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Crise grecque : le diktat pour rien

La crise grecque, dont on pressent qu’elle est loin d’être achevée, aura eu pour une de ses premières conséquences d’avoir exposé la véritable nature de la zone Euro et d’avoir permis au débat sur l’Euro lui-même de revenir au premier plan.

 

Le diktat pour rien

Il est en effet désormais clair que l’accord extorqué à la Grèce lors de la réunion de l’Eurogroupe et du Conseil européen dans la tragique nuit du 12 au 13 juillet n’a rien réglé. Non seulement le soi-disant « accord » se révèle d’heure en heure inadapté et inapte à traiter le fond du problème, mais on se rend compte que cet accord n’apportera aucun répit [1]. En effet, si lundi 20 juillet les banques grecques vont à nouveau ouvrir leurs portes, les opérations qu’elles feront seront extrêmement limitées. Les retraits de la population ne pourront toujours pas excéder 420 euros par semaine, même si cette somme pourra être retirée en une fois. Les opérations des entreprises grecques resteront toujours très limitées.

En fait, cette situation de pénurie de liquidités qui a été organisée par la Banque centrale européenne porte un coup fatal à l’économie grecque. Le pourcentage des prêts dits « non-performants » a très fortement augmenté depuis le 26 juin dernier. Les besoins en financement des banques grecques sont passés de 7 à 10 milliards d’euros fin juin à 25-28 milliards au 15 juillet et pourraient atteindre la somme de 35 milliards vers le milieu de la semaine prochaine. En fait, le système bancaire grec a été délibérément détruit par les pressions exercées par la Banque centrale européenne à des fins essentiellement politiques. Les montants qu’il faudra accorder à la Grèce simplement pour que le pays ne sombre pas dans un chaos total s’il devait rester dans la zone euro ne sont plus désormais de 82 à 86 milliards d’euros comme estimé le 13 juillet mais plus probablement de l’ordre de 120 milliards d’euros. La dette de la Grèce n’est aujourd’hui plus « soutenable » et l’accord n’a rien fait pour en assurer la soutenabilité [2]. Si Mme Merkel, M. J-C Juncker et M. Dijsselbloem sont les « vainqueurs » d’Alexis Tsipras, ils sont en train de comprendre ce que signifie l’expression de « victoire à la Pyrrhus ».

 

Le coût politique de cette crise

Mais, le coût principal ne sera pas économique. Il est en réalité politique [3]. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour le dire [4]. En fait, les conditions dans lesquelles les termes de ce véritable diktat ont été imposés ont fait exploser la prétention de l’Union européenne d’être un espace de coopération et de solidarité, dénué de conflits. La zone euro s’est révélée n’être qu’un instrument de domination voulu par l’Allemagne avec l’acquiescement de la France. L’Allemagne va d’ailleurs très vite comprendre le prix politique réel de son apparente victoire. Elle a fait disparaître en quelques jours tout le capital de sympathie relative, et en tous cas de respectabilité, qu’elle avait acquis en plusieurs dizaines d’années. Il est donc désormais très probable que l’on assiste à un aiguisement des conflits au sein tant de l’Eurogroupe (la zone euro) que de l’Union européenne. Il est clair que les dirigeants allemands sont désormais devant l’alternative suivante : soit ils acceptent la transformation de la zone euro en une Union de transfert, ce qu’ils ont toujours refusé depuis 1999, et ce qu’ils ne peuvent accepter d’un strict point de vue comptable, soit ils organisent la sortie de la Grèce de la zone euro, mais dans des conditions qui entraîneront bien vite l’implosion de l’ensemble de cette zone. C’est pourquoi ils tentent désespérément de trouver une troisième voie, l’instauration d’un système à deux monnaies en Grèce, pour prétendre que celle-ci fait toujours partie nominalement de la zone euro. Mais, les systèmes bi-monétaires, quand le pays qui les subit n’a plus le contrôle de sa Banque centrale, se révèlent extrêmement instables.

 

Le débat sur la viabilité de l’Euro

De plus, quelles que soient les différentes tentatives pour résoudre cette crise grecque, il est clair qu’elle ouvre de manière particulièrement violente le débat sur la viabilité de l’euro. Il est très significatif que l’ancien économiste en chef de la BCE pose ouvertement ce problème [5]. Ici encore, les voix se multiplient. Il est donc clair que ce débat, longtemps supprimé et réprimé, est désormais en train d’éclater. Les arguments d’autorité qui sont souvent avancés, et en particulier en France, ne pourront plus convaincre. L’ouverture d’un véritable débat sur les coûts tant économiques que politiques de l’euro est le signe évident de sa décomposition.

Bien entendu, les facteurs de blocage restent important, ne serait-ce que parce qu’un tel débat remet en cause la légitimité d’une grande partie de la classe politique en France. Mais cette classe politique désormais ne peut plus mettre son véto sur le débat lui-même et elle devra, dans les semaines qui viennent, faire face à une montée de critiques. C’est le début de la fin. Il n’y a vraisemblablement plus que notre Président, M. François Hollande, pour vouloir l’ignorer.

Sur l’Union européenne, chez Kontre Kulture :

Sortir de la logique de l’austérité et de la dette avec Kontre Kulture :

 
 






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26 Commentaires

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  • #1232019
    Le 19 juillet 2015 à 17:33 par f
    Crise grecque : le diktat pour rien

    Quoi l’Allemagne ?? L’Allemagne n’esxiste pas en ce moment et n’existe pas depuis 1945. Pour citer Carl Schmidt dans les annees 1950, ici bien connu," Ce que nous avons en ce moment chez nous, c’est une modalite d’une gouvernance etrangere." Et cela est toujours valable, particulierement depuis les infames traites qualifies de "4+2".
    Bien sur que les chauvinistes actuels utilisent leur anti-germanisme pour masquer les vrais coupables : Les acteurs des Hedge Fonds trans-atlantique, juifs comme le Principal d’entre eux : Georges Soros qui ruina deja la Banque d’Angleterre, de Suede etc. Son palmares est long et sanglant.
    Merkel, comme tous les autres gouvernements de BRDDR depuis 49 d’ailleurs, est teleguidee de Washington et Tel-Aviv et est l’instrument de ces forces : Voyez son discours en partie en ivrit a la Knesset a Jerusalem fin 2014. D’autre part "there is not a better business as the holocaus business". Voyez Finkelstein a l’occasion. Donc oubliez l’Allemagne et les Allemands en ce moment, jusqu’a ce qu’un traite de paix soit signe avec eux. Mais rassurez vous, cela n’est pas prevu avant 2099, suivant les recherches de Komossa. Donc, si les Allemands ne se decident pas de reprendre leurs responsabilites et leur destin en mains, tout ira de pire en pire.

     

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  • #1232025
    Le 19 juillet 2015 à 17:47 par scipion
    Crise grecque : le diktat pour rien

    Les grecs, écrasés par les réformes scélérates ont voté extrême-gauche. Les leaders de cette extrême-gauche étaient déjà inféodés à l’europe, depuis le début, mais il fallait absolument, pour les euro-fascistes, faire comprendre au peuple « qu’il n’a aucune échappatoire c’est l’euro, l’austérité qu’il implique, la soumission et rien d’autre ! Les élections, c’est fini. »

    Je pense de plus en plus que ce sont les eurocrotes qui ont demandé à Tsipras de faire un referendum pour prouver au peuple qu’il n’a pas le choix. « On vous laisse re-voter, mais cette fois on va vous abreuver de menaces, on vous coupe les vivres et vous allez voir que vous allez voter POUR notre politique d’austérité. »

    Hélas pour les européistes, le peuple a voté contre l’austérité, malgré tout. Je pense de plus en plus que s’il n’y avait pas eu la farandole médiatique, la paranoïa créée par la fermeture des banques, ça n’aurait pas été 60 % qui aurait voté non, mais peut-être 80 ou 90 %.
    Quoiqu’il en soit, les europ-tyrans ont dit aux grecs que « non = sorite de l’euro et de l’europe. »

    Cela signifie que les 61% des grecs qui ont voté non n’avaient donc pas eu peur d’une sortie de l’UE et de l’euro, que le soutien de 75 ou 80% des grecs à l’euro (chiffres tant vantés par les médias) n’était que du vent.

    Les allemands ont alors demandé à Tsipras de faire de l’ultra-austérité pour punir le peuple grec de sa double-insoumission (1 : élection de l’extrême-gauche, 2 : vote CONTRE l’austérité par referendum).

    C’est une période très dure que va vivre la Grèce là > on va leur en mettre plein la tronche juste pour les punir, on les mettre sous occupation, non pas militaire mais bancaire. Si un grec s’en prend physiquement à des représentants de l’europe, on va accuser l’euroscepticisme d’être un extrémisme menant au terrorisme et on va le faire interdire. Le point positif c’est que s’ils en viennent ça, c’est qu’ils ont de moins en moins de soutien populaire.

    Car de toute façon, cela ne va faire que monter l’euroscepticisme un peu partout en europe > là, l’UE a prouvé qu’elle était ennemie de la démocratie en imposant des plans que tout le monde sait qu’ils ne marcheront pas, de plus même la bourgeoisie allemande n’a aucune envie de payer pour les grecs et les italiens, or si le plan voté échoue, ce seront les scores de Merkel qui vont en patir. Plus l’euroland va connaître des difficultés, plus ses autorités vont durcir le ton.

     

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  • #1232028
    Le 19 juillet 2015 à 17:55 par la pythie
    Crise grecque : le diktat pour rien

    Sachant que la Grèce vit aux crochets de l’Europe du Nord depuis 20 ans, sachant qu’ils payent leurs marchandises en bons du trésor de la banque grecque, et qu’ils doivent ainsi 150 milliards d’euros aux Allemands ( et 65 autres milliards aux Français ) , parler de diktat est quelque peu exagéré, non ?

     

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    • #1232128
      Le Juillet 2015 à 20:42 par matrix le gaulois
      Crise grecque : le diktat pour rien

      Non, sachant que l’industrie allemande a eu son essore grâce à l’UE et à l’interdiction des politiques de protectionnisme, tandis que l’Allemagne s’industrialisait de plus en plus, l’industrie en europe du sud s’est effondrée, l’on peut donc dire que l’Allemagne vit aux crochets de l’Europe du sud depuis 20 ans en la désindustrialisant pour éliminer toute concurrence, et que l’Allemagne est largement plus endettée que la Grèce, parler de diktat n’est, non seulement pas exagéré, mais est même un euphémisme quand on voit tant d’hypocrisie de la part d’un pays qui a vu sa dette annulée en 1953 faire tout le chantage qu’il fait à un pays moins endetté et qui n’a pas eu les mêmes passes-droits. N’inversons pas les rôles et ne répétons pas comme des perroquets la propagande médiatique ici, je vous prie.

       
    • #1232182
      Le Juillet 2015 à 22:48 par la pythie
      Crise grecque : le diktat pour rien

      à matrix le gaulois...

      Je ne verserai pas une larme sur les Grecs : en cas de banqueroute de leur part, les Allemands comme les Français seraient en première ligne ( vu que nous sommes leurs premiers débiteurs )..Quant aux Allemands, ils n’ont rien volé à personne : ils triment depuis toujours ; c’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont connus, non ?
      A votre tour, cessez de répéter la propagande grossière de ces derniers mois et qui consistent à accabler les Allemands de tous les maux...quant les Grecs seraient parés de toutes les vertus et lavés de toute faute..

       
    • #1232194
      Le Juillet 2015 à 23:10 par konkistador
      Crise grecque : le diktat pour rien

      De plus l’Allemagne n’a jamais payé le moindre Mark à la Grèce alors que ce pays a payé le plus lourd tribut matériel de la seconde guerre mondiale.
      Donc allez vous informer un peu et voir là-bas le "train de vie de stars" des Grecs. Ils n’y sont pour rien de ce qui leur arrive, La Goldman Sachs a maquillé les comptes avec la complicité de Papandréou (employé de la Goldman) en sachant très bien que tôt ou tard elle s’endetterait.

       
    • #1232343
      Le Juillet 2015 à 12:29 par matrix le gaulois
      Crise grecque : le diktat pour rien

      @ pithye

      Donc, selon vous, pithye, cela justifie que l’on affame des gens ?

      C’est bien ce que je dis : les médias vous disent que les grec sont des profiteurs et les allemands sont des travailleurs, et vous les croyez aveuglément ? Est-ce la même chose concernant les musulmans représentés sans cesse comme des terroristes à la TV ? Les grecs paient plus que leur part au fisc et ne gagnent plus rien et on leur met tout sur le dos, quant aux allemands si vertueux, allez voir un peu dans les entreprises agricoles d’Allemagne : ils emploient des roumains et des tchèques en situation irrégulière (dans les années 90, c’était les allemands de l’est, avant, c’était les trucs). Quel exemple !

       
    • #1232488
      Le Juillet 2015 à 16:47 par la pythie
      Crise grecque : le diktat pour rien

      à Matrix...
      Il y a bien plus de SDF à Paris que dans toute la Grèce, où nul ne meurt de faim, d’ailleurs...
      Je le répète : le problème des Grecs est qu’ils ont voulu vivre très au dessus de leurs moyens, à l’allemande, en somme...aux frais de l’Allemagne, en finançant leur développement par des créances sur la banque de Grèce. Voilà pourquoi les Allemands ont fini par serrer la vis et réclamer du cash ; et vu que les créances grecques se montent déjà à 150 milliard d’euros, je comprends les Allemands, pas vous ? Merkel se soucie de son pays, elle ne va quand même pas faire passer les Grecs avant son propre peuple...et toutes ces histoires à faire pleurer dans les chaumières ne sont pas pour attendrir les Allemands ! dites vous bien que les " malheureux " Grecs nous doivent 65 milliards d’euros, et qu’en cas de banqueroute, ce serait alors à vous et à moi d’éponger l’ardoise. Et là, vos chers amis hellènes ne se précipiteraient pas pour nous secourir, ni les élites, ni le peuple...

       
    • #1232556
      Le Juillet 2015 à 18:39 par matrix le gaulois
      Crise grecque : le diktat pour rien

      Ça, c’est le d’affirmation sortie ex-nihilo par BFM : on se rappelle, la crise de 2008 est déjà terminée 30 fois, on se rappelle que le OUI aux réformes aurait dû l’emporter de 80 ou 90 % si on suit ce genre de chiffre qui ne repose sur rien.

      Marrant ça, j’ai lu plus bas que selon vous on ne devrait pas avoir de pitié et là, je serai dans "la pleurniche". Si vous étiez un peu cohérent, vous reconnaîtriez que vous répétez la propagande de BFM TV, c’est votre problème, mais au moins reconnaissez que vous êtes un partisan de l’élite et de l’asservissement des peuples. Merde à l’hypocrisie !!!

      La Grèce s’est développée "aux frais de l’Allemagne"...et l’Allemagne s’est développée au détriment du reste de l’europe qui a été désindustrialisé et qui a permis à l’Allemagne d’exporter comme jamais. Les grecs devraient payer et les allemands non ?

      Et puis il ne vous est jamais venu à l’esprit qu’il fallait que l’euro s’effondre et que les français et les allemands soient pris à la gorge pour que ceux-ci se révoltent contre les oligarques qui ont tout fait pour que la situation soit délétère ? Il faudra bien que ça pète un jour, non ?

       
  • #1232030
    Le 19 juillet 2015 à 18:00 par batou
    Crise grecque : le diktat pour rien

    Y en a marre des économistes à la noix qui se trompent tout le temps (à cause de leur idéologie).
    Au piquet Sapir et Cie, vous ne servez à rien ! Laissons la parole au bon peuple.

     

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  • #1232033
    Le 19 juillet 2015 à 18:03 par tarzoon
    Crise grecque : le diktat pour rien

    Tant mieux,faut être mafieux pour ne pas se rendre compte que l’UE est une escroquerie probablement l’une des plus belles de ces derniers siècles.
    Sont trop fort ces Ricains faire en sorte que l’on s’auto-entube grâce à l’aide de nos politiques depuis 40 ans.

     

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  • #1232052
    Le 19 juillet 2015 à 18:38 par bebert
    Crise grecque : le diktat pour rien

    La Grece s ’ est vu imposer cet accord par l ’ Allemagne , L ’Allemagne se l ’ est vu imposer par l ’UE , L ’UE obéit l ’OTAN , l ’OTAN obéit à la grande banque internationale .

     

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  • #1232062
    Le 19 juillet 2015 à 18:44 par la pythie
    Crise grecque : le diktat pour rien

    Sapir est sans doute un bon économiste et un brave type, mais il ne connaît rien à la politique et prends les Grecs pour des agneaux purs et innocents - ce qu’ils ne sont pas...L’austérité n’est rien d’autre qu’un retour à la normale pour la Grèce, après les aides européennes des années 2000. Que cela plaise ou non, la vérité, c’est que le salaire moyen grec est de 500 euros grand max...Il est normal que les Européens du nord cherchent à récupérer leur maille, non ? est ce si difficile à comprendre, monsieur Sapir ?

     

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    • #1232080
      Le Juillet 2015 à 19:15 par Pépé
      Crise grecque : le diktat pour rien

      Tout à fait d’accord . Il y a une dizaine d’années un restaurateur grec installé à Paris m’avait dit tout bonnement : " Les Grecs sont les maquereaux de l’Europe ", et ça n’avait pas l’air de le gêner du tout . Il trouvait sans doute qu’il est plus honorable d’être un maquereau que d’être un client .

       
    • #1232133
      Le Juillet 2015 à 20:49 par Pontiac
      Crise grecque : le diktat pour rien

      Et cela justifierait donc que l’on fasse crever de faim des enfants et que l’on empêche les cancéreux grecs de pouvoir se payer leurs soins ? Je pense que les gens qui vantent tant l’austérité devraient être les premiers à l’essayer pour être en concordance avec eux-mêmes, si vous étiez cohérent, avant de dire ce que vous dites, vous enverriez un courrier à votre député lui demandant de multiplier par 2 vos impôts, vous demanderiez à votre patron de diviser par 2 votre salaire et vous feriez une donation de la moitié de vos biens à votre banque. Faites ça et là je pense que vous seriez bien placé pour parler d’austérité. N’y voyez pas une critique, mais constatez juste que les gens sont toujours d’accord pour que l’on baisse les salaires et pour que l’on augmente les impôts...des autres. Dès ça vous touche, là, c’est une injustice.

       
    • #1232161
      Le Juillet 2015 à 22:02 par Sophie
      Crise grecque : le diktat pour rien

      Je ne suis pas d’accord avec votre opinion sur M. Sapir. Celui-ci n’a jamais caché les faiblesses de la Grèce, dues notamment à la longue période de domination ottomane, période durant laquelle la fraude fiscale était un acte de résistance... Il rappelle très régulièrement que des réformes structurelles (cadastre, économie noire, fiscalité des armateurs...) doivent être réalisées. Il pointe le clientélisme, le népotisme, la corruption des élites précédentes avec la complicité des eurocrates et des financiers. Tout cela, nous le savons, en grande partie grâce à lui. Il constate simplement la mise en esclavage d’un pays souverain d’Europe au nom d’une idéologie par des méthodes brutales, qui signe justement l’inanité de cette idéologie, de ce culte de l’euro. Ne vous y trompez pas, le malheur des grecs préfigure le notre.

       
    • #1232179
      Le Juillet 2015 à 22:41 par la pythie
      Crise grecque : le diktat pour rien

      à Pontiac...

      Vous mélangez tout ! je ne suis pas responsable des ennuis des Grecs ! le noeud du problème, c’est que les Grecs ont voulu jouir du même niveau de vie que les Allemands : l’essentiel de leurs paiements ont été effectués via des créances sur la banque de Grèce ! comprenez l’inquiétude et la colère des Allemands ( qui n’ont rien volé, eux ) qui préfèrent être payés en monnaie sonnante et trébuchante - car un défaut de paiement arrangerait surtout les Grecs, mais ni les Allemands ni les Français...pour éviter la faillite du système da santé grec, sauver les petits enfants et soulager les cancéreux, il faudrait faire payer les classes aisées ; Mais cela, c’est le problème du gouvernement grec, pas le nôtre...

       
    • #1232339
      Le Juillet 2015 à 12:23 par Pontiac
      Crise grecque : le diktat pour rien

      Non, mais il est sûr qu’il est bien plus confortable de les blâmer alors qu’ils sont au fond du trous, tranquille derrière son pc. Après les grecs, ce sera le tour des espagnols, celui des portugais, celui des italiens...puis le votre. Et je suis sûr que vous serez ravi d’entendre des gens vous faire des leçons de morales tandis qu’on essaiera de vous noyer dans la boue. Vous adorerez vous entendre dire que c’est votre problème pas celui des votre. Que chacun se fasse tailler en pièce dans son coin, bien fait pour eux, du moment que les banksters s’en sortent. Vous pouvez vous dédouaner, mais c’est grâce à la collaboration passive des gens comme vous et à l’acquiescement aux mensonges des médias inféodés si la logique de la dette peut être utilisée contre les peuples.

      Quant à Jacques Sapir, vous semblez que contrairement à certains comme vous, il ne s’est pas trompé sur les sanctions anti-russes qui se retournent aujourd’hui contre les sanctionneurs.

       
    • #1232492
      Le Juillet 2015 à 16:58 par la pythie
      Crise grecque : le diktat pour rien

      à Pontiac...

      Les pays du sud sont utilisées contre l’Europe du Nord - celle vertueuse, compétitive et rentable !
      Si nous cédons avec la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne suivront son exemple et l’ensemble des dettes cumulées fera exploser le système bancaire européen - pour le plus grand bonheur des Anglo américains...
      L’Allemagne, c’est la figure de proue de l’Europe, celle qui fait peur aux Ricains : voilà pourquoi tout le monde tape sur les Allemands en ce moment ( Strauss Kahn, Mélenchon etc.) et voilà pourquoi il faut les soutenir : sans Allemagne forte, il n’est plus de civilisation européenne, alors qu’il faut bien avouer qu’on peut aisément de passer de la Grèce, non ? songez-y : si nous cédons sur la Grèce, à terme, l’ensemble du système bancaire de l’Europe du Nord explosera et notre niveau de vie avec !!! dans certaines circonstances, et celles-ci le justifient, il faut fermer la porte à la pitié...

       
  • #1232220
    Le 20 juillet 2015 à 00:10 par listener
    Crise grecque : le diktat pour rien

    La zone euro n’est pas une vraie zone monétaire. Elle dissimule des monnaies nationales (euro allemand, français, grec etc..) qui ont seulement une apparence commune pour simplement rendre impossibles les dévaluations ! Pauvres grecs. En décidant une dévaluation de 40 % de l’euro grec, ils étaient tirés d ’affaire. Les banques centrales nationales continuent d’exister (aucun pays n’ayant osé les supprimer) ce qui prouve que nous sommes seulement en présence avec l’Europe de la plus gigantesque escroquerie de l’histoire.

    Tout est faux dans l’Europe et tout est fait pour tromper. Ces gens là méprisent les peuples qu’ils ont mission de gouverner et n’admirent que les amerloques. La "Commission" n’est pas un vrai gouvernement (c’est refusé depuis quarante années par tous les pays), le parlement n’est pas un vrai parlement. Hollande croit continuer dans le même style et créer un gouvernement qui ne sera évidemment pas (heureusement) un vrai gouvernement.

    L’Europe est une sournoise construction diplomatique qui permet aux responsables politiques de se défausser et aussi de contourner la démocratie parlementaire et même la démocratie directe.

    De tout cela sortira une guerre dès qu’un seul pays refusera de continuer à tourner. Un exemple historique récent : la Yougoslavie. La seule Slovénie (d’ailleurs avec l’appui de l’Allemagne) a tout fait péter.

    Il faudrait rappeler à ce petit crétin de Hollande, ce petit sciences-potard borné, que s’il y a par impossible un "gouvernement", de la zone euro (c’est à dire de l’Europe), il ne sera pas forcément "social-démocrate". Et que son "parlement" pourrait appeler au trône impérial de "l’Europe" un Habsbourg ou un Hohenzollern.

    Pauvre France !

     

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  • #1232314
    Le 20 juillet 2015 à 10:54 par réveillez-vous
    Crise grecque : le diktat pour rien

    La zone euro s’est révélée n’être qu’un instrument de domination voulu par l’Allemagne avec l’acquiescement de la France.



    Ils n’ont toujours pas pigé que l’Allemagne est un pays occupé...et que ce pays est le larbin d’un autre..lequel ? Allez faites un effort , les "spécialistes"

    Détruire l’Europe pour mieux TAFTAiser les veaux...

     

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  • #1232574
    Le 20 juillet 2015 à 19:21 par michel
    Crise grecque : le diktat pour rien

    Les grecs ont profité pendant pas mal de temps de l’argent venu de toute l’Europe,ils ne disaient pas non comme les espagnols.Et maintenant ils pleurent,ils mendient la bce.
    Quand on veut le beurre et l’argent du beurre,on finit toujours par s’écraser.
    Aujourd’hui,la Grèce et demain la France.
    Tant que l’euro vivra,le peuple paiera et il paiera très cher.

    Je préfère sortir de l’euro et souffrir en étant libre plutôt que rester dans l’euro et souffrir en étant esclave.

     

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