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Alcool plaisir et alcool pathologie

Parler d’alcool en France n’est pas simple. L’alcool est un problème, mais aussi une solution : il dissout les petits tracas quotidiens, le stress, la solitude. Il y a l’alcool plaisir, l’apéritif entre amis qui ponctue une journée de labeur ou de vacances, et l’alcool médicament, qui éponge au départ l’angoisse existentielle et finit en alcool pathologie. Pour les addicts, une tentation permanente au pays des 36 000 bistrots, en nombre pourtant décroissant : 200 000 en 1960, 500 000 en 1900 ! Les sorties du docteur Louis-Ferdinand Destouches sur ce brise-crâne national prenaient alors tout leur sens.

« Lorsqu’il boit, l’homme en est réduit à l’état de bête, une bête assoiffée, excitée. L’alcool entraîne une intensification de la violence déjà inhérente à la pauvreté et à l’univers misérable. En tout cas, il ne résout rien. »

(Voyage au bout de la nuit)

 

83 ans après la parution du chef-d’œuvre de Céline, quand la population rurale atteignait encore 20 millions d’âmes, les Français boivent heureusement moins de vinasse ou de tord-boyaux. Toutes les statistiques montrent, surtout depuis le boom économique des années 60, une baisse quantitative de la consommation moyenne par habitant, doublée d’une augmentation de la qualité de la production. Les appellations d’origine contrôlée (AOC devenue AOP en 2013), qui datent aussi de 1932, mais entérinées en 1947, sont passées par là. Que les lecteurs qui boivent occasionnellement ou modérément se rassurent, nous distinguons l’amateur partageant avec ses invités un cru délicat marié à des mets choisis, et l’ivrogne solitaire qui pleure parce qu’il ne peut s’arrêter tant qu’il n’a pas sombré dans un énième coma.

Yves Calvi :

« Vous l’avez bien compris, on est en France, c’est-à-dire qu’on dissocie… alcoolisation et goût du vin, le ministre de l’Agriculture est dans nos murs, on a une filière vino-viticole dans ce pays, il y a une culture du vin… Elle pose problème ou elle est compatible avec nos modes de vie ? »

Philippe Batel, alcoologue à l’hôpital Beaujon (Clichy) :

« Si je vous parlais comme ça, d’un produit, qui tue 49 000 personnes par an, qui est responsable d’un tiers des handicaps, qui coûte, dans ses conséquences sociales, 17,6 milliards d’euros… la principale cause de mortalité entre 15 et 30 ans, est-ce que vous regarderez ce produit comme on regarde aujourd’hui l’alcool ? La réponse est non… Eh bien il faut probablement changer notre regard en n’étant pas dans une attitude ayatollesque qui penserait qu’il faudrait que tout le monde arrête de boire, c’est loin de ma pensée. »

(Le choix d’Yves Calvi, RTL, le 7 mai 2013)

 

On ne va pas vous arroser de statistiques (2 à 4 millions d’alcoolo-dépendants, 800 000 hospitalisations par an, 140 morts par jour et une facture totale de 37 milliards d’euros pour le pays) qui ne disent pas la souffrance des alcooliques, pris en charge dans les hôpitaux et cliniques. Et encore moins la souffrance des familles, car un alcoolique c’est comme une grenade dans un lieu qu’on ne peut pas fuir : un stress permanent pour les autres (sauf évidemment si tout le monde picole). Si les Français sont réputés grands buveurs, dans tous les sens du terme, quantitatif et qualitatif, c’est parce que le vin est une culture nationale. Merci en passant aux Romains de nous avoir initiés aux joies de la vigne. Dans ce domaine, la France a atteint un niveau de raffinement inégalé. La connaissance des terroirs et de leurs particularités est sans limites. Chaque région possède sa spécialité en alcool plus ou moins fort, qu’elle fait partager à ses visiteurs et touristes. Il y a donc deux goûts de l’alcool : le goût proprement dit, le palais qui sait apprécier et distinguer les saveurs, arômes et autres parfums, un goût qualitatif, et puis l’autre, qui a besoin de l’ivresse, du vertige, de l’oubli, et qui fonctionne sur la quantité, la dose, comme on dit vulgairement. L’alcoolique sait exactement quelle est sa dose, c’est-à-dire la quantité d’alcool qui va lui permettre de passer de l’autre côté de la conscience, du déplaisir, de la souffrance. L’alcool étant le véhicule vers des contrées plus riantes, insouciantes, légères, sujet du magnifique Un Singe en hiver, avec Belmondo qui magnifie ou invente des souvenirs avec ce lyrisme que permet la désinhibition.

 

 

Un allègement des soucis, un sentiment de liberté, un retour à l’enfance, une plongée dans l’imaginaire. Là, l’alcool est médicament qui soigne à une vitesse fulgurante les âmes douloureuses. On retrouve l’anesthésiant (comme la cocaïne), qui endort les peines et réveille le timide, l’écrasé, rendant sa dimension à l’homme plié par les peurs et les interdits. C’est ce médicament, faute de mieux, que prennent quatre millions de Français, chaque jour, et qui dégénère en dépressions encore plus lourdes que celles qu’on voulait fuir, en cirrhoses et autres déflagrations organiques. Pas la peine de convoquer les chiffres de l’Assistance publique, l’alcool représente pour le ministère de la Santé le fléau numéro un, au gré de la puissance du lobby viticole ou vinicole à l’Assemblée. Et puis, les députés comme les sénateurs s’en mettant dans leurs bars respectifs et leurs restaurants préférés tellement dans le cornet, qu’on ne comptera pas sur eux pour rappeler chaque jour combien l’alcool peut être dangereux. C’est une drogue qu’on doit apprendre à maîtriser, ou alors on n’y touche pas. Sinon, il y a la fumette, autre médicament spontané dont la consommation est, elle, interdite par la loi. Enfin, en théorie. L’herbe ou le haschich provoquant quand même moins de dégâts que l’alcool, considéré comme une drogue dure par l’OMS (organisation mondiale de la santé).

Un lycéen de 15 ans :

« Quand t’es bourré t’es plus heureux, quoi. »

(20 Heures TF1, le 2 septembre 2008)

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Recevant un alcoologue, Yves Calvi montre le bon exemple

 

Philippe Batel :

« Il se constitue jusqu’à l’âge de 25 ans, le cerveau… Il y a une zone du cerveau très profonde qui s’appelle le système limbique… qui gère quelque chose d’extraordinaire, qui est le sentiment de satiété. J’ai bu, j’ai plus soif, j’ai faim, j’ai mangé, j’ai plus faim, j’ai une envie sexuelle, elle est rassasiée. Et que le bombardement par l’alcool de cette zone-là va créer une véritable bombe à retardement. On sait aujourd’hui que ces adolescents, quand on les suit 20 ans après, ils vont développer une sensibilisation extrêmement importante à l’ensemble des produits psychoactifs et développer une dépendance, non seulement à l’alcool, mais aussi à d’autres produits 20 ans après. »

Yves Calvi :

« Vous avez dit bombe à retardement Philippe Batel, ça veut dire que vous nous annoncez un possible tsunami d’alcooliques. »

Batel :

« Ils vont être rattrapés à 35 ans au premier stress professionnel et ils vont développer une alcoolodépendance, on les voit déjà. »

(Le choix de Yves Calvi, RTL, le 7 mai 2013)

Oui mais voilà, des individus préfèrent confier leur détresse à l’alcool, et préfèrent donc l’alcoolisme au malheur. Tout le problème est là, surtout que la pente alcoolique – le déplaisir et l’addiction – ne survient pas tout de suite : l’alcool, ce petit diable, est un plaisir à crédit. La note – l’ardoise, quand vient le moment de régler l’addition – tombe plus tard, beaucoup plus tard, quand il est trop tard. Oui, il faut le dire, il est agréable de boire, de s’en jeter un, de s’arsouiller entre potes, de partager un champagne avec son partenaire amoureux. La volonté qui permet de résister à ce plaisir ou de le dominer doit donc être très forte. Tout dépend aussi de la nature du buveur : le bûcheron de 120 kilos pourra se désaltérer sans trop d’effets secondaires avec quelques formidables de bière, tandis que l’adolescente de 17 ans tombera dans les pommes après deux ou trois vodka-pomme. L’OMS conseille donc aux femmes de boire au plus deux verres par jour, et trois pour les hommes. Conseil qui, comme le coup des cinq fruits et légumes, n’affecte pas les grands buveurs. La force de l’appel de la forêt étant sans commune mesure avec les timides phrases adressées à la Raison… Que peut Jiminy la conscience face aux tentations terrestres que Pinocchio va expérimenter ?

 

 

Chloé, 33 ans, dépendante depuis sept ans, une parmi les 600 000 Françaises alcooliques :

« Et je sens qu’il y a une main qui m’agrippe à l’intérieur de moi, qui demande de l’alcool. »

(Zone Interdite, M6, 16 mars 2014)

Justement, ce sont les avancées récentes (depuis les années 1960) en matière de biologie et de pharmacologie qui ont livré la clé de l’addiction, cet impérieux besoin de boire. Pour comprendre comment fonctionne le manque, il faut d’abord savoir que le cerveau possède une aire de la récompense. C’est-à-dire qu’une action gratifiante sera à la fois mémorisée, et si possible, renforcée. Tout sera fait pour que le plaisir soit renouvelable, et renouvelé. Les drogues activent ce système de la récompense en mettant en branle la dopamine, ce neurotransmetteur qui déclenche le signal magique. C’est d’ailleurs par ce moyen chimique que les grands cocaïnomanes suractivent les chemins de la récompense, brûlant au final les synapses et grillant les neurones concernés (on appelle ça des schèmes spatio-temporels). C’est pourquoi l’on voit beaucoup de stars du showbiz (politiques compris) complètement défaites, déprimées à mort, vidées de toute joie, dans les cliniques spécialisées. Le prix à payer pour rester tout en haut. Au centre hospitalier Sainte-Anne, il y a un service pour les « femmes de tête », politiques, patronnes et intellectuelles alcoolo-dépendantes… Si l’alcool facilite la libération de dopamine dans notre cerveau, alors il peut être considéré comme une automédication, ainsi qu’un réflexe dangereux qui peut se transformer un jour en malédiction.

Christophe Lambert :

« C’est terrible l’alcoolisme, l’alcoolisme c’est quelque chose qu’on ne contrôle plus… au bout d’un moment y a une telle honte qu’on le cache, à partir du moment où on se cache pour boire c’est qu’on a un vrai problème… Chuis tombé dans les poncifs qu’une vie de show-business peut amener, les boites de nuit, l’alcool… »

(Le Grand Journal de Canal+, 30 mars 2011)

« C’est là qu’interviendrait le baclofène, comme relaxant musculaire [auparavant utilisé pour soulager les sclérosés en plaques], il agit en inhibant les neurones responsables de la contraction involontaire des muscles ; ce faisant, il inhibe aussi les neurones du système dopaminergique, le système de récompense est donc bloqué, le craving disparaît. »

(Alcoolisme, la promesse du baclofène, Arte, 31 octobre 2014)

Après moult remous dans le monde médical, le baclofène a été testé puis autorisé en prescription par l’ASM (l’agence de sécurité du médicament), mais toujours sans AMM, la fameuse autorisation de mise sur le marché. Ce qui n’empêche pas 6 000 médecins de l’administrer à 50 000 patients. Un médicament qui partage toujours les spécialistes (il y a d’autres raisons, plus bassement économiques et concurrentielles, avec le Selincro par exemple, mis sur le marché européen fin 2013), élargissant le fossé entre partisans de l’approche psychothérapeutique et partisans de la médication basée sur les neurosciences. Avant le baclofène, les alcoologues disposaient de médicaments qui accompagnaient le sevrage, l’arrêt brutal de l’alcool pour le patient. Qui craquait souvent, revenait en cure, ne sortait jamais vraiment de l’enfer, ou alors fragilisé. Depuis le baclofène, les psychothérapeutes insistent sur la dimension psychique de l’alcoolisme, qui ne peut se traiter simplement par la perte de l’appétence pour le produit. L’alcool n’étant pas la cause, mais la conséquence d’un mal-être, à rechercher dans la construction de l’alcoolique. Lors du documentaire d’Arte, un client parle de son rapport à l’alcool au médecin qui le suit dans le cadre du programme baclofène/placebo (on refile du baclofène aux uns, un placebo aux autres, et on étudie les résultats) :

« Je le prends comme une habitude, pas comme un besoin essentiel… On se sent pas alcoolique… J’ai des grands-parents paternels qui étaient imbibés comme des éponges, mon père biologique il est mort de ça, ma mère… pour soutenir sa maladie, elle se laissait aller au whisky. »

 

On peut transposer la phrase de Choron « on trouve toujours plus con que soi » en « on trouve toujours plus alcoolique que soi ». Le docteur Jaury, qui défendit l’utilisation de méthadone comme substitut à l’héroïne il y a 30 ans, défend aujourd’hui celle du baclofène. Il était à l’époque considéré comme un dealer en blouse blanche et un criminel, selon ses propres termes. Il rappelle ce qui devrait être une évidence pour tout le monde : au départ il y a une souffrance, qui est soignée par le médicament alcool. Débarrassés du craving, le besoin de boire, les patients traités avec succès au baclofène rêvent désormais de pouvoir « boire comme tout le monde ». L’abstinence, qui était autrefois l’objectif du traitement, devient presque secondaire.

Le fait que personne ne soit d’accord sur la définition de l’alcoolisme ne simplifie pas les choses. Pour Philippe Batel, le spécialiste médiatique numéro un, c’est le besoin qui fait l’alcoolique, même avec un seul verre par jour. Pour l’OMS, c’est l’observation d’un comportement dépendant qui perturbe la santé, la vie affective et sociale d’un individu. Il y a x définitions, et autant de degrés d’alcoolisme, dont les racines plongent dans le psychisme, les accidents de la vie (la perte d’un être cher, d’un emploi stable, un divorce sanglant, une dépression carabinée), ou même le contexte culturel, qui valorise chez nous la prise de boisson. La carte de France de l’alcoolisme désigne la Bretagne et le Nord, dont l’histoire économique et sociale peut expliquer le haut niveau de consommation. Le Sud-est n’est pas mal non plus, dans le genre. Là, on peut penser que l’épicurisme fait de soleil, de farniente, de pétanque, en un mot de vie plus douce, encourage l’apéritif…

 

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Il est pastis moins le quart !

 

Pour clore le chapitre baclofène, sachez que l’étude menée auprès de 320 patients, les uns croquant des comprimés réels, les autres du placebo, a surpris à la levée de l’insu (on apprend au patient s’il prenait du baclofène ou du placebo) : les groupes placebo et baclofène ont obtenu sensiblement les mêmes résultats ! Ce qui accrédite la thèse des « psychologistes », qui soulignent l’importance de la prise en charge par un thérapeute, la volonté de guérir et la force de l’autopersuasion des patients concernés. La prise de médicaments, efficaces sur le craving, se doublant d’un travail en profondeur sur le psychisme de l’individu, pour trouver ensemble ce que la prise d’alcool vient combler. Un psychiatre distinguant même les deux types de dépendances qui affligent l’alcoolique : la physique, traitable en deux semaines par les techniques habituelles de sevrage, et la psychologique, qui varie d’une personne à l’autre. Mais pour faire disparaître cette « mémoire du plaisir de boire », il faut plus de deux semaines. Parfois des années. Une patiente guérie au baclofène de son besoin de boire, affirmant qu’elle en garde toujours le… désir :

« Depuis un an je n’ai pas pris une seule gorgée d’alcool, mais après j’ai trop peur d’aimer ça à nouveau. »

Relativisons la prise en charge psychothérapeutique personnelle ou collective en France : les 600 groupes de parole des Alcooliques Anonymes ne réunissent que 7000 membres, sur près de cinq millions d’alcooliques…

« L’alcoolisme est la pathologie psychiatrique la moins bien prise en charge. Moins de 10 % des alcooliques sont traités, contre 40 % à 60 % des dépressifs et 80 % des schizophrènes. »

(Michel Reynaud, psychiatre à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, in Le Monde du 6 septembre 2013)

 

Le baclofène n’est pas tout seul sur le marché. En 2006, un petit labo (D&A Pharma) détourne un produit connu du grand public comme étant la drogue du viol, le GHB, pour en faire un coupeur d’envie de boire, l’Alcover. Et afin qu’elle ne soit pas utilisée à des fins criminelles, la molécule a été synthétisée sous forme de cristaux bien visibles. Au-delà de cette anecdote, on rappelle que c’est Henri Laborit – encore lui, décidément – qui a mis au point l’ancêtre du GHB, anesthésiant qu’il appelait Gamma-OH, dans les années 1960. Pour la petite histoire, il s’en est injecté lui-même toute sa vie, sans ressentir d’effet de manque. Le Gamma-OH, ou molécule du bonheur, le mettait dans un état propice à la créativité, qu’il exerçait dans le domaine biologique, générant de nombreuses retombées en pharmacologie. Le plus drôle, c’est que ce produit a été un temps en vente libre, les hippies en prenaient, pour se nettoyer de la société de consommation et de toutes ses contraintes et inhibitions intériorisées. Ensuite, ils pouvaient planer, s’épanouir, et s’adonner à toutes les choses qu’on attribue aux hippies : l’amour libre, la fraternité, le retour à la terre, la vie harmonieuse en collectivité, l’élimination de l’agressivité, de l’esprit de compétition… Une philosophie de la dépossession qui ne cadrait pas tellement avec les préceptes bourgeois de la société occidentale, qui s’empressa d’interdire le produit en Amérique du Nord. Le GHB ressurgira 20 ans plus tard sous forme d’ecstasy, et de pilule du viol dans un dosage supérieur : à faible dose, il a un effet désinhibiteur ; au-delà, il conduit à des états hypnotiques avec séquelles amnésiques… Le Gamma-OH est donc à l’origine du baclofène, de l’Alcover (testé par Batel), et du Selincro, un médicament danois qui permet théoriquement aux alcooliques de pouvoir reboire, sans rechuter dans l’alcoolisme. On n’arrête pas le progrès !

 

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Le mode de vie hippie a été tourné en dérision car il s’attaquait, dans une inspiration purement chrétienne, aux bases de la société bourgeoise matérialiste.

« Auparavant l’ivresse était un accident de l’alcoolisation. On avait des jeunes qui ne savaient pas la quantité suffisante pour être bien et au-delà duquel ils allaient être trop mal… Aujourd’hui ils savent très très bien parce que en gros, l’ivresse, la défonce, c’est ce qu’ils recherchent… Ils parlent de montée, ils parlent de défonce, de descente. »

(Philippe Batel, RTL, le 7 mai 2013)

Il est étonnant de penser que quelques microgrammes d’une molécule chimique peut modifier à ce point un comportement, pathologique ou pas. Les effets d’un désinhibiteur sur un individu déprimé ou en manque le mettent dans un état de soulagement, voire de béatitude, immédiat. Cela le déconnecte des interdits sociaux, qui l’aliènent au-dedans. Cette libération chimique de l’individu, que recherchent tous les drogués depuis la nuit des temps, est désormais techniquement possible. Simplement, il y a un moyen d’aboutir au même résultat (la béatitude), et de manière plus durable et moins dangereuse, sans la chimie ou l’alcool, ces eaux qui donneront toujours soif. Sauf que cela demande de faire soi-même, avec ou sans aide, ce chemin de libération mentale. Par l’information, la connaissance, et de nouvelles relations avec les autres. Il est évidemment plus facile de vider un verre que de s’interroger sur ses déterminismes familiaux, biologiques, et sur la finalité de la vie. Il y a la voie de l’oubli, rapide et courte, et la voie de la connaissance, plus longue et plus difficile, selon le Christ, mais ça vaut le coup. Et, à propos d’alcool, que les épicuriens se rassurent, le Nazaréen n’était pas un adepte de l’abstinence, permettant à ses apôtres de picoler de temps en temps (leur vie n’était pas forcément facile en Palestine, surtout avec un programme politique ambitieux et subversif, écouter le Messie n’empêchait pas de faire un peu la fête) : il demandait juste de ne pas verser dans l’excès. Sachant trop la faiblesse de la nature humaine…

L’alcool plaisir, à découvrir chez notre partenaire Sanguisterrae :

Sur les problématiques de santé, chez Kontre Kulture :

 
 



Article ancien.
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55 Commentaires

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  • #1224617
    le 09/07/2015 par Christophe Hondelatte met sa veste noire et il s’en va accompagner de ces (...)
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    L’alcool est la preuve que le cœur piétine.


  • #1224624
    le 09/07/2015 par niko
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Tout en abondance est mauvais
    ont peut boire mais faut juste savoir ce raisonné
    boire quelques bières entre potes c’est de l’alcool partagé et de l’amitié

    mais boire seul le soir pour oublié la violence de la société c’est ce tué à petit feu

    voilà

     

    • #1224689
      le 09/07/2015 par Christophe Hondelatte met sa veste noire et il s’en va sans rien dire de (...)
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Argument dénué de véracité car seul ou avec des amis ne change rien, l’importance c’est la quantité et la qualité des liquides pénétrant dans l’organisme même si il est juste d’admettre que la consolation et l’euphorie ont plus de chances d’’être présents avec des amis qu’avec sa propre solitude .


    • #1224858
      le 09/07/2015 par STEF de MARS
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Tout n’est pas cirrhose dans la vie.


    • #1225006
      le 10/07/2015 par bistouri
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Encore faut-il encore pouvoir ce rassembler entre potes sans l’intermédiaire de l’alcool plus souvent qu’avec.


    • #1227269
      le 12/07/2015 par kasiar
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Détrompez-vous camarade, l’influence bien souvent par trop négative vis à vis de la compagnie de plochtrons peut s’avérer dangereux. Du moins en ce qui concerne la jeunesse


  • #1224637
    le 09/07/2015 par Mehdi
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Superbe article, très fouillé et très bien écrit ! Bravo à la rédaction ! On pourrait ajouter à tous ces remèdes médicamenteux ou placebos, deux chemins de libération plus sains et plus profonds : le sport et la spiritualité.

    La pratique sportive régulière vous éloignera de facto de la picole. D’une part, parce qu’elle est incompatible avec une bonne performance et une bonne récupération, et d’autre part, parce que votre corps aura déjà une bonne dose de dopamine à disposition et n’en redemandera pas. Alors, bien sûr tout dépend de l’intensité et du sérieux de votre entraînement et vous n’allez probablement pas devenir abstinent (c’est pas forcément l’objectif de tous en même temps) mais je peux témoigner que le sport, la boxe anglaise en l’occurrence, a été pour moi une aide puissante pour baisser drastiquement ma consommation. Ce qui ne m’empêche nullement de boire mon demi ou mon verre de vin le week-end avec les potes ou la copine ; j’ai pas besoin de plus.

    Cette pratique intensive du sport est allée de pair avec une recherche spirituelle, depuis toujours latente en moi. Dieu nous a donné un corps, une âme, un intellect ; il nous a donné un trésor qu’on ne peut pas détruire sciemment. La vie ne nous a pas tous gâtés et on est tous à gérer les épreuves qu’elles nous imposent et à naviguer à vue, mais appuyer vous sur les autres, puisez en eux, puisez en vous et en votre armure spirituelle !

    Courage mes frères et mes sœurs (on les oublient souvent) !

    Un ancien naufragé de la picole

     

    • #1224795
      le 09/07/2015 par Paul
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi concernant le sport. Le sport permet à l’organisme de récupérer, de se purifier, et donc d’être plus fréquemment disponible pour se remettre dans un état de forte alcoolisation. Et on a de nombreux exemples de sportifs de haut niveau devenus alcooliques.


    • #1224826
      le 09/07/2015 par Mehdi
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      @ Paul
      Oui, c’est aussi vrai dans certains cas mais pas en général. Pour les sportifs de haut niveau, il y a d’autres mécanismes qui peuvent expliquer l’alcoolisme (la pression de la compétition, la célébrité, le changement de milieu social induit par le succès...). Il y a aussi des gens véritablement dépendants au sport et à la sensation de bien-être qu’il procure qui sombreront dans la drogue ou l’alcool après avoir cessé leur pratique. Il y a sûrement des raisons hormonales dans ce phénomène.
      Mais regarde les sportifs "lambda" autour de toi et tu seras forcé de reconnaître qu’ils boivent beaucoup moins que les autres...

      Bien à toi


    • #1224875
      le 09/07/2015 par Lombricus
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Votre intervention me fait penser à George Best. Bien qu’il soit mort de son alcoolisme, ses déclarations ont toujours montré une assomption qui m’a toujours impressionnée.
      "j’ai dépensé beaucoup d’argent dans l’alcool, les femmes et les voitures, le reste je l’ai gaspillé" disait-il par ex.
      Une preuve que tout est dans le mental, même si les entrainements du matin ne devaient pas toujours être folichons.


  • #1224649
    le 09/07/2015 par Christophe Hondelatte met sa veste noire et il s’en va accompagner de ces (...)
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Très bon article, je pense néanmoins qu’il serait intéressant de différencier les alcools car tous n’ont pas les mêmes conséquences sur la santé et l’organisme d’une personne, en effet nous savons par exemple que les vins autres que les vins rouges sont meilleurs pour l’activité cardiovasculaire, la modération doit être tout de même de mise, les composants entre les vins varient, c’est analogue pour les autres types d’alcools bien que les vins dont les non rouges apparaissent comme les plus adaptés et équilibrés pour la santé .


  • #1224667
    le 09/07/2015 par dani
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Il faut remettre l’alcool au même niveau que toutes les autres drogues.
    pourquoi il y a des bar ou on peut se défoncer à l’alcool et pas de bar à opium, coffee shop,... comme dans d’autres cultures ?

    personnellement j’ai arrêté de boire de l’alcool, on redécouvre la vie, étant "conspirationniste" je trouve ça scandaleux d’inonder le marché d’alcool sans responsabiliser les gens, je me demande souvent si il n’y a pas intention de nuire, je pense que l’alcool c’est un peu le round up de la révolution.

    à chaque époque ses rituels.

     

    • #1224708
      le 09/07/2015 par Xavier57
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Les gens ne savent plus boire... Les jeunes se soûlent à la vodka bon marché et les poivrots à la piquette. Quel français sait, encore aujourd’hui, reconnaître un bon vin et l’apprécier ? Le vin fait partie de notre culture et de notre patrimoine. Évidemment, il faut savoir se modérer. N’est-il pas plus conviviale de partager une bonne bouteille de Gewurztraminer entre amis plutôt qu’un "repas" dans le premier fast-food venu ? Je n’ai pas à choisir entre le kebab et le farfel. Je préfère un bon bœuf bourguignon.


    • #1225032
      le 10/07/2015 par Matthieu
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      "Il faut remettre l’alcool au même niveau que toutes les autres drogues."

      Désolé Dani, mais ma bouteille d’Ardbeg entamée il y a près d’un an n’est pas d’accord avec ce message.

      Vous avez peut-être rédécouvert la vie sans boire, mais tout le monde n’est pas comme vous, il existe certainement des millions de gens qui boivent par alcoolisme, et des millions en sont morts (comme des millions sont morts à cause de mauvaises habitudes alimentaires) mais il y en a des millions qui boivent seulement de temps en temps pour savourer un bon vin ou un bon digestif, s’aérer l’esprit, comme d’autres écoutent un bon disque de jazz. Les deux vont même très bien ensemble (tout est question d’accord : si de la vodka-redbull va sur du Lady Gaga passé à 130 décibels au milieu de jeunes décérébrés, un bon whisky ou un bon rhum en écoutant du Miles Davis n’est pas une dimension négligeable, mais tout cela n’est peut-être que subjectif...)

      Si on retirait déjà les alcools dégueulasses des mélanges sucrés (pour boire plus et plus vite car sentant moins l’alcool, et pour pas cher, ce sont ces alcools-là qui tuent le plus les jeunes, pas des alcools de qualité vendus chers - c’est le bon sens même) on ferait déjà un grand pas...


  • #1224671
    le 09/07/2015 par Clara Imbert
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Je me sens directement concernée par cet excellent article (à travers mon père) qui fréquentait beaucoup les bistrots et picolait... j’ai vécu tout cela durant toute mon enfance et une partie de mon adolescence (il n’est plus, je l’ai perdu à l’âge de 14 ans) et sa mort (AVC) est due en grande partie à sa consommation d’alcool et de (cigarettes).

    Il buvait beaucoup, il appréciait particulièrement le vin rouge et blanc et parfois la bière et il était toujours dans un état second, ailleurs, absent et cela m’a beaucoup affecté... j’ai du mal à le dire mais il était (alcoolique non suivi) je dirai livré à lui-même.

    Je me suis toujours interrogée sur l’interdiction de consommation d’alcool chez les musulmans, cela m’interpelle et je me dis que Dieu leur a envoyé une certaine sagesse, raison et je trouve cela incroyable !

    Je n’ai jamais bu d’alcool et donc jamais connu l’ivresse.

     

    • #1224866

      Clara,
      chez les chrétiens si l’on lis mieux certains passages il est prohibé de boire de l’alcool sauf pendant les jours saints,
      après libre a chacun, je viens d’une région de viticulture dont mes plus anciens ancêtres sont vignerons,
      je n’ai pas connu d’alcoolique mais en effet un alcool traditionnel faisant parti de cette culture, (avec le vin dans la soupe des mon plus jeune age)
      et pourtant adulte je ne boit pas d’alcool


    • #1225199
      le 10/07/2015 par MaxC
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      @Clara

      Je te comprends, moi c’est ma mère qui a souffert de ce fléau, je crois même depuis toujours, et ça a été très loin jusqu’à la tentative de suicide et ça marque un gamin. Mon père avait lui l’alcool gentil, le week-end assis à la table, le pichet et le godet à portée de bouche, c’était le moment idéal pour lui demander des autorisations pour sortir ou cinq francs d’argent de poche (pour le mois), sans ça il était stressé et féroce et il ne valait mieux pas le titiller quand il n’était pas de bonne. Comme quoi.

      Je ne bois pas non plus mais sans être non plus un ayatollah de la binouze. Plus jeune il m’arrivait de boire un verre ou deux lors d’occasions particulières et j’ai aussi déjà pris de rares murges et franchement l’ivresse n’en vaut pas la chandelle. L’état gueule de bois c’est vraiment une misère.


    • #1226433
      le 11/07/2015 par Giustizia
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Chère Clara, toute addiction est mauvaise, mon père c’était le poker ! Quand j’ai rencontré mon mari, musulman, j’ai été conquise pas l’interdiction de boire de l’alcool (et tout produit qui fait perdre la raison, comme la drogue), j’ai trouvé cela juste tellement logique, ne serait-ce que pour la paix des familles. Salutations


  • #1224698
    le 09/07/2015 par glitch
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Sans alcool vaut mieux que cent maux.


  • #1224739
    le 09/07/2015 par anony
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Evidemment que l’alcool peut être la pire des drogues, mais il va de soi qu’il y a boire et boire.
    Au-delà de la pénible déchéance vécue par certains, l’alcool, le vin surtout, peut être aussi un réconfort, une façon de se retrouver, un art et un apprentissage du goût, également (l’article le rappelle, heureusement).
    En France, c’est un pan de notre histoire, quasi bi-millénaire, ou, parti du nord-Dauphiné, les Romains, sur les coteaux rhodaniens, initièrent cette culture qui symbolise si bien notre nation aujourd’hui, (un symbole identitaire, presque.)
    Je pense qu’en se modérant, et en affinant sa culture via l’oenologie, on évite les dangers et on assainit son approche de l’alcool.

    (le vin rouge peut aussi prévenir du cancer par son effet anti-oxydant, à ne pas oublier !).


  • #1224855
    le 09/07/2015 par STEF de MARS
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    L’alcool est le pire ennemi de l’homme...
    mais la Bible nous enseigne d’aimer nos ennemis !


  • #1224914
    le 09/07/2015 par Mustapha K
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    La moitié des crimes sexuels sont commis sous l’empire de l’alcool !

    combien d’enfants auraient été epargnés sans ce poison diabolique..

    Pour les autres crimes violents je connais pas la statistique mais je suis sur que l’alcool est souvent present

     

    • #1229192
      le 15/07/2015 par Drôle de dame
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      L’alcoolisme (l’abus d’alcool) est une tentation, tout comme la luxure et les abus sexuels. Au risque de rebuter les personnes matérialistes (puissent-elles ne pas m’en tenir rigueur, je m’adresse aux autres), il faut dire, pour compléter cet exposé, qu’il y a des démons de l’alcool (ou du sexe) qui nous poussent en permanence au vice, et plus on se laisse aller, plus ces démons prennent en quelque sorte possession de nous même, notre volonté se cale de plus en plus sur la leur. Les démons à l’œuvre sur terre sont si nombreux que si on pouvait les voir, d’après le Padre Pio, on ne pourrait plus voir la lumière du soleil. Pour remonter la pente, il faut s’évertuer à pratiquer la tempérance et l’abstinence et prier pour en avoir la force (la Ste Vierge surtout)*. Bon courage !


  • #1224923
    le 09/07/2015 par roots
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    L’alcoolisme coûte 37 milliards d’euros à l’État. OK. Et ça rapporte combien par contre avec les taxes sur l’alcool ???


  • #1224984
    le 10/07/2015 par jesusmariejosef
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    5 millions d alcoliques en France, parait il, mais combien de depressifs non alcoliques 15, 20 millions ?


  • #1225039
    le 10/07/2015 par babaPunk
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    le mouvement Hippie a surgit aussi avec la propagation du LSD et prend des racines dans le mode de vie Hindou, le fameux voyage en Inde Initiatique.

     

    • #1225318

      A tel point qu’avec les "neo hippie" actuels certains ne reviennent pas de leur séjour en inde complétement drogué incapable de revenir au réel goa etc...


    • #1225334
      le 10/07/2015 par bourdieusien
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Les hippie c’est Tavistock ... Faut vraiment etre abruti pour croire qu’avoir les cheuveux long (pour un homme) c’est lutter pour la condition des prolétaires.


  • #1225090

    Comme pour bon nombre de produits ou de sentiments, c’est l’excès qui crée la dépendance et qui Tue.
    J’ai 34 ans et suis issue d’une famille de cafetiers (Je peux maintenant dire : "30 ans de bistrot, jamais vu ça...") dans un village (très différent de ceux de centre-ville). Plus sérieusement, je trouve que l’on ne parle pas assez du rôle des grandes surfaces dans la distribution de l’alcool.
    Les petits bistrots se meurent, répression (un gendarme m’a encore dit récemment : "on va vous les fermer vos bistrot de M...." !), poids économique pour les clients (une biére=2,2€ au bistrot, combien pour 24 en supermarché ?),démographie, image négative...
    Le bistrot est un lieu d’échange, de vrai lien social ou s’il on a trop bu ou que l’on raconte n’importe quoi, il y a toujours quelqu’un, dont moi pour remettre a sa place la personne et ou ne plus la servir. Quid de ceux qui boivent chez eux ? Il y’a 10 ans, fermeture a minuit, des piliers de comptoir et vente N°1 ; la bière. Actuellement, fermeture 20h, les piliers de bars sont très très rare et boisson N°1 la flotte. C’est pour moi le signe que les clients viennent pour échanger, discuter, voir des gens qu’ils ne voient plus autour d’eux (famille, voisins,...) et a mon petit niveau, je blague et ironise pour faire passer des messages, souvent ER compatibles car j’évite les sujets politiques ds le bistrot mais au moins je court-circuits, un peu ce que mes clients souvent retraités voient a la téloche !
    6000 bistrots disparaissent par an (a peu prés comme les postes des villages) Mais combien d’ouvertures de drive et supermarché ?
    L’alcool est un fléau (grâce auquel nous avons gagné 14-18 ;) )mais vu l’acharnement répressif et économique (je gagne moins d’un smic pour 70 heures semaine, le RSI me prenant la moitié du benef annuel, avant impôts !) contre les bistrots, ce n’est pas l’alcoolisme qu’ils combattent mais le vivre ensemble (le vrai), la communauté de village et le cash !
    Sans bistrot, nos villages deviennent des cités dortoirs ou l’on se bourre la gueules a domicile pour pas cher (merci Mulliez) en matant le JT après le boulot sans personne pour vous apporter la contradiction et ou l’on ne parle même plus avec son voisin.
    Il y a 20 ans, il y avait 20 bistrot ds mon village de 1100 âmes, aujourd’hui il en reste 2 mais bientôt 1 seul, dans qqs mois, j’irais pointer mais sans droit au chômage....

     

    • #1225164
      le 10/07/2015 par rico
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Votre témoignage, mon bon monsieur est saisissant. Descendant de deux grand-pères vignerons dont un bistrotier, je suis entièrrement d’accord avec vous. L’avenir (le seul, le vrai) se situe en milieu rural où, effectivement, le bistrot (jadis la taverne, qui faisait restauration et gîte aussi) est le seul endroit où les gens venaient échanger, décompresser, etc...

      La vision moderne de la boisson est une vision américanisé, c’est à dire non-assumée et de biture. Ce n’est pas notre culture. Je ne nie pas les dégats et les victimes liés à l’alcool, cependant il est important de promouvoir la qualité de nos boissons culturelles (et non la biture expresse aussi appelée "binge drinking", phénomène qui nous vient des anglo-saxons...)


    • #1225168
      le 10/07/2015 par Lucette
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Il est vrai que le bistrot fait partie du tissu social français, au même titre que la poste, D’autre part, les TPE (très petites entreprises) sont harcelées par l’Etat, qui ne comprend pas l’importance de la base de la pyramide économique...


    • #1225204
      le 10/07/2015 par MaxC
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Note que l’interdiction de la clope dans les bistrots a accéléré le processus. Je conchie cette société qui infantilise et moralise. Qui se sert des gens pour devenir des petits flicaillons pour un monde pur alors que ces mêmes crétins font du footing en ville à côté des voitures et ne foutent jamais les pieds dans un bistrot. Mais bon, la logique est une denrée qui se fait rare.


  • #1225112
    le 10/07/2015 par Marc
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Bonjour à tous,
    Dans mon cas et je le cache pas, mes petites pintes de bière le soir, c’est mon seul plaisir dans la vie.
    Je fais un boulot de m***** malgré les diplômes et je suis seul depuis 31 ans....

    Encore on vivrais dans un société normale, je culpabiliserais, mais comme ce n’est pas le cas....


  • #1225127
    le 10/07/2015 par Gerard John Schaefer
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    La vie nous est offerte.
    L’alcool confisque.

    Merci.
    Vous êtes lointains des institutions et de leurs profits périmés.

    Au risque d’une addiction à E&R, lol

     

    • #1225228
      le 10/07/2015 par Lucette
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Le pastis est l’alcool le plus rentable : issu d’un concentré (une dose de concentré pour 400 bouteilles), il coûte moins d’un euro par litre (à 45°)... vendu entre 13 et 26 euros. Bénéfice officiel annuel : 75 millions d’euros.


  • #1225192
    le 10/07/2015 par Toutatis
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Je suis toujours surpris par le matérialisme des commentaires sur l’ensemble des sujets traités par le site.
    Ici encore on lit : "l’alcool est mauvais" ; on fait des parallèles : "le tabac est mauvais", "les drogues sont mauvaises" .... etc. etc. ....

    Il me semble important de dire qu’aucune chose est bonne ou mauvaise. Seul l’être humain, dans l’usage qu’il en fait rend une chose bonne ou mauvaise. Je dirais même que c’est sa raison d’être. Soit il développe le Bien, en lui, et toutes ses actions tendront vers ce qui est bon, notamment la maîtrise de soi et donc l’impossibilité de devenir esclave d’addictions diverses (rappelons-nous le 1er commandement du Décalogue "Je suis l’Eternel ton Dieu ! tu n’auras pas d’autres dieux devant Ma Face"). Soit il se fait esclave du Mal et perd tout contrôle, ne devenant qu’une marionnette de ses propres paresses.

    En développant ce qu’il appelle "la civilisation", l’humain a cru se débarrasser de la "sélection naturelle" qui maintient force, vigilance et promeut ce qui existe. En fait, cette sélection existe toujours : celui qui ne peut se mouvoir lui même sans "addiction", qui le plonge aussitôt dans de funestes mirages, hé bien celui-là s’autodétruit et "s’auto-sélectionne". Il se met de facto à l’écart de toute possibilité d’évolution et de perfectionnement. C’est l’expression de sa liberté de choix : faire face à la vie et à ses épreuves ou bien baisser les bras et se cacher dans des paradis artificiels.

    Quoiqu’il en soit c’est une décision de l’humain en personne et il ne sert à rien de dire que tel ou tel produit est bon ou mauvais, alors que cela ne vient que de la personne elle-même.

    Toutatis

     

    • #1225658
      le 10/07/2015 par Gerard John Schaefer
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Un exemple : la publicité, n’est ni bonne ni mauvaise.
      Faire la promotion de comportements globaux pour son profit exclusif entraînant encore davantage de destruction et de profit n’est "ni bon, ni mauvais".

      Ma main dans ta gueule n’est "ni bonne, ni mauvaise".
      Ma bite dans ton cul "ne vient que de la personne elle-même."

      Voilà... c’est ça.
      "Ni bon, ni mauvais".
      Intéressant.


    • #1226323
      le 11/07/2015 par cyrilc
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      @Gerard John Schaefer

      Avant de te prononcer sur ce que sont les choses. Interroge toi donc d’abord, sur ce que tu es toi même.
      La réponse passe par la : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-Nouveau-Testament-30673.html

      L’homme n’est il pas au mieux : bon ET mauvais ; ou au pire : mauvais ?
      Alors que crois-tu donc être pour juger justement quoique ce soit ?

      Avec "tes poings dans la gueule" et "tes bites dans le cul", demande toi donc si tu es "Bon" ou "Mauvais".
      Ce n’est pas ton poing, ta bite, ta publicité ou la boutanche de bordeau dans le frigo qui est mauvaise, c’est la façon dont tu t’en sert !

      En accord avec toi Toutatis sur ce dernier point, quoi qu’en total désaccord sur ta vision de "civilization" contre "selection naturelle". Ce qui s’apparente à du darwinisme qui est en contradiction au lois divines.
      Dieu ne nous a pas créer pour écraser notre prochain :) !


    • #1226866
      le 12/07/2015 par Gerard John Schaefer
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      @ cyrilc

      Le sophisme, de quelques façons dont on s’en sert, lol, je lui dit ce que j’en pense, en le démontrant.
      Dussé-je manuellement, teubètement dans un fondement, providentiellement comme ça se présente...

      Évidemment, je suis une petite créature de Dieu.
      Absolument mignonne ♥
      Même si Mme la juge me trouve généralement plutôt "ni bonne"...
      Alors qu’elle n’est "ni mauvaise" elle-même, cette brave pute !


  • #1225246
    le 10/07/2015 par katiba
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    C’est quand même affligeant de lire tant d’articles (presque) exclusivement à charge contre l’alcool et/ou amalgamant (quasi) systématiquement vin et alcool.

    Déjà, en France, l’âge légal de consommation d’alcool est à 16 ans, tandis que l’âge légal d’achat d’alcool est à 18 ans.
    - Pour commencer, pourquoi cette différence ? Pourquoi l’âge légal n’est pas le même, comme dans bien d’autres pays ? Pourquoi ce n’est pas 20 ans, 21 ans, pourquoi 16 ans ?
    Ca suppose que pour qu’un adolescent puisse consommer de l’alcool, il faut qu’un adulte le lui en achète : mais quelle irresponsabilité !
    Les pays qui fixent cet âge légal au-delà de 18 ans, ce n’est pas pour faire genre, mais parce que le cerveau des adolescents et jeunes adultes continue de se développer.
    - Et ensuite, pourquoi cette loi n’est pas appliquée ? Oh, on n’est plus à ça près en France, à faire des lois, les empiler et ne jamais les appliquer...
    Non seulement la loi n’est jamais appliquée, mais en plus, les parents s’en foutent ; on les a tellement infantilisés et les déresponsabilisés de tout, et ça ose s’étonner des conséquences...

    Que des parents fassent goûter à table du vin, du champagne, ou de la bière, des choses pas trop fortes, en des occasions spéciales, je ne vois pas de problème. Mais ceux qui laissent filer leur gosses en soirée avec une bouteille de vodka à la main, ou qui ne contrôlent même pas l’état dans lequel ils reviennent, c’est tellement aberrant, faudrait peut-être commencer à régler le problème à la source.

    Et pour les adultes, l’alcool est très souvent un échappatoire aux soucis de la vie. Les gens ne commencent pas à boire parce que tout va super bien dans leur vie. Certains ont plus de résistance aux stress, d’autres moins. A qui la faute : le chômage, les conditions de travail, les responsabilités, l’explosion de la délinquance et de la criminalité, la perte d’un proche, etc... ?
    Ce n’est pas l’alcool qu’il faut incriminer, mais alors les fondements-même de la société !

    On parle beaucoup de la mortalité due à l’alcool ou au tabac, comme si tout était monofactoriel, et jamais multi ; mais jamais due :
    - aux médicaments, qui souvent font somnoler
    - au stress, cause n°1 de la plupart des maladies,
    - au jeûne forcé pendant le ramadan qui induit une explosion des violences/morts chez ceux qui ne supportent pas la privation, ou s’endorment au volant (regardez ce qui se passe au Maghreb).


  • #1225294
    le 10/07/2015 par dede
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Qualité sur quels critères ? parait que la vielle piquette ardéchoise septentrionale vinaigrée et moins alcoolisée était bonne pour la santé.

    Ça date pas d’avant les romains par ici ?
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Histo...

    L’alcoolisme induit des contractions musculaires incontrôlées ?


  • #1225298
    le 10/07/2015 par david
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Vous dites bien y a alcool et alcool :
    * la bière c’est rafraichissant et ça fait pisser, faut en boire d’énormes quantités pour être à plat
    (je suis de bonne constitution)
    * le vin c’est limite un peu fort (>13°), mais si peu d’abus ça peut valoir le coup pour la santé de temps en temps
    * les alcools forts sont par contre mortels, souvent il en faut peu pour vous assommer, les prix et bénéfices sont honteux (surtout les pastis, vodka ...). Je ne serait clément qu’avec les cognacs qui peuvent être utilisés pour la flambe et la cuisine sinon c’est suicidaire.

     

    • #1227578
      le 13/07/2015 par paramesh
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      les eaux de vie (rien que le nom devrait vous mette la puce à l’oreille) faites dans les règles de l’art avec une distillation bien maîtrisée (ce qui demande une sacrée expérience sont des dons du ciel (ou des moines). rien à voir avec les vodkas,cognacs ou gins frelatés de l’industrie. la mort programmé par cette industrie des bouilleurs de cru qui étaient ,rappelez vous, transmissibles de père en fils a tué ce savoir faire.
      une poire, une mirabelle un vieux marc sont des remèdes pour le corps et l’esprit.
      l’alcool est une drogue (un médicament au sens premier) il est donc dangereux si on l’utilise mal et encore plus s’il est mal fait . et c’est de même pour le tabac. .
      les deux fonctions des drogues sont religieuses et médicinales. on a perdu la religiosité, il ne reste le médicament sans le mode d’emploi. et comme la société est mauribonde, la consommation explose (l’alcool baisse mais la médicamentation synthétique laïque progresse.


  • #1225355
    le 10/07/2015 par Gustin
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Si vous voulez vous sevrer lisez la bonne dizaine de pages que Céline consacre à l’alcool dans Bagatelles ; elles devraient être affichées dans tous les CDI . Curieux que l’Educ . "Nat’" n’y aie pas pensé...


  • #1225580
    le 10/07/2015 par LeForgeron
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    L’article se termine sur une belle note (tardivement, mais heureusement que la précision est là). Je n’ai rien changé à ma consommation d’alcool socialement ou en solitaire depuis la fin de mon adolescence (et croyez-moi, je ne suis pas l’apôtre de la sobriété). Bon, je ne picole jamais en semaine ou quand j’ai des responsabilités. Mais un petit vendredi soir, là... Par contre depuis quelques années j’ai répondu à certaines de mes interrogations et changé certaines habitudes de vie. Et comme vous le dites, l’important est là : se renseigner, savoir qui l’on est et où l’on va, mener des combats justes...

    Ah ça, j’en aurai connu (sans m’en souvenir) des fins de soirées au regard noir, avec l’envie de frapper le premier qui me contredisait. Mais depuis que j’ai compris que se trouver à tout prix une fille, vivre une vie comme celle de mon voisin, travailler gentiment pour pouvoir emmener la smala en vacances à la fin de l’année, bref, que tout cela ne représente pas une fin en soi... Depuis que je me suis mis à lire vraiment ce qui m’intéresse, à visionner des débats, à aller à des conférences, les fins de soirées je les passe à discuter de choses plus importantes qui intéressent vraiment ceux qui sont là pour autre chose que tirer un coup ou simplement "se la mettre". Et ce, peu importe ce que j’ai ingurgité. J’ai parfois l’envie de sourire quand Dieudonné insiste, depuis quelques mois, avec force sur le fait d’être en paix avec soi-même. Mais à y réfléchir, depuis trois ans que j’ai trouvé le plaisir de savoir, d’apprendre (aux autres ou que les autres m’apprennent), de découvrir, de discuter, de débattre, de confronter les sources et les opinions avant de dire ce que je pense ou qu’untel a raison... depuis que je me sens "en paix" avec moi-même donc, je n’émets plus une once d’agressivité, sauf, et plutôt intérieurement, face à la bêtise humaine entretenue par des salopards.

    Par ailleurs, j’essaye de mieux m’alimenter, et je ne bois plus que de l’eau sans ajouts sucrés (et plus de sodas depuis longtemps).

    Bref, ça va mieux.
    Il ne s’agit pas de changer du tout au tout, de devenir moine ou je ne sais quoi, mais d’éviter de faire du plaisir de lever le coude, le seul moyen d’échapper au monde de fous dans lequel on vit. Dès qu’on le comprend mieux, ce monde, dès qu’on tisse des liens entre les symptômes et les causes de ce qui peut nous envoyer au fond du trou, il est clair qu’on s’élève à un autre niveau de joie de vivre.

    Santé !


  • #1225690
    le 10/07/2015 par ojomvas
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Ce serait bien de sourcer la fameuse étude des 320 personnes contre placebo.
    Ne faites pas comme les journalistes traditionnels, qui affirment sans présenter les preuves.
    Quant au baclofène ce que vous dites est partiellement exact (pour ne pas dire inexact).
    Le médicament dispose d’une AMM pour une indication thérapeutique qui n’est pas celle dont on parle dans l’article (myorelaxant).
    Les médecins le prescrivait pour d’autres indications (l’alcoolisme) ce n’est pas recommandé, mais ce n’est pas spécialement un scandale en soi.
    Depuis cette pratique a été entérinée par une RTU (recommandation temporaire d’utilisation, délivré par l’ANSM dans le cas d’un médicament disposant déjà d’une AMM, pour étendre ses indications).

    Enfin il faudrait vous mettre à jour en médecine, pour éviter de dire des bêtises, que les industries pharmaceutiques abusent en cherchant le fric, c’est évident.
    De là à sans cesse voir le mal y compris dans les pratiques des médecins (qui heureusement ne sont pas tous vendus), vous exagérez.

    En l’occurence en médecine il y a un principe simple, dans l’idéal on agira sur la cause (l’infection, le problème psy) mais on ne manquera pas en premier lieu d’agir sur la conséquence (le symptôme).

    Quand vous avez une grippe, vous avez de la fièvre on vous prescrit des anti pyrétiques.
    on mettra des antibiotiques pour agir sur l’infection par ailleurs.

    Une dépendance comme l’alcool a une composante physique (au niveau des récepteurs synaptiques) qu’on doit traiter, et une composante psychologique (qui normalement est traitée, bien sur c’est beaucoup moins mécanique et beaucoup plus complexe).

    Donc bon un peu simpliste parfois, de grâce, renseignez-vous un peu sur le monde médical.

     

    • #1227733
      le 13/07/2015 par Le duc
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Le monde médical ne semble pas en cause dans l’article. En tout cas, vous avez raison de préciser AMM, RTU et ANSM. C’est beaucoup plus clair comme ça.


  • #1225710
    le 10/07/2015 par Rémi_Pierre
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    In vino veritas ...


  • #1226064
    le 11/07/2015 par Pifou
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    L alcoolisme empire la dépression , entraîne de difficultés financière , perte d amis , soucis dans la famille, perte d emploi etc , etc . c est un faux Ami qui Vous fais croire un court moment que tout va mieux . Ne pas hésiter à consulter un Alcoologue , en Consultation à L hôpital pour ceux qui n arrivent pas a arrêter seuls, Il n y a aucune honte bien au contraire et ces personnes sont formées pour soigner sans juger, la plupart très sympathiques . C est très bien de la part De E et R d exposer ce sujet .


  • #1226068
    le 11/07/2015 par vivant
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Ne jamais oublier que ce Batel est le representant officieux des labos. Il ne s’en cache d’ailleurs pas et pretend que cela ne change rien a ses analyses. LOL.
    Le baclofene m’a sauve la vie en 2 semaines. C’etait il y a 3ans. Je suis medecin.
    Votre article est bien ecrit mais n’a aucune rigueur scientifique, et c’est bien dommage pour les gens a probleme qui pourraient vous lire.

     

    • #1226558
      le 11/07/2015 par Gerard John Schaefer
      Alcool plaisir et alcool pathologie

      Si "les gens a probleme" pouvaient bénéficier de la rigueur scientifique, ils n’auraient plus de "probleme", n’est-ce pas ?
      Puisse la science venir en aide à ton orthographe, qui n’est que la forme du fond, d’égale compagnie...
      La "rigueur scientifique"... lol, sors du labo conceptuellement aseptisé, y’a la vie dehors.

      JE suis alcoolique, j’ai vu des personnes, des amis, de la famille, d’autres... mourir à cause de la dépendance à l’alcool (principalement) autour de moi, et cet article d’ Égalité & Réconciliation est un PUTAIN d’excellent article.

      Les pilous de plus en plus nombreux que je vois torchés dans les rues de Paris auraient bien du mal à déjà comprendre la première ligne.


  • #1227032
    le 12/07/2015 par Issa
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    SALAM,
    pour la précision...

    ’’le Nazaréen n’était pas un adepte de l’abstinence, permettant à ses apôtres de picoler de temps en temps (leur vie n’était pas forcément facile en Palestine, surtout avec un programme politique ambitieux et subversif, écouter le Messie n’empêchait pas de faire un peu la fête) : il demandait juste de ne pas verser dans l’excès. Sachant trop la faiblesse de la nature humaine…’’

    il faut dire aussi, selon la tradition musulmane que jessus(issus) que le salut de dieu soit sur lui AINSI QUE sa mère la vierge Marie , qu’il n’était pas non plus un adepte du vin.

    salut


  • #1227580
    le 13/07/2015 par Mojo Risin
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    Le mode de vie hippie a été tourné en dérision car il s’attaquait, dans une inspiration purement chrétienne, aux bases de la société bourgeoise matérialiste.

    Aucun hippie, physiquement ou mentalement, n’a résisté plus de quelques mois aux injonctions de son "mouvement" : retour à la terre, amour libre, options politiques hystériques etc. Le hippie est toujours devenu très rapidement un monstre dégénéré, boursouflé d’orgueil, d’addictions diverses et de conneries variées.
    Ces premiers lecteurs de Charlie-Hebdo, donneurs de leçons sans pareils, ont ensuite connu tous les affaissements de la dépravation. Alcoolisme carabiné, stupéfactions haschischines, drogues dures, prostitutions, idiotisme aggravé. La plupart ne pouvant absolument pas tenir les difficultés de ce "mode de vie" sont rentrés, complètement tarés, dans le rang, continuant petitement mais tout le temps à dégrader tout ce qu’ils touchaient.
    Leur inspiration chrétienne ? Celle des Jesus Freaks, genre Georges Harrison ? Ces connards habillés avec des torchons de lin blanc ? C’est une plaisanterie qui nous a donné le "New Age" !
    Un vieux dicton conseille de ne jamais faire confiance à un hippie. Il est toujours d’actualité.

     

  • #1227593
    le 13/07/2015 par Aiguiseur de guillotines
    Alcool plaisir et alcool pathologie

    "Dieu a crée l’alcool pour que les femmes laides baisent quand mème"
    (Coluche)


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