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Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

Avec Ready Player One, Spielberg reste assurément le maître du blockbuster qui rapporte un max. Après les extraterrestres, les requins, les dinosaures et les listes les plus sombres de notre histoire, le voilà qui revient avec les jeux vidéo dans un film parfaitement à la mode, c’est-à-dire parfaitement inoffensif.

 

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En 2045, les gens vivent dans des mobil-homes pourris, les drones distribuent des pizzas surgelées et tout le monde se réfugie dans un monde virtuel super cool : l’OASIS

 

Dans l’OASIS, les gens récoltent de l’argent en faisant des courses de voitures ou en se bagarrant avec des pistolets laser. Avec Spielberg, la dichotomie travail/distraction disparaît miraculeusement du capitalisme et les gens consomment sans avoir à produire. Les migrants aussi semblent avoir disparu, peut-être sont-ils rentrés chez eux, qui sait ? Toujours est-il que le créateur de l’OASIS est mort après avoir planqué trois clefs dans le jeu, donnant accès à un œuf de pâque magique contenant 500 milliards de dollars ainsi que les codes d’accès au contrôle total du truc. La chasse est ouverte...

 

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Le Saint Graal en 2045 : du pognon et du virtuel à volonté

 

Alors forcément, un gentil héros s’attelle à la tâche, trouve la première clef et avec elle les premiers emmerdements puisque un méchant milliardaire et son armée de joueurs professionnels lui colle aux basques pour lui piquer l’œuf de pâques. Le scénario est posé : un gentil geek fan de culture pop essaie de sauver le virtuel des griffes d’un méchant patron de multinationale. Après avoir réuni travail et distraction dans une synthèse miracle, Spielberg sépare jeu vidéo et gros sous pour nous faire croire que le virtuel serait menacé par l’argent plutôt que d’en être le produit.

 

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Un gentil avec des lunettes blanches, un méchant avec des lunettes noires et une population à la ramasse entre les deux : la recette du blockbuster ne change pas

 

Notre héros explique les risques de la privatisation à tout le monde et fait encore mieux que Vincent Lapierre en réunissant une véritable armée de joueurs prête à en découdre pour sauver l’OASIS de la spéculation. Personnages de jeux vidéo, de séries, de films... une véritable purée de culture pop déferle alors sur les forces occultes de l’argent, comme si l’argent n’avait rien à voir avec la production de culture pop.

 

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Au premier plan, de gauche à droite, un lapin intergalactique géant, l’égérie féminine (et lesbienne) du dernier jeu de Blizzard Tittytainment, une gonzesse de Street Fighter et un zombie-squelette sorti d’on ne sait où

 

Les gentils gagnent la bataille numérique... mais le méchant n’a pas dit son dernier mot : il s’empare d’un vrai pistolet et tentent de neutraliser notre héros dans la vraie vie.

 

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Avec un costard et un pistolet, aucun doute : il s’agit du méchant

 

Les joueurs n’ayant visiblement aucune envie de s’engager dans un combat réel avec le méchant au pistolet, ils reculent et laissent ainsi notre héros sans défense (les geeks qui s’extasient actuellement sur ce film ne semblent pas avoir remarqué ce détail). Mais fort heureusement, la police d’État se pointe et sauve notre héros subversif ! C’est vrai après tout, l’état a toujours défendu les révolutionnaires contre les puissances de l’argent, on y croit tous. À défaut d’avoir sauvé les autoroutes et la SNCF, tout ce petit monde parvient donc à sauver l’OASIS et gagne ainsi le droit... de continuer à jouer comme avant.

 

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Le virtuel est sauvé, ouf !

 

Le ridicule aurait pu prendre fin ici, mais voilà que notre équipe de révolutionnaires prend subitement conscience des dangers du virtuel et décide d’éteindre l’OASIS le mardi et le jeudi afin que les gens n’oublient pas de se nourrir, de pisser un coup et de se reproduire un peu. On garde les mobil homes pourris, les jeux débiles et les drones pour livrer les pizzas, mais on équilibre un peu le tout pour que ça dure quelques décennies de plus. C’était la révolution selon Spielberg, merci les gars, à vous les studios. Attendez, on a presque fini. Il reste la question mystère. Vous savez, la question de la fin dont on doit trouver la réponse pour se sentir intelligents. Celle qui fait débat entre amis dans la voiture lorsqu’on reprend l’autoroute pour rentrer chez soi après le ciné. À chaque fois que notre héros a trouvé une clef, l’avatar du créateur de l’OASIS est apparu pour lui dire bravo. Mais puisque le gars est mort depuis le début, par qui cet avatar est-il contrôlé ? La question reste en suspens mais on se doute bien que c’est encore une intelligence artificielle qui a sauvé l’humanité. Décidément, l’informatique, c’est merveilleux.

 

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L’homme n’est plus seul : il a un ordinateur. Dieu merci

 

Sinon, Ready Player One contient deux scènes bien foutues faisant référence à King Kong et à Shining, mais autant aller voir King Kong et Shining. Pour le reste, la saturation en effets spéciaux est à l’image de la saturation des marchés et le subversif n’est toujours pas au rendez-vous. Tant pis. Mais les beaux jours arrivent ! On va enfin pouvoir se balader et bouquiner au soleil ! Les films à la con et les lunettes 3D, on verra cet hiver... peut-être...

Adrien Sajous

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84 Commentaires

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  • #1938876

    Si ces feignasses bossaient un minimum leur monde ne serait peut-être pas aussi merdique, que dire de plus ?

     

  • #1938883
    le 08/04/2018 par Elysian Fields
    Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

    Mise à part ET je ne connais pas les films de Spielberg (ça n’a rien à voir mais je précise que je n’ai jamais réussi à regarder un seul star wars je m’endors au bout de 15min).
    Ayant appris par le Hezbollah que Spielberg sioniste avéré a financé la dernière guerre contre le Liban en 2006 et fait don de 1 milliard de dollars à l’entité sioniste autant dire que je ne risque pas de voir un de ses films au cinéma ni même à la TV. Son slogan c’est qu’il est prêt à mourir pour IZ RAT HELL.

     

    • #1938959

      Ayant appris par le Hezbollah que Spielberg sioniste avéré a financé la dernière guerre contre le Liban en 2006 et fait don de 1 milliard de dollars à l’entité sioniste

      Camarade, je t’imagine volontiers de bonne foi, mais ne serait-ce pas là un scoop à la con à la véracité douteuse ? 1 milliard c’est plus un don c’est carrément un legs de fin de vie ça !


    • #1940377
      le 10/04/2018 par Louis Delga
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      Regardez Duel (1971). Cela fait partie du "bon" Spielberg.


    • #1940493

      Spielberg est très pote avec Lucas dont il a tourné le premier Indiana jones, personnage appartenant à Lucas. Spielberg n’a jamais rien eu à voir avec les star wars. Et malgré son alternance entre films de SF et devoir de mémoire cela reste un très grand réalisateur.


  • #1938887
    le 08/04/2018 par sa majesté
    Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

    "Le ridicule aurait pu prendre fin ici,"

    Déjà, c’est une chose que j’aimerais bien déterminer moi-même. Et puis qui vous dit que le "ridicule" me rebute ? On a encore le droit de se détendre comme on l’entend, j’imagine. J’ai tjs été un fan de Spielberg. Ce type m’a fait rêver étant jeune ainsi qu’adulte. Je me demande vraiment que peut bien être votre vécu, bagage culturel, niveau d’éducation qui vous permet comme ça, sans tenir compte des sentiments et goûts de tout chacun, de tourner en dérision tous ceux qui pourraient apprécier ce film. Quelque chose me dit que je me sentirais presque honorer de faire l’objet de votre mépris.

     

    • #1938960
      le 08/04/2018 par SuperDoudou
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      Pardonnez-moi ce n’est pas pour prendre la défense de monsieur Sajous mais je crois que vous interprétez mal ses propos. Je crois qu’il n’y a pas une once de mépris de sa part il constate simplement et dis sa pensée sans politiquement correct, en aucun cas il l’impose et vous dis de penser la même chose ; mais je crois que bien évidemment libre à vous de déterminer ce qui est ridicule mais d’après son point de vue oui c’est un film ridicule ne vous énervez pas chacun son avis


    • #1938964

      attitude typique d’ego-centrisme...... non monsieur le monde ne se resume pas a vous et l’analyse du film est le meme que l’analyse faite par les correcteurs de la derniere promotion ENA ( promotion panurge).... le films comme les candidats manquent cruellement de saveur, de forme et surtout de fond.... une film plat qui ne derange pas pas trop pour des reveurs qui au font ne revent plus trop.. personne ne vous empeche ou ne vous juge pour vos gouts cinematogrphiques mais votre reaction vicerale , presque enfantine sur l’article en question montre un manque de discernement et surtout un ego a faire rentrer dans sa boite...


    • #1938970
      le 08/04/2018 par The Médiavengers
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      C’est drôle, vous vous sentez visé alors qu’il s’agit de critiquer le réalisateur et le scénario de ce film.
      Quant au droit, revendication utilisée jusqu’à plus soif.... C’est peut-être aussi un Droit de l’Homme de pouvoir regarder un film de Spielberg ? Certes, ce n’est pas moi qui dirait le contraire. Et après ? Est-ce que c’est incompatible avec le fait que Spielberg ne réalise plus que des bouses ?
      J’ai adoré quasiment tous ces films, y compris la Liste de Schindler, le film le plus révisionniste qui soit et qu’on utilise pourtant contre lui, ou Jurassik Park, qui met en garde contre les apprentis-sorciers qui joue avec l’ADN pour des raisons mercantiles, un message plutôt anti-GPA...


    • #1938984

      tout simplement parce que comme pour la bouffe industrielle, ce n’est pas parce que le goût y est que c’est forcément bon pour la santé.


    • #1939178

      Moi aussi il m’a fait rêver étant jeune (mais pas tant que ça) et maintenant je suis un grand garçon et je suis passé à autre chose.


    • #1940497

      Je vous rejoins à 100% mais ma vision étant à l’opposé de l’analyse de Sajous sur tous les domaines et que je n’ai aucune considération pour cet homme je doute que mon commentaire par la modération. Toutefois, au cas où, le sujet est tellement vaste et complexe qu’il est dommage de le laisser entre les mains d’une personne ne faisant pas autorité dans ce domaine. Bien des concepteurs seraient plus enrichissants pour évoquer ce futur dont on ne sait plus parfois si il s’agit de SF ou d’anticipation. Tout va trop vite !


  • #1938888

    J’ai regardé le film, et je le trouve bon.
    Des sujets difficiles sont traités, comme le esclavage du travail, le chaos des valeurs, passer tellement de temps dans le virtuel que le on peut tout perdre, alors vraiment tout.

    Attention spoil : à la fin ce n’est pas l’état qui sauve le garçon.. Mais le fait que le méchant comprend que le réel est plus important que le virtuel.

    .


  • #1938889
    le 08/04/2018 par France occupée
    Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

    On a l’impression d’y être... On sait maintenant que les films de science-fiction (hollywoodiens quoi) sont des propositions, des "visions d’artiste" offertes à nos maîtres venant appuyer leur délire de totalitarisme mondial.

    J’émets une réserve toutefois sur le lapin géant intergalactique : il existerait vraiment d’après NureaTV (comparé au méthodologique et scientifique Jacques Grimault, cette chaîne est un peu ce que le Nutella est au chocolat noir bio).

     

    • #1939042

      Ce n’est pas le sujet, mais puisque vous le lancez :
      NureaTV n’est pas sans interêt (sinon pourquoi en parler ?) Mais le contenu de qualité se retrouve noyé dans l’exigeance de productions quotidiennes.

      On ne mange pas le coeur des pommes ou poires non plus...


    • #1939529
      le 09/04/2018 par France occupée
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      Si Léon, prendre les gens pour des cons c’est parfaitement le sujet. J’en parle parce que çà me fait mal de voir autant de gens qui perdent leur temps à regarder ces conneries - parfois des vidéos de 3h ! -, c’est comme çà qu’on abrutit les gens : la consommation débile et débilitante.
      Donc je fais le lien avec Hollywood, qui parle aussi d’extra-terrestres et qui a inspiré NureaTV !
      Qu’on vienne pas se demander ensuite pourquoi les gens ont voté Macron.
      Se faire une vraie culture çà prend du temps, mais les gens qui regardent cette chaîne (et bien d’autres) ont clairement fait un choix, qui n’améliorent pas leur cas. Suffit de voir les commentaires débiles. Des gens qui s’ennuient sans doute, qui ont "besoin d’évasion", aïe, aïe, aïe !


    • #1940503

      Il y’a un double sens ou quelque chose m’échappe, Jacques Grimault est reconnu expert dans la communauté scientifique ? parce que pour beaucoup ce n’est qu’un fumiste, manipulateur, très intelligent et décris comme quelqu’un qui lisait beaucoup et retenait tout. Mais de là à en sortir des analyses qui tiennent la route, j’avoue que M.Grimault me laisse perplexe.


  • #1938901

    Bel article bravo a l’auteur.
    A la decharge de spielberg, je dirais qu’a la maniere d’un matrix, les realisateurs doivent naviguer sur le fil du rasoir entre un film qui pourra etre finance par des patrons ou des banquiers, qui alerte sur une realite ou une tendance tout en evitant le cote doc chiant ou moralisateur. Bref il faut du talent. A nous con sommateurs aussi de n’echanger nos heures de travail que contre quelque chose qui a de la valeur et non pas contre de la merde...

     

    • #1938925

      @calal
      Sauf que quand on s’appelle Spielberg et qu’on est à la tête d’une fortune qui se compte en milliards, sans compter la réputation déjà acquise, on n’a pas l’excuse du problème du financement, on est donc d’autant plus responsable du contenu de ce qu’on propose.


  • #1938902

    Quel article hilarant !
    Merci Adrien. C’est vrai, c’est connu que l’état a toujours été du côté des révolutionnaires, la bonne blague. Vraiment, on nous prend pour des billes. Merci Spielberg de nous proposer un avenir radieux fait de pizza, de mobil home, et de virtuel, avec comme conquête sociale finale qu’il faut savoir s’arrêter 2 jours dans la semaine, le temps de remplir le caddie et d’aller pisser. Si tout ce matérialisme dégueulasse érigé en exemple pour la jeunesse n’est pas au bout du bout du Satanisme, alors je ne m’y connais pas.

    Une autre chose qu’on pourrait dire à propos du jeu vidéo, c’est que son principe implicite, c’est de survivre seul dans un monde hostile en écrasant tout les autres et en gagnant pour cela des trésors. Je suis prof de collège et je peux dire que beaucoup d’ados ont parfaitement intégré cette nouvelle idéologie au quotidien : chacun est de plus en plus centré sur ses propres besoins et méprise les autres, leurs point de vue. Comme des enfants tout puissants et colériques ils contestent tout : les notes du prof, les barèmes, les autres. Plus de moralité (quel gros mot !) et de notion de bien, de mal : est bien ce qui me fait plaisir, point.

    Ils peuvent filmer un cours pour humilier un prof (sans que celui-ci le sache, ce qui est pire que tout car il est la risée des autres sans même le savoir), mais aussi se filmer entre eux à leur insu, par exemple dans les toilettes et mettre ça sur la toile. Une gamine de 5ème a pris en photos ses parties intimes et l’a envoyé à son copain. Qui l’a aussitôt diffusé à ses copains. Qui l’ont diffusé au collège entier, c’est comme ça qu’on l’a appris. Aucun ne s’est posé la question du respect de l’autre, de son intimité, de son intégrité. Tout est à voir, tout est à vendre. Et ensuite on a des campagnes sur le harcèlement totalement inoffensives car a mille lieux de cette réalité. Mais le plus enrageant c’est que les profs eux-mêmes refusent de situer le problème en termes moraux car dixit un prof (qui proposait même d’enlever le terme des manuels scolaires) : « derrière la morale il y a le catholicisme ». Et pour cette histoire que l’on a intercepté par hasard combien passent sous notre radar ?
    Il y a un abîme sous nos pieds et nous ne le voyons pas.

    Comme disait Jaime Semprun (ex Situationniste) : plutôt que de se demander quel monde nous allons laisser à nos enfants, on devrait plutôt se demander quels enfants nous allons laisser au monde ?

    Merci Adrien.

     

    • #1938935

      @Blol
      "« derrière la morale il y a le catholicisme »"
      Bonjour le désastre, on comprend mieux pourquoi un tel laxisme.
      Sinon, tout à fait d’accord sur l’aspect "pédagogique" cynique des jeux vidéos : une bonne fabrique de petits soldats, qui vont de toute façon buter en chemin sur le réel.
      La réalité semble être déjà devenue virtuelle pour pas mal de gens.


    • #1938952

      Pareil, quelle plume, au moins j’ai bien ri du début à la fin de l’article..... MERCI !!!

      Bon bah moi c’est clair, j’attendrai la dispo en streaming sur les sites "kivonbien", histoire de pouvoir le critiquer en l’ayant vu.

      La vache la première photo, ça fait limite flipper, on croirait un de ces bidons villes de Calcutta ... encore pire que les favelas où t’as au moins la mer avec des plages magnifiques et de beaux paysages derrière....
      Mon dieu .... je sais bien que c’était pas la panacée et même qu’il y avait déjà de la manip par ci par là, mais le cinéma y compris hollywoodien c’était quand même autre chose dans les 80’s & 90’s.
      Depuis 2000 à part quelques exceptions, c’est de pire en pire .....et depuis 2010 j’en parle même pas, je dois compter les films que j’ai apprécié sur les doigts d’une main.


    • #1939218

      @Blol
      Merci pour votre commentaire tout-à-fait censé. Bon état des lieux. zombies sans altruisme ni compassion, ni élégance ni raison. Gogols SMS ou Tweeter, faces de rats. Qu’ils aillent au diable (c’est leur choix)...
      "Toi qui entre ici, abandonne tout espoir".


    • #1940512

      Blol, vous racontez n’importe quoi, vous confondez les MMO ou les MOBA donc je laisse de côté les MMORPG en équipe mais vous faites erreur car en solo rien de tout cela n’est vrai et si vous ne me croyez pas, demandez à M.Sajous.
      Quand on y connait rien, ce qui saute aux yeux, renseignez-vous, cela vous évitera de passer pour un vieux schnock, sous prétexte que vous avez connu les déboires d’une inconnue décérébrée qui sont à l’opposé du thème abordé aujourd’hui.


  • #1938906

    Jamais compris l’engouement pour le cinéma de Spielberg. L’équivalent du ketchup sur grand écran : pas très fin, calibré pour les masses, fabriqué pour envahir tous les foyers et promu comme tel. Un cinéma conventionnel et prévisible qui tire tout le temps sur les mêmes ficelles.

     

    • #1939275
      le 08/04/2018 par Lepetitangemorne
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      Par pitié ne parle pas de cinéma et ne raconte plus n’importe quoi sur Spielberg.
      C’est gênant de lire tant de bêtises.


    • #1939312
      le 08/04/2018 par The Médiavengers
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      Spielberg est un metteur en scène hors-pair, qui a su s’inspirer des maîtres, qui sait raconter et rendre prenante une histoire bien construite en jouant sur les émotions, qui a également su choisir ses sujets bien dans l’air du temps. La triplette de baby-boomer Coppola-Lucas-Spielberg a ressusciter Hollywood à partir de 1968 (avec les Corman, Romero, Raimi...) en prenant la place des patrons complètement dépassés par l’arrivée massive de la télévision dans les foyers. Impossible de nier leur talent et leur génie visionnaire. Mais ils n’étaient pas les seuls à s’engouffrer dans la brèche. Accessoirement, on leur doit le passage d’un cinéma poussiéreux au grand spectacle, à un niveau technique (Dolby, caméras mobiles, effets spéciaux) jamais vu auparavant, suivant et innovant par rapport à l’évolution des techniques de prises de vue. Sans eux, le cinéma occidental, y compris français, aurait disparu corps et âmes.
      On se trouve actuellement dans une fin de cycle qui s’achemine vers le même type de crise : à l’époque, c’était la télé, aujourd’hui, il s’agit d’internet. Le sujet qui l’a inspiré dans "Ready Player One" correspond peut-être indirectement à cette situation : le virtuel va-t-il avoir raison de la réalité ?


    • #1939587

      Du tout, j’assume totalement mon point de vue : Spielberg et Kubrick sont complètement surestimés.
      L’un (Spielberg) parce qu’il a fait beaucoup d’argent avec des films toujours basés sur la même formule qui collaient à l’esprit grandiloquent très américain des années 80, l’autre (Kubrick) parce qu’on a décrété qu’il était génial et qu’il fait le bonheur de ceux qui adorent la masturbation intellectuelle à partir de pas grand chose (point commun entre les bobos et les "complotistes", d’ailleurs).


    • #1939698

      @Robbie,

      vous devriez revoir ou voir 2001 l’ odyssée de l’ espace , et vous dire qu’ il date de 1968, bien avant star wars donc, dont on peut voir dans certains plans les décors dessinés à la main. Si vous êtes incapable de reconnaître au moins l’ incroyable prouesse des effets visuels, il n’ y a plus rien à faire dans votre cas, vous êtes incurable.


    • #1939737

      @edo tensei
      J’ai vu "2001".
      Je ne dis pas que Spielberg et Kubrick sont mauvais, je dis qu’ils sont très surestimés, à mon avis en tout cas. Nuance...


  • #1938910
    le 08/04/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

    C’est le problème de la culture pop : l’emballage est aussi le contenu.
    Il n’y a rien derrière, à part une vaste enculerie au néant.


  • #1938920
    le 08/04/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

    "Ready Player One contient deux scènes bien foutues faisant référence à King Kong et à Shining"

    Lequel, de King Kong ?
    1933, 1976, 2005, ou 2017 : c’est à dire, qualitativement, par ordre décroissant rayon magie ?

    Concernant Shining, j’ai trouvé un camarade en la personne de William Friedkin :
    - "Je n’aime pas vraiment « The Shining ». Ce n’est pas effrayant, du tout. C’est magistralement exécuté, mais comme film d’horreur, ça ne fonctionne pas pour moi. Ça sonne faux."
    On avait d’ailleurs déjà envisagé que le projet de Stanley Kubrick pouvait se situer ailleurs que dans la réalisation d’un film d’horreur, concernant ce film.
    Ceci dit, il y a des bonnes idées... mais mal connectées, en tous cas pas selon les règles éprouvées du genre, qui n’y sont pas non plus transcendées.

     

    • #1938955

      @Palm Beach Post : "Cult !"
      Tout à fait, les différents King Kong sont de pire en pire au fil du temps. Le dernier en date était abominable.
      Sinon, suis-je le seul à ne pas trouver Kubrick si génial ? Son Shining était, à mon avis, pas terrible malgré quelques jolis plans, et de plus c’était une certaine trahison du livre de Stephen King.


    • #1938973

      pareil pour moi, shining n’est pas vraiment un film d’horreur, il y a autre chose, déjà la mise en scène à la kubrik mais aussi pourquoi ce qui en est dit dans le film room 237


    • #1939334

      Comment ça Kubrick n’était pas génial ? Et le voyage sur la Lune, c’était pas magnifique ça peut-être ?


    • #1939426
      le 09/04/2018 par Lululafrance
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      The Shining est un pure film d’horreur psychologique d’un monstruausité d’une virtuosité dingue...questce qu’on peut pas lire comme connerie sur ER des fois. Adrien Sanjous j’en parle même pas...


    • #1939591

      Les gens qui parlent de Kubrick en parlent toujours de la même façon, avec les mêmes termes, mais qui ressemblent à un effet de mode très superficiel ("Quelle virtuosité ! Quel génie !"). Ca fait toujours bien, en ville ou dans les dîners, de dire que Kubrick est génial, en gros.
      "The Shining" a pu effrayer certaines personnes à l’époque où il est sorti, quand le cinéma d’horreur grand public était plus "gentil", disons, mais il a très mal vieilli, malgré quelques séquences intéressantes. De plus ce film est une trahison assez maladroite du livre de Stephen King.


    • #1939851

      j’arrive pas à comprendre comment on peut associer Speilberg à Kubrick, du cinéma commercial à du cinéma d’auteur. techniquement les deux sont excellents dans des genres différents, après c’est une question de goût et de philosophie, je préfère mille fois Kubrick pour le choix et le traitement de ses sujets mais cela n’engage que moi.
      quant au génie, ce sont en général les imbéciles qui en parlent le plus


  • #1938927

    Scénario extrêmement anxiogène, façon Hunger Games.

    Dystopie de conditionnement social.

     

  • #1938943
    le 08/04/2018 par The Médiavengers
    Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

    Je suis d’accord sur l’analyse mais il faudrait tout de même préciser que Spielberg n’est pas l’auteur de l’histoire.
    Comme la plupart des réalisateurs, ils adapte les bouquins qui plaisent ou qui sont à la mode du moment.
    Enfin, il est en bout de carrière et à court d’idées comme le tout Hollywood. Au cinéma, les Américains ne produisent plus que du vide. Par contre, au niveau des séries, il y’a parfois des thématiques intéressantes, mais trop noyées sous les flots de propagande et de politiquement correct.

     

  • #1938990

    Vous êtes sacrément informés chez ER pour savoir que Tracer est lesbienne.

    Moi même je l’ignorais et pourtant je m’étais pas mal renseigné sur le jeu avant de ... ne pas l’acheter.

    Faut dire que pour le prix d’un jeu vidéo tu peux acheter 4 ou 5 bons livres aujourd’hui. Le choix est vite fait !

     

  • #1938998
    le 08/04/2018 par Gustav Bordhals
    Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

    Les facilités que permet la révolution numérique contribueront à rendre les productions américaines encore plus superficielles et déconnectées de la réalité . La possibilité de retravailler les images par ordinateur va en effet accentuer cette tendance qu’on les américains à rendre tout lisse et aseptisé .Et moi ce cinéma de divertissement 2.0 , sans ancrage dans le réel tellement il est gorgé d’images de synthèse et d’effets spéciaux , je trouve ca aussi répulsif que du poulet lavé au chlore .


  • #1939047

    Déjà que je n’étais pas très enthousiaste pour aller voir ce film, après la lecture de cet article, finalement j’irai voir ailleurs.Voilà comment économiser une place de ciné^^


  • #1939066

    Il n’y a que la scène de la course qui est exceptionnelle ! Avec la caisse de "Retour vers le futur". Une incroyable scène d’action.

    On en prend plein la gueule. J’ai eu des frissons tout du long.

    Le reste est plat à en crever. Je ne m’en souviens même plus !


  • #1939073

    Pas vu le film, suis pas trop fan de Spielberg mais une chose que je n’aime pas, c’est cette peinture de Michel Ange (!) !
    Cette représentation de Dieu est vraiment réductrice.
    Réduire Dieu et en adorer la représentation (j’adooooore cette peinture) cela s’appelle l’idôlatrie des faux dieux, non ?

     

    • #1939158
      le 08/04/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      "Cette représentation de Dieu est vraiment réductrice."

      La fresque de Michel-Ange, c’est plus une conceptualisation de la Création, que véritablement "l’image" de Dieu.
      Tu remarques que c’est le geste, avec l’apogée de la jonction des doigts dans la tension des bras qui est au centre.
      Il a figuré le souffle de la Création, et a en quelque sorte rendu hommage à la puissance de la Peinture, à travers elle, et à lui-même qui la sert.
      L’image de "Dieu" est donc ici anecdotique, ce n’est qu’un véhicule.
      Il a relevé le défi figuratif, pour peu qu’on ne se méprenne pas sur le sujet, qui est le geste créateur.


    • #1939568

      Concernant la peinture, c’est pourtant évident une fois que l’on le voit, que la ou séjourne "Dieu" dans la peinture cela à la forme d’un cerveau...
      Ce sujet est abordé dans la superbe série Westworld...


    • #1939614

      A Palm Beach : J’ai rien compris !!! Vous même, avez vous compris ce que vous proférez ? Ou bien récitez vous vos cours "d’histoire de l’art" ?!
      La seule chose qu’il fallait vraiment remarquer concernant ce tableau ( que je trouve magnifique au demeurant ) c’est que l’image de Dieu ainsi que les anges qui l’accompagnent sont enveloppés d’un drap, et que tout ceci représente la découpe d’un cerveau. Cela a donc plus à voir avec l’accès à la Foi à travers l’intellect, pour peu que l’Homme veuille vraiment se donner la peine de "toucher du doigt " la question. Ce qu’il ne daigne faire dans cette représentation où on le voit plutôt paresseux, cela va sans dire...


    • #1939980

      Dans la bible, il est dit que Dieu est infiniment grand,infiniment beau, qu’il s’enveloppe des étoiles comme d’un manteau et que le feu dévorant marche devant Lui.
      Rien que ça je ne peux pas le conceptualiser. Alors le dessiner...
      Cette représentation à la prétention d’exprimer la puissance de Dieu. Quelques muscles pour exprimer la puissance du TOUT-PUISSANT...
      Sans parler de l’attitude désinvolte d’Adam et de celle de Dieu qui donne l’impression d’être soumis à l’homme.


  • #1939078

    Le film, très grand public, manque un peu de fond et de personnages adultes mais ça reste un très bon divertissement, sublimement réalisé !

    Vous avez le droit de critiquer Spielberg, mais comme réalisateur de divertissement (Jaws, ET, Jurassic Park, Minority Report, etc) il est indétronable. Et dans le maniement de la caméra il ridiculise tous les réalisateurs français de toute l’histoire du cinéma :)

     

    • #1939124

      Maniement de caméra. ..attends, tu oublies Lelouche. ..merde quand même. ..
      Cequifaut pas entendre...


    • #1939138

      Un vrai génie. ;-)
      https://vimeo.com/199572277


    • #1939165
      le 08/04/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      "Et dans le maniement de la caméra il ridiculise tous les réalisateurs français de toute l’histoire du cinéma :)"

      Tu veux dire, dans la virtuosité ?

      Tout dépend du propos qu’on sert.
      Il y a, dans le Cinéma comme dans d’autres arts, des artistes tout à fait capables de virtuosité, mais qui s’en défendent absolument.
      Ou qui la concentrent, la réduisent à un niveau que tu n’as peut-être pas perçu.
      Robert Bresson, par exemple.


  • #1939116

    Bonjour, joueur de jeux vidéos d’aussi loin que remonte mes souvenirs, j’écris pour donner une note positif au film que je qualifie de chef d’oeuvre. J’étais d’abord septique avant d’aller voir le film, l’utilisation de la réalité virtuel pouvant exploiter tout et n’importe quoi mais installé et passé 5-10 min d’introduction de l’univers, l’histoire se développe. Je me suis laissé à rêver et à suivre l’aventure du jeune héro dans sa quête avec ses amis virtuels. Gentillesse, rebondissement, humour et amour son au programme, mêlant relation social virtuel et le besoin d’être quelqu’un dans la vie. C’est un sujet d’actualité et ça continuera à l’être longtemps. Très beau film.

     

    • #1939177
      le 08/04/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      Pareil : lorsque j’ai vu Rambo 2 : La Mission (Rambo : First Blood Part II), film d’action américain réalisé par George Pan Cosmatos, sorti en 1985, au cinoche, pour moi, c’était le meilleur film du monde !
      J’avais 9 ans.


    • #1939191
      le 08/04/2018 par pressecitron
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      Ton commentaire plein de fautes d’orthographe est là pour faire passer les joueurs de jeux vidéo pour des débiles ? Personnellement, je ne suis pas attiré par ce film. Trop de références pop culture, trop d’images de synthèse et trop peu de développement des personnages pour moi.


  • #1939183
    le 08/04/2018 par Fred Chouille
    Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

    En dehors de cette analyse intéressante, il m’arrive de lire les ragots des égoûts hollywoodiens juste pour avoir une idée de la puanteur qui y règne.
    J’y ai lu que Spielberg était en train de tourner sa version de West Side Story. Bon.
    Dans ce cadre il aurait lourdement insisté pour qu’il y ait des enfants qui jouent dans le film, alors qu’il n’y en avait aucun dans le scénario original, menaçant d’abandonner le projet si ce n’était pas le cas. Personne ne peut nier qu’il emploie beaucoup de jeunes acteurs pour ses films en général, peut-être pour attirer un plus large public, certes.
    Beaucoup de commentateurs, certes anonymes mais proches de Hollywood, affirment des choses horribles sur Spielberg et souhaitent qu’il tombe.
    En admettant que ces gens aient raison, est-il trop gros pour tomber ?

     

    • #1939271
      le 08/04/2018 par Lepetitangemorne
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      Fais très très attention à la diffamation. Très attention.
      Spielberg a la réputation d’être une crème, personne ne dit rien de mal sur lui, arrête de rêver et de te faire des films.
      Tous les acteurs, enfants ou adultes qui ont tournés avec lui disent la même chose sur lui, que c’est un homme vraiment adorable, humble et attachant.
      Il a 7 enfants, il est marié depuis près de 30 ans, et n’a jamais eu de problèmes avec la justice, sauf pour son premier divorce.

      Spielberg est un grand enfant, et il aime les enfants dans ce sens là, leur candeur et leur imagination. Spielberg a toujours eu ce côté Peter Pan.

      Ne confonds pas Spielberg avec Weinstein ou Polanski.


    • #1939317

      N’importe quoi. On ne connaît jamais vraiment quelqu’un, alors arrêtez de raconter votre vision angélique d’un Spielberg fantasmé sur lequel vous plaquez vos projections. Vous ne savez rien de lui, croire le contraire est illusoire.


  • #1939201

    À quoi bon perdre 2 h 00 et 15 ? € (Aucune idée du prix actuel d’une place de cinoche) pour ingurgiter un navet de propagande sioniste Hollywood-(bois de houx*)-ienne, coproduction de la CIA pour endoctriner un peu plus les moutons ?
    * Je vous laisser chercher la symbolique du houx.


  • #1939240

    1
    Ce groupe de jeune, il incarne une société multiculturelle, une société sans parents et sans espoir. De plus, la mémoire de ces jeunes est (pré-)occupée uniquement, de références de la pop-culture et par les détails de la vie d’un développeur de jeux vidéo, puceau, qui n’a jamais osé embrassé une fille (au moins, il n’est pas pédophile, c’est déjà cela).

    2
    Le visage du diable
    La camionnette dans laquelle rentre les jeunes... et où se déroule la dernière partie du film, après l’intervention de la police privée contre la "rebellion". La portière droite... a un visage dessiné dessus, la gueule grande ouverte... Le dessin jure avec le reste. Quoi qu’il en soit, ce visage, c’est celui du Diable. Et les personnages passeront la dernière partie du film, dans "sa gueule", à tenter d’échapper au "capital"

    3
    Dans cette société terminale et apocalyptique, la dernière référence/trace du Christ, est le pseudo du personnage principal : Perceval, chevalier de la table ronde, ayant perdu sa famille, comme le personnage du film, et lui-même en quête du Graal. A nommer que Perceval est toujours dépeint comme ayant échoué dans sa quête du calice et du sang du Christ.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Perceval
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Graal


  • #1939385

    Je ne donne plus un rond à Spielberg et ses cousins de Hollywood depuis belle lurette.

    Si vous continuez à donner de l’argent à ceux qui vous hypnotisent, ne vous étonnez pas si vous vous transformez en zombie.

     

  • #1939462

    C’est quoi cette représentation de l’intérieur de la Basilique St Pierre avec des sortes de dragons/serpents au-dessus du baldaquin dans les images ci-dessus ? Qu-est ce que cela représente ?


  • #1939546

    Je n’avais bien évidemment pas l’intention d’aller voir cette merde, la bande annonce suffisait pour comprendre que c’était très mauvais. Merci pour ce résumé, qui permets de comprendre le contenu de ce que l’on peut appeler la propagande idéologique cinématographique.

    J’ignorais que le personnage de blizzard était lesbien aussi tient ... Enfin, on est plus à çà près ...


  • #1939547

    Je n’ai pas vu le film mais j’ai lu le livre de Ernest Cline d’où le scénario est tiré. Oui c’est plein de culture des années 80 mais dans le livre tout à un rapport avec le créateur de l’OASIS, et la place de ces éléments est tout à fait appropriée. N’importe quelle personne ayant été ado dans les années 80 y retrouvera des références qu’il a en souvenir. Pour revenir au commentaire du film par Adrien, s’il avait pris la peine de lire ce livre il éviterait d’assimiler Spielberg à la dégénérescence du monde décrit dans le film. C’est la preuve d’un grand manque de culture d’une personne qui veut faire son rebelle en tentant de casser la machine hollywoodienne ( qui mérite bien des critiques ) avec des arguments de CM2.

     

  • #1939837

    Il paraît qu’à une époque les gens arrivaient à vivre sans ces cavernes à hypnose que sont les cinémas. L’expérience de la vie humaine devait être bien pauvre !

     

    • #1939987
      le 09/04/2018 par Ifuckcharlie
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      C’est le gout immodéré pour la distraction dont se joue tout le système et jadis le cinéma fut le plus puissant vecteur de propagande avant la TV .


  • #1939915
    le 09/04/2018 par Seraphin Lampion
    Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

    Oy vey ! Par ici les shekels !


  • #1940321

    La réalité virtuel c’est UN OXYMORE , la réalité est par définition quelque chose de concret , alors que le virtuel n’est qu’un écran qui diffuse des images , bref réalité virtuel n’est qu’un enfumage du cerveau . Le but de la manœuvre est simple accepter un système de défense inverse , acceptation d’être dans une prison où la personne n’aura plus besoin de cultiver son riz pour une raison : ce sont les machines qui nourriront la personne .
    Ils font de l’élevage de troupeau d’humains . Comment ce fait il que je fait parti de cette minorité qui fait ce constat sur l’insertion de défense , c’est très simple a comprendre .


  • #1940356

    Ce n’est pas en lisant les commentaires d’articles sur la géopolitique, mais en lisant les commentaires d’articles comme celui-ci qu’on se rend compte du nombre de fiotasses qu’il reste dans les rangs d’E&R. Réflexes pavloviens de défense de leur idoles inuites

    “Ce type m’a fait rêver étant jeune ainsi qu’adulte”

    “J’ai eu des frissons tout du long.”

    “j’écris pour donner une note positif au film que je qualifie de chef d’oeuvre”

    “mais ça reste un très bon divertissement, sublimement réalisé !”

    Vos maîtres vous remercient de vos shekels. Lucien Cerise a encore du pain sur la planche.


  • #1940430
    le 10/04/2018 par culturovore
    Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

    Ce qui est inquiétant c’est que Spielberg a déclaré : "je ne fais pas des films pour divertir mais pour informer et éduquer".

    Même si le film semble médiocre, la réalité qu’il dépeint pourrait bien être celle de demain : Pokémon Go et ses hordes d’abrutis qui courent derrière c’est déjà fait, la mal-bouffe aussi, la surpopulation c’est en route, la pénurie de logements on y est, le chômage de masse (ou le non travail) c’est en croissance, le revenu universel se rapproche, la démonétisation c’est pour 2021, le virtuel comme seul échappatoire c’est déjà le lot de certains, les faux-combats c’est d’actualité, l’univers policier c’est le NWO...

    On peut reprocher à Spielberg beaucoup de choses, même d’avoir fait des navets insipides, mais on ne peut pas dire que c’est un idiot qui fait n’importa quoi. Surtout avec les sommes investies. Ses films sont bien à caractère informatif.


  • #1940531

    J’en ai assez de répondre aux commentaires un par un. J’ai 45 ans et j’ai toujours joué aux jeux vidéos. J’aime les univers de SF ou d’anticipation et je sais que ce film me plaira. Maintenant, je ne comprend pas, j’ai le sentiment que les gens ici ont soit oublié leur jeunesse du haut de leur soixantaine, ou bien vous n’avez rien compris au monde dans lequel vous vivez bien que vous connaissez l’histoire de votre pays sur le bout des doigts depuis 2000 ans. Mais ce n’est pas avec cette attitude que vous convaincrez les jeunes de vous suivre car si j’avais 20 ans et après avoir lu tout ce que j’ai lu et répondu à tout ce que je pouvais répondre, je ne me sentirais pas à ma place. Si je voulais ridiculiser bon nombre d’intervenants se croyant drôles ou pertinents, je dirais que j’ai l’impression d’assister à une émission des grosses têtes animé par Bouvard. Et je vous le redis, j’ai 45 ans et vous faîtes peur aux jeunes.

     

    • #1940863

      Je ne sais pas à qui vous avez eu à répondre, mais voici en tout cas ce que le sujet m’inspire.
      J’ai 30 ans et je souscris totalement depuis plusieurs années à une remise en question du divertissement dans notre société, jeux vidéos inclus, sans avoir attendu E&R pour ça ; car je vois bien l’emprise ridiculement réductrice et pesante qu’il a eu sur la vie de ma génération. On se divertit certainement toute sa vie d’une manière ou d’une autre, ou, pour être plus exact, on s’occupe (c’est différent), et à un moment, comme on abandonne les playmobiles à un certain âge pour s’élever à d’autres expériences, on passe à autre chose.
      Regardez de près la jeunesse dont vous parlez. Ce monde ne leur offre rien à accomplir et aucune pancarte les guidant vers les profondeurs de la vie intérieure. Alors ils tuent ce temps visiblement inutile en vivant sous perfusions de fictions pour ne serait-ce qu’avoir un semblant d’expérience intéressante occupant leurs esprits dès qu’ils ont un moment à eux. Quand le miroir de la mort approchera, ils prendront conscience avec angoisse que leur vie elle-même est fiction, car on devient ce qu’on "consomme". Plus tôt cette réalisation arrive, le mieux.
      On a pas à se soucier de faire "peur" ou non à la jeunesse, car la jeunesse se conforme à tout et n’importe quoi, de par l’inexpérience qui la caractérise, avec tant de facilité qu’elle n’est pas capable de savoir ce qui est bon pour elle. On a à se soucier de l’avertir de la trajectoire qu’elle prend ! Qu’on en arrive au point où ce genre de chose à besoin d’être discuté n’est possible que parce que les vertus les plus basiques ont été depuis déjà plusieurs générations insensiblement négligées puis effacées jusqu’à ce qu’il ne reste que des veaux soucieux uniquement de satisfaire des désirs immédiats, aussi pauvres soient-ils, et de se laisser mener par eux (des enfants, en fait). Personne ne devrait avoir peur d’être exigeant sur ce qui nourrit son mental, l’exigence ne peut que nous empêcher d’être emporté par la nullité.
      Au passage, je ne comprends pas comment il est possible de jouer aussi longtemps aux jeux vidéos sans en avoir marre (ou examiner ce qui nous y attire ?). Les concepts nouveaux sont extrêmement rares, ce sont toujours les mêmes mécanismes et les même objectifs qui reviennent, simplement dans des combinaisons variées, si on prend la peine de voir derrière l’enrobage. Toujours de nouvelles formes pour toujours les mêmes arrière-plans.


    • #1940943

      @Vlad
      Voilà, vous avez tout compris.
      Le problème n’est pas le divertissement, le problème est la place que le divertissement prend désormais, de la même manière que la fiction remplace la réalité pour beaucoup. Il y a de quoi avoir des sueurs froides quand on entend les gens dire "c’était comme dans un film", avec toujours le même air un peu niais, surtout quand il s’agit d’événements graves.
      Il est vrai que la vie devient de plus en plus insupportable pour la plupart des gens, mais utiliser le divertissement pour s’anesthésier la rend, à terme, encore pire, surtout avec tous ces films ou séries débiles dont on les gave à longueur de temps.


    • #1941020
      le 10/04/2018 par coyoterevolte
      Le dernier Spielberg : une purée de culture pop

      à Vlad :
      citation de Dard père actualisée pour l’occasion :
      "il se divertissait (fumait une cigarette) pour tuer le temps, comme si le temps ne tuait pas assez"
      Le divertissement est une diversion et la diversion, une technique de guerre. Par contre l’amusement c’est bien. L’amusement enclenche inspiration et action. Le divertissement laisse un goût amer de vide et provoque un renoncement à l’action devant l’énormité ou la petitesse supposée des tâches à accomplir soi-même dans la vraie vie, tâches importantes mais rendues insignifiantes en comparaison des prouesses des protagonistes du divertissement. C’est dommage car les petites choses faites permettent de faire les grandes choses : vive les femmes de ménage.
      Ceux qui courbent l’échine devant leur portable ou tuent leur temps avec spielberg, sans faire la cuisine ne sont pas tenus de lire, comprendre ou répondre à mon message.


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