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Marion Sigaut en direct : l’émission du 28 septembre 2014

 

En direct sur ERTV, l’historienne Marion Sigaut répondait aux questions des internautes le dimanche 28 septembre 2014.

 

 
 



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57 Commentaires

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  • Quelle grande Dame !
    Comment veux-tu etre mysogine avec des femmes pareilles ?

     

  • BRAVO à Marion Sigaut et ERTV !

    Graminée du courage et de l’honnêteté,
    Du travail par l’enquête de la vérité,
    Marion Sigaut sème puis gène par son tanin,
    Grâce à ses armes pacifiques et non chimiques,
    Qui muent la trop bien pensante foule en critiques
    De sa propre Histoire de France au féminin.
    Je réponds aux féministes modernisés
    Que cette historienne est femme en entièreté.


  • #995471
    le 10/10/2014 par Heureux qui, comme Ulysse...
    Marion Sigaut en direct : l’émission du 28 septembre 2014

    Après "zizi pan pan", nous apprenons que Voltaire a fait grimper Marion Sigaut au rideau... mais aussi "tomber de l’arbre" ! Une vie assez mouvementée donc.
    Je ne sais pourquoi mais l’Histoire devient d’un coup beaucoup moins fade avec E&R...


  • Super nouvelle que cette série de vidéo , " à la Guillemin " , je l’attend depuis les débuts de Madame Sigaut sur E&R .


  • Imaginons un historien dans 100 ans, s’il n’est pas révisionniste il racontera l’histoire de nos jours en reprenant uniquement les dépêches de l’AFP. Ce qui donnerait une image tronqué de notre réalité, j’imagine que c’est vrai pour tous les temps de notre histoire, la Révolution en tête.


  • #995554

    Marion Sigaut est une femme formidable, hâte d’acheter ses livres.


  • #995584

    C’est fou comme ça devient simple de se positionner en faveur des uns ou des autres dés lors que les camps sont clairement définis : entre les promoteurs de la grâce pour tous et ceux qui se l’accaparent pour leur paroisse mon choix est vite fait.
    Pour le coup c’est épidermique. Sous-couches comprises...


  • #995642

    Tout petit, en 1963 alors qu’il n’existait qu’une seule chaîne en noir et blanc regardée comme la nouvelle révélation, j’ai vu une rétrospective de l’affaire Calas dans la série " la caméra explore le temps" (1957/1966) qui a déterminé pour des décennies mon adhésion aux lumières, mon admiration de Voltaire et un début de rejet de l’église catholique. Jean d’Arcy (créateur de l’Eurovision) directeur des programmes de 52 à 59 deviendra directeur des moyens audiovisuels de l’ONU. La rédaction des scénarios confiée à A.Castelot et A.Decaux.
    Ce témoignage pour dénoncer à quel point le verrouillage, la manipulation, le mensonge, la désinformation ont été bien faits et sont véhiculés par tous, absolument tous les vecteurs. N’y échappe ni le monde de la culture, ni l’histoire jusque dans les plus petites conférences de province. Tout est noyauté.
    Merci à Marion, dans la lignée d’Henri Guillemin, de nous permettre de sortir de décennies de trahisons historiques et "d’indignités mémorielles".

     

    • @Christian Attali...........une émission qui passe de temps en temps sur la chaîne HISTOIRE, et où l’on reconnait quelques uns de nos grands acteurs ( avant le débat Decaux/Castelot )...François Maistre, Piccoli, Denis Manuel...etc...


  • "Un historien qui n’est pas revionniste, on ne sait pas ce qu’il fait"

    haha, bravo Madame Sigaut !


  • Merci Madame Marion Sigaut c’est un plaisir de vous écouter !moi qui rêvassais en cours d’histoire !Je suis toute ouïe !L’Histoire une mine d’or !pour comprendre le monde actuel !Je suis impatiente de lire votre bouquin sur voltaire !Merci à E&R et à Madame Sigaut pour cette émission avenir !


  • J’ai tout particulièrement apprécié le passage où elle parle des récentistes. Non pas parce que je serais un opposant au récentisme mais parce que je pense que beaucoup de "penseurs" officiels devraient prendre exemple sur sa méthode. Quand elle veut montrer que quelque chose est faux elle ne se lance pas dans des anathèmes ou des attaques ad hominem, non elle trouve une spécialiste réunit des documents et prévoit de présenter ces documents afin de contrer ses opposants (si l’on peut dire) par l’argumentation.

    Cela montre, pour moi, la différence de sérieux entre les personnes comme Marion Sigaut, et les pseudos journalistes/intellectuels qui crachent sur la dissidence à longueur de journée.


  • Fabuleux comme toujours. Merci madame.


  • Le jésuites, pionniers de l’égalitarisme et du libéralisme moderne ?

    Je ne suis pas d’accord avec le fait que la grâce de Dieu puisse être accordée à tout le monde pour la simple raison que la grâce de Dieu, ça se mérite. Le problème c’est qu’il y a des gens qui s’octroient eux-même cette grâce et qui abusent du pouvoir qu’elle confère.

    Par contre il est évident que Dieu à le même amour pour tout le monde car Il est un océan d’amour illimité, Il a de la miséricorde pour tous, mais la grâce c’est autre chose, elle ne s’obtient que par un effort de se rapprocher de Lui et de se libérer de ses péchés, de de ses vices, sinon comment pourrait-il y a avoir une élévation spirituelle ?

    Ce n’est pas que Dieu donne Sa grâce davantage à l’un qu’à l’autre, Dieu donne la même chose à tout le monde comme le soleil donne sa lumière et sa chaleur, mais si certains hommes choisissent de vivre dans l’obscurité, que peut y faire Dieu ? Dieu nous a donné le libre arbitre, Il n’est pas un dictateur, Il ne veut pas et ne peut pas nous forcer à s’imprégner de Sa grâce, c’est là où réside notre effort, sinon où serait le mérite ?

    Non la grâce de Dieu n’est pas automatique, bien que Sa miséricorde le soit, il y a une énorme différence entre les deux.

     

    • Il est dit chez les musulmans, en tout cas chez les soufis, que la grâce serait le 100e attribut divin dont Dieu aurait fait don aux hommes comme un lien l’unissant à ces (et non ses) créatures.
      D’où ce nombre 99, qui peut sembler curieux, correspondant aux qualificatifs d’ Allah.


    • Effectivement, c’est même un hadith très populaire, rapporté dans les deux recueils de hadiths les plus authentiques (Boukhari et Mouslim) :

      le Prophète (paix sur lui) a dit " Dieu possède cent miséricordes, il en a fait descendre une pour les êtres humains, les animaux et les êtres vivants, et c’est avec cette clémence qu’ils éprouvent entre eux des sentiments, se font clémence les uns pour les autres et c’est avec cette seule miséricorde que l’animal féroce prédateur éprouve des sentiments pour sa progéniture et Dieu s’est réservé 99 miséricordes qu’il utilisera pour faire clémence à ses serviteurs le jour du jugement dernier. "


    • Merci Karim pour cette précision.
      Le soufisme s’appuie sur la dimension intuitive de l’homme pour proposer une ligne de conduite à ses adeptes. Partant de là il privilégie une certaine liberté d’action dont la clémence est une clé de voute.
      Ce qui ne signifie pas que les autres musulmans négligent ce hadith dont tout homme de bien (musulman ou non) porte en son coeur les préceptes.
      Je précise que je ne suis pas soufi.


    • #997912

      Ben si elle se mérite c’est que tout le monde peut l’avoir. C’est ce qu’elle veut dire. Ce n’est fermé pour personne, réservé à personne.

      Contrairement aux Protestants chez qui le mérite n’influe en rien l’obtention de la grâce.


    • D’un point de vue strictement catholique, non la grâce ne se mérite pas.

      Ce que nous méritons en toute justice, à cause du péché originel, c’est l’enfer. Mais comme Dieu, en plus d’être juste, est miséricordieux, il nous offre une issue de secours. La grâce est un don gratuit.

      Deuxièmement, Dieu ne donne pas la même chose à chacun, si ce n’est le minimum pour assurer le salut. Voir la parabole des talents confiés aux serviteurs.

      Enfin, lorsque nous faisons un effort pour nous approcher de Dieu, c’est déjà par l’effet de la grâce. Tout ce que fait l’homme c’est un acte de volonté, c’est d’agréer ou de refuser les dons gratuits de Dieu. Il n’y a aucun mérite à accepter un don.

      On ne parle de mérites qu’à partir du moment où l’âme est en état de grâce (c’est à dire lavée du péché originel par le baptême et exempte de tout péché actuel mortel) et pose des actes de bonté ou de renonciation à soi, tout ce qui dépasse le minimum nécessaire au salut.


  • #996275
    le 11/10/2014 par lebretteurfredonnant
    Marion Sigaut en direct : l’émission du 28 septembre 2014

    Madame Sigaut je vous trouves admirable et votre travail est passionnant(je suis un fan !) Néanmoins la connections que vous faites entre la reforme et l’avènement de l’argent et de l’inégalité des hommes,me semble confuse.La reforme telle que nous la connaissons du moins a son commencement est avant tout un mouvement allemand qui n’as en aucun cas rapport avec l’argent.C’est d’ailleurs même tout le contraire.Luther se rebella contre l’église catholique a cause des indulgences (lesquelles étaient entre autre vendu par l’église pour la rédemption des péchés).C’est sur ce sujet principalement(voir les 95 thèses) et sur celui de la foi comme seul possibilité du salut que Luther et l’église catholique se séparèrent.On pourrait aussi ajouter a ceci le désir que Luther avait de voir enseigner la doctrine de l’église et la bible dans la langue du peuple.
    Quand a L’universalité de la grâce celle ci n’a jamais été remise en cause par Luther. Pour Lui la grâce était clairement accorder a tout les hommes sans exception.Pour ce qui est de l’argent Luther s’opposa toujours au prêt a intérêt sauf dans des cas exceptionnelles qu il n’accepta que sur le tard et vers la fin de sa vie.

    Le protestantisme dont vous parler est avant tout celui de Calvin.Celui qui permet entre autre la spéculation et le prêt a intérêt et déclare que le salut n’est accorder qu’a quelque un. On est la bien loin du luthéranisme. Comme vous le montrez vous même d’ailleurs les idées des lumières ont pour origine l’Angleterre et non pas la reforme en tant que telle. D’ailleurs La séparation de l’Angleterre d’avec l’église était avant tout politique.C’est remarquable lorsque l’on voit que l’église anglicane mis a part le changement de nom a garder la même physionomie et liturgie que l’église catholique(avec pour exception le divorce et le prêt a intérêt). Ce qui permet de nuance vos propos d’autant que le capitalisme financier telle que nous le connaissons a pour origine Venise qui était une ville catholique par excellence.

    On voit donc bien la que ce n’est pas le protestantisme qui est responsable de l’esprit des lumière mais une vision du monde autre qui s’est parfois associer et/ou servit du protestantisme pour émerger quand cela fut possible.Au fond si le protestantisme souffre d’un reproche c’est celui d’avoir utiliser la liberté de conscience.

    Quoiqu’il en soit,J’ai adorer votre interview et ais appris énormément comme d’habitude.
    Un grand merci a vous Marion.

     

    • Comme vous, l’ai beaucoup d’admiration pour Marion Sigaut, mais en ce qui concerne le protestantisme elle me laisse aussi dubitative.
      Je crois que les germes du protestantisme ont été plantés avant les découvertes du nouveau monde, avant le libéralisme marchand. Les précurseurs en furent les mystiques rhénans du XIVème siècle, mais aussi Jan Huss en Tchéquie ou John Wyclif en Angleterre. Un de leur objectif était de trouver le Christ à l’intérieur de soi par leurs propres moyens, sans passer forcément par l’Église. Ils voulaient devenir des esprits libres et bâtir un rapport direct avec le Christ. IL y eut aussi les frères moraves qui cherchaient à retrouver la fraternité des premiers chrétiens. Ils voulaient se défaire d’une église romaine, c’est-à-dire d’une Église catholique qui avaient repris les caractéristiques des institutions de l’Empire romain en les christianisant.
      Ensuite sont venus les réformateurs du XVe siècle, qui ont élaboré leurs propres doctrines notamment sur la grâce et la foi. Le problème c’est que leurs idées sur la bible prirent une tournure morale plus que théologique et ce qu’ils ne comprenaient plus (par rapport aux pères de l’Église), ils le mirent sur le compte de la prédestination, en quelque sorte une forme de superstition !

      Ensuite que le protestantisme fut utilisé par les princes et les bourgeois des villes pour leurs propres intérêts, certainement que oui.

      En résumé, le protestantisme a voulu la liberté de conscience, mais en allant dans ce sens, il a pris le risque d’être récupéré pour d’autres objectifs.


    • #997252

      Les germes du protestantisme sont partout où il y a débat, et Dieu sait si les aïeux ont débattu. Ce qui est en cause, au moment du déferlement de l’or du nouveau monde et de ses richesses, c’est le schisme.


    • Luther, qui abhorrait les juifs (ses diatribes à leur propos sont hallucinantes), ne s’est pas rendu compte à quel point il a "travaillé" pour eux en divisant la chrétienté et affaibli l’Église qui jusque là les tenait "en respect". Les plus grands saints de l’Église catholique furent souvent en contraste avec le clergé de Rome mais ils ne s’en sont pas séparés pour autant. Luther au contraire était un débauché soulard et goinfre.


    • #998104
      le 13/10/2014 par lebretteurfredonnant
      Marion Sigaut en direct : l’émission du 28 septembre 2014

      @kevorkian et @marion sigaut

      Luther ne s’est pas séparer de l’église catholique il en a été excommunier pour avoir refuser de renoncé a ce qu’il croyait et dénonçait.
      Il n’a jamais voulu se séparer de l’église catholique,au contraire. Quand a l’accusation d’alcoolisme,elle est fausse.Luther recommandais de ne pas se priver des plaisirs de la vie et ne s’en privait d’ailleurs pas lui même .Pour autant il n’a jamais été un alcoolique ni fais l’apologie de la beuverie.
      Quand au "juif", même si Luther a été clairement trop loin a leur sujet,il prônait leur conversion et ce qu’il dénonçait d’eux était leur écrits rabbiniques(le talmud) et ces conséquences désastreuses.
      Je le répète encore une fois c’est bien le Calvinisme qui affirme que la grâce de Dieu est sélective et que la spéculation et l’usure sont permis,non pas le luthéranisme.Outre la doctrine,il suffit de voir une carte des religion du seizième siècle pour s’en rendre compte. La corrélation est parfaite entre les pays qui ont historiquement supportés l’usure et la présence du calvinisme.
      http://vieuxblaye.free.fr/IMG/jpg/L...
      Dans cette carte on voit clairement La Suisse,l’Écosse,et les Pays Bas comme des pays calviniste que l’ont sais avoir supportée l’usure.Au contraire les pays luthériens tel que le Danemark, la Norvège, la suède,la Finlande et même l’Allemagne sont des pays luthérien ou la solidarité( en général) et le capitalisme productive ont toujours été privilégiés.Ces traits se voient encore aujourd’hui malgré la domination de l’esprit des lumières et du capitalisme financier.

      A mon humble avis c’est la renaissance(avec sa visions de l’homme au centre de tout ) plutôt que le protestantisme qui est la source principale de l’avènement des "lumières". C’est en elle qu il faut trouver les prémices de celles ci. Et force est de constate que cette vision de l’homme au centre de tout est née en terre catholique dans les républiques de florence et de Venise (ou le capitalisme financier était de règle).
      Si les "lumières" et le capitalisme usurier que nous connaissons viennent bien des pays bas et principalement d’Angleterre il me semble donc exagérer de l’associer uniquement au protestantisme(multiple par ailleurs) qui a été avant tout une recherche de justice de spiritualité et de vérité plutôt qu’un conduit pour les idées des lumières,malgré les conséquences dramatiques du schisme qui en découlèrent ,ce que je vous concède volontiers.


  • Que la vérité sur ce serpent de voltaire fait du bien ,au sens biblique j’entends bien , je n’ai rien contre ces vertueux destructeurs de la gent trotte menue . Il pût inventer le terme de frontalier Suisse si le vent tournât en sa défaveur .
    Un milliardaire philosophe contemporain en serait il l’avatar , je m’interroge car il en possède toutes les facettes , autant de talent pour l’écrit .Orgueilleux , menteur ,revanchard,affairiste,escroc ,va en guerre ; le ’cuistre’ disait Desproges, montra son vrai visage lors d’un entartage .
    J’ai souffert la torture au lycée à lire les immondice de zadig,micromégas,candide ,farces grotesques dignes du pilon .
    Encore Marion, vous nous faites tant plaisir , vous nous régalez du casier judiciaire de ce psychopathe manipulateur ,voleur des chandeliers de Frédéric.

     

    • #997965

      Bonjour,

      Vous imaginez que toute votre vie, vous n’avez pas été capable de comprendre ni de retenir une règle grammaticale de ponctuation aussi simple que celle de la virgule (CE2).

      Cela s’apprend en CE2, et ça vous est répété et sanctionné pendant toute votre scolarité des milliers de fois.

      Comment voulez vous avoir du crédit ?
      Des la première phrase, je n’ai même pas envie de savoir ce que vous avez à dire.

      C’est d’une tristesse.. Jusqu’où va-t-on descendre ?


  • Marion Sigaut est une femme adorable et admirable pour tout le travail de vérité qu’elle a entrepris.

    Elle va m’aider à réapprendre et comprendre l’histoire qui par ailleurs ne me passionnait pas du tout sur les bancs de l’école.

    Je lui souhaite le meilleur !

    PS : Louvedefrance va être contente, j’avais moi même remarqué ses commentaires. J’espère qu’elle pourra l’aider.


  • #996502
    le 11/10/2014 par Philippe de Macédoine
    Marion Sigaut en direct : l’émission du 28 septembre 2014

    Bonjour Madame Sigault.
    Votre émission m’amène quelques réflexions.
    Tout d’abord, je suis surpris que vous situiez l’essor du mouvement réformateur à la découverte du nouveau monde.
    Ne faîtes vous pas abstraction de l’impact qui a eu l’épidémie de peste noire de 1347-52 ? On dit de cette épidémie qu’elle fit naître un doute quant à la providence divine. La mort d’un grand nombre de prêtes a jeté le doute en Italie. C’est à cette période que commence le Rinascimento dont on sait qu’il lança le développement du nord de l’Italie avec l’appoint financier des grandes familles marchandes florentines, pisanes et vénitiennes.

    Ces familles n’ont rien à envier aux détestables bourgeois anglais du XVIe siècle. Elles étaient vénales, cruelles et ambitieuses. Elles avaient leur ambassade auprès des grands de ce monde, et au XVIe siècle, elles contrôlaient le Vatican en faisant de facto un lieu de stupre et de sales commerces.

    Transformant la basilique de Pierre en un monument à l’ostentation scandaleuse et dégoûtante, ils ont ruiné l’Eglise et elles monnaya encore plus ses indulgences. Résultat, le salut (l’accès au paradis) devenait ouvert aux riches licencieux qui avaient les moyens de se le payer. N’est-ce pas une preuve du double jeu de l’Eglise (tantôt désintéressante et tantôt intéressée) ?

    Je fais ces réflexions car je pense qu’elles viennent en complément de votre analyse.


  • Cette interview est très intéressante mais il y a quelque chose qui m’embête. Apparemment, madame Sigaut voudrait imiter Henri Guillemin. Il faudrait donc, pour ce faire, qu’en tant qu’historienne que madame Sigaut cite systématiquement ses sources. Or, lorsque madame Sigaut résume les disputes théologiques de la réforme entre des protestants prétendants l’inégalité des hommes devant Dieu (ce qu’en tant que protestant, on ne m’a JAMAIS enseigné) et des catholiques qui défendent l’idée de l’égalité des hommes devant Dieu, c’est court. Source ? Zéro. Si les lumières et le protestantisme défendent tout deux les riches, comment expliquer le mépris de Voltaire pour les protestants (qu’il traite de fou à chaque fois qu’il y fait référence) et sa haine des juifs ? C’est bizarre. Source ? Source ? Là est le manque.

     

    • #997248

      Aucun historien n’écrit sans citer ses sources. C’est évidemment impossible dans le genre d’exercice qui m’était proposé par E&r. C’est déjà bien assez dur de citer les faits de mémoire, je ne vois pas comment on pourrait en citer toutes les sources, ce que je m’efforce quand même de faire au mieux.
      A part ça, je n’ai jamais voulu imiter Guillemin. J’ignore d’où vous tirez cette contre-vérité flagrante que je déments avec la plus grande fermeté.


    • Comme tous les protestants vous sous trompez, autant que l’église nous trompe. Il n’y a de vérité que dans la philosophie gréco-romaine, le reste ce sont des contes pour enfants et l’église ne mérite rien de plus que les autres religions si ce n’est l’oubli.
      En tant que protestant vous devez appartenir à une branche locale des déviations multiples que le protestantisme permet, mais Luther pratiquait l’exclusion à tout va, la répression la plus féroce et prétendait être "illuminé" par la grâce. En fait, il n’a fait que donner des bases théologiques à une bourgeoisie rhénane et hanséatique POUR NE PAS PAYER L’IMPOT ! qu’ils devaient à Rome. Je ne dis pas que c’est mal, c’est simplement un mouvement de radins et de libéraux qui a décidé de prendre le pouvoir et ils ont montré une voie que beaucoup ont suivi et cela donne notre beau libéralisme sioniste de nos jours.

      Puisque nous vivons dans une société où la guerre larvée des religions s’étale à longueur de pages, je suis comme Marion Sigaut, je prends parti pour ma religion de base (même involontaire) et je commence à lui trouver des vertus face au protestantisme anglo-saxon et rhénan, sans parler de la religion du mal logé à la synagogue.

      Des sources, vous en voulez ? Attendez COMME ELLE LE DIT qu’elle ait préparé ses conférences "à la Guillemin", pour le moment ce n’est qu’un effet d’annonce. Bref : vous avez des préjugés contre Marion et cela me dérange. C’est une historienne remarquable, honnête, qui vient de creuser un sillon inattendu dans l’historiographie, dont elle ne sait presque pas l’impact que cela aura pour les générations futures.

      Pour ma part je lui affirme mon admiration, mon soutien et mon étonnement devant ses capacités et son enthousiasme.


    • #997369
      le 12/10/2014 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Marion Sigaut en direct : l’émission du 28 septembre 2014

      @ Bertin

      Ce qui est "court", c’est votre vision, mais vous voir ici signifie que vous avez choisi de remédier à votre problème ! Belle initiative donc.
      Le "protestantisme" à l’époque évoquée par Marion Sigaut relève bien de la nature dont elle parle, c’est un fait, et croyez bien que les "sources", elle les possède. Maintenant, et elle nous le dit clairement, elle n’est pas médiéviste. Or la genèse de tout ce cirque remonte au XIII ème siècle quand l’Eglise s’est définitivement engagée à rompre avec ses principes premiers (apparition des cathédrales marchandes, quête du Graal, réintroduction de l’usure etc.). Même Philippe le Bel s’y est cassé les dents dans sa tentative héroïque de ramener le Pape en Avignon car il avait bien saisi cette dérive de l’Eglise et la compromission de certains de ses membres dans des affaires qui n’avaient rien de spirituelles ! Curieusement, ce "despote éclairé" avait le soutien du peuple mais nous est présenté aujourd’hui par les historiens casher comme un tyran...
      On peut d’ailleurs remonter deux millénaires en arrière si on souhaite vraiment retourner à l’origine du mal ! Les juifs (leurs "élites" en fait) n’ont jamais encaissé que les crapules qu’ils étaient devenus aient été balayées de la scène comme ils le furent sans ménagement. Tout ce qui vient après aura pour unique objectif d’assurer la revanche de la communauté qui ne pardonne jamais ! N’oubliez pas, le pouvoir lui est dû, qu’elle se l’approprie par la rapine et le mensonge n’est pas un crime puisque c’est la volonté divine qui le dit !
      Maintenant, et pour le cas Voltaire, il n’y a rien à expliquer, un personnage aussi fourbe change "d’opinion" a gré de son intérêt, il détestait Buffon par jalousie... parce qu’il était aussi méprisable et calculateur que lui-même et le concurrençait dans son "art" ! Alors les ennemis ou amis de Voltaire, on s’en tape !


  • Très bonne vidéo ! Je conseille à tous de vous procurer les manuels d’histoire, je suis en train de lire le premier, très bien fait et très clair.

    Par ailleurs, quelle est la musique en début et fin de vidéo ?

    Merci !

     

  • est-ce que Voltaire pourrait il être comparé à l’actuel BHL ?

     

  • Merci de tout coeur, on va reprendre goût à l’Histoire ! Et ça va se savoir ;) Encore merci !


  • J aime Marion , elle est sincère , sans arrière pensées mesquines et sensible ce qui l apparente au grand Guillemin et comme lui elle a la passion et l instinct de la vérité ( en cela si éloignée des pseudo historiens mercenaires de la propagande ) : j attend avec impatience ses entretiens du mois !


  • Le temps passant, elle reste "droite dans ses bottes", une historienne de talent, parfaitement claire. Quel plaisir ! Il faudrait que, - régulièrement -, elle intervienne à la "Guillemin" (une sorte de "direct" quoi... Une piste ?). C’est sûr, elle " le vaut bien" comme on dit chez les sponsors de sarko.


  • Clair que le François Marie il admirait l’Angleterre, il y est même allé se faire initier à la loge des Neuf Sœurs.


  • Très bonne vidéo !

    Vivement le livre sur Voltaire merci Marion !


  • @lebretteurfredonnant

    "au protestantisme(multiple par ailleurs) "

    Tout juste ;

    - Quel rapport entre un anglican et un amish, (ou tout mennonite, au sens large s’entend) ?

    @Marion Sigaut

    Tout comme l’ordre des jésuites, le mennonitisme articula sa vision de Foi autour de la séparation du pouvoir et de l’Eglise.

    Il s’agit là d’une opposition totale à l’anglicanisme compromis et complaisant, qui relève de cet instinct si "so british" des plus opportunistes, à manier, non sans un certain talent, la chèvre et choux...

    Qui pourrait parler des amish(s) comme des représentants des Lumières et/ou de la finance internationale (par extension, du mondialisme) ??!

    La vie de ces chrétiens, reflète une véritable forme de dissidence au monde profane des Lumières (justement) et à la décadence civilisationnelle menée par leur sublimation débridée et par l’ingérence idéologique (systématique) de l’indispensabilité progressiste... (les Hommes qui refusent le progrès "idéologique", forcé s’entend, (progrès social et technologique, aujourd’hui on vous vendra que l’un est consubstantiel à l’autre, mais la vérité est loin de cela bien sûr...) sont considérés comme des "pauvres" (non accessibilité à la norme matérielle sociale) ou pour des rebuts et demeurés...)

    Par conséquent, il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de considérer qu’ ils auraient plus à nous apprendre en humilité, en dématérialisation, en courage, en solidarité, en respect de l’environnement (non pas par idéologie nécrosante, mais par l’application d’un principe qualitatif et non cupidement quantitatif) etc, etc, ... même si eux-aussi, pour les plus laxistes, ou les moins puristes, peuvent être touchés par une certaine compromission (mais qui est loin d’égaler la nôtre...)

    En outre, pour en revenir à vos enseignements ;

    - vous abattez les mythes révolutionnaires et la mythomanie républicaine, vous oeuvrez ainsi à éveiller les consciences... Continuez.

    RM.


  • (nb) Sur l’analphabétisme, ou supposé comme tel ;

    - On ne peut pas admettre que l’instruction fût suffisante pour réfuter catégoriquement les arguments "révolutionnaires" d’un analphabétisme généralisé et ambiant,

    - Evidemment, tout ceci fut perfidement caricaturé (et l’est encore), mais outre le fait que l’instruction fût insuffisante et inégale, le manque d’exercice et de pratique, de contact et d’accessibilité à la culture livresque, voire même de nécessité à écrire, etc... (pour des raisons claires, qu’il en serait grotesque de s’attarder à l’expliquer ...) n’eurent favorisé aucunement le peu d’instruction donnée.

    - De plus, le français, depuis l’ordonnance de villers-Cotterêts, ne fut jamais imposé aux peuples de France, lesquels, rappelons le, constituaient l’aspect culturelo-ethnico-racial complètement hétéroclite assez singulier du Royaume de France. (n’en déplaise aux nationalistes "idéologiques" homogénéisants, et non charnels...).

    - Ainsi, la France fut multilingue, où le français comme langue officielle, n’était réservée qu’aux institutions, et si l’on considère ce fait, imaginez l’inutilité d’une instruction en français ou en latin (traditionnellement comme ce fut le cas), à moins que par "instruction", on entende en enseignement en fonction des idiomes régionaux, mais j’en doute...

    RM.

     

    • #998851
      le 13/10/2014 par lebretteurfredonnant
      Marion Sigaut en direct : l’émission du 28 septembre 2014

      @richardM

      Sans vouloir réhabiliter les lumières, il est tout a fait vrai que la France d’avant le dix-neuvième siècle était multilingue et que c’est grâce a la révolution française et a la république que le français est devenu la langue maternelle ,national et naturel de tout les français.De par l’installation de l’apprentissage obligatoire et systématique de la langue française, la république a aidée a l’unité et au renforcement de la nation française.Ceci pour autant ne la dédouane en rien de son esprit libéral et libertaire quoiqu’il soit juste de le mentionner.

      Vous avez rappelé la un point important,souvent négliger ou occulter par la résistance RichardM.Quand on sait l’importance de la langue française pour le sentiment national ,c’est un point a ne pas négliger.La république n’a pas fait que de mauvaise chose.


    • Rectification ;

      "que par "instruction", on entende en enseignement en fonction"

      Que par "instruction", l’on entende Un enseignement en ...

      @lebretteurfredonnant 1/2

      "que c’est grâce a la révolution française et a la république que le français est devenu la langue maternelle ,national et naturel de tout les français."

      Il est drôle de vous lire sans nuance, là où votre formatage républicain pointe son nez, cher "lebretteurfredonnant" !

      Que vous ayez souligné la diversité d’une réalité qui incombe le protestantisme, quoi de plus vrai, et justifié même, mais de vous laissez aller dans un maquignonnage d’idéaux, relève plus d’une supercherie (réellement) négationniste intoxicante ;

      - La France, a-t-elle attendu l’unité linguistique pour briller et s’élever, cher "lebretteurfredonnant" ?

      - Depuis sa naissance (F)ranque, et ce jusqu’au XIXè, en quoi l’imbroglio linguistique (culturel, ethnico-racial...) qui la caractérisa lui fut néfaste pour s’élever au rang des puissants de ce monde ?

      - A croire, comme le rappelle si justement Marion Sigaut, que la France pré-républicaine ne fût peuplée que d’un amas d’ignares patentés, disparates et discordants, mais à qui, malgré cela, vous devez (tout de même, il est toujours bon de le rappeler...) la majeur partie de la grandeur historique de votre Terre.

      Outre ce fait, de cette idée (totalement) reçue et mensongère, que la vernacularité respective des différents espaces ethnico-linguistiques de la France, fût (et l’est toujours a priori...) de cet archaïsme à combattre au nom de la "sainte" vehicularité que nous prône un grand nombre d’idéologues de tout bord, totalement émancipés de l’attachement instinctif, donc charnel, des composantes anthropologiques de la France ;

      - Que le français serve de trait-d’union à une meilleure cohésion nationale, sans que cela soit pour autant, indispensable et impératif, comme nous le démontre l’Histoire de notre Pays, pourquoi pas,

      - Mais ne faites pas comme ces bien-pensants, qui se permettent de "penser" au nom d’un bien pour les autres sans leur demander leur avis, ainsi vos termes employés "grâce..." dénotent qu’il eût été pressant, telle une campagne d’évangélisation, de bénir par le français tous ces barbares caquetants un bordel dissonant d’un autre temps ... allons, allons, il faudrait d’avantage "intellectualiser" vos propos au lieu de les dissoudre dans une vulgate robotisée.


    • @lebretteurfredonnant 2/2

      Rappelez-nous donc, par ce "grâce" à vos yeux, ce que la France 100% française (linguistiquement, s’entend) et républicaine a eu à apprendre à la France charnelle et multilingue ?

      Rappelez-nous donc, par ce "grâce" à vos yeux, ce que sa "grandeur" nouvelle a de plus reluisant et enorgueillant que la France de la pré-Révolution ? Qu’a-t-elle prouvé, cette France nouvelle, entièrement homogénéisée ?

      De grâce (sans vouloir vous plagier...) ne m’énumérez pas le droit-de-l’hommisme et le récurrent principe de citoyenneté républicaine, ne vous réduisez pas à cela, néanmoins, faites le simple constat factuel entre le présent et le passé, constatez donc le cheminement de cette politique de lissage qui s’inscrit pleinement dans une lignée contre-nature, par une marche forcée et une ingérence de ce qui devrait être "bon" pour autrui ;

      - Je plaide pour une Nation qui puise sa force et sa richesse sociologique dans la diversité charnelle d’un tissu anthropologique (ethnographique) ancestral, et la France pré-révolutionnaire s’intégrait dans ce schéma pluriculturel respectif et distinct.
      - Bien sûr, que "pluriculturel" ne s’entend pas de cette gangrène communautaire d’aujourd’hui, où par communautés, comprendre extra-européennes, n’ont aucunement contribué à l’édification de l’Histoire de la France, et ne sont présentes ici, que par la volonté du mondialisme dominant (politique d’immigration de masse) ou d’un opportunisme sans foi.

      Sachez que le français n’a aucune raison de prévaloir sur l’ensemble des idiomes et des diversités dialectales du Pays, et ces derniers n’ont rien à envier au premier ;

      - La langue française, en tant que langue officielle et langue dite savante, est une langue qui s’avère "artificielle", comprenez que sa richesse fût dopée par un gavage en marche forcé d’emprunt étymologiques et de continuels apports, s’opposant ainsi à une évolution "naturelle" d’une langue qui n’a pas cette ambition représentative.

      - Etudiez donc l’occitan (l’occitano-roman) ou le basque voire même le breton pour comprendre la richesse qui les caractérise.

      Aujourd’hui le mondialisme bat de son plein, toutes les âmes clairvoyantes s’indignent de ce projet qui mène les diversités anthropologiques à leur perte, n’est-il pas de ce jus à l’arôme mondialiste, de se réjouir comme vous le faites, de ces concepts abstraits et unificateurs (patriotisme républicain, ou le continentalisme des paneuropéens avec leur espéranto) ??

      RM.


    • Re-rectification :

      de vous laisseR-aller...

      @lebretteurfredonnant

      PS : N’y voyez aucune agressivité (contrairement à d’autres), j’essaie juste de relever certaines incohérences par la causticité et la dérision...

      RM.


    • #999689
      le 14/10/2014 par lebretteurfredonnant
      Marion Sigaut en direct : l’émission du 28 septembre 2014

      @richardM

      Cher richard,je n’ai jamais dis que la France d’avant la révolution française n’a rien fait de grand...vous m’avez clairement mal lu. Pour moi la France n’a pas commencer en 1789.Je n’ai fait seulement qu’une constatation sur le développement de la langue française,de son statut administrative,élitiste et scolaire d’avant la révolution a son statut national d’après.Il va s’en dire que pour moi le français même sans la révolution serait devenu naturellement la langue national de tout les français, au coté de leur langues régionales,pour un peu que les conditions politiques et économiques de l’ancien régime le permettent(après tout c’était la langue dans laquelle l’église instruisait, à raison il me semble).

      Comme vous,je déplore l’uniformisation stérile emmener par la révolution française ainsi que son cote libéral et libertaire mais je ne suis pas prés a jeter "le bébé avec l’eau du bain". Pour moi il est clair que,la généralisation du français comme langue national et non plus officiel a aidé au renforcement de l’identité française, au même titre que l’attachement charnel à la terre et à l’histoire politique et religieuse commune.C’est mon avis, et vous pouvez être contre mais ne m’accuser pas de ce que je n’ai pas dit,écrit et encore moins pensé.

      Bien a vous.


    • Je rejoins entièrement vos propos sur la langue française.
      Je voudrais ajouter deux exemples d’acculturation linguistique en France républicaine. Tout d’abord, j’aimerais citer l’exemple du Comté de Nice, où l’on parlait le niçois, qui fut offert à Napoléon III en échange de son aide à VIctor-Emmanuel II, roi de Sardaigne, duc de Savoie et prince de Piémont, lors de sa conquête de l’Italie. Même Garibaldi, natif de Nice s’était opposé à l’annexion par la France.
      Voici ce qu’écrivit Pierre Isnard, avocat et grand érudit, qui avant guerre mena une bataille mémorable pour la langue niçoise, dans son opuscule paru en 1960 (pour le centenaire de l’annexion) : «  L’annexion à la France une fois réalisée, le gouvernement français dans un but d’assimilation plus facile d’un pays qu’il croyait italien, mais qui n’a jamais été que Niçois, interdit l’usage de notre dialecte à la caserne, dans les écoles et les administrations. Sur l’instigation du gouvernement qui les nommait et les rétribuait, les évêques de Nice, Mgr Balain et Chapon qui succédèrent à Mg Sola empêchèrent les curés et les vicaires de prêcher et d’enseigner le catéchisme en niçois" .
      L’autre exemple est l’Alsace. Quand on y va ça fait bizarre de voir tous les toponymes germaniques et entendre en même temps les gens parler le français. Ça ne va pas ensemble ! Et là vraiment on ressent toute la perte culturelle d’avoir dû se soumettre à une langue étrangère !
      Je suis d’autant plus sensible à ce problème, car j’habite en Suisse où toutes les particularités linguistiques ont été préservées, faute d’un pouvoir central fort entre autres. En plus d’être un pays avec 4 langues officielles, la Suisse a des cantons bilingues, voir trilingue (les Grisons), et même des villes bilingues.

      Le fait que la République française ait divisé son territoire en départements de taille plus ou moins égale, sans souci du passé historique des régions, montre bien son appréhension abstraite de l’être humain indifférencié. Son aspiration à l’universalité lui a fait négliger et mépriser le réel, la France charnelle comme vous dites.

      Le prix à payer fut l’acculturation dans les provinces !


    • @Lebretteur

      Sans vouloir aucunement (r)entrer en polémique ;

      "a aidé au renforcement de l’identité française,"

      C’est faux, l’identité française chapeautante fut de tout temps sous-jacente aux différences régionales, ceci n’a pas empêché de bâtir la France qu’on nous jalouse (la France d’avant, s’entend !)

      Faites donc une analogie entre la situation passée pré-républicaine et la présente, et dites moi à quoi à pu servir ce supposé "renforcement" pour le bien de la France, franchement, même avec une binoculaire, je ne le vois pas... (à part "d’enrichir " les manuels scolaires...)

      Disons que j’ai peut-être des problèmes de lecture ou vous, des soucis d’expression, mais j’ai beau lire et relire votre première réponse, je ne vois pas (également) où j’ai pu commettre l’erreur...

      Sans rancune.

      @Cassandre

      Merci pour ce témoignage "voisin" !

      RM.


  • Une Grande Dame dont j’aime le propos et dont je partage l’approche méthodologique.


  • Mme Sigaut,
    Pourriez vous svp nous expliquer pourquoi votre nom apparaît sur le communiqué des démissionnaires de la JRE, personne n’arrive à comprendre ce qu’il se passe, et tout le monde semble faire l’autruche, est ce que c’est une fraude, est ce qu’il s’est passé quelque chose ?


  • @Marion Sigaut

    A l’occasion, pourriez-vous m’expliquer en quoi les Eglises mennonites, issues de la Réforme protestante pourtant, seraient plus enclines, que vous et moi, à la crapulerie financière occulte (voire "(L)umineuse"...) de toute sorte, ainsi qu’à la décadence morale ?

    (Là aussi, mes "culs"-de-bouteille me jouent des tours, ai-je loupé un épisode... cela, sans arrière pensée.)

    Merci à vous.

    RM


  • #1000498

    Merci Marion, je me régale à chacune de vos interventions. J’ai lu votre "marche rouge" et je dois dire qu’un livre m’a rarement fait éprouver autant d’émotions : tour à tour, je fulminais contre ces salopards du Parlement ou je pleurais de rage (et de désespoir) devant le destin si tragique de tous ces pauvres gosses. Je pense parfois à eux pour que l’éternité ne les oublie pas : les Anne, Françoise, Madeleine, Coeurderoy, Pierre et tous les autres. J’attends avec impatience et gourmandise votre Voltaire (pour les Fêtes ?). Bien à vous


  • Marion,

    je ne sais pas si vous lirez un jour ces lignes mais vous êtes un bonheur à écouter. Je vous souhaite toute la réussite que vous méritez largement. Et surtout, ne vous arrêtez jamais de faire ce que vous faites. Très grande Dame.


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