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Les habits neufs de la médecine

Ou les méfaits de "l’esprit de système"

Dans le conte d’Andersen, deux escrocs font la promesse à l’Empereur d’un vêtement tissé si fin qu’il en devient invisible aux yeux des artisans moins doués qu’eux, et par la même occasion aux yeux de toute personne trop sotte pour s’apercevoir de sa valeur. La fable décrit bien ce qu’est un secret de polichinelle : tout le monde voit la supercherie, mais continue de faire comme si. À bien des égards, on peut se demander si le vernis de la science ne joue pas ce rôle en médecine. La médecine scientifique occidentale brille de mille feux partout dans le monde, sauf pour les sots ! Car pour le quotidien d’un grand nombre de malades, malgré la litanie « progrès, technicité, recherche, espoir » égrainée comme un chapelet en toute occasion, la médecine est nue.

 

 

Vive la science

Bien sûr, il n’existe pas d’autres voies pour saisir la réalité objective, – réalité complexe, chaotique et contradictoire –, que de partir à la recherche d’invariants et de relations de causalité qui nous la rendent plus lisible. Modéliser le monde, ou le corps humain, est une démarche indispensable pour comprendre et se repérer. La science construit des modèles théoriques, qui deviennent ainsi une approximation de la réalité, imparfaite certes, mais utilisable à l’image des « modèles anatomiques » en trois dimensions des facultés de médecine, conçus pour visualiser le corps humain et tenter d’en dévoiler les structures. Ainsi coordonner ses connaissances et construire un système relève d’une nécessité d’ordre logique et épistémologique. En revanche il faudrait se souvenir que la réponse à cette nécessité n’est qu’une représentation simplifiée de la réalité. Simplifiée, idéale, et donc fausse.

 

Plausibilité n’est pas vérité

Beaucoup de systèmes ou de modèles sont plausibles dès lors que le raisonnement est compréhensible, qu’il existe une interprétation logique et rationnelle les justifiant, et des cas concrets les illustrant. En cherchant bien, on finit toujours par trouver une cohérence quelque part. En économie, la théorie de la main invisible d’Adam Smith est plausible. L’égoïsme et l’intérêt personnel, utilisés comme régulateurs économique, social et moral, et concourant au bien commun est un modèle connu. Un autre sujet serait d’ailleurs de réfléchir à sa fonctionnalité. En tout état de cause, les hypothèses libérales sur la logique de la concurrence comme facteur d’émulation et d’amélioration ont été très souvent contredites par les faits. Par exemple, le contrat social du « don/contre-don » des sociétés mélanésiennes, dont s’est inspiré Marcel Mauss, est une démonstration de la logique de réciprocité, à l’opposé du modèle précédent. Ainsi, la plausibilité n’est certes pas vérité absolue.

Dans le domaine médical, il est « logiquement plausible » qu’une granule sans principe actif et composée uniquement de lactose, n’ait pas d’action thérapeutique. Il est « théoriquement plausible » que la vaccination améliore la santé des populations. Mais il se trouve que beaucoup de faits, de constats cliniques ou de chiffres statistiquement significatifs viennent perturber cette belle logique. Alors que faisons-nous de la réalité ? Ces modèles plausibles sont-ils suffisants ? Sont-ils limités à un domaine d’application en dehors duquel ils ne fonctionnent plus ? À l’image des études in vitro souvent si décevantes in vivo.

La profession gagnerait à être attentive à ne pas tomber dans le piège. Soyons honnêtes : combien de fois la phrase « vous n’avez rien » est-elle prononcée en lieu et place de « vous n’avez rien… de ce que nous avons cherché ». Combien de patients déplorent de ne pas être crus par leur médecin ? Le réel doit se conformer à tout prix au modèle, et sans analyses biomédicales positives, ni littérature, alors « vous n’avez rien ». C’est seulement l’absence d’humilité qui empêche de dire « je ne sais pas ». Un raisonnement logique étant plus beau qu’un raisonnement dialectique (parfois laborieux), certains préfèrent avoir tort élégamment que raison fastidieusement.

 

« L’esprit de système »  

Pas de science sans théorie donc, et du point de vue de l’expérience, pas de science sans hypothèse. Mais il faudrait avoir la sagesse de considérer qu’un système est provisoire et partiel. Pour paraphraser Claude Bernard, une découverte ne devrait jamais être érigée en théorie dans la mesure où elle doit sans cesse être remise en cause. Si prendre la réalité telle quelle, de manière totalement empirique, est également une impasse, – puisqu’il est impossible d’appréhender le monde sans a priori et sans modèles préétablis –, il faut garder à l’esprit que « ces préjugés » doivent être ensuite soumis à la réalité. Avoir l’esprit de système au mauvais sens du terme, c’est ramener toutes ses connaissances à un système arrêté, en forçant le trait si nécessaire, ou en ignorant les cas particuliers qui viendraient perturber la cohérence de l’ensemble. C’est réduire et figer le réel à une structure immobile, ce qui n’est jamais le cas.

« Celui qui fait un système ne veut pas changer sa théorie. Il aime mieux changer les faits » (Claude Bernard, "Introduction à l’étude de la médecine expérimentale")

 

L’Histoire nous donne un exemple de ce qu’est l’esprit de système. Le XVIIIème siècle, emporté dans un élan encyclopédiste élabore des systèmes de savoirs sur tous les sujets, de la botanique à l’anatomie comparée, en passant par la physiocratie. De ce fait, les Lumières illustrent les réalisations théoriques et pratiques de la raison tout autant qu’un rationalisme poussé à l’extrême, capable d’engendrer un édifice doctrinal très limitant. Une forme de triomphalisme tout-puissant, dont nous portons encore les stigmates aujourd’hui.

 

Le cygne noir de la médecine

Il fut un temps où, dans la conscience collective, les cygnes ne pouvaient être que blancs. Le « cygne noir » était le dahu du XVIème siècle. Dans le langage courant, il était synonyme de recherche impossible et illusoire. Et pour cause : personne n’avait jamais vu de cygne noir ni en Europe, ni à travers le monde. Pourtant, parmi tout le panel statistique de possibilités, c’est justement un cygne noir que l’expédition de Willem de Vlamingh a croisé sur sa route en 1698. Ainsi, la découverte du cygne noir de Tasmanie a profondément bouleversé les croyances et les certitudes de l’époque. L’oiseau imaginaire, dont la chasse était déraisonnable et vaine, existait bel et bien en chair et en plumes ! De nouvelles perspectives s’ouvraient, élargissant l’horizon et les consciences. Cet événement a inspiré l’auteur Nassim Nicholas Taleb et sa « théorie de cygne noir » [1], synonyme d’événement improbable et inattendu, déjouant les lois de la probabilité jusqu’alors prises pour argent comptant. Car on peut admettre avec lui que le monde n’est pas prévisible. Mais on peut parier en revanche que tous les experts s’accorderont à lui trouver a posteriori une explication rationnelle. C’est la description de la tendance humaine à éviter la difficulté d’ouvrir son regard sur l’inconnu et l’imprévu, et à chercher à maintenir à tout prix son cadre de référence. Peut-être la médecine contemporaine a-t-elle, aujourd’hui plus que jamais, besoin de découvrir son cygne noir pour sortir de l’impasse.

 

 

Quel est votre modèle médical ?

En définitive, notre manière de soigner est un point de vue : celui de notre époque et de notre culture. Toutes les époques et tous les continents ont eu leur modèle médical, à comprendre comme un ensemble d’hypothèses explicatives de la santé. La pratique clinique, l’enseignement, ainsi que la recherche et son financement y seront alignés. Il existe ainsi des postulats anthropologiques et épistémologiques sous-jacents aux modèles en cours. Le modèle biomédical actuel par exemple, qui assimile la personne à sa maladie. Dans ce cadre, c’est la maladie que l’on s’efforce de détruire ou de contenir. Une médecine des organes faisant disparaître le malade caché derrière son symptôme. Mais les stratégies thérapeutiques visant la modification des paramètres physiologiques sont-elles suffisantes ? Si l’on considère que l’organe malade n’est qu’une parcelle du tout à soigner, on doit alors trouver un autre modèle. Comme le modèle psychosomatique, qui intègre en complément du bilan somatique classique, à la fois des causalités liées au contexte socioculturel et professionnel, mais aussi les croyances et attentes, les comportements, ou les facteurs émotionnels et relationnels du malade. Ce modèle permet de comprendre le symptôme comme la manifestation du dérèglement du « tout » que constitue l’être humain. Il postule qu’on ne tombe malade, ni par hasard ni tous de la même manière. Chaque cas est un cas particulier, dont les déclencheurs et les réactions sont différents.

Ainsi, à une extrémité la maladie désincarnée et théorique, et à l’autre l’être dans toutes ses dimensions, par définition changeant et à reconsidérer à chaque instant. L’un comme l’autre sont des abstractions, mais il faut bien choisir. Médecins comme patients devraient être conscients de l’endroit où ils souhaitent poser le curseur : proche du modèle désincarné, ou proche de l’être unique aux réactions personnalisées ?

 

Vous vous trompez Madame

Il se trouve que les idéologies à « esprit de système » ont bien du mal à analyser et traiter les cas particuliers. Quand la réalité des faits ne correspond pas au modèle, on chausse ses lunettes déformantes, on force la réalité des faits à rentrer dans la boîte. L’esprit de système borné est une perversion de la recherche saine de modélisation, en cela qu’il substitue ou efface le réel au profit du modèle. Le monde réel est peu à peu remplacé par un monde abstrait. Fréquemment, ceux qui adoptent l’esprit de système de n’importe quel dogme en deviennent les prêtres, et le système finit par sembler plus réel que la réalité elle-même. C’est ainsi que des postulats discutables deviennent des figures autonomes, de pures abstractions qu’on ne discute plus : « le chef d’entreprise capitaliste » en économie, ou « la guerre contre les microbes » en médecine. L’utilisation systématique du modèle explicatif le transforme en modèle normatif. Et le passage du « je crois » au « il faut » est la porte ouverte à toutes les dérives. On a un très bon exemple en médecine.

Partant de la connaissance de l’immaturité du système nerveux des enfants, on a produit la théorie de l’insensibilité à la souffrance des bébés, de la naissance à un an. Dans les années 80, les nouveau-nés étaient ainsi opérés sans anesthésie, malgré les grimaces des enfants se tordant de douleur et les récriminations horrifiées et impuissantes des parents. Point de sadisme bien sûr, mais l’obéissance à la croyance que l’impact de l’anesthésie serait préjudiciable pour l’enfant. Depuis, les recherches ont démontré que le message nociceptif s’organise dès le premier trimestre de vie in utéro. Dans des travaux de recherches successifs de 1985 à 1995, on a pu ainsi enregistrer des réponses neuro-végétatives, hormonales et métaboliques aux stimuli douloureux. Les bébés ressentent bel et bien la douleur ! Une publication [2] démontrant l’aggravation du pronostic postopératoire par défaut d’analgésique chez le prématuré opéré a définitivement clos le débat. Mais les habitudes ont la vie longue, et certains discours ou réflexes perdurent encore aujourd’hui. Ainsi, sacrifier la réalité sur l’autel de la logique ou du savoir peut avoir des conséquences dramatiques. L’esprit de système pousse à prendre des positions extrémistes. La réalité, elle, pragmatique comme une mère surveillant son enfant, donne toujours le sens de la mesure.

 

 

Qui recherche quoi ?

La création des Centres hospitaliers universitaires (CHU) par l’ordonnance de 1958 et la promotion des « spécialités » favorisés par la politique de santé de Robert Debré a profondément modifié la médecine. Ce remodelage s’est fait aux dépens de la médecine générale qui en a perdu ses lettres de noblesse. Cette médecine de terrain, mise à l’écart de l’université se voit alors réduite à un exercice sans recherche ni prestige. Ainsi, la réforme de 1958 signe la coupure entre l’hôpital universitaire et la médecine de ville, qui devient dans l’esprit du grand public synonyme de moindre qualification. Le rôle d’expertise échappe au généraliste, qui est pourtant le premier contact (et le seul en cas de succès thérapeutique) de la population avec notre système de soin. Il n’y a pas si longtemps, la liberté de prescription permettait à des génies, généralistes de campagne ou chefs de clinique éclairés, de trouver des solutions thérapeutiques novatrices et de faire avancer la praxis médicale. Sous prétexte de science – et en filigrane de lutte contre l’obscurantisme –, cette inventivité est confisquée par la Haute Autorité de santé. De gré ou de force, les généralistes français ont déserté la recherche médicale de terrain, dont ils ont perdu l’esprit et la culture [3]. Ainsi, la division du travail en médecine est une régression. Elle a eu pour conséquence de soumettre la recherche à une caste réservée : certains cherchent, et d’autres prescrivent !

 

Le marché fait la médecine

Malheureusement, tout le monde sait qu’on recherche du brevetable et du rentable. La recherche médicale devient un produit financier comme un autre, à propos duquel ni les praticiens de ville ni les usagers n’ont leur mot à dire. Si l’on admet que c’est le va-et-vient permanent entre l’élaboration de modèles et la confrontation de la réalité qui permet de déjouer à la fois l’esprit de système et l’empirisme radical, alors on peut dire que nous avons un sacré problème. Car c’est justement cet engendrement réciproque fécond qui n’est plus possible dans une société soumise à la loi du marché et aux calculs de retour sur investissement. Les savoirs partiels de la recherche ultra-spécialisée, parés de scientificité, sont une scolastique nouvelle génération. Ils donnent l’illusion de gros moyens mis au service d’une médecine de pointe toujours en progrès. En réalité, il s’agit seulement de niches d’investissement, promues et financées par des intérêts privés, dont nous cherchons encore la valeur ajoutée pour la qualité de vie des patients. Le constat est dérangeant : nous, – professionnels de santé comme usagers – avons bel et bien perdu la main. Car ce ne sont plus les praticiens qui déterminent la praxis aujourd’hui. Les contours de la médecine ne sont plus définis que par les forces du marché.

 

Résistance !

Résister à l’esprit de système de la médecine contemporaine, c’est refuser de se satisfaire de la cohérence d’une théorie scientifique ou médicale, sans prendre en compte la réalité des faits et des résultats thérapeutiques. C’est savoir observer et penser en dehors du cadre de référence médical imposé. C’est refuser une médecine technicienne pour revenir à une médecine humaniste. Pour les patients, et pour la gloire !

– La Section Santé d’E&R –

Notes

[1] Nassim Nicholas Taleb, Le Cygne Noir, Edition Les Belles Lettres, 2007

[2] Anand KJ, Sippell WG, Aynsley-Green A, « Randomised trial of fentanyl anaesthesia in preterm babies undergoing surgery : effects on the stress response ». Lancet 1987

[3] Medline fournit beaucoup moins de publications issues de médecins généralistes français, contrairement aux anglo-saxons, belges ou néerlandais.

Les excellents articles de la Section Santé d’E&R :

 
 






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68 Commentaires

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  • #2172161
    Le 4 avril à 22:24 par Thésée
    Les habits neufs de la médecine

    Message en deux parties :
    1/2

    En plus d’être intéressant, cet article est plein de bon sens… dans un monde qui tournerait rond, cet article serait un truisme ; malheureusement vous avez raison, la plupart des médecins (généralistes ou spécialistes) sont des suiveurs, des exécutants qui ont perdu le bon sens quelque part durant leurs longues années d’études à l’université – ce que l’on peut relier, je pense, à ce que vous avez dit concernant les CHU.
    Je précise que par « bon sens », je ne parle pas d’un bon sens qui serait subjectif – et unique à chaque individu –, mais bien d’un bon sens général de vie où la culture du doute est la respiration de notre intelligence.
    La médecine moderne occidentale ne se nourrit pas facilement d’une connaissance changeante et dialectique, en revanche, elle s’articule constamment – et de manière inhérente – autour d’une gnose pétrifiée par le système mondial, dont seuls certains acteurs ont les clefs. Certes, je paraphrase l’article.
    Pour comprendre – mais pas pour excuser – les médecins, je dirais que la réflexion coûte cher, très cher, non en argent, mais en temps ; or, quel médecin pratiquant peut se soustraire de la cadence des systèmes de santé modernes ? Victimes et coupables, ils ne se retrouvent bien trop souvent plus qu’à signifier le « médecin », mais sans pouvoir vraiment l’être.

    En ce qui concerne la psychosomatique, je dis : « Attention, danger ! »
    Le terme « psychosomatique » représente certes plusieurs « pratiques » et est souvent galvaudé, mais la psychosomatique n’est pas un holisme.
    La psychosomatique, et plus précisément la psychosomatique française, est une supercherie ; elle est le prolongement historique de la psychanalyse : créée par les psychanalystes, pour les psychanalystes. La Psychanalyse est pire que « l’esprit de système », ou alors c’est un esprit de système pur, parce que la Psychanalyse, contrairement à la Médecine, n’a de compte à rendre à rien et surtout pas à la Science.

     

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    • #2172648
      Le 5 avril à 23:22 par La section Santé
      Les habits neufs de la médecine

      Le terme "psychosomatique" ne représente pas "des pratiques", mais décrit la nature humaine. On aurait pu tout aussi bien dire "somatopsychique".
      À moins que quelqu’un trouve le moyen de laisser son psychisme discuter tranquillement à la maison avec des amis, pendant qu’il envoie son corps à la salle de sport ou faire les courses !

       
    • #2172701
      Le 6 avril à 07:44 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      À La section Santé (message en trois parties)
      1/3

      Excusez-moi si ce qui suit semblera pédant, mais je vais essayer d’être le plus précis possible dans ma réponse – l’importance de votre article le mérite.

      Si vous parlez d’un sens large et étymologique du terme, je suis tout à fait d’accord avec vous : « un esprit sain dans un corps sain » avec une idée de synergie et d’interdépendance ; cependant vous avez bien parlé d’un « modèle psychosomatique » en tant qu’« abstraction », et c’est votre article lui-même qui explique que par définition un modèle ne peut prétendre décrire légitimement la nature humaine dans toute sa complexité.

      Cette interprétation du terme est séduisante certes, et est souvent celle privilégiée du grand public – dont je fais partie –, mais ne se concrétise pas si souvent que cela.
      Mais petit retour en arrière : si j’avais dit que le terme « médecine » représente plusieurs pratiques – médecine contemporaine, traditionnelle chinoise, ayurvédique… – vous ne m’auriez certainement pas répondu que le terme décrit la guérison. Autre exemple : le terme « psychologie » peut désigner différentes pratiques rattachées à différentes théories, parfois contradictoires, mais on ne peut dire que le terme décrit la théorie de l’âme.
      Ces deux exemples ne sont peut-être pas très parlants… ce que je veux dire, c’est que les gens font ce qu’ils veulent des termes, mais le plus souvent « les gens » sont des corporations qui défendent un modèle étriqué. Si je critique, par exemple, la psychiatrie, je critique alors la psychiatrie mondiale telle qu’on la connaît, et non l’idée de la maladie mentale et de son traitement dans l’absolu.
      Les mots et leurs idées sont détournés, et je vais tenter d’expliquer pourquoi le terme « psychosomatique » est actuellement dangereux, car ce n’est pas la définition que vous semblez accepter – à juste titre – que je critique, mais bien la définition de certains qui en vivent. Je dirais ce qu’à dit A. S. récemment dans un autre domaine : c’est un combat sémantique – encore faut-il être au courant des autres sens afin de s’en prémunir ! C’est l’inverse du terme « fascisme », « psychosomatique » est trop souvent perçu d’une façon méliorative et non péjorative !

       
    • #2172702
      Le 6 avril à 07:46 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      2/3

      Pour étayer mon point de vue, rien de mieux que de commencer par les dictionnaires :

      http://cnrtl.fr/definition/academie...
      http://cnrtl.fr/definition/psychoso...
      Aussi les définitions du Grand Robert et du DHLF

      Il apparaît ainsi que non seulement il y a cette idée un peu vague et idéale d’un échange entre le corps et l’esprit, mais aussi qu’il y a un autre sens beaucoup plus précis et unidirectionnel concernant l’effet que peuvent avoir des facteurs psychiques sur le corps, de l’aggravation à la cause directement, et ce, en ignorant le sens inverse des causes et des effets.
      Vous avez aussi raison concernant le terme « somatopsychique », mais il y a également un sens qui est l’inverse de « psychosomatique », avec un sens unidirectionnel qui reconnaît les effets du corps sur le psychisme : http://cnrtl.fr/definition/somatops...
      J’imagine que maintenant je suis clairement casse-couille pour certains, mais c’est cette ambivalence que j’essaye de dénoncer et de faire connaître, où deux mots peuvent être à la fois synonymes et antonymes – le diable est dans les détails.
      Mon postulat est que le sens unidirectionnel et limité de « psychosomatique » est problématique dans le monde médical.

      Je ne tiens pas à discréditer toute pratique psychosomatique ; il semble qu’il y ait les deux sens qui cohabitent, plus ou moins ; parfois, sous ce terme, les praticiens ne font qu’aider des gens qui souffrent physiquement et psychiquement, et pour des maladies bien organiques ; il y a plusieurs formations en France, semble-t-il, il n’y a pas que des psychanalystes, mais aussi des vrais médecins – mais qui ont l’esprit de système… ah !

      Cependant, comme je l’ai dit dans mon premier message, le souci est principalement la psychosomatique historique en France, celle des psychanalystes, et encore bien vivante.
      Parler de psychosomatique française peut prêter à confusion, alors je vais la nommer formellement : l’École de Psychosomatique de Paris, ou la Psychosomatique de Pierre Marty, pour faire simple.
      Je crois qu’elle a encore une place majeure dans le paysage français, et elle influence de toute façon les autres courants qui peuvent prétendre être moins psychanalytiques.

       
    • #2172703
      Le 6 avril à 07:48 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      Je n’ai jamais eu affaire directement à la psychosomatique, ou même à la psychanalyse en tant que patient, mais j’ai lu et critiqué – à mon niveau – l’ouvrage historique de référence de ce courant de pensée et qui est toujours estimé comme une référence actuelle, et qui continue à être lu par des étudiants : « L’Investigation psychosomatique » publié en 1963.
      Ce livre est une perle, à vous faire froid dans le dos, une imposture emplie de fabulations et de balivernes ; on arrive à se demander si ses auteurs croient ce qu’ils y ont écrit ; il éclaire sur le domaine psychanalytique et illustre la supercherie qui s’est installée depuis Freud.

      C’est un livre qui présente 7 observations, 7 cas, 7 patients durant les années 50-60, avec une transcription verbatim de ce que les patients et les examinateurs ont dit, et avec des précisions sur des comportements, des gestes. À chaque fois, la transcription est accompagnée d’annotations, puis une analyse prend place. On voit à quel point ces gens ne comprennent que ce qu’ils veulent comprendre, interprétant de travers des paroles et des éléments biographiques afin d’expliquer toute sorte de manifestations somatiques, de la plus bénigne à la plus sévère.
      Sur des patients envoyés par leur médecin classique n’arrivant pas à les soigner correctement, ils usent de sophismes particulièrement honteux.
      Un seul exemple, afin d’écourter ma réponse, mais à haut potentiel humoristique :
      L’observation n°7 relate les problèmes d’un jeune homme qui souffre de crispations au visage (nœud psychosomatique), ayant grandit au Maroc, et qui vit en France au moment de l’expertise psychosomatique. Mais entre ces deux pays, le jeune homme a fait son alya avec ses amis pour rejoindre l’armée. Sur place, il a une petite amie, mais son groupe d’amis lui fait remarquer qu’il les a « laissés tomber pour une fille » ; rien de très étonnant pour un groupe d’amis ayant émigré ensemble (amitié, fraternité…).
      Alors quand finalement, il se sépare de sa copine – sans précision sur les circonstances –, les « experts » commentent ainsi : « La rupture d’une relation hétérosexuelle au bénéfice de relations homosexuelles ne surprend plus. »

      J’espère avoir dissipé tout malentendu.

       
  • #2172162
    Le 4 avril à 22:25 par Thésée
    Les habits neufs de la médecine

    2/2

    L’alternative, dans la Médecine, « vous avez telle maladie » ou « vous n’avez rien » n’existe pas ; ces propositions existent, mais il y a une troisième possibilité, qui découle de la seconde : « c’est dans la tête », « c’est psychosomatique », « vous somatisez probablement ».
    Ou comment faire de l’argent à partir du « vous n’avez rien » originel ; la Médecine devient complice au profit des parts de marché du système de santé. Sans nier l’existence de nombre de pathologies psychiatriques ou de certains troubles psychologiques, il y a d’un autre côté une pléthore d’exemples historiques ou contemporains où les deux disciplines, que sont la psychiatrie et la psychologie, ont accaparé des troubles bien somatiques soit parce qu’encore inconnus, soit pour des raisons de concurrence, ou parfois encore ont désignés des gens sains sur le plan mental pour des raisons idéologiques.
    Ainsi, je pense que l’esprit de système dans la médecine moderne est plutôt un triptyque où l’ignorance et l’incompétence scientifiques – tant au niveau individuel qu’au niveau mondial – se déversent soit au sein de la Médecine elle-même (surdiagnostic somatique p. ex.), soit dans la bonne santé supposée, soit encore dans le champ psychique.

    Lorsque la Médecine ne « force la réalité des faits à rentrer dans la boîte » et qu’elle se débarrasse du patient, les psys peuvent mettre à loisir ce dernier dans le lit de Procuste sans avoir – par principe – à rendre de comptes.
    La Médecine, en regard de cet esprit de système, doit encore très souvent supporter le poids des erreurs de diagnostique dans un processus scientifique d’amélioration, alors que la psychiatrie, par exemple, vie des erreurs de diagnostique, qui sont le plus souvent occultées.

     

    Répondre à ce message

    • #2172204
      Le 5 avril à 00:35 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      Je réponds à moi-même : « erreur de diagnostic » avec un « c », bien entendu…

      Sinon, et j’aime bien le faire remarquer : le médecin dit souvent « vous n’avez rien », mais le psy très rarement.

      Et merci, « Essai sur le don » de Marcel Mauss est désormais sur ma liste.

       
    • #2172552
      Le 5 avril à 18:42 par Ceslaoui
      Les habits neufs de la médecine

      @Thésée
      Sans nier l’aspect lucratif que peut apporter à quelques professionnels sans éthique l’aspect "psychosomatique", il y a pourtant un peu de cela dans bien des cas.
      Le Dr Hamer avait mis le doigt dessus d’ailleurs, établissant corrélation entre son propre cancer et le drame familial qu’il a vécu. De là, approfondissant ses recherches contre vents et marées, il a établi un pont entre corps et esprit, émotions et symptômes, ressenti et maladie. Résultat des courses : banni, persécuté, conspué, diffamé, et emprisonné. Tiens ça me rappelle deux mecs...
      Ses disciples ayant repris le flambeau, on peut affirmer que la "maladie", au sens large du terme, n’est jamais un hasard, ni un "mal" à combattre. C’est une question de fondations, si le postulat de base est erronée, le raisonnement ne tient pas. La médecine dite moderne considère que la maladie doit se combattre, qu’elle vient de l’extérieur, or c’est un bienfait, une solution inconsciente du corps pour réparer ce qui doit l’être. La nature est parfaite.
      Merci au passage à la Section Santé d’ER, article fort juste et fort inspirant, qui fait écho à un récent débat que j’avais avec des "pro-vaccins", apologètes de la "Science" qui m’ont donné bien du fil à retordre. Le débat portait initialement sur la causalité des vaccins sur l’autisme, je n’ai rien trouvé de suffisamment "crédible" à leur yeux, pourtant la recrudescence des cas d’autisme reste inexpliquée et coïncide curieusement avec les récentes campagnes de vaccinations, à en lire les nombreux témoignages.

       
    • #2172636
      Le 5 avril à 22:25 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Les habits neufs de la médecine

      @ Thésée

      Commentaire pertinent et qui, une fois n’est pas coutume, respecte une forme d’expression -conséquence et cause d’une pensée structurée- qui n’est plus maîtrisée par nos contemporains.
      Qui pour s’affranchir de la pensée de système aujourd’hui ? Personne ou presque, même ceux qui devraient pourtant en avoir la capacité (je vous invite à relire mes échanges #1823588 avec François Roby à ce sujet) ; l’impasse gnoséologique dans laquelle l’humanité se trouve est insurmontable et, malheureusement, le projet maçonnique génocidaire devient inéluctable.
      Ne nous y trompons pas, c’est bien parce que le projet chrétien -qui porte pourtant en lui la clef qui devait permettre à notre espèce d’atteindre l’âge adulte- a échoué que nous en sommes là.
      C’est ici qu’il devient inutile de dénoncer cette religion que l’on nomme médecine tant c’est le principe qui s’applique qui compte et non la discipline considérée.
      Dès lors, si les laboratoires qui vivent grassement de cette pseudo-science sont tenus le plus souvent par la communauté des réparateurs du monde et que les psy-trucs (nouveaux prêtres de la confession payante) n’en sont jamais très loin car ils espèrent ainsi guérir de leurs turpitudes en s’enrichissant sur le dos du goy, cela ne doit pas masquer qu’ils sont seulement un instrument au service d’un principe spirituel et politique qui les dépasse.
      On relèvera au passage que l’approche marxiste (encore elle !) aura surtout permis d’orienter ceux qui doutent dans une mauvaise direction… Bravo !
      Et c’est de cette manière que le pouvoir réel (le peu), bien conscient, lui, que le savoir se situe hiérarchiquement au-dessus de toute chose, peut continuer à avancer vers la véritable connaissance… et développer l’arsenal qui lui donnera toujours l’avantage concurrentiel sur le nombre.
      Mais bon, toujours aussi nombreux sont ceux qui croient "tenir leur destin en main" (vive la démocrassie, le RIC, et l’égalité) et qu’il n’est plus possible pour le sommet de se maintenir à un contre un million. Laissons donc les croyants à leurs chimères mais en ce qui me concerne, je leur affirme en toute tranquillité que si l’ex-bru de l’avorteuse en chef n’est pas la dernière à prendre un petit billet, son action répond à des principes bien plus grands, n’en déplaise aux matérialistes.

       
    • #2172642
      Le 5 avril à 23:07 par Inuit
      Les habits neufs de la médecine

      @Ceslaoui
      Pour rebondir sur l’autisme et vaccination, je conseille à tout le monde de visionner le film documentaire "Vaxxed" qui s’appuie sur le témoignage du chercheur du CDC (agence de santé américaine) William Thomson qui a participé aux études censées rechercher s’il existe un lien entre l’autisme et la vaccination contre le ROR et qui soutient que l’étude en question a fait l’objet d’une fraude scientifique et d’une manipulation des données . D’après lui, l’étude originelle non-falsifiée montrait un lien direct entre enfants vaccinés avant 3 ans au ROR et autisme, ceux ci avaient 7 à 8X plus de chances de développer des syndromes autistiques que les enfants vaccinés après 3 ans. Les chiffres avancés montrent un lien direct de causalité et cette étude compare 2 groupes d’enfants vaccinés, seul l’âge entre les 2 groupes diffère.
      D’après le docteur Thomson, plus on vaccine tôt plus le risque de développer des troubles autistiques est grand. C’était d’ailleurs la conclusion générale qu’avait tiré le docteur ostracisé Wakefield lors de ses précédentes publications (c’est lui qui a réalisé ce documentaire).
      Les intervenants disent que le CDC avait catégoriquement refusé de mener une étude comparative entre enfants vaccinés et enfants non-vaccinés. Ils laissent entendre que les résultats auraient pu être encore plus...explosifs.
      Certains objecteront que c’est parole contre parole, et bien le docteur William Thomson dit détenir les documents originaux de l’étude non-falsifiée et est prêt à comparaître devant une commission du sénat et même devant la justice si une enquête était ouverte. Il semble donc suicidaire ou drôlement sûr de ce qu’il avance.

      D’un point de vue perso aussi, je peux témoigner qu’à la suite d’une série de vaccination, j’ai développé des troubles cognitifs et psychologiques : ralentissement, énormes troubles de la concentration et de l’attention, altération de la vivacité et de l’alerte, sensation d’être à l’ouest, sensation de malaise et de douleurs, en plus d’autres symptômes : fatigue, faiblesse, champignons sur la peau, pelade... De nombreuses autres personnes se plaignent aussi des mêmes troubles sans que la médecine officielle ne daigne nous prendre au sérieux.

       
    • #2172656
      Le 5 avril à 23:43 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Les habits neufs de la médecine

      @ Ceslaoui

      Cet article est remarquable et étaye sa critique de la médecine moderne en cernant les causes profondes de l’effondrement de l’esprit et donc de la science.
      Cependant, ce n’est pas parce qu’il dénonce une dérive qu’il faut la substituer par une autre.
      Votre éloge du Docteur Hamer montre seulement que les errements de la raison produisent aussi un terreau très fertile pour tous les charlatanismes.
      Inutile de vous rappeler que cet homme a fait enterrer son fils au pied d’une pyramide où se situe le cimetière “non catholique” de Rome où il a rejoint le fils de Goethe, Gramsci et quelques autres. On se souviendra aussi qu’il prétendait (comme Gramsci) ne pas apprécier la franc-maçonnerie (son fils a été tué en Corse par le Prince de Savoie, impliqué dans l’affaire de la Loge P2) et que ses travaux ont été repris par des disciples appartenant à la communauté des vendeurs de pantalons pour unijambistes...

       
    • #2172956
      Le 6 avril à 18:16 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      À Heureux qui, comme Ulysse…

      Merci du compliment, bien que je ne sois pas certain de comprendre le sens de « forme d’expression » à sa juste valeur. Mais pour rejoindre ce que vous dites concernant la pensée structurée, c’est exactement cela : plus que pour exposer ma pensée, j’écris pour penser. Et je crois deviner que vous êtes également dans ce cas – mais c’est une distinction subtile…

      Je viens de lire votre échange avec François Roby : il n’y a peut-être pas – encore – de syntonie entre vous deux, mais j’ai bien l’impression que vous soyez compatibles.
      Car si je comprends votre purisme qui vise l’élévation spirituelle, le système, lui, se nourrit de tout ; si l’impasse gnoséologique vous semble insurmontable, c’est aussi, je pense, dû à la nature – indéfinissable certes – du système : il est un ogre qui se nourrit de tout, il digère aussi bien la « pensée hors système » que le « négatif de la pensée-système » ; en outre, il pratique l’autophagie pour se conserver.
      J’espère que ce n’est pas trop nébuleux, mais je veux en venir au fait que j’admets une entité – virtuelle – hors système – incomestible pour l’ogre – qui transcenderait toutes les individualités hors système, et qui elle aussi pourrait se nourrir de presque tout. Plus qu’une addition d’individualités affranchies de la pensée de système, c’est la résultante d’une addition hétérogène qui se doit d’être affranchie de la pensée de système ; c’est un cycle, et jusqu’à maintenant cela a échoué, car chaque néo-entité est pour l’instant restée propriété de l’organisme qu’est le système – et donc autophagie.
      Nous devons devenir le cancer du système, c’est-à-dire utiliser ces propres agents contre lui-même, et ne pas vouloir rester entre cellules « pures » – je ne prétends pas être pur…

      Je réalise bien qu’en écrivant cela je me suis peut-être enfermé dans une pensée tautologique – mais tout est cycle, et c’est d’un cycle que viendra l’anomalie salvatrice.
      Je sens que je vais me marrer en me relisant dans quelques mois…

       
    • #2173020
      Le 6 avril à 19:53 par Ceslaoui
      Les habits neufs de la médecine

      @Heureux qui comme Ulysse

      Je ne connais d’Hamer que l’histoire personnelle et les recherches et découvertes conséquentes. Depuis maintenant 15 ans, et ça a été immédiatement une évidence en ce qui me concerne.
      J’ignorais le lieu d’enterrement de son fils, et d’ailleurs je ne vois pas vraiment le rapport. Je n’ai jamais entendu parler de ses positions sur la franc-maçonnerie non plus.
      En revanche, sa fiche wikipédia et la majorité de ses détracteurs, qui utilisent le même terme de "charlatan" pour définir l’homme, font part d’un supposé antisémitisme car Hamer aurait dénonçait l’appropriation de ses travaux par cette fameuse communauté. Ça ne vous rappelle personne ?
      Le fait que certains de ses disciples soient juifs (Sabbah en l’occurrence) est anecdotique, Christian Flèche ne l’est pas, et les deux ont approfondi ces recherches, apportant chacun leurs pierres à l’édifice.
      Vous me faites l’effet, par votre commentaire, de prétendre dénoncer exactement ce que vous pratiquez vous-même.
      La question Hamer mériterait d’être étudiée sérieusement, les écrits à son sujets sont rares, à part les articles à charge qui pullulent sur le net, en faisant d’emblée un "charlatan".
      J’ai la certitude qu’un jour, il sera reconnu comme quelqu’un qui aurait mérité plus d’attention, de respect, et les "errements de ma raison" n’en sont pas, ne vous en déplaise, puisque plutôt intuitif.

       
    • #2173384
      Le 7 avril à 15:27 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Les habits neufs de la médecine

      @ Ceslaoui

      Pour vous répondre sur le cas Hamer, je vous invite à lire le commentaire de notre ami Thésée qui décrit parfaitement l’impasse intellectuelle à laquelle conduit une théorie fumeuse comme celle de ce médecin. Sa cartographie des conflits ("Wissenschaftliche Tabellen der neuen Medizin" -oui je l’ai sous les yeux en version papier complète de 1994, désolé !) est une illustration délirante d’une systématisation de la spéculation.
      Je ne prétends pas pour autant qu’il n’y a pas de lien entre l’état psychologique d’une personne et son état physiologique. Seulement, je refuserai toujours les théories irrecevables intellectuellement, surtout celles fondées sur un vécu personnel.
      Inutile donc de me reprocher de faire le lien entre le docteur Hamer et ce dernier, notamment son environnement. En l’occurrence je considère qu’il est possible de savoir à qui l’on a à faire par certains signes qui ne trompent pas.
      Quand un groupe de personnes divinise la pensée spéculative pure -qui par définition n’a plus pour objet de mettre en rapport la pensée et le réel car devenue l’objet d’elle-même- la plus sage attitude est de s’en tenir éloigné, en considérant les faits, sauf à être véritablement armé intellectuellement.
      Je dis que quelqu’un qui a laissé son libre-arbitre au vestiaire par un dérèglement hormonal ou un rituel de soumission sous produits stupéfiants doit être écarté sans ménagement, rien de plus.
      L’histoire est ponctuée d’individus, animés de bonnes intentions, qui se sont crus capables de s’affranchir des principes les plus sains sans justement avoir compris les enjeux de la question gnoséologique : le résultat est l’effondrement que nous subissons aujourd’hui et qui doit conduire notre espèce à sa plus grande régression dans l’histoire connue de ce monde (la véritable, cyclique, restant bien cachée aux profanes).
      Si vous avez lu mes échanges avec François Roby, vous savez que je lui avais promis une mort professionnelle qu’il contestait, pensant pouvoir être libre de déminer le système de l’intérieur. Bilan (provisoire) : deux années d’interdiction d’exercer pour lui !
      Alors, libre à vous de ne pas suivre celui qui vous veut réellement du bien et de vous aventurer sur des rivages qui vous sont hostiles, vous aurez été prévenu qu’une réaction orgueilleuse n’a jamais sauvé personne.
      Vous pourrez trouver mon propos méprisant, sa forme ne ménageant pas suffisamment votre susceptibilité. Il est pourtant honnête car fondé sur les meilleures raisons.

       
    • #2173472
      Le 7 avril à 18:53 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Les habits neufs de la médecine

      @ Thésée

      Je ne fais jamais de compliments mais me réjouis de chaque rencontre qui permet d’augmenter le nombre de ceux engagés dans le cycle vertueux de la pensée.
      A ce titre, je ne doute pas de la compatibilité qu’il pouvait y avoir entre cette personne dont nous parlons et moi-même. Seulement, elle a fait le choix de ne pas parler le même langage pour ne pas aller sur le terrain où je l’attendais. Paradoxalement, cela l’aurait mise en sécurité car lorsque l’on adopte le point de vue supérieur que les agents du système, par définition, ne peuvent atteindre, on n’est plus un ennemi identifié par ce dernier. Au lieu de cela, elle a préféré réagir à l’annonce d’une mort professionnelle, pour justifier son positionnement intellectuel et pratique vis-à-vis d’un système dont elle fait partie, en confondant ces deux plans. Je ne lui en demandais pas tant car je sais les risques encourus. Verdict : deux ans d’interdiction d’exercer.

      Si je vise l’élévation spirituelle pour les meilleurs, je n’en suis pas moins pragmatique. Je ne reprocherai pas à quelqu’un de maintenir une couverture dans le système pour agir de l’intérieur telle une cellule cancéreuse, comme vous le dites bien. Mais il faut avoir la modestie de reconnaître qu’en se cantonnant à cette fonction, l’on ne peut être autonome. Sortir de l’impasse gnoséologique c’est d’abord accepter que ce positionnement supérieur de la pensée existe pour le peu, ceux que je considère comme la véritable élite. La masse, celle qui a pour fonction de tout écraser, comme le disait Céline, en est incapable. C’est l’humanité privée de son élite naturelle, pour préciser mon dernier propos qui n’était peut-être pas clair.

      Mais dire cela ne revient pas à considérer que cette position, qui est en quelque sorte pure stricto sensu, donne un privilège à celui qui l’occupe. Elle ne lui donne au contraire qu’une charge d’autant plus difficile à assumer que le stade actuel de l’évolution confine cette élite dans l’ombre.

      Le danger de ce que vous nommez purisme est celui de toute spéculation que l’on ferait entrer de force dans le réel. Inutile de dire à quel point cet attrait idéal de la pureté chez ceux qui s’en sont prévalus à des fins pratiques (jansénistes, franc-maçonnerie, etc.) a eu des conséquences tragiques pour l’humanité.

      1/2

       
    • #2173476
      Le 7 avril à 18:59 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Les habits neufs de la médecine

      2/2

      C’est pourquoi j’avertis des dangers de toute pensée spéculative pure qui peut paraître intellectuellement séduisante mais conduit invariablement aux dérives que je dénonce ici, comme une forme de "négatif de la pensée de système". Ainsi et selon ce principe, il devient possible de conserver une salubrité mentale qui permet de ne pas cautionner les délires de Hamer ou ceux du "récentisme" antichrétien de Fomenko (Ukrainien juif se faisant passer pour un Russe…) très apprécié ici.

      Pour aider ceux qui doutent honnêtement, je tente de produire des outils conceptuels dont l’utilisation, hors de toute influence personnelle, peut permettre à chacun de ne pas se disperser. Voir le monde par le prisme des grandeurs physiques est la seule approche satisfaisante que j’aie identifiée car elle seule permet d’appréhender le réel loin de toute pensée de système. Nécessité on ne peut plus impérieuse car c’est bien cette pensée qui, par les différents modèles qu’elle promeut, tente de substituer une réalité fabriquée au réel.

      Je ne dirai jamais assez combien il est nécessaire de comprendre la fonction technique des choses car c’est le seul guide que la raison nous donne pour déjouer ce piège, notamment lorsque ces illusions sont fabriquées par le pouvoir à grand renfort de technologies. Malheureusement, le système, tel l’ogre que vous avez décrit, a tellement digéré ses propres productions et leurs contraires qu’il est devenu inconcevable pour ceux qui sont formés par lui de comprendre ce principe pourtant simple selon lequel la science (véritable) est l’économie du peu. C’est pourquoi il est évident que ce que je nomme le sommet du sommet est au-dessus de la partie détachée de la pyramide et non un élément de celle-ci.

      Cette conscience de là où se situe la véritable élite, que vous identifiez d’ailleurs comme une entité - virtuelle - hors système, est aussi celle qui nous pousse à voir l’horizon au-delà de notre condition actuelle et de notre temps. C’est là que l’humilité est de mise car le fait de savoir que l’on ne se situe pas forcément dans la meilleure phase du cycle ne doit pas nous conduire à renoncer. Nous n’en verrons sans doute pas le bout mais avons le devoir de transmettre, comme d’autres ont su le faire avant nous. Il suffit de lever les yeux vers le sommet du tympan de la basilique de Vézelay pour s’en convaincre… le tiers de médaillon si incongru n’étant peut-être pas si loin de l’anomalie salvatrice annoncée !

       
    • #2173966
      Le 8 avril à 20:55 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      À Heureux qui, comme Ulysse…
      1/2

      Je pense comprendre ce que vous dites concernant cette personne, mais je ne saisis guère en quoi aller sur le terrain spirituel ne l’aurait plus rendue identifiable comme ennemie pour le système : ses prises de position, ses conférences, tout ce qu’elle a dit publiquement, ce plan est suffisant pour avoir une cible dans le dos ; il n’y a que les agissements dans le théâtre de cette « réalité » qui compte pour ce système, une telle élévation l’aurait-elle pour autant absous de son rôle théâtrale ou rendu le système amnésique ou aveugle ? Le positionnement « pratique » suffit au système, non ?
      Je comprends comment elle peut donner l’impression de se réfugier derrière le SEP, qui a publié les articles, mais n’est-ce pas justement son rôle dans cette pièce ? Comme vous avez justement dit, ces publications sont probablement un « choix stratégique du système » ; c’est peut-être trivial, mais n’était-ce pas simplement un pot de miel sur lequel elle s’est collée ? Mais au profit d’une recherche de la vérité.
      Lorsque le système sort un piège de la sorte, que peut faire un scientifique ? Se taire ou se faire prendre, dans les deux cas le système est gagnant. Dans cette affaire, votre idée de ne plus être identifié comme un ennemi m’intéresse, mais qu’aurait-il dû faire, concrètement ?
      Finalement, les deux ans d’interdiction ne sont-ils pas qu’un phénomène théâtral, et ne sont-ils pas au mieux qu’un épiphénomène dans le parcours spirituel ? Et surtout, une telle interdiction a-t-elle une quelconque signification dans le parcours intérieur de cette personne ; un peu comme un électron que l’on essaie d’observer : son apparent comportement va changer.

       
    • #2173970
      Le 8 avril à 21:03 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      À Heureux qui, comme Ulysse…
      2/2

      Mais plus généralement, l’humanité serait dans une caverne de Platon où les lois de la physique sont les mêmes qu’à l’extérieur, ce qui permettrait de déjouer certaines manipulations, mais nos chaînes ne sont-elles pas mentales avant tout ? Notre boussole du Bien et du Mal est détraquée, et les mensonges sont, selon moi, surtout d’ordre philosophique ; je ne vois pas les sciences dures comme la solution, car ce ne sont pas elles qui nous ont enchaîné dans cette caverne.
      Je dirais cependant qu’il faudrait réunir à nouveau philosophie et science, car la science aujourd’hui n’a plus d’âme, selon moi ; et la philosophie se rapproche trop facilement de ce que vous nommez la « pensée spéculative pure ». Il faut opérer une réversion en empruntant le même chemin et en fauchant les causes premières de notre malheur, causes que ne sont pas les sciences dures. (Cette réversion n’est pas incompatible avec l’idée de cycle.)

       
  • #2172177
    Le 4 avril à 23:06 par anonymous19
    Les habits neufs de la médecine

    Très bon réquisitoire contre l’économie de marché de la part de gens qui emprisonnent les personnes sous couvert des articles L4161-1 à L4161-6 du Code de la santé publique pour exercice illégal de la médecine.
    Tuer la concurrence pour ensuite se plaindre de l’esprit de système de la médecine contemporaine, vient perturber cette belle logique. Alors que faisons-nous de la réalité ?

     

    Répondre à ce message

    • #2172369
      Le 5 avril à 12:49 par anonymous19
      Les habits neufs de la médecine

      Vous critiquez l’économie de marché, puis vous dites :" l’ordonnance de 1958 et la promotion des « spécialités » favorisés par la politique de santé de Robert Debré a profondément modifié la médecine"
      Une ordonnance et une politique, ce n’est pas une main invisible...

      Vous parlez de la réalité, alors parlons-en :
      Qui a instaurer le numéros clausus ?
      Qui a établi le monopole des médecins ?
      Qui subventionne la recherche ?
      Qui subventionne l’industrie pharmaceutique ?
      Qui accorde et protège le monopole pharmaceutique par des brevets ?
      Qui finance un système de santé dispendieux et défectueux par une cotisation obligatoire ?
      Qui maintient des barrières à l’entrée grâce à l’autorisation de mise sur le marché ?

      Vous pouvez critiquer le système actuel autant que vous le voulez, mais ne l’appelez pas "économie de marché". Ce sont les interventions de l’Etat qui créent des incitations perverses et qui dirigent les richesses vers les lobbies les plus influents.

       
    • #2172655
      Le 5 avril à 23:37 par La section Santé
      Les habits neufs de la médecine

      QUI emprisonne pour exercice illégal de la médecine ?

      Précision : la section Santé regroupe des médecins et des non médecins...dans un esprit de réconciliation bien sûr !

       
    • #2172785
      Le 6 avril à 12:26 par anonymous19
      Les habits neufs de la médecine

      "l’ordonnance de 1958 et la promotion des « spécialités » favorisés par la politique de santé de Robert Debré a profondément modifié la médecine"

      Est-ce que c’est l’économie de marché qui :
      - passe les ordonnance ?
      - impose les politiques ?
      - a instauré le numérus clausus ?
      - a établi le monopole des médecins ?
      - subventionne la recherche ?
      - subventionne l’industrie pharmaceutique ?
      - accorde et protège le monopole pharmaceutique par des brevets ?
      - finance un système de santé dispendieux et défectueux par une cotisation obligatoire ?
      - maintient des barrières à l’entrée grâce à l’autorisation de mise sur le marché ?

      Ce sont les interventions de l’Etat qui créent des incitations perverses et qui dirigent les richesses vers les lobbies les plus influents. Pas l’économie de marché.

       
    • #2172811
      Le 6 avril à 13:23 par anonymous19
      Les habits neufs de la médecine

      Je ne pointait pas @La section Santé en particulier. Mais plutôt un état d’esprit.

      On ne peut, à la fois, demander une médecine institutionnelle libérée des contraintes (et de la liberté) de l’économie de marché et se distancer des actes de ses institutions représentatives.
      On ne veut pas de l’économie de marché. On ne veut que de l’Etat, mais on nie toute responsabilité dans ses dysfonctionnements (parce qu’on les dénonce ?).

      https://www.egaliteetreconciliation...
      https://www.egaliteetreconciliation...
      https://www.egaliteetreconciliation...
      https://www.egaliteetreconciliation...
      https://www.egaliteetreconciliation...

       
    • #2174652
      Le 10 avril à 02:30 par Thermostat_8
      Les habits neufs de la médecine

      anonymous19 - l’économie de marché a besoin d’idiots et d’ignorants pour fonctionner. Elle a besoin d’aliénés.
      Or, vous n’avez plus les moyens d’aliéner, sans dommages collatéraux. Les aliénés sont devenus des dangers. C’est donc vous qui êtes aliénés à présent. On vous tient.

      L’état et l’économie de marché sont indissociables et consubstantiels. Pas la peine de faire la distinction. Personne n’est dupe de l’entourloupe ou de ce qu’il se trame dans les arrière cours.

      L’économie de marché est coupable, tout simplement parce que, d’une part les émissions de pognon sont des monopoles mafieux détenus par des privés, et d’autre part, parce que les mafieux ont amalgamé les instruments d’échanges courants, et les instruments d’échanges globaux, en les liant. Les marchands internationaux ont amalgamé leur instrument d’échange avec celui des nations au sein desquelles ils sévissent.

      Vous avez donc de la responsabilité plein les mains. L’état n’est qu’une chambre d’échos des mafieux qui détiennent le monopole sur les liquidités. Les banques centrales, c’est seulement 20 % du pognon émis.

      Et pour couronner le tout, pour donner de la substance à du vent, à cette fausse monnaie qui vous sert de jeton sur les marchés financiers, vous avez quasiment tout lié à l’économie de marché, y compris nos vies et notre santé. Il va donc falloir trouver une cave très profonde et très grande pour tous les suppôts des faux monnayeurs, et les partisans zélés de l’économie de marché comme vous.

      Ce sont votre absence de modestie, et votre ignorance des limites, qui vous auront une fois de plus mis échec et mat.

      L’état Français est une parodie de guignols. Dès la rédaction de sa constitution, son aliénation, et la notre, étaient actés. C’est un homme de paille virtuel l’état. Rien de plus. Alors vos discours sur la prétendue responsabilité d’une institution sans souveraineté, à d’autres.

      Celui qui n’est pas souverain, n’est responsable de rien. Ceux qui créent la monnaie, ce sont des banques privées. L’immense majorité du pognon, c’est eux, à plus de 80 % . C’est eux qui décident de son affectation. Ce sont donc eux les responsables et les coupables. A vous de trouver l’échelon du dessus ... Un indice : ils aiment les temples.

      Thermostat_8

       
    • #2175007
      Le 10 avril à 13:52 par anonymous19
      Les habits neufs de la médecine

      @Thermostat_8

      Vous dites que l’Etat n’est qu’un instrument entre les mains des mafieux qui détiennent le monopole sur les liquidités.

      Je suis tout à fait d’accord avec vous.

      Il y aura toujours des mafieux, mais nous pouvons limiter les domaines de compétence de cet instrument au lieu de réclamer de plus en plus d’intervention de sa part.

      Votre colère vous empêche de voir ce qu’est l’économie de marché.
      Dans une économie de marché, il n’y a pas d’intervention de l’Etat. Pas de monopole privé de la monnaie accordé par l’Etat. Le marché est au coeur de la cité depuis que celle-ci existe. Il permet aux hommes d’échanger librement le produit de leur travail. Il ne crée pas l’aliénation.

       
    • #2175195
      Le 10 avril à 19:24 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      À anonymous19

      Rassurez-moi, vous n’êtes tout de même pas en train de plaidoyer pour l’économie de marché ?
      Et lorsque vous dites : « Le marché est au cœur de la cité depuis que celle-ci existe. » ; qu’entendez-vous précisément ?
      Êtes-vous tout de même d’accord de dire que le marché est une émanation de cette cité, ou selon vous, ce marché est-il totalement indépendant, de sa genèse à son opération dans la société ?

       
    • #2175565
      Le 11 avril à 15:05 par anonymous19
      Les habits neufs de la médecine

      @Thésée

      Rassurez-moi, vous n’êtes tout de même pas en train de plaidoyer pour l’économie dirigée ?
      Le truc où un mec quelque part dans un bureau décide combien de chaussure gauche de couleur rouge il va falloir fabriquer pour satisfaire la demande.

      Quand une tribu d’agriculteur échange du riz contre de la viande avec une tribu d’éleveur est-ce que c’est une émanation de la cité ou selon vous, ce marché est-il totalement indépendant, de sa genèse à son opération dans la société ?

      Est-ce que vous réalisé que ça fait 40000ans que l’Homme produit et échange sans vos théories marxistes et sans le contrôle de l’Etat ?

       
    • #2175880
      Le 11 avril à 23:48 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      À anonymous19
      1/3

      Je vous assure que les trois questions que je vous ai posées n’étaient pas de nature rhétorique ; en vous lisant, je n’étais vraiment pas sûr de votre position.
      Mais les questions que vous me renvoyez à la figure y auront tout de même répondu…

      Le fait que vous m’attribuez une appartenance idéologique par ma simple opposition – parce que j’ai dit « rassurez-moi » – montre à quel point vous êtes ancrés dans une vision unidimensionnelle du monde : vous êtes en plein dans l’esprit de système que dénonce l’article.
      Alors contrairement à vous, je vais vous répondre directement : non, je ne suis absolument pas en train de plaidoyer pour l’économie dirigée.
      J’espère que vous allez comprendre où je voulais en venir avec ce qui suit.

      Je peux me tromper, et je vous remercierai si vous me donnez au moins un exemple concret, mais je crois bien que votre exemple sur les tribus est une absurdité historique et anthropologique.
      Je crois donc comprendre que vous êtes d’accord pour dire que la cité est un État. Et justement, le concept que vous auriez dû utiliser dans votre exemple est celui de l’État et non celui de la cité, cette dernière n’étant qu’un cas particulier du précédent.

      Afin d’écarter toute équivoque, je pars du principe que vous ne parlez pas de tribus contemporaines, ainsi, par exemple, les nomades mongols qui élèvent des animaux pour la viande et la peau dans le but de les revendre pour acheter des biens de consommations (essence ou riz p. ex.) ne font pas parti de la question ici. D’ailleurs je crois que les Mongols ont eu accès au riz qu’avec la venue de l’Empire ; vous allez peut-être me parler des Empires nomades, mais Empire signifie présence d’un État ; un seul exemple, les Xianbei, un ensemble de tribus d’éleveurs nomades avec des chefs, et qui furent un temps, rassemblés en une confédération – considéré comme un empire – avec un grand chef.
      Je ne suis pas du tout spécialiste des Mongols, d’ailleurs cet exemple provient tout droit de Wikipédia, mais il faut comprendre que dès le noyau tribal, l’État est présent. La sédentarité n’est pas la définition de l’État.

      Parmi toutes les notions économiques existantes, il y a celle de l’économie de subsistance où il n’y a pas d’échanges commerciaux, bien qu’il y ait des cas particuliers où certains échanges existent.

       
    • #2175887
      Le 11 avril à 23:51 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      2/3

      Pour revenir à vos deux tribus d’exemple qui feraient commerce entre elles, il y a tout de même un fort anachronisme, comme si ces tribus avaient la même notion de repas complet que vous pouvez avoir… Il y a de très fortes chances que ces tribus ne soient pas dans une idée mondialiste où chaque entité est spécialisée dans quelques denrées, mais au contraire qu’elles soient plus diversifiées que cela dans un souci inconscient et évident d’autosuffisance. Il est d’ailleurs peu probable que deux tribus soient suffisamment proches entre elles géographiquement pour avoir des échanges commerciaux sans que le périmètre ne permette aux deux de produire ce qu’elles veulent manger. De plus, elles pourraient très bien cohabiter dans ce périmètre sans du tout manger la même chose, mais alors dans ce cas, elles n’échangeraient aucune nourriture entre elles. Après, l’éventualité où elles s’échangeraient des biens de consommation autres que de la nourriture laisserait supposer la présence d’un État… enfin, ce n’est pas tout à fait exact, mais nous sommes de toute façon très loin de votre idée d’économie de marché.

      Dans l’histoire de l’humanité, les peuples ont mangé ce qu’ils avaient et s’y sont adaptés, au point de voir leur physiologie s’adapter à leur régime alimentaire : les adultes qui peuvent boire du lait de vache sont une minorité, certaines populations ne sont pas capables de le digérer correctement ; les Inuits quant à eux, ont traditionnellement un régime très centré sur la viande, il n’y avait pas de « marché » pour avoir du riz, d’autres céréales ou des légumes et qui venait sur la banquise, et ils ont survécu grâce à une adaptation physiologique, ce qui explique pourquoi maintenant ce sont des obèses avec des congélateurs – le comble de l’absurde – remplis de produits importés de l’industrie agro-alimentaires américaine.

      Et je ne parle même pas des chasseurs-cueilleurs qui font les commissions directement dans la forêt. Selon les recherches anthropologiques, il y a même un exemple précis d’une tribu amérindienne (Guayaki) qui est passé un temps à l’agriculture (de maïs) avant de l’abandonner et retourner à la Forêt à la fin du XVIe siècle, sans jamais avoir besoin de faire des échanges avec d’autres tribus, ils ont simplement changé leur façon de manger… Ils prenaient bien parfois des choses aux autres tribus sédentaires par des attaques…

       
    • #2175888
      Le 11 avril à 23:54 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      3/3

      Donc comprenez bien, je ne parle pas de contrôle ou non de l’État, mais bien de la présence ou non d’un État, et l’État est la condition première de votre « marché ».
      Cependant, je ne suis pas spécialiste de ce sujet non plus, je ne peux que conseiller la lecture de « La Société contre l’État », 1974, de Pierre Clastres.
      Que l’on soit d’accord ou non avec les analyses dans ce livre, ceux qui l’ont lu savent qu’il n’y a aucune pertinence à sortir des idées toutes faites sur ce qu’il y a bien pu se passer il y a 40’000 ans pour s’opposer ou non à des théories marxistes – et qui ne sont pas les miennes.

      Bien qu’il y ait des concepts marxistes qui peuvent y être utilisées, par bien des aspects, l’analyse s’oppose aux idées marxistes.
      Pour vous donner un avant-goût de ce qui est discuté dans ce livre, voici seulement une citation :

      « La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes. »

      Mais qui sait, j’ai peut-être répondu à côté… Donnez-moi des exemples concrets où l’économie de marché existe ou a existé sans un État sous une forme ou une autre.

       
  • #2172209
    Le 5 avril à 01:07 par fadge
    Les habits neufs de la médecine

    et ca va empirer avec le diagnostic automatisé avec les algorithmes de deep lurning.
    C’est pas un algorithme qui va penser en dehors du cadre, ni d’ailleurs un généraliste qui n’en aura tout simplement pas le droit. Nottament pas le droit d’utiliser des techniques et produits non brevetables tels que le magnesium, la vitamine C, le jeune ...
    La science a fait croire qu’elle pouvais tout comprendre, tout expliquer, et qu’il fallait croire les experts qui affirmaient que la croyance en Dieu relevais de l’imbécilité et l’obscurantisme., et tout ça sans preuves, et avec moultes mensonges et escroqueries pseudo-scientifiques. (J’attends toujours la moindre preuve scientifique de l’evolution entre autres pseudo "vérités" scientifiques)
    Hors c’est une grande connaissance scientifique et un esprit de synthèse qui m’ont ramené à Dieu et sa création.
    En être rendu a trouver des medecins prêts a accepter de faire des faux pour ne pas infliger la vaccination a des nouveaux nés c’est ça les heures les plus sombres de l’obscurantisme dans lequel on est tombé.

     

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  • #2172593
    Le 5 avril à 19:50 par Atonio
    Les habits neufs de la médecine

    Je suis soignant et en profond désaccord avec la tonalité de l’article.

    La médecine humaniste ne veut rien dire, c’est un concept flou. Elle date probablement de l’époque où le médecin, à défaut d’avoir un traitement à disposition pour le patient, se contentait de lui faire 1 saignée, d’appliquer la méthode Coué (« ne vous inquiétez pas, ça va aller mieux ») en mettant l’accent sur l’empathie.

    L’immense polymorphisme génétique des humains fait que faire progresser la science, on va dans l’infiniment plus petit, dans la technique au niveau moléculaire, au niveau du gène de l’individu. Refuser la médecine technicienne c’est se priver de chances de pouvoir mieux traiter les patients. Elle est, à mes yeux, l’évolution logique de la médecine humaniste qui ne disposait ni de la puissance informatique, ni des apports de la génétique.

    Il faut vraiment considérer la médecine comme une science progressive, non figée. Elle évolue par à-coups d’essais cliniques sci. rigoureux, dans l’étroite perspective que lui offrent les moyens de l’époque à disposition.
    Alors, se référer au meilleur système à disposition est nécessaire pour maximiser les chances de traitement.

    En fin de compte, préférez-vous être guéri de votre cancer de la prostate multi-résistant ou d’avoir un médecin qui n’a pour vous que de l’empathie et des encouragements ?

     

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    • #2172630
      Le 5 avril à 22:07 par Corine
      Les habits neufs de la médecine

      réponse :

      un jour j’ai parlé de la propolis à un médecin, il a regardé sur Wikipédia pour savoir ce que c’est !
      (véridique !)

      alors s’il faut choisir... je garde la première solution et je me guéris tout seul avec mère nature !

       
    • #2172707
      Le 6 avril à 08:26 par Personne
      Les habits neufs de la médecine

      Ce qui est formidable ce sont les personnes comme vous, qui ne savent pas mais qui claironnent... Leur ignorance.
      Je m’intéresse depuis 1982 aux différents courants des médecines dites alternatives. Quand je vois les résultats en terme de santé (à tous les niveaux) pour mes proches, amis et moi-même , je vous laisse volontiers ne pas ouvrir les yeux sur la médecine actuelle. Je vous souhaite profondément de passer à travers les gouttes des problèmes majeurs, à vous et vos proches .
      De plus une santé physique et mentale quand on avance en âge est incomparable en terme de possibilités et sens donné à sa vie. Ce sont les bases de la véritable médecine comme de la médecine chinoise ou encore ayurvedique ou de la naturopathie. À presque soixante ans je peux en parler en connaissance de cause.
      J’ai une excellente amie qui avait un cancer du pancréas. On lui a annoncé "charitablement " moins d’un an à vivre. Une fois le choc passé, elle a osé sortir des sentiers battus. 7 ans plus tard elle est là et en bonne santé. Bref... Dormez cher ami.

       
    • #2172887
      Le 6 avril à 16:10 par salade
      Les habits neufs de la médecine

      A personne, vous qui semblez prôner avec verve les médecines traditionnelle et alternatives à défaut de la médecine conventionnelle devrait savoir que la médecine chinoise ainsi que la naturopathie utilisent des herbes médicinales, jusque là on est d’accord.
      Or ces herbes fonctionnent (pour certaines) car elle contiennent un principe actif, une molécule qui va avoir un impact sur le corps et permettre de guérir la maladie.
      N’est ce pas la ce que fait la médecine occidentale actuelle, trouver des principes actifs luttant contre certaines maladies.
      Quand on sait que de grands médicaments de la médecine conventionnelle viennent de plantes comme la digoxine (digitaline pourpre), la colchicine (colchique), l’aspirine (saule blanc).
      Quand on sait que les modifications chimiques apportée au principe actif contenu dans le saule blanc ont permis d’aboutir à des anti inflammatoire entrainant moins d’ulcère gastroduodénaux (voir les coxib) .
      Peut on rejeter sainement la médecine actuelle au profit uniquement de médecine alternative.
      La médecine conventionnelle reprend certains principes de vos médecines alternatives, ceux qui ont prouvé par l’expérience être efficace selon la méthode expérimentale de Claude Bernard d’ailleurs cité dans cet article (aujourd’hui par des études statistiques).
      Rejeter en bloc la médecine parce qu’elle est envahie par le capitalisme revient à rejeter l’école ou encore le principe de tribunal car tous deux sont progressivement corrompu par l’idéologie du système.

      Quand on va vers l’infiniment petit il n’est plus question de nature et d’artificiel, il n’est question que de chimie.

       
    • #2173370
      Le 7 avril à 14:56 par Personne
      Les habits neufs de la médecine

      @ salade,
      Oui je sais tout ça effectivement ET les médecines dites alternatives sont des médecines holistiques qui regarde l’être humain comme une totalité (inscrit lui-même dans un Tout) donc très différent de l’approche actuelle. D’ailleurs dès qu’un médecin apporte des idées (ce qui est rare) dans ce sens, il est ostracisé. Devinez pourquoi ? Réponse à 10 euros.
      Salade, ce ne sont pas "mes" médecines alternatives. Là vous montrez votre état d’esprit qui n’est pas le mien. J’écris pour ceux qui veulent bien bouger et réfléchir, pas pour convaincre.
      Si je dois me faire opérer d’un abcès (pourquoi est-il là m’intéresserait sacrément dans un premier temps) , je préfère que ce soit en France plutôt que dans la rue en Inde. Donc je ne rejette rien mais je discrimine et fais mes propres expériences et tire ainsi mes conclusions. Vous voyez la différence avec le dogmatisme de quelque côté que ce soit ? J’en resterai là.

       
  • #2172810
    Le 6 avril à 13:22 par RrexX
    Les habits neufs de la médecine

    J’ai la preuve que la fonction créée l’organe.
    Le patron d’un service d’imagerie médicale qui à force de regarder ses images a fini par voir : il s’est fendu d’un bouquin "le 3è oeil" où il est question d’extraterrestres, afin d’expliquer l’inexpliqué...
    Plus sérieusement, il rejoint par ce chemin le camp de ceux qui s’en remettent à une puissance qui les dépasse pour donner un sens au vide qu’ils entrevoient. C’est une voie, il en existe de multiples, qui nous renvoient toutes à l’existence de Dieu.
    Dont certains pensent qu’il est en eux, et pour l’instant ils ont la main.

     

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  • #2172823
    Le 6 avril à 13:43 par salade
    Les habits neufs de la médecine

    Pour l’homéopathie faut arrêter au bout d’un moment, on est à 5 méta analyses (le plus haut niveau de preuve possible) qui montrent l’absence d’avantage significatif sur le placebo.
    La naturopathie, je veux bien, il y a un principe actif dans les plantes (la digoxine vient bien de la digitaline pourpre), mais la une science fondée sur la mémoire de l’eau qui vend des granules de sucres sans eau j’aimerai qu’on m’explique.
    Effectivement toute connaissance scientifique est une théorie, et toute théorie ne demande qu’à être intégré dans une autre encore plus grande, qui englobe encore plus de faits.
    La médecine conventionnelle progresse et intègre toujours plus de connaissance pour expliquer toujours plus de faits, les principes fins du système immunitaire, la génétique et l’épigénétique, la contribution toujours plus grande de la flore microbienne à la santé au rythme de chaque découverte, tout ca n’était pas disponible il y a quelques années, la médecine dite conventionnelle s’améliore constamment et n’est pas enfermée dans un carcan de certitudes comme vous semblez le dire.

    Petite précision importante sur la recherche : en médecine on fait des études statistiques, on cherche donc à montrer par exemple une différence entre deux traitements sur un échantillon d’individu, plus la différence est petite, plus l’échantillon doit être grand.
    Si l’ont fait une étude attelle vs amputation dans le traitement de l’entorse de cheville, montrer une différence de survie et d’autonomie après le traitement ne nécessite que quelques sujets.
    On peut comprendre ainsi que l’homéopathie est peut être plus efficace que le placebo mais à un degrés tellement faible que 5 méta analyse (donc un énorme nombre de sujet) n’ont pas réussis à montrer de différence.

     

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    • #2172992
      Le 6 avril à 19:11 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      Je suis en partie d’accord avec vos deux messages, c’est vrai qu’il ne faut pas rejeter quelque chose uniquement sous prétexte qu’elle est envahie par le capitalisme, et c’est aussi vrai que ces dernières années la médecine officielle a eu la capacité de s’approprier des connaissances et des pratiques que naguère elle dédaignait.
      Mais il y a une inertie certaine dans cette médecine qui ne s’explique pas uniquement par la prudence scientifique – le principe de précaution n’existe pas vraiment pour certaines nouvelles substances…
      Comment expliquer par exemple ce qui s’est passé avec le jeûne ? Dans certains pays, dans certaines régions du monde, il a toujours été pratiqué « médicalement », mais ce n’est que depuis récemment qu’il commence à être accepté officiellement.
      Les Russes utilisent depuis longtemps le jeûne comme allié de la chimiothérapie, mais ce n’est qu’après que l’Occident ait fait ces propres recherches – comme si c’était une nouveauté – que l’on commence à voir de plus en plus de cancérologues, à défaut de dire que cela aide réellement, le tolérer pour les patients cancéreux qui le demande de leur propre chef.
      Je crois aussi savoir que ce qui tourne autour de la flore microbienne a été longtemps considérée comme non-officielle, et ce serait simpliste de croire que c’est parce que beaucoup de ses applications sont d’ordre scatologiques. C’est fascinant, mais pourquoi l’on perçoit toujours ce côté décalé ?
      De manière plus générale, est-ce qu’une méthode autrefois tournée en dérision devient effectivement officielle à partir du moment où elle est employée par la médecine officielle ?
      Cette médecine puise dans la nature, certes, mais capitalisme oblige, elle ne se prive pas de la breveter.
      Et lorsqu’on voit où elle nous a mené avec les antibiotiques, avec la multirésistance qui menace de façon certaine l’humanité, et donnera le caractère d’une fable à la pénicilline, on est en droit de remettre beaucoup de choses en question. Les antibiotiques ont été très utiles, mais cela n’a pas été géré comme il se doit, elle a gâché une des choses qui la rendait respectable. On aurait pu faire mieux, être plus sage, et gérer les maladies nosocomiales plus intelligemment, parce que pour rappel la médecine officielle est indissociable de sa présence physique, à savoir l’hôpital. Combien d’hôpitaux ont intégré sérieusement, avant qu’il ne soit trop tard, certains miels extrêmement efficaces contre certaines bactéries ?

       
    • #2172994
      Le 6 avril à 19:12 par salade
      Les habits neufs de la médecine

      A cotyle, je sais que c’est difficile voir impossible, mais il m’est insupportable de voir des gens faire exactement ce qu’ils reprochent aux gens suivant aveuglément la propagande médiatique, c’est à dire suivre aveuglément tout ce qui ne fait pas partie du système.
      J’en ai assez d’entendre des banalités du genre "la médecine ne s’attaque qu’aux symptômes et pas aux causes".
      J’en ai assez d’entendre des aberrations scientifiques du genre "comment mon enfant pourra résister à 11 antigène en même temps ", " l’acidité apportée par le glucose crée de l’inflammation qui elle même crée un cancer" ou encore "le tetanos n’est pas une maladie immunisante donc le vaccin marche pas"

      Toutes ces phrases sont répétées comme les mantras du meilleur des mondes par des "dissidents" dont l’aventure sur internet n’aura pas visiblement pas appris l’esprit critique.

      D’ailleurs si des internautes veulent que j’explicite l’avis que j’ai sur les phrases sus citées faites le savoir en réponse.

       
    • #2173036
      Le 6 avril à 20:08 par salade
      Les habits neufs de la médecine

      A thésée, d’abord merci pour cette réponse pleine de bon sens.
      Vous relevez ici des problèmes qui agitent je pense l’ensemble du monde scientifique.
      Le fait que les études scientifiques ne soient relayées au grand public (du milieu médical j’entend) quasiment que par le biais de magazines pose un gros problème et pourrait expliquer pourquoi on ne vois pas paraître d’étude sur le jeune en occident (certainement une pressions des labos occidentaux).
      Je pense que les moqueries des grandes instances scientifiques sont le propre de chaque découverte scientifique, personne ne veut admettre qu’il avait tort.

      Pour l’antibioresistance, le problème est souvent l’application des recommandations officielles et la révision de ces dernières, je vois encore trop de gens traités par augmentin pour une bronchite. Cependant en france, on avance le taux de pneumocoque de sensibilité diminuée à a penicilline est en diminution par exemple, on dépiste et on isole les patient colonisés à des bactéries multirésistantes.
      On est pas encore au point de la suède mais on y arrivera peut être, j’espère comme vous que nos erreurs ne nous seront pas fatales.
      Le gros problème persistant de ce coté là c’est l’inde et la chine sans parler des abattoirs.

      En bref vous l’aurez compris, je suis en accord avec vous sur de nombreux points, certains scientifiques sont trop écoutés et d’autres pas assez, et ce pour des intérêts qui ne sont pas toujours ceux des patients.
      Ma réaction s’adresse surtout aux commentateurs qui j’ai l’impression, ne bouge pas d’un iota leur perception de la médecine au rythme des publications d’ER.
      Je souhaite comme tous ici une réconciliation mais cette fois ci entre la dissidence et le monde des soignants qui ne demandent que de nouvelles manières efficaces de soigner leurs patients.

       
    • #2173624
      Le 8 avril à 03:19 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      À salade
      1e partie

      Vous avez tout à fait raison d’évoquer l’élevage en parlant de la résistance aux antibiotiques ; je me dis maintenant que mon message mérite une précision : je parlais bien sûr de ce que la médecine aurait pu faire et qu’elle n’a pas fait. L’élevage intensif a – et a eu – assurément un rôle très important dans ce problème, comme l’illustre le rapport Swann (1969) au Royaume-Uni dont une des recommandations était de ne plus utiliser les antibiotiques utilisés en médecine humaine comme stimulateurs de croissance pour les animaux – sauf erreur, après quelques dizaines de bébés morts en peu de temps autour d’une localité avec un gros élevage de porcs.
      Néanmoins, un petit retour en arrière (ci-dessous) n’incite pas vraiment à la clémence envers la médecine officielle. Je n’essaye pas de vous convaincre, comme vous l’avez dit, nous sommes d’accord sur ce point, mais je veux juste montrer que les gens totalement réfractaires ou même simplement méfiants envers la médecine officielle ne sont qu’un versant, l’autre étant la trajectoire et probablement la nature même de cette médecine, parfois tout aussi réfractaire et méfiante.

      Voici un petit article du British Medical Journal : https://www.bmj.com/content/bmj/280...

      Ce bref bilan (1980) du rapport Swann indique que le plan a échoué, sur la partie élevage, plusieurs raisons sont avancées : réglementations trop douces, imprudence des vétérinaires, utilisations d’autres antibiotiques (multirésistance), les entreprises pharmaceutiques, le marché noir, publicités destinées aux éleveurs et fourrage infecté…
      Mais il y aussi quelques lignes qui concernent directement notre sujet : « les membres de la profession médicale doivent aussi accepter les reproches concernant la prescription superflue d’antibiotiques » – remarquez la tournure de la phrase ; probablement parce qu’un certain nombre de médecins sont susceptibles, voire arrogants… Et cet aspect psychologique joue un grand rôle dans la médecine quotidienne, j’en suis convaincu.
      Et l’estocade : dans une étude, ils « concluent que c’est plutôt l’utilisation médicale, et non pas vétérinaire, de la tétracycline qui semble avoir crée la principale pression de sélection concernant la grande incidence d’organismes résistants à la tétracycline dans la population humaine ».

       
    • #2173625
      Le 8 avril à 03:23 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      2e partie

      On pourrait penser « les erreurs du passé », mais la cause de ces erreurs semble toujours agir – et je vous remercie d’avoir partagé votre expérience et d’avoir donné l’exemple sur l’Augmentin.
      Tout ceci a été écrit dans une revue qui représente et informe vraiment le monde médical officiel, il y a 39 ans…

      Ainsi, le temps passe (dates de l’exemple) : 1969, problème identifié ; 1980, une cause médicale dénoncée… Alors j’imagine que durant tout ce temps, des médecins consciencieux ont lutté et ont essayé de renverser la vapeur – comme vos dires sur le pneumocoque, et c’est une bonne nouvelle –, mais peut-on réellement considérer que tout le monde pousse dans le même sens ? Puis en 2002, en France, tout le monde entend : « les antibiotiques, c’est pas automatique », campagne destinée à la population, mais probablement aussi à beaucoup de médecins, directement et indirectement.
      Court bilan (2011) intéressant de l’OMS sur cette campagne : https://www.who.int/bulletin/volume...
      Visiblement tous les médecins ne font pas le même effort, peut-être que certains patients sont insistants, mais l’article évoque aussi le modèle de rétribution des médecins. On arrive certes sur un sujet très complexe – médical et extra-médical –, mais pour encore une fois écourter ma réponse, je dirais que certains agissements de certains médecins entrent directement en conflit avec le serment d’Hippocrate. Cela n’inspire pas confiance, et je crois que ce qui vous agace – parfois à juste titre – n’est que la conséquence de ce manque de confiance. Mais que le temps a passé depuis 1969 ; et certaines choses perdurent.

      Je sais très bien que l’exemple des antibiotiques n’est pas transposable à tout, et vraisemblablement pas aux vaccins, mais le manque de confiance, lui, est transposable ! Le généraliste prescrit des antibiotiques – parfois à tort donc – et vaccine à la fois : difficile parfois pour le patient de concevoir que son médecin peut faire tout faux dans un domaine et potentiellement tout juste dans l’autre. (Je ne dis pas vraiment que les vaccins « c’est tout juste » non plus, mais n’allons pas plus loin sur ce sujet…)

       
    • #2173626
      Le 8 avril à 03:27 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      3e partie

      J’espère que vous me rejoindrez si je dis qu’un des gros problèmes de la médecine officielle est son hiérarchisation et la hiérarchie dans beaucoup d’établissements. Je comprends ce que vous dites sur les revues, mais le fait de s’informer, c’est la responsabilité individuelle de ceux qui ont prêté le fameux serment, sinon c’est vraiment l’esprit de système avec les yeux fermés. Cependant, je sais très bien qu’un médecin bien informé ne pourra pas tout faire pour autant, à cause de l’autorité des supérieurs. Mais il y a aussi une sorte de pacte de non-agression, une diplomatie inefficace entre médecins d’une même corporation… Mais encore, le fait que les infirmiers et infirmières n’aient pas le droit de faire certains gestes ou de prendre certaines décisions est aussi un héritage de la médecine des années 50, bien que cela évolue lentement, selon les pays.
      Et d’un point de vue qualitatif : est-ce vraiment une histoire d’argent ou de surcharge de travail lorsque au XXIe, tous les professionnels ne savent pas que l’infarctus chez la femme est très hétérogène symptomatiquement parlant ? Et c’est aussi bien cette médecine qui fait tant d’études sur autant d’hommes et si peu de femmes – c’est une des explications avancées pour l’infarctus je crois, ce n’est guère sérieux.

      Et je ne vais pas parler des médecins qui ne prennent pas leur patient au sérieux, qui s’en moque, en pensant que tous les patients sont des hypocondriaques d’Internet, sans imaginer une seule seconde que parfois le patient en sait plus – c’est quelque part le sens véritable de l’anamnèse !
      Et, anecdote personnelle, ce n’est toujours pas normal que dans une clinique, l’on me prescrive d’office un anti-inflammatoire pour une tendinite – qui sera donc comptabilisé dans la facturation –, et que c’est à moi d’évoquer le traitement par le froid (poche de glace) pour que l’on me dise que cela va aussi.

      Je sais que la médecine officielle est très exposée aux critiques, c’est parce qu’elle est dominante et qu’elle soigne à très large échelle, j’en suis tout à fait conscient ; mais il y a aussi peut-être quelque chose de plus profond, de plus systémique et inhérent, et qui vient directement du fait que la médecine officielle, malgré les professionnels de bonne volonté et intelligents, est une émanation du système et des États, qui forment et paient les acteurs des systèmes de santé.

       
    • #2173627
      Le 8 avril à 03:29 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      4e partie

      En conclusion, vous souhaitez une réconciliation entre la dissidence et le monde des soignants, je suis avec vous. Seulement, le monde des soignants n’est qu’une partie de la médecine conventionnelle ; cette médecine est une industrie dans laquelle les soignants ne sont que des salariés – même les libéraux ! – tout en bas de la hiérarchie, mais juste au-dessus des patients.
      C’est peut-être une vision sombre, mais si tous les soignants ne l’acceptent pas, ça n’ira jamais mieux. Vous semblez en première ligne, n’hésitez pas à me contredire sur mon pessimisme.

       
    • #2174038
      Le 9 avril à 02:33 par Thermostat_8
      Les habits neufs de la médecine

      Il n’y a pas de réconciliation à mener avec des professions qui monopolisent, et les actes, et les produits, nécessaires à notre santé ; il n’y a pas de réconciliation à mener avec des professions qui font leur blé avec la maladie ; il n’y a pas de réconciliation à mener avec des professions qui soignent et ne guérissent pas ; il n’y a pas de réconciliation à mener avec celles et ceux qui nous privent de notre dignité et de notre droit à assurer nous même notre guérison, en nous laissant l’accès aux produits requis.

      Vous êtes des fonctionnaires, des rouages de la machine à tuer que l’on nomme l’état.

      L’absence de concurrence vous confine dans la médiocrité. Plus personne ne peut vous supporter.

      Vous êtes une aberration, vos professions sont des aberrations, au même titre que l’OTAN.

      Vous avez été créés après guerre tous les deux pour des raisons annoncées précises : les blessés de guerre et la "menace Russe ". Ni l’une, ni les autres n’existent à présent, et vous servez simplement à promouvoir l’absence d’hygiène en proposant un filet de traitements dont vous faites peser les coûts sur la collectivité.

      C’est inadmissible, c’est inacceptable, cela doit cesser !

      Vous infantilisez et vous déresponsabilisez les individus. Vous êtes le mal et non la solution. Non à la réconciliation avec les professions médicales. Jamais. Notre vie, notre santé, notre droit à nous soigner pour nous GUÉRIR.
      Que les neuneus continuent de vous voir s’ils le souhaitent, mais qu’ils supportent eux-mêmes le coût des prestations, et que ce marché de la santé soit enfin libéré de vos griffes assassines.

      Thermostat_8

       
    • #2174075
      Le 9 avril à 09:47 par salade
      Les habits neufs de la médecine

      Partie 1 :
      A thésée, effectivement en 1ère ligne (interne en gériatrie) je ne peux qu’apprécier la justesse de votre message qui montre une grande connaissance du monde médical.

      Vous avez tout à fait raison de parler de la hiérarchisation de la médecine, beaucoup des problèmes actuels en découlent.
      Nous avons en médecine comme ailleurs des élites déconnectées de la réalité, aujourd’hui pour être professeur il faut faire de la recherche (beaucoup de recherche) .
      Ainsi on se retrouve avec des professeurs souvent ultra spécialisés (une seule maladie), passant plus de temps à faire de la recherche qu’au lit du malade.
      Or c’est ce dernier qui va former, par le biais de collèges les étudiants en médecine.
      Les étudiants apprennent donc une masse de cours énorme (12000 pages environ), ultra spécialisée (on apprend à interpréter un rythme cardiaque foetal alors que seul obstétricien en verra par exemple), et centrée sur les maladies qui intéressent nos professeur c’est à dire les maladie rares ou graves.
      Vous serait certainement surpris d’apprendre que la tendinite ne figure pas au programme de 2ème cycle d’étude médicale sensé nous apprendre les bases.
      De même que votre exemple sur l’infarctus (on sait quand même reconnaitre un infarctus atypique rassurez vous).

      Avec hiérarchie et élites vient souvent l’arrogance, certains chefs de services refusent parfois par orgueil certaines recommandations.
      Cependant ce n’est pas la seule cause du phénomène que vous mentionnez concernant l’antibioresistance, en effet les vieux médecin généraliste n’avait pas à passer le concours de l’internat, il devait seulement valider les examens de la fac (plus ou moins difficile).
      De plus leur externat était beaucoup moins centré sur la pratique.
      Il y a donc des médecins qui par manque de connaissance en partie liée à leur formation ne respecte pas les recommandations et qui donc contribuent à l’antibioresistance.
      A savoir également que la pression de prescription joue un grand rôle (d’où la campagne).
      De même que l’incapacité d’obtenir une formation continue efficace (s’ils parvenait déjà à former leur étudiants correctement).

       
    • #2174079
      Le 9 avril à 10:10 par salade
      Les habits neufs de la médecine

      Partie 2 :

      Pour faire le point la dessus prenons l’exemple développé dans l’article de l’oms de la bronchiolite du nourrisson.
      Pour ne pas mettre d’antibio il faut tout d’abord savoir que la HAS et le collège de pédiatrie ne recommande pas d’antibio ( de même que pour les bronchites de l’enfant et de l’adulte)
      Je ne suis pas au fait des anciennes recommandations, mais si un jour les antibio étaient recommandés dans cette indication, il faut avoir lu les nouvelles reco pour savoir qu’il ne faut plus en mettre.
      Ensuite il faut être suffisamment convaincant pour en 20min (on y reviendra) expliquer au patient pourquoi on ne met pas d’antibio et que celui ci n’aille pas chez un autre médecin moins regardant ou encore traite son enfant avec des antibio qu’il avait chez lui.

      Le mode de rétribution est en effet problématique et c’est d’ailleurs une plainte que font beaucoup de médecins entre eux (eux veulent avoir plus de temps avec les patients).
      En effet il est anormal qu’une consultation longue chez un dépressif soit autant payé qu’une prescription de paracétamol pour une rhinite.
      Le problème étant que les médecins ont également compris comment fonctionne l’état avec le milieu médical (encore et toujours moins d’argent), ils ont donc peur du changement car ils savent consciemment ou non qu’avec l’état, tout changement sera pour le pire et que leur niveau de vie diminuera encore.
      Attention je ne dis pas qu’ils vivent mal, mais comme les retraites, les consultations en médecine générale ont été désindexée de l’inflation (ce qui fait que certaine femmes payent plus le coiffeur que leur médecin)
      De plus le mandat hollande a augmenté les charges à tel point que c’est devenu indécent (65/70% du salaire d’un médecin G qui partent dans les taxes).

      Dernier point sur les infirmières, les règles sont strictes en effet, mais sachez qu’officieusement, elle sont contournée.
      Les gazes du sang (théoriquement un geste uniquement médical) sont faits par les infirmières.
      Souvent de petites décisions "illégale" sont prises par les infirmières qui demanderont par la suite confirmation au médecin lors du tour.

      Voilà j’espère avoir nuancé votre pessimisme.

       
    • #2174547
      Le 9 avril à 23:48 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      À salade
      1/2

      Je vous remercie de cette réponse, qui apporte des précisions et une mise en contexte bienvenues.
      Je n’étais pas au courant de cette profonde répercussion que pouvait avoir le spécialisme en France ; pour moi, un des problèmes du spécialisme était le rôle de vitrine qu’il peut prendre dans certains hôpitaux, afin de faire monter la réputation d’un établissement, souvent dans un but économique, sans parler des médecins ultra-spécialisés qui ont parfois un rôle de vedette, et qui peuvent à loisir faire monter les enchères entre plusieurs villes, voire différentes régions – je ne sais toutefois pas à quel point ceci est vrai en France.
      Mais les conséquences directes que vous dénoncez concernant la formation sont autrement graves. Sans parler du fait – j’imagine aisément, peut-être à tort ? – qu’une part non négligeable de ce savoir ultra-spécialisé sera oublié à plus ou moins long terme par la grande majorité des étudiants, c’est bien dommage ; et pour m’appuyer sur vos propos, c’est à se demander si le but de ces professeurs n’est pas de vendre leur spécialité auprès des étudiants, plutôt que de former des étudiants avec un savoir un peu plus équilibré pour répondre au besoin de la population. Mais qui va se plaindre de ce fonctionnement ? Certainement pas les étudiants : médecine verrouillée.
      Finalement, votre message – très intéressant – a nourri et précisé mon pessimisme, plutôt que de le nuancer.

       
    • #2174550
      Le 9 avril à 23:52 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      À salade
      2/2

      En définitive, cela va tout à fait dans le sens de ce que j’ai exprimé dans mes autres commentaires : le niveau individuel et salarié, qu’il ait des soucis ou non, qu’il soit conscient ou non des problèmes et des enjeux, ne peut pas faire grand-chose, et puisque le changement ne pourrait venir que de ceux qui en souffrent directement – soignants et patients –, mais qu’il ne peut pas se matérialiser, l’idée que la médecine moderne soit pétrifiée par bien des aspects amène à se demander si on pourra un jour la guérir, d’un mal faisant partie d’elle-même.

      Je ne pense pas avoir une grande connaissance du monde médical, car objectivement, je n’ai pu l’acquérir ; jusque récemment, je n’étais qu’un patient normal…
      Il est amusant que je ne vive en France, je n’ai été confronté qu’à ce qui se fait en Suisse, et cependant nous sommes d’accord sur bien des points, une bonne preuve que les tares de la médecine moderne sont globales : les hauts revenus des médecins en Suisse et les différences dans le système de santé ne changent strictement rien à la mentalité du milieu.
      Mais surtout, que personne ne me prenne au sérieux, je vis un petit enfer en ce moment : des psys ont écrit de moi que j’avais une manière bizarre de voir la réalité et que je m’exprimais d’une manière peu compréhensible et parfois impropre au français ; mon généraliste a conclu par ma contestation que j’étais un « patient difficile ».
      Inutile de vous dire, que là aussi, tout est verrouillé…

       
    • #2174636
      Le 10 avril à 02:06 par Thermostat_8
      Les habits neufs de la médecine

      " En effet il est anormal qu’une consultation longue chez un dépressif soit autant payé qu’une prescription de paracétamol pour une rhinite. "

      N’importe quoi ...

      Ce qui n’est pas admissible, ni supportable, c’est qu’il y ai des dépressifs, déjà d’une, et secundo, que des couillons aillent chez le médecins pour une rhinite, parce qu’ils ont été abrutis à un niveau qui les rend difficile à côtoyer et incapables de savoir se qu’ils sont ou comment ils fonctionnent.

      La conservation de sa vie faisant partie du premier des besoins, nul ne devrait être privé de l’instruction sur sa santé. C’est un droit de l’homme fondamental, puisque sans vie, tous les autres droits sont caduques.
      Cela devrait être obligatoire d’apprendre les rudiments de la médecine préventive. Aussi, on ne file pas du poiscaille à des personnes pour qui l’on a du respect, on leur apprend à pêcher.

      Des vampires, c’est tout ce que vous êtes. Ça pinaille et se gargarise de bons sentiments en aliénant l’humanité, et en la transformant en animaux domestiques. Honte à vous. Une rhinite se soignait sans médecins dans les années 50, et il n’y avait pas de dépressifs.

      L’humanité se dégrade à vitesse grand V, et vous pinaillez sur le prix des consultations... Mais vous êtes vraiment indécrottables. Qu’allons nous faire de vous ?

      Votre existence en tant que profession prend fin prochainement. Il est temps d’en faire le deuil. Vous allez devoir chercher autre chose pour contenter le vide qui vous ronge et votre besoin immodéré, quasi maladif, d’être dans le "camp du bien" et de pouvoir vous montrer comme faisant partie de ce camp.

      Le roi est nu, et la médecine aussi. Vous êtes l’opposé du bien. Vous êtes des pavés qui mènent aux enfers.

      Même les professeurs sont à la ramasse. L’autre qui vend des casseroles et qui fait des articles de vulgarisation limite insultant, en pompant les news scientifiques, s’arrête au milieu du guet, ce qui démontre, soit qu’il est incompétent, soit qu’il est complice. Ainsi, au sujet d’Alzheimer, il récite les dernières découvertes en mentionnant le déficit de tryptophane, sans dire que des bactéries déclarées "commensales" ( donc pour lesquelles nous n’obtiendrons pas de soins via la sécu ) se gavaient de tryptophane.

      Vous n’avez pas les compétences, ni les automatismes requis pour la résolution de problèmes. Vous êtes des perroquets pour la plupart, et donc, vous avez le droit, en toute logique, à l’estime qui sied à ces volatiles, et c’est déjà sympa.

       
    • #2175170
      Le 10 avril à 18:10 par salade
      Les habits neufs de la médecine

      A thermostat

      Je pense que votre haine (je hais ce mot) du médecin vous aveugle quelque peu.
      Je commencerai à visée conciliatrice par nos accords.
      Je suis bien d’accord avec vous une formation de base au lycée sur quelques problèmes de santé (notamment savoir identifier une urgence) serait bénéfique non seulement pour les patients, mais également pour les soignants.
      Les soignants (médicaux et paramédicaux) sont plus en ce moment dans l’optique de voir moins de monde car surchargés de travail que d’attirer plus de malade comme vous semblez le croire.

      Par contre, quant à la non nécessité future de la profession médicale au sens large vous vous fourrez le doigt dans l’œil, le vieillissement de la population vas avoir l’effet inverse.
      Vous semblez réduire l’ensemble du savoir faire médical français (l’un des meilleur du monde en terme de résultat) à quelque chose de simple accessible à tout un chacun encore une fois vous vous fourrez le doigt dans l’œil.
      Pour revenir sur la rhinite, savez vous chez un enfant différencier une rhinite d’une sinusite non compliquée, quels antibio mettre et sur quels arguments.
      Chez une personne âgée différencier une maladie d’alzheimer d’une démence à corps de lewy (car accessible à certains traitements).
      Je déteste utiliser des arguments d’autorité mais je pense que ceux ci sont nécessaires pour que vous preniez conscience que la médecine est légèrement plus complexe qu’elle ne le parait quand on se situe du coté du patient.

      Vous parlez certainement en fin de commentaire du professeur henry joyeux, je tient tout de même à rappeler à vous et aux autre que c’est un professeur en cancérologie, ses dires sur les autres domaines médicaux sont à prendre avec des pincettes.

      Je terminerai en vous demandant de ne plus jouer au psychologue de comptoir,je ne m’abaisserait pas à le faire vous concernant.
      Ce sera ma dernière réponse, je ne pense pas vous convaincre mais je ne pouvais laisser deux commentaires désobligeant de suite sans réponse (la 1ère bloquée par les modo car certainement trop vindicative).

       
  • #2172857
    Le 6 avril à 14:50 par pleinouest35
    Les habits neufs de la médecine

    Ma médecine c’est d’abord mon alimentation, les légumes bio, l’ail, ensuite le pépin de pamplemousse, l’argile verte, l’argent colloïdal, les plantes, le jus de grenade fermenté, et un choix judicieux de compléments alimentaires (source d’antioxydants). J’ai éliminé depuis une éternité viande et laitage.
    La pharmacie ? C’est un lieu où je ne vais jamais.

     

    Répondre à ce message

  • #2173976
    Le 8 avril à 21:11 par RrexX
    Les habits neufs de la médecine

    A propos de l’élevage et des antibiorésistances, pour savoir de quoi on parle :
    https://www.veterinaire.fr/actualit...

     

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  • #2175161
    Le 10 avril à 17:52 par salade
    Les habits neufs de la médecine

    a Thésée :
    Certes ces connaissances sont oubliées bien vite, mais rassurez vous pour une fois (et c’est rare) le gouvernement semble aller dans le bon sens avec un allégement du programme pour revenir à l’essentiel (en 4ème et 5ème années) et une dernière année non plus destinée à réviser un concours mais à apprendre ce contenu hyperspécialisé non plus dans toutes les matières mais que dans celle dans laquelle on souhaite se spécialiser.
    Et non ce n’est pas tant pour vendre leur spécialité (je trouve que ça a plutôt l’effet inverse) que par aveuglement. Ces professeurs qui ne font que ça de la journée pensent réellement que la maladie rare dont ils parlent est essentielle.

    Attention pour l’hyperspécialisation des médecin, le problème réside dans le contenu des programmes comme je le disais plus haut.
    Après la spécialisation et l’hyperspécialisation sont le propre de chaque science, quand au moyen age on pouvait se permettre d’être médecin, mathématicien, philosophe et physicien ; aujourd’hui la masse de connaissance à acquérir pour ne serait-ce qu’être médecin rend impossible cette polyvalence.
    Les médecins se spécialisent donc au fur et à mesure que les connaissances augmentent.
    Que cela serve de vitrine à un hôpital pourquoi pas tant que c’est basée sur des arguments légitimes (compétence etc..) et que cela ne nuit pas au patient (augmentation des couts, temps d’attente interminable, etc...).

     

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    • #2175203
      Le 10 avril à 19:54 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      Merci pour les précisions.

      Vous dites : « je trouve que ça a plutôt l’effet inverse » ; ils en sont dégoûtés à la fin, ah ! Cela semble plus logique en effet. Si les professeurs le font par passion – puisqu’elle aveugle – et non par simple obligation – une hypothèse que je n’avais pas exprimée –, c’est au moins cela.

      Loin de moi l’idée de critiquer l’idée de spécialisation dans la science, mais la médecine a une composante humaine qui peut en souffrir. Lorsque je parle de spécialisme, je parle directement du mauvais côté de la spécialisation à outrance, je ne désigne pas l’idée de la spécialisation, ni même de l’ultra-spécialisation.
      Et justement, quelque part, ces professeurs sont déjà dans l’outrance, pas dans la composante purement scientifique, mais justement dans la composante humaine ; c’est en tout cas comme cela que j’ai compris votre explication sur les professeurs.

      Une petite définition du spécialisme, afin de préciser ma pensée : (via le Grand Robert)

      « (Spécialisme) désigne ainsi le refus de regarder ce qui se passe au-delà des frontières de sa discipline ; le refus de prendre au sérieux les implications diverses de son travail ; le refus d’élargir sa problématique. Seuls comptent alors les intérêts professionnels, étroitement définis, d’un petit groupe de spécialistes. Tous les scientifiques, cela va de soi, ne sont pas touchés par le “spécialisme” » (la Recherche, déc. 1979, p. 1283).

       
    • #2175446
      Le 11 avril à 11:23 par Salade
      Les habits neufs de la médecine

      Je ne connaissais pas le mot spécialisme comme quoi on en apprend tous les jours, cela ne change pas donc ce que j en disais lors de mes précedente reponses, il y a bien du spécialisme chez les professeurs aujourd’hui ( variable selon les spé ).
      Vous n êtes peut etre pas comme semblais le dire votre médecin difficile à comprendre mais peut être que votre interlocuteur manque de vocabulaire.

      Je profite de ce message pour vous remercier pour cet echange constructif que je ne pensais pas pouvoir avoir sur ce site ( sur ce sujet j entend).
      Les gens confondent ici souvent prévention et traitement et oublie que physiologiquement parfois un être humain n est pas « fait » pour survivre jusque 85 ans, c est à ce moment la qu on l aide artificiellement.
      Je pourrais débattre de ces sujets pendant des heures et je suppose que nous nous recroiserons sous le prochain article de la section santé.

       
    • #2175723
      Le 11 avril à 19:50 par Thésée
      Les habits neufs de la médecine

      Je vous remercie également pour toutes vos réponses ; il est toujours heureux de pouvoir dialoguer avec un soignant, qui aura toujours un point de vue indispensable afin d’appréhender toute la complexité de la médecine moderne, complexité devenant indécelable sitôt qu’elle est contemplée par le manichéisme – nous sommes bien d’accord.
      Mais dialogue quasiment impossible entre un patient et son soignant, défaut intrinsèque mais pas exclusif à la médecine moderne…

      Pour vous répondre concernant la durée de vie, parce que c’est plus fort que moi, je dirais que l’Homme a quitté partiellement les parcours de la Nature ; en ce sens, nous sommes des êtres artificiels depuis bien longtemps. L’âge que vous indiquez est très contemporain ; il n’y a pas si longtemps que cela, atteindre la cinquantaine aurait pu être perçu comme un « acharnement thérapeutique » ; d’ailleurs dans certains pays, encore aujourd’hui, on voit des vieillards de 60 ans !

      Mais là, nous allons au croisement de la physiologie et de la philosophie : cette fameuse horloge interne qui commande le vieillissement, ce compte à rebours charnel, nous en savons si peu encore.
      Mais reconnaître l’artificialité de l’Homme n’est qu’une observation, et n’est certainement pas un assentiment envers le transhumanisme.

       
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