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Le rappeur Médine crucifié par les laïcards au profit des sionistes ?

Médine c’est un peu le Tariq Ramadan du rap : faux rebelle et vrai épouvantail du Système, lâché par ses maîtres en fonction de l’agenda. Mais Médine c’est également le Pascal Boniface du rap : demi-courageux cultivant l’équivoque comme moyen de promotion et d’existence commerciale... Passé en trois jours de « rappeur engagé » à figure du terrorisme islamiste, le Malcolm X du Havre mérite-t-il son titre de grand méchant ?

 

À l’instar des affaires Black M, Mennel ou de la Jeanne d’Arc noire d’Orléans, la polémique Médine est une illustration du retournement d’alliance et de l’hypocrisie communautariste des « parrains » de l’antiracisme. En vingt ans, la doxa est en effet passée de L’Idéologie française de Bernard-Henri Lévy (le Français est un facho congénital et l’immigré une victime éternelle) à « l’idéologie antifrançaise » d’Élisabeth Lévy (le musulman est un facho congénital et le juif une victime éternelle). Au milieu de ces manipulations, du multiculturalisme sioniste de gauche à l’identitarisme sioniste de droite, la voix du Français moyen ne semble guère importer...

Né en Seine-Maritime d’un père algérien et d’une mère française, le rappeur musulman de 35 ans Médine a essentiellement construit sa communication marketing autour de la provocation communautaire à peu de frais : symboles ostensibles (barbe connotée et casquette à l’envers), titres explosifs (albums intitulés 11 Septembre ou Jihad, t-shirts floqués « I’m muslim don’t panik »), bref tout l’attirail de l’islamo-racaille qui prend un malin plaisir à effrayer le bourgeois-laïc.

 

Médine ou comment faire son beurre sur l’image du musulman

N’en déplaisent à certains, les « appels à la violence » de Médine relèvent plus du fantasme et du business qu’autre chose. Comme son mentor Ramadan, Médine jouit de sa posture de petit diable de la laïcité. Sauf qu’en période de basculement géopolitique (et de fin de jeûne), utiliser l’imagerie islamo-gauchiste dans la France post-Charlie des médias pro-sionistes, c’est comme jouer avec le feu quand on n’est pas Jeanne d’Arc...

 

Le morceau Don’t Laïk traite de l’hypocrisie de la laïcité républicaine à l’égard des religieux (mais surtout des musulmans) :

 

OKLM Radio rappelle que la provocation est au cœur de la mise en marché de Médine :

 

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"11 Septembre", premier album de Médine conçu comme un story-telling relativiste autour de la notion de terrorisme.
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Second album "Jihad" sous-titré "Le plus grand combat est contre soi-même".

 

 

Caroline Fourest en a rêvé, Alexandre Devecchio l’a fait

En 2015, la fausse féministe mais vraie néo-conservatrice Caroline Fourest écrivait :

« Médine s’est spécialisé dans le rap intégriste et réac’. Qu’il n’essaie pas de se faire passer pour un homme de progrès ... son rap n’est pas le refuge des rebelles mais des ultra-réactionnaires. »

Ce à quoi le rappeur répondit :

« Madame Fourest fait partie des gens qui prennent en otage la laïcité. Ils l’utilisent pour diaboliser l’islam. C’est le cas de certains élus comme Robert Ménard qui piste les petits musulmans dans sa ville ou messieurs Estrosi, ou Ciotti qui souhaitent que le voile soit interdit à l’université… Au nom d’une valeur qui est censée libérer les citoyens de toutes formes de sectarisme et communautarisme, ils créent du communautarisme. Ce sont des pompiers pyromanes qu’il faut absolument dénoncer. »

Les initiés reconnaîtront l’influence de Pascal Boniface dans la rhétorique du Havrais. La ligne de conduite est sensiblement la même : se plaindre de l’hypocrisie de la laïcité et de la République sans en nommer le véritable commanditaire et bénéficiaire. Le pouvoir sioniste peut ainsi dormir tranquille. Une posture mi-figue mi-raisin de tourneur autour du pot idéologique qui fait de Médine un produit polémique plus qu’un intellectuel de combat. D’ailleurs le « rebelle » expiera très vite ses faux pas en délimitant son terrain de jeux : ni Soral ni Dieudonné.

 

MC Soraal, le morceau de Médine qui ne prend pas position :

 

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Médine a avoué regretter ce geste d’insoumission réelle.

 

Mais nous ne sommes plus en 2015 et les choses s’accélèrent : Tariq Ramadan est en prison, Pascal Boniface se fait cracher dessus à l’aéroport de Tel Aviv et le réseau atlanto-sioniste accentue sa pression sur l’État français pour faire de la République un sanctuaire des intérêts israéliens. Dans ce contexte, le spectacle alter-Charlie qui consiste à renvoyer dos-à-dos intégrisme musulman et intégrisme laïc sans mettre dans la balance l’ultra-déterminant intégrisme sioniste trouve gravement ses limites : en quelques jours, les médias aux ordres ont fait du petit Médine le porte-voix francophone du terrorisme islamiste.

Figure emblématique de la « génération Dieudonné », le rappeur qui se définit lui-même comme « islamo-caillera » est à la fois le produit et le promoteur d’une « idéologie antifrançaise » désormais dominante dans les territoires perdus de la République.

Ça, c’est la « prose-élite » (titre du cinquième album de Médine) d’Alexandre Devecchio dans Le Figaro . Passé par le Bondy Blog (média en ligne géré par le PS avec l’argent de George Soros et de Patrick Drahi), cet « antilibéral » salarié de Serge Dassault est également l’un des signataires du fumeux Manifeste des 250 contre le nouvel antisémitisme initié par sa compagne à la ville Noémie Halioua (Philippe Val c’était pour l’image). Journaliste au Figaro, chroniqueuse pour Actualité Juive et L’Arche , auteur de l’ouvrage L’affaire Sarah Halimi (prix LICRA 2018), la jeune Noémie (27 ans) a probablement une influence sur les écrits d’Alexandre... À moins que les interventions au Grand Orient de France [1] de ce nouveau champion du « péril musulman » suffisent à lui procurer l’élan nécessaire à la dénonciation incendiaire.

 

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Alexandre Devecchio pense à la dernière fois qu’il a croisé Caroline Fourest en loge.

 

(Cliquez sur Noémie pour découvrir sa vision du monde...)

 

 

La « droite » prend le pain rassis pour du pain béni

À l’annonce de la programmation du rappeur en concert au Bataclan pour octobre 2018, un mouvement d’indignation a vu le jour. La fronde est d’abord menée par Damien Rieu, de son vrai nom Damien Lefèvre, militant identitaire proche de Marion Maréchal et de Fdesouche.

 

 

 

Immédiatement de nombreuses « personnalités de droite » reprennent le hashtag #PasDeMédineAuBataclan  : Laurent Wauquiez, Valérie Boyer, Gilbert Collard, David Rachline, Jordan Bardella, jusqu’à la Présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.

 

 

La députée LREM et vice-présidente du groupe d’amitié France-Israël Aurore Bergé a même parlé d’appel au meurtre :

 

 

Programmation surprise ? Médine avait pourtant publiquement clamé son amour pour la salle de spectacle, propriété historique de la famille israélienne Touitou cédée au groupe Lagardère depuis le 11 septembre 2015...

 

 

Des manifestations et des affrontements auront-ils lieu devant le Bataclan ? À entendre les directives de certains et lire les réactions d’autres, tout est envisageable.

 

Gilles-William Goldnadel lance la chasse (cliquez sur l’image) :

 

Apolline de Malherbe tente de faire de Brice Hortefeux un « lanceur d’alerte » :

 

Le sot Marsault tombe dans le panneau :

 

L’ingénierie sioniste, encore et toujours

Les concerts de Médine au Bataclan seront-ils annulés ? Le gouvernement par la voix de l’ancien maire du Havre Édouard Philippe a précisé : sauf « trouble manifeste à l’ordre public en cas d’incitation à la haine raciale », les concerts seront maintenus. En tout cas le gouvernement n’interviendra pas contre les programmateurs, qui savent très bien ce qu’ils font.

En attendant, la polémique est là pour accentuer la division des Français.

D’un côté la jeunesse des quartiers tentée de se considérer rejetée par une République française réactionnaire islamophobe raciste et hypocrite, de l’autre le populo Français de souche sommé d’intégrer le message inverse : islam = terrorisme.

D’un côté Médine le frère (au sens hip-hop du terme bien sûr) musulman proche des réseaux Ramadan qui s’est cru plus malin que le Système en collaborant avec lui, de l’autre Marine fer de lance du national-sionisme qui se croit plus maline que le Système en collaborant avec lui.

Finalement les deux faces de la même pièce qui devraient retenir ce crédo-punchline qui fait la force d’E&R : rien ne sert de tapiner.

Notes

[1] Dans le cadre de ses « Chantiers de la République », le Grand Orient de France a organisé le jeudi 26 janvier 2017 à 19h30 dans le grand temple Arthur Groussier de la rue Cadet à Paris une conférence sur le thème « La démocratie attaquée, Convergence des contestations ». En présence de Christophe Habas, Grand Maître du Grand Orient de France, de Philippe Foussier, Premier Grand Maître Adjoint, et des membres du Conseil de l’Ordre. Les intervenants étaient Alexandre Devecchio, Renée Fregosi et Yves Michaud.

En lien, sur E&R :

Ce que Médine n’a pas lu, chez Kontre Kulture :

 






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