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L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

Le Parti communiste chinois a été fondé en juillet 1921. Cent ans plus tard, la réussite spectaculaire de la Chine bouleverse les idées reçues. Après avoir libéré et unifié le pays, aboli le patriarcat, réalisé la réforme agraire, amorcé l’industrialisation, doté la Chine du parapluie nucléaire, vaincu l’analphabétisme, donné aux Chinois 28 ans d’espérance de vie supplémentaire, mais aussi commis des erreurs dont le peuple chinois a tiré les leçons, le maoïsme a passé la main. Ses successeurs ont tenu compte des inflexions de la vie internationale, mais sans jamais lâcher le gouvernail. Depuis trente ans, les Chinois ont multiplié leur PIB, vaincu la pauvreté, élevé le niveau technologique du pays de façon impressionnante.

 

Certes des problèmes demeurent, considérables : l’inégalité des revenus, le vieillissement de la population, les surcapacités industrielles, l’endettement des entreprises. Il n’empêche que la Chine avance à grands pas. Elle construit sous nos yeux une « société de moyenne aisance », développe son marché intérieur, accélère la transition écologique. Le maoïsme voulait développer les forces productives tout en transformant les rapports de sociaux. Avec « la réforme et l’ouverture », le changement est radical, mais l’objectif demeure : construire une société socialiste.

En attirant capitaux et technologies, les réformes de la période post-maoïste ont dopé la croissance. Pilotées au plus haut niveau du Parti-État, elles ont été conduites en trois étapes. La première vise l’agriculture : elle commence en 1979 avec le relèvement des prix agricoles et l’autonomie des équipes de production. Les communes populaires, vastes unités de production créées lors de la collectivisation, sont progressivement démantelées. Le processus s’accélère lorsque le double interdit pesant sur l’exploitation forfaitaire familiale et la distribution de la terre entre les foyers est levé.

Un cap décisif est franchi en mars 1981 lorsqu’une directive centrale invite les collectivités agricoles à adopter des modes de production appropriés au contexte local. À la fin de 1983, la plupart des familles paysannes ont adopté la formule de l’exploitation forfaitaire familiale : les terres restent soumises à un régime de propriété collective, mais elles sont réparties contractuellement entre les foyers en vue de leur exploitation. Les contrats sont signés pour une période de trois à quatre ans, puis ils sont prolongés à trente ans afin d’encourager les investissements à long terme.

La généralisation de ce « système de responsabilité » contribue à l’amélioration des performances de l’agriculture chinoise, qui bénéficie au même moment des avancées techniques réalisées à l’époque maoïste : sélection des semences, mécanisation, usage des engrais. La croissance de la production permet au gouvernement de lever le monopole étatique sur le commerce des céréales, puis sur l’ensemble des productions agricoles. Les échanges commerciaux orientent désormais la production, encourageant la spécialisation des régions productrices et la diversification des cultures, certaines familles se spécialisant dans l’élevage, la pisciculture, le thé ou la sériciculture. En définitive, la réforme de l’agriculture a rétabli le système d’exploitation instauré par la révolution agraire de 1950, la modernité des équipements en plus.

La deuxième étape des réformes, au cours des années 1980-2000, vise le secteur industriel. L’ouverture de l’économie chinoise, de la création des « zones économiques spéciales » à l’entrée dans l’OMC, voit affluer les investissements extérieurs. La Chine se spécialise d’abord dans les industries à forte intensité de travail et à faible valeur ajoutée : jouets, textiles, composants électroniques. Le pari de Deng Xiaoping, c’est de provoquer la modernisation de l’économie par une intégration au marché mondial. Maîtrisée par un État-stratège, cette ouverture est une réussite : les investissements directs étrangers s’envolent. Industrialisation rapide, qui stimule l’activité, elle risque toutefois d’accroître la dépendance de la Chine envers le marché mondial.

La troisième étape des réformes, dans les années 2001-2021, voit le retour en force d’un État-investisseur, qui se mobilise notamment pour faire face à la crise financière de 2008 et à ses conséquences. Politique volontariste, qui accorde la priorité au marché intérieur et à la modernisation des infrastructures. Politique, surtout, qui mise sur l’innovation technologique. Adopté en 2015, le plan « Made in China 2025 » accélère la montée en puissance d’une économie à forte valeur ajoutée. La croissance chinoise repose désormais sur le numérique, l’informatique, les énergies renouvelables, l’intelligence artificielle, les véhicules électriques, etc..

Pour conduire cette politique, la Chine s’est affranchie du « consensus de Washington » et de ses dogmes libéraux : la privatisation du secteur public, la déréglementation des activités financières, le dessaisissement de l’État au profit des entreprises transnationales et des institutions comme le FMI et la Banque mondiale. Au contraire, les dirigeants chinois ont consolidé un puissant secteur public dont les entreprises sont omniprésentes sur les grands chantiers, en Chine comme à l’étranger. Relevant du secteur public, les banques sont au service du développement, et non de leurs actionnaires.

Dirigé par le Parti communiste, l’État chinois n’est ni l’instrument docile de l’oligarchie financière mondialisée, ni l’exécutant d’une nouvelle bourgeoisie indifférente aux besoins de la population. C’est un État souverain, investi d’une mission stratégique : faire de la Chine un pays prospère. Au début des années 2000, Washington misait sur l’intégration économique de la Chine pour précipiter sa décomposition politique. Soumise à des multinationales brandissant la bannière étoilée, la Chine devait accomplir la prophétie du néolibéralisme en levant le dernier obstacle à la domination du capital mondialisé. L’inverse a eu lieu : Pékin a utilisé les multinationales pour accélérer sa mue technologique et ravir à Washington la place de leader de l’économie mondiale.

Lors de la crise de 2008, face au chaos provoqué par la dérégulation néolibérale, Washington s’est montré incapable de réguler la finance. Prisonnier de l’oligarchie bancaire, il s’est contenté de creuser le déficit public pour renflouer les banques privées, y compris celles qui étaient responsables, par leur cupidité sans bornes, du marasme général. Pékin, au contraire, a pris ses responsabilités en procédant à des investissements massifs dans les infrastructures publiques. Ce faisant, il a amélioré les conditions de vie du peuple chinois tout en soutenant la croissance mondiale, sauvée du plongeon auquel la promettait la rapacité de Wall Street.

Dire que la Chine est devenue « capitaliste » après avoir été « communiste » relève d’une vision naïve du processus historique. Qu’il y ait des capitalistes en Chine ne fait pas de ce pays un « pays capitaliste », si l’on entend par cette expression un pays où les détenteurs privés de capitaux contrôlent l’économie et la politique nationales. On a sans doute mal interprété la célèbre formule du réformateur Deng Xiaoping : « Peu importe que le chat soit blanc ou gris, un bon chat attrape les souris ». Elle ne signifie pas que le capitalisme et le socialisme sont interchangeables, mais que chacun des deux systèmes sera jugé sur ses résultats.

Une forte dose de capitalisme a donc été injectée pour développer les forces productives, mais le secteur public demeure la colonne vertébrale de l’économie chinoise ; représentant 40 % des actifs et 50 % des profits générés par l’industrie, il prédomine à 80-90 % dans les secteurs stratégiques : la sidérurgie, le pétrole, le gaz, l’électricité, le nucléaire, les infrastructures, les transports et l’armement. Toute activité importante pour le pays et pour son rayonnement international est étroitement contrôlée par l’État. L’ouverture était la condition du développement des forces productives, et non le prélude à un changement systémique.

Cette nouvelle voie chinoise vers le développement n’est pas exempte de contradictions. Contrairement à l’image véhiculée par le discours officiel, la société chinoise est une société traversée par la lutte des classes. Avec l’introduction des mécanismes de marché, la flambée des inégalités et la précarité de l’emploi, dans les années 2000, ont frappé des millions de jeunes ruraux, qui sont venus grossir les rangs des travailleurs migrants. La constitution de cette nouvelle classe ouvrière, qui a bâti la Chine d’aujourd’hui, a généré de vigoureuses luttes sociales.

La grève victorieuse des 2000 ouvriers de l’usine Honda de Foshan, en 2010, a acquis une valeur emblématique : elle a eu pour résultat une augmentation des salaires et une réforme des syndicats. Longtemps laissés-pour-compte des réformes, les travailleurs migrants ont obtenu leur régularisation à coups de grèves massives. Aujourd’hui, 80 % des salariés chinois appartiennent au secteur déclaré, avec contrat et protection à la clé, tandis qu’en Inde la proportion est inverse : 80% des salariés relèvent du secteur informel.

Cette multiplication des conflits sociaux n’a pas été pas sans effet sur l’évolution des salaires. En janvier 2021, la presse chinoise indiquait que le salaire mensuel moyen dans 38 grandes villes avait atteint 8 829 元 (yuans), soit 1123 €. Or ces données doivent être complétées avec des éléments sur le coût de la vie. Avec un salaire moyen de 1123 €, les salariés chinois des grandes villes disposent d’un pouvoir d’achat largement supérieur à celui d’un salarié français rémunéré au SMIC. A titre d’exemple, le ticket de métro à Guangzhou coûte entre 2 et 4 元 , soit entre 0,25 et 0,50 €, contre 1,90 € à Paris. A Nanning (Guangxi), le ticket de bus coûte 1 元 , soit 0,15 €, contre 1,60 € à Toulouse.

Autre donnée intéressante : en Chine comme en France, il existe un salaire minimum. Les autorités provinciales fixent le montant du salaire minimum dans chaque région, en fonction du niveau de développement et du coût de la vie. Shanghai a le salaire minimum le plus élevé. Or ce salaire minimum a été constamment augmenté, parfois de plus de 20 % par an, poussant vers le haut l’ensemble de la grille salariale. Au cours des vingt dernières années, le salaire moyen urbain a été multiplié par huit.

La Chine est-elle socialiste ? Assurément, si on définit le socialisme comme un régime dans lequel la collectivité détient les principaux moyens de production et d’échange ; et non seulement les détient, mais les utilise de telle sorte qu’il en résulte une amélioration constante des conditions d’existence de la population. Pour atteindre cet objectif, la Chine s’est dotée d’une économie complexe, associant une multitude d’opérateurs publics et privés. Véritable économie mixte, elle est placée sous la tutelle d’un État qui possède le tiers de la richesse nationale ; qui oriente l’activité économique conformément aux orientations fixées par le plan quinquennal ; qui fait corps avec le Parti communiste, garant historique d’un développement à long terme.

Aujourd’hui, l’excédent commercial chinois représente à peine 2 % du PIB, et le marché intérieur est en plein essor. Les Occidentaux qui s’imaginent que la Chine vit de ses exportations feraient mieux de regarder les chiffres : la Chine est deux fois moins dépendante du commerce extérieur que l’Allemagne ou la France. Contrairement à l’Union européenne, où les salaires stagnent, les Chinois ont vu leur salaire moyen multiplié par huit en vingt ans. Chez nous, l’État est une fiction : il a tout vendu, et il est endetté jusqu’au cou. En Chine, il détient 30 % de la richesse nationale, et ses entreprises publiques sont des leaders mondiaux. C’est un État souverain, quand le nôtre obéit à Bruxelles. Quand il faut faire face à une pandémie, il construit 17 hôpitaux et règle le problème en trois mois.

Marteler que « la Chine est capitaliste » n’a pas beaucoup de sens. Heureusement pour les Chinois, ils n’ont pas attendu l’heureux effet de l’autorégulation des marchés pour atteindre leur niveau de vie actuel. Il suffit de comparer la Chine avec le seul pays avec lequel la Chine est comparable, compte tenu de son poids démographique et de sa situation initiale. Affichant dix ans d’espérance de vie supplémentaire et un PIB quatre fois supérieur, la Chine socialiste court largement en tête devant l’Inde capitaliste, régulièrement consacrée comme « la plus grande démocratie du monde » en dépit de la misère qui y règne.

Certes, la Chine n’est pas communiste au sens où Marx entendait le communisme, stade de la société qui doit un jour succéder au socialisme : une société transparente à elle-même, harmonieuse et prospère. Mais si la Chine n’est pas « communiste », elle est bien au « stade primaire du socialisme », comme dit la Constitution chinoise, et le processus en cours n’a jamais dévié de cet objectif à long terme. Le système actuel est inachevé, imparfait, traversé de contradictions. Mais quelle société n’en a pas ? Il reste beaucoup à faire, bien sûr, pour redistribuer les fruits de la croissance et réduire les inégalités. Seul le rapport de forces entre les groupes composant la société chinoise, autrement dit la lutte des classes, déterminera la trajectoire future de la Chine.

Mais quand l’État améliore les conditions d’existence de la population, qu’il privilégie la santé publique et allonge l’espérance de vie, qu’il modernise les infrastructures publiques, qu’il supprime le chômage et éradique la pauvreté dans les villages les plus reculés, qu’il offre à tous les Chinois une scolarisation saluée par les enquêtes internationales, qu’il investit massivement dans la transition écologique, qu’il préserve l’indépendance nationale et ne fait la guerre à personne, qu’il s’oppose à l’ingérence impérialiste et livre gratuitement des vaccins à des pays pauvres, il est légitime de se demander si cet État a quelque chose à voir avec le socialisme.

Bruno Guigue

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72 Commentaires

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  • #2778637
    Le 3 août à 19:06 par Félix
    L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

    " Made in China 2025 "... Ne serait ce pas plutôt : " Contrefait en Chine 2025 " ?

     

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  • #2778666

    C’est génial, contrôle social, reconnaice faciale, c est trop cool....... Mais en fait pourquoi alors refuser le pass sanitaire ?

     

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    • #2778834
      Le 4 août à 04:18 par Un surfeur
      L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

      Et le système « échelon » est mieux et à l’échelle mondiale !

       
    • #2778852
      Le 4 août à 05:17 par Esmeralda
      L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

      Le chinois est certainement plus libre que le francon ! Et leur gouvernement sert au moins les intérêts du pays !

       
    • #2779218

      Mouhaha trop drôle le chinois plus libre que le français, ni l’un ni l’autre ne le sont, par des méthodes différente, des objectifs diférents, mais ç est aussi l’oligarchie qui dirige et bénéficie de tout en Chine comme en France.... Quand au contrôle global les chisois sont bien plus contrôlé que les français, e&r aurait disparu depuis longtemps, et les administrateurs en camp....

      Arrêtez de croire quallieus c’est mieux... Faut changer. Hez soit point bare

       
    • #2779511
      Le 5 août à 07:14 par Judas Nanas
      L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

      Et nous on a le permis à points ! Tu crois pas que c’est un contrôle social ? Points pour bonne conduite citoyenne et retrait de points pour les récalcitrants ! A la fin plus de voiture, donc plus de travail, plus de vie sociale !

       
  • #2778710
    Le 3 août à 20:32 par Patrie Haute
    L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

    Ah bon les chinois on aboli le patriarcat ? Ça ne m’avait pas sauté aux yeux mais pourquoi pas. Perso, comme un con, j’avais l’impression que le pouvoir représentait la famille suprême avec le père suprême doté d’une autorité suprême.

    Par contre ce monsieur pense qu’un pays qui a des dettes est un pays pauvre. Mais c’est tout le contraire. Même si cela a servit d’excuse pour privatiser la Grèce, plus un pays a des dettes et plus il vole les pays a qui il doit de l’argent, tant que ceux-ci ne peuvent pas lui réclamer leur dû. Et il ne peuvent réclamer leur dû qu’avec une force militaire ou un pouvoir de déstabilisation de la monnaie de l’emprunteur. Et oui, un pays qui frappe sa monnaie avec des dettes n’a strictement rien à voir avec un ménage qui a des dettes. C’est même strictement l’inverse... Souvent, mais pas tout le temps. Bah oui ça n’est pas ma faute si c’est con comme système l’économie.

    Bon enfin, le jour où les gens comprendront que si on n’y connaît rien en argent on est INCAPABLE de comprendre quoi que ce soit en politique. Et, que je sache, aucune école n’explique la nature réelle, somme toute simple mais très particulière, de l’argent...

    Et faire de la politique sans savoir ça, c’est encore plus absurde que faire de la philo sans rien piger aux Maths. Pour dire...

     

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    • #2779029
      Le 4 août à 11:26 par paramesh
      L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

      toi tu n’as encore rien compris à la création monétaire. la dette de l’argent dette n’est pas faite pour être remboursée, (et puis cet argent ne manque pas au prêteur car il n’est issu que d’un jeu d’écriture comptable), la dette d’un pays c’est au contraire son taux de soumission à des intérêts étrangers.(voir le financement de l’industrialisation du Japon de la restauration Meiji par les Rothschid & co, tout ça pour les faire entrer en guerre contre la Russie Tsariste (et comme ils ont gagné, ils en ont profité pour envahir la Corée puis la Chine.
      dans le monde de l’argent dette seul l’intérêt perpétuel est exigé. renseigne toi sur la création de la banque d’Angleterre (récupérée par Rothschild quelques décénies plus tard) et de la dette perpétuelle de 6% de l’empire britannique établie au profit de la dite banque (privée).
      Enfin, un état ne faisant pas faillite, les ressources sont protégés pour le prêteur ce qui n’est pas le cas d’un groupe privé (qui lui, du coup, peut jouer de sa dette pour négocier (voir le groupe Drahi par exemple)

       
    • #2779913
      Le 5 août à 16:46 par Gracieux
      L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

      2eme mouture plus fine et moins tassée...

      De une, l’argent est une dette. à taux d’intérêt égal à la différence d’inflation entre l’emprunteur et le créancier Quand la Chine accumule des milliards de dollar, elle est le créancier des USA. Les USA sont-ils pour autant un pays pauvre ? Non...
      Peuvent-ils faire tourner la planche à billet ? En théorie oui, en pratique c’est plus compliqué que cela.

      De deux, on ne prête qu’aux pays qui ont des richesses à spolier. Donc si on prête pour voler, c’est qu’il y a à voler. Donc que le pays est riche... Mal géré, volé, certes, mais riche. Un pays pauvre ne garde pas une dette, elle la rembourse avec sa substance : Sa souveraineté et/où ses terres. Pour peu que cela ait un intérêt pour le pays préteur.

      De trois, quand on veut vraiment détruire un pays, mettons un pays qui nous a fait une guerre que l’on a pourtant gagnée, on dévalue sa monnaie avec des leviers autres que la dette. Demandez au argentins si les anglais sont leurs copains...
      Et quand on veut gérer un pays pour le dominer purement et simplement sans en exterminer la populace, on la munie d’une monnaie de singe. Comme la France avec les pays africains.
      Donc la dette est une preuve de richesse et de dynamisme tout autant que de parasitage et DONC de corruption. Et je n’ai rien dit d’autre...

      De quatre, la Chine n’est pas un pays à qui l’ont peut commander quoi que ce soit. Ils remboursent quant ils veulent. Quand un pays emprunte, il le fait pour investir. Dans le cas de la Chine elle a emprunté pour construire l’industrie avec laquelle elle s’est enrichie auprès de ceux à qui elle avait emprunté. Tout le monde, au sens premier, est gagnant, sauf les travailleurs européens qui perdent leurs boulots et chinois que se font exploiter par l’ignoble bourgeoisie (pléonasme) ainsi crée.
      Donc, dans le cas de la Chine, ne pas avoir de dettes est juste un signe de maturation économique mondiale vis à vis de son développement. Si la finance mondiale préfère, un autre pays remplacera la Chine en quelques années. tout le jeux réside à ce qu’elle préfère laisser la Chine s’enrichir en l’enrichissant à elle.
      CAR, in fine, c’est TOUJOURS la finance mondiale qui gagne. Peu importe le taux d’endettement du pays.

      Enfin, de cinq, quand un pays emprunte à taux négatifs, ce qui existe, plus il emprunte, plus il est riche... Non en fait il est juste stable.

      Donc non, un pays qui a des dettes n’est pas forcément un pays pauvre.

      Bien à vous ...

       
  • #2778732

    L’état corrompu (par qui ?), moteur de l’échec Français.

     

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    • #2778808
      Le 4 août à 00:03 par rhesus negatif
      L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

      L’état corrompu (par qui ?), moteur de l’échec Français.



      les francais arrivent tres bien a se mettre dans le caca tout seuls, les "autres" ne font que profiter de leurs faiblesses.

      le gel ne fait eclater que les pierres deja félées.

       
  • #2778750
    Le 3 août à 21:56 par goy pride
    L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

    Sauf que là l’Etat stratège a sérieusement foiré en ayant participé à l’organisation du crime monumental du covid 19 !
    L’oligarchie occidentale a piégé la Chine en la faisant participer à l’imposture du Covid afin d’une part pouvoir faire pression et contrôler ce pays par le chantage en menaçant de révéler son implication à ce crime contre l’humanité, et d’autre part pouvoir se couvrir au cas où.
    La Chine pouvant elle aussi procéder à ce type de chantage en menaçant de révéler que les cerveaux de ce crime contre l’humanité sont occidentaux et pas Chinois, a pensé à tort qu’elle ne risquait rien ; "Si tu me balances, je te balance !" Grave erreur ! Le PCC a omis un "détail" fondamental : le contrôle du narratif ! Or ce n’est pas la Chine qui contrôle les grandes agences de presse internationale mais l’oligarchie occidentale ! Donc si l’Occident fait pression sur la Chine en menaçant de révéler son implication (ce qui a déjà commencé), la Chine ne peut pas riposter en menaçant d’en faire de même ! En effet elle peut bien révéler tout ce qu’elle veut, si aucun grand média ne relaye l’information cela n’aura aucune portée. De plus si la Chine contrôle en partie l’OMS elle n’a en revanche pas ou peu de contrôle sur les autres agences internationales. Donc ses révélations ne seront traitées et pris au sérieux par personne. Enfin beaucoup de pays dans le monde ont intérêt à voir la Chine diplomatiquement et économiquement affaiblie et ne voient donc aucun problème à accepter de faire porter l’entièreté de la responsabilité du crime sur elle ! Le Japon, les Philippines, Taiwan, le Vietnam, l’Inde...et même la Russie ont un intérêt à voir la puissance chinoise jugulée car elle fait peur, et il y a de nombreux contentieux territoriaux ! Même le camp conservateur américain opposé à l’oligarchie mondialiste a un intérêt à valider ce narratif consistant à blâmer la Chine pour ce crime ! Le coup de génie de l’oligarchie c’est d’avoir compris qu’en définitive tout le monde est gagnant à voir la puissance chinoise mise en difficulté et de ce fait acceptera ce narratif partiellement frauduleux ! Le PCC a été piégé et ne survivra pas à avoir commis l’erreur morale et stratégique colossale d’avoir participé à ce crime contre l’humanité sans précédent ! Reste maintenant à savoir pourquoi le PCC a participé à ce crime. La raison semble simple : l’anéantissement de la puissance occidentale est dans son intérêt. Un pion encombrant de moins sur l’échiquier.

     

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    • #2778901

      À ce détail près que "l’Occident" c’est aussi loin et vague pour eux que "La Chine" pour nous !

       
    • #2779043
      Le 4 août à 11:42 par paramesh
      L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

      la Chine n’a aucunement participé à cette arnaque, elle a traité son épidémie en silence (au début) et quand on a commencé à l’accuser de cacher l’horreur de la pandémie ils ont communiqué et ils ont mis les bouchées doubles pour stopper cette épidémie de Wuhan en quelques mois histoire de montrer qu’ils n’avaient de leçons à recevoir de personne (rappelle toi la quenelle stratosphérique du bain géant de Wuhan en Aout 2020). ils ont sorti leur vaccin tradi histoire de ne pas se faire forcer la main avec les merdes ARN, mais la vaccination est loin d’être leur priorité, mais c’est un business comme un autre donc ils exportent leur produit . En fait ils la jouent à l’orientale ils font le minimum syndical pour ne pas être attaqués. En Thaïlande où j’habite, c’est pareil, ils font soi disant tout pour que les gens se vaccinent, mais il n’y a pas de vaccins disponibles. (le vaccin chinois qui est homologué ici est produit sous licence en Thaïlande, mais curieusement rien ne sort des usines.

       
  • #2778822
    Le 4 août à 02:41 par Oui-oui rêve de Chine - Le Parfum Paris
    L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

    Pour résumer toute cette Histoire :

    - La Chine, symbole de la destruction de la tradition ancestrale, pays de la nouvelle norme du Shopping-Mall Culture, espace 100% CCTV, aux populations transformées en pures unités de consommation-production dont l’ame se cantonne à dépenser, miner et s’oublier dans le Cloud des Jeux-Vidoes.

    Bref. Le régime Chinois, c’est quand-même mieux, car esthétiquement, un agent de la Banque-Roth avec “une bonne vieille tête de paysan chinois”, c’est quand-mieux qu’un agent de la Banque-Roth “qui se la joue tiktok-hibou-gay”...

    Oy vey ! j’adhère ! (Clap-clap-clap...)

     

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    • #2779719
      Le 5 août à 12:23 par paramesh
      L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

      oui les communistes ont essayé de faire disparaître la culture chinoise traditionnelle, mais ils se sont planté et l’ont très cher payé (la révolution culturelle a été un fiasco social, économique et sociétal et ils ont compris que leur culture traditionnelle (entre autres politique et sociétale) était leur meilleure défense contre l’occident. la culture traditionnelle chinoise est fondée sur l’adaptation la plus souple aux fluctuations du réel. l’esprit chinois ne fonctionne pas selon des modèles théoriques, des dogmes établis, donc le communisme doctrinal était condamné à plus ou moins long terme.
      si les chinois sont si forts aujourd’hui diplomatiquement et stratégiquement, c’est qu’ils ont renoué avec leurs traditions. malgré le communisme la Chine profonde était restée culturellement très traditionnelle : importance primordiale de la famille, respect de la hiérarchie et entraide.
      Et maintenant que le PCC encourage la réappropriation de cette culture, les gens y vont à fond par pur nationalisme.
      Encore une fois, parler d’un pays sans y avoir jamais foutu les pieds et senti le réel c’est toujours très théorique. Beijing n’est pas plus la Chine que Paris n’est la France.
      regardez les films produits en Chine, et comparez avec ceux d’ Hollywood pour ce qui est des valeurs mises en avant.

       
  • #2778836
    Le 4 août à 04:23 par Un chinois
    L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

    Le « made in China » a permit au tiers-monde de rester accroché à la technologie. Souvenez-vous de l’achat des télécommunications d’Afrique de feu Mouammar Kadhafi.

     

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  • #2778877
    Le 4 août à 06:21 par politzer
    L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

    Excellent résumé de l application de la NEP ( mise en place par Lénine en Union soviétique) à la situation chinoise après la déviation gauchiste maoïste ! Le rôle moteur de la lutte des classes est bien vue par l auteur qui articule avec à propos le développement de la richesse ( les forces productives) avec le mouvement social( les rapports de production) dont est incapable la critique des porte-parole de l oligarchie occidentale.

     

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  • #2779167
    Le 4 août à 14:38 par nicolasjaisson
    L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

    "La croissance chinoise repose désormais sur le numérique, l’informatique, les énergies renouvelables, l’intelligence artificielle, les véhicules électriques, etc.."
    Non c’est faux, au moins depuis quelques mois, date à laquelle l’Etat chinois a viré sa cuti en partant en guerre contre les nouvelles technologies accusées de propager un modèle occidental consumériste et pervertissant. Contre toute attente, le gouvernement a décidé de serre la visse réglementaire contre les fleurons du e-commerce et les sociétés informatiques, notamment dans l’éducation et les jeux, en leur restreignant l’accès aux marchés de financement -comprenez les marchés financiers en monnaies occidentales - qui constituent leur principal source de fonds et entretient le jeu capitalistique des fusions/acquisitions. On croyait que c’était Trump qui interdirait l’accès aux marchés en dollars aux sociétés ide service informatique chinoises, ce qui aurait sérieusement compromis leurs capacités de financement. En fait, c’est XI Jinping qui leur coupe les jarrets, dans un contexte d’hostilité croissante contre l’influence occidentale. Faut-il rappeler cependant que le décollage chinois n’aurait jamais eu lieu sans le capital apporté par les banques occidentales et le transfert de savoir-faire massif accompagne des délocalisations industrielles au détriment des "travailleurs" occidentaux. Et cela s’est poursuivi massivement entre 2011 et 2017, comme le prouve les chiffres de la croissance exorbitante de la dette publique chinoise collatéralisée par le dollar et le marché américain réel, plus le soutien actif des prêteurs en eurodollars.Il fait lire ce revirement brutal du gouvernement chinois à l’aune de la gouvernance écologique mondiale, qui remet le concept de frugalité à l’honneur, surtout à l’heure où la Chine importe massivement sa nourriture depuis les marchés étrangers. Les trente sublimes parquées par un enrichissement hors norme de la population chinoise sont révolues, surtout depuis que la déflation inévitable impose une réduction drastique de l’endettement que le dollar peut de moins en moins soutenir, du fait de l’excès de création monétaire aux Etats-Unis et du reflux de l’investissement étranger en Chine. Xi veut revenir au communisme pur et dur de Mao, sous couvert de transition écologique, qui est rendu possible par les nouvelles technologies de surveillance omniprésente et un appareil répressif ultra moderne. qui ne laisse aucune chance aux résistants contre le NOM 2.0.

     

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  • #2779341
    Le 4 août à 20:38 par anomyme
    L’État stratège, moteur de la réussite chinoise

    Et les millions de morts du grand bond en avant ? et la tyrannie des gardes rouges et les camps de reeducation ideologiques ? et la cancel culture des 4 vieilleries ? Et le soutien du pc chinois aux khmers rouges ? Et l’imperialisme chnois qui veut mettre la main sur les iles sprtley ?

     

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    • #2779442

      Lors de la célébration de l ’anniversaire de Mao, récemment, le gouvernement Chinois a tiré le bilan du maoisme : un tiers de négatif et deux tiers de positif. Donc bilan positif et ça ne regarde que la Chine pas les prédateurs occidentaux . C ’est de la politique intérieure.

       
    • #2786542

      Non Jean, l’invasion du Tibet par les chinois c’est pas de la politique interieure mais internationale, pareil pour le support chinois aux Khmers rouges qui ont fait massacrer 2,5 millions de cambodgiens innocents, pareil pour le vol par la marine chinoises des iles vietnamiennes de Spratley, pareil pour la machine a truquer les votes dominion qui a fait elir Biden, la participation au grand mensonge du covid, etc... et j’en passe tellement la liste est longue.

       
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