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Antoine Martin décrypte le Pacte éducatif mondial du pape François (3/7)

Épisode 3 : une vision du monde antispéciste

Antoine Martin, auteur des ouvrages La Chute des astres et Le Chant dans la fournaise, analyse les enjeux du Pacte éducatif mondial du pape François.

 

Le Pacte éducatif mondial du pape François : en route vers la nouvelle spiritualité globale ! – Épisode 3 : une vision du monde antispéciste

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8 Commentaires

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  • C’est intéressant mais il y a une grosse erreur sur l’énumération. Ce n’est pas parce que plusieurs notions sont énumérées dans une phrase qu’elle sont forcément mises sur le même plan. Par exemple, dans la phrase : « J’ai vu au front tout ce dont l’homme est capable, des actes de bravoure, des témoignages d’amitié, beaucoup d’espoir, des effondrements, de lâchetés et des trahisons. » On ne peut pas soutenir que le simple fait de leur présence dans cette énumération égalise "bravoure" et "lâcheté". L’argument est faible et casse-gueule...

     

    • Tout à fait, on voit des syllogisme là où on veut bien les voir.

      La Force et le sens de l’effort
      La notion de « force » est centrale dans toutes les considérations propres à l’Ennemi, et globalement à ce que l’on peut considérer comme étant rallié au « mal ». Toutes les représentations, surtout cinématographiques, ont toujours tourné autour de ce concept, de cette aptitude qu’il a toujours aussi revendiquée comme lui étant propre, arguant que l’amour était faiblesse, et que la haine était force, que la compassion était faiblesse, que l’humilité, face à l’arrogance du mal, était aussi faiblesse.
      Néanmoins peut-on réellement accréditer le fait que le « mal » soit fort ? .../...
      Si la Force peut être rayonnée en et autour de soi telle une aura à la teinte reconnaissable entre mille, la Force est aussi liée à la notion d’effort qui en est à la fois l’interrupteur, et le moteur. L’effort consiste à fournir une dynamique consciente visant à surmonter une forme de résistance intérieure ou extérieure. Quelque part l’effort est une manifestation concrète de la Force en tant qu’action physique (mouvement) ou psychique (puissance de la volition), déployant une énergie consciente et venant corriger un problème, affronter un obstacle ou dépasser des limitations. L’effort est ce qui enclenche le principe actif de la Force en soi, alors que la Force renforce en soi le sens de l’effort et sa capacité à le déployer. C’est précisément à ce niveaux qu’interviennent en filigrane courage et bravoure. (octp)


  • « L’homme n’a pas une supériorité sur les animaux et la nature »
    C’est les élus qui l’ont dit, les seules êtres humains sur terre, nous les autres, font partie intégrante des animaux.

     

    • Bien sûr que l’Homme est supérieur aux animaux et à la "Nature" (concept d’ailleurs à définir). Cela ne veut pas dire qu’il doit les traiter n’importe comment, mais doit veiller sur la création comme un jardinier sur son jardin, avec respect et admiration.
      A trop fantasmer les "élus", on finit par devenir soi-même une grosse caricature.


  • Questions sur Imbroglio : à t’il été ordonné prêtre, était-il franc macon, a t’il assisté à des rituels sataniques ?


  • (1)

    Il s’agit plus de « naturalisme » que d’ « antispécisme ». Faire de la Nature un principe d’inclusion ne signifie pas que l’on nie les différences entre les espèces, cela veut dire qu’on ramène la distinction à faire entre elles sur le seul plan naturel, abolissant ainsi toute hiérarchie qui serait d’un autre ordre.

    L’ expression « Le tout est supérieur à la partie » signifierait dans ce contexte, non pas que la Nature est supérieure à l’homme, mais qu’elle ne se réduit pas à l’homme seul et inclus l’ensemble des êtres vivants dont l’homme est indissociable. Ceci dit, l’expression est fautive, elle est la version mutilée d’un concept métaphysique bien connu qui dit que « le Tout est supérieur A L’ENSEMBLE DE SES PARTIES », signifiant par-là que l’ensemble des distinctions qui s’offrent à notre regard lorsque nous contemplons la Création est illusoire au regard de l’UNITE divine, dont elle (la Création) ne se distingue donc qu’en mode relatif. Là encore c’est du « naturalisme » plus que de l’« antispécisme », le tout de la Nature se substituant au Tout de Dieu.

    L’accusation d’ « égolâtrie » faite par le pape à l’égard d’un homme qui se considèrerait comme ontologiquement supérieur aux animaux qui l’entoure est absurde, dans la mesure ou ce mécanisme (qui consiste à s’autochérir) s’applique surtout et avant tout aux humains les uns vis-à-vis des autres, c’est-à-dire entre individus d’une même espèce. A-t-on, jamais vu un homme se sentir en concurrence avec un lapin ?

    Dans l’énumération « … avec moi-même, avec les autres, avec Dieu et avec la terre », ce n’est pas de voir se côtoyer de êtres personnels et impersonnels qui est choquant, c’est de voir « la terre » clore l’énumération, après (!) la mention de Dieu, alors qu’en toute logique, elle devrait être le tout premier terme de la série.
    ...


  • (2)

    « Il est possible de redécouvrir ‘une mystique dans une feuille, dans un chemin, dans la rosée, dans le visage d’un pauvre’  » n’a a absolument rien de choquant en soi (relire Saint François d’Assise qui parlait aux oiseaux), à condition de concevoir la Nature comme une THEOPHANIE - c’est-à-dire comme un reflet de Dieu dans le Miroir de sa Création - et non pas comme un phénomène se suffisant à lui-même. C’est plutôt le « re » de re-découvrir qui m’inquiéterait, comme si la clef du Mysticisme avait été perdue et devait réapparaître sous une forme nouvelle et encore inédite (une « Mystique naturelle » ?). Retenons quand même la petite note « socialisante » en bout de phrase. En effet, pourquoi devrait-on redécouvrir une mystique dans le visage d’un pauvre plutôt que dans celui d’un riche ?

    Le «  rien ni personne » n’a non plus rien de choquant en soi.

    Faire de l’ « identité objective du genre humain et de toute la création » un principe synthétique de « fraternité » qui ferait de la « morale » non plus un « devoir », mais une évidence (si j’ai bien compris le propos…) suggère un « saut qualitatif » tout à fait intéressant - une sorte d’élévation générale vers une connaissance d’un ordre supérieur à celui de la « morale individuelle » -, mais par définition irréalisable dans un cadre « naturaliste ».


  • Je viens de regarder d’un trait les 7 episodes (disponibles sur youtube) c’est très interessant. Travail analytique et synthetique vraiment comprehensible, même pour moi, dont les boomers de parents n’ont pas jugé important de me donner l’ education religieuse qu’il avaient pourtant reçus.
    Personnellement c’est la science qui m’a ramené vers Dieu.