "gardes fous" que j’ai cités : démissionner, trouver un arrangement à l’amiable, porter plainte pour harcèlement moral si c’est le cas, médiatiser le conflit, il existe aussi les syndicats, on peut s’adresser au tribunal de commerce en cas de litige, aller en justice, à la tv on est gavé de procès pour morts pour cause d’amiante, médiator, etc...
    Pour ma part je pense avoir cité un certain nombre de "gardes fous".
    Pouvez vous me citer en revanche à votre tour quelques "gardes fous qui faisaient que le vie des paysans du temps de la noblesse était plus douce que la vie des travailleurs actuels sous la domination des bourgeois capitalistes.
    Pourquoi cette demande ? je n’en connaît aucun sinon la colère du peuple ayant subit trop d’abus.
    Si vous décidiez de répondre (ce que je souhaite ardemment), j’attire votre attention que sur le fait que votre réponse pourrait radicalement changer ma façon de penser.
    Cordialement.

     

    • Ce que je sais de l’ancien temps montre que le peuple avait quantité de droits qu’il se battait pour faire valoir, comme l’ouvrier exploité d’aujourd’hui. Quand le seigneur empiétait sur les droits des paysans, la communauté se battait, allait en justice, faisais valoir ses droits, et elle en avait quantité. L’image du seigneur tout-puissant écrasant ses paysans de sa suffisance arbitraire est fantasmée. Même au Moyen Age la France était un Etat de droit. Il n’est que de voir comment les juristes ont fait de magnifiques carrières pour comprendre qu’on faisait souvent appel à eux. Donc, de ce point de vue, les garde-fous anciens sont comparables aux actuels : on n’empêche pas les abus, mais on se bat contre avec les moyens que donne la législation, et dans les deux cas cette législation existe.
      Je vois par contre quelque chose qui existait dans l’ancien temps et n’existe plus aujourd’hui. On avait une vision commune de ce qu’était le bien, puisque le Bien c’était la religion. Aucun seigneur en France n’aurait forcé un paysan à travailler le dimanche ou un jour de fête.
      D’autre part, la sacralité du mariage interdisait quantité d’abus de pouvoir. On ne pouvait forcer quelqu’un à se marier contre son gré, ni défaire un mariage pour quelque raison que ce soit. Au temps du servage, un serf avait obligation de demander à seigneur l’autorisation de se marier, ce qui répond à une logique : le mariage de deux jeunes gens travaillant sur deux fiefs distincts allait forcément priver l’un des deux fiefs d’une personne. Donc le seigneur pouvait refuser son autorisation. Mais si le curé était passé par là et avait béni l’union, plus personne n’y pouvait rien : « Ce que Dieu a fait, l’homme ne peut le défaire ». Remarquable défense des droits de la personne contre les intérêts économiques. La plus grosse colère d’un seigneur floué ne pouvait rien contre le curé ni contre les jeunes gens.
      Il existait, dans l’ancien temps, des valeurs communes à tout le monde, auxquelles on pouvait se référer : quelles sont-elles aujourd’hui ?
      A quelle morale se réfère un patron qui délocalise ou un président qui veut autoriser le travail du dimanche ? Qui va lui dire que c’est mal ? Qui dit le bien commun ?
      Jadis, face aux abus, on en appelait au curé, à l’évêque, au roi. Pour faire cesser l’abomination des procès en sorcellerie, le roi a dit « Parce que tel est mon bon plaisir ».
      Aujourd’hui, on en appelle à qui ?
      La donne est nouvelle.


  • On ne peut sortir de cet exposé sans être envahi par un sentiment d’amertume...
    Un combat politique exempt de toute forme de trahison serait chimérique ?
    Tout serait-il vain et inutile ?
    N’avons nous donc le choix qu’entre les fourbes, les sophistes et les perdants ?
    A quel moment l’histoire s’est-elle articulée sur une lutte authentique, honnête et intransigeante pour le salut des classes populaires ?

    Ce texte est intelligent, il est le fruit d’un esprit brillant mais il laisse à penser que toutes les doctrines émergeantes finissent par être écrasées sous le poids de leurs propres contradictions...

     

    • Bien sur , la poursuite de l ’idéal est authentique, honnête et intransigeante , mais la compromission et contradictions sont déjà en place.
      Des la naissance d’ une doctrine , un système ou croyance ; les mécanisme des élites prend place avec la simple désignation du théoricien , concepteur ou apôtre .La vrai question ou ce trouve le point d’ équilibre afin de rendre le parasite supportable aux classes populaires.


  • Ben, qu’est ce qui se passe, le qatar serait un problème de cul... ?
    et alors ?


  • Un peu ouvrir les choses sur l’international.

    Avec ce capitalisme internationaliste qui avait 2 frères ennemis, le capitalisme rhénan et nippon.

    Tout deux vaincus, reposait sur des peuples fiers et indépendants, avec un développement original mais dorénavant vaincu en phase de plus en plus avancée de suicide collectif que ce soit du point de vue démographique ou de l’endettement.

    L’importance de la City est je pense aussi primordiale, elle a mené / entretenu la discorde sur le continent européen. A essayé de traire l’amérique, n’y est pas arrivé par la force brute mais l’a fait tout en lenteur avec la perversion financière.

    L’amérique (enfin ceux qui la guide) a toujours servi de supplétif pour faire pencher la balance dans le bon sens.


  • Intéressant mais j’ai du relire plusieurs fois...dur à comprendre pour moi.
    Au final, le nivellement par le bas de la classe moyenne ou sa destruction, c’est la réunion du peuple avec lui même : réunion des anciens petits bourgeois enracinés avec les prolos enracinés
    Et donc, cette réunion, non voulue par le haut (=solidarités de petits producteurs patriotes), pourrait donner une résistance efficace (car peuple enfin totalement uni même si uni dans la misère et l’asservissement) et une victoire contre les capitalito-banquiéristes.


  • @Marion, merci pour votre msg.
    Concernant le travail dimanche, il se fait sur la base du volontariat, avec repos compensateur et majoration de salaire, sans mesure discriminatoire pour qui le refuse, en quoi cela vs pose-t-il problème personnellement ?
    Si vs avez la chance d’habiter dans un coin calme de Bourgogne grâce à un héritage, ça n’est pas forcément le cas de tout le monde.
    Vs ne citez aucun garde fous concret. Vs dites qu’il existait un modus vivendi, une structure juridico-sociale qui faisait que tout ce petit monde vivait en bonne entente, le tout sous le regard bienfaiteur du roi et de la bible.
    Permettez-moi de douter de cette vision fantasmée, charmante et bucolique des choses.
    Toutes les communautés, sociétés, civilisations vivent dans un "certain" cadre juridico-social, reste à savoir ce qu’il vaut.
    En pays oriental, par exp, se marier avec une fille de 14 ans (parfois plus jeune) est tout ce qu’il y a de normal, alors qu’en occident ce serait considéré comme de la pédophilie, gros décalage !!
    Vs semblez préférer le cadre juridico-social d’avant, basé sur un absolutisme royal, et la religion.
    Je ne comprend pas votre démarche.
    Pour vs citer : "...la mendicité était la conséquence de la guerre et de la pression sur la paysannerie..."
    Je rappelle : 32 ans de guerre sous les 54 ans de règne de Louis 14 ! une abomination, résultat, un état ruiné, et le peuple ?
    D’après Vauban, Description de l’élection de Vézelay, 1696 :
    « Le bas peuple ne vit que de pain d’orge et d’avoine mêlés, dont ils n’ôtent pas le son, (...), de mauvais fruits, la plupart sauvages, et de quelques herbes potagères de leurs jardins, cuites à l’eau avec un peu d’huile de noix [...], le plus souvent avec très peu de sel (…).
    Les vins sont médiocres, le commun du peuple en boit rarement ; il ne mange pas trois fois de la viande en un an. Il ne faut donc pas s’étonner si des peuples si mal nourris ont si peu de force. A quoi il faut ajouter que les trois quarts ne sont vêtus, hiver et été, que de toile à demi pourrie et déchirée et chaussés de sabots dans lesquels ils ont le pied nu toute l’année. »
    Hélas à trop aimer la guerre on la perd. Louis 14 lui-même le confessera sur on lit de mort . Que ce soit avec l’étendard du catholicisme, avant, où celui des droits de l’homme aujourd’hui, le résultat sera le même.
    Faire le mal au nom du bien se paye très cher. Même de bonne foi. D’une manière où d’une autre.

     


    • Concernant le travail dimanche, il se fait sur la base du volontariat, avec repos compensateur et majoration de salaire, sans mesure discriminatoire pour qui le refuse.



      Et bien dites donc. Et il s’en trouve encore pour se plaindre. Il est clair qu’un gars qui refuse de travailler le dimanche n’aura rien de plus à craindre comparativement à celui qui accepte, au moment d’une restructuration par exemple. Cela n’aura aucune incidence à l’embauche non plus. Vous ne voulez pas travailler le dimanche ? mince alors, c’est bien embêtant, mais on vous embauche quand même. Vous demandez une revalorisation de salaire ? pas de problème, même si vous ne voulez pas travailler le dimanche. Vous souhaitez poser vos vacances à quel moment ? votre collègue, qui lui bosse le dimanche, les pose au même moment mais cela n’a pas d’importance. Etc.

      Si vous n’avez pas la chance d’habiter dans un coin calme de Bourgogne grâce à un héritage, en tout cas vous n’allez pas me faire pleurer d’abord. Moi je suis pour le travail le dimanche pour les gens comme vous et pour un salaire au ras les pâquerettes. Le repos compensateur et majoration de salaire il doit pas en falloir des masses pour vous les faire oublier.


    • le travail du dimanche sur la base du volontariat ? vous êtes sérieux ? la naïveté a ses limites tout de même...
      concernant Louis XIV, les guerres lui furent souvent imposées par l’Angleterre afin de capter l’attention de la France sur le continent tandis que la perfide Albion avait les mains libres aux Amériques...quant à la misère du peuple décrite par Vauban, parle-t il des pauvres des villes, des campagnes ? le règne de louis XIV fut marqué par les guerres- qu’il aurait pu écourtées peut-être- mais aussi par des hivers sibériens et des alliances militaires extérieures financées par l’Angleterre...il est certain, en tout cas, que la Révolution, en abolissant les corporations le 4 août 1789, a du même coup précarisé le petit peuple en le livrant, quasi sans défense, à au patronat , libéré des "pesanteurs" de la Tradition...


    • Travailler le dimanche c’est tuer le peu qu’il nous reste, le temps du dimanche, c’est le lien social, familial, la conscience de l’homme et du monde...

      Je t’invite à quitter ton PC le dimanche, et d’aller à la pêche, ou au champignon, ou bien, prendre quelques peintures et griffonner devant un arbre centenaire, aller voir les oies, les canards etc etc...


  • Regarde ma terre en pleure
    Mais les choses ici prennent une telle ampleur
    Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur
    Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur
    Le mangeur d’âme à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs
    Je l’entends toutes les nuits, las des fantômes qui la hantent,
    Las de leurs complaintes,tellement que des fois elle en tremble
    Par le sang de la haine, constamment ensemencée,au pas cadencé, Quand ce dernier chasse le vent hors des plaines
    Rien n’a changé depuis, où je vis, Juifs, Catholiques,
    Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules, vous faites bien trop de bruit
    Comme ces orages dont l’eau se mêle à nos larmes,
    Et leurs chocs sur le sol aride dont l’uranium à voler l’âme
    Je veux pas d’une ville aux cimetières plus grand que la surface habitable
    Même si paraît que de l’autre coté tout est plus calme, plus stable
    Je veux pas qu’après le jour J, les survivants survivent sous le néon,
    Trop proches du néant, car le soleil les prive de rayons
    Les artères pleines d’amer comme un caddy au Géant,
    On charge, on charge, à la sortie c’est tout dans les dents
    J’crois que c’est dans l’ère du temps, chacun cherche son bouque émissaire
    Ouais, d’une simple vie ratée à l’envoi d’une bombe nucléaire
    L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, tout ce qu’on supporte,
    Ca pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser,
    Que quelqu’un me dise,si j’ai des chances de voir enfin la paix exigée.
    Qu’un jour les abrutis s’instruisent,
    Perché sur ma plume, j’attends c’ moment observe ce bordel
    De petites flammes montées au ciel, pour elle j’ai saigné ce gospel
    "Héra" se barre à tire d’ailes ; las de la sève qu’on tire d’elle
    On clame tous ce qu’on l’aime, mais aucun de nous n’est fidèle
    Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles
    Quand les problèmes viennent, on règle ça à coup de grosses pêches
    Et pendant ce temps là, certains amassent des sous par grosses bennes
    Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles
    Quand est ce qu’on y arrive, là où le bonheur désaltère
    Mon futur se construit, sans cris, sans mecs à terre,

    extrait "La fin de leur monde" IAM (attention Monsieur SORAL c’est des rappeurs, vous risqueriez d’aimer ;)


  • Marx et Lassalle = grande bourgeoisie = Juifs cosmopolites parasites de culture messianique (c’est dans les gènes ?)
    Proudhon et Sorel = petite bourgeoisie = catholiques nationaux travailleurs.

    Et voilà. La messe est dite. Mais non je ne suis pas judéo-centré vous dis-je...


  • Je ne comprends alors pourquoi A.Soral se revendique souvent d’être marxiste ?

     

    • Sûrement pour l’exceptionnelle Grille de Lecture et d’Analyse de Marx.

      L’une des meilleures qui ait jamais existée et qui soit pour expliquer tous les rouages du "Capital", mais pas uniquement, car cette grille de lecture permet également de décrypter ce que deviendra le double "démonétisé" du "Capital" à savoir le "Communisme".

      Marx écrira à la fin de sa vie : "Je ne suis pas Marxiste"...........


    • Nombreux sont ceux qui se réclament de Marx pour s attirer les bonnes grâce du prolétariat révolutionnaire ou pour se donner de grands airs d’intellectuel rebelle . Il en faut plus pour être marxiste dans sa pratique car c est pas du gâteau ,il n est que de lire le petit opuscule de Marx les luttes de classes en France ou la critique du programme de Gotha et d’Erfurt , pour apprécier le boulot de l analyse politique ! A contrario lire les analyses pitoyables des scribouillards du pcf commis à la théorie pour comparer . Maintenant que signifie la déclaration de Marx : je ne suis pas marxiste ? Tout simplement qu il ne se reconnaissait pas dans les politiques opportunistes infectées par l’idéologie sociale démocrate du Parti allemand ! Ne pas oublier qu’il est non seulement le père de la Critique de l’économie politique mais aussi de la théorie de la dictature du prolétariat ! Complètement déformée par les porte-plumes du capital financier mais aussi social- démocrates et par les anars de tout poil . Enfin ce que les propagandistes du capital financier ont nommé "communisme " n a jamais été communiste du tout ! D’ailleurs on nous rebat les oreilles du soit disant capitalisme asiatique appelé capitalisme parce qu il fait du PIB à deux chiffres ! Hommage du vice à la vertu ! ces pays , Chine ou Vietnam sont des économies dirigées avec une planification comme l étaient l’urss et les autres pays socialistes et non communistes . Leurs détracteurs de gauche les nommaient pays capitalistes d ’état . Au choix ! A peine différent du programme économique du CNR qui a montré l efficacité de la planification et de l’intervention de l’état . La plupart des gens parlent du communisme sans savoir ce que c est et surtout sans savoir qu’ils en sont de fervents supporters ! LOL Oui songez une minute à notre sécurité sociale , du moins ce que c était au départ ! Son principe " de chacun ses possibilités ( cotisation fonction du salaire) à chacun selon ses besoins ( quasi gratuité des soins) " Eh bien ça messieurs dames c est le mot d’ordre du communisme pour le coup ! Rien d étonnant qu’aux yeux des yankees qui comprennent mieux que nos idiots utiles du capital ,la France passe pour communiste ! l’épisode stalinien, cette caricature du socialisme dans l histoire de l humanité ne représentera pas un grand segment sur l échelle du tps . Ce sont les ennemis du monde du travail qui craignent son ralliement à la révolution qui passent leur tps à le criminaliser .


    • Mon cher BobForrester, je ne savais pas que Bismarck et Philippe Pétain étaient "Communistes"...........

      C’est pourtant bel et bien eux qui mettent en place la Retraite par répartition respectivement en Allemagne et en France.

      Merci pour l’information, on en apprend décidément tout les jours..............lol..........



  • Prolétariat supposé révolutionnaire, utilisé aussi comme arme de la revanche et de la conquête, par le déclassé et le cosmopolite, contre les élites possédantes : cette bourgeoisie nationale et chrétienne dont on veut prendre la place au nom du prolétariat…



    Faudrait savoir : Marx, Lassalle et Luckas sont des gosses de riches, banquiers et commerçants, ou des déclassés ?
    Parce que là nous sommes dans la contradiction...

     

    • Aucunement contradictoire cher OV.

      Le Cosmopolite cherche à renverser le régime en place, défendant les propriétés acquises, et il utilise pour ce faire soit des "déclassés" ou mêmes des Cosmopolites comme lui à des fins subversives, pour exciter le prolétariat local qui renverse le régime et permet enfin que les Lois soient changées dans le sens de ses seuls intérets.

      C’est un grand classique historique comme processus.


    • Et bien commencez donc par étudier la généalogie de la famille Marx avant de dire que c’est un "cosmopolite". Je suis prêt à parier que ses aïeux étaient implantés en Allemagne depuis des siècles.
      Associer systématiquement juif et cosmopolite est un cliché antisémite.


  • Chapeau bas mais trois objections...

    AS : « l’eschatologie chrétienne du partage et de l’amour »

    => Avant d’être une promesse eschatologique, partage et amour sont, pour chaque Chrétien, un idéal quotidien ; l’adéquation de la vie personnelle et de cet idéal est une autre affaire mais ce n’est pas le propos...

    AS : « Un projet de révolution socialiste, par et pour les prolétaires, pensé et voulu non par des prolétaires - les prolétaires, pour des raisons de praxis, ayant rarement le bagage conceptuel nécessaire »

    => Ca se passe en sens inverse. Les prolétaires en général, parce que peu d’entre eux ont le « bagage conceptuel nécessaire », n’exercent pas la praxis, c’est à dire l’action qui découle de l’idée. Autrement dit, l’inaction - l’absence d’une action sous-tendue par l’idée - ne peut pas être la cause de l’absence de cette dernière.

    AS : « Dans le monde de l’immanence où tout provient de la praxis... »

    => Dans le « processus sans sujet » qu’est le système libéral (Michéa) la praxis - action sous-tendue par l’idée personnelle - a laissé la place, soit au mécanisme impersonnel de régulation du marché (immanence de droite), soit à l’arbitrage déshumanisé du droit (immanence de gauche). Autrement dit, « rien, dans le monde de l’immanence libérale, ne provient de la praxis »

     

    • à DENIS :
      avec alain soral, c’était limpide comme de l’eau de roche, mais avec vous, je n’y comprend goutte !
      la praxis, c’est la mentalité induite par la pratique, non ? pourquoi tout compliquer avec vos définitions abconses ?
      il est clair que l’ouvrier à la chaîne, de par sa praxis, n’est pas en mesure de penser l’avenir, ses soucis immédiats l’emportant sur toute autre considération à long terme...comment contester cela ?
      amicalement...


    • @ Denis et Youssef,

      Vous avez raison sur l’objection numéro 2, Soral voulait sûrement écrire "Conditions" au lieu de "Praxis", puisque "Praxis" = "Conditions + Conscience de celles-ci et Capacité à les théoriser et à les conscientiser" ce que ne peut évidemment pas faire le prolétariat du fait même de ses "Conditions déplorables" de vie en général et en particulier à la chaîne sur des machines des heures durant.

      Mais je pense que tout le monde ici, aura compris ce que voulait dire Soral.

      Quant à moi, je considère que le Prolétariat n’est pas dénué de toute Praxis, mais que cette Praxis (à savoir au moins la conscience a minima de sa propre souffrance bien réelle, même s’il ne sait pas comment en sortir, bref Praxis réduite à la seule conscience de sa souffrance) est détournée, voire même "monétisée" vers des buts qui sont tout sauf la révolte, mais plutôt la "consommation", ce qui nous mène à votre objection suivante.

      Sur l’objection numéro 3, Soral nous parle de "l’immanence en général" et non pas de "l’immanence libérale", qui au milieu de XIXème siècle n’est pas encore empiriquement établie comme aujourd’hui, et où elle atteint, hélas, un paroxysme généralisé et pertinemment bien analysé par l’équipe Orwell, Lasch, Michéa, Clouscard et Soral.

      Mais contrairement à vous, et pour aller dans le sens des analyses de Michel Drac (vidéo Ertv ci-dessous), je pense que dans l’immanence libérale actuelle tout vient de la « Praxis », que la « Praxis » est même partout et que celle-ci est dûment « codée » par le marché, du stade productif jusqu’au stade distributif.

      Toutes ces Praxis, ou l’extension et l’expression des souffrances de tous (femmes et/ou communautés « persécutés » à qqs titres que ce soit) s’opposant à tous, fractionnant le tout, sont « transformés », « codées », puis emballées, vendus et revendus sur un marché mondialisé où la demande de solutions est évidemment « Illimitée ».

      Et à défaut d’illimitation des ressources naturelles, la Praxis devient elle-même une matière à production et à distribution pour le marché qui s’en régale chaque jour un peu plus, car à ce jeu là, et sous ces rapports particuliers, tout le monde est « partenaire », victimes comme exploiteurs, victimes pour l’illusion et exploiteurs pour le bénéfice.

      http://www.dailymotion.com/video/xd...


    • @ Youssef

      Il est tout aussi clair

      1. que vous donnez la même définition de la praxis que la mienne - que celle d’AS ; soyez moins sévère...

      2. que personne n’a contesté la porte ouverte que vous poussiez - « ses soucis immédiats l’emportant sur toute autre considération à long terme »...

      3. que vous ne comprenez pas votre propre définition - notre définition - de la praxis, puisque vous inversez, vous aussi, son processus : praxis de l’ouvrier, donc incapacité de penser...

      4. que la praxis de l’idolâtrie est le combat de l’a priori contre l’objection - abscon pour les uns, clin d’oeil pour les autres...


  • L’une des remarques que je ferais à ce texte dense et intéressant, c’est que A.S. abandonne l’analyse matérialiste et adopte, sans le dire vraiment mais en l’indiquant, une vision essentialiste voire racialiste dès qu’il nomme des individus.
    Proudhon et Sorel redeviennent des "chrétiens" et Marx et Lassalle des "juifs".
    A.S. ne se pose plus la question, en matérialiste, de savoir pourquoi autant de "juifs" se sont retrouvés du côté de l’armée rouge plutôt que de l’armée blanche ou du socialisme "internationaliste" plutôt que du socialisme "national".
    Pour lui c’est le caractère "juif" en quelque sorte, cosmopolite et messianique, qui en est la raison alors que tous ces juifs allemands étaient en vérité largement dé-judaïsés et instruits dans les Gymnasium et universités allemandes. Pourquoi passer sous silence ce phénomène qui mériterait une analyse plus sociale ?

     

    • des juifs déjudaïsés ? j’ai du mal à le concevoir, ou alors ils seraient convertis...
      du point de vue arithmétique, ç’est difficilement soutenable : que les juifs, minoritaires en Russie, aient rejoint en masse les bolchéviques ne peut s’expliquer que par calcul politique, selon moi...le bolchévisme permettait d’uniformiser les différences régionales, de mettre à bas des siècles de monarchie tsariste et d’imposer une vision laïque de la politique, au profit d’une certaine élite ...prendre le pouvoir à la place du peuple et gouverner selon imposer une politique cosmopolite, c’est plus fort, il faut bien le reconnaître, que la monarchie de droit divin...tellement fort qu’aujourd’hui encore, nombre d’historiens n’y voient que du feu- pour ne pas parler des masses...le communisme, peut-être à son corps défendant, aura permis d’araser les différences régionales en très peu de temps et au profit de la Banque...pas si étonnant donc que les banquiers juifs de New york aient financé , très généreusement, la Révolution bolchévique : le système capitaliste est le miroir inversé du communisme scientifique...le communisme, passion juive, est devenue entretemps passion française et passion européenne, sans que nul n’y voie malice !


    • Un juif dé-judaïsé c’est un juif qui n’est plus religieux et/ou les références culturelles ne sont plus celles du judaïsme (Bible, Talmud et langue hébreux) mais autres.
      Bref ce n’est plus un juif même si sa famille ou une partie de celle-ci l’est encore. Ils étaient très nombreux dans ce cas,en France et en Allemagne notamment.
      Pour moi, parler de Marx comme d’un juif c’est faire de l’essentialisme.


    • en effet les parents de Marx pour ne citer que lui étaient des Juifs convertis et Marx a même écrit un livre sur la question juive qui l a fait traiter d anti sémite ! LOL Il y avait des Juifs chez les bolchéviks mais Lénine n en était pas un ni un grd nombre de ses camarades comme Staline et bien d autres . La majortié des Juifs russes étaient regroupés dans une organisation le Bund " mouvement socialiste juif créé à la fin du xixe siècle dans l’Empire russe. Le Bund a toujours été opposé au sionisme et s’est battu pour l’émancipation des travailleurs juifs dans le cadre d’un combat plus général pour le socialisme. Le Bund s’est également opposé aux tendances centralistes des bolcheviks." Les ignorants prennent leurs désirs pour la réalité et leurs infos dans les poubelles de la CIA ou dans celles des renégats vendus ou fanatiques comme Soljénitsyne. Belles références ! quant au soit disant complot juif mondial , il faut en tenir une couche de nos jours pour accorder du crédit à ce délire anti sémite ! Rothschild est juif mais pas JP Morgan ; Goldman Sachs est juif mais pas Rockefeller ni ford , etc , etc . Le capital financier ne connaît pas de nationalité mais par contre il connaît les classes sociales la lutte des classes , et il sait qui est son ennemi juré : la classe des esclaves salariés !Certains seraient bien avisés de re(lire) le Manifeste du pari communiste , c est tout de même incontournable pour qui veut y comprendre qq chose ! Pour ceux qui ont le tps et une bonne capacité de lecture il y a tjrs le Capital en 7 volumes denses !


    • Mais qui fait de "l’essentialisme" au juste mon cher OV ? Soral ou bien Marx ?

      Marx écrit bel et bien dans son livre la Question Juive que le Capitalisme est une métaphore du Judaïsme, à savoir que c’est l’idéal du sens pratique poussé à son paroxysme selon les propres termes de Marx.

      Comment voulez-vous que Soral passe à côté d’une phrase pareille pour faire l’analyse critique et avec le recul nécessaire des meneurs de moutons (Prolétariat) à l’abattoir généralisé, que sont les penseurs du "Socialisme Scientifique" ?

      Le premier homme à avoir théorisé le thème du "Sang" du "Peuple" et de la "Terre" (Blut, Wolk, et Boden), est un proche de Marx, du nom de Moses Hess dans son livre "Rome et Jérusalem" paru en 1862, soit bien avant que les Nazis lui piquent ce concept "Racialiste" plus d’un demi siècle plus tard.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Moses_Hess


    • Les moutons comme le dit avec un infini mépris ce loustic qui se fait appeler Groucho , ont dérouillé sévère nos fiers nazis qui ont pris la branlée de leur vie sur le territoire soviétique . Il y avait même des groupes de partisans juifs qui ont taillé en pièces cette soit disant armada invincible ! et ce sont des loqueteux qui ont mis en déroute ces hordes teutoniques barbares ! Il y a des moutons certes mais pas tellement chez les partisans ! Il y a aussi des porcs , notamment chez ceux qui crachent sur ce peuple dont il font cependant partie ! LOL


    • Les "Loqueteux" dont vous parlez mon cher BobForrester ont été éminemment aidés "financièrement parlant" par la livraison de 9 millions de US$ de l’époque, venue du "Maudit Frère Capitaliste de l’Ouest".............les Capitalistes ayant pour la circonstance accepté de transformer le fameux "Cash and Carry" (ou "si tu payes tu est livré = sans paiement pas de livraison") en une nouveauté appelé le "Prêt Bail" (une première dans l’histoire d’une livraison d’armes aussi massive par la Baltique), ou autrement dit "la dette" sans contrepartie, ni garantie aucune".

      Matériel militaire et argent promptement acheminé à Stalingrad ce qui permettra la victoire finale dans cette mémorable et non moins glorieuse bataille, qui décida certainement du sort de la seconde guerre mondiale avec les combats d’Egypte et de Libye.

      Bien étrangement le petit père du peuple oubliera de rembourser cette dette après guerre, ce que ne manquerons d’ailleurs pas de rappeler ses créanciers Capitalistes même bien après Yalta......

      Ils tombent bien parfois les "méchants petits capitalistes de l’Ouest" pour aider l’Ours...........


  • @ Bobforrester,

    Entre une "Crapule de financier Capitaliste" souhaitant dépouiller le bien et les pensées d’autrui sans limite aucune et une "Crapule de Socialiste Scientifique pseudo-Internationaliste" souhaitant faire de même, mon coeur balance, et je n’ai pas encore réussi à faire un choix définitif en cette si merveilleuse alternative du "Bonheur universel", qui nous est exclusivement proposée non pas par la "Dialectique Marxiste" (très bonne soi-dit en passant en tant qu’outil d’analyse), mais par la "Prophétie Marxiste" (prophétie qui est aussi erronée que toutes les prédictions de la voyante qui bosse au coin de ma rue).

    Je n’oublie pas, que tout "Collectiviste" en puissance, une fois qu’il a dûment et complètement"exproprié" les biens d’autrui, comme en Palestine par exemple, devient presque immédiatement et comme par miracle un "néo-conservateur" en puissance, et non pas le fameux Abbé Pierre qu’il nous promettait d’être pour le bien de tous..........Incroyable n’est-ce pas ?

    En attendant, ou plutôt avant, que de faire ce choix, je relis sur les bons conseils Soraliens, Proudhon, Sorel et Bakounine, sans oublier Camus et Balzac........on ne sait jamais.......

     

    • le communisme scientifique et le capitalisme internationaliste sont les deux faces d’une même médaille ; à savoir le salariat généralisé et le travail parcellaire ! à mon sens, hors l’économie mixte, point de salut...ce système marchait parfaitement dans les années 60, et nul ne s’en plaignait...



  • "Patriote comme le Peuple de la Commune refusant, au nom de la fierté française, la défaite de Sedan et une soumission de Paris à l’occupant prussien, acceptées par la bourgeoisie versaillaise."



    Ce passage me fait penser que Soral se réclame de la Commune et de 1793, cependant les contradictions entre ces mouvements socialisants universalistes et sa propre ligne "nationale" apparaissent :

    - Ainsi, à propos du féminisme, que penser des combats sur ce sujet qui s’accomplirent pendant la Commune (égalité du salaire, reconnaissance de l’union libre, etc....) ?

    - De même, en ce qui concerne l’immigration et "l’enracinement", que penser de cette disposition de la Constitution de 1793 qui conférait la citoyenneté à tout homme présent sur le territoire de la République depuis un (!) an, à condition qu’il vive de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrisse un vieillard... ?

    Je pense que la ligne défendue par Soral achoppe sur deux points :

    - d’une part, elle ne sort pas d’une vision somme toutes bien naïve du "bon peuple" (ah, le "bistrot de quartier"...), qui est à mettre en parallèle avec "l’ouvriérisme" qu’il dénonce par ailleurs chez les marxistes "purs" (idéalisation du prolétariat comme classe abstraite etc...)

    - d’autre part, elle prétend s’opposer à l’aliénation du mondialisme (pour aller vite), mais en défendant une autre aliénation, de type féodale/nationale/religieuse cette fois-ci (la vie traditionnelle, enracinée, dans le canton, etc...).

    Or Marx avait déjà démontré que cette ligne politique ne tient pas face aux évolutions historiques puisque "l’Histoire ne repasse pas les plats" : la mondialisation bourgeoise ne peut-être dépassée par un retour en arrière vers une sorte de "socialisme conservateur" (terme non-péjoratif, mais simplement descriptif, selon moi, de la ligne de Soral).

    Et là encore, Soral déforme ce que disait Marx, qui n’a jamais nié l’existence de "classes moyennes" diverses, faites de petits propriétaires, petits commerçants, petits agriculteurs etc... mais qui remarquait simplement que ces classes étaient vouées à disparaître du fait du capitalisme (prolétarisation inéluctable), et qui niait donc leur rôle historique pour le futur. Vu la prolétarisation quasi totale des sociétés européennes (+ de 90% de salariés ajd, bien plus qu’à son époque - rappel, prolétaire = dont la seule marchandise échangeable est sa force de travail), il avait sans doute raison.


  • En gros, pour éviter la faillite de notre pays, nous devons nous les travailleurs, les artisans, les petits patrons de PME-PMI, faire front contre les nomades cosmopolites du grand capital. Nous les travailleurs devons faire la différence entre les bourgeois cosmopolites et les petits bourgeois enracinés ayant leurs moyens de production et qui ont intérêt à rester en France. Ça me semblent être la meilleurs stratégie de lutte contre les maîtres de la monnaie, et la dictature des multinationales qui en stratégie de management sont dans une fuite en avant qui les rendent plus en plus lait.


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