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Georges Marchais, un homme du peuple raillé par des bobos

1990 : Bernard Pivot anime un débat entre George Marchais, Emmanuel Todd, Francois De Closet et Pascal Bruckner, sur le communisme.

 
 



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10 Commentaires

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  • #178654
    le 01/07/2012 par Nop
    Débat sur le communisme

    En passant, Todd était ce jour-ci l’invité de Darius Rochebin, le journaliste Suisse vedette qui baisse de plus en plus son pantalon.

    Selon eux, Todd est un prophète.

    http://www.rts.ch/video/emissions/p...


  • #178679
    le 01/07/2012 par Griever
    Débat sur le communisme

    Le plateau : 1 communiste et 3 juifs
    Le communiste parle de sujets de fond, du chômage
    Les juifs parlent de racisme, de Le Pen, de SOS Racisme. Amalgament l’URSS "totalitaire, méchant" au communisme français et donc "vive la sociale-démocratie libérale".
    En fait, rien n’a changé depuis :|


  • #178686
    le 01/07/2012 par ARL
    Débat sur le communisme

    Ballotté, charrié, pris de haut, parfois maladroit , mais parfaitement entier et lucide, Marchais ,avec toutes ses limites, pose la vrai question de la démocratie et donne une leçon à ces FUMISTES PRÉTENTIEUX !


  • Georges Marchais se défend comme il peut avec un PCF très diminué en 1990.
    Il faut refaire un peu d’histoire. Lorsque Waldeck Rochet tombe malade la direction de PCF doit choisir un nouveau dirigeant, un nouveau Secrétaire Général. Il y a les anciens de la résistance comme Jacques Duclos, petit homme admirable et populaire très au-delà du PCF. Et il y a les jeunes comme Roland Leroy. Hors les soviétiques, car ce sont eux qui l’ont imposé, choisissent Georges Marchais qui aurait fait un très bon syndicaliste mais a fait un piètre n°1 du PCF.
    Marchais signera avec Mitterrand l’Union de la Gauche. Puis il évoluera sans arrêt jusqu’à avoir des représentants au premier gouvernement de Mitterrand-Mauroy. Un coup de barre à droite, un coup de barre à gauche.
    Ce qu’il fallait faire à l’époque c’est ce que l’ancien directeur de l’Humanité Roland Leroy répétait, à savoir ne pas signer le programme commun, refuser toute participation au gouvernement de Mitterrand-Mauroy avec vote "pour" les mesures positives et vote "contre" les mesures négatives. Il fallait que le PCF garde SA liberté face au PS qui aura réussi à doubler le PCF puis à l’enterrer. En 1981, dans mon lycée je m’étais prononcer CONTRE le piège de la participation au gouvernement.
    J’étais sur la ligne Leroy
    , et avec le temps on se rend compte que le PCF était un bateau ivre dirigé par un Marchais pas à la hauteur de la situation.
    J’aurais aimé un Marchais secrétaire général de la CGT et un Roland Leroy, rusé, fin, cultivé, ancien ouvrier cheminot, issu du Petit Quevilly (l’actuelle circonscription de Fabius ... quelle tristesse ... ).
    Quelqu’un m’a dit un jour, Roland Leroy avait trop de qualités pour devenir LE Secrétaire Général du PCF.
    En 1976, c’est au XXII ème Congrès que Marchais-Fitermann-Juquin-Kanapa signent la fin du dogme de la dictature du prolétariat. Elément essentiel de la doctrine marxiste-léniniste !
    Roland Leroy était CONTRE cette suppression et cette soumission au PS qui se servait du PCF pour arriver au pouvoir et lui siphonner ses voix.
    Mais le côté trop pro-soviétique de Roland Leroy a empêché à celui-ci de remplacer Marchais ... !
    Il faudrait écrire un livre entier pour bien comprendre les années 70-80 du PCF puis sa fin.


  • Bonjour

    Quel clown ce De Closets , tout est manipulation sauf sa sacro-sainte sociale démocratie , alors que c’est LA manip de base ...


  • 43:39’
    Tout est dit.


  • #179640
    le 02/07/2012 par Grindsel Tirédunevi
    Georges Marchais, un homme du peuple raillé par des bobos

    Ces retours en arrière sont très intéressants pour prendre du recul, surtout pour nous les jeunes générations.


  • Bla Bla Bla... La vraie nature des cuistres disait Desproges ?

    Marchais, qui n’a pas leur éloquence vicieuse et étant alors sur le déclin fait un peu triste figure... .

    Assez insupportable à regarder en entier mais néanmoins instructif.

     

    • et face à lui, une suffisance et une arrogance insupportables, en effet !.....à 1:02 environ todd sur l’exclusion du pc :« vous savez bien comment çà se passe, on est coopté..etc.. »....par contre lui, avec les bruckner, attali, les deux insupportables lévy, il n’y a aucune cooptation ni copinage, ben voyons...


  • Effectivement, il s’agit d’une mise en perspective très intéressante.

    J’en déduis que Georges MARCHAIS et certains communistes se sont aperçu (mais peut-être un peu tard) que la vraie nature du marxisme était plutôt à chercher dans la conscience politique du peuple comme le fait Hugo CHAVEZ que dans le communisme russe imposé au peuple par le haut (les "plus égaux que les autres" mis en scène par ORWELL dans la Ferme des animaux et qui ne valent finalement pas mieux que les "1%" du monde capitaliste).
    D’où son insistance sur les mots démocratie et nation (les deux étant indissociables, sauf dans le discours politiquement correct).

    En résumé, si on élargit la notion prolétariat aux "99%" comme le fait Jean-Claude MICHEA, alors la "dictature du prolétariat" de Marx correspond à la vraie démocratie, la démocratie directe telle que la défend Etienne CHOUARD.