Egalité et Réconciliation
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Vive altercation téléphonique entre Hollande et Poutine ?

Le durcissement géopolitique se confirme

Les médias occidentaux font état d’une très vive altercation entre le président russe, Vladimir Poutine et son homologue français, François Hollande autour de la Syrie.

 

Le contact téléphonique entre les deux hommes a tourné à une passe d’arme verbale, avec en toile de fond un approfondissement des divergences de part et d’autre. Hollande qui tentait de dissuader Poutine de la prolongation des raids aériens russes contre les terroristes à Alep, s’est trouvé confronté à la grande colère du président russe.

Hollande avait vertement critiqué Poutine pour avoir frappé ceux qu’il qualifiait de « rebelles modérés » quand le Président russe a laissé éclater sa colère en affirmant qu’il « n’existe aucun rebelle modéré en Syrie puisque tous les rebelles agissent en interaction sur le terrain ».

Et le Président Poutine d’ajouter : « le fait d’attribuer aux terroristes le qualificatif "modéré" est méprisable ».

En réponse à Hollande qui demandait l’arrêt des frappes aériennes russes contre les positions des terroristes d’Al-Qaïda et de l’ASL à Alep, Poutine aurait fulminé : « Vous n’avez plus aucun autre choix, si ce n’est le fait d’abattre les avions russes et là vous allez tout bonnement déclencher une nouvelle guerre mondiale. Si la France, la Grande Bretagne et les États-Unis veulent la guerre, ils l’auront ».

Poutine aurait évoqué par la suite l’intervention de 2011 de l’OTAN en Libye pour demander à son homologue français : « Quand vous avez décidé d’attaquer la Libye, avez-vous demandé la permission de la Russie ? »

 


 

Syrie : Hollande hésite à recevoir Poutine à Paris

 

François Hollande a déclaré « inacceptable » le soutien de Moscou au régime de Bachar el-Assad et laissé entendre qu’il se posait la question de sa rencontre avec Poutine, qui doit venir en France le 19 octobre prochain. Le président russe a fait savoir qu’il envisageait toujours sa visite.

 

« Je vais sans doute recevoir Vladimir Poutine, je me suis posé la question », dit le président français dans une interview accordée à l’émission Quotidien de TMC (groupe TF1), pour ajouter aussitôt : « Je me pose encore la question ». « Si je le reçois, je lui dirai que c’est inacceptable, que c’est grave même pour l’image de la Russie », ajoute-t-il.

Pour François Hollande la question est de savoir « est-ce que nous pouvons encore faire en sorte qu’il (Vladimir Poutine) puisse lui aussi arrêter ce qu’il commet avec le régime syrien, c’est-à-dire l’appui aux forces aériennes du régime, qui envoie des bombes sur la population d’Alep ? » Recueillie samedi en marge d’un déplacement à Tulle (Corrèze), l’interview accordée à TMC doit être diffusée lundi. Le site internet MYTF1 en diffuse dimanche un extrait. Il ne précise pas si elle a été réalisée avant le veto opposé par la Russie samedi à l’ONU au projet de résolution présenté par la France et l’Espagne réclamant l’arrêt des bombardements et l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne à Alep. François Hollande a encore estimé que les populations « aujourd’hui sont victimes de crimes de guerre (...) ». « Ceux qui commettent ces actes auront à en payer la responsabilité, y compris devant la Cour pénale internationale », ajoute le président français.

Lire l’intégralité de l’article sur lefigaro.fr

 


 

La Russie change de ton

 

Face à l’agitation échevelée et paroxystique, et hystérique également de Washington où l’on vit au rythme des fuites vers la presse-Système, des déclarations d’officiels, des scénarios exposés à ciel ouvert d’agression illégale au regard des lois internationales d’ un État souverain selon une démarche caractérisée par le désordre, l’irresponsabilité et l’agressivité, face à la fragmentation du pouvoir américain de sécurité nationale en des blocs concurrents où le Commande-en-Chef (le président) semble avoir renoncé à son autorité suprême, la Russie a réagi en posant un acte général s’apparentant à un ultimatum sous plusieurs formes.

 

Cet ultimatum est de type passif, c’est-à-dire laissant à l’autre l’initiative de l’action, mais clairement assorti de menaces précises de type politique et de type militaire direct, d’une riposte qui ne s’assortit d’aucune réserve ni conditions de restriction : une riposte totale avec tous les moyens disponibles, qui sont considérables.

[...]

La nouvelle posture russe est une conséquence inévitable de l’évolution hystérique et paroxystique du désordre américain, à la fois du fait de la composition hétéroclite et atomisée de sa base d’influence des milieux de sécurité nationale, à la fois de l’atomisation du pouvoir suprême, à la fois de la pression déstabilisatrice de l’élection présidentielle la plus incertaine, la plus controversée et la plus révolutionnaire de l’histoire moderne des États-Unis, au moins depuis 1860. La situation de confrontation n’est donc en rien un classique du genre : il n’y a pas deux blocs cohérents qui s’opposent mais deux ensembles dissymétriques, l’un qui est soudé et l’autre qui est insaisissable et irresponsable. C’est bien entendu ce point qui constitue l’aspect le plus original et le plus volatile, compte tenu de l’extrême gravité de l’enjeu.

[...]

Il ne semble nullement assuré que cette évolution de la position russe soit une mauvaise chose ou dans tous les cas un facteur d’aggravation, dans un contexte général qui est à la fois gravissime mais aussi bouffon avec l’agitation grotesque à Washington et les incroyables médiocrités de l’un ou l’autre supplétif (à Ayrault, en sinistre visite à Moscou avant la venue de Poutine à Paris, le pompon du grotesque d’une ternitude qui fait penser que la politique étrangère française ressemble au Désert des Tartares revu par un notaire).

[...]

La nouvelle position russe a la mérite, elle, de la clarté structurée. Elle devient une référence dans la crise, et chacun devra s’en arranger dans le sens qui lui plaît. Il n’est pas assuré, par exemple, que la position d’extrême de l’extrême du sénateur McCain en soit confortée : ce que fait Poutine n’apporte pas d’eau à son moulin déjà beaucoup fourni à cet égard, par contre elle fixe une échéance et une occurrence qui n’est pas vraiment sans très grave danger pour le statut de la puissance américaine, – et cela constitue une nouvelle d’une importance considérable, un tournant dans la crise générale... Cela vaut pour tous les acteurs hollywoodiens de Washington : désormais ils ne brassent plus du vent où ils peuvent écrire ce qu’ils veulent en sachant que le vent emporte et disperse tout cela. Désormais, ce qu’ils disent et ce qu’ils annoncent à grands cris et à coup de « fuites » irresponsables dans la presse-Système rencontrent une réalité très concrète, très dure, très effrayante, très risquée, où la communication ne se suffit plus à elle-même mais porte sur des domaines extrêmement concrets.

[...]

De ce point de vue, les Russes ont avancé d’un pas, peut-être décisif, dans leur position en Syrie. Pour l’instant, il ne s’agir que de communication, et peut-être cela le restera-t-il (sans attaque américaine contre Damas) ; d’ailleurs, dès hier, il semblait qu’à nouveau, dans la valse-hésitation sans aucun doute grotesque dont Washington nous donne le spectacle permanent, ce soit plutôt à nouveau l’approche diplomatique qui soit favorisée (et, peut-être le déploiement des S300V4 Anteys-2500 y est-il pour quelque chose...). Cette position de communication des Russes s’appuie sur une très forte position militaire tactique, avec des objectifs stratégiques affirmés officiellement et au plus haut niveau. On sait maintenant que, le plus officiellement du monde, avec les moyens pour le faire, la Russie assure la défense aérienne de la Syrie contre n’importe quel adversaire, y compris et surtout les États-Unis.

Lire l’intégralité de l’article sur dedefensa.org

Qui pousse à la guerre mondiale ?
Lire chez Kontre Kulture :

L’Empire ou la stratégie de la radicalisation, voir sur E&R :

 






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