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2017 : une année charnière pour la démographie russe ?

Les lecteurs de Stratpol qui s’intéressent à la démographie russe peuvent consulter les analyses démographiques publiées en 2014 et 2016 qui synthétisent la complexe évolution démographique de la jeune fédération de Russie de 1999 à 2016.

 

- La période 1990-1999 a vu un effondrement des naissances, passées de 1,9 à 1,2 millions par an. Le taux de fécondité passa lui de 1,89 à 1,17 enfants par femme. Dans le même temps, la mortalité explosa et le nombre de décès passa de 1,65 à 2.15 millions chaque année. La population au cours de cette décennie déclina en moyenne naturellement (naissances moins décès) de 543 507 habitants, une baisse compensée par une forte immigration de l’ex-URSSS vers la fédération de Russie.

- La période, 2000-2016 a vu un redressement démographique totalement imprévu par tous les analystes, think-tanks et démographes. Au cours de ces 16 années, le nombre de naissances ne cessa d’augmenter et la mortalité de diminuer. Le nombre de naissances remonta de 1,2 à 1,9 millions de personnes tandis que dans le même temps le la mortalité ne cessa de diminuer, passant de 2,3 millions de décès par an à 1,8 millions en 2016.

- Conséquence de ce redressement démographique, dès 2009 la population russe ne diminue plus, mais augmente, avec un solde migratoire positif et faible, maîtrisé à autour de 250 000-300 000 personnes par an. En 2013, 2015 et 2016, la population russe augmenta même naturellement, de quelques dizaines de milliers de personnes et ne diminua naturellement que de 2.226 personnes en 2016.

Les données démographiques pour 2017 sont en ligne et sont tout aussi surprenantes qu’inquiétantes.

La natalité s’est effondrée en 2017 avec 1 689 884 naissances contre 1 888 729 naissances en 2016 soit une chute très inquiétante de 10,1 %, ramenant le nombre de naissances à un volume à peine plus élevé qu’en 2007, où le nombre de naissances avait atteint 1 610 122.

La population a baissé naturellement sur l’année de 134 456 habitants, baisse compensée par une immigration permanente elle aussi en baisse, de 172 551 habitants, permettant d’obtenir une hausse globale de population de 38 095 habitants pour 2017.

- Dans la Russie centrale la baisse des naissances aura été de 10 % avec des chutes impressionnantes dans les petites villes désindustrialisées : -14 % dans les oblast d’Orlov, Riazan, Briansk, Vladimir, ou -12 % dans celui de Lipetsk. Moscou ne voit le nombre de ses naissances ne diminuer que de 7,8 %. La Russie centrale produit 25 % des naissances totales du pays.

- Dans le district du nord-ouest la diminution des naissances est de 10,5 % avec des effondrements en Carélie (-13,7 %), dans les oblast de Pskov et Novgorod (-14 %), ou dans le district des Nenets : -16,5 %. Saint Petersbourg s’en sort un peu mieux avec une baisse de -8,7%. Le district du nord-ouest produit 9% des naissances du pays.

- Le district fédéral du sud voit lui le nombre de ses naissances diminuer de 10,5% avec des baisses particulièrement fortes en Adiguée (-12,2 %) et dans les oblasts de Rostov et Volgograd (-11,5 %). Les meilleurs résultats de ce district sont obtenus en Crimée ou le nombre de naissances ne diminue que de 8,8 %. Le district fédéral du sud produit 10 % des naissances du pays.

- Dans le district du Caucase nord, la baisse est de 6 %, marquée surtout en Ossétie du nord, mais aussi en Kabardino Balkarie et en Karaevo-Cherkessie, les deux zones avec de fortes minorités russes ethniques comptant pour 20 et 30 % de la population. Les républiques nationales du Caucase du nord (Daguestan, Ingouchie et Tchétchénie) ne voient le nombre de leurs naissances ne diminuer que de respectivement 4,9 %, 1,8 % et 0 % en Tchétchénie, où le nombre de naissances ne baisse pas. Ces trois entités territoriales, qui représentent 5 millions d’habitants soit 3,5 % de la population du pays, ont « produit » en 2017 88 000 naissances, soit 5 % des naissances du pays, un chiffre stable depuis 2007. Néanmoins ces trois républiques sont en tête des sujets de la fédération de Russie pour le ratio du nombre de décès par rapport au nombre de naissances. En Ingouchie, ce ratio est de 19,4 %, 22 % en Tchétchénie et 30% au Daguestan. Suivent Tiva (40 %) et l’oblast de Tioumen avec 55 %. Pour information, le district du Caucase nord produit au total 8,5 % des naissances du pays.

- Le district de la Volga connait une baisse des naissances de 13,5 % (!) avec des baisses fortes dans l’oblast de Kirov (-15,8 %), en Oudmourtie (-14,9 %), en Tchouvachie (-15 %) ou dans le Krai de Perm (-14,2 %). La situation est un peu meilleure en Bachkirie et dans l’oblast de Nizhny Novgorod (-11,6 %), le Tatarstan connait lui une baisse de 13,9 %. Le district de la Volga produit 19,5 % des naissances du pays.

- La situation en Oural est un peu meilleure avec une baisse de 10,8 %, principalement marquée dans les oblasts de Tcheliabinsk (-12,6 %), de Kourgan (-11,2 %) et Sverdlovsk (-10,5 %) tandis qu’elle est un peu meilleure dans les oblast de Tioumen (-8,3 %) et le district autonome des Nenets avec une baisse de 8,5 %. L’Oural produit 9 % des naissances du pays.

- La situation est tout aussi préoccupante en Sibérie avec une baisse de 11,3 % et notamment dans l’Altaï (-12 %), dans l’Oblast de Tomsk (-11,8 %) et surtout d’Omsk avec une baisse de 14,3 %. La Sibérie produit 14% des naissances du pays.

- En extrême orient la baisse est de 10 %, particulièrement forte dans le district du Birobidjan (-13,3 %). À noter que Magadan ne connait par contre une baisse de naissances que de 1,7 %. L’extrême orient produit 5 % des naissances du pays.

La mortalité, elle, continue de diminuer en 2017, le nombre de décès atteignant 1 824 430, une diminution de 3,4 % par rapport à 2016 et le nombre de décès annuels le plus faible depuis 1992 où le pays avait connu 1 807 441 décès.

Il y a des raisons fortes à cela et la première d’entre elles est la chute continue des décès pour raisons extérieures à partir des années 2000.

Lire la suite de l’article sur stratpol.com

Alexandre Latsa, sur E&R :

Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :

 
 



Article ancien.
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12 Commentaires

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  • Il ne faut pas se voiler la face, la forte natalité vient surtout des populations non-slaves et non-orthodoxes.

     

  • si la periode 90/99 a vu un écroulement de la natalité , il n’est pas étonnant que 25/30 ans plus tard , on retrouve ce manque de naissances .
    Or 1990+25 = 2015 .La Russie va donc subir mathématiquement une faible natalité entre 2015 et 2030 .La Russie est vraiment le pays qui aurait tout intérêt à s’ouvrir à l’immigration, comme le fait le Canada .

     

  • Max, personne ne vous demande de vous voiler la face.
    1/ Personne n’empêche les slaves ou orthodoxe d’avoir des enfants, n’est ce pas ?
    2/ les Russes "non orthodoxes" ont bien le droit de faire autant d’enfant qu’ils veulent, n’est ce pas ?
    3/ Votre "forte natalité" des non slaves est toute relative. Avec 1,7 d’enfant par femme en moyenne en russie, il est pas difficile pour les "non slave" d’avoir "un fort taux". C’est comme si vous nous disiez "ne nous voilons pas la face, Zidane joue mieux qu’un paraplégique".

    On ne va pas demander au "non slave" d’arrêter d’avoir des enfants sous prétexte que les slaves ont décidé, de leur propre chef, de ne plus en avoir.

     

    • #1906026

      Y a pas de slave ou pas vu qu’ils sont tous russes. Leur fort taux de fécondité est principalement du à la politique de préservation de la vie qu’a mis en place Vladimir Poutin, pas d’avortement donc plus d’enfants.


    • #1907690
      le 25/02/2018 par Un Slave Orthodoxe
      2017 : une année charnière pour la démographie russe ?

      2/ les Russes "non orthodoxes" ont bien le droit de faire autant d’enfant qu’ils veulent, n’est ce pas ?



      Non, ils n’ont pas le droit de faire autant d’enfants qu’ils veulent, car ils sont sur le sol Slave Orthodoxe, donc, pas chez eux  !!. Nous savons très bien ce que veut dire une explosion démographique dans un pays ,où une population qui n’est pas lié ni historiquement ni génétiquement, ni religieusement, ni civilisationellement à une territoire ; bref- cette population, avec cette explosion démographique devient une tumeur, voir un cancer pour les Natifs.

      Voyez-vous, nous, les Slaves, nous ne sommes pas comme les Européens et encore moins comme les Français.

      Si les éléments politiques pathologiques et malintentionnés d’origine étrangère ont visé la France et la destruction de sa population Native - Françaises de pure souche, ( par des lois "antiracistes" et par des incessantes lavages de cerveaux ),

      nous, les Slaves, nous ne cèderons pas notre bagage génétique ( ni notre espace de vie qui risque de diminuer fortement à cause des étrangers nouveaux nés).

      Dites votre phrase dans un pays Slave, et vous allez avoir le crâne cassé la seconde qui va suivre.

      Respectueusement,
      Un Slave de Russie


  • #1905988

    Le chiffre essentiel qui manque à l’article de M. Latsa, mais que j’ai trouvé sur wikipedia, c’est le taux de fécondité pour 2017, qui est de 1,616, soit la pire année depuis 2012. Ce chiffre est moins mauvais que les chiffres bruts, car il inclut la baisse du nombre de femmes de 15 à 45 ans. En effet une partie de la baisse est explicable par l’entrée de la génération Eltsine dans l’âge adulte.

    Une réflexion toutefois. Si tant de naissances n’ont pas eu lieu en 2017, c’est que donc beaucoup de familles ont douté en 2016. Or cela coïncide avec les effets des "sanctions" occidentales commencées en 2014, notamment la chute organisée des cours du pétrole.


  • Les populations européennes d’origine (les blancs) n’ont pas très envie de faire des enfants, partout dans le monde.
    Parce que cette population est opprimée, parce qu’elle est de moins en moins libre. Parce qu’elle n’envisage pas son avenir sous les meilleurs auspices. Parce qu’elle a l’impression de sombrer. Parce qu’elle a été trahie, et continue de l’être.
    Parce qu’on la taxe trop pour financer les nids de coucous.
    Parce que les enfants sont devenus une lourde charge financière, à confier à des mains mercenaires.
    Parce que les gracieux enfants (tyrans et orphelins à la fois) deviennent parfois (souvent ?) des ados idiots et ingrats.