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Nell Irvin Painter chez Yann Barthès : noire et femme, donc féministe et antiraciste

Aux États-Unis, dans les émissions de variétés qu’on appelle talk-shows, tout le monde lui déroule le tapis rouge. Car Nell est à la fois noire et femme – oui, ça existe – et donc antiraciste et antisexiste. C’est logique du point de vue gauchiste des choses. Personne n’ose contredire les gentilles confusions mondialistes de la chercheuse issue de Harvard, et encore moins le petit prince du mondialisme français, Yann Barthès, l’homme qui coche toutes les cases de la bien-pensance.

 

Masochisme

Reçue comme une vedette mondiale de la Pensée dans Quotidien sur TMC le 7 février 2019, alors qu’elle vient seulement de pondre un livre contre les méchants hommes blancs, l’activiste va tranquillement raciser les petits Blancs en plateau qui vont applaudir à rompre leur bourrette [1]. L’entrée grandiloquente de la star en plateau sent le rachat d’années d’esclavage : son nom clignote comme une affiche géante sur Broadway et toute l’équipe LGBT de Yann est sur le pont. Une vraie femme noire, mince, faut pas rater ça les filles !

Après les 5 tonnerres d’applaudissements et les 35 standing ovations pour celle qui incarne la culpabilité et la stupidité profondes des petits Blancs terrorisés, Yann attaque l’interview d’une Noire au milieu d’un marais de Blancs. Chaque réponse de Nell est ponctuée d’énormes éclats de rire tant son humour est puissant. Certes, dans ces rires, il y a 5% de joie spontanée et 95% de culpabilité salingue mais c’est pas grave, ça se voit pas à l’écran.

 

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Painter entre les deux lobbies dominants

 

Regardez comment les deux Blanchettes admirent l’invitée : c’est vraiment de l’antiracisme, on ne pourra jamais les accuser de racisme après ça. Nell explique pourquoi elle a écrit l’Histoire des Blancs. Yann, à cours de questions intelligentes et ne voulant pas tomber pour racisme involontaire, diffuse alors l’extrait terrifiant de Nadine Morano qui parle de « race blanche » chez Ruquier. On comprend dès lors que Nadine représente la méchante Blanche et Nell la gentille Noire, en plus Nell est super cool et Nadine pas cool du tout ! On retient en passant la remarque de Laurence Ruquier qui ose un « c’est quoi un pays de race blanche », bien dans la ligne de son hypocrisie fondatrice.

Painter, en pleine tournée commerciale antiraciste, a eu droit à son émission sur France Culture, évidemment. Dès qu’il s’agit de taper sur la vilaine France, synonyme de colonisation, d’esclavage et de racisme, la radio gauchiste pseudo-publique est là, en embuscade.

 

Maxime Cervulle : « L’identité blanche sous sa forme ordinaire se présente dans le contexte français comme la capacité à incarner une position neutre, une position universelle. C’est une identité blanche qui ne dit donc pas son nom mais elle se construit bien dans l’opposition systématique à des groupes ou à des individus qui sont vus eux comme toujours particuliers. »

Nell Irvin Painter : « C’était le cas aux États-Unis il y a deux ans trois ans peut-être. Maintenant, dans les médias, on voit un homme blanc désigné comme homme blanc, c’est neutre... Dans les années passées ce n’était pas nécessaire, s’il est normal, il est blanc. »
[...]
« Les Américains ont commencé avant les Français de penser la race et le racisme je crois. Et maintenant pour le Parti démocrate, démocratique, démocrate, on est en avance depuis deux années je crois. Ça bouge très vite aux États-Unis maintenant, et je crois qu’ici en France que ça ne change pas beaucoup… »

Malheureusement, chez Yann, le débat ne peut pas voler aussi haut, rapport aux concepts vaporeux qui fondent son idéologie ras-les-pâquerettes. Alors on passe des extraits de chansons.

Question du journaliste blanc Yann Barthès à 7’26 :

« L’élection de Trump, est-ce que c’est les Blancs qui ont eu peur pour leur race, euh, qui ont eu peur de la fin de l’Amérique blanche ? »

Réponse de Nell à 7’46 :

« Mais Trump il a fait sa campagne en disant “Make America great again”, et on a entendu “Make America white again”. Alors c’est une crise de blanchité parce qu’il est l’Homme blanc. »

Après une extraordinaire salve d’applaudissements qui ponctue cette stupéfiante découverte, Nell enfonce le clou à 8’17 :

« En même temps maintenant le Blanc il est stupide, il ment, il est corrompu et il harcèle les femmes... Maintenant les Blancs américains se questionnent : qu’est-ce que ça veut dire, d’être blancs ? »

 

La suite est une petite blagounette qui a fait sursauter les identitaires sur les réseaux sociaux, qui en ont profité pour hurler au métissage forcé et à la fin de la race blanche : Nell explique que pour survivre au réchauffement, il faut que les Blancs à la peau menacée par les rayons ultraviolets qui provoquent des cancers, couchent avec des Noir(e)s. Pour une fois qu’une idéologue fait de l’humour, on ne va pas lui en vouloir !

En tout cas, merci à Yann Hitler Barthès d’avoir remis la « race » au cœur du débat, on avait l’impression qu’on ne pouvait plus en parler. On remarque juste que les non Blancs ont le droit d’en user, mais pas les Blancs, sauf s’ils font l’apologie de l’antiracisme, surtout le plus bête des antiracismes.

Notes

[1] Bourreau, bourrette.

Noirs et Blancs sur l’échiquier, sur E&R :

 






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