Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

Le supermarché tenu par des agriculteurs en Alsace fait le plein

Depuis près d’un an maintenant Denis Digel, maraîcher depuis plusieurs générations, dépose directement ses légumes dans une grande surface de Colmar, en Alsace. Il s’y rend plusieurs fois par semaine pour y vendre directement ses légumes aux consommateurs dans ce temple de la filière courte.

 

Le magasin, baptisé Coeur Paysan, est en effet directement géré par les paysans. L’an dernier, 34 agriculteurs du Grand-Est se sont regroupés pour racheter un magasin Lidl. « Je pratique la vente au détail depuis longtemps et j’en avais assez de livrer mes produits à la grande distribution », explique Denis Digel, le maraîcher à l’initiative du projet. Il met notamment en cause la pression perpétuelle exercée par les grandes surfaces sur les prix et les services, « d’autant que la situation ne cesse de se détériorer », confie l’agriculteur. Avec 33 paysans, il a ainsi racheté un ancien magasin Lidl « pour livrer le consommateur directement ». Ils ont collectivement financé des travaux pour transformer les lieux et en faire un vaste marché permanent. Depuis un an, dans ce magasin rebaptisé « Cœur Paysan », les agriculteurs partenaires vendent leurs produits directement aux consommateurs.

 

Des élus et paysans de toute la France les ont sollicités pour créer des structures similaires

Et le concept a séduit. Dès la première année, les agriculteurs sont parvenus à atteindre leurs objectifs avec 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires et un bénéfice. « Des habitudes se sont créées avec les clients qui sont fidèles et heureux de trouver un savoir-faire local », précise Denis Digel. Le succès est tel que des agriculteurs et des élus de toute la France ont sollicité les initiateurs du projet pour les aider à monter des magasins similaires. Les fermiers de Cœur paysan ont ainsi décidé de s’organiser pour aider des paysans à monter des structures similaires car « si ça a marché pour nous, ça devrait marcher pour d’autres. On a créé une locomotive et des wagons pourront s’y raccrocher », indique le maraîcher.

[...]

La structure défend également les intérêts des producteurs puisque ce sont eux qui fixent les prix. Ils sont propriétaires de leurs produits jusqu’au passage en caisse où une commission de 22 à 32% est prélevée par le magasin. « La commission s’élève entre 33 et 66 % sur les fruits et légumes vendus en grande distribution », précise Denis Digel. Les producteurs sont en outre responsables de leurs produits face aux consommateurs.

Lire l’article entier sur lefigaro.fr

Des solutions pour un secteur en crise, sur E&R :

L’indépendance est chez Kontre Kulture !

Le réseau d’entraide Solid’E&R, sur E&R :

 

Pour rejoindre le réseau d’économie solidaire, une solution :
adhérer à Égalité & Réconciliation !

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

35 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • Quel sont les prix pratiqué , normalement ils devrait être moins cher qu’une grande surface

     

  • oui mais ça reste un supermarché

     

  • C’est pas mal mais on ne parle pas de proposer des emplois dans ces structures, apparemment les agriculteurs s’organiseraient entre eux pour faire fonctionner la "boutique"....Pourtant un peu plus d’altruisme en France serait nécessaire afin de ne pas oublier ceux qui n’ont pas les moyens ni la possibilité de retourner à la terre à part les "bobos" principalement, grâce aux moyens financiers dont il dispose et qui leur permet de faire des formations et surtout d’acheter des terrains et préparer leur future installation en France ou à l’étranger et pratiquer aussi le wwoofing...."çà ne mange pas de pain", on invite des personnes à découvrir le monde rural en y travaillant pendant une durée déterminée en échange du gîte et du couvert, c’est le retour des journaliers du 19ème siècle.....

     

    • #1834801

      Je suis d’accord avec vous, mais il est bon que les "consommateurs" et les producteurs retissent des liens également.


    • @calendula, je bosse 3650 heures par an, crois moi, le jour où j’en ai les moyens, j’embauche.
      75% de la surface agricole utile en France est louée à des tiers, producteur ne veut pas dire propriétaire, tu cherches une ferme, je t’en trouve une, chiche ?


    • @Calendula :
      Le temps pris pour faire tourner la boutique c’est du temps qui n’est pas passé sur l’exploitation.
      Une telle organisation demande des sacrifices : les heures de présence en magasin sont réparties équitablement mais pas selon la production dans ces magasins de producteurs, je vous laisse imaginer a quel point il faut déjà faire preuve d’altruisme entre producteurs.
      Les formations sont gratuites et rémunérés.
      Essayez de trouver ne serait ce qu’en location, une structure de production.Bon courage...
      Le woofing ?La bonne blague.Quand vous hébergez et nourrissez des travelers qui ne bitent rien aux consignes données, qui vous saccagent et bâclent le boulot, qui bouffent comme quatre en trouvant le moyen de se plaindre qu’ils ont faim alors qu’il y a la même chose à table pour tout le monde, il faut rester zen et "altruiste" .Découvrir le monde rural ce n’est pas croire se taper un séjour gratos sur le paradis terrestre.Les journaliers du 19éme savaient bosser et généralement revenaient d’une année sur l’autre en saison .


  • En Belgique, la vente directe de fruits et légumes, reste confidentielle. Il faut dire que nos amis fermiers, s’entendent comme larrons en foire, pour vendre in fine, plus cher qu’en grande surface. Arguant qu’il s’agit de "bio"
    Or il est phénoménal de voir combien de champs sont massivement pulvérisés en Wallonie, et souvent de nuit.

    Je ne suis vraiment pas convaincu, personnellement.

     

    • Je suis clairement pas convaincu non plus.
      Surtout quand la fin de l’article se termine par :

      "Inutile donc de chercher des petits prix dans l’antre de Cœur paysan. D’autant que le fermier affirme que les prix bas pratiqués par la grande distribution sont « un non-sens, ils se font nécessairement au détriment des agriculteurs ». Les Français l’ont bien compris, la demande pour les produits est au rendez-vous. "

      Déjà que c’est cher en supermarché...
      Faut pas déconner, des légumes et encore plus des fruits, normalement t’as qu’à te baisser pour les ramasser, en 5 minutes t’as les bras chargés de bouffes. ça devrait pas couter cher. Surtout en prod industrialisée comme ils font.

      Toutes les Amaps que j’ai vu, ou encore pire les "cueillettes" où tu vas ramasser/cueillir toi même, c’est ou plus cher ou à peu près pareil que les prix des supermarchés, sauf que ça te fais plus de boulot, et pas forcément meilleur qualité.

      Quand je vois tout ce qu’on peut tirer avec un simple jardin potager de 50m2, (suffisant pour nourrir 6 ou 7 personnes quasiment à l’année et pour un amateur), je me dis que y a maldonne et foutage de tronche sur les prix.
      Je sais pas le modèle économique est vraiment foireux. Y compris le leur s’ils ne font pas moins cher qu’en supermarché. Car, concrètement, pour la majorité des français ba c’est CHER.


    • #1834807

      Tout circuit de distribution a ses brebis galeuses. A chacun de faire le tri et le ménage, mais très souvent, les fruits et légumes sont au même prix qu’en grande surface, voire moins cher. La courge et les patates à 1,50 le kilo, la viande entre 10 le kilo pour un poulet fermier à 20/25 selon les découpes pour la volaille, le porc, l’agneau, c’est dans les clous. Et le bénéfice ne va pas aux actionnaires.
      De toute façon, ce qui est hors de prix est voué à l’échec si la qualité ne suit pas et que les clients sentent qu’on les prends pour des ânes. L’écrémage se fera, donc relax Max.
      Ce qui est un scandale, c’est de voir toutes les saloperies industrielles et chimiques vendues au prix du caviar.


    • @Mouai :



      Quand je vois tout ce qu’on peut tirer avec un simple jardin potager de 50m2, (suffisant pour nourrir 6 ou 7 personnes quasiment à l’année et pour un amateur), je me dis que y a maldonne et foutage de tronche sur les prix.




      J’aimerais que vous nous fassiez un compte rendu de ce que l’on peut tirer d’un simple jardin potager de 50m2 pour pouvoir subvenir aux besoins de 6 ou 7 personnes à l’année s’il vous plait .
      Faut arrêter de raconter n’importe quoi.


    • @mouai, tu es vraiment très très éloigné de la production...
      Limiter l’agriculture à la récolte, c’est pas un peu réducteur ?
      Et pour les 50m² de potager pour nourrir 6 à 7 personnes, fonce à l’ONU tu viens de trouver la solution pour nourrir l’humanité !


    • @ mwouai

      Si tu n’arrive pas à faire la différence entre des fraises calibrées espagnoles qui poussent sous baches dans le sable à des fraises cueillies à la main ou des tomates néerlandaises hydroponique qui sont nourries à des substances (on fait pas la liste sinon on en a pour un moment)à des tomates maraîchères qui ont le gout de la tomate, je ne peux malheureusement pas faire grand chose pour toi.

      Manger un fruit ou un légume qui a poussé à côté c’est militant


  • Chaque fois que je me suis aventuré dans ce genre de structures j’ai remarqué que les légumes étaient sales ("ça fait authentique") et les prix nettement plus chers qu’ailleurs . Surtout des femmes clientes qui adorent tomber dans les panneaux du "bio" .

     

  • En Alsace la vie est chère ; les gens payent et se taisent, ils acceptent tout et votent micron en masse. Ils n’ont pas de vie, c’est une colonie.

     

  • La filière courte,l’information et le partage.Voilà ce qui peut sauver les agriculteurs.
    Eviter l’épandage de merde en vous regroupant !
    Il y’aura des malhonnetes partout (bio alors que celà n’en ai pas ext) Ce n’est qu’une affaire de personne comme toujours.
    Il doit être difficile de cultiver sur des terres ne vous appartenant pas.Donner vos récoltes pour des cours que vous ne controler pas.Mais si vous vous regroupez le temps jouera conte eux !


  • Une belle démonstration de l’importance capitale de l’organisation et du réseautage.
    Il existe encore des possibilités de résistance mais il est impératif que les gens sortent de leur isolement et se bougent le cul !


  • Avant ça s’appelait " un marché ".
    Sauf qu’aujourd’hui même les marchés sont infestés de stands tenus par les grandes surfaces qui y vendent leurs saloperies à des con-sommateurs pas assez vigilants.


  • Enfin ! cela fait 40 ans que j’avais dit ça à un producteur d’ail et de melon qui avait des difficultés à vendre ses produit au meilleur cout .Si les agriculteurs veulent sauver leur peau, il n’y a pas 36 solutions, c’est créer son propre réseau, en se mettant quelques centimes en dessous des prix pratiqués, et les grandes surfaces auront des difficultés de plus en plus grande .La France a la chance d’être un pays d’autosuffisance . Je dit bravo aux agriculteurs d’Alsace .

     

    • Les agriculteurs vendent leurs produits à un prix plus élevé, j’en ai fait les frais dans une ferme dans le nord à Seclin. Ce n’est pas parce qu’on achète directement chez l’exploitant que c’est BIO, c’est juste qu’il,n’y a pas d’intermédiaire.


  • « La structure défend également les intérêts des producteurs puisque ce sont eux qui fixent les prix. »
    Ils défendent si bien leurs intérêts que c’est hors de prix. Bon, il faut un juste prix pour eux, normal. Et on ne peut pas faire du bas prix tout le temps et sur tout. Mais les viandes sont simplement réservées à l’élite de Colmar. Colmar est une ville de bourgeois mais il y a aussi des gens qui rament (à cause d’eux). Par contre, quand on évite les intermédiaires et qu’on est plus cher que tous les autres (grandes surfaces, marchés, détaillants, distributeurs auto...) c’est du n’importe quoi. Ce coeur paysan cible uniquement les bobos de Colmar et environ. Dommage


  • #1834930
    le 07/11/2017 par Charles Ignace de FRONTIGNAC
    Le supermarché tenu par des agriculteurs en Alsace fait le plein

    Des marchés fermiers, il y en a de plus en plus et pratiquement partout !
    Nous, nous y faisons nos courses chaque semaines.
    On mange moins, mais mieux, et on a pas faim en sortant de table.
    Ça contrains à manger des produits de saison, mais c’est bien.
    On paye le produit directement au producteur sans intermédiaire.

     

    • Idem, en Suisse romande des fermes vendent directement leurs produits, à côté de l’étable et de leurs habitations. Le détour hebdomadaire que j’y fais, en traversant les champs pour y arriver par un chemin à une voie (le premier qui peut laisse passer l’autre), est à lui seul une bouffée d’air frais.


  • Bonne chance à eux !

    Dans les vignes près de chez moi, ils n’emploient plus que des roumains, travailleurs détachés.
    Quand un problème se résout, un autre se créé.


  • Pour ceux qui critiquent et qui médisent sur les prix pratiqués, j’aimerais savoir à combien ces personne estime le coût de leur temps de travail et la sueur qui coule d’un front qui a cultiver ces fruits et légumes ???

    S’affranchir de la grande distribution a un prix !!!! Ne pas comprendre qu’il faut faire un effort pour cela c’est commettre une erreur.

    Et pour ceux qui considèrent l’Alsace comme une région vache à lait qui à vôté Macron c’est assez fort !! Peut-on savoir quelle autre région résiste plus que l’Alsace à la fuite en avant de nos gouvernement ?
    On va reprocher à l’Alsace d’être frontalière avec la suisse et l’Allemagne et de tirer une quelconque richesse de cette proximité ? On va reprocher à l’Alsace d’être très touristique (si la région est belle et riche de culture et que cette beauté est cultivée vois pas où est le mal ?), on va reprocher à l’Alsace de conserver son patrimoine et sa langue ?

    Parfois parmis les commentateurs d’E et R, si un article vient d’un journal "libéral" c’est qu’il y a forcément anguille sous roche et il faut voir un mal quelque part.

    Je ne suis pas Alsacien mais aujourd’hui j’y vis, et lorsque ma famille vient me rendre visite, tous sont unanimes et tombe amoureux de cette région. Il y a forcément des petites choses à droite à gauche que l’on peut améliorer mais venez y passer quelques temps et vous verrez...

    C’est une invitation


Commentaires suivants