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À Hong Kong, retour au réel

Avec la réforme qui vient tout juste d’être adoptée, Hong Kong revient à nouveau sur le devant de la scène. Après les manifestations de l’été 2019, le calme a été peu à peu restauré, et les autorités chinoises ont tiré les leçons de cette contestation. C’est pourquoi la Chine vient de procéder à une réorganisation du système électoral qui vise clairement à limiter l’influence de l’opposition dans ce territoire.

 

Le premier volet de la réforme porte sur la sélection des candidats aux élections législatives. Le texte précise que « le comité pour la sécurité nationale et la police de la sécurité nationale » prépareront des rapports sur chacun des candidats afin de garantir « le processus de contrôle du comité de validation ».

Avec cette procédure, le gouvernement chinois se réserve donc la possibilité de déterminer si un candidat est suffisamment patriote pour prétendre à un siège au comité législatif, et il est clair qu’il fera en sorte d’écarter les candidats ayant eu des activités antichinoises. Le deuxième volet de la réforme prévoit que le nombre de sièges au comité législatif passera de 70 à 90. Seuls 20 sièges (soit 22 % du total) seront désormais attribués au suffrage universel direct, contre 35 sièges, soit la moitié du total, jusqu’à présent. 40 sièges seront octroyés par un comité de personnalités qualifiées. Les 30 derniers sièges seront désignés par les groupements socioprofessionnels.

Cette réforme a été votée courant mars à l’unanimité des 167 membres du Comité permanent du Parlement chinois, et elle entre désormais en application. Le Congrès des États-Unis, en accord avec la Maison-Blanche, a immédiatement réagi en confirmant les décisions prises sous l’administration précédente visant à abolir le traitement spécial dont bénéficiait le territoire de Hong Kong. Mais cette ingérence de Washington dans les affaires intérieures chinoises risque d’être un coup d’épée dans l’eau. Comme le relève, le 4 avril, la chaîne CGTN, le montant des capitaux affluant à Hong Kong en 2020 a atteint 50 milliards de dollars, et le montant des capitaux levés par les introductions en Bourse à Hong Kong s’est classé à la deuxième place mondiale. Et de nombreuses entreprises américaines ont déclaré qu’elles allaient augmenter leurs investissements à Hong Kong au cours des trois prochaines années.

Cette intervention des États-Unis dans la gestion interne d’un territoire chinois est donc vouée à l’échec. Mais il faut aussi rappeler qu’elle n’a aucune légitimité sur le plan juridique. C’est une ingérence flagrante dans les affaires intérieures d’un État souverain. En clair, c’est une violation inadmissible de la Charte des Nations unies. Depuis quand un État est-il fondé à prendre des dispositions à propos de l’administration territoriale d’un autre État ? La République populaire de Chine s’occupe-t-elle de la gestion administrative de la ville de New York ? Le gouvernement chinois se mêle-t-il du système électoral américain, pourtant moribond, et dont la planète entière a contemplé le spectacle pathétique ? En fait, l’attitude de Washington repose constamment sur des distorsions de langage, et elle occulte l’histoire des relations entre la Chine, Hong Kong et les puissances occidentales.

Ainsi la gestion de Hong Kong est une affaire intérieure chinoise. Mais la propagande occidentale la transforme en un conflit international. Le retour de Hong Kong à la mère patrie est une décolonisation. Mais la propagande occidentale fait comme si c’était une colonisation de Hong Kong par la Chine. En réalité, la question de Hong Kong est le legs historique d’une époque passée et définitivement révolue. Les Occidentaux sont-ils mûrs pour l’accepter ? Ce territoire était chinois depuis toujours. Il est devenu une colonie britannique lorsqu’il a été arraché à la Chine. Aujourd’hui, le temps des colonies est terminé. Hong Kong a un « régime d’administration spéciale » que la République populaire de Chine a instauré lors de la signature de l’accord sino-britannique. C’est dans ce cadre juridique que le gouvernement chinois administre de manière souveraine le territoire de Hong Kong. Car Hong Kong c’est la Chine, au même titre que Pékin ou Shanghai.

Il semble que le monde occidental ait oublié la véritable histoire de Hong Kong, et cet oubli est la cause de nombreuses confusions. La conquête coloniale du « port parfumé », au XIXe siècle, s’est déroulée en trois étapes. Les Britanniques ont annexé l’île de Hong Kong en 1842 à la suite d’une « guerre de l’opium » qui a précipité la ruine de l’empire des Qing et livré la Chine à la voracité des prédateurs coloniaux. La presqu’île de Kowloon a ensuite été arrachée à l’empire en 1860 lors de l’intervention militaire franco-britannique qui a dévasté le palais d’été à Pékin. Enfin, les « nouveaux territoires » ont été cédés à Londres en 1898 pour une durée de 99 ans à la suite des nouvelles humiliations infligées à la Chine par les envahisseurs étrangers. C’est cet ensemble territorial – aujourd’hui dénommé « région d’administration spéciale de Hong Kong » – qui a été solennellement restitué à la République populaire de Chine en 1997 selon des modalités définies par l’accord de 1984.

Cet accord était un compromis entre une puissance coloniale déclinante, la Grande-Bretagne, et une grande puissance émergente qui privilégiait la négociation, la Chine. Pékin aurait pu reprendre Hong Kong par la force au colonisateur britannique qui se l’était approprié de la même façon. Mais Deng Xiaoping a préféré une solution négociée. L’accord sino-britannique a créé à Hong Kong un régime de semi-autonomie fondé sur le principe : « un pays, deux systèmes », du moins jusqu’en 2047. Pour Pékin, ce compromis présente un double avantage. Le premier est d’ordre politique. Adeptes du temps long, les dirigeants chinois ont opté pour une transition en douceur. La dépendance croissante du territoire à l’égard du continent favorisera son assimilation progressive, sans préjuger de son futur statut au-delà de 2047. Le second avantage est d’ordre économique : dotée d’une rente de situation géographique, la place de Hong Kong s’est transformée en plaque tournante de la finance asiatique.

En y maintenant un régime spécifique, Pékin a pu l’utiliser afin d’attirer en Chine les capitaux de la diaspora chinoise et ceux des investisseurs étrangers. Sas d’entrée pour les flux financiers captés par les réformes économiques, ce minuscule territoire de 1106 km² et 7,5 millions d’habitants a continué à jouir, depuis 1997, d’un statut particulier dont il n’existe aucun équivalent (hormis Macao) en Chine populaire. Le territoire a sa propre législation, sa propre monnaie, ses propres équipes sportives. Mêlant élection et cooptation des dirigeants, son système administratif est plus « démocratique » que celui qu’ont légué les Britanniques. Les manifestants de 2019 réclamaient la démocratie en brandissant des drapeaux britanniques, mais les premières élections au suffrage universel ont eu lieu en 1991, c’est-à-dire après les accords de 1984.

Le retour au calme, depuis plusieurs mois, montre que les contestataires hongkongais ont réfléchi aux conséquences d’un embrasement de leur îlot de prospérité. La réforme du système électoral va peut-être susciter des protestations, mais pour Pékin, la priorité est d’assurer la stabilité politique du territoire afin de garantir son développement. Les velléités séparatistes qui s’affirment sous couvert de « démocratie à l’occidentale » n’entrent pas dans le futur de Hong Kong. Elles seront combattues et éradiquées, car Hong Kong fait partie intégrante de la Chine, et cette situation est irréversible. Pourquoi les Chinois devraient-ils adopter un système politique inspiré de l’étranger, alors que leur propre système fonctionne ? Et de quel droit les puissances occidentales exigent-elles de la Chine qu’elle obéisse à leurs injonctions ? Cent ans de colonisation étrangère n’ont pas réussi à priver la Chine de ce territoire qui lui appartient depuis des millénaires et relève exclusivement de son administration. Alors ce n’est pas un chiffon de papier du Congrès des États-Unis, totalement illégal du point de vue du droit international, qui va y parvenir.

Bruno Guigue

 

Retrouvez Bruno Guigue à propos de la Chine, sur E&R :

 
 






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28 Commentaires

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  • #2705640
    Le 13 avril à 20:27 par Mandarine
    À Hong Kong, retour au réel

    Le centre de gravité du monde s’oriente vers le chine.
    Apprenez le mandarin cher kamerad...

     

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    • #2705671
      Le 13 avril à 21:27 par VIVACHAVEZ
      À Hong Kong, retour au réel

      "Apprenez le mandarin cher kamerad..."

      @Mandarine

      D’ailleurs, le bouquin s’appelle "bienvenue chez les sushis" et il est préfacé par Dany Boon. Toutefois, j’ai peur que le mandarin, on s’en batte les mandarines. A moins que vous ne soyez un fan de la reconnaissance faciale, la Chine n’est pas un avenir viable pour remplacer la dictature de l’URSS qui s’appelle maintenant UE.

       
    • #2705780
      Le 14 avril à 06:45 par Nadia
      À Hong Kong, retour au réel

      VIVACHAVEZ,
      oui mais la reconnaissance faciale, ce sont les sociétés israeliennes liées au Mossad qui tentent depuis 20 ans de l’imposer en Occident, sous couvert de lutte contre le terrorisme.
      Le traçage numérique en général est leur dada, tu m’étonnes (=Bain and Co...societe américaine, dont la patronne est une ex du Mossad -ah ah ah !! - fille d’un général de Tsahal)

       
    • #2707826
      Le 17 avril à 08:05 par JMLP
      À Hong Kong, retour au réel

      Faux, ce sont bel et bien les chinois qui les premiers se sont lancer dans la surveillance de la population des l’epoque de Mao, et c’est aussi en chine continentale que la reconnaissance faciale est de loins la plus evoluee, ainsi que la censure de l’internet, de controle de la pensee (pensee unique et lavage de cerveau des la maternelle), et c’est aussi la chine qui la premiere a mis en quarantaine une province de plus 50 millions d’habitants (le Hubei dont le chef-lieu est Wuhan) soit la taille d’un pays entier, juste pour un virus qui n’existe pas (ce qui prouve que les chinois marchent dans la combine et font partie de la plandemie mondiale, vu qu’ils en sont les premiers beneficiaires. Et c’est aussi la chine qui a commencee a obliger le port du masque, la localisation 24h/24 sur smartphone, le code-barre numerique et l’attestation biometrique, etc...

       
    • #2707852
      Le 17 avril à 09:57 par Nadia
      À Hong Kong, retour au réel

      JMLP,
      CHEZ NOUS, ce sont les israeliens.
      Bain and Co est chargée de l application StopCovid ! Les sociétés impliquées dans le montage du 11 septembre, celle que dirige Ehud Barack sont spécialisées dans quoi ?
      Je m’en fous de ce que font les chinois en Chine.
      Israël a investi des avant le 11 septembre dans ce type de "services" liés à la sureveillance/sécurité.
      Le hasard sans doute.
      Il est dommage que votre hostilité à la Chine vous fasse écrire n’importe quoi.
      Tenez, pour dire que la Chine est problématique, il y a cet argument : l’énorme pression de l’économie chinoise sur les ressources naturelles, qui induit un déséquilibre.
      Par exemple.
      Mais c’est sur que comparé aux américains...

       
    • #2708398
      Le 17 avril à 22:25 par Nadia
      À Hong Kong, retour au réel

      JMLP,
      il y a quelque chose qui ne va pas non plus avec cette thèse du Covid propage par la Chine, c’est qu’il est facile justement de faire le lien. Ça a permis à Trump de le renommer "virus chinois" et de tenter de liguer le maximum de pays contre la Chine. C’est à dire que c’est un magnifique outil de propagande anti chinoise.
      Concernant le 11 septembre par exemple, ou l’assassinat de JFK, il y en a de fausses pistes à suivre avant de pouvoir identifier ceux qui seraient les véritables coupables et ultimes bénéficiaires.

       
    • #2708553
      Le 18 avril à 07:05 par JMLP
      À Hong Kong, retour au réel

      Et c’est la qu’on voit que tu n’a pas tout compris Nadia, les chinois en tant que pionniers ont influences le monde entier. c’est comme si je disait que les espagnols apres avoir inventes l’arme a feu ont changes le monde et des lors tout les pays ont du suivre, sous peine de se faire casser la gueule par une autre puissance. C’est la vie, et puis faut arreter cet francocentrisme ou eurocentrisme car le monde est maintenant interdependant, qu’on le veuille ou non, c’est un fait.

      D’ailleurs les chinois ont au moins cette qualite-la qui est de s’informer de ce qui se passe dans le monde, meme du moindre petit pays sans grande importance, ce qui fait toute leur force. On est a l’age de l’information, et la puissance qui aura remportee cette manche remportera aussi les autres et finira leader mondial,

       
    • #2708596
      Le 18 avril à 09:04 par Nadia
      À Hong Kong, retour au réel

      JMLP,
      justement, je pense qu’il est fini le temps où une grande puissance peut mener le monde, c’est ce que les yankees ne veulent pas comprendre.
      Il faut une carte "universaliste" en plus pour ce faire. L Espagne l’avait (l Église catholique), les States aussi (la démocratie libérale)
      La Chine ne l’a pas. Ce n’est pas un "système monde", comme écrit Soral dans son livre.
      On voit bien que leur présence économique ne se traduit pas du tout en influence politique par exemple sinon ils domineraient déjà une bonne partie du monde.

       
    • #2708662
      Le 18 avril à 10:41 par JMLP
      À Hong Kong, retour au réel

      Tu reflechis trop en occidental et non pas en chinois. Ils n’ont pas besoin de nous faire croire a des idees ou a des concepts et encore moins a des religions qu’ils nous imposeraient non pas parce qu’ils veulent juste rester tranquille chez eux et nous laisser tranquille chez nous, mais parce que pour eux le monde sera petit a petit, etape par etape 100% chinois ethniquement parlant, et il n’y a que cela qui compte pour eux et quelque part ils ont bien raison.

      Quand les Europeens ont commences leurs colonies en Afrique il n’a jamais ete question de liquider tout les africains et de les remplacer par des blancs, il etait question outre d’utiliser ses ressources naturelles, de christianiser. Donc on peut dire que cela avait un but economique ET civilisationnel. Alors que pour les chinois c’est : On va implanter 400 millions de chinois en Afrique sur 50 ans et virer les locaux de leurs terres ancestrales parce que ce sont des bons a rien.

      Juste un exemple la chine s’interresse de plus en plus a Madagascar, vu sa position strategique elle pourrait tres bien devenir dans un futur pas si lointain une base pour l’armee chinoise, et meme plus qu’une base car elle est carrement le marche-pied a la colonisation chinoise en Afrique.

      Et malheureusement y a pas qu’en Afrique qu’ils comptent faire comme cela, mais dans le monde entier. De plus en plus de chinois dans la partie asiatique de la Russie, en Asie du sud-est, en Australie/Nouvelle-Zelande, en Amerique du nord et ils commencent meme en Amerique latine maintenant. Pour revenir a l’Afrique et a titre indicatif il y a 1 million de chinois en Algerie (et autant en France). Et combien d’algeriens en chine ? Tout au plus quelques milliers. Est-ce normal ? Pourquoi des chinatowns dans toutes les grandes villes du monde ? Avons-nous vocation a devenir des colonies chinoises ?

       
    • #2708680
      Le 18 avril à 10:59 par Dolph Ruggen
      À Hong Kong, retour au réel

      Tu m’excusera l’expression Nadia mais tu me parrait bien naive, et on peut dire que tu as un (plusieurs) train de retard. La chine est dors et deja une super-puissance mondiale et en tant que telle elle exercera de sa puissance et de son influence pour abattre ses ennemis un par un (dont nous les europeens, au cas ou tu ne le saurais pas) donc c’est un empire qui en remplace un autre, rien de plus. Et les USA sont deja a moitie morts demain c’est la guerre civile la-bas, a ce moment-la je peux te garantir que tes chinois auront vite fait de faire tomber le masque et leur politique changera de visage au point de nous faire regretter les "yankees" comme tu dis.

      Au fait, puisqu’ils ne s’imissent pas dans la politique des pays etrangers comme tu le dis, alors la Machine a truquer les vote Dominion tu en dis quoi ? Sans l’aide de la chine, les pedo-democrates n’auraient jamais pu battre Trump. Idem pour la pseudo pandemie de covid, sans le nunmero de cirque des chinois en janvier/fevrier 2020 et grace aussi aux services de leur larbin ethipien directeur general de l’OMS Tedros le canular planetaire n’aurait jamais prit.

      Votre chine mystifiee, idealisee et romancee est telle l’image d’Epinal d’une belle carte postale noire et blanc d’il y a cent ans...

       
    • #2708892
      Le 18 avril à 15:56 par Nadia
      À Hong Kong, retour au réel

      JMLP,
      il y a un problème avec le danger de la colonisation chinoise telle que vous la décrivez (projet de remplacement des populations locales) il faut avoir une démographie dynamique, exponentielle.
      La Chine est très peuplée et ils ont de la marge mais leur population vieillit dans un système économique qui requiert en plus des têtes et des bras. Donc c’est voué à l’échec si c’est ce qu’ils projettent.

       
    • #2709195
      Le 19 avril à 07:35 par anonyme
      À Hong Kong, retour au réel

      Oui et non, car un simple assouplissement ou annulation de la politique du controle des naissances en chine continentale et les chinois passeront de 1,5 milliards a 2 milliards avant 2050.

      C’est simple et mathematique, si le surplus de population provoque des dangers aux niveaux alimentaires et energitiques alors ils feront immigrer en masse un peu partout dans le monde (ce qu’ils font depuis un moment), et au final aucun pays ou presque ne pourra les refuser sous peine d’accusation de racisme anti-chinois et avec toutes les represailles qui vont avec (cela remplacera l’actuel chantage a l’antisemitisme en pire encore car la chine sera super puissance mondiale n.1 (bien plus pluissante encore que l’empire US-Israelien actuel), les USA hors-jeu et la Russie seule face au nouvel empire chinois qui n’aura plus besoin d’elle et de la fausse "sino-russian friendship" qui finallement n’a jamais vraiment eue lieu puisque contre-nature et artificielle par essence.

      Tout comme il n’y a qu’un seul soleil dans l’univers, il ne peut y avoir qu’une seule super-puissance qui domine le monde loin devant les autres. Tout est question de rapport de force, c’est triste mais c’est ainsi. Aucune puissance ne s’est jamais contentee de la deuxieme place ou a ex-equo quand elle a les moyens de devenir la premiere, et au passage aneantir la deuxieme qui n’est que menace a moyen/long-terme pour elle.

       
    • #2709255
      Le 19 avril à 10:13 par Nadia
      À Hong Kong, retour au réel

      Dolph Ruggen,
      Maria Poumier a écrit un article sur les ingérences chinoises aux États-Unis, un officiel chinois ayant évoqué comme intermédiaires habituels de la Chine, je cite "les juifs de Wall Street".
      Tucker Carlson, qui s’est jeté sur cette déclaration, en a courageusement expurge ce passage qui, à mon humble avis, livre une clé de compréhension importante, systématiquement passée sous silence et pour cause.

       
  • #2705727
    Le 13 avril à 23:59 par pg3e
    À Hong Kong, retour au réel

    En Chine le gouvernement chinois sélectionne les candidats aux élections. En France c’est un gouvernement étranger qui sélectionne...

     

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    • #2706283
      Le 14 avril à 20:56 par PL
      À Hong Kong, retour au réel

      Ils séléctionnent pour que ce ne soit pas les USA qui séléctionnent les hommes politiques comme chez nous avec des programmes genre Young Leaders et succursales de promotion des révolutionscolorées de George Soros.

      M. Poutine fait la même chose, c’est le rôle d’un chef d’État de neutraliser les opérations de subversion étrangères.

       
    • #2706447
      Le 15 avril à 05:32 par Sedetiam
      À Hong Kong, retour au réel

      Celle-ci elle n’est pas arrivée à la va comme je te pousse-pousse...

       
  • #2705734
    Le 14 avril à 00:50 par Francois888
    À Hong Kong, retour au réel

    Les Hongkongais nés à HK n’ont jamais connu la vie sous le régime chinois. Ils voient leur ville somme toute democratique changer brutalement de régime. Imaginez Paris soudainement mettant en place un régime comme celui de Pékin, quelle serait la réaction des parisiens ?
    La réflexion sur les territoires est vraie, mais une variable qui n’a pas un recul de 100 ans et plus, est qui est primordiale, est la population.

     

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    • #2705811
      Le 14 avril à 08:59 par europhobe
      À Hong Kong, retour au réel

      Ah, donc un gouvernement qui gérerait la crise du coronavirus en l’espace de trois mois pour ensuite revenir à la normale ?
      Ce serait pas mal, finalement

       
    • #2706031
      Le 14 avril à 14:42 par Francois888
      À Hong Kong, retour au réel

      La situation à Hong Kong vis-à-vis du covid est aussi liée à l’attitude de la population. Les Hongkongais sont très peureux de nature sur ces sujets et moins rétissant à suivre des directives, en conséquence tout le monde porte le masque, tout le monde se lave les mains 20 fois par jour, tout le monde respecte les distances... L’aéroport est quasi à l’arrêt, 21 jours de quarantaine à l’arrivée, contrôle des frontières strictes.
      Un bon régime autoritaire gère mieux les crises effectivement. Mais y a-t-il simplement de bon régime autoritaire ?

       
  • #2705766
    Le 14 avril à 05:23 par Albert Libertad*
    À Hong Kong, retour au réel

    Modèle chinois de merde, mais modèle européen de merde aussi, comme celui des state, ou d’ailleurs.....
    Je n’hésite pas à dire que l’État c’est le mal, mais un mal historiquement nécessaire, aussi nécessaire dans le passé que le sera tôt ou tard son extinction complète. L’État n’est point la société, il n’en est qu’une forme historique aussi brutale qu’abstraite.
    Mikhaïl Bakounine

    Là où commence l’État, la liberté individuelle cesse, et vice versa.
    Mikhaïl Bakounine

     

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  • #2705813
    Le 14 avril à 09:01 par ffg
    À Hong Kong, retour au réel

    Le modèle électoral chinois est meilleur que le nôtre, à moins que les mêmes tyrans ne restent au pouvoir en Occident, ce qu’il ne faut pas, car c’est la disparition assurée.
    En effet, le système électoral chinois n’accorde que 22% des sièges au suffrage universel, ce qui évite la démagogie et le vol des élections par des populations immigrées et/ou parasitaires. Ainsi que la domestication des candidats, qui deviennent insincères.
    L’entreprise (donc les actifs) dégage un 30 pour cent de voix, un cercle de personnes vénérables (qu’on suppose compétentes dans leur branche et de haute moralité ; et non des fossiles de parti) décide à 40 pour cent ; le reste doit être assuré par un tiers-état incluant l’église et les familles.
    Ce système est bien préférable au "démocratique" s’appuyant sur une majorité de voix. Quand le peuple est éduqué, homogène, prospère et travailleur, ça peut le faire. Quand il a été dressé comme un chien, et finit par se comporter comme tel, pendant trente ou quarante ans, ce système démo est catastrophique.
    J’ai dit le système électoral chinois, pas le PCC. Nous ne sommes pas chinois, et ne le serons jamais.
    Un homme - ou une femme, ou un attardé mental, ou un gamin de 18 ans - une voix ?
    C’est idiot.

     

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    • #2706454
      Le 15 avril à 06:54 par Élisée Reclus - L’Homme et la Terre
      À Hong Kong, retour au réel

      Putain pour apprécier le système chinois, faut vraiment être très con
      Qu’il soit chinois ou français, européen ou américain, c’est des systèmes de merde, des politiques de merde 
      Reprenons notre liberté 
      Tous ces gouvernements, abusent de leur pouvoir
      Le seul but de ces gouvernements, c’est de nous asservir
      Leur but nous réprimer, nous esclavagiser... 
      .. Pouvoir, argent, économie, sont leurs seules raisons d’être, notre bien, ils s’en contre-foutent
      Qu’ils aillent tous se faire enculer 
      Gouvernements du monde entier, je vous haïs

       
  • #2705950
    Le 14 avril à 13:07 par Shenzhen
    À Hong Kong, retour au réel

    Il y a quelques années j’ai passé plusieurs mois à Hong Kong ...
    Une ville Chinoise extraordinaire, des îles, des ferrys partout et un climat subtropical.
    Pas de chômeurs, les vieux touchent une pension de survie depuis pas très longtemps.
    Une sécurité incroyable dans les rues.
    J’ai traversé la frontière pour passer quelques jours à Shenzhen en Chine..
    Shenzhen où j’ai pu rencontrer des gens d’une gentillesse inimaginable en Europe.
    Des usines partout et un magnifique cadre de vie .... Bus électriques, taxis électriques.
    Quand on voit l’enthousiasme des gens on comprend que c’est eux qui vont gagner la mondialisation.
    Les Chinois voyagent à Hong-Kong et vice versa ...
    Dans 25 ans, il n’y aura qu’un seul pays avec Hong-Kong et ..... Taiwan.
    Rien n’arrêtera la Chine, puissance démographique, économique et militaire.
    Des deux coté de la frontière, ils vont pas milliers au temple pour déposer des bâtons d’encens par millions. Grande spiritualité !!!!

     

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  • #2706568
    Le 15 avril à 10:56 par p’tit gars
    À Hong Kong, retour au réel

    Si ces abrutis de hongkongais avaient pris le temps de réfléchir 2 minutes, ils auraient tout fait pour rester dans le giron britannique ! mais bon, je suppose que les brits en avaient quine des chinoiseries, et que le "retour" à la Chine avait quelque chose de logique du point de vue civilisationnel...

    En attendant, le dragon chinois se montre de plus en plus gourmand ! Qui saura le dompter ?

     

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    • #2707034
      Le 15 avril à 22:42 par Nadia
      À Hong Kong, retour au réel

      Les russes y arrivent bien...

       
    • #2708555
      Le 18 avril à 07:12 par IGOR
      À Hong Kong, retour au réel

      N’importe quoi ! Les russes s’inquietent aussi de la gourmandise du nouvel empire chinois ! Vu qu’ils en sont des voisins directs. Les chinois veulent prendre l’Orient russe qu’ils voient comme terre chinoise.

      Faudrait se renseigner avant de parler. Moi au moins j’ai vecu en Russie, parle russe et connait un paquet d’amis russes qui m’en on parler, et je peux te dire que le partenariat russo-chinois est mal vu ici. Ce que veulent les russes c’est la grande Europe de Lisbonne a Vladivostok, blanche et Chretienne, et non pas une Eurasie sous domination chinoise.

       
    • #2708640
      Le 18 avril à 10:07 par Vili
      À Hong Kong, retour au réel

      Je comfirme ce que dit Igor, ici a St Petersbourg il y a des groupes skinheads russes qui tabassent du chinois a coup de barres de fer, juste parce qu’ils ne les aiment pas. Alors Nadia viens en Russie et tu comprendras ce que le peuple russe pense dans son ensemble de la chine et des chinois.

      De part leur histoire les russes savent que le danger vient bien plus souvent de l’est que de l’ouest, bien plus du "mongol" (en fait c’est l’asiat) que du cousin european dont il se sent naturellement beaucoup plus proche ethniquement, culturellement et linguistiquement. C’est un fait, alors imprime.

       
    • #2709259
      Le 19 avril à 10:22 par Nadia
      À Hong Kong, retour au réel

      Igor et Villi,
      je sais que le partenariat avec la Chine n’est pas ce que souhaitent les russes.
      Mais grâce aux toutous pro yankees européens, ils n’ont pas le choix.
      Au fait, depuis quand la Chine est voisine de la Russie ? Depuis toujours, d’accord. Et la Russie n’a pas été bouffée.
      Alors Villi pensez y. Vous projetez des fantasmes de soumis apeurés sur le peuple russe qui lui a la tête haute et est maître chez lui.