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Nos os ont bon dos !

Seconde partie

[Lire la première partie de l’article]

 

Dans cette seconde partie, nous remettons en question les supplémentations usuelles dans le traitement de l’ostéoporose et de l’ostéopénie, avec à la clé un risque de cancer supplémentaire. Nous alertons sur le problème méconnu de la vitamine D, qui laisse craindre un futur problème de Santé publique, et mettons en lumière le fait que la vitamine qui a le vent en poupe n’a pas livré tous ses secrets.

 

 

Après le focus sur les outils diagnostics, voyons maintenant ce qui se passe du côté des traitements. Les programmes nationaux comme celui de la NOF (National Osteoporosis Foundation) se fondent sur la croyance (belief) que l’accroissement de la densité minérale osseuse supposée prévenir l’ostéoporose se traduit en termes d’amélioration et d’extension de la qualité de vie des femmes. C’est loin d’être vrai comme on va le voir, et c’est même pire. En effet, ce qui est moins connu que la rengaine habituelle, c’est que depuis plusieurs décennies déjà, on a établi un lien entre une densité osseuse élevée et un accroissement considérable du risque de cancer du sein, de 200 à 300%, chez les femmes d’âge moyen et âgées. Et en particulier dans les formes malignes. Alors, fracture ou cancer ? Mesdames, choisissez, à moins que l’on ne choisisse pour vous…

Comment expliquer que ce problème critique n’attire pas plus l’attention de la communauté médicale ? La raison la plus vraisemblable est qu’il contredit la tendance dominante des associations militantes pour la santé des femmes. Les programmes de sensibilisation aux cancers du sein insistent principalement et « seulement » sur la détection précoce fondée sur le screening aux rayons X (il y aurait d’ailleurs un article complet à faire sur la différence entre la prévention et la détection précoce...). Mais les résultats de la recherche sont néanmoins là, et ils sont incontournables. Ces organisations devront ou l’admettre ou perdre toute crédibilité.

Voici quelques pistes de vérification à l’attention de nos lecteurs médecins :

- Journal of the American Medical Associations (JAMA) (1966) : les femmes dont la densité minérale osseuse est au-dessus du 25e percentile ont un risque accru de cancer de 2,50 fois par rapport à celui des femmes en dessous du 25e percentile.

- Journal of Nutritional review (1977) : les femmes ménopausées dans le quartile le plus élevé pour la masse du métacarpe présentent un risque accru de développement d’un cancer du sein, après ajustement de l’âge et d’autres variables influençant le risque de cancer du sein.

- Les références se trouvent dans l’article « Osteoporosis Myth : The Danger Of High Bone Mineral Density ».

En conclusion, la prévention de l’ostéoporose définie par la communauté médicale « mainstream » ne s’appuie pas sur des faits scientifiques. Dans les faits, la cause principale de la mortalité des femmes sont actuellement les maladies cardiovasculaires, et la seconde le cancer, et particulièrement le cancer du sein. Ce n’est pas la fracture osseuse. Pour appuyer notre propos, dans l’ensemble du tableau des maladies du CDC (Center for Diseases Control / Atlanta), l’ostéoporose ou la densité osseuse minérale réduite ne figure pas parmi les dix premières causes de mortalité féminine.

La question à se poser est bien celle-ci : pourquoi la densité minérale osseuse occupe-t-elle une place si importante dans les préoccupations de santé féminine ? Est-ce une décision médicale ou une question de business ?

Quelle que soit la réponse, cette fixation obsessionnelle sur la densité minérale osseuse impacte sévèrement la santé générale des femmes. Un autre problème un peu plus connu du grand public enfonce le clou : celui des supplémentations en calcium. Ainsi les méga-doses de calcium prises par des millions de femmes pour accroître la densité minérale osseuse augmentent le risque d’attaque cardiaque de 24 à 27% selon deux méta-analyses de 2011 (publiées dans le Lancet) et 86% selon une méta-analyse plus récente (du prestigieux journal Heart). Les 1200mg de calcium recommandés par la NOF aux femmes de 50 ans et plus dans le but de protéger leur os pourraient parfaitement induire des spasmes des artères coronaires (compte tenu du rôle du calcium dans les phénomènes de vasoconstriction), des urgences cardiaques et des plaques de calcification artérielle chez des millions de femmes. Connaissant les sponsors de la NOF aux USA que sont les sociétés Cirical and Oscal, il y peu de chance que le message change bientôt...

Passons maintenant à la vitamine D. La fameuse vitamine D, parée de toutes les vertus, non seulement pour la santé de nos os, mais pour notre immunité ainsi que pour la prévention des cancers. Mais la vitamine D est encore bien mystérieuse... Une étude brésilienne d’Amy Proal lève une partie du voile avec 267 références en 2009.

 

 

Quatorze pièces du puzzle qui révèlent pourquoi la vitamine D
reste une énigme

 

Il faut absolument préciser que nous ne parlons que de la vitamine de synthèse, sur laquelle reposent les études. Bon nombre de résultats cliniques positifs sur l’état de santé global obtenus en patientèle avec un apport quotidien de vitamine D naturelle donnent en effet un contrepoint qu’il serait intéressant de creuser…

1- Première surprise, la vitamine D (VD) n’est pas une vitamine. C’est un stéroïde immunosuppresseur.

2- Les malades chroniques n’ont pas de déficience en VD.

3- La population n’a pas besoin d’exposition solaire supplémentaire pour prévenir une « déficience » en VD.

4- La majorité des études n’ont pu montrer les effets à long terme de la VD.

5- Les personnes en bonne santé ne sont pas déficientes en VD et ne nécessitent pas de supplémentation.

6- La VD ne traite pas l’ostéoporose.

7- Des apports supplémentaires de VD ne réduisent pas les risques de cancer.

8- La déficience en VD n’est pas la cause du rachitisme.

9- La plupart des chercheurs ne tiennent pas compte des hypothèses récentes sur la VD.

10- S’agissant de la VD, le climat actuel de consensus médical est hostile aux nouvelles données.

11- La recherche faisant la promotion des bénéfices de la VD est souvent biaisée, méthodologiquement faible et finalement trompeuse.

12- Il existe une intense promotion de la VD par l’industrie laitière et celle des micronutriments.

13- Les médias ne sont ni informés ni objectifs sur la VD.

14- Des mesures doivent être prises immédiatement pour pallier la crise de santé qui a résulté des conclusions fausses sur l’emploi de la vitamine D dans les maladies chroniques.

La majorité des médecins qui vantent les bénéfices de la VD ne sont pas au courant des données récentes de la biologie moléculaire. Celles-ci ont clairement montré que la VD provenant de l’alimentation n’est pas une vitamine mais un stéroïde, comme l’expose la première des 14 raisons détaillée ci-dessus. Plus important encore, si la vitamine D est élevée, elle a des propriétés immunosuppressives. Voyons cela de plus près.

 

Il existe plusieurs formes de vitamine D

 

- Une forme obtenue par la voie alimentaire et au contact du soleil, appelée vitamine D3 (VD3).
- La VD3 est convertie par le foie en 25-OHD, qui, elle, fonctionne comme un stéroïde. C’est cette forme que l’on dose dans les prélèvements sanguins.
- La 1,25-D, la forme active de la VD, fonctionne à la fois comme un stéroïde et une hormone. Elle est produite à l’intérieur de divers types cellulaires, y compris les cellules du système immunitaire et des reins, ainsi qu’après exposition solaire. Chez les individus sains, le rein convertit en permanence la 25-OHD dans sa forme active 1,25-D.

Selon un article publié par L’Institut de recherche biomédicale de Birmingham, « la forme active de la VD est un puissant sécostéroïde immuno-modulateur », c’est-à-dire qu’il s’agit d’une molécule de type sécostéroïde capable de contrôler l’immunité. Jusque-là tout est parfait.

 

 

Ce qui pourrait devenir un futur problème sanitaire

 

Suivez bien cet exposé un peu technique, cela en vaut la peine.

En biochimie, c’est la vitamine qui active son récepteur. Ainsi, la VD active le VDR (vitamine D récepteur). Ce récepteur à la VD joue un rôle fondamental dans l’organisme puisqu’il transcrit 913 gènes. Des chercheurs de l’université McGill viennent de publier un article indiquant que la transcription serait en réalité de 27.091 gènes !

Or, lorsque la 25-OHD (la forme de VD que l’on fait doser d’habitude) se fixe sur le VDR (le récepteur), elle bloque le système immunitaire. Cet effet commence à 20 ng/ml, et s’accentue jusqu’à bloquer complètement le récepteur en augmentant la dose. Ce qui signifie en clair que donner une supplémentation en VD pourrait entraîner le contraire du but recherché. Cet effet opposé est ignoré par la plupart des chercheurs. Les médecins continuent à prescrire de la VD à leurs patients sans savoir ni comprendre que cette supplémentation en VD, plutôt que d’activer le récepteur, le rend inactif.

De même, ils ignorent les données récentes de première importance sur de nombreuses maladies chroniques, qui révèlent un lien délétère avec la VD. En effet, chez ces patients chroniques, on retrouve une forme L de bactérie se développant à l’intérieur des cellules du système immunitaire, ainsi que dans divers tissus. Or, ces bactéries créent des protéines qui, exactement comme la 25-OHD, se fixent sur le récepteur et le bloque. La 25-OHD associée aux protéines bactériennes bloque la capacité du VDR d’activer le système immunitaire plus que n’importe quelle substance isolée... Ce qu’il faut comprendre, c’est que lorsque la 25-OHD bloque le récepteur, les peptides antimicrobiens ne sont plus produits et la propagation des bactéries est facilitée.

Voilà qui devrait inciter à la prudence. Malheureusement, nous assistons au contraire à un véritable engouement, malgré le fait que les acteurs professionnels du secteur connaissent ou devinent plus ou moins l’influence de l’industrie pharmaceutique sur les guides lines, autrement dit les directives de prescription en calcium et en VD. Nous savons depuis le 3 décembre 2015 que ce n’est plus une suspicion, mais un fait. En effet, cette « influence » a été décrite noir sur blanc par Amy Proal.

À l’autre bout du monde, Grey et Mark Bolland de l’université d’Auckland (Nouvelle-Zélande) ont publié un article dans le prestigieux British Medical Journal, très intéressant à plusieurs titres. Leur article, « Web of industry, advocacy, and academia in the management of osteoporosis », est une illustration puissante de la façon dont BigPharma a terni la légitimité de l’emploi international des directives d’utilisation de la VD et du calcium.

 

Des recommandations sans bases scientifiques solides

 

Grey et Bolland affirment que, en remontant jusqu’à 2007, la communauté scientifique n’avait à sa disposition que très peu de données solides pour recommander l’association VD et calcium dans la prévention du risque de fractures. Parmi les patients prenant VD et calcium pour la santé de leur squelette, les rares et douteux bénéfices étaient annulés par l’apparition de données montrant un accroissement des hospitalisations ! Motifs : troubles digestifs, calculs rénaux, chute, fractures de hanche, infarctus du myocarde et AVC...

Mais une analyse récente va plus loin. Au moins pour les cinq dernières années, les études randomisées et contrôlées portant sur la supplémentation VD/calcium ont montré :
- ou bien aucun bénéfice sur le risque de fracture chez les sujets ;
- ou bien un avantage si faible qu’il était sans commune mesure avec les risques de ce traitement.

La lecture des études est toujours un peu austère. L’illustration de la réalité de ces chiffres est bien plus frappante : 1 patient sur 302 prenant de la vitamine D et du calcium pour la santé des os peut espérer une prévention de fractures. C’est maigre ! Mais, 1 patient sur 178 est susceptible de souffrir d’un événement vasculaire... Cherchez l’erreur.

 

Appât du gain versus intérêt clinique

 

Grey et Bolland ont exploré les sites Web de groupes « clés », des organismes favorables et des associations de consommateurs qui influencent la supplémentation en VD et calcium pour évaluer l’impact des intérêts commerciaux. Quatre secteurs sont globalement d’accord pour prescrire et vendre de tels produits.

 

BigPharma

Les auteurs ont noté les quantités réelles d’argent obtenu par les compagnies vendant VD et calcium. La vente globale de calcium en 2013 était de 6 milliards de dollars. Pour la VD en 2012, la recette fut de 748 millions de dollars.

De même, les laboratoires qui dosent des micronutriments font de gros profits. En Australie, le coût annuel du dosage de la VD est passé de un million de dollars en 2001 à 96 millions en 2010.

 

L’industrie agro-alimentaire

Pendant ce temps, les compagnies qui mettent sur le marché des aliments riches en calcium ou VD font également d’énormes bénéfices. Par exemple, Danone gagne 13 milliards de dollars avec ses produits, dont la plupart avec l’argument marketing « santé osseuse optimale ».

 

Les fondations de malades

Grey et Bollard se sont ensuite penchés sur le soutien par l’industrie de plusieurs des principales fondations mondiales impliquées dans l’ostéoporose. Sur 22 National Osteoporosis Foundations (NOF), 12 sont sponsorisées par des entreprises engagées dans la nutrition.

Loin de tenir compte de la base de données progressivement croissante contre l’emploi universel de VD/calcium, les fondations telles que la Fondation européenne (IOF) continuent à encourager un niveau élevé de supplémentation de ces composés, sans la moindre mention des effets néfastes possibles.

 

Les relais médiatiques

La presse et les programmes créés par ces organisations tentent souvent de supprimer les informations sur les risques possibles. Par exemple le Council for Responsable Nutrition a publié en 2010 un article de presse en réponse à une méta-analyse publiant des effets cardiovasculaires négatifs parmi les sujets prenant du calcium. L’article conseillait vivement aux lecteurs de ne pas tenir compte des résultats négatifs « qui ne devaient pas faire douter les consommateurs de la valeur des suppléments de calcium pour la santé de leur os ».

 

La boucle est bouclée !

 

En réalité, ce n’est pas la recherche médicale, mais bien l’industrie pharmaceutique qui est à l’origine du traitement contre l’ostéoporose et l’ostéopénie, maladies détectées grâce à l’ostéodensitométrie, et traitées entre autre par l’association vitamine D / calcium. De même, il existe des preuves sérieuses contre la supplémentation, sensée protéger nos os. Et des doutes sérieux sur l’utilité de l’ostéodensitométrie. En effet, chez la personne âgée, c’est bien la chute qui risque la fracture dans plus de 90% des cas, et non la baisse de densité osseuse.

Les études montrent clairement que les directives de supplémentation que vous suivez reposent bien plus souvent sur le gain financier que sur l’intérêt en matière de santé. Comment se fait-il que nous ne soyons pas surpris… ? Fort heureusement, il reste à notre disposition quelques mesures de bon sens pour veiller à la santé de nos os.

 

En pratique : comment protéger ses os et éviter les chutes

 

 

Premier précepte digne de Lapalisse : ne pas tomber, pour ne pas se fracturer. Pour cela, il convient :
- d’entretenir sa condition physique et d’augmenter sa masse musculaire ;
- de rester raisonnable en matière d’alcool et de tabac ;
- d’éviter lorsque c’est possible les médicaments qui augmentent le risque de chute, comme les anxiolytiques, les antidépresseurs et les somnifères.

Ensuite, adopter une alimentation saine : pour rebondir sur notre précédent article, les fouilles archéologiques ont montré que les os des peuples de chasseurs-cueilleurs étaient bien plus robuste que ceux des peuples ayant vécu après la révolution du néolithique, qui a introduit l’élevage et l’agriculture. Cette tendance à la détérioration semble se confirmer depuis lors. Il est difficile de ne pas faire de lien avec l’alimentation contemporaine dénaturée, pauvres en fruits et légumes et trop riche en sucre, et notre mode de vie sédentaire, coupé de la nature et de l’ensoleillement naturel. Plus que l’ajout de produits laitiers riches en calcium, il convient de veiller à l’équilibre acido-basique de notre corps, pour que la tendance à l’acidose du mode de vie occidental ne viennent pas puiser dans les réserves alcalines des os et des dents.

 

- La section Santé d’E&R -

 

La section Santé d’Égalité & Réconciliation réunit des professionnels actifs couvrant à peu près tous les secteurs de la santé (praticiens médecins ou non médecins, journalistes, auteurs, chercheurs) qui se donnent pour ambition d’être les sentinelles des dérives du système de soins moderne. La section Santé se veut aussi un outil pragmatique présentant des solutions concrètes pour rester en bonne santé.

 

Prendre soin de sa santé avec Kontre Kulture et Prenons le Maquis :

 

Les articles de la section santé d’E&R :

 
 



Article ancien.
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14 Commentaires

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  • #1726650
    le 13/05/2017 par 9871
    Nos os ont bon dos !

    Merci pour cet excellent article !


  • #1726658
    le 13/05/2017 par Castanietzsche
    Nos os ont bon dos !

    Très bel article, merci !
    À approfondir : )

    Soutien d’un pharmacien !


  • #1726661
    le 13/05/2017 par francky
    Nos os ont bon dos !

    Merci pour cet article tres enrichissant et surtout permettant de comprendre "la mode médicamenteuse".
    C est egalement avec plaisir que j observe l’eventail des sujets traité par ER et cette diversification ne peut etre que positive. En effet c est ce genre d’article que lira avec attention des personnes de mon entourage d’un certain age et qui ont voter Macron...
    Or forcement à la suite de cet article ils vont aller "fouiner" sur le site (la curiosité) et commencer à... réflechir (Article santé ils vont adeherer donc confiance ds le site, donc "acceptation" des articles plus politique). Il faut un début à tout, même qd on a plus de 65 ans...
    N’oublions jamais qu’ils transmettent leurs valeurs à leurs petits enfants qui les écoutent (surtout si c’est l’inverse de ce que leurs disent leurs parents qd ils sont adolescents) !!!


  • #1726662
    le 13/05/2017 par Asver
    Nos os ont bon dos !

    Excellent !


  • #1726674
    le 13/05/2017 par envolées_des_incultes
    Nos os ont bon dos !

    Slt, puisque vous faites la différence entre la Vit.D fabriquée par notre organisme et celle de synthèse des supl,.quelles sont ces différences ? Là est la question !
    .
    Concernant le raisonnement : les corrélations dont vous faites état pour nier les bienfaits de la Vit.D sont à prendre avec des pincettes. Ça ne sont pas des liens de causalités.
    .
    Il est absolument indéniable que la VD est indispensable au syst. immunitaire pour activer certaines défenses (ex : lymphocytes T). Les études sur ce sujet ne manquent pas.
    .
    Ainsi, lors des premières expo au soleil, des angines surviennent parfois car le syst. immunitaire se réveille grâce à l’apport de VD ; il attaque les bactéries/cellules infectées ou déficientes dans les amygdales que les macrophages n’ont pas pu détruire. Ça donne des cryptes-trous, à force de variations carence VD et augm. VD entre hiver/été et les destructions cellulaire effectuée par le syst immu dormant/réveillé-activé en cas d’infection "froide".
    .
    Il y a donc un autre pb qui survient : l’accroissement rapide du taux de vitD peut avoir des effets délétères si des cellules sont infectées, et si les destructions opérées par les cellules tueuse du syst immu. sont trop rapides et nombreuses / aux capacités de régénération de l’organisme. Dans ce cas, vos défenses vous trouent les tissus ! ( cf hernies, cryptes, ulcères, colons et intestins poreux, etc ...) Elles sont dans leur rôle : tout ce qui déconne, tout ce qui n’est pas Soi, elles les défoncent. Pas de quartier, pas de pitié.
    .
    C’est pourquoi il est dangereux de faire grimper rapidement le taux de vit D quand on est carencé. Il convient de s’assurer d’une progression lente ( expo progressive soleil ) et de disposer de tous les éléments nécessaires et suffisants à l’organisme pour qu’il puisse réparer les éventuels tissus qui seront détruits comme suite à l’activation des défenses. ( acides aminés, autres vit., minéraux, etc ...) . Donc une carence quelconque peut avoir des effets destructeurs quand le taux de vit. D grimpe rapidement. Alors, vos études montrant le danger de la VD, pchitt ... Le mieux = jamais de carence en VD.
    .
    Il est dangereux d’aborder le pb sans prendre en compte la totalité du syst. . Vous zoomez sur un phénomène et en oubliez tout le reste. Les médecins font de même. Un plombier chauffagiste ou un mécano auto serait plus efficient dans la maintenance des corps car ses esprits sont habitués à considérer le syst. global, les réactions, et non une seule partie.

     

    • #1727876
      le 15/05/2017 par Oreiller d’Herbe
      Nos os ont bon dos !

      Merci à vous pour toutes ces infos.


  • #1726776
    le 13/05/2017 par prince
    Nos os ont bon dos !

    Bon à savoir !


  • #1726785
    le 13/05/2017 par envolées_des_incultes
    Nos os ont bon dos !

    L’acidification qui survient dans l’organisme à tel point que, os, dents et même les tissus mous sont touchés, ne peut ABSOLUMENT pas provenir de l’alimentation : l’organisme est outillé pour gérer cela. Il y a donc une/des cause(s) externe(s) et la piste infectieuse est plus que probable, c’est certain. Laisser à penser le contraire est criminel.
    .
    J’ai déjà écrit que des bactéries sont des productrice d’acides, des acides gras en l’occurrence. Ces acides gras sont des immunosuppresseurs/ anti inflammatoires. Là aussi, des études existent. Et ces bactéries parviennent à contourner les premières lignes de défenses immu. à savoir les macrophages qui, au lieu de les tuer, en font des tas dans le foie, cimetière des macrophages. De la, elles passeront au cœur qui les diffusera partout de la tête aux pieds.
    .
    En bouffant presque uniquement des légumes ss prétextes de lutter contre cette acidification = carences + dysbiose . Vous pouvez tenter une supplémentation en bicarbonate de potassium pour contrer l’acidification, mais c’est vider l’océan à la cuillère. C’est mieux que rien.
    .
    Vous ne pouvez pas faire l’impasse d’un traitement antibactérien.
    .
    Or, ce traitement antibactérien, vous ne l’obtiendrez jamais à cause des protocoles imposés par la sécu et les "sachant" : le dogme en vigueur, c’est infection = inflammation. (Autant dire que la terre est plate) Et comme il n’y a pas d’inflammation décelable à cause de l’acide gras rejeté par les bactéries, acide gras aux effets anti-inflammatoires ... Vous serez traité de tous les noms par des #ons ( hypocondriaque, fou, etc ...) jusqu’à ce que vous vous pétiez la gueule.
    .
    Même si elles ne créent pas d’inflammation, la présence de ces bactéries génèrent des pb considérables : ça bouche la tuyauterie, ça lèse tous les tissus et ça empêche l’activation du syst. immu pour la destruction/réparation des tissus lésés.

    Quelles sont ces bactéries me direz-vous ? Pourquoi ne pas chercher là où il y en a le plus dans le corps ? Elles doivent échapper au système immu., au syst. de santé, et agir doucement. Facile => piste des soit-disant bactéries "non pathogènes" ; qui rappelons le, est un grossier mensonge, car un saut quantitatif génère un changement qualitatif : autrement dit, c’est la quantité qui fait le pathogène.
    .
    Si vous prenez ttes les pathologies DMLA, calvitie, pb dentaires, vue, audition, lombaires, ostéoporose, etc.. que vous mettez tout ça sur cartes (corps et monde), vous verrez des causes s’illuminer.


  • #1726929
    le 13/05/2017 par Moutruche Le Veau
    Nos os ont bon dos !

    Nourriture équilibrée de qualité.
    Jêune.
    Travail au jardin.
    Exercices variés de massages surtout ceux qui stimulent la moële par la vibration en tapotant(s’inspirer des moines Shaolins).
    Et faire tout cela en conscience de la création et du créateur.
    Le reste c’est de la consommation...


  • #1727320
    le 14/05/2017 par Melissa
    Nos os ont bon dos !

    Merci pour ce bel article. Je tiens a rajouter quelques précisions sur ce sujet ...

    L’engouement des industries médicales avec la vitamine D a commencé lorsque les chercheurs ont observé que l’incidence des maladies chroniques, telles que l’obésité, les maladies cardiaques, le diabète de type 2, et la sclérose en plaques étaient plus fréquentes chez les populations vivant loin de l’équateur et près des pôles. Étant donné que même un enfant sait que le soleil est plus chaud près de l’équateur, l’investigation cherchant la cause des maladies est devenue la recherche sur l’exposition au soleil. Enfin, pas exactement le soleil, mais plutôt un produit métabolique du soleil : le sérum 25-hydroxyvitamine D dans le sang. Plutôt que de recommander l’évidence—plus de soleil—le remède de la médecine reductionniste a été de fabriqué des formes de vitamine D orale et injectable. Aux États-Unis en 9 ans, les ventes de suppléments de vitamine D ont bondi de 42 millions de dollars à 605 millions de dollars.

    Plus de 100 ans de laboratoire et de recherche clinique ont établi le lien de causalité entre l’alimentation riche occidentale (abondante en aliments d’origine animale et en huiles végétales) et les maladies chroniques courantes. Les changements géographiques observés avec la vitamine D et, plus précisément, la quantité de soleil, sont également conformes à cette recherche incriminante. La vraie raison de cette corrélation est quand les populations migrent de l’équateur vers des climats plus tempérés, leur alimentation change naturellement.

    Pour survivre, les personnes vivant le plus loin de l’équateur ont compté davantage sur la viande, la volaille, le poisson et les produits laitiers pour les calories. La concentration de la richesse financière humaine dans le nord et sud d’aujourd’hui a perpétué cette inégalité dans la distribution alimentaire. Les gens riches consomment des aliments plus riches. Les pays pauvres ont traditionnellement mangé des aliments tel que les haricots, le maïs, les pommes de terre, le riz.

    Consommer une alimentation occidentale provoque des maladies chroniques courantes graves. Dans le but de guérir, le corps réagit avec des processus de réparation qui incluent une inflammation. L’une des réponses à cette inflammation est la diminution du taux sérique de 25-hydroxyvitamine D dans le sang. Donc un faible taux de vitamine D dans le sang est le résultat d’être malade, pas la cause de la maladie.


  • #1727978
    le 15/05/2017 par Philippe
    Nos os ont bon dos !

    Pas d’ostéoporose dans les pays asiatiques où ils ne consomment traditionnellement pas de lait. Lait bourré de phosphore qui détruit les os, surtout le lait de vache.


  • #1728090
    le 15/05/2017 par amejidonc
    Nos os ont bon dos !

    Felicitation pour cet article ! Notez qu’on retrouve des schemas similaires à bien des niveaux, par exemple vous pensez que l’eau minérale c’est bon pour la santé ? Raté ! Manger plus sucré/moins gras ? Encore raté !


  • #1728766
    le 16/05/2017 par Benjamin
    Nos os ont bon dos !

    Merci pour cet article !


  • #1729280
    le 17/05/2017 par Bé Hache Elle
    Nos os ont bon dos !

    Je n’ai rien compris à cet article.
    La VitD est administrée par voie orale puis subit une double hydroxylation (-OH) dans le foie et le rein pour devenir active.
    Ce processus est hautement régulé et n’autorise aucune possibilité de dérégulation à moins de contourner les points de régulation en injectant la forme active (1-25) directement dans le sang.
    Il est clair que la complémentation en VitD est inutile puisqu’elle est fabriquée naturellement dans l’organisme à partir du cholestérol (sous l’effet des UV du soleil) et que la fabrication de la forme active (1-25) est très finement régulée (Heureusement d’ailleurs).


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