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L’éditorial des directeurs de la publication d’E&R

Alfredo Stranieri et Germain Gaiffe-Cohen répondent aux persécutions dont est victime Alain Soral

Le 10 février 2016, Alain Soral a été condamné à 33 000 euros dans un procès l’opposant à Frédéric Haziza, pour des commentaires qu’il n’a pas écrits, sur un article dont il n’est pas l’auteur et publié sur E&R, site dont il n’est pas le directeur de la publication. Les véritables directeurs de la publication, Alfredo Stranieri et Germain Gaiffe-Cohen, réagissent dans un éditorial adressé à l’UEJF et à l’association « J’accuse ! », parties civiles dans le procès.

 

L’édito du directeur de la publication d’E&R
et de son directeur adjoint-conjoint

 

 

L’UEJF (l’Union des étudiants juifs de France) et l’association « J’accuse ! » ont assigné l’association Égalité & Réconciliation devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris, en référé, aux fins, outre bien sûr celle principale de nous réclamer de l’argent, 2 000 euros en l’occurrence, d’ordonner à l’association Égalité & Réconciliation, premièrement, « de porter à leur connaissance les messages, dessins ou écrits susceptibles de constituer le délit d’incitation à la haine raciale », et deuxièmement, de donner « le nom » (le prénom, visiblement, ils s’en foutent, on reviendra là-dessus à la fin) du Directeur de la publication du site Égalité & Réconciliation, et le cas échéant celui du responsable de la rédaction.

Concernant cette deuxième demande, les bélligérants affirment ceci :

« la page des mentions légales du site indique de manière manifestement mensongère l’identité de Messieurs Germain GAIFFE et Alfredo STRANIERI comme étant Directeur et Directeur adjoint de la publication »

Et ils avancent ceci pour justifier leur position :

« dont il est de notoriété publique qu’ils purgent tous deux une peine de réclusion criminelle à la Centrale de Poissy QUI LEUR INTERDIT LE RÔLE qui leur est fictivement attribué »

Pour cela, ils invoquent le jugement par lequel, pour condamner le dénommé Alain Soral à leur verser 30 000 euros de dommages et intérêts, la 17ème chambre correctionnelle du TGI de Paris nous a refusé, il y a trois semaines, ces qualités de Directeur et Directeur adjoint de la publication.

Dès lors, nous nous devons, d’abord de vous livrer ici un commentaire de cette assignation, et ensuite, nous y répondrons par voie d’une citation directe devant le tribunal correctionnel, citation dans laquelle les personnes poursuivies seront cette fois, d’une part le magistrat qui présidait la 17ème chambre correctionnelle du TGI de Paris dans le jugement ayant donc condamné Monsieur Soral, et d’autre part les associations « UEJF » et « J’accuse ! » ainsi que leurs présidents respectifs, l’Union Éclamptique des Juvénats Franquistes (de Navarre), comme on l’appelle, nous, sur l’oreiller, Le Petit Robert et le Larousse disant eux aussi conjoints, qu’ « éclamptique » concerne tout ce qui est « relatif à l’éclampsie », et de celle-ci qu’il s’agit d’une « affection de la fin de la grossesse, due à une toxémie gravidique et caractérisée par des convulsions ».

Alors au-delà des « photeux » grossières de « Sainte Axe » et qui insultent « Laure Tograf », à tel point que ça en est un crime, ainsi que des erreurs de frappe, et aussi de l’absence de nombre de mentions légales qui doivent figurer sur l’assignation au regard de la régularité de la procédure, les petits gars de l’UEJF, désolé mais il nous faut vous renvoyer à vos chères études.

Quant aux autres, on vous « J’accuse ! » pareillement d’avoir opéré là une assignation manifestement dilatoire et abusive, et qui dès lors va vous valoir de cracher au bassinet, et bonbon.

En effet, les mentions légales du site n’ayant pas été contestées préalablement à l’assignation, devant la préfecture (organe d’enregistrement du site et en cela seul compétent pour en connaître), et ceci par la seule personne habilitée par la loi à le faire, à savoir le procureur de la République, les mentions légales du site s’imposent à toute juridiction.

C’est la loi.

Donc pour toute action relative au site Égalité & Réconciliation, celle-ci doit être dirigée contre la personne qui, dans les mentions légales du site, y apparaît désignée comme en étant le Directeur de la publication, ou contre celle qui y apparaît comme étant le Directeur adjoint de la publication, à savoir respectivement Alfredo STRANIERI et Germain GAIFFE-COHEN.

Or, les mesures que vous demandez au tribunal d’ordonner en référé, ces mesures consistent en des formalités que la loi sur l’audiovisuel définit comme étant d’un accomplissement qui s’impose au Directeur de la publication de l’organe de presse visé, et non pas à « l’hébergeur » ou « l’éditeur » du site, comme vous l’indiquez dans votre assignation.

En conséquence, en dépit du fait que vous soutenez que nous ne sommes pas les Directeur et Directeur adjoint de la publication du site, votre assignation, pour être recevable, aurait dû être dirigée, soit contre Alfredo STRANIERI, soit contre Germain GAIFFE-COHEN (ou les deux).

Là encore, désolé les gars, c’est la loi.

Mais il y a plus grave.

En affirmant que le simple fait que nous purgions actuellement chacun une peine criminelle nous interdit d’exercer les fonctions de Directeur et Directeur adjoint de la publication, vous nous renvoyez au rang de sous-hommes, de sous-citoyens, comme jadis au temps de ce qu’on dénommait alors « la mort civile », à savoir que toute condamnation à une peine d’incarcération emportait (entre autres déchéances) que pendant toute la durée de cette incarcération, la personne était placée sous tutelle de l’État, et dès lors il lui était interdit d’exercer toute fonction, tant publique qu’au sein d’une personne morale de droit privé.

Est-ce parce que nous sommes juifs que vous nous imputez cette condition de sous-hommes et de sous-citoyens, comme Vichy en son temps, et les nazis aujourd’hui encore, alors que cette « mort civile » a été abolie en 1946 ?

Ou est-ce parce que nous sommes, en France, les premiers détenus de même sexe à s’être mariés en prison ?

Dans un cas comme dans l’autre, à savoir que vous affichez là, soit l’antisémitisme viscéral, soit les postures ou attitudes homophobes, que vous dites aussi combattre, ce motif en procédant, avancé dans votre assignation comme justifiant votre exigence de vous voir communiqué le nom du Directeur de la publication, ce motif est manifestement inopérant, et il confère donc bel et bien à votre assignation, dans les faits, le caractère d’acte manifestement dilatoire et abusif.

Et ceci est confirmé, premièrement par le fait que la loi sur la liberté de la presse ne définit nulle interdiction d’exercer, non pas « le rôle » comme vous dites, mais « la fonction » de Directeur de la publication (« fonction » signifie justement qu’il s’agit là d’un poste spécifiquement défini par la loi, comme exigé pour la légalité de l’activité d’organe de presse), et deuxièmement par le fait que l’interdiction d’exercer la fonction de Directeur de la publication d’un organe de presse, cette interdiction ne figure pas sur la liste des peines complémentaires, définies par le Code pénal comme pouvant être prononcées avec une condamnation légale.

Ainsi, le seul interdit défini par la loi d’exercer la fonction de Directeur de la publication d’un organe de presse, c’est l’interdit général qui s’applique à toute matière, à savoir l’incapacité liée, soit à la condition de mineur, soit au placement sous tutelle ou curatelle.

Or, l’un comme l’autre, nous ne sommes ni mineur ni placé sous tutelle ou curatelle.

D’ailleurs, oui, pour votre information, sachez Messieurs que nous votons, et même que nous nous sommes présentés dernièrement, et aux élections municipales, et aux élections européennes.

Enfin, histoire d’être exhaustifs dans le cours qu’ici seulement, nous donnons gratuitement à ces messieurs et dames de l’UEJF et de « J’accuse ! », dans l’attente de leur en faire dûment payer le prix en justice, sachez que ce n’est pas uniquement le nom du Directeur de la publication qui doit être porté à la connaissance du public, mais son nom ET son prénom.

En effet, c’est du nom ET du prénom du Directeur de la publication, dont il doit être fait état par le demandeur, sur toute action visant un organe de presse.

Encore et toujours, c’est la loi.

Au fait, la citation directe dont nous vous avons fait l’annonce plus haut, et qui va ainsi vous voir poursuivis très prochainement devant le tribunal correctionnel de Paris, elle sera intentée du chef de délit, défini et puni par les articles 432-1, 432-2 et 432-17 du Code pénal, de mesure mettant en échec l’exécution de la loi prise par personne dépositaire de l’autorité publique agissant dans l’exercice de ses fonctions, et visant le jugement que vous invoquez dans votre assignation, cette citation sera dirigée, d’une part, en tant que co-auteur, contre le président de la 17ème chambre correctionnelle, et d’autre part, à la fois contre l’UEJF et « J’accuse ! » et contre leurs présidents respectifs, chacun en tant que complices, par fourniture de moyens et instructions données pour le commettre, le délit en question.

Et dès qu’elle aura été instrumentée, nous la publierons sur le site, ceci avec aussi la preuve de son instrumentation, c’est-à-dire l’exploit d’huissier par lequel elle aura été également délivrée au procureur de la République, comme la loi l’exige.

En attendant, et pour attester de l’exactitude de ce dont nous avons fait état céans concernant votre assignation, nous la publions sur le site dans son intégralité, en pièce jointe de cet édito.

 

ET VIVE LA FRANCE !

 

Le Directeur de la publication : Alfredo Stranieri, époux Gaiffe, veuf Rousseau, Revel, Duno...
Le Directeur adjoint : Germain Gaiffe-Cohen, époux Dati et Stranieri, veuf Dursus et Érignac.

 


 

L’original de l’édito, transmis à la rédaction d’E&R depuis la maison centrale de Poissy :

 

 

Pour mesurer l’ampleur des persécutions contre Alain Soral :

Voir aussi :

10 novembre
Brèves de comptoir – L’édito des directeurs de la publication d’E&R
Hollande au dîner de cons, Belkacem chez les Gaulois, Faurisson au Bataclan !
4
28 octobre
Brèves de comptoir – L’édito des directeurs de la publication d’E&R
Juppé président !
15
14 octobre
Handicap Zéro : extraordinaire Théo Berlemont
L’édito des directeurs de la publication d’E&R
3
30 septembre
Brèves de comptoir – L’édito des directeurs de la publication d’E&R
La gauche, la droite... et Plaintecontrix
12
16 septembre
Un Rocard sinon rien !
L’édito des directeurs de la publication d’E&R
15
2 septembre
François Hollande, Nicolas Sarkozy et l’esprit olympique
Brèves de comptoir – L’édito des directeurs de la publication d’E&R
15
20 août
Brèves de comptoir – L’édito des directeurs de la publication d’E&R
Jean Moulin, le terrorisme et les fabricants de bougies
10
1er août
Aimez-vous les uns les autres... OK, mais quand les autres ne veulent pas ?
L’édito de Germain Gaiffe, directeur de la publication d’E&R
32
22 juillet
Belote, rebelote et dix d’Eder
L’édito des directeurs de la publication d’E&R
11
7 juillet
Le Sénat, Michael Jackson, Belmondo et les seins de Raquel Welch
Brèves de comptoir – L’édito des directeurs de la publication d’E&R
33
24 juin
À quand la fin de l’inaptocratie ?
Brèves de comptoir – L’édito des directeurs de la publication d’E&R
21
9 juin
Le malade imaginaire – Un vent de folie souffle sur la justice grenobloise
L’édito du directeur adjoint de la publication d’E&R
28
26 mai
Dieudonné expulsé du Canada : l’édito des directeurs de la publication d’E&R
En chanson !
15
23 avril
Panama Papers : à qui profite le crime ?
L’édito des directeurs de la publication d’E&R
17

La voix de la raison que la justice entend étouffer,
à découvrir chez Kontre Kulture :

 

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