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De l’impossibilité de contrôler la finance

Le politique peut-il encore reprendre la main ?

Philippe Béchade (président des Éconoclastes) et Jérôme Cazes (président de MyCercle, ancien directeur général de la Coface, ancien membre du comité de direction générale de Natixis) discutent de la financiarisation de l’économie, de la toute-puissance des banques centrales et de la possibilité de contrôler un système d’endettement exponentiel.

 

À ne pas manquer, la présentation par Alain Soral de Mémoires d’un magicien, de l’économiste Hjalmar Schacht :

 

Histoire et avenir de la marchandisation du monde, sur E&R :

 
 



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17 Commentaires

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  • #1406248

    Une piste simple plutôt que de chercher à "réguler" la finance : cesser ces pratiques de "privatisation des gains, nationalisation des pertes".
    Les banques jouent actuellement avec l’argent des dépôts. Et même au delà puisqu’elles jouent même avec du vent (x fois le montant des dépôts, ça monte à 30 pour certaines).
    Mais c’est facile : en cas de faillite, maman état est là pour réparer les pots cassés. C’est facile, y’a qu’à endetter les générations futures ; et au moins ça bloque pas la réélection des gens à la tête de l’état...

    Mon avis, c’est que ce n’est pas en faisant dans la régulation qu’on réussira à calmer tout ça. Simplement en responsabilisant les gens. En remettant l’état à sa place. Et sa place n’est pas dans le sauvetage des banques. La responsabilisation est bien la meilleure des régulations.
    Une banque se casse la gueule ? Laissons là faire faillite, et condamnons les gens qui ont déconné plutôt que de leur fournir des maroquins au gouvernement (y’aurait de la connivence en plus ? oh ben zut alors..).
    Assurance de l’état au niveau des dépôts uniquement (et encore..)
    Avec ça, je peux vous garantir que les autres déposants feront VACHEMENT plus gaffe sur les pratiques des endroits à qui ils confient leur argent.

    Mais tant qu’on joue la collectivisation des pertes, la régulation est juste une vaste farce.

     

    • #1406516
      le 26/02/2016 par jojo l’affreux
      De l’impossibilité de contrôler la finance

      Il y a juste un truc qui vous échappe malheureusement : vous avez compte en banque et vous allez déposer des fonds dessus comme tout le monde... et bien vous prêtez votre argent à la banque et elle vous le rend quand vous en avez besoin, sous réserve qu’elle le veuille et qu’elle le puisse (ce qui est de moins en moins le cas). Maintenant la banque gère mal ses finances parce qu’après tout la dérégulation lui permet de faire à peu près tout ce qu’elle a envie, elle fait faillite, maman-état ne vient pas l’aider pour pas socialiser les pertes en lui prêtant à risque et à taux zéro de quoi se renflouer et du coup la banque se voit contrainte de déposer son bilan... légalement, selon le droit des sociétés, l’argent qu’il y a sur votre compte et que vous lui avez prêté... elle est pas tenu de le rembourser puisqu’une société qui dépose son bilan n’a pas à honorer ses dettes. Vous n’êtes pas client de votre banque, vous êtes otage et en cas de problème elle se servira de vous pour faire pression sur l’état ! La crise de 2008 c’est ça !

      Il n’y a pas d’autres solutions pour moraliser le système que de castrer les banquiers :
      - fin de l’indépendance des banques centrales et mise sous tutelle du ministère de l’économie (ce qui implique de quitter la zone euro et l’UE, les sécurités mises en place par les banquiers pour complexifier les retours en arrière).
      - restauration d’un "glass steagle act", séparation des banques de dépôt et d’affaire spéculant sur les marchés.
      - interdiction de l’argent rigolo banque privée et des effets de leviers comme sont en train d’en discuter les Suisses.
      - interdiction des CDO et des CDS qui sont une autre façon de mutualiser le risque donc les pertes.
      Évidemment ça signifie la fin de la financiarisation de l’économie et sans doute une très forte récession, mais ça permettra ensuite de réactiver la croissance de l’économie réelle et donc de faire baisser le chômage.


  • #1406280

    Thinkerview est une chaîne extrêmement salutaire.
    Ils font vraiment du bon boulot, impartial et exigeant.



    Le politique peut-il encore reprendre la main [sur la finance] ?




    Réponse courte : non, car la nouvelle politique sera le prolongement de la nouvelle finance, comme l’ancienne politique était le prolongement de l’ancienne finance.
    Seul solution : se libérer du système.

     

    • #1406297

      Seule solution radicale, dire non a la marchandise et non a l’argent.

      Ce n’est pas nous qui contrôlons l’argent mais l’argent qui nous contrôle.

      Francis Cousin dans le prolongement de Marx l’explique très bien.


    • En effet Pascal, il faut arrêter de croire comme je le crus que c’est une erreur, ou que les concepteurs du système sont stupides ou seulement malhonnêtes.
      Quant la marche semble irrésistible c’est que c’était la nature propre de la mécanique depuis le début.
      La disparition de l’état et de l’argent est une condition nécessaire mais non suffisante pour une vie à peu près humaine et respirable dans les grandes lignes sur cette terre.


    • #1406422

      supprimer la monnaie telle qu’elle est devenue est bien sûr la seule solution,
      Mais si on supprime la monnaie, avec quoi allons nous échanger ? car la monnaie est en premier lieu une monnaie d’échange, or sans échanges pas de sociètès complexes c-a-d de sociétés capables de produire des objets complexes (exemple un frigo) . Or quelques objets complexes sont utiles, ils répondent à un besoin réel. l’electricité par exemple est une source d’énergie qui économise le travail humain ou animal. or la production et la distribution d’électricité demandent des échanges et donc une monnaie d’échange qui assigne une valeur aux choses.
      Ce n’est pas la monnaie d’échange qui est le problème quand c’est un bien collectif qui circule en permanence pour faciliter les échanges, cela devient un problème quand on commence à la stocker, et donc à la rendre rare pour les autres. (la monnaie de réserve, la monnaie privée) c’est cette monnaie là qui est le support de l’usure. et donc de la dette.
      Ma solution pour rendre possible une société complexe agréable à vivre : retourner à une monnaie toute simple et fort efficace contre l’accumulation, une denrée universelle et périssable : le blé (l’argent populaire) assez fluide pour être un étalon d’échange efficace et impossible à garder trop longtemps sans qu’il se dégrade (sans compter les problèmes de stockage).
      Bon, je rigole mais l’idée y est.
      je rappelle quand même que le but de la richesse ce n’est pas avoir de l’argent mais les biens et les pouvoirs qu’il procure. l’argent n’est pas la monnaie, l’argent est devenu une monnaie. une vraie monnaie doit avoir une valeur purement symbolique car dans un échange on évalue la valeur d’objets réels. ce n’est pas parce que la finance explosera que les usines disparaitront, elles cesseront juste de tourner par manque de carburant, il suffit donc juste de trouver un nouveau carburant qui lui, ne leur explosera pas à la gueule


    • #1406844
      le 27/02/2016 par rouge bleue
      De l’impossibilité de contrôler la finance

      Oui, nous pouvons passer à un autre système d’échange, basé sur des Principes qui servent la justice sociale plutôt que sur la nature inégalitaire de l’argent. Lire Le Civisme, de Philippe Landeux, qui donne les clés pour sortir de cette matrice. Sa maxime : "Toute mesure monétaire est anti-révolutionnaire."


  • #1406302

    La société n’a plus guère besoin de politiques, les artistes font le même boulot, et en nous divertissant en plus...contrairement à ce que les gens croient, c’est l’argent qui fait la politique et non l’inverse...la religion et la politique ont transmuté en Argent, d’où le recul, en attendant leur disparition, de ces dernières. Qui s’en plaindra ?

     

    • #1407022

      Bon à chaque commentaire quasiment vous dîtes la même chose ,c’est littéralement gonflant et c’est presque du trollage votre histoire .Alors je vous laisse répondre pour que tout le monde voit jusqu’à ou votre pensée mène ,première question que faut-il faire maintenant sachant tout ce que vous dîtes ? Et deuxième question comment préparez le monde de demain, comment faire pour ne pas être encore plus aliéné par le capital ,j’attends votre réponse et je répète pas de débat juste vous répondez franchement et puis c’est tout.


  • #1406337

    Même Hitler s’est cassé les dents pour contrer la finance, alors c’est pas des petits politiciens à la Flamby qui vont régler quelque chose.

     

    • #1406381

      Non, Hitler a contrôlé du bout des doigts la Finance, qui a ensuite réagi en lui cassant les dents.

      Cela explique à la fois le financement de l’Allemagne nazi par Wall Street puis la destruction totale et impitoyable de ce même pays.

      Autres exemples "d’Allemagnes nazi" : Irak, Libye, Syrie... Russie.

      Là aussi, le contrôle se fait de très très loin, avec des pincettes, mais cela suffit à déclencher les foudres du "God" thalerien.


  • #1406361

    Le politique peut-il encore reprendre la main [sur la finance] ?



    ou la marionnette peut elle reprendre la main sur la marionnettiste ?
    On connait tous la réponse.
    On arrive dans une fin de cycle, toutes les courbes de confiance, qu’elles soient dans les banques, dans les politiques, dans l’agroalimentaire, dans la santé, etc..., tirent vers le zéro un peu plus chaque jour.

    Tout cela est annoncé dans les textes religieux ou mystiques (et sourdement pressenti par tout un chacun) et tendra, quand chacun sera dépouillé de tout, vers un renouveau du spirituel car le dénuement est la voie privilégiée vers un regain du spirituel (notamment car l’individu n’a plus rien de tangible à quoi se raccrocher pour se réconforter).

    On peut vouloir jouer l’autruche ou l’optimiste obstiné mais avoir un regard sans concession sur un avenir inquiétant n’a rien de dépressif ou de morbide, c’est juste se préparer à affronter, tel un marin, une tempête qui approche.
    Ainsi on pourra l’essuyer avec de meilleures chances de survie que ceux qui sauteront par dessus bord ou se cacheront à fonds de cale.
    Le vrai danger ne sera d’ailleurs pas tant le dénuement que surtout les réactions agressives incontrôlées de ceux qui paniqueront.

    Les politiques seront d’ailleurs les premiers à paniquer et à devenir violents et coercitifs tellement ils craindront la colère populaire à leur encontre, ils commencent déjà.
    On le voit notamment avec Valls qui a sommé récemment ses nouveaux ministres de ne jamais sortir sans gardes du corps tellement il craint que l’annonce d’un(e) ministre agressé(e) physiquement ne serve de déclencheur à la furia francese, ou qui fait sanctionner par la justice un entrepreneur qui l’a apostrophé publiquement.
    Donc il n’y a rien à attendre d’eux, si ce n’est le pire.

     

    • En effet, les mystiques avaient vu que la montée en puissance de l’avoir sur l’être provoquerait un monde infernal càd inhumain.
      On en est plus très loin en effet...


  • #1406432

    @ Grz

    "Hitler a contrôlé du bout des doigts la Finance"

    Comment veux-tu contrôler les finances de ceux qui te soutiennent ? Ça c’est déjà vu où ça ? C’est tout le contraire qui s’est produit : il s’est fait laminer à partir du moment qu’il s’est retourné contre ses bailleurs de fonds.


  • #1406446

    Mon ennemi c’est la finance du haut du pupitre disait l’autre...

    Courbes de gauss (de Gauche)

    Gauss des valeurs, goitre du travail ! A ne pas confondre avec la charte...


  • #1406640
    le 27/02/2016 par Francois Desvignes
    De l’impossibilité de contrôler la finance

    Quand Clinton a aboli la séparation entre les métiers de banque de dépôt et le métier de banques d’affaires, c’est-à-dire entre celles qui prêtent et celles qui spéculent alors est advenu ce qui avait avait été la cause structurelle de la crise de 1929 :

    - On a mis de la spéculation dans le crédit
    - Et du crédit dans la spéculation

    On a mis de la spéculation dans le crédit : on a prêté non en fonction de la solvabilité de l’emprunteur mais a proportion de la volatilité des marchés (le prix de l’immobilier devant doubler selon votre banque elle pensait pouvoir se rembourser en vous saisissant votre maison pour la revendre avec une plus value : elle avait une ambition spéculative derrière le prêt qu’elle vous consentait)

    On a mis du crédit dans la spéculation : on a élargi et amplifié l’effet de levier. Lorsque vous spéculez en bourse vous le faites avec votre argent au comptant (en principe, vous ne spéculez que pour le montant que vous possédez). La banque non : elle spécule a proportion des dépôts que vous lui confiez (qui pourtant ne lui appartiennent pas) avec un coefficient multiplicateur 10,20,30,100 selon son indice cook (ses fonds propres)

    Ça sent la chaine de Pozzi : en cas de retournement du marché (qui arrivera inévitablement) au plus haut nous serons montés au plus bas nous descendrons et c’est ce qui s’est passé en 1929.

    Même causes mêmes effets : c’est ce qui se passera demain.

    Le fait nouveau par rapport à la crise de 1929 est triple :

    - Geographiquement, la crise est planétaire

    - Quantitativement les montants des pertes ne pourront pas être absorbés par des nationalisations ou de l’argent public. Par exemple, la Deutsch bank spécule sur dix fois le PIB de l’Allemagne

    - L’Etat américain était solvable en 1929 (ce qui a permis le New Deal par ailleurs un échec relatif). Les Etats sont tous insolvables aujourd’hui.

    La crise à venir a donc cela de différent avec celle de 1929 qu’elle est insoluble

    Nous n’avons aucune solution pour l’excellente raison qu’il n’y en a pas : les banques vont faire faillite et nous allons donc devoir revenir au troc.

    A moins...d’instaurer un gouvernement mondial

    Alors maintenant c’est sûr : ils ont prémédité la crise pour nous imposer leur dictature

    Tout est clair, accrochons nos ceintures !

     

    • #1407766

      Je crains que vous ayez raison ,
      D’ailleurs les deux conférenciers le disent en termes polis.
      Je remarque le pouvoir exorbitant et non contrôlé des banques centrales ;
      et que toute tentative de dénoncer la surveillance généralisée exercée
      par l’empire conduit à des sanctions financières,d’abord..avant l’utilisation
      de méthodes plus musclées !
      Le chantage au gouvernement mondial est là,
      les peuples apeurés,divisés,sans chef .....semblent désarmés !
      Comment Poutine a-t-il pu réussir à s’imposer....jusqu’à quand ?
      Mais l’agressivité nerveuse et impatiente de cette petite caste
      qui nous domine et veut nous asservir totalement montre
      la fébrilité d’un ptérodactyle ne contrôlant plus sa trajectoire
      faute de gouvernail !