Egalité et Réconciliation
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Des éditeurs, des correcteurs et de la presse...

5e partie : Personne ne veut d’un sujet pareil.

Lors de mes premières publications, j’émargeais chez les trotskistes. Ce que je faisais là en étonnait plus d’un dans mon entourage, essentiellement parmi ceux qui savaient que je n’avais rien d’une marxiste. Mais ainsi va la vie, faite de bouts de chemin qu’on fait avec ceux-ci puis avec ceux-là, au gré des rencontres et des situations. Déçue par les socialistes, j’avais été serrée de près par quelques militants qui avaient apprécié mon sens de la formule et mon dévouement à mon syndicat, et s’appliquaient à recruter comme d’autres convertissent. Incapable de faire mon trou où que ce soit, je m’étais laissée convaincre de les rejoindre. Après tout, pourquoi pas ?

A la sortie du « Petit Coco », leur silence me déçut un peu mais ne me surprit guère. Ce livre, n’était certainement pas un livre politique. Mais qui a dit que les trotskistes ne s’intéressent qu’à la politique ? On trouve dans leurs librairies des ouvrages de tous genres, il me semblait que le mien pouvait trouver sa place.

Il ne le trouva pas, et je n’en fis pas un drame.

Par contre, quand arriva mon livre sur le kibboutz et l’Intifada, ce fut moins clair. Car quoi, le parti défendait bien, ou à tout le moins il le prétendait, la cause palestinienne et ce sans aucune arrière-pensée antisémite. C’eût été le comble, compte tenu du nombre de juifs qui le dirigeaient. Je me croyais donc en territoire allié, et fus bien déçue de la pusillanimité avec laquelle ils traitèrent mon travail.

J’allai alors voir le grand chef en personne et il trancha : ton livre est très bon, il faut en faire une recension dans le journal du parti.

Ça prit plus d’un mois, je finis par m’agacer. J’entrepris d’aller voir celui qu’on avait chargé du pensum, qui m’avoua qu’à chaque fois qu’il se mettait à sa table pour écrire, la plume lui tombait des mains, il n’y arrivait pas. Il avait lu et relu le livre plusieurs fois mais ça ne venait pas.

- Tu comprends, dit-il, d’habitude je ne traite que de livres politiques.

Pas politique, mon livre ? Ce serait donc l’aspect purement personnel de l’histoire qui m’aurait attiré les foudres de ceux qui impressionnèrent la grosse dame ?

A d’autres.

Mais il n’était pas le seul à penser ainsi puisque plusieurs camarades vinrent me dire qu’il était dommage que je n’aie pas fait un livre politique.

Ils voulaient dire un livre chiant, j’imagine.

Enfin le grand chef trouva quelqu’un d’autre, et un article parut.

Allais-je au moins être lue par mes camarades ? Ils mirent un petit paquet de cinq exemplaires dans un coin de la grande table de la librairie, et quand il n’y en eut plus ils n’en recommandèrent pas.

Dans l’intervalle, j’avais pris sous ma coupe une vingtaine de réfugiés et leur consacrais mes journées, mes week-ends et parfois même mes nuits. Je tenais, bien sûr, le parti au courant de mes démarches, je leur écrivais de longs comptes rendus circonstanciés du malheur que je voyais se dessiner sous mes yeux. Ils disaient « oui, oui » et passaient à autre chose. C’était comme si je parlais à un mur.

J’eus droit à quelques réflexions désagréables : « on n’a quand même pas que ça à foutre » quand je demandai l’aide d’un russophone capable de m’aider à présenter un témoignage sans avoir à passer par l’hébreu, insuffisant pour mes protégés comme pour moi.

Des russophones, il y en avait dans le parti, et je finis d’ailleurs par en trouver un. « Une » plus exactement, qui réagit en femme et non en militante : ce que je racontais la révoltait, elle m’apporta sa contribution à titre tout à fait personnel. Pour les autres, rien. Je leur apportais, sur un plateau, des données vivantes et explosives sur une réalité qu’ils auraient dû relayer. La seule réaction que je fus en mesure de déceler de leur part, c’est la gêne.

Elle est bien gentille Marion, mais elle nous emmerde.

Et puis un jour, la peur me prit. La peur du vide, la peur insensée d’une solitude que je trouvais inadmissible. Je ne comprenais pas que je sois seule à me battre pour venir en aide à des juifs qui avaient perdu jusqu’à leur valise pour avoir été rétifs au rêve sioniste. La plupart des dirigeants du parti étaient juifs, certains avaient vécu la guerre, tous avaient perdu de la famille pendant l’horreur, pourquoi diable ne venaient-ils pas m’aider ? Ce ne pouvait être parce qu’ils défendaient l’Etat d’Israël, ils se disaient contre.

La peur, c’est le bout du bout de la solitude. Alors j’y fis face, seule. Un jour, ma voisine vint me prévenir que des gens étaient venus se renseigner sur moi dans la cour de mon immeuble. S’ils étaient venus, c’est qu’ils savaient où j’étais. Et s’ils se renseignaient, c’était pour me le faire savoir. Pour me faire peur. Alors c’était réussi, j’avais peur.

Et après ? On peut vivre avec la peur, c’est ce que j’ai appris à faire. Mais j’ai pris le taureau par les cornes, et je me suis rendue chez les flics pour y signaler le fait sur la main-courante. Ca prit un petit moment, ils ne voulaient rien savoir et refusaient de prendre ma déposition, mais ils finirent par accepter.

De retour chez moi, j’appelai la commission Droits de l’homme du parti.

- Attends, ne quitte pas, me dit le responsable.

Au bout de quelques longues minutes, la sonnerie « occupé » m’avertit qu’il avait raccroché.

Alors je décidai d’y aller. Dans la cour du local, tout ce que l’organisation compte de cadres et de militants s’affairait pour la prise hebdomadaire du journal. J’avisai un membre de la commission idoine et entrepris de lui expliquer. Il était au courant de mon action, de mes démarches, de mes écrits, de mes voyages, de mon engagement, des risques que j’avais pris et prenais encore, il savait de quoi je parlais. Ce que je venais lui apprendre, c’était que « on » venait à présent m’intimider à domicile. Il m’écouta poliment, me fit un large sourire, me passa paternellement la main sur l’épaule et me susurra :

- Fais gaffe à toi tout de même.

Et il tourna les talons. Dans la cour, j’avisai le responsable de la commission internationale. Il me fit un grand sourire et m’écouta commencer une phrase. Commencer seulement, car quand je l’eus terminée, il était déjà parti. C’était la première fois qu’on me faisait ça, ça fait un drôle d’effet.

- Mais enfin je suis en train de parler ! lui dis-je en le rattrapant et en lui barrant la route.

Courageux, il bredouilla « réunion importante » et disparut.

Alors que, militante sérieuse et dévouée je faisais mon content de distribution de tracts et de vente de journaux, je me permis de refuser un jour de sacrifier un week-end d’écriture au bénéfice de la campagne contre le traité de Maastricht. Et je m’entendis hurler, je dis bien hurler, que l’écriture c’était bien joli mais que quand le traité de Maastricht serait voté, il n’y aurait plus ni écrivains ni maisons d’édition. Aussi, pour l’amour des livres, il fallait que, toutes affaires cessantes, j’abandonne l’écriture du mien pour des activités enfin sérieuses.

Que je cesse de les emmerder avec mes larmes et mon dévouement, pour devenir enfin une trotskiste sérieuse, sans état d’âme, sans sensibilité, sans personnalité, sans cœur.

Quand le livre sortit enfin, je n’étais plus au parti.

La suite est inattendue.

C’est dans le village palestinien d’Umm-el-Fahem que j’entendis pour la première fois parler de l’association qui allait, enfin, me mettre le pied à l’étrier.

- Comment ? Tu ne connais pas le CCFD ?

L’association catholique contre la faim et pour le développement soutenait depuis des années nombres d’Organisations-non-gouvernementales dévouées au bien-être des opprimés, et ses pas l’avaient naturellement conduite dans les villages palestiniens. De retour à Paris, je pris contact avec un certain Claude.

Il est des jours où tout semble vouloir se mettre en place. Traitée comme un chien par mes « camarades » trotskistes, j’allais être considérée et respectée par des catholiques à qui je ne fis jamais mystère de mes positions.

Je fis connaissance avec Claude, nous échangeâmes nos impressions sur tant de gens que nous connaissions sans nous connaître, et je lui dis que je cherchais à écrire des livres.

Il me suggéra d’en parler à sa direction à qui j’écrivis. Ma lettre arriva juste au moment où ils discutaient de cette idée avec les Editions de l’Atelier : pour informer leurs donateurs de l’utilisation des fonds qu’ils levaient, ils voulaient ouvrir une collection intitulée « Les acteurs du développement » qui fournirait des récits courts et vivants sur les projets qu’ils défendaient.

Ce fut la première fois que je travaillai dans des conditions humaines, décentes, valorisantes. Envoyée sur le terrain de Cisjordanie et de Gaza pour y rencontrer une ONG médicale, j’en étais revenue avec un texte si plein d’admiration et de reconnaissance pour les Palestiniennes, que mon éditeur fit le choix de laisser tomber la référence aux réseaux de santé pour me proposer le beau titre de « Libres femmes de Palestine ».

- Quand on donne un savoir à un homme, il pose une plaque et demande qu’on le paye. Quand on donne le même savoir à une femme, elle court le partager avec tout le monde.

C’est en faisant ce constat, valable rigoureusement partout, que des médecins palestiniens partis au secours des populations les plus misérables, firent le choix de former aux soins primaires les femmes les plus pauvres pour entreprendre, avec elles, de tirer vers le haut le niveau sanitaire dramatiquement bas des Territoires. Ah les merveilles de femmes que j’ai rencontrées ! Spoliées, volées, harcelées, exploitées, misérables, elles me laisseront à jamais le souvenir de leur gentillesse, de leur courage, de leur rage de s’accomplir et de défendre leur terre, leurs proches et leur bonheur. Toujours je garderai le souvenir de nos fous-rires, de notre complicité et de nos émotions partagées. Expérience inoubliable d’une richesse inouïe, mes copines de Palestine m’ont fait quitter, à jamais, les stéréotypes crétins et réducteurs concernant la « libération » des femmes.

Ma collaboration avec les éditions de l’Atelier fut pour moi l’occasion d’apprendre deux choses. La première concerne les personnes dont la tâche consiste à établir des liens entre un auteur et les médias à l’occasion de la sortie d’un livre, j’ai nommé les attachées de presse. C’est là, avec l’Atelier et son coéditeur le CCFD, que j’ai pu constater que la crétinerie pathologique de celles que j’avais rencontrées auparavant n’était nullement inhérente à leur fonction, mais un défaut personnel.

La deuxième concerne mon public : lui aussi existe. Par le biais d’une très longue tournée à travers toute la France auprès des comités locaux du CCFD, mais aussi auprès d’associations de solidarité avec les Palestiniens, ce sont des milliers de Français que j’ai rencontrés.

Et j’en ai tiré une conclusion : elle est belle la France, quand on sait l’écouter, la regarder et s’adresser à elle. Ils sont beaux ces gens de la France profonde, dévoués et généreux, attentifs, désireux d’aider leur prochain, d’exprimer leur solidarité en actes.

Ils sont beaux les Français de l’intérieur, l’intérieur du cœur et du courage. Et on est fier d’en être. C’est pour eux que j’écris, c’est à eux que je m’adresse.

Le CCFD m’ayant demandé de participer à l’élaboration d’un film de dix minutes sur les libres femmes de Palestine, je décidai de chercher un producteur pour faire quelque chose des huit heures de rush inutilisé.

L’idée était de mettre en exergue l’un des plus beaux chapitres du livre, celui qui montrait comment une poignée de femmes pauvres révolutionnait tout un village en apportant un regard nouveau sur les handicapés. Handicapés du bout de la misère, femmes opprimées autant par leur environnement immédiat que par l’occupation : le chapitre intitulé « Réhabilitation » méritait un film à lui tout seul. Les lecteurs avaient tellement été touchés par le personnage de Majda qu’une lectrice, Elisabeth, lui avait même dédié une chanson.

Je rencontrai assez facilement un producteur qui me mit à l’aise : il n’était pas sioniste, même si son patronyme avait pu me le laisser craindre. Il avait aimé mon livre, vu tous mes rushes, apprécié mon script, il était d’accord avec mon projet qu’il jugeait bon. J’allais faire un film.

Pour aller à la rencontre de chaînes de télévision, il lui fallait un scénario, je n’en avais jamais fait : il me montra. Je lui donnai un premier jet, il m’expliqua comment le perfectionner, et enfin un jour, il me dit que c’était bon. Pouvais-je lui rédiger un argumentaire ?

Oh que oui ! Expliquer que ce que je voulais montrer, c’était l’aspect positif des choses. Qu’on puisse voir non des femmes dolentes et geignardes, mais actives et marrantes, ouvertes sur le monde, décidées à faire quelque chose pour sortir de leur misère. Non des musulmanes soumises, mais des Orientales généreuses à qui on ne la fait pas. Je voulais montrer que le résultat de leur détermination, loin d’être la haine de leurs hommes, c’était au contraire la reconnaissance officielle, dans leur village dirigé par des islamistes, qu’elles étaient l’exemple à suivre.

De quoi balayer tous les clichés.

Alors qu’il m’avait fait venir à Paris plusieurs fois, c’est au téléphone que le producteur me soumit les conditions qu’une chaîne de télévision lui avait posées. Pouvais-je revoir mon scénario en changeant quelques petites choses ?

Oui bien sûr.

Vous notez ? J’énonce.

Il faudrait montrer :

- Que le travail des femmes palestiniennes est piloté par l’aide extérieure ;

- L’oppression que leur font subir leurs maris ;

- Leur impossibilité d’échapper à l’emprise des islamistes.

En un mot comme en mille, pour qu’on produise mon film, est-ce que j’acceptais de dire exactement le contraire de ce qui me motivait pour le faire ? Et pour conclure, obligé de rompre le silence que ma suffocation lui imposait au bout du fil, il trancha :

- Vous comprenez, la difficulté c’est que vous traitez d’un sujet-repoussoir : les handicapés. Personne ne veut d’un sujet pareil, ce n’est pas vendeur, les gens ne le regarderont pas.

La semaine suivante, le festival de Cannes, debout et en larmes, faisait une ovation à un jeune trisomique qui explosait de joie de vivre et d’humanité dans « Le Huitième Jour ». Mais le monsieur ne me prit pas au téléphone. Car il savait, et il savait que je savais, que ce n’était pas le problème.

« Libres femmes de Palestine » s’était vendu strictement dans le cadre de l’association, la presse ne l’avait pas relayé.

« On » ne m’avait pas lâchée.

(à suivre)

Entretien vidéo :
Marion Sigaut présente son livre "Du Kibboutz à l’Intifada"
 
 



Article ancien.
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19 Commentaires

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  • J’ai l’impression que votre article laisse tout le monde sans voix, Marion ;-)

    Merci pour tout, cela confirme de nombreux doutes que l’on pouvait avoir sur les contradictions internes des trotskystes, par exemple.

    Petite question : y aura-t-il une vidéo des conférences que vous avez données à Nimes et Marseille ?

     

    • #165412
      le 08/06/2012 par Marion Sigaut
      Des éditeurs, des correcteurs et de la presse...

      En efet, tout le monde semble sans voix, puisque vous faites, jusqu’à présent, le seul commentaire. Je me suis demandé si cet article n’était pas mauvais, ce qui expliquerait ce silence...
      La conférence de Marseille a été filmée. Reste à savoir quand elle sera mise en ligne, ce que j’ignore.
      Bien à vous
      Marion


    • Pour ma part, je trouve que votre texte se maintient à un très bon niveau au fil des épisodes. Votre parcours est réellement édifiant et c’est vrai que parfois on ne peut que garder un silence révélateur devant vos confidences...je ne sais pas si c’est le cas pour les autres lecteurs. Comme on dit en Belgique, vous êtes "amitieuse" et cela vous a sans doute sauvée. On voit que vous arrivez à garder le positif de toutes vos expériences, et que vous respirez l’humanisme, le vrai. En tout cas, continuez ; je suis certain que vous avez ici un public à l’écoute.


  • Mais bien sûr, Madame Sigaut, il n’y a aucune oppression des femmes dans le monde musulman. C’est une évidence. A condition d’être hétérosexuelle, de se marier à l’homme qu’on vous désigne, de n’avoir de relations sexuelles qu’avec cette personne et nulle autre, pendant toute votre vie : si vous rentrez dans ce créneau, alors effectivement on vous fout une paix royale

     

    • Je ne suis pas un expert en la matière mais je pense que cette pression est familiale, afin que les familles soient unies et les traditions gardées.

      Dans nos sociétés actuelles les femmes :

      - Sont sur internet dès 14 ans, à regarder du cul, à montrer leurs nombrils et plus via Facebook et autres conneries du genre

      - Sont presque toutes obligées de travailler, tellement les salaires sont bas et la vie chère.

      - Il y a 60% de divorces, je vous laisse imaginer le nombre d’enfants en souffrance, et d’un des deux parents qui se retrouve souvent dans des situations misérables.

      - Portent le string qui dépasse dès la puberté, ne savent plus cuisiner et’soccuper d’une famille, le taux de suicide ne fait que grimper d’années en années, sans parler de la dépression.

      Bien-sûr je généralise, mais bien souvent on voit les femmes vivant dans "le monde musulmam", aussi vaste soit-il, comme des pauvres victimes alors que les notres vivent dans uen société en déchéance morale totale.


    • #165638

      Ce que vous faites remarqué , 1000 et 1 bouquins l’on traité ce sujet . Cela vous gène visiblement que l’on puisse parlé de la femme musulmane sous un angle positif et surtout , je pense , réaliste . ( ne pas confondre la condition féminine en Arabie Saoudite ou au Qatar avec celle de la Palestine occupée ).
      Avant que vous vous faisiez un film sur ma personne ,désolé de vous décevoir mais je ne suis pas un barbu égorgeur de mouton :) mais un français blanc de 26 ans et de confession humaniste (la vraie , pas à la kouchner) .
      Quand à vous Mme SIGAUT ,je voulais vous dire que même si je suis de nature pessimiste vous me redonné espoir en l’humain et vous remercie et vous encourage pour tout votre travail . MERCI A VOUS ET CHAPEAU BAS MADAME
      Rémi


    • #165645
      le 09/06/2012 par Marion Sigaut
      Des éditeurs, des correcteurs et de la presse...

      @dh
      Si c’est ça que vous avez lu de ce que j’ai écrit, je ne peux vraiment rien pour vous.


  • #165613

    On reste sans voix car on ne sait quoi rajouter !!!!
    Votre "crime" ?...Montrer la réalité sans passer par les intermédiaires auto-proclamés qui,en plus d’etre inutiles,se révèlent n’etre que des collabos d’un système vérouilé à tout les échelons !

    Votre témoignage,Marion,me fait le même effet que de découvrir pour la première fois un cadavre chaud sur la voie publique lors d’un accident de la circulation !

    La vérité n’est pas bonne à vendre dans son entier...il faut la couper comme on le fait avec de la cocaine pure sinon c’est l’overdose pour les uns et bénefices réduits pour les autres !!

    L’edition est un monde pourri en pluis d’etre limité pour les francophones !

    Merci encore pour tout ces témoignages...en fait,on en redemande !!!


  • Merci pour ces témoignages Marion, ils sont passionnants et tristement révélateurs.


  • #165690

    Toujours aussi passionnant, ce témoignage nous livre bon nombre de turpitudes qui salissent la France. Un satané Système de soumis, de veules hypocrites sans idéaux derrière de simples oripeaux pour se donner une apparente droiture morale.

    Merci à vous dame Sigaut, je vous souhaite bien du courage pour la suite de votre engagement.



  • Je me suis demandé si cet article n’était pas mauvais, ce qui expliquerait ce silence...




    L’article est aussi bon que les précédents, sans aucun doute. En ce qui me concerne, j’aurais du mal à faire un commentaire intelligent après, tellement le contenu est surprenant et révoltant. Quoi qu’il en soit, ne vous découragez pas, merci pour ce que vous faites.


  • toujours aussi passionnante, vivement la suite


  • Merci pour vos articles extrêmement enrichissants Mme Sigaut !
    Fraternellement


  • Vos chroniques constituent les témoignages sensés d’un cœur secoureur, celui-ci, j’en ai peur, ayant été en proie, apparaît-il, à de nombreux écueils : celui des vils, des odieux, de tous ces gens ayant préféré à l’esprit, l’acédie.

    Vos faits d’âme n’auront jamais demeuré vains.


  • Bonsoir Madame Sigaut,

    Vos récits et articles sont litteralement palpitants. J’admire votre liberté et votre soif des autres !!! Donnez nous le secret de votre force si ce n’est l’amour de l’autre !!!

    Merci milles fois

     

    • #166665
      le 10/06/2012 par Marion Sigaut
      Des éditeurs, des correcteurs et de la presse...

      L’amour de l’autre n’y suffit pas s’il n’y a d’abord le respect de soi. J’ai mis longtemps à l’apprendre.
      Im einini li, mi li ?
      Si je ne suis pour moi, qui le sera ?
      C’est là que j’ai puisé la force qui m’a fait refuser qu’on me détruise.
      Sans cette convicttion qu’il faut s’accomplir soi, l’amour des autres tourne au masochisme et à l’autodestruction, et ne distille que du malheur.
      Mais si on l’a, alors "aime et fais ce que tu voudras".
      Merci de votre petit mot.


  • "Quand on donne un savoir à un homme, il pose une plaque et demande qu’on le paye. Quand on donne le même savoir à une femme, elle court le partager avec tout le monde."

    Bonjour à tous,

    Marion, je ne vous cherche pas querelle mais je commence à en avoir plus qu’assez de ces poncifs hommes/femmes que l’on me serine depuis 5 décennies. C’est ridicule. Au point qu’encore aujourd’hui quasiment personne n’envisage qu’une femme puisse être pédophile par exemple. Et pourtant ça existe et je pourrais malheureusement vous en citer quelques exemples. Donc il faudrait comprendre qu’un homme est foncièrement égoïste alors qu’une femme est forcément altruiste ?

    Cela me rappelle l’argument que l’on utilisait lorsque j’étais adolescent en me disant qu’à 14 ans j’étais forcément moins mûr qu’une jeune fille de mon âge qui avait ses règles et qui, par ce simple fait (ce que je suppose puisqu’on n’allait pas plus loin dans l’explication), savait forcément mieux que moi ce que pouvait être la vie.

    L’humanité est constituée d’hommes et de femmes. S’il est évident que chaque sexe à un rôle prépondérant qui joue sur son caractère je nie en revanche que cela puisse jouer sur des thèmes tels que l’altruisme, la perversité, la malhonnêteté...Dans vos précédents écrits sur le même thème vous avez d’ailleurs bien montré que vous aviez rencontré des "ennemis" autant hommes que femmes.

    Vous reprochez aux producteurs de votre éventuel reportage de vouloir montrer des femmes "victimes" de l’islam et soumises aux hommes. C’est effectivement écoeurant...mais que dire de cette phrase issue de votre texte que j’ai mis en exergue de mon commentaire ?

    La femme est une amie et l’homme est un ennemi. C’est malheureusement le message que cette maxime suggère.

    Avec mes respects.

     

    • #168847
      le 13/06/2012 par Marion Sigaut
      Des éditeurs, des correcteurs et de la presse...

      Allons, allons, pourquoi monter sur vos grands chevaux ? Je sais bie qu’il y a des femmes perverses, j’en ai vu de près, figurez-vous. Je n’ai pas dit que les femmes sont meilleures que les hommes, acceptez que je dise qu’elles se comportent différemment. Et, en matière de divulgation du savoir, c’est un fait qu’elles disséminent plus facilement que les hommes dans la mesure où elles n’ont pas le même rapport au pouvoir. Allez-vous au moins reconnaître ça ?
      Ce sont des hommes, justement, qui ont compris cette attitude et ont eu l’intelligence de tabler dessus pour tirer tout le mode vers le haut.
      L’expérience des Libres femmes de Palestine me fait égalemnet penser à cette autre expérience magnifique de l’Universit des Va nu pied, dont le fondateur dit : si vous voulez qu’un savoir circule, donnez-le aux filles. Tout son système de lutte contre le sous-développement part de ce constat.
      Allez, arrêtez votre parano, je ne suis rien moins qu’anti-mecs. Mais dire du bien des femmes quand il y a à en dire, ça fait du bien et ça devrait normalement ne faire de mal à personne.


    • Merci de votre réponse.

      Quoi qu’il en soit les sentences façon Mars-Vénus auront toujours le même effet sur moi. L’altérité dans nos sociétés tourne systématiquement à la compétition, à la victimisation ou au réglement de compte et je reconnais que ça me casse sérieusement les...on va dire "pieds". Je n’ai de mon côté aucune acrimonie envers les femmes mais je ne supporte pas cette manière de les entourer d’un voile de sainteté a priori. Un être humain doit faire ses preuves, son sexe importe peu. Je ne crois pas aux généralités sur les sexes mais je reconnais ne pas savoir grand chose des sociétés dont vous parlez et je suis heureux que vous partagiez votre riche expérience.

      J’en profite également pour vous remercier de vos différentes participations au site, aussi bien pour les questions d’histoires générales que pour vos textes relatifs à votre histoire personnelle.

      Je déguste un dernier verre de Corton à notre prochain désaccord (ou à notre prochaine convergence de vue).

      Bonne soirée à vous


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