Egalité et Réconciliation
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Réflexion sur la recherche médicale : la Section Santé d’E&R répond à ses lecteurs

La section Santé d’Égalité & Réconciliation réunit des professionnels actifs couvrant à peu près tous les secteurs de la santé (praticiens médecins ou non médecins, journalistes, auteurs, chercheurs) qui se donnent pour ambition d’être les sentinelles des dérives du système de soins moderne. La section Santé se veut aussi un outil pragmatique présentant des solutions concrètes pour rester en bonne santé.

 


 

Un grand merci aux internautes qui ont pris le temps de nous poster leurs encouragements, leurs suggestions ou leurs critiques. Nous pensons en effet qu’une lecture attentive et critique est la seule qui puisse faire avancer les choses. L’ensemble des commentaires a été pour nous très stimulant, et nous avons de ce fait décidé de consacrer un article entier aux problématiques mises en lumière par nos lecteurs. Nous en profitons pour lancer un appel : nous serions ravis de renforcer notre équipe, et invitons toute personne désireuse de mettre la main à la pâte à nous rejoindre. Nous ne serons jamais trop pour faire avancer les choses, et nous avons du pain sur la planche !

 

« Le plus grand dérèglement de l’esprit consiste à voir les choses telles qu’on le veut, et non telles qu’elles sont », disait Bossuet. La citation sied à merveille au monde médical. Nous sommes désolés de soulever le voile sur la recherche scientifique, aussi dérangeant soit-il. Mais il est plus que temps de le faire. Les questions posées montrent à quel point nous sommes confrontés à un problème d’une grande complexité, associé à une information tronquée, incomplète ou non vérifiée. Ainsi, l’adhésion ou les réactions compulsives suscitées par nos articles sont aujourd’hui l’occasion de développer des questions de fond, rarement abordées en faculté, à propos de notre sujet de prédilection : la vie et la santé. La connaissance médicale est très complexe, mais reste en réalité superficielle, comme on peut s’en apercevoir lorsqu’on cherche des réponses simples aux questions simples de nos patients… Cet article est pour nous l’occasion de susciter une réflexion plus générale, qui nous l’espérons sincèrement, pourrait être une porte d’entrée philosophique sur un sujet qui est, hélas, plus souvent présenté sous l’angle de la rentabilité ou du médicalement correct.

 

Réflexion sur le « faux syllogisme »

 

 

Très répandu dans les dîners en ville, c’est le sosie du syllogisme vrai, pour qui il voudrait se faire passer. Ainsi nous avons pu lire que dire que « prétendre ne pas traiter la baisse de la densité osseuse pour la raison qu’elle est normale en vieillissant, reviendrait à ne pas vouloir traiter une cataracte, elle aussi conséquence du vieillissement ».

Voici une intéressante comparaison à plus d’un titre. En effet, nous comprenons bien le raisonnement :
- le vieillissement entraîne des maladies ;
- la cataracte survient pendant le vieillissement ;
- donc la cataracte est une maladie du vieillissement.

Ici, la cataracte est bien une maladie, et non pas un phénomène de la sénescence, terme qui désigne le vieillissement normal. Mais est-ce un raisonnement juste ? Et surtout, permet-il de prétendre par extension que toutes les conséquences du vieillissement sont des maladies ? Cette idée saugrenue est malheureusement souvent développée en filigrane, de sorte qu’elle passe souvent pour acquise. Pouvons-nous cependant affirmer ce qui suit sans rougir ?
- les maladies du vieillissement doivent être soignées ;
- le vieillissement produit des effets ;
- donc les effets du vieillissement doivent être soignés (comme les maladies).

Mourir de vieillesse (et non de maladie) est-il à ce point passé de mode ? C’est tout le problème de la maladie et du vieillissement qu’il nous faut revoir. Qui a pu voir un maître de karaté japonais de plus de 85 ans casser ses briques avec allant se fera sans doute une idée toute relative de la faiblesse associée à la vieillesse et de la fragilité osseuse ! Cette anecdote nous permet de rappeler en passant que les populations asiatiques, qui ont une densité osseuse faible, démentent le dogme officiel avec des statistiques de taux de fracture très inférieur à la moyenne.

Que vaut maintenant ce syllogisme pour le phénomène des cheveux gris qui survient aussi pendant le vieillissement ? Voici la démonstration magistrale, tiré du chapitre 8 de The Last Well Person (McGill-Queen’s University Press, 2004), du rhumatologue Nordin M. Hadler, dont nous vous proposons ici un résumé librement traduit. Nordin Hadler avait remarqué que le fait d’avoir des cheveux blancs entraînait des réactions différentes et parfois opposées selon les personnes.
Pour certains, c’était une source de mécontentement pour lequel ils cherchaient un recours. « Avoir des cheveux gris » devient alors « la maladie du follicule ». En effet, les follicules ont perdu la capacité de pigmenter le cheveu, et leur état est « pathologique ». Le remède est symptomatique : on y pallie avec des teintures (pour l’instant).
Pour d’autres, les tempes grisonnantes sont considérées au contraire comme quelque chose de chic et de distingué. C’est une transition normale de la vie comme a pu l’être la puberté ou la grossesse, et ce n’est pas une maladie. C’est surprenant, mais pas pathologique. It’s life !
Alors les cheveux gris sont-ils une manifestation pathologique ? Si c’est le cas, c’est une maladie, si ce n’est pas le cas, alors avoir des cheveux gris est considéré comme un phénomène normal. Mais, nous dit Hadler avec humour, ce dont on est sûr, c’est que si un médicament anti-hypertensif faisait brunir les cheveux, immédiatement on verrait des comités augustes de dermatologue discuter de ce grand pas en avant lors de prestigieux colloques !

En résumé : c’est bien le point de vue qui fait des cheveux gris une maladie. Pas très objectif ! On peut voir le bon côté des choses en admettant qu’ainsi, tous les avis sont pris en compte. Mais, il faut bien voir que ce n’est pas sans conséquence. En réalité, le point de vue crée le problème. Car si on considère qu’avoir les cheveux gris est une maladie, alors il faut la médicaliser. Nous retrouvons notre syllogisme sournois ! Et c’est bien à cet étrange manège que nous assistons aujourd’hui, sans que plus personne n’y trouve quelque chose à redire. Un glissement qui s’est fait en toute discrétion.

 

Réflexion sur la nature de la maladie

 

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Erwin Chargaff

 

Mais allons plus loin. Il nous faut poursuivre notre réflexion par la question de la définition de ce qu’est ou n’est pas une maladie. Et là, il faut se lever tôt ! Le biologiste Erwin Chargaff, écarté injustement du prix Nobel de Médecine que reçurent Crick et Watson pour leur travaux sur la double hélice de l’ADN, rappelle non sans ironie que « aucune autre science ne porte en son nom même un sujet qu’elle ne peut définir ». C’est tellement vrai. Chers confrères, pouvez-nous nous citer un article récent qui traite de la définition de la maladie ? Le chercheur hongrois Albert Szent-Gyögyi, découvreur de la vitamine C, disait très justement de son côté : « On ne connaît la vie que par ses symptômes. » Ce qui amène chez le médecin, c’est le désagrément gênant et palpable : « Docteur, je ne vois plus pareil… » Et non pas : « Docteur, je sens que mes os s’allègent. »

Pour qui se consacre à soigner, cette question hautement philosophique, dont finalement on ne parle jamais en médecine, est primordiale. On liste des maladies, entités nominalistes qui ont à peine plus de réalité que le nom qu’on leur donne. Le diabète, le cancer ou la maladie de Crohn restent des énigmes. On sait étiqueter bien plus que l’on ne sait expliquer, soigner ou même soulager. Léon Daudet illustrait très justement ce travers dans son roman Les Morticoles, paru à la fin du XIXe siècle. Il faisait dire au médecin : « Monsieur, vous avez une glossite, ça fera deux Louis ! » Ce pamphlet contre la médecine de son époque reste d’une étonnante actualité...

Sans oublier que le diagnostic appelle le traitement. Donald Klein a admirablement posé la problématique du diagnostic en développant ce qu’il appelle le paradigme illness/desease. Autrement dit en français, quand peut-on affirmer qu’un petit bobo ou un désagrément devient une maladie à part entière ? Difficile de trancher dans bien des cas. Et à partir de quand le traitement, s’il entraîne des effets secondaires, devra-t-il être considéré plus bénéfique que risqué ?

 

Des différences entre structures administratives,
lieux de la recherche et pratique clinique

 

Il faut bien faire la distinction entre l’administration et la gestion de la santé en général (la Haute Autorité de la Santé par exemple, citée par nos lecteurs) des lieux d’où peuvent émerger les progrès de la médecine. Cela paraît évident, puisque leurs buts ne sont pas les mêmes, mais les confusions sont systématiques : la HAS ne réfléchit pas, elle contrôle. Elle n’a ni intelligence dans l’art médical, ni créativité, qualités qui restent les seuls creusets possibles pour l’amélioration des résultats auprès des malades. Et pourtant, elle dicte aux médecins les bonnes pratiques médicales. En dehors de considérations purement coercitives, elle a également suffisamment de poids pour nourrir l’inconscient des médecins et des patients sur ce qui est faisable – ou même pensable – ou pas. Il sera alors extrêmement difficile de sortir des sentiers battus. Nous avons pu le vérifier par les nombreux commentaires réprobateurs sur notre remise en question de l’utilité du traitement de l’ostéopénie !

Mais une réflexion actuelle de chercheurs sur l’hypertension vient apporter de l’eau à notre moulin. En effet, nous vivons actuellement un exemple de revirement de stratégie dans le traitement de l’hypertension. Pour le grand public, rappelons que la tension artérielle monte au cours de la vie, car la résistance des vaisseaux augmente. Et que l’on cherche donc à la diminuer, en postulant que c’est pathologique. Pourtant, le résultat des études de prévention est très décevant dans les chiffres. On peut citer l’étude de 2013 de F. Gueffier et J. Right, dont le titre est éloquent : « Utilisons-nous les hypotenseurs de façon appropriée ? Peut-être qu’il est maintenant temps de changer. » Ainsi, ce qu’on a imposé comme « bonnes pratiques » avec aplomb et certitude pendant un temps risque fort d’être abandonné. Au passage, ne doutons pas que la prochaine certitude médicale sera elle aussi assénée avec le même aplomb. Pour un certain temps au moins, jusqu’à ce qu’elle soit à son tour dépassée. En prenant la mesure du temps qu’il a fallu pour qu’on réponde à ces interrogations sur l’hypertension – car les premières questions ont émergé dans les années 60, ce qui fait plus de 50 ans –, peut-être pouvons-nous espérer accélérer les choses pour l’ostéopénie !
Cet exemple illustre par-dessus tout qu’il est risqué d’avoir une foi aveugle en une structure administrative, et donc politique, pour la bonne gestion de notre capital santé. Car les politiques changent, et ce qui va être considéré comme bonne ou mauvaise pratique changera avec le temps, comme la mode, indépendamment parfois de toute argumentation scientifique. Pour preuve, l’histoire véridique de ce chirurgien se rendant au chevet de son opérée, le lendemain, pour s’excuser de l’ablation totale de sa thyroïde : « J’étais contre, mais je n’ai rien pu faire. C’est la procédure. » Quelques années plus tard, les ablations totales « ne se feront plus »...

Il s’agit de ne pas se faire trop d’illusion non plus sur la recherche avec un grand R, tant ses travers sont nombreux. Encore une fois, ce n’est pas le problème des chercheurs, compétents et intègres pour la plupart, mais celui de son financement, et de son détournement. On ne peut passer sous silence une conjonction d’intérêts convergents, qui met la compétence des chercheurs au service des multinationales. Et du côté public, combien d’annonces avons-nous entendu émerger du CNRS, organisme public de recherche, sur telle ou telle découverte, révolution ou avancée spectaculaire ? Toutes reprises en fanfare par tous les médias sur le thème des progrès de la science. Soyons honnêtes : dans les faits, combien de ces annonces ont-elles été réellement suivies de progrès ? Réponse : …

 

Réflexion sur la créativité dans la recherche

 

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Ernest Duchesne

 

Pourtant le génie pur existe. L’Histoire nous l’a montré maintes fois : c’est un éclair qui ne demande ni temps ni moyens.

En illustration, voici l’exemple de la découverte des antibiotiques, bien avant la guerre de 14. Ernest Duchesne (1874-1912), élève de l’École du service de santé militaire de Lyon, prend comme sujet de thèse : « La possibilité thérapeutique des moisissures résultant de leur activité antibiotique. » Comme on le voit, même le mot « antibiotique » est dans le titre. La suite est difficile à croire, il montre en particulier que le penicillium glaucum peut éliminer d’une culture l’Escherichia coli. Il prouve également qu’un animal inoculé avec une dose mortelle de bacille de typhoïde ne contracte pas la maladie s’il a reçu préalablement le penicillium glaucum. Ses conclusions sont le fruit d’un travail pertinent nourri d’intelligence et d’opiniâtreté. Duchesne demande que des recherches soient continuées, mais en vain. Son travail sombre rapidement dans une indifférence totale et criminelle. Il faudra finalement attendre de nombreuses années et un coup de chance sans rapport avec le génie scientifique de Flemming, pour que les antibiotiques soient redécouverts. En effet, c’est sur une constatation de pur hasard, on pourrait dire presque à la portée de tous, qu’Alexander Flemming redécouvrit la pénicilline trente deux ans plus tard, découverte pour laquelle il reçu un prix Nobel, un peu illégitime en 1945. Et ce n’est encore que quatre ans plus tard que l’Académie de médecine reconnaitra Ernest Duchesne comme précurseur des antibiotiques. Aujourd’hui encore, même Wikipédia ne lui rend pas sa découverte.

Cette histoire illustre tout le tragique du revers de la recherche médicale, auréolée d’un prestige souvent tout à fait immérité. Les médias véhiculent et amplifient une image de sérieux et de méthodologie implacable, mais c’est sans rapport avec la réalité, souvent faite de bouts de ficelle ou de mises au placard incompréhensibles. D’un côté, une simple thèse au coût insignifiant ouvre un nouvel univers plein de promesses et de possibilité, car on aurait pu disposer des antibiotiques pratiquement du jour au lendemain. L’oubli total, épais, lourd comme la bêtise, a recouvert un trésor. De l’autre, les milliards que, croit-on, l’industrie investit dans la recherche, mais qui, on le verra plus loin, ne rapportent rien en termes de nouveauté efficace. Il y aurait de nombreux autres exemples à développer, comme le contexte de la découverte du lithium par le psychiatre John Cade comme stabilisateur de l’humeur. Ou encore la découverte de la chlorpromazine (Largactil) et des neuroleptiques par le génie Henri Laborit. La recherche est donc absolument créative. Si toutefois, on ne pas la confond pas avec la pseudo-recherche des laboratoires.

 

La pseudo-recherche

 

Le journaliste spécialisé Ed Silvermann, de Pharmalot, le plus grand des blogs pharmaceutiques de langue anglaise, révèle que l’industrie pharmaceutique n’a découvert et mis sur le marché que 21 nouvelles molécules en 2010. En outre, il faut savoir qu’un nombre important de nouvelles molécules ne sont que des anciennes, bidouillées pour être brevetables. Hors ce travers, les principales compagnies n’ont finalement produit que 7 molécules. On peut dire ainsi avec Silvermann que la recherche dite fondamentale a prouvé sa stérilité, et que les espoirs de la chimie combinatoire et de la biologie systémique, considérés comme une possible source de médicaments ciblés, ont été très décevants jusqu’ici. Dans le prestigieux British Medical Journal, Donald W. Light et Joël R. Lexchin dissipent eux aussi les illusions de la recherche Big Pharma dans « Recherche et développement pharmaceutique : qu’a-t-on obtenu pour tout cet argent [1] ? » Selon ces auteurs, il y a effectivement une crise de l’innovation sur les « nouvelles entités moléculaires », définies comme un principe actif jamais commercialisé auparavant. Cette situation critique de la pseudo-recherche scientifique de Big Pharma est dénoncée aussi dès 2011 par Elisabeth Pain dans très célèbre revue Science.

 

Trouveurs versus chercheurs

 

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« Il faut publier ou mourir, et il n’a rien publié »

 

Laissons le docteur français Francis Michel Sanchez, major de l’école supérieure d’optique, scientifique ayant révolutionné les techniques holographiques dans les années 80, s’exprimer sur le sujet :

« Les scientifiques travaillent comme des moutons. Dès qu’une idée sensationnelle est lancée par un organisme prestigieux, ou consacrée par un prix Nobel, elle fait immédiatement la une des quotidiens (ça commence généralement aux États-Unis). Alors, c’est la ruée, l’effet de mode. Mais si par malheur une erreur de base s’est glissée dès le départ, il devient impossible de la corriger par la suite ; c’est la course folle vers l’abîme. »

Comment peut-on en arriver à un tel résultat ? Il y a sans doute deux types d’explications. Premièrement, cela provient de l’appel permanent aux crédits qui est le fonctionnement même des laboratoires. Il faut donc motiver les décideurs par du « sensationnel immédiat » dont on peut vite devenir l’otage, à l’image des politiques prisonniers du court-termisme face à l’approche de l’échéance électorale. La deuxième grande raison est sans doute l’obligation d’avoir un nombre de publications toujours croissant : c’est le sens du célèbre « publish or perish ». Car la carrière d’un chercheur dépend principalement du nombre de ses publications. Malheureusement, cela provoque une inversion de la pyramide des compétences : les trouveurs s’intéressent aux problèmes fondamentaux (ce qui prend du temps), tandis que les chercheurs ordinaires traitent de développements secondaires, en publiant beaucoup mais en ne découvrant rien.

 

Le (gros) problème de l’expertise scientifique anonyme

 

Voilà sans doute la plus grosse épine dans le pied de la recherche, tellement énorme que personne ne l’a vraiment conscientisée. Ce que l’on appelle pudiquement « l’expertise par les pairs » est extrêmement problématique. Voyez plutôt : vous trouvez normal que la copie d’examen d’un étudiant soit anonyme, mais que l’on puisse savoir quel correcteur a donné sa note, n’est-ce-pas ? Et bien dans le monde des sciences dures, y compris en physique, c’est tout le contraire ! L’expertise est non datée et non signée, rédigée sur une simple feuille de papier, mais l’article expertisé, lui, est clairement identifié. On sait s’il provient d’une revue prestigieuse ou d’un obscur laboratoire. Ainsi, le censeur sait parfaitement qui il adoube, et qui il recale. C’est encore Francis Sanchez qui écrit : « Ce fonctionnement incroyable autorise des chercheurs en place à censurer en toute impunité des trouveurs qui pourraient nuire aux travaux qui ont assuré leurs carrières [2]. »

 

Y a-t-il une jet-set dans la recherche ?

 

Une fois que leur carrière est lancée, certains arrivistes prennent le pouvoir et bloquent toute initiative dérangeante, en particulier grâce à la pratique de cette expertise scientifique anonyme. C’est d’ailleurs sans doute le seul objectif qu’elle poursuit, car elle n’a que des désavantages autrement. Cette pratique frauduleuse a permis la collusion générale d’une communauté d’experts autoproclamés et la censure de toute déviation, y compris de toute « déviation hérétique ».

Le témoignage d’Halton Arp, célèbre astronome, illustre bien la question des controverses avec ses pairs. Son sujet, l’interaction des galaxies avec les quasars distants, suscita une violente polémique dans les milieux scientifiques, au point de lui refuser l’accès de l’observatoire américain de Las Campanas au Chili, et de lui couper ses crédits de recherche. Contraint de démissionner, il trouva refuge à l’Institut Max Planck en Allemagne, où il reprit ses travaux jusqu’à sa retraite.

 

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Maurice Allais

 

Maurice Allais en revanche, autre grand chercheur français, prix Nobel de science économique en 1988, mais également physicien, ne s’est quant à lui pas laissé faire. Quand l’Académie des sciences refusa un de ses articles, il menaça d’instruire un procès retentissant. Et l’Académie s’exécuta. Son président capitula avec un : « Publions et n’en parlons plus ! » Ce revers de manche témoigne en réalité de la crainte de voir cette pratique de l’expertise anonyme exposée au grand jour, et de la difficulté qu’il y aurait à la justifier. Maurice Allais explique ainsi cette pratique délétère : « Cette résistance aux idées nouvelles, d’autant plus virulente qu’elle est plus ignorante, dérive d’un postulat toujours sous-jacent : toute théorie, tout modèle, toute étude qui s’écarte des vérités établies ou les contredit ne peut être qu’erronée ». Peter Ustinov le disait autrement : « Si le monde explose, la dernière voix audible sera celle d’un expert disant que la chose est impossible ! » Ainsi les chercheurs censurent-ils les trouveurs… 

 

Comment faire dire à une étude ce qu’on souhaite qu’elle dise

 

La compréhension des implications de la recherche a aussi ses petits pièges. Il y a ce que dit une étude, et ce qu’on en comprend. La date de sa parution aussi est importante. Un de nos lecteurs a fait un petit raccourci en parlant des travaux de Burr. Dans les années 30, George et Mildred Burr ont certes découvert, en travaillant sur l’appauvrissement en acide gras de la ration alimentaire des rats, que l’organisme pouvait synthétiser certains acides gras alors nommés vitamine F. Mais il n’a pas travaillé sur les Oméga 3. L’isolement des Oméga 3 s’est fait plus tardivement, et les publications à ce sujet se sont étalées jusque dans les années 60. Par excellence essentiels, ils sont bel et bien non synthétisés par les mammifères. Pour l’alimentation humaine, les Oméga 3 sont aussi essentiels que la B12 ou la vitamine C.

 

Le coût de la recherche

 

Un autre internaute nous rappelle que la recherche coûte cher. C’est tout à fait inexact, encore une fausse évidence tenace. Beaucoup de grandes découvertes sont des coups de chance ou des hasards heureux, comme nous l’avons illustré plus haut, et n’ont rien coûté. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce n’est pas la recherche qui coûte cher, c’est la nécessité de mettre des médicaments sur le marché. Si l’industrie pharmaceutique insiste lourdement dans sa communication grand public sur les investissements consacrés à la recherche et au développement visant à la découverte de nouveaux médicaments, la réalité est que seule une faible partie de ces fonds sont réellement investis dans la recherche. Des données provenant à la fois des compagnies pharmaceutiques, de l’US National Science Foundation et des rapports de l’État indiquent que les sociétés pharmaceutiques n’ont dépensé que 1,3 % des revenues pour la recherche fondamentale. Et cette somme est nette des subsides des contribuables. En effet, plus des 4/5e de tous les fonds pour la recherche fondamentale destinés à la découverte de nouvelles molécules ou vaccins proviennent de sources publiques.

Ce qui est exact en revanche, c’est que ce petit monde brasse beaucoup, beaucoup d’argent. Car la mise sur le marché de médicaments est extrêmement onéreuse. Mais ces millions ne sont pas utilisés pour la recherche médicale malheureusement, comme nous venons de le voir. Encore un chiffre : environ 80% du budget est alloué au secteur de la rentabilité et de la vente. Ça, c’est la triste réalité. Pour être complets, abordons les symptomatiques « Me Too », qui illustrent parfaitement le fonctionnement de l’industrie, orientée « profit » plutôt que « recherche fondamentale ». Le terme me too évoque bien le souhait d’une entreprise pharmaceutique d’obtenir sa part du gâteau dans l’exploitation d’un médicament blockbuster qui – dirait-on en langage marketing – cartonne chez une firme concurrente. Le principe actif n’étant pas tombé dans le domaine public, ce qui en interdit sa copie pour une exploitation en tant que générique, les chercheurs vont tenter d’imiter grossièrement la molécule en rajoutant par exemple un groupe méthyle. Ainsi, en fin de compte, les deux molécules ont une action très proche, et ne proposent aucune innovation. La recherche a donc ici servi à récupérer des parts de marché, mais n’a pas produit de progrès thérapeutique ni de nouveauté. On voit bien que les médicaments sont adaptés à la FDA (Food and Drug Administration, soit l’administration autorisant la commercialisation des médicaments aux USA), c’est-à-dire administrativement corrects. Sont-ils efficaces ? Cette question semble presque accessoire. Tout ressemble à une parodie, mais c’est vraiment réel.

 

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Joseph L. Biederman

 

Autre réalité, le mercantilisme de plus en plus voyant de tout un pan du métier. Citons Joe Biederman, professeur à la Harvard Medical Scool, qui a inventé une maladie bipolaire inexistante chez l’enfant de 6 ans ! Les consultations pour enfants soi-disant bipolaires sont passées de 20.000 en 1994 à 800.000 en 2002/2003. Ce mensonge lui a finalement coûté une amende de 450 millions de dollars pour tromperie, mais il faut bien admettre que 7 milliards de bénéfices sont une consolation conséquente et peu dissuasive.

L’industrie pharmaceutique n’a bien évidemment aucune motivation philanthrope. On lui fait endosser un rôle de sauveur qu’elle ne joue absolument pas. Les professionnels que nous sommes ne devraient pas se sentir attaqués par l’énoncé de ces faits peu plaisants. Nous devrions plutôt réfléchir à comment sortir de ce système délétère sans se sentir solidaires des aspects peu reluisants de notre profession.

 

Conclusion

 

Pour répondre sans détour à la critique jugeant que nos articles réinventent l’eau chaude : nous assumons pleinement. Puisque plus personne ne réinvente l’eau chaude, il faut bien que quelqu’un le fasse ! La pratique médicale revient à rappeler sans cesse des évidences. Les auteurs ont ouvert le robinet d’eau chaude pour rappeler à ceux qui claquent des dents sous la douche qu’elle existe bel et bien. Et dites-vous bien que comme la médecine a oublié l’eau chaude, les patients vont la chercher ailleurs... La preuve, le budget des médecines naturelles aux USA est très supérieur au budget de la médecine académique. Et le pipeline des nouveaux médicaments s’asséchant, un autre questionnement s’impose, surtout en période de crise : lorsqu’on n’a plus de médicaments, que fait-on ? Il est heureux que l’humanité n’ait pas attendu les études randomisées pour trouver des moyens de soulager son prochain.

Pour terminer, nous suggérons à tous de répondre en son fort intérieur à une dernière question. À la lecture de cet article, si vous deviez soulager une personne chère de votre famille, quel serait votre choix ? Donner votre argent au Téléthon et vous en remettre à la Recherche, ou vous acheter le manuel de préparation de l’eau chaude ? Toute personne passée par ce qui est vécu parfois comme une véritable épreuve sait que la maladie porte conseil…

En ce qui concerne la section Santé, nous incarnons les valeurs que nous prônons : réconciliation entre médecins et non-médecins, et égalité de traitement de tous les sujets, même lorsqu’ils semblent médicalement incorrects. Alors, chers contradicteurs, médecins ou non, prêts à réinventer l’eau chaude avec nous ?

Notes

[1] British Medical Journal, en ligne, 7/08/2012.

[2] (« L’expertise anonyme plombe les sciences », L’Obs, 22 mars 2013).

Pour en savoir plus sur la recherche en France, chez Kontre Kulture :

Prendre soin de sa santé avec Kontre Kulture :

 

Voir aussi, sur E&R :

 
 






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16 Commentaires

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  • Bonjour, super article.
    Il est important de dire qu il y a 20ans, on ne savait pas que nous sommes fait de bactéries... 200milliard de bactéries.
    À partir de la, tout le monde comprend qu il faut manger le plus "vivant possible", non pasteurise !!

    Je vous conseille de lire "le charme discret de l’intestin" ou tout est dit.
    Signé :un médecin naturopathe

     

    Répondre à ce message

  • Excellent article, qui suit la même ligne qu’une conférence d’un médecin dont le nom échappe, et qui explique les mêmes dérives, dites autrement.

    Pour avoir été intoxiqué au métaux lourds, et beaucoup étudié la médecine, en certains domaines, j’ai pu dire en son temps à un ami médecin : " Tu sais en quinze ans de souffrances, j’ai entendu beaucoup de conneries, surtout de la part de médecins !" Il m’a répondu : "Cela ne m’étonne pas !"

    Cela m’autorise un conseil, à ceux qui souffrent d’une pathologie particulière : prenez-vous en charge vous-même, cherchez, instruisez-vous, et ne faites surtout pas une confiance aveugle à la médecine officielle. Car ce même ami médecin me disait : "Chez nous, c’est comme chez vous, il y a les bons et les tocards !"

    Gardons à l’esprit, que les médecins sont pris dans un système dont certains aimeraient sortir, mais c’est une autre histoire, car le système vérrouille.

     

    Répondre à ce message

  • J’ ai 60 ans , je suis végétarien strictement depuis toujours, donc pas de viande, pas de poisson et pas d’ œuf , il convient, même si bien sur c’ est plus difficile, de bannir café, tabac, alcool, thé, autres existants et psychotropes (en dehors d’ un usage traditionnel shamanique de guérison), pas de vie sexuelle en dehors du mariage et en but de procréer (bien sur c’ est le plus dur) et en ce qui me concerne pas de sexe du tout mais il est vrai que je vie solitaire et retiré . J’ai eu pneumonie, paludisme, hépatite A , B et finalement C que j’ ai toujours d’ ailleurs mais quel que soit la maladie qui peut m’ affecter j’ y répond par le jeune ou une diète appropriée et me tourne vers la nature , infusion, huile essentielle etc,et surtout la méditation et la prière . J’ ai du voir un médecin deux ou trois fois en 20 ans mais je ne prend jamais aucun médicament produit par la science matérialiste , je suis bien arrivé quelques fois aux portes de la Mort ( un bon entrainement a l’ inévitable) mais pourtant je renais comme le phénix, ce qui ne me réjouie pas par ailleurs, et finalement ma seule crainte serait de partir en ayant encore quelque attachement avec ce monde misérable ou quelque désir hantant ma conscience au lieu de voir s’ élever en moi un pur amour pour Dieu . Le docteur suprême c’ est Dieu , quoi qu’ il m’ arrive c’ est méritée selon les lois de la Nature (Karma) et j’ ai conscience de ne pas être l’ auteur des actes car ceux-ci ne sont accomplis que par la Nature, je ne suis pas le corps je suis l’ âme éternelle et mon plein potentiel est atteint lorsque je recouvre dans l’ amour et la dévotion mon lien avec le Seigneur , l’ objet ultime de notre adoration . Bref la maladie c’ est , dés lors que causé par l’ envie et l’ illusion , le fait de chuter dans l’ univers matériel avec ses naissances et ses morts sans fin et la guérison s’ obtient par l’ abandon a travers la dévotion offerte au Seigneur . Le simple fait d’ avoir un corps grossier et subtil qui nous recouvrent est le premier symptôme de la maladie et la fièvre vient quand pris de folie on s’ imagine pouvoir jouir de ce monde, les chaines qui nous entravent sont produites essentiellement par la vie sexuelle et tout ce qui s’ y rattache ainsi nul ne peut connaitre la paix en ce monde et sans paix comment pourrait-il y avoir de bonheur ? En dehors de Dieu de l’ âme et du service d’ amour qui les unit , tout le reste n’ est qu’ illusion , rien ne dure, tout doit disparaitre .

     

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    • Tout ce que j’ai retenu, c’est : (...)rien ne dure, tout doit disparaitre ..
      Et j’ajouterai même : " Sauf Lui ". L’Éternel. L’Unique.
      Car, quand tout aura, effectivement disparu, il ne restera plus que Lui.
      Respectueusement votre.

       
    • Tout ce que j’ai retenu, c’est : (...)rien ne dure, tout doit disparaitre . Merci c’ est flatteur, le reste n’ avait donc aucune valeur ? Mais bon on est au moins d’ accord sur le point essentiel : Dieu . Ça m’ a fait penser a une phrase lue je ne sais plus où " Seul Dieu existe c’ est l’ homme qui n’ existe pas . " Celui qui connait Dieu se connait et il connait toute chose, il atteint la verité au delà de laquelle il ne reste rien a connaitre . Certains diront " montre moi Dieu " je leur repond " vois tu le vent ? " Personne ne peut voir le vent , on connait sa presence par ses effets , tels les branches et les feuilles qui bougent sous son action ou par notre peau qui ressent son souffle, de la même maniére c’ est le souffle divin qui anime chaque chose même si on ne le voit pas !

       
  • #1753977

    " Mourir de vieillesse (et non de maladie) est-il à ce point passé de mode ? "
    => merci de définir les deux termes, vieillesse et maladie. (Et que vient faire la "mode" dans le fait d’avancer vers la mort ? Est-ce un lapsus révélateur ?) Pourquoi serait-il logique de mourir ? Parce que c’est écrit dans des textes " saints" ? Bon, si c’est écrit, alors, il faut mourir. Enfin, je n’ai pas participé à la rédaction moi ...
    .
    La vieillesse est une maladie sans inflammation qui dégrade les tissus et produit, entres autres, du peroxyde d’hydrogène, d’où les cheveux blancs. Les cheveux sont en fin de réseaux. Après, c’est le soleil. Donc, ils captent tout ce qui circulent dans le sang, c’est ainsi que plusieurs semaines après la conso de stupéfiants, on peut en retrouver la trace dans les tifs.
    .
    La Canitie ( cheveux blanc) si elle n’est pas une maladie, est une information, un symptôme. On peut remonter les flux pour tenter de découvrir les raisons de ce manque de pigmentation ( mort des mélanocytes ? présence d’H2O2 ? les deux ? autres etc ...).
    Si c’est l’H2O2, une telle quantité indique la possibilité d’un inoculum bactérien suffisamment conséquent pour produire tant de déchet H2O2 que les cheveux changent de pigmentation. Les tempes grisonnantes seraient dues à l’accumulation de bactéries dans cette région ; leurs déchets s’accumulant ( H2O2), les cheveux des zones temporales se décolorent.
    .
    Vous ne réinventez pas l’eau chaude, vous survolez l’écume.
    .
    Le fait est que nous avons été aliénés à un système de santé par la force et la terreur, et que ce dernier s’est transformé en vampire.
    Nous engraissons des nazes qui décident du nb de patients à voir ds une journée / au montant du crédit qu’ils ont contracté pour se payer leur baraque.
    Et nous sommes contraints par la loi d’alimenter ce système d’aliénés mortifère !
    .
    Avant, il suffisait d’un carré de jardin 1mX1m avec des aromates pour rester en bonne santé longtemps... Maintenant, il faut esquiver les chir. en mal d’opérations pour rembourser leur bagnole de sport.
    .
    Ce qu’il se passe en médecine et chirurgie en France est absolument scandaleux ! Et plus une tune de ma part n’ira alimenter ce système de dingos finis à la seringue.
    La caisse de sécu. est une arnaque pharaonique. C’est l’équivalent du socialisme, mais centré sur la santé. Au final, t’as une médecine daubée avec des médecins assimilés fonctionnaires au QI de 12. Et ces tanches se permettent d’être arrogants en plus ... Des taloches !

     

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    • " Et ces tanches se permettent d’être arrogants en plus .." c’ est ce que j’ ai toujours ressenti avec les médecins , leur arrogance et leur incompétence . Je suis certain qu’ il y a des milliers de gens qui meurent ou tombent gravement malades uniquement du fait de cet incompétence et bien sur aussi du fait que les labos poussent les médecins a écouler leur poison en leur offrant cadeau, voyage etc . Et en plus ces cons dans leurs hôpitaux de l’ enfer ils t’ empêchent de mourir naturellement en te maintenant artificiellement en vie et ainsi des vieillards subissent une agonie prolongée .

       
    • @Aryana, de tout coeur avec vous, je ne peux qu’être en accord avec ce que vous dites, j’ai un peu le même style de vie que vous, une vie de prières, sauf pour ce qui est de croire au karma et tout ce qui s’apparente au bouddhisme, j’ai écarté cette croyance car j’ai donné ma vie à Jésus-Christ.
      Vous avez tout à fait raison, c’est la meilleure chose à faire, s’éveiller et s’émanciper le plus possible de ce monde, où tout n’est que chimères et frustrations.
      En ce qui concerne les médecins, je n’ai absolument pas confiance en eux.
      Soyez béni, bien à vous.

       
    • Au QI de 12...
      Et encore vous êtes gentils ! Car que savent ils soigner à part la rhinopharyngite ??
      Et encore !!
      Ils sont nullissimes, ne servent à rien au mieux et au pire sont extrêmement dangereux !
      Lors que je vais voir mon médecin, je prends en compte la moitié de ce qu’il me dit et cherche systématiquement le pendant naturel du traitement qu’il me propose, en allant chez l’herboriste ou en cherchant sur le net.
      Sinon c’est prévention, prévention, prévention. Évitez le stress à TOUT prix, manger sainement beaucoup de légumes et ne pas boire l’eau du robinet sous aucun prétexte. Évitez la médecine allopathique : TOUS les médocs ont un effet indésirable, tous sans exception. Et quand on pense que certaines gobent des hormones QUOTIDIENNEMENT !! De véritables petites poulettes aux hormones élevées en batterie...
      Et ça fait 8 ans d’études ? Pour ça ? Mais ils se foutent de qui ??
      Je respecte plus la femme de ménage qui sort les poubelles de mon immeuble que ces énergumènes parasites complètement inutiles à la société.

       
  • Salut à tous et à chacun,
    j’aime bien cet article même s’il me semble manqué des points importants mais la recherche médicale, et la santé, sont des sujets vastes, difficile d’être exhaustif sur ces sujets.
    En réponse à votre appel, je me porte volontaire pour participer aux reflexions et travaux de l’équipe E&R sur ces sujets.

     

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  • Belle initiative, cela ouvre de nouveaux horizons au développement d’E&R. Étant adhèrent, étudiant en médecine et passionné d’éthique, je me propose pour aider aux travaux de la section Santé.
    À très bientôt

     

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  • De mon point de vue, la maladie est une rupture d’équilibre à un instant donné, quel que soit le fait générateur. Seul ou pluriel, le facteur déclenchant participe du grand ballet biologique qui fait que l’Homme cette créature de Dieu pour certains, n’est qu’un amas de cellules organisées en tissus en symbiose avec des milliards de bactéries. Le tout survit.
    La mort est programmée, elle est en nous. Elle est constitutive de cet équilibre naturel. Y échapper pourquoi faire ? Consommer davantage ?
    La médecine cet art de guérir doit être considéré au moins à deux niveaux :
    Individuel d’abord, est c’est là que nous en attendons des miracles. Mais l’approche par syndrome, ou l’approche anatomique reste un frein. Nous devrions développer une vision plus holistique sachant que le pancréas qui fusille en quelques semaines ses victimes pourrait avoir des complices non loin de là.. La médecine interne occidentale tente de relever ce défi, mais le point de vue de départ devrait être repensé. Osons regarder ailleurs.
    Au niveau collectif : le sort de l’individu importe peu en tant qu’être sensible, il s’agit d’économie de la santé. C’est le rôle des politiques que de trouver les équilibres budgétaires pour maintenir un niveau sanitaire acceptable tout en permettant aux différents acteurs d’en vivre. La recherche et ses dérives entrent dans cette catégorie.
    Un chercheur biologiste marocain vient de démontrer qu’en associant des huiles essentielles dont l’usage empirique est aussi vieux que l’homme à des antibiotiques de synthèse on obtenait des résultats bien supérieurs à la norme actuelle en terme d’efficacité et d’effets secondaires. Cet homme s’est souvenu de son enfance et des usages traditionnels des plantes. Il a osé l’empirisme et bousculé les barrières que certains s’évertuent à maintenir coûte que coûte ? C’est une mini révolution qui je l’espère en appellera d’autres.

     

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    • #1755396

      "La mort est programmée, elle est en nous. Elle est constitutive de cet équilibre naturel. Y échapper pourquoi faire ? Consommer davantage ?"
      .
      Merci d’en faire la démonstration, car cela contredit les propos et découvertes publiés ici-même sur E&R (les cellules souches). Autrement dit, nos cellules ont les capacités de se renouveler. Donc la question n’est pas tant de savoir pourquoi des cellules meurent, mais pourquoi elles ne se renouvellent pas. Il semble y avoir à un moment donné dans toute la chaine de prod. un goulot qui survient et qui bloque le processus.
      .
      Pourquoi faire y échapper ? Mais pour apprendre plus, découvrir plus, conquérir plus, vivre plus, connaitre plus, aimer plus, simplement. Pourquoi tout de suite consommer ?
      .
      - Pourquoi l’homme antédiluvien a-t-il une durée de vie de 1000 ans, quand celle des hommes d’aujourd’hui est de 65 ans ? Que s’est-il passé entre temps qui justifie cet écart ? Les années étaient-elles plus courtes ou bien notre durée de vie est-elle plus courte aujourd’hui ? Les deux ? Pourquoi ?
      .
      - Pourquoi en lisant les écrits des médecins des années 50-60, on est stupéfait devant tant d’érudition, alors qu’en lisant un mémoire d’un médecin des années 80-2000, on a envie de coller des bourre-pifs ?
      .
      - Pourquoi les connaissances des civilisations anciennes semblent plus grandes que celles d’aujourd’hui en terme de lutte contre les bactéries / maladies ? ( Egypte, Inde, etc ...)
      .
      - Pourquoi nous fait-on manger des produits bourrés de bactéries, dont on sait qu’elles métabolisent des anti-inflammatoires qui permettront de masquer leurs incursions et celles de leurs alliés vis à vis de notre système immunitaire ?
      .
      - Si notre vie, et donc notre capital santé, sont nos biens les plus précieux, pourquoi acceptons-nous de les confier à des inconnus ? ( ns sommes aliénés en terme de bouffe et de soins ) N’est-ce pas là la preuve d’une immense stupidité, ce qui nous sort de facto de l’humanité et nous range dans la catégorie des grands cons, cousins des grands singes ?
      .
      - Si l’état était vraiment cet être suprême chargé de nous protéger, pourquoi ne nous enseigne-t-il pas à prendre soin et guérir notre organisme, et pourquoi nous a t-il aliéné en terme d’alimentation et de soins ?
      .
      - Combien de temps ces conneries vont-elles encore durer avant que ça parte en vrille et qu’on efface tout ça ?

       
  • Beau texte ! Mais il y aurait encore tellement à dire.....

    Je repense à propos des médicaments mis sur le marché, le magazine indépendant Prescrire n’a plus décerné la Pullule d’or depuis plus de 10 ans. Donc aucune innovation en un mot. Par contre, le petit bonhomme qui donne un coup de pied dans la gélule (et avec la mention "n’apporte rien de nouveau") hélas le fait souvent.

    Les travers dénoncés ici en matière de médecine peuvent largement s’appliquer aux sciences dures. Et que dire des plagiats ?....

    En tout cas, j’apprécie vos points de vue et votre façon de voir les choses, ni béatitude ni hargne contre le corps médical. Ca change de ce qu’on lit ailleurs sur le Net.

     

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  • Bonjour,

    Merci bien pour votre travail et cet article. En le lisant, j’aurai souhaité savoir où vous avez trouvé l’article au sujet de l’étude de 2013 de F. Gueffier et J. Right, dont le titre est : « Utilisons-nous les hypotenseurs de façon appropriée ? Peut-être qu’il est maintenant temps de changer. »
    Absent de Pubmed et des autres grandes bases de données médicales, j’aurai pourtant souhaité le lire de manière complète.
    Pouvez-vous me le transmettre ? Je vous remercie d’avance.

    Avec mes meilleures salutations

     

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