Egalité et Réconciliation
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Rencontre avec Laurent, paysan et adhérent d’E&R Bourgogne

L’équipe d’E&R Bourgogne a rencontré Laurent, paysan, pour un témoignage sur son travail et sur les raisons qui l’ont poussé à adhérer à Égalité & Réconciliation.

 

 


 

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L’agriculture écrasée par le mondialisme,
à lire chez Kontre Kulture :

Réussir son retour à la terre avec Kontre Kulture :

 



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122 Commentaires

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  • "Les paysans sont les gars qui grattent le dos de leur pays"...Je vais la retenir celle-la.
    Jolie.


  • Excellent et bravo ! Le vrai bon sens près de chez vous ! ! La France eternelle qui nous sauvera de la pire des décadences.L’anti BHL de même qu’il y a un antechrist. Cela fait chaud au cœur et à l’esprit. On va gagner et la victoire sera très belle. Ces témoignages sont d’une terrible efficacité.


  • #1475848

    Personnage éminemment sympathique : ça change de nos racailles d’en haut & d’en bas ! Vive la France


  • Merci à E&R pour ce témoignage on ne peut plus lucide à tous les niveaux. Aussi réjouissant qu’une vidéo de Soral.
    Encore merci.


  • #1475887

    Excellent entretien, avec un Laurent direct, franc et plaisamment articulé. Remarquable !
    Ca donnerait presque envie d’adhérer à E&R...


  • Personnage attachant, ancré dans la réalité, franc du collier, plein de bon sens paysan et qui gagne à être connu...
    Nous sommes tous des paysans (allusion au "nous sommes tous des juifs allemands" de Con Bandit) !
    Il a raison, on devrait être fier d"être soralien.


  • Merci pour cette vidéo. J’ai adoré le bagout du type comme sa petite pique envers tous ces bobos bios-végétariens-efféminés. On dit qu’un paysan ça pète bcp à cause de l’air frais et tout ça. Si lui serait a rangé parmi cette catégorie le moins que l’on puisse dire c’est que ses pets à lui doivent être une expression de sa joie de vivre, non seulement pour le fait d’avoir accédé à un autre état de conscience qui semble avoir révolutionné sa vie mais aussi pour se savoir soutenu.

     

    • #1475967

      L’agriculture francais n’est plus francaise depuis les années 50... On a adopté le mode productiviste americain, pesticides, engrais, machines à tout va etc...

      Faire du bio francais voila la solution pour respecter la terre, les betes et les plantes et se nourrir de manière durable.

      Plein de francais l’ont compris dont le couple Bourgignon (pas plus francais comme nom)


    • #1476040

      Je ne suis ni bobo ni efféminé, je mange bio et local, et suis même tout proche de devenir végétarien tant que le respect de l’élevage et l’abattage des animaux ne me conviendra pas.
      Je ne prétends détenir la vérité, mais celle-ci est la mienne et je ne me permets pas de juger la votre.
      Qui êtes vous pour parler comme cela des gens qui souhaitent être en accord et dans le respect de la planète, des animaux et la nature, et qui ne souhaitent pas mettre des pesticides et autres cochonneries chimiques dans son assiette.
      Vous ne devez pas habiter entourer de champs où sont régulièrement asperger des produits aux odeurs de diluant de peinture pour avoir un tel discours, cela fait réfléchir sur le contenu de son assiette.
      Libre à vous de vous empoisonnez, merci de respecter ceux qui ne le souhaite pas.
      La réconciliation nationale n’est pas prête de se faire avec des gens comme vous.
      Longue vie à vous dans la paix et la sérénité


    • "Je ne suis ni bobo ni efféminé, je mange bio et local"

      On parle de gens type CARON

      "suis même tout proche de devenir végétarien tant que le respect de l’élevage et l’abattage des animaux ne me conviendra pas."

      Contradiction, puisqu’un végétarien est contre la mise à mort d’un animal cela ne lui conviendra donc jamais....

      "Qui êtes vous pour parler comme cela des gens qui souhaitent être en accord et dans le respect de la planète, des animaux et la nature"

      Nos lointains ancêtres chassaient des animaux, plus récemment les peuples type "amérindiens" mettent aussi à mort des animaux cela ne va pas contre le respect de la faune ( si c’est fait de manière respectueuse ce que ces derniers faisaient) élever des animaux en pâtures a des fins nutritive participe aussi bon fonctionnement de la flore.
      Si ce pays ne comptait que des gens comme vous l’on verraient une invasion incontrôlé d’animaux type chevreuils, sangliers etc...n’ayant plus de prédateurs courant type loup, ours dans nos vallées.

      "et qui ne souhaitent pas mettre des pesticides et autres cochonneries chimiques dans son assiette."

      Expliquez moi en quoi être végétarien empêche d’ingérer des substances chimiques, malheureusement les végétaux n’en sont pas exemptés (ainsi que l’air que vous respirez)


  • Merci pour ce témoignage. Je pense que, comme souvent dans ce genre de témoignages de l’intérieur, Laurent veut défendre la paysannerie, quand il parle d’excellence de la production, mais avec de grosses oeillères, dues à de l’affectif :

    - C’est quoi l’excellence de la production : ne labourer aucun sol sans l’asperger de glyphosate ? Nourrir des cochons par milliers qui ne voient pas la lumière du jour avec du soja OGM (qui provoquent la dévastation de l’Amérique du Sud) ? Faire pisser ses vaches pour produire du lait qui finira par être pasteurisé et donc toxique ? Nourrir ses vaches (qui sont faites pour bouffer de l’herbe) avec du maïs dégueulasse aspergé une dizaine de fois de pesticides ?

    - En disant ça, bien sûr, on n’est pas "contre" la paysannerie, c’est ça qu’il faut bien comprendre. Mais jouer sur l’affectif pour faire croire que "nous, les paysans, c’est l’excellence", c’est se foutre de la gueule du monde.

    Les agro-entrepreneurs actuels (les je-me-promène-en-tracteur-toute-la-journée-pour épandre-des-pesticides-et-je-vous-emmerde.com) sont les fers de lance de la pollution à grande échelle de nos campagnes et sont les alliés objectifs des pires multinationales (Bayer, Monsanto, etc.).

    Alors je suis désolé, mais quand mes gosses jouent dans le jardin et que mon voisin paysan, représentant de "l’excellence française", balance ses pesticides dès qu’il fait beau, j’ai plutôt l’impression d’avoir à faire à un psychopathe qui détruit NOTRE monde commun en se contrefoutant de la santé des autres.

    Quant à dire que le bio ne nourrit pas la France, c’est purement débile : oui, c’est le cas actuellement. Mais si on passait à 100% de bio, bien sûr que le bio nourrirait la France. D’ailleurs, soit dit en passant, l’agriculture conventionnelle ne nourrit plus la France non plus depuis belle lurette. Dans les temples de la consommation (que je conseille à tout le monde de déserter), on trouve des fruits cultivés à l’autre bout du monde tout autant que dans les Biocoops, voire plus certainement (que Laurent se renseigne sur ce sujet). Dans les Biocoops, on ne vend que de la barbaque locale également, etc. Chez Carrefour, en revanche, on trouve de la viande d’Argentine, de la viande de cheval roumain...

     

    • Tout à fait ! Minimiser les agissements des pollueurs et de l’intensif est un peu incompréhensible... D’autre part, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, plus il y aura de petits paysans bio qui nourriront de petites quantités de personnes, plus le bio (ou l’agriculture dite "raisonnée") et le circuit court se propageront. C’est mathématique. Après, c’est une question de volonté politique de l’encourager ou non... Donc je ne comprends pas bien son point de vue là-dessus, mais excellent et courageux témoignage au demeurant. Merci, ça fait du bien !


    • J’ai trouvé également dommage le passage critique sur le bio. Faudrait pas que Laurent oublie qu’en ville, on a pas accès aux produits fermiers facilement et avec la garantie d’avoir des produits de qualité (gustativement mais surtout sans produit chimique).
      D’autre part, sauf les vieux, il est difficile d’aller au marché et c’est pas forcément là-bas qu’on y trouve les meilleurs produits à des prix correctes. Il y en a bcp qui vendent aussi de la merde, sans goût et traité dans tous les sens.
      La biocoop au moins, nous garantie la provenance de fruits & légumes locaux (là dessus, Laurent se trompe clairement, les tomates viennent seulement d’arriver dans le mien et elles sont bien de France), sans pesticide et sans ogm.
      Je pense que ce qu’il dit est valable dans un petit village où effectivement, on passe devant les surfaces agricoles et où tout se sait. En ville, c’est une autre histoire.


    • #1476042

      merci pour ce commentaire


    • @Lorenzo, l’épandage de glyphosate avant labour est loin d’être systématique en France, je fais des céréales sur des surfaces en prairie sans glyphosate, les fermes porcines françaises ont une moyenne de 150 mères en Allemagne, plus de 7000... Le soja, remonte un peu dans l’histoire récente et penches toi sur les accords du GATT par lesquels nos dirigeants nous ont interdit de produire des protéagineux en échange d’une autorisation de vente pour quatre roqueforts et un carton de six de bordeau. Faire pisser le lait aux vaches avec du maïs aspergé 10 fois de pesticides, le lait est à 280 euros la tonne faut être très performant pour survivre à ce niveau là, quant au maïs, les parcelles qui subissent le plus de traitements ont un herbicide spécifique post levée(de plus en plus remplacé par un binage mécanique) et un insecticide dans les zones à pyrale... Le maïs est la céréale qui demande le moins de traitement en France.
      Ton voisin fait des traitements dès qu’il fait beau, il roule quand le temps le permet et travaille en somme de température, et psychopathe, je suis sûr que tu lui à dis en face... Tu ne connais sûrement pas la couleur de ses yeux. Pour le bio, à part quelques exploitations qui pratiquent la technique agronomique biologique, le reste c’est juste un changement de fournisseur d’intrans, remplacer le super phosphate par du granulé de poils de porc ou de plumes de poulet ça n’est pas changer de pratique, continues de te faire plumer à la biocoop... Continuons le débat sur le forum, si t’en es...
      Pour m’enlever les œillères t’as mon adresse camarade...


    • bravo Laurent, je te reconnais bien là.
      Ras le bol de se faire sermoner par des gens qui ne connaissent rien au métier.
      comme tu le dis si bien, la terre c’est ingrat, la terre elle retourne à l’état de nature en deux ans si on ne la travaille pas. des bêtes c’est tous les jours qu’il faut être là, un potager c’est aussi un arrosage minimum tous les quatre jours si on veut que ça pousse. bio ou pas bio.
      le bio est une niche pour bobos. qui adorent se faire plumer par bonne conscience car le fond du problème est là. la bonne conscience qui permet de cracher sur les pauvres cons qui continuent à faire le paysan sans se soucier des effets de mode.
      croyez vous sincèrement que les agriculteurs s’éclatent à balancer de la merde sur leur terre. ils n’ont pas le choix. cela se décide au dessus d’eux. vous parlez de bio mais vous ne savez même pas faire pousser un radis.
      Une agriculture sans merde est tout à fait possible, il suffit juste d’avoir des bras (j’ai trois hectares de verger, je désherbe entièrement à la main et je traite au strict minimum et vous savez pourquoi ça marche ? tout simplement parce que toute ma région fait la même chose. si vous voulez une agriculture saine il faut que tous les agriculteurs suivent les mêmes règles, autrement c’est foutu d’avance, et vous vous retrouvez avec un bio artificiel avec des produits tout aussi chimiques mais estampillés bio.
      parce que si vous croyez que le bio c’est pur de toute chimie, vous êtes vraiment naifs.
      Pour faire du sain, il faut faire tourner les cultures, éviter la monoculture, il faut avoir une faune variée, des insectes, des oiseaux, des crapauds, des haies, des talus, il faut que les cultures épousent les formes naturelles des terres. tout cela demande du travail . alors je trouve indécent de gueuler sur le pauvre con qui est peut-être un des derniers à travailler sans regardez au gain dans un pays où il y a quand même plusieurs millions de chômeurs qui ne sont même pas capable d’aller faire les vendanges ou castrer les maïs pour un smig agricole)
      si vous bouffez de la merde c’est de votre faute, pas celle du paysan, il ne fait que ce qu’on lui ordonne de faire (alors que c’est contre ses traditions)
      blé, rendement maximum en 1970 : 40 quintaux (qualité manitoba la variété la plus productive dans le monde à l’époque)
      actuellement, en Beauce on produit des variétés moins performantes pour un rendement de 100 quintaux à l’hectare. vous saisissez le miracle ? vous comprenez l’entourloupe ?



    • Quant à dire que le bio ne nourrit pas la France, c’est purement débile : oui, c’est le cas actuellement. Mais si on passait à 100% de bio, bien sûr que le bio nourrirait la France.




      oui , alors
      1) commencez d’abord par faire une bonne révolution pour qu’on ait les mains libres
      2) repeuplez les campagnes car une agriculture naturelle demande des bras et c’est pas 700 000 agriculteurs qui feront bouffer la France surtout qu’en plus ils l’entretiennent déjà gratuitement. car tout le monde oublie une chose, sans paysans le paysage Français serait transformé en jungle en quelques années et la nature sauvage c’est pas un parc paysager
      3) acceptez de payer le juste prix de ce que vous voulez mangez
      et là alors les paysans vous montreront l’excellence de leur travail


    • Merci à Laurent et Paramesh :

      Oui elle est belle la nature Française après des siècles de labeur ! Nos campagnes n’ont rien de naturel, et la nature engloutit toute œuvre humaine en quelques années malgré les idées reçues de nos grands écologistes citadins qui ne se rendent pas compte que sans l’armée de Mamadous qui se lèvent à 5h du matin (quand eux dorment encore...) pour nettoyer les rues et refaire le bitume (Putain ! Encore des travaux !) leurs belles villes seraient envahies d’arbres, de ronces, d’orties et de lierre en quelques années et ce ne serait pas en mocassins et en talons qu’ils se déplaceraient mais en bottes !

      Non il ne faut pas "sauver la planète" ou "sauver la nature" (et bizarrement, ce sont ceux qui en sont le plus éloignés qui s’en font la mission), elles n’en ont pas besoin : Le décret divin qui ordonne à la végétation de végéter ne peut pas être abrogé par la main de l’homme, peu importe les conneries dont nous sommes capables. S’il faut respecter l’environnement, c’est pour nous-même et notre bien-être qu’il faut le faire et pas pour autre chose : il suffit d’un pet à la nature pour reprendre son cours : il n’est rien qui ne soit biodégradable avec le temps ! Regardez Tchernobyl pour vous en convaincre...

      N’importe quelle personne qui a une parcelle de gazon peut comprendre ce que je dis, quant aux autres, comprenez quelles sont vos œillères et d’où viennent vos points de vue erronés. L’écologisme est pour beaucoup une arnaque moderne : Comme toujours les problèmes viennent des villes, car c’est la pensée citadine qui s’impose au reste du pays, toujours avec la même arrogance et le même orgueil, du haut d’une ignorance toujours plus boursouflée...

      Un peu d’humilité donc, écoutez ceux qui savent pour une fois même si ça vous défrise.


  • #1475910

    Dommage de voir que cette personne fait l’apologie de l’agriculture intensive sans évoquer la multitude de dérives sanitaires que l’on connait.
    Personne ne revient sur le fait qu’un agriculteur travaille dur, mais cela ne justifie en rien l’usage intensif d’engrais et de farines chimiques, de semences génétiquement modifiées ou de pesticides...
    Bon courage aux paysans, à tous les agriculteurs et surtout à ceux qui se battent pour que l’on puisse manger sainement.

     

    • @lumièresurlumière, à quel moment je fais l’apologie de l’agriculture intensive, t’as vu ma ferme ? Il y a tout un monde de pratiques entre l’intensif et le bio labellisé, il y a bon nombre de paysans qui ont leur propre "cahier des charges" qui va bien au delà du bio label. C’est à ça que sert le label "BIO" si t’as pas payé t’as carte de membre tu passes pour un salaud...


    • Il était de gauche avant de lire Soral, il lui reste à voir les vidéos de Lydia et Claude Bourguignon (médecins de la terre) pour mieux comprendre la qualité des sols.

      J’ai écouté cet homme avec plaisir. Il est très saint dans sa tête, c’est rare de nos jours et puis L’environnement dans lequel il vit fait rêver.

      La seule façon de s’en sortir au niveau des paysans est de vendre directement du producteur aux consommateurs, cantines, AMAP etc... et éviter les intermédiaires.

      En centre ville les petits commerces de bouche disparaissent suite à des prix trop élevés mais si il y avait vente directe cela permettrait à ces commerces de survivre.



    • il y a bon nombre de paysans qui ont leur propre "cahier des charges" qui va bien au delà du bio label.



      @Laurent71

      Ce que tu dis est vrai mais dis moi seulement comment fait-on pour le savoir sans label ? On va voir toutes les fermes du coin et on contrôle leurs exploitations ?

      Je suis d’accord avec ton discours dans la vidéo mais tu penses en tant qu’agriculteur vivant à la campagne. Je sais pas si tu te rends bien compte de la galère pour être sûr de pas acheter de la merde en ville...

      Le label bio a beau être une arnaque, il nous permet à nous, consommateur, une garantie, sans doute pas parfaite mais toujours mieux que les produits de marque "repère" de chez Leclerc.
      Tant qu’on aura pas complètement interdit l’usage de certain produit en France, j’achèterai du bio.

      Sans parler du fait que je ne comprends pas pourquoi tu te soucis de notre porte monnaie si du côté du paysan bio, il arrive à mieux s’en sortir que la plupart du secteur...


  • Très nteressant.

    Après je ne comprends pas trop ça charge contre la BAD.
    Je ne suis pas survivaliste mais j’arrive facilement à comprendre que le politique ne peut pas tout. Notre monde connait des limites physiques et même des élites aussi patriotes et honnorables qu’elles puissent être n’ont aucune solution face à ça. Ce n’est pas une question d’idée.
    Les gens qui pensent sur le long terme comprennent vite que la croissance infinie n’existe pas.
    Il est par ailleurs naturel de vouloir faire passer sa famille avant son pays.

     

    • la connerie d’une bad c’est qu’elle est toute seule, la solution doit être collective, il n’y a pas d’autonomie possible, seule l’entraide et les réseaux permettent de s’en sortir. le grand prince du survivalisme ne connait le travail de la terre que par les livres. si vos paysans vous produisent de la merde c’est justement parce qu’ils sont tout seuls, qu’il n’y a plus assez de bras, c’est pas les quinze pèlerins d’une bad qui vont redessiner un paysage rural efficace (irrigation, drainage, défrichage entretien des voies de communication, les restanques etc : car cela a toujours été le travail collectif des communautés paysannes qui ont construit au cours des siècles le visage de la France.


    • @Pseud, adhères, entre en contact avec des camarades, trouvez des producteurs (balade à la campagne...), organisez vous pour récupérer les produits (re balade à la campagne) et les répartir (rencontre avec les camarades), franchement, ça devrait être plus convivial que de pousser un caddie à la biocoop, et si en plus t’as un camarade qui pense à amener de quoi boire un petit canon c’est un coup à devenir vivant...


    • Désolé paramesh mais vous vous trompez en un sens doublement. En effet, la bad est un projet collectif à deux titres : 1) C’est un projet collectif en soi puisque c’est un projet qui se monte à plusieurs et 2) C’est un projet collectif à une petite échelle donc, mais qui s’inscrit ensuite dans un réseau plus grand même si toujours local d’un point de vue géographique (ce n’est pas tenable au-delà d’une certaine distance entre différentes structures). Lire et écouter Piero San Giorgio qui aborde ces points de manière plus détaillée.


    • @ Eric
      , je ne mets pas en cause la philosophie de la BAD d’autant plus que pour moi ma BAD c’est ma terre. je mets en doute la capacité de citadins à s’intégrer dans un univers rural qui ne les a pas attendu pour exister.
      ce que je mets en doute c’est la légitimité d’une forteresse citadine dans un monde rural. (le monde des idées contre le monde de la pratique quand il s’agit de produire du concret)


    • D’accord, très bien. On va dire que ce n’était pas clair. Merci pour vos précisions. Cependant, je ne vois pas en quoi le fait que la campagne n’ait pas attendu les citadins pour exister (certes !?) empêcherait une reconversion, un changement de vie ou que sais-je. Je trouve cela un brin radical et je crois pour ma part préférable d’éviter les dichotomies radicales. Mais bon, il faut encourager les initiatives et les expériences tout de même. Bonne continuation.


    • @ Eric, ne croyez pas ça, je souhaite de tout mon coeur que les gens quittent les villes et se ressourcent dans la vraie vie. mais c’est une démarche difficile, la nature c’est beau mais c’est ingrat (il faut travailler) le monde rural est un peu fermé, un peu brut de décoffrage, il se sent mal en ville et a un préjugé contre le citadin qui croit tout savoir. (j’ai émigré de la ville à la campagne dans les années 70 donc j’ai une petite expérience sur la chose).
      donc la réconciliation nationale elle est aussi à faire pour les frères ennemis (citadins/ploucs).
      Et une reconciliation serait en plus profitable humainement aux deux partis en dépassant la paresse du corps pour les gens de la ville et la paresse de l’esprit pour les gens de la campagne.


  • Un énorme respect et bravo à Laurent, simple et bien parlé !


  • Message super intéressant , ces gens natures et de la nature sont
    hyper important et intéressant , bravo à lui ainsi qu’a E&R .

    Mes racines font que ces agriculteurs paysans , je les comprends
    parfaitement , la description de sa vie et ses aléas nous les connaissons .

    Très bonne résolution de sa part d’avoir adhérer à E&R , il se sentira
    moins seul et mieux compris , par conséquent sa vie lui sera moins pénible .


  • Capitaine Haddock ... dans le style et dans le verbe !

     

  • Rafraîchissant, motivant, sensé, juste, direct, vrai, etc...
    Il a tout à fait raison.
    Chapeau bas.
    w


  • Campagne, biquettes, fromage de chèvre...
    j’ai envie de me barrer là-bas quand je vois ça !


  • Cette personne a tout mon respect. Il a peut-être un ou deux avis pas forcément en accord avec les nôtres mais qu’importe ce sont ses avis, au final on sent bien l’enracinement et le patriotisme de cet homme brave et humble, qui nous poussent à le respecter et le saluer comme il se doit.


  • Comme Laurent je viens de renouveler mon adhésion .
    Une des pistes de l’avenir d’ER est effectivement de toucher le peuple enraciné et productif . Une façon pour nous de prouver que nous ne sommes pas uniquement dans le concept et l’analyse critique .
    Je contredirais Laurent sur un point . La permaculture et le bio intensif - pour autant que je les comprenne - sont une vraie solution s’ils sont appliqués de façon appropriée , c’est- à -dire en une multiplicité de micro-fermes produisant pour la commune ou le canton . La permaculture correspond à une production locale sur une petite surface . Une micro -ferme par hameau, par quartier , par lotissement .
    Le mode de rémunération des travailleurs assurant cette production reste à définir . Un gouvernement qui aurait le courage de récupérer l’argent là où il est pourrait subventionner un couple de producteurs qui nourrirait X familles en produits frais .

     

    • arrêtez avec la permaculture et le bio. qu’est ce que vous croyez ? qu’on l’a inventé au XXème siècle ?. Même les Bourguignons ne font que traduire scientifiquement des savoirs que nos ancêtres ont découvert empiriquement. depuis plus de 60ans l’agriculture intensive mécanisée à outrance et dopée au pétrochimique nous a été imposée par les marchés. pas pour produire plus (on croule sous les stocks) mais pour produire moins cher ou plus vite. cette parenthèse peut se refermer, on peut très bien recommencer à produire sain et naturel mais de grâce ne nous imposez pas comment faire. Venez plutôt nous rejoindre car le travail ne manquera pas. (une excellente façon de réduire le chômage)


  • #1476013

    ’’ (...) personne n’a peur de nos jours de dire qu’il est pédé, mais on a peur de dire qu’on est membre d’une association qui prône la réconciliation nationale.’’

    ... ce monde est clairement bon pour la poubelle. Il est viré sans-dessus dessous. Une phrase qui résume l’essentiel de la schizophrénie ambiante.


  • c’est pas un discours de nuit debout, on en apprend des choses en 20 min.


  • #1476061

    Je sais que c’est pas très courageux de commenter, mais merci à Laurent pour son Coming Out. Je suis adhérent ER aussi. Donc je m’associe à lui, au filtre ER.


  • "Comprendre l’empire" c’est en inox , c’est bien soudé , ça bouge pas !

    Voilà , je vis dans la campagne berrichonne et on est tous comme ça , pas forcement ER mais forcement viriles , travailleurs , débrouillards et bien intentionnés .
    Toute ma famille élargie bo-bo attitude est devenue très difficilement supportable ... et pourtant faudra se réconcilier aussi avec eux ... Mon dieu !


  • #1476068

    Je confirme que la formation adulte c’est pas terrible... l’idéal serait de prendre deux-trois gars qui viennent travailler avec un paysan selon une formule aide bénévole à la ferme contre échange de savoir sur trois mois. Çà pourrait ainsi multiplier à terme le nombre de paysans, tisser ce fameux réseau national, le rendre effectif...


  • Laurent :

    - Pourquoi etre contre le bio ?
    - Vos parents mangeaient quoi à votre avis ?
    - Et la France était nourrie comment avant ?

     

    • D’après ce que j’ai compris, il critique le label "bio" qui est une niche commerciale, mais concrètement, sa production est au même niveau de qualité et d’exigence, sinon plus.

      Ses parents n’achetaient pas des produits sous emballage étiquetés "bio" !



    • D’après ce que j’ai compris, il critique le label "bio" qui est une niche commerciale, mais concrètement, sa production est au même niveau de qualité et d’exigence, sinon plus.

      Ses parents n’achetaient pas des produits sous emballage étiquetés "bio" !



      Sauf qu’aujourd’hui on a pas trop le choix si on veut pas manger de la merde...Ce label qui est une arnaque dans le sens où avant, on avait pas besoin de payer pour garantir qu’on fait du bon boulot, mais c’est malheureusement le seul moyen qu’on a pour garantir qu’on mange pas des produits chimiques.

      Il y a aussi les AMAPs, mais c’est un peu moins "pratique" on va dire car on ne choisi pas.


    • Le mot "bio" devient un mot fourre-tout. Il y a bio et bio. Le bio des villes et le bio des champs. Le "AB" intensif espagnol de supermarché (genre "tomates eau de vaisselle" sous cellophane, insipides et imbectables) et le bio artisanal, non labellisé (tel celui que De Funès pratiquait déjà à l’époque dans son potager, bien loin de la mode bobo actuelle).
      Avec le temps, on apprend à mieux faire la part des choses.
      J’ai l’habitude de ramasser mes légumes directement chez un producteur (en Vendée), en agriculture "raisonnée" donc sans ce foutu carcan AB de moins en moins fiable et de plus en plus attrape-con. Vu les "mauvaises" herbes et la faune entomologique qui s’ébat joyeusement dans les cultures, je suis rassuré sur la qualité. Pas besoin du AB ! (et je ne parle même pas du goût exquis des produits).
      Et puis il faut réapprendre les saisons. C’est chouette les saisons, c’est bath les saisons ! C’est tellement triste de vouloir bouffer des fraises toute l’année... Sinistre époque consumériste où on veut tout, tout de suite, tout le temps !...


  • #1476108

    Donc, on avait déjà entendu un paysan, Philippe Layat (conf. récit de son calvaire sur E&R), maintenant c’est Laurent.
    Ils se ressemblent. D’abord quelque chose dans le visage qui les apparente, ensuite quand ils parlent. Leur registre lexical, leur expression orale et surtout l’intelligence du propos sont d’une qualité rare en ces temps de nivellement de la pensée et de goujaterie verbale assommante.
    Richard Millet (un renégat selon le système, donc forcément un allié potentiel) qui souffre de cette déchéance insupportable (lire/relire "Langue fantôme" et "Le sentiment de la langue") éprouverait un réconfort certain auprès de nos deux héros de nos campagnes délaissées !
    Ces deux là sont des seigneurs. Ils ne plient pas. Cette rectitude est une leçon pour moi.
    Merci à E&R de nous offrir ces moments de simplicité et d’honnêteté.


  • #1476113

    "Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France". Sully, ami et ministre du roi Henri IV.

     

    • Dites ça à Claude Bourguignon si un jour vous le croisez et enregistrez le qu’on rigole.


    • @pseud

      Tu n’as pas bien écouté ce couple, à aucun moment ils critiquent le labour, je te rappelle que pendant des siècles des paysans pratiquaient ceci intelligemment, à en prendre le nom de "LABOUREUR" le labour comme le faisait nos anciens avec la jachère n’a jamais abimé la terre, à l’instar du labour profond et moderne pratiqué par les outils modernes de nos jours qui en effet abime la terre, nuance....


    • @Ras
      Si, Ras, les Bourguignons critiquent bel et bien le labour (comme ils le font pour les engrais chimiques, les pesticides, les "monsanto" etc...). Cependant, ils parlent des conséquences du labour à partir de 1900, et en particulier sur les organismes perturbés par ce retournement de terre. Pseud est donc dans le vrai quand il fait sa suggestion au vu des différentes positions du couple Bourguignons
      Sources :
      http://www.dailymotion.com/video/xj...
      https://www.youtube.com/watch?v=CBO...


    • @ A
      écoutez mieux, un labourage traditionnel ne se fait que sur environ 10cm . de plus on doit laisser les amendements organiques se décomposer sur le sol pendant les mois d’hiver avant de labourer. donc si c’est fait correctement il n’y a aucun problème. le problème vient de la profondeur des labourages mécaniques qui défoncent la terre sur parfois plus de 30 cm (vous le voyez bien à la différence de texture du sol quand il est retourné. traditionnellement un labourage (qui est en fait un griffage ne doit qu’aèrer la couche superficielle sans la retourner, ceci pour l’assouplir afin de faciliter la germination des semences.
      Alors bien sûr on pourrait éviter de griffer la terre mais alors il faudrait enfouir les semences au bâton ( vous voyez le boulot pour des céréales ?) car des graines sur un sol non aéré restent en surface et sont sujettes à toutes les agressions (insectes, oiseaux, différences thermiques,déshydratation)


  • "....Ce qu’il faut faire c’est faire du réseau. Encore une fois combat collectif, faut y aller, faut pas juste laisser le père Soral passer devant, en prendre plein la gueule..."
    Merci Laurent et tous mes encouragements.
    Beaucoup de sagesse et de bon sens dans tes propos, ce qui me suggère une question : combien de "révolutionnER" sont-ils capables de passer du combat virtuel au réel et de larguer leur ordi pour prendre la bêche, ensemble ?"


  • Merci Laurent !

    J’me permets de te serrer virtuellement la poigne... même à bas débit ! ;)


  • @ barbu chevelu

    "La réconciliation nationale n’est pas prête de se faire avec des gens comme vous."

    Pour ta gouverne, j’ai été végétarien pendant 15 ans. Ça faisait intrinsèquement partie de mon idéologie de rastaman, donc ta pleurniche tu ne l’a fais pas chez moi. La nature c’est vraiment mon truc. Cela dit, tout ce mouvement fait aussi partie de la féminisation de la société. Va dans un magasin bio et 80% de la clientèle sont des gonzesses. Si cela ne t’a jamais sauté aux yeux c’est que tu es probablement aveugle. Je me méfie aussi des motivations et du sentimentalisme de certains mouvements pour la simple raison que j’ai failli tomber dans du militantisme extrême et c’est exactement de ça dont je me méfie. On commence d’abord avec des bonnes intention puis on cherche a imposé son idéal au reste de la société. Avec l’âge, j’ai appris que le fait de manger de la viande fait partie de la vie ainsi que de foutre la paix à tout le monde. Amen.

     

    • Si tu vas chez Leclerc, tu t’attends à voir quelle proportion de femme à faire les courses ?

      C’est pas parce que la société se féminise que d’un seul coup, les mecs se sont mis à faire les courses systématiquement.

      Les mecs efféminés, ils sont plutôt dans les magasins de fringue...


  • Beau discours... dommage qu’il ne soit pas sensibilisé au bio... je suis assez d’accord avec lui sur le constat... que ça ne nourrit pas grand monde, que beaucoup de choses viennent de l’étranger... que c’est un business en gros...
    Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y aurait pas un avenir du bio en France et sous diverses formes d’ailleurs (maraichage bi traditionnel, petites exploitations permacoles, agriculture semi extensive sauce Bourguignon...)

     

  • Que ça fait du bien de voir un peu de bon sens ! Merci Laurent !


  • #1476252

    Laurent Président !
    Tu nous parles haut et claire, mieux que les pathétiques marionnettes : vals et macron réunis prescripteurs des médias soumis, asservis et complotistes .
    Rien ne peut te contredire sinon le pouvoir du capital contre lequel nous ne sommes rien.
    Ce concerté diabolique rouleau compresseur ne se pourra combattre par le seul verbe.
    Aux armes Citoyens !
    Bise


  • #1476265
    le 29/05/2016 par obrasley62@gmail.com
    Rencontre avec Laurent, paysan et adhérent d’E&R Bourgogne

    Il est beau ce regard quand il parle de son métier qu’il adore encore (et c est rare)
    Un pétillement dans les yeux quand on aborde "comprendre l empire", ce n est pas le seul
    Longue et bonne continuation


  • C’est ca un Français !
    Solide, plein de bon sens, intelligent, indépendant et couillu !
    Ces vidéos sur les paysants sont de l’or en barre.
    Les hommes n’ont pas tous disparu.


  • Aaah ! que c’est rigolo tous ces commentateurs qui veulent apprendre à Laurent ce qu’est la bouffe naturelle et une agriculture saine.
    Cet homme a plusieurs années de métier dans les bottes et une bande de puceau de la charrue viennent lui faire la leçon à propos d’une critique somme toute gentillette sur l’arnaque que représente la majorité du bio labellisé.
    On a là un couillu de premier plan qui déclare publiquement son soutien à Soral et son adhésion à E&R et laisse son adresse à la fin de vidéo et nous voila avec toujours les mêmes consommateurs de dissidence pré-mâchée qui viennent lui balancer des Époux Bourguignon en-veux-tu-en-voila confirmant au passage le cliché de la tata bobo consommatrice de Bio jamais capable de fermer son clapet et d’écouter un bonhomme parler vrai.

     

    • #1476371

      @ durandal
      Sortez de l’affect. Personne n’attaque Laurent ni ne remet en question son courage et sa détermination dans son métier. Ni même encore le parler vrai du bonhomme comme vous dites ! Loin s’en faut.
      Le débat porte sur un constat non sur une personne qui serait sympathique ou non à nos yeux.
      Si vous trouvez que tout va bien dans le meilleur des mondes et que l’agriculture française permet aux français de manger sainement, grand bien vous fasse.
      Acceptez par contre que d’autres aient un constat tout autre sans pour autant être taxé de bobo (Je suis smicarde... !).
      Si vouloir manger un légume ou un fruit naturel c’est être bobo, alors nous n’avons pas la même définition de ce terme. .Ceci dit personne n’est dupe des arnaques de la grande distribution dite "Bio"...
      Il existe de plus en plus de permaculteurs qui se battent pour faire changer les choses dans des conditions tout aussi (si ce n’est plus) difficiles que les agriculteurs en conventionnel. Manger local en achetant directement aux maraîchers locaux c’est déjà un premier pas.


    • C’est vrai que le BIO agace par les médias et la mode qui s’en serve à tout va, mais le Bio n’existe que par rapport à l’agriculture chimique, si un jour celle ci disparait tout sera bio d’office et donc plus besoin du bio non plus, en attendant le Bio est une étape nécessaire dont on ne peut s’affranchir d’un revers de la main. Il faudra penser aussi à une redistribution de la terre pour multiplier les petites exploitations et supprimer le monopole de certain.


    • @lumièresurlumière

      Madame,
      Je vous invite à sortir à votre tour de vos magazines pour midinette et vous conseil d’arrêter de tout psychologiser, je gare mes affects ou je veux, ne vous en déplaise.

      Mon coup de gueule portait bien sur le fond, on a là un camarade courageux qui fait une percée des plus risquée pour montrer l’exemple, à savoir porter haut les couleurs du mouvement et rétablir quelques saines vérités dans le domaine.
      Vous comme les autres avez le droit de critiquer tout votre soul, ça ne fera pas moins de cette manie une détestable habitude, devant un propos salvateur de systématiquement aller chercher la petite bette.
      Mais c’est dans l’air du temps, chacun ira de sa petite phrase croyant faire avancer le schmilblic, dans ce genre de cas précis et à mon goût, quand les hommes parlent les enfants se taisent...
      On nous a tellement bercé d’égalitarisme que nous avons fini par y croire, un paysan n’a pas a se voir donner des leçons par une bande de citadins ayant lu trois bouquin de Rabhi et visionner les conférences des Bourguignon en boucle (et je m’y inclus).
      Pour finir et en toute honnêteté, ça n’était à mon sens pas le sujet de cette vidéo, il s’agissait avant tout, je crois, d’inciter les sympathisants et adhérents à plus d’engagement, à sortir du virtuel. Mais aussi à dénoncer les durs conditions de la paysannerie française.
      Parlons donc de cela au lieu de nous embourber dans le bio.


    • #1477057

      @jack 76
      Enfin du bon sens... !

      @Durandal
      Monsieur, je prends bonne note de votre conseil. Cordialement.


  • L’avenir c’est le maraîchage en permaculture, l’élevage en plein air intégral, et les champs en agro-foresterie (1 bande de fruitiers tous les 16-20 m), les céréales en semi-direct sous couvert végétal SANS TRAVAIL DU SOL.
    Tout le reste ça pue et c’est tout, il n’y a pas de "mais" qui compte.
    Pas de travail du sol et aucuns traitements.
    Il faut utiliser les associations de cultures et les plantes bio-protectrices et c’est tout !
    Sois tu pollues, sois tu pollues pas !

     

    • @clem, contacte ta section locale, vous pourrez faire une petite vidéo de ton exploitation où tu fais tout ça... Allez c’est pas l’tout mais faut qu’j’aille traire.


    • @ Laurent71 , espèce d’antisémite ! tu sais bien que c’est un scandale de malmener ces pauvres bêtes en leur enlevant le lait ... Moi j’ai réussi à trouver un système de prélèvement lactale par la pensée ...


    • Ben voyons et pourquoi ne pas retourner au moyen age pendant qu on y est....

      Comme l ecrit si bien Lucien Cerise :
      "Il y a l’ingénierie sociale négative (l’oligarchie) ET l’ingénierie sociale positive (E/R), de même il y a le bio négatif et le bio positif, les OGM négative et les OGM positive (voir les travaux de recherche de l’INRA et du CIRAD), il y a le modernisme négatif et le modernisme positif...

      Tenir une discours type bisounours et archaique est tous aussi négatif que les campagne marketing des multinationales...


    • @ rémi

      Bonne idée le prélèvement de lait par la pensée.

      Ou alors, à l’instar des vaches à hublot, il faudrait inventer des chèvres transgenre à commutateur mâle/femelle. Dès que la chèvre a mis bas, hop tu commutes l’interrupteur sur "mâle", comme ça elle arrête de produire du lait.

      J’y travaille.


  • Ce mec est un exemple à suivre !
    Soutiens total aux agriculteurs français !

    Salutations des Ardennes Belges !


  • " J’etais dans le camp du bien. Je votais PS. " La blague de l’annee. Combien de millions de trouduc on etait ? Les videos terroirs d ER donnent le moral.


  • Aujourd ’ hui l ’agriculteur dit "moderne" ne nourrit plus le français lambda ,il fuit en avant toujours plus +++d’hectare dépourvus de toutes biodiversités afin de rentabiliser le super-machiniste . Il pratique de la bi ou de la mono-culture ou chaque année il est obligé d’employer de plus en plus de la chimie afin de maintenir des forts rendements (le rendement c’est bien mais le nutritif n’ y est plus )...
    D’où l’explosion des cancers, touchant toutes les catégories d’âges !!!!!!


  • A la fois passionnant, drôle et dynamique. On en redemande.


  • #1476632
    le 30/05/2016 par la pince mon seigneur
    Rencontre avec Laurent, paysan et adhérent d’E&R Bourgogne

    J’adore l’authenticité de ce monsieur, RAS, le seul blem, c’est que le monde paysan nous a empoisonné de pesticides et ils n’ont pas voulu revenir en arrière


  • Agriculteur je vais poser la question qui fâche mais qui conditionne toutes les autres. Combien voulez vous que l’on nourisse de personne ? 10 millions ont peut avoir une agriculteur bio, 40 million ? vous serez obligé d’accepter un peu de souffre , le gaz des volcans et du cuivre, un métal lourd, 65 millions là on est obligé d’avoir recours au molécule chimique sinon certains auront la ligne. Choississez nous on produira à la demande. La production agricole dépend des photons envoyés par le soleil , de la dégradation des roches par les agents chimiques, H20 etc et plein de monde qui veut bouffer avant vous, champignon, insectes oiseaux sanglier américains et.... CHOISSISSEZ !!!!


  • @Bombyl...........comment ne pas souscrire à ce que vous dites, concernant la beauté du rythme naturel des saisons, les produits propres à chacune...rien ne m’horripile autant que de voir des fraises ou des cerises à Noël, et c’est bien ce désir de posséder de manière compulsive de tout tout le temps qui arrive à tuer le désir lui-même...concernant les labels ou les connaissances locales, les citadins qui ne conduisent pas l’ont dans l’os car pas le choix, tisser un réseau à Marseille n’est pas la même chose qu’en Bourgogne ou en Ardèche .


  • Sacré bonhomme ! Franc du collier, clair, droit dans ses bottes ... sympa au final. Il faut juste potasser le chapitre bio, permaculture, agroforesterie, éco hameau ... oui il faut travailler en réseau, et en bio c’est encore mieux. D’ailleurs le mot "bio" ne devrait pas exister, c’est tout le reste qui devrait s’appeler "chimique" ... nos grands pères ne mettaient pas de produits chimiques pourris dans leur jardin, à ce que je sache ils avaient à manger.


  • #1476698
    le 30/05/2016 par Un lecteur régulier
    Rencontre avec Laurent, paysan et adhérent d’E&R Bourgogne

    C’est bien la première fois que j’écris un commentaire car je suis effaré par la suffisance de la petite pédantaille qui s’épand sur son clavier depuis hier vis-à-vis de notre camarade Laurent.

    Vous jouez les offusqués, drapés dans votre vertu de savoir fraîchement acquis au travers de vidéos YouTube et autres articles vous ayant convaincu que le triptyque Bio/permaculture/végétarisme était LA solution et que tout le reste n’était que de la merde bonne à crever sous le rouleau-compresseur TAFTAien ...

    Vous vous permettez de donner des leçons d’agronomie et d’économie à un type qui est DANS le métier, qui en vit, qui Y vit, et qui connaît l’envers du décors de tous ces labels, bien dissimulé aux consommateurs, un type qui sait que l’on peut produire de la qualité sans pour autant avoir un stampel au cul. Quand vous avez déjà une clientèle, une réputation, quand on connait votre manière de produire, vous n’avez pas envie ni besoin de vous faire chier à cotiser pour un label et à passer au travers de toute la paperasse, les normes et contrôles supplémentaires que cela implique.

    Je ne suis pas agriculteur, je n’ai même pas de potager. Comme la plupart d’entre vous, j’ai un boulot à la con dans le tertiaire et je rêve d’un retour à la terre. C’est un objectif. En attendant je suis curieux, j’observe, j’apprends, mais j’ai l’HUMILITÉ DE FERMER MA GUEULE quand je suis face à des gens qui FONT, et qui ne passent pas juste leur temps à se toucher sur des vidéos du couple Bourguignon, de Thierry Escoffier, ou autre Nicolas Pézeril.

    Regardez d’ailleurs le comportement de ces derniers : ils FONT ; ils essayent, ils testent, ils galèrent, parfois échouent, mais recommencent pour y arriver et ensuite INVITER les autres à découvrir cette nouvelle manière de concevoir l’agriculture, et ce seulement après des années de pratique. Ce ne sont pas des agriculteurs ou agronomes de salon, mais de terrain, qui ont éprouvé leurs théories. Eux pourraient à la rigueur l’ouvrir, mais ils ont la CORRECTION de ne pas jouer les moralisateurs car ils comprennent bien la réalité du terrain et le quotidien des agriculteurs.

    Humilité et correction, si on veut penser "retour à la communauté", il s’agirait de réapprendre à bien se comporter entre nous.

     

    • Monsieur permettez que je vous dise un grand merci, vous avez résumé avez bien plus d’habileté que moi le profond sentiment d’exaspération qui me prend à la lecture de tous les commentaires de cette "pédantaille" que vous nommâtes si habillement.
      Vous dites écrire pour la première fois je vous invites à nous faire profiter plus souvent de votre justesse de vue et de votre prose agréable.
      Nous avons assurément besoin de gens de votre envergure.


    • Je ne n’ai pas lu tous les commentaire mais je suis d’accord qu’il y a un respect a avoir pour le monsieur, si cela n’a pas été le cas.

      En l’occurrence le monsieur fait du fromage de chèvre...du fromage...

      Il y a des données exploitables pour comparer les rendement en agriculture conventionnel et permaculture...

      Je pense que personne ne se prends pour un expert en ayant vu quelques vidéos youtube, mais sur les vidéos youtube il y a des vrais gens qui s’y connaissent, je pense au couple bourguignon, il suffirai que certains mettent leurs fierté de coté et visionnent leurs vidéos en toute honnêteté pour commencer a se poser des questions, pas plus, juste commencer un peu a douter....ils ont remis concrètement des exploitations sur pieds les bourguignons...

      Personne ne veux dire aux paysans comment faire leurs boulot, on veux juste plus bouffer de pesticide et autres chimie et ça c’est légitime, mais ça concerne peu les paysans mais plus les grandes exploitations et ça aussi tout le monde en est conscient...

      aussi la plupart des gens ne sont pas dupes quant aux labels et s en foutent, ils veulent juste encore une fois juste pas bouffer de chimie....

      le problème concerne surtout les gens des grandes métropole qui ne peuvent pas faire de l assap...

      les habitants de la province eux si ils le souhaitent peuvent rentrer en contact avec les paysans du coin et se rendre compte par eux même de l’envers du décor et s’arranger avec le paysan pour lui acheter sa production...

      Bref tu peux pas non plus dire au gens "c’est moi qui FAIT alors manges mes pesticides, chopes toi un cancer et ferme ta gueule"...il y a un compromis a faire, un dialogue a ouvrir, mais pour ça il faut mettre l’orgueil de coté et pour les DEUX partis...

      Moi je serai bientôt a 90% autonome en nourriture dans mon jardin et ça c’est l’avenir...


    • On a effectivement le même genre de bouffonneries sur tous les articles. Comme dernièrement sur les mouvements de grève. Mais ici la moyenne est assez élevée de " moi je " érigé en modèle pour tous. Des avis tranchés et péremptoires dignes d’arbitres de touche. Merci de m’avoir épargné la peine d’une redite. Et merci à laurent71 pour les infos et réflexions intéressantes.


  • Je suis désolé, mais Laurent a tout faux dans sa diatribe initiale sur "l’excellence de l’agriculture française". On croit rêver !

    Que lui, il fasse du bon boulot, c’est certain. Mais franchement, il faut être aveugle ou le faire exprès pour ne pas se rendre compte que l’agriculture c’est du grand n’importe quoi :
    - Filière porcine : OGM, antibios, caillebotis, soja importé...
    - Filière laitière : vaches "chimères génétiques" (durée de vie très courte), nourriture : maïs pourri (depuis qd une vache ça bouffe du maïs), surplus vendus pour casser des marchés extérieurs (même en Afrique, malgré le fait que les Africains n’ont pas l’enzyme, pour la plupart, qui permet de digérer le lait)
    - Filière viticole : welcome to Monsanto. Je pulvérise, tu pulvérises, il pulvérise... Mmmh, le bon pinard français, bien de chez nous.
    - Arbres fruitiers : 40 épandages pour une belle pomme qu’on achète chez Carrefour
    - Blé : subventions à gogo, cultures sur des sols totalement morts, fongicides, pesticides, nappes souterraines complètement polluées dans la Beauce ; re "pesticides" dans les silos à grain, blés raccourcis (car sinon ils moisiraient sur place), diversité génétique : zéro (donc blés à la portée de la moindre maladie, aucune capacité de résister, etc.)
    - Autonomie en matière de semence : no comment. Le vivant totalement préempté par la secte américaine et ses petits amis

    etc. etc. Tout est à l’envi. Alors il est gentil Laurent, certes, et il semble en avoir là où il faut, mais ça l’empêche pas de raconter des conneries au kilomètre.

    Et qu’on vienne pas me dire que si on critique ce système de merde c’est qu’on est un bobo végétarien. Je mesure 1m90 et pèse un bon quintal...

     

    • Tout à fait d’accord avec vous cher Antilope.
      Bien à vous,

      Marie


    • Vous avez beau faire votre quintal vous n’en êtes pas moins léger comme tous les autres qui on la critique facile et ne savent pas à quel moment l’ouvrir et quand en rabattre pour se concentrer sur l’essentiel du propos : les difficultés du monde paysan et le fait d’afficher ouvertement son soutien au mouvement (E&R).
      Personne ici ne nie les vérités que vous dénonciez, mais mare de ce comportement de bobo, oui je réitère, car y a pas meilleur définition pour cette attitude de consommateur qui veux tout sans aller mater dans l’arrière boutique.
      Allez au PAIT, demandez le statut et aller bêcher un peu, faites œuvre d’exemplarité, prouvez nous que le bio n’est pas une niche à bobo (eux seul peuvent se le permettre financièrement) et une escroquerie au label, montrez au yeux de tous que la paysannerie familiale c’est simple et sans embûche.
      Asséner des demi-vérités comme on claque une porte ça fait pas de vous un type convaincant, pas plus que de nous parler de vos mensurations.


    • Antilope , vous êtes aussi un dur , avec du gabarit ! on a besoin de vous dans l’Agriculture post-moderne à faire naître pour désherber et cultiver manuellement nos 29 000 000 ha en France . Moi aussi je ne souhaite que ça ... Sincèrement .


    • vous vous trompez de cible, l’agriculteur n’y est pas plus pour quelque chose qu’ un ouvrier dans l’agro alimentaire pour la merde que vous bouffez ou dans l’industrie de l’armement pour les massacres de populations civiles. foutez vous dans la tête qu’il n’y a pas le choix, un agriculteur qui veut produire un blé ancien par exemple se verra refuser toute offre d’achat car au cas où vous ne le sauriez pas encore : il y a des normes agro alimentaires. on n’achète que des blés normalisés. pareil pour le betail, essayez de refuser les vaccinations ou les mesures physiosanitaires, vous êtes morts et même pour vendre sur les marchés.
      venez boire du lait au pis de la vache et comparez avec une bouteille de lait entier du supermarché, et vous me reparlerez de la responsabilité paysanne. vous mélangez tout.
      et puis d’abord faites déjà le ménage chez vous, faites votre part du boulot, REFUSEZ DE BOUFFER LA MOINDRE BOUFFE INDUSTRIELLE. et les paysans pourront recommencer à donner du fourrage et du grain aux bêtes, et revenir à une agriculture humaine.
      La chimie et le rendement c’est pas pour faire du fric, c’est pour ne pas crever. vous saisissez la différence ? dans le même genre vous devriez aussi traiter d’ordure les gens qui travaillent dans les banques, la police, la justice,l’industrie pharmaceutique, pétrolière etc.
      Oui le paysan est un con car il est le premier à respirer les merdes qu’il balance mais vous êtes strictement pareils (producteurs de merde inutile ou parasites du tertiaire).

      vive la réconcilliation nationale


    • Il est toujours utile d’être d’accord avec un grand costaud .
      Calmons-nous tous les amis ! Je respecte et apprécie Laurent en tant qu’homme et travailleur .Son parcours idéologique est le mien . Il ne s’agit pas d’attaquer Laurent mais d’ouvrir le débat sur la façon de produire .


    • @antilope, calmes toi, filière porcine vois plutôt la filière plein air, en Auvergne ils font du bon boulot, filière laitière, les Savoie avec leur Tarines et leurs Abondances ont couramment des vaches qui font bien plus de 10 lactations(personne ne produit avec du maïs pourri tout simplement parce que ça ne produit rien les trucs pourris...) les Vosgiennes aussi pour le munster, même en Bretagne tu trouveras des gars avec de la Bretonne pie noire, qui font le travail jusqu’au bout... Filière viti et arbo on est plus sur 25 traitements pour une mauvaise année, c’est déjà beaucoup c’est pas la peine d’en rajouter (j’ai des amis vignerons dans le Couchois qui sont à 21000 euros de charges à l’hectare, crois moi, eux n’en rajoutent pas plus qu’il faut.) Filière blé, pour la campagne 2015, coût de production environ 1500 euros de l’hectare pour un chiffre d’affaire moyen de 1060 euros, alors les subventions... Pas d’indépendance semencière, en effet, quand les acheteurs ne prennent que 6 ou 7 variétés par saison t’en fais quoi de la huitième que t’as semé ? Les paysans font avec ce qu’ils ont et ce qu’on leur laisse faire. Et pourtant ils continuent de travailler, et c’est autre chose que de regarder des trucs sur le net. Bon, j’ai commencé à 5 heure ce matin et j’ai fini il y a pas bien longtemps, alors j’vais passer à table tu m’as ouvert l’appetit avec ton histoire de 100 kilo de chair à saucisse.


    • Je ne savais que le fait de mesurer 1,90 mètre et de peser son quintal mettait à l’abri d’être ceci ou cela. Je le saurai.


    • Merci à Laurent pour son témoignage et ses propos modérés.

      A ceux qui veulent revenir à une agriculture paysanne traditionnelle : Faudrait peut être se rendre compte de ce que ça implique : Çà veut deja dire qu’on ne pourrait plus fonctionner avec 2% d’agriculteurs et conséquemment : se sortir les doigts du cul ! ce que tous les petits experts en commentaire sont bien incapables de faire.

      C’est assez exaspérant de lire des vendeurs de slips et des chômeurs prétendre donner des conseils en matière d’agriculture...

      Quand j’entends parler de "vaches chimères génétiques" en France, ça me fait marrer : Les mecs, venez dans le Charolais voir ce que c’est qu’un élevage de vaches à viande, ça vous fera tout drôle (ces horribles camps de concentration où les vaches sont dans les prés les 3/4 de l’année !), au lieu de regarder des vidéos à la con qui viennent d’on ne sait où : Non l’agriculture Française n’a rien à voir avec l’agriculture Américaine !

      C’est toujours la même arnaque du mec qui a lu un dossier ou vu une vidéo sur internet et qui prétend se placer en expert. La permaculture c’est la même farce : La plupart de ceux qui en font la promotion n’ont JAMAIS travaillé la terre. Et même s’il se trouve dans ces théories des choses très intéressantes, il faut tempérer l’enthousiasme de certains par la confrontation avec la réalité et ses contraintes, ce que beaucoup se refusent à faire, préférant bien souvent à la sueur et à l’expérience, le prosélytisme abstrait et tout à fait virtuel des perroquets, dont le seul fait d’arme est d’inonder la toile de leur ignorance alors qu’une bonne récolte serait la meilleure preuve de ce qu’ils avancent. Mais pour leur défense, les pauvres n’ont pas le temps, la faute à la société... et plus encore, ils vivent en ville ces pauvrets (ce qui devrait suffire de preuve à leur complète inconséquence. Comme s’il était difficile de louer un jardin, même à plusieurs, en périphérie) Avant de nous parler de permaculture il faudrait peut être deja faire de la CULTURE tout court.

      Pareil pour la construction, quand j’entends parler de construction écologique, c’est une farce 9 fois sur 10, de la part de gens qui n’ont jamais eu un marteau entre les mains, et qui du haut de toute leur science, seraient bien incapables de planter le moindre clou !

      Un peu d’humilité et moins de naïveté serait de circonstance : Il est toujours bien tentant de croire à des solutions magiques assis bien confortablement derrière son PC.


  • #1476865

    Témoignage sympa, direct, franc et concret ; pour un peu, il donnerait presque envie de devenir agriculteur... si ce métier n’était pas devenu aussi difficile !


  • J’ai habité quelques années dans la campagne nivernaise.. les paysans ne sont pas tous sympas comme lui, et surtout, ils n’ont jamais entendu parlé d’Alain (où alors ils faisaient semblant de ne pas connaître !), je le sais parce qu’à chaque fois que j’engageais la conversation je parlais du site.


  • Cet entretien donne de l’espoir et de l’humour. Bravo à ce monsieur plein de bon sens. Et merci à E&R Bourgogne !


  • à Durandal : on est justement au coeur du problème en jouant sur la corde sensible avec les mêmes arguments qui reviennent pour noyer le poisson :
    - vous n’êtes pas paysan, fermez-la
    - NOUS les paysans on nourrit la France
    - VOUS les non-paysans vous n’y connaissez rien
    - VOUS les gens du bio vous êtes des bobos efféminés qui n’y connaissez rien à la nature, etc.

    En gros, on mélange tout et on en arrive à une grosse bouillie qui ne permet pas de séparer le bon grain de l’ivraie.

    Il faut bien séparer l’héritage légitime qui coule dans nos veines à tous, qui est celui de la paysannerie authentique, mode de vie qui permettait aux gens de vivre simplement en autarcie (la BAD avant l’heure !), et la SALOPERIE absolue qu’est devenue l’agriculture chimique de la fin du XXème siècle.

    Or certains jouent toujours sur l’amalgame. Ils y vont de leur NOUS les paysans, voulant jouer sur le corde sensible en ramenant dans le bateau les pires pollueurs égocentriques qui existent. Je pourrais vous en raconter des belles, car j’habite à la campagne, sur les paysans actuels, qui n’en ont rien à foutre de leurs voisins, qui prient pour que leurs concurrents crèvent et qu’ils puissent piquer leurs terres, qui pulvérisent leur merde près des cours d’école en rigolant, qui n’ont plus d’ailleurs l’allure des paysans d’antan, puisqu’ils ne font plus rien de manuel : ils n’ont plus de bras, pour la plupart, passant leur temps à circuler dans leur tracteur.

    Ces agro-destructeurs jouent sur le NOUS les paysans pour mieux entuber toute la filière, soutenir la FNSEA qui ne fait que les enterrer eux-mêmes encore plus en retour, et surtout faire pression pour couler leurs voisins et empêcher tout nouvel agriculteur de s’installer en bio par exemple.

    Dans sa diatribe, Laurent, en défendant l’excellent DES paysans, sans se rendre compte de l’énormité du propos, me fait un peu penser à Sarkozy, le champion de l’imposture, du menton levé, à la de Gaulle, pour mieux incarner l’enculerie généralisée par derrière. En gros : je joue sur la fibre de l’homme de droite, l’homme patriotique (Sarko), pour mieux quenelliser mon électorat sur une ligne atlantico-sioniste de la pire espèce.

    Donc oui, Durandal, c’est bien l’essence même du propos de Laurent qui me gêne. Cela dit, si je passe dans son coin, j’aurai sûrement plaisir à le rencontrer et à lui acheter quelques fromages qui sont sûrement délicieux. Courage à lui !

     

    • A nouveau vous faites dans l’essentialisme en nous peignant un portrait du pégu hilare gazant les enfants à la sortie de l’école et c’est vous qui nous parlez de "bouillie" ?

      Allez y parlez nous aussi du flic facho tabasseur de d’jeunz, du prolo beauf fan de foot et du commerçant véreux traficotant ses prix, et jouez nous aussi un peu de mandoline sur le Français râleur et collabo par nature, ça faisait longtemps qu’on entendait plus cette douce mélopée...

      La France est un pays de bosseurs, ça n’a pas changé depuis 1500 ans, la majorité fait sa besogne sans gindre, je suis sincèrement persuadé que c’est votre cas.
      Notre problème c’est la division, un peuple de travailleur avec un standard éducationnel élevé nous devrions avoir les armes pour nous révolter contre nos maîtres, mais non faut sans cesse qu’on trouve de bonnes excuses pour se tirer dans les pattes les uns les autres...
      La vérité sur les Français, on ne s’aime plus assez, sous prétexte que chacun est le con de l’autre. Moi j’aime mon peuple quel que soit son degré de connerie, la preuve je vous aime bien l’antilope...
      Partageons un canon et autour d’un bon fromage on finira par se taper dans le dos.


    • @ antilope, des connards il en a toujours existé, et surtout il y en a de plus en plus, mais à qui la faute ?, nous qui vivons de la terre et qui aimons notre vie, on parle de ce qu’on connait, de notre métier.
      Le pourrissement de l’agriculture on le vit mille fois plus mal que vous.
      c’est sûr aussi qu’on ne représente ni le céréalier à 150 hectare qui gère son domaine par GPS ni l’entreprise aux mille vaches avec plein de salariés, oui l’agriculture de merde rapporte, mais pas au paysan lambda, juste à une élite qui se goinfre 90 % du bénéfice,
      1% qui se goinfre pendant que 99% en crèvent, ça ne vous rappelle rien ?
      NOUS NE SOMMES PAS LA CAUSE DE VOTRE PROBLEME, je dirais même que ce serait plutôt vous la cause de nos problèmes, votre société normative de citadins consommateurs.
      oui, maintenant il faut traiter un minimum les fruitiers et vous savez pourquoi, les industriels ne fournissent plus que des plants greffés sur des porte greffes de merde qui quand ils ne crèvent pas au bout de trois ans sont des nids à maladies. pourquoi ne trouvez vous plus de vraies pêches, d ’abricots ? parce que ça crève ou bien c’est un traitement tous les quinze jours, alors on plante les nouveaux fruitiers de merde issus de manipulations à la con .
      j’ai un copain maraîcher, il ne trouve même plus de plants d’artichauts normaux, pour les melons de cavaillon on ne trouve plus que des semences trafiquées. du coup les melons de cavaillon sont devenus hermaphrodites. on n’a même plus le choix de nos semences, comdamnés à produire du normalisé, du calibré, un melon vergéturé est interdit à la vente (alors que c’est le repère ultime pour le choix d’un bon melon), toutes les tomates traditionnelles (marmande, coeur de boeuf roma) sont devenues des hybrides ça a gardé le même nom mais c’est plus le même fruit. pratiquement pareil pour tous les légumes. ON N’Y EST POUR RIEN, c’est imposé de l’extérieur
      vous trouvez normal qu’un sac de fumier composté (de la merde) vaille le même prix qu’un sac de blé. (vérifiez en jardinerie)
      donc le jour où vous déciderez de payez votre bouffe un peu plus cher que de la merde, là vous aurez le droit de vous plaindre si on continuait à vous produire de la merde.
      d’ici là vous avez de la merde au prix de la merde. vous au moins vous n’êtes pas volés, nous on se fait en plus niquer par les intermédiaires .
      pensez juste un truc : si on disparait, c’est la filière agro alimentaire qui reprendra le business et là vous nous regretterez


    • @antilope, sarkozi.... tu cherches le mot qui blesse ? En fait t’as tellement pas le niveau que t’es passé à côté du vrai sujet de cette petite vidéo, c’est pas conventionnel ou bio, c’est en avoir ou pas, en même temps j’suis pas sûr que tu sois concerné...


  • Enfin quelqu’un qui a des choses substantielles à dire et qui les dit très joliment.
    Merci ER de lui avoir donné la parole.


  • C’est décidé j’adhère à E&R


  • Laurent, t’es un bonhomme !

    D’ailleurs, je réclame le Fion de Hamster au prochain bal des quenelles !!! :)

    Et ton fromage me fait baver d’envie.... t’as pas besoin de bras pour t’aider cet été ? :)

    Quoiqu’il en soit mille respects à ta gouaille, ta bravoure et ton combat.

    Salutations camarade, et que Dieu te protège toi, ta terre et tes chèvres !

     

  • Salut Laurent, salut à tous !
    Je viens d’écouter ton témoignage, Laurent.
    Comme l’on dit de nombreux commentaires, c’est vrai que t’as l’air sympathique, je vais essayer de l’être aussi dans mes critiques sur tes propos.
    Mais avant les critiques, chapeau bas pour oser affirmer publiquement ton soutien à E&R ainsi qu’à Alain Soral et Dieudo.
    Il faut un certain courage pour s’affirmer à ce sujet et le courage est une qualité qui devient rare .
    Je pratique l’élevage et la culture en agrobio depuis le milieu des années 80.
    A mon sens, chaque fois qu’on utilise un produit qui n’est pas local en culture ou en élevage, on s’éloigne de l’agriculture naturelle et on participe au systeme destructeur que tu dénonces dans ton témoignage.
    Sur le bio, je te propose de lire ce que j’ai écrit dans les commentaires de l’article sur l’élevage de volailles dans l’ain.
    En résumé, à mon sens, l’avenir est au bio, à l’agriculture naturelle, celle qui peut faire vivre beaucoup de familles de paysans et d’artisans locaux dans un environnement où l’on se sent bien, où l’on peut consommer des aliments sauvages sans s’empoisonner avec les pesticides des voisins.
    J’aime la terre, je la trouve belle et généreuse. Mes enfants se proménent dans la nature sauvage, ils récoltent les champignons, les fruits sauvages, et se régalent.

    Tu dis :" il n’y pas besoin de faire dans le bio, on a déjà une excellence de la production et dans tous les secteurs"
    alors que l’agriculture française est championne d’Europe dans la consommation des pesticides.
    Une telle consommation de pesticides s’inscrit pleinement dans la démarche de destruction de l’agriculture française que tu dénonces par ailleurs.
    Les pesticides accompagnent l’exode rural et l’industrialisation de l’agriculture.
    A mon sens, une agriculture de qualité,est une agriculture qui permet de vivre sainement à de nombreuses familles.sur des petites surfaces.
    Le retour à la terre s’inscrit dans une agriculture naturelle. J’évite le mot « bio » parce que comme tu le dis, ’il y a effectivement des salopards dans tous les secteurs. Il y en a qui disent faire du « bio »

     

    • #1477412

      Internet n’est pas non plus un produit "local" t’as beau être localisé derrière ton écran il n’est qu’interface entre l’endroit où tu es localisé, délocalisé par rapport à l’endroit du lieu où se trouve celui qui te lit.

      Et comme dans un champ, un potager, un jardin... on y trouve des limaces pour te bouffer les salades, des pucerons sur les rosiers, du lierre sur les bâtiments de fermes....

      C’est l’idiot diversité dans la biosphère.


    • Salut Serge, tu prêches un converti. Cependant, la France Championne des pesticides : Nous avons la plus grande surface agricole utile d’Europe, la plus grosse production d’Europe et la meilleure productivité au monde avec une variété de production qu’on ne retrouve nulle part ailleurs sur la planète. Il serait intéressant d’avoir des données comparées sur l’Europe en consommation d’intrans par production et mon avis est que le titre de champion serait beaucoup plus approprié. Je n’idéalise pas le métier, je le connais, il y a une telle variété de production en France que c’est difficilement comparable, je ne connais pas toutes les réglementation en cours en Europe, mais je doute qu’il y est un autre pays qui rajoute des contraintes sur celles de l’UE. Par arrêté préfectoral, sont obligatoires les traitements(y compris en bio) de la mouche du brou pour les noyers, de la cicadelle pour la vigne, du charançon rouge pour l’olivier etc... Ne parler des pesticides qu’en tonnage c’est malhonnête, pour moi cela fait partie de toutes ces diffamations culpabilisatrices que les Français ont subi, car j’en suis convaincu, il n’y a qu’une seule façon d’échapper à la violence marchande c’est de chercher dans ce que les Français ont fait de mieux à travers l’histoire.


    • c’est vrai qu’ on a tout pour refaire une putain d’agriculture Française . et ça veut dire aussi des vrais fromages, des vraies charcuteries, des vrais légumes, du vrai miel, de la vraie huile d’olive etc. et surtout rempoissonnons nos rivières. Les fleuves sont des mines d’or
      le Français est un peuple de paysans, de bouffeurs, de buveurs et de noceurs ce qui ne l’empêche pas d’être dur au labeur
      la ville c’est l’aliénation,le parasitage, l’immobilité la paresse corporelle et la mort.
      la campagne s’est le mouvement, la vie dans ce qu’elle a d’essentiel , le vrai monde du vivant.
      on pourrait tripler sans problème le nombre de nos paysans sans compter les activités annexes


  • #1477463

    Un engagement sincère qui fait chaud au coeur.


  • Humble travailleur de la terre mais grand homme d’esprit.
    Bravo à lui.

     

  • Voici ma modeste tentative de contribution au panel de solutions qui pourraient émerger .

    Locataire sans jardin dans une région où le foncier est intouchable, j’ai pu acquérir pour le prix d’une voiture d’occasion un petit terrain agricole mal foutu . Mais ledit terrain est à 10 km d’embouteillages de chez moi . Mon projet de verger -potager en permaculture pour ma propre consommation n’est donc pas viable , à moins de déménager plus près de mon figuier .

    Que dois -je faire ? Un potager sauvage à 500 mètres de chez moi, sur le seul terrain resté vacant entre deux villas à 400.000 euros ?

    Si vous avez un jardin , bricolez-vous une serre avec des cornières et des poteaux en bois, plantez des fruitiers et couvrez votre sol .


  • Salut Laurent .
    Bravo pour ton engagement et ton travail .
    Marrants et tristes à la fois tous ces commentaires empreints de jugements .
    Pour ma part , j’essaie péniblement de produire de quoi subvenir aux besoins de ma famille . Je ne suis pas au top techniquement mais ce n’est pas le plus gros probléme , c’est en forgeant blablabla ... Oui , créer du lien , s’entendre avec d’autres paysans , echanger , c’est bien mais la base c’est le foncier . Comment passer outre la main mise de la SAFER ? Comment pouvoir travailler sereinement sans avoir la MSA , la chambre d’agriculture et consorts sur le dos ?Comment ignorer les directives bruxelloises ?
    Le formatage idéologique concernant l’agriculture touche 99% des agriculteurs qui rejettent en bloc un changement de paradigme qui pourtant serait un début de solution .
    Bref , dur dur mais je m’accroche .
    A plus .

     

    • salut Jayjay, accroche toi, tu as un super terrain et surtout de l’eau, et tu as du courage c’est le principal.
      Après c’est à toi de faire le choix, passer par les fourches caudines du système agricole pour vendre ta production (agriculteur) ou te contenter de faire manger ta famille (paysan) et utiliser tes surplus pour récuperer quelque sous sans passer par la case légaliste.
      Liberté ou esclavage.
      De toutes façons, ne te bourres pas le mou, dans les deux cas tu vivras chichement ; mais on peut vivre très bien sans superflu.
      (Moi je serais toi je ferais de la truite)
      amicalement


    • Salut Jayjay, tu sais , le problème du foncier c’est pas seulement la SAFER, plus de 80%de la SAU louée à des tiers, la terre appartient rarement à ceux qui la travaillent. La MSA il y a le statut de cotisant solidaire, t’as droit à pas grand chose, en gros tu leur file un p’tit billet pour avoir la paix.
      Regarde l’âge moyen des exploitants, beaucoup vont partir à la retraite dans les 10ans et le gros soucis c’est qu’il n’y a plus de repreneurs, les gars sérieux qui connaissent réellement le métier ne veulent plus sauter le pas, il ne reste que des rêveurs pour tenter le coup.


    • Merci des encouragements Camarades .
      @Paramesh : je n’ai plus ce terrain , aprés que je me sois cassé l’oignon ( encore une histoire de légumes ;) ) dessus et bien mis en valeur , le proprio l’a vendu à un tiers non agriculteur sans me prévenir . Du coup , on à déménagé avec ma petite famille dans le Puy de Dôme ou nous tentons de recommencer à zéro .
      @Laurent : J’essaie de me mettre cotisant solidaire mais pour cela il faut une demi SMI , soit environ 3000 m2 en maraichage . J’ai fait connaissance de plusieurs agriculteurs du coin : un a bien voulu , sans poser de question , me prêter 1000 m2 de prairie à travailler et un autre m’a proposé 3000m2 de friche pour que je puisse m’affilier mais le hic c’est que bien qu’étant maraicher certifié bio et relativement jeune , ce dernier est formaté et du coup , me vois de plus en plus comme un concurrent potentiel et freine des quatre fers pour la paperasse de peur que je lui vole son terrain qui pour l’instant ne vaut rien ( c’est une ancienne coupe à blanc de résineux ) ...
      Mais je m’accroche , passons sur les aléas climatiques en ce moment ( de plus nous sommes à 900m d’altitude ) : le poulailler est en place et , la petite bergerie étant en place aussi, nous recherchons une ou deux chèvres suitées pour faire nos fromages .Une ruche est prévue sous peu également .

      Tout ça est prise de téte à mettre en place notamment du au fait que je souhaite me tenir loin de toutes administrations mais encore merci pour les encouragements .


  • Video sympa et personnage hautement sympathique.

    Après, la réalité de l’agriculture aujourd’hui, c’est :

    1) des milliers de situations différentes, d’un paysan ou d’une exploitation à l’autre
    2) la plupart des exploitations agricoles qui font un usage systématique et disproportionné de produits chimiques : engrais, pesticides etc
    3) l’impossibilité pour le consommateur de connaître la qualité réelle d’un produit, y compris sur des marché locaux, quel le produit soit estampillé bio ou pas, même si c’est toujours mieux d’acheter un produit bio français, qu’une tomate de grande distribution originaire d’Espagne...

    On est donc loin :

    1) de pouvoir faire un portrait type du paysan, il y en a trop de différents
    2) de pouvoir jeter la pierre ou d’encenser les paysans en général
    3) d’en tirer quelque généralité que ce soit sur les agriculteurs

    Mais on constate qu’en France :

    1) l’agriculture est aujourd’hui globalement destructrice de l’environnement
    2) l’agriculture aboutit a des produits de qualité médiocre en moyenne
    3) l’agriculture s’industrialise de + en +
    4) qu’il y a des tas d’abrutis chez les agriculteurs, et aussi des types formidables...

     

  • Bravo Laurent, des idées claires, de l’aplomb, une vision nette et juste, des valeurs...

    Malheureusement, le système déteste les gens comme toi, il veut une horde de moutons silencieux et dociles.


  • Il faut voir cette vidéo, c’est un très beau reportage, un homme droit dans ses bottes, lucide, viril jusqu’au bout de la barbe, des valeurs justes et bonnes, de bien jolies bêtes, un paysage qui fait rêver .... Ça fait du bien.
    Il nous faut garder et sauver cette France-là.
    Laurent, c’est ce qui reste de vrai en France. Paris et les grandes villes, c’est du toc. C’est pas notre monde.
    Salutations et bon vent, camarade.


  • Tout est dit, tout est concis. Une seule solution, dégager nos traîtres à la nation.


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