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Pourquoi Marine Le Pen ne va-t-elle pas jusqu’au bout sur l’Union européenne ?

C’est la question un peu bête que nous nous sommes posée en écoutant le discours de la présidente du RN. Elle vante la France, sa souveraineté, son indépendance, l’amour du pays, et c’est très bien. Mais elle ne propose pas la rupture avec l’oligarchie européiste qu’elle présente pourtant comme la fossoyeuse des nations.

 

 

D’accord encore une fois sur le constat, mais comment peut-on crier « vive l’Europe des nations, vive la France » et ne pas remettre en question le dogme non pas européen, mais européiste ?

Ici, Marine Le Pen demande de « faire sauter le verrou de Bruxelles ». Mais toujours pas de sortir de l’UE. Quel sens donner à ce paradoxe ? Comment peut-on dénoncer l’oligarchie bruxelloise et rester réformiste dans son programme, car il s’agit de cela ?

 

 

Fustiger ceux qui criaient « c’est l’Union européenne ou le chaos », c’est aller dans le sens d’une sortie de l’UE, ou alors on est des idiots. Les paroles sont fortes, elles sont évidemment électoralistes, mais le propos s’arrête à la frontière du « chaos » justement, qui n’est en fait que le préambule de la souveraineté retrouvée de notre pays.

Pourquoi, dans cette profession de foi très gaulliste, ou gaullienne, ne pas aller jusqu’au bout et créer la rupture en Europe, en sortant carrément de l’euro ? Plus facile à dire qu’à faire ? Ce serait une révolution et les révolutions servent à ça, à se sortir de situations bloquées, avec deux plaques tectoniques en frontal qui produisent une tension telle que seul le fracas peut la résoudre.

Fracas, c’est le mot préféré de Mélenchon dans ses discours. Lui professe la révolution, le dégagisme, mais il traîne le pesant boulet du gauchisme inféodé à l’UE. Et Marine et Jean-Luc durcissent leur discours mais personne ne veut prendre la responsabilité historique de la rupture. Le réformisme, en l’occurrence, revient à une traîtrise nationale.

 

 

Le banquier Macron, qui a effectivement œuvré et qui œuvre encore à l’affaiblissement de notre pays sous prétexte de l’inclure dans un ensemble – l’Europe – plus vaste et plus puissant, afin de retrouver notre lustre d’antan, a bon dos. Marine Le Pen n’avait-elle pas renoncé à la rupture pendant sa campagne électorale, rentrant ainsi dans le rang des réformistes qui n’allaient rien changer dans le fond ? Marine & Jean-Luc, ces deux pseudo-populistes, seraient les CFDT de la politique.

Taper sur l’Union européenne ne suffira pas à nous rendre notre souveraineté. L’oligarchie bruxelloise et ses 60 000 soldats ne craint pas les mots, elle craint la contamination des Gilets jaunes et le réel désir de rupture. Pour l’instant, un pas a été fait par le peuple français qui n’écoute plus ses syndicats, réformistes, ses journalistes, menteurs, et ses politiques, esbrouffeurs.

Dans la ligne de sa présidente, le jeune Bardella a fait ses dents de lait contre l’Union. Tous les bons concepts – euro, délocalisation, emploi, souveraineté – sont là, le constat est correct mais il manque juste la pointe finale : la rupture.

 

 

La touche sociale, pour montrer qu’on n’abandonne pas les Français même si on abandonne en douce la souveraineté :

 

 

Macron est la cible toute désignée du tandem Bardella-Le Pen, mais Macron n’est que le pantin d’une puissance que le RN s’interdit de nommer, et encore plus d’attaquer, même si l’on envoie quelque timide message avec « la grande finance ».

 

 

Jordan, Marine, allez au bout de votre pensée, que cela débouche enfin sur de l’action ! Prenez exemple sur les Gilets jaunes : ils ont montré la voie.

Retournement d’alliance ? Voir sur E&R :

 






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88 Commentaires

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  • Je n’ai nullement confiance en une bonne femme qui a renié son père parce qu’il n’était pas sionistement correct.
    Je n’ai nullement confiance en une bonne femme qui remue du cul sur du Goldman pour fêter la défaite des patriotes.
    Je n’ai nullement confiance en une bonne femme tout court.

     

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  • La paradoxe est d’ordre financier et sa réponse se trouve dans le fait de continuer de bouffer dans la gamelle du Système que l’on dénonce, sans trop se fouler : ainsi le chien a beau aboyer il n’en redeviendra pas loup.
    Son rassemblement n’est en rien "national" qu’il en a même perdu son front : demain la face ?
    Et cela, les Gilets jaunes l’ont bien compris.
    Reste les téléspectateurs devant le « Grand débat » qui eux, ne comprennent pas, ô combien le Système les enfile.

     

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  • Sérieusement, qui se préoccupe encore de ces guignols ? La loose totale.

     

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  • #2142363

    Il y en a ici qui oublient volontairement l’influence néfaste de son compagnon connu pour son amour pour qui vous savez et ce sans compter la proximité du célèbre avocat, qui fut l’ami proche de mitterrand, Europeiste bien connu...desole de contredire les amoureux de Marine , le mouvement rn à bien renonce à la sortie de l’euro et de facto à la souveraineté de la France, ce qui est un, comble pour un Parti qui se veut souverainiste...force est de constater que le mouvement des Gj est de nos jours, le seul mouvement politique patriotique en France, qui propose à la fois, la sortie de l’euro et le ric. Raisons pour lesquelles, on. Leur envoie sur la gueule , grenades explosives et tout objets mutilation...

     

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  • En admettant que le RN ait perdu de la crédibilité pour choisir de ménager la chèvre et le chou en qui concerne une sortie de l’UE, quelle stratégie adopter pour les prochaines échéances ? L’abstention ne fera que renforcer la troïka (même à considérer l’élection comme une farce), et dans la mesure où un groupe doit atteindre 5% min. pour valider son entrée, l’UPR a difficilement de chance à percer à moins d’un miracle (en dépit des analyses justes de leur président). Reste Dupont-Aignan (ex-young Leader) ou Philippot mais on ne peut pas dire qu’ils soient visibles.

     

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  • JM Le Pen n’a jamais voulu le pouvoir, ni pour lui ni pour son parti. Il a juste souhaité avoir un accès aux médias et vivre de la rente de situation que lui procurait ses bons scores aux présidentielles et aux européennes. Il y avait beaucoup de cadres de valeur au FN, mais le choix a été fait de ne jamais enraciner le parti dans les campagnes, au niveau local. Sur les 36000 communes de France, pas une seule avec un maire FN élu sous les non inscrits qui aurait à force consitué un maillage solide et ramené sans coup férir les fameuses 500 signatures. L’électoralisme est un piège, dans lequel sa fille fonce tête baissée. Elle n’a aucune culture politique et s’est prostituée au système et ne sera très probablement jamais présidente. Le RN est en situation de quasi banqueroute avec 24 M€ à rembourser. Il suffit que les juges aux ordres lancent une requête et c’est terminé. Elle fera sûrement un bon score aux européennes mais comme Papa ne brisera jamais l’idole oligarchique. Cela demande un sacrifice limite christique dont elle est incapable. Compte tenu de son niveau, elle constitue la meilleure opposition pour n’importe quel candidat en face. Macron ne peut pas rêver mieux comme challenger et sur le fond des choses, ils sont finalement assez d’accord. Les GJ vont être récupérés et noyautés par la gauche, et finalement neutralisés. Le scénario le plus probable reste une crise financière majeure qui rebatte les cartes avec ce coup-ci, contrairement à 2008 l’impossibilité pour les états surendettés de sauver les banques. Crise grave, clash énorme, troubles sociaux autrement plus violents mettront certainement un terme à cette mauvaise pièce de théâtre. Maintenant, si on n’a rien à faire le dimanche à part promener le chien on peut toujours aller voter en sachant que ça ne sert à rien. Le scénario à la Piero San Giorgo se rapproche. Tic Tac ....

     

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  • Parce qu’elle veut accéder au pouvoir !

     

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  • Blablabla, elle est très forte pour lire un discours écrit par son beau-frère...il y a des années ! MLP est la présidente autoproclamée d’un parti-leurre ! Elle n’offre rien d’autre que de l’espoir en contrepartie de la rente républicaine. Ne comptez pas sur elle pour "faire sauter un verrou" quelqu’il soit ! On est dans l’escroquerie intellectuelle. Qu’on se le dise !

     

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  • Le RN est dans la stratégie électorale, les Français ont peur de la sortie de l’UE. Si la Grande-Bretagne réussit la sienne, ça pourrait changer. D’où la bataille féroce autour du Brexit.
    D’où aussi l’obturation de la lunette médiatique sur Asselineau...

     

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  • Il est évident que MLP pratique le grand écart, dans un but électoraliste ! Mais malheureusement 1) sa capacité à rassembler laisse songeur (on va pas revenir sur le "débat" de l’entre deux tour) 2) elle et plus généralement la droite dite nationale sont coincées entre la bêtise des électeurs FI, et celle des électeurs LR.

    Comme dit l’autre, on n’est pas sorti de l’auberge !

     

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