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Dossier spécial E&R – Comment l’Église moderne sacralisa l’Ancien Testament

La Rédaction d’E&R vous propose de découvrir la première partie d’un dossier spécial intitulé Comment l’Église moderne sacralisa l’Ancien Testament rédigé en exclusivité par Claude Timmerman.

La seconde partie est et sera immédiatement accessible aux contributeurs au financement participatif de la Rédaction d’E&R à partir de 2 euros/mois.

 

Sommaire du dossier :

 

Partie 1 : Léon XIII, le pape par lequel la maçonnerie pénétra l’Église
- Du Privilegium Ottonianum (962) au « droit d’exclusive » (1590)
- 1590 – L’élection d’Urbain VII et la formalisation du « droit d’exclusive »
- 1846 – Élection de Pie IX : le pape qui tenta de gérer l’offensive politique antireligieuse
- Léon XIII, le débiteur des loges
- 1878 – Élection de Léon XIII
- 1880 – Première expulsion religieuse (Freycinet-Ferry)
- Le toast d’Alger : 18 novembre 1890
- Février 1892 – L’encyclique Au milieu des sollicitudes
- 1903 – La seconde expulsion et le bannissement définitif des religieux (Émile Combes)

Partie 2 : La pénétration de l’idéologie vétérotestamentaire : l’inerrance biblique
- Des chercheurs biblistes qui dérangent
- L’encyclique Providentissimus Deus (1893)
- Le décret De reformatione du concile de Trente
- Pie XI, l’inquiétant séide d’Aristide Briand
- L’excommunication de l’Action française, preuve de l’appui inconditionnel du Vatican à Aristide Briand
- L’encyclique Mortalium animos (6 janvier 1928)
- Pie XII et l’encyclique Divino afflante Spiritu (30 septembre 1943)
- Le récent terme d’inerrance, concept « protestant » revendiqué ?

 


 

Partie 1 :
Léon XIII, le pape par lequel la maçonnerie pénétra l’Église

 

Il serait naïf de croire que l’élection pontificale est restée à l’écart de l’influence des grandes puissances politiques européennes. Dès que la religion catholique et la papauté ont été assez fortes pour interférer dans la vie politique, les puissances chrétiennes ont influé sur les élections pontificales et vice versa… Mais peu de papes peuvent revendiquer le fait d’avoir été élus par l’entremise de la maçonnerie pour laisser mener (ou pire faire mener) une politique anticatholique !

 

Ce fut le cas de Léon XIII sans qui jamais le ralliement des catholiques à la République française, l’expulsion des congrégations et la loi de 1905, n’auraient pu se produire… Une responsabilité écrasante, toujours occultée de nos jours, alors que l’on continue de célébrer l’auteur de Rerum Novarum comme le pape ayant « condamné le modernisme »…

 

I – Du Privilegium Ottonianum (962) au « droit d’exclusive » (1590)

 

Le Privilegium Ottonianum – droit de veto à l’élection pontificale concédé par Jean XII [1] en 962 à l’empereur Othon, qui lui avait permis de recouvrer les États pontificaux envahis – a régi directement l’élection pontificale durant 16 papes. Ce, jusqu’à Nicolas II qui le supprima en tant que tel en 1059 pour l’associer au choix électoral des seuls cardinaux. Confirmant le synode de Melfi, sous l’influence du moine Hildebrand, futur pape Grégoire VII, il promulgua le 13 avril 1059, un décret qui remettait l’élection du pape dans les seules mains du collège des cardinaux (ce qui n’empêche pas lesdits cardinaux d’élire pape un non cardinal, voire un simple laïc). Néanmoins, l’empereur du Saint-Empire gardera le droit de confirmer le candidat au siège pontifical.
L’habitude de voir les puissances politiques interférer dans l’élection papale était prise...

C’est Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique, et surtout son fils Philippe II, roi d’Espagne, qui vont institutionnaliser le droit de veto à l’élection pontificale, privilège jamais reconnu mais effectif, dit « droit d’exclusive », en fait une version modernisée et étendue du Privilegium Ottonianum, qui a duré jusqu’au début du XXe siècle.

 

1590 – L’élection d’Urbain VII et la formalisation du « droit d’exclusive »

À la mort du pape Sixte V en 1590, Philippe II, alors au sommet de sa puissance politique, fournit une liste de sept cardinaux parmi lesquels le conclave est censé faire son choix, menaçant de veto l’élection de tout autre de ses membres… Les cardinaux obtempérèrent : Urbain VII fut élu... mais mourut de la malaria au bout de 12 jours avant même d’avoir été sacré. L’un des pontificats les plus courts de l’Histoire. Urbain VII est réputé avoir été la première personnalité à s’opposer au tabac, menaçant d’excommunier toute personne fumant dans une enceinte religieuse ; un ostracisme envers les fumeurs qui ne lui aura donc pas réussi…

Philippe II va réitérer cette même année et Grégoire XIV, alors élu, s’il figure bien parmi la liste des sept cardinaux préconisés, ne règnera que quelques mois. En 1591, Philippe II fera encore de même pour le troisième conclave, dont sortira Innocent IX, fils du cardinal Francesco Sfondrati et autres oncles ou cousins cardinaux issus de la même famille… ATTENTION, FS est le père de Grégoire XIV ! Il ne règnera que dix mois.
Après ces trois interventions en moins de deux ans, le terme de jus exclusivæ (« droit d’exclusive ») commencera à être employé. Ce terme d’exclusive signifie bien ici le droit d’exclure de l’éligibilité pontificale.
Ce privilège est désormais admis pour le Saint-Empire, l’Espagne et la France (le premier État, historiquement, à avoir embrassé le christianisme romain avec le baptême de Clovis, d’où sa qualification de « fille aînée de l’Église »). Face à une Italie politiquement mosaïque, ces trois États regroupent alors l’essentiel des cardinaux.
Ce droit d’exclusive est porté à la connaissance de tous les cardinaux, lors du conclave, par un cardinal d’un des pays l’exerçant, expressément mandaté au nom de son roi ou de l’empereur.

Le conclave est devenu une assemblée isolée depuis celui de Viterbe en 1268 où durant plus de deux ans les cardinaux italien et français se sont affrontés, bloquant toute élection pontificale, jusqu’à ce qu’ils soient enfermés par la population excédée, voulant un pape, et réduits au pain et à l’eau pour se décider à se mettre d’accord. La tradition rapporte même que pour accélérer encore les choses, on commença à retirer les tuiles du toit laissant leurs éminences à l’air libre ! Les cardinaux seront dès lors enfermé d’où le nom de l’assemblée : conclave = cum clavis = « avec une clef »)

Teobaldo Visconti, archidiacre en Terre sainte, fut finalement élu pape sous le nom de Grégoire X.

On comprend donc que, depuis la fin du Xe siècle, les interdictions politiques potentielles – transmises par les cardinaux – sont prévues bien avant que le conclave ne se tienne, et qu’elles ne sont dévoilées que si la personne objet du veto se trouve en situation potentielle d’être élue.
L’exclusive n’est donc portée au cours du conclave qu’après les premiers tours de vote laissant émerger, le cas échéant, la candidature à exclure. Ce qui signifie que l’Histoire n’a retenu que les cas où le droit d’exclusive fut effectivement porté, et non pas l’ensemble des cas où des cardinaux qui n’ont pas rassemblé un nombre suffisant de suffrages sur leur nom étaient pourtant destinés à être écartés selon le vœu de tel ou tel chef d’État. Les exclusive « prévues » ont donc dû être infiniment plus nombreuses que celles historiquement constatées : on parle déjà de plus d’une trentaine... et on n’évoquera pas les exclusives prévues, mais devant être portées par des cardinaux parvenus en retard, arrivés après la mise sous clef des votants et le début du processus électoral. Tel fut le cas de la tentative d’exclusive portée par la France au conclave de 1644, quand Mazarin, mandaté par le roi, arriva trop tard pour empêcher l’élection du cardinal Pamphili, qui fut élu sous le nom d’Innocent X. Au XIXe siècle, après la dissolution du Saint-Empire par Napoléon, le « droit d’exclusive » germanique sera reconnu à ses « héritiers » : l’Empire allemand et l’Empire austro-hongrois.

 

1846 – Élection de Pie IX : le pape qui tenta de gérer l’offensive politique antireligieuse

L’élection de Pie IX, pape au plus long pontificat de l’histoire (31 ans), si elle avait initialement suscité certains espoirs chez les progressistes italiens, allait assurer une affirmation conservatrice dans le monde catholique.

Les troubles politiques consécutifs à l’instauration de l’unité italienne et la confiscation des États pontificaux allaient rendre la position pontificale des plus précaires : chassé de son palais du Quirinal, le pape sera cantonné au Vatican, qui n’aura plus alors aucun statut politique particulier.
Face à l’instabilité de son pouvoir, il tente de s’affirmer en faisant proclamer le dogme de l’Immaculée Conception (dogme affirmant la naissance de la Vierge Marie exempte du péché originel) et surtout celui, toujours controversé, de l’infaillibilité pontificale (dogme proclamant l’impossibilité que des propos pontificaux concernant la foi puissent être entachés d’erreur) au concile de Vatican I (concile qui restera d’ailleurs inachevé à la suite de l’invasion et de la prise de Rome par les insurgés !)
Il faudra attendre plus de cinquante ans, l’avènement de Mussolini et les accords de Latran (1927), pour que soit créé et reconnu l’État pontifical du Vatican et que le souverain pontife retrouve une reconnaissance internationale.

 

 

Sur le plan scientifique comme philosophique, cette période regorge de découvertes et de théories qui semblent devoir ébranler la doctrine traditionnelle de l’Église : darwinisme, marxisme, historicité de la Bible, etc. C’est une crise sans précédent pour l’Église qui analyse de façon libérale l’évolution du monde moderne.
Au moment où se pose la Question romaine (l’annexion de l’unique vestige des États pontificaux — Rome — au reste de l’Italie unifiée), le pape Pie IX dénoncera les erreurs de l’époque par l’encyclique Quanta cura (8 décembre 1864), qui complète le Syllabus. On parlera dès lors de la « condamnation du modernisme ».
La lettre Quanto conficiamur moerore aux cardinaux et évêques d’Italie (10 aout 1863) est aussi particulièrement significative de cet état d’esprit [2].

« Pour lui [Pïe IX], la menace contre l’Église ne vient pas de telle ou telle erreur particulière mais du libéralisme, c’est-à-dire le maçonnisme », selon les termes de Mgr Henri Delassus.

Soucieux de stabiliser le navire en pleine tempête, Pie IX se raccrochera aux « vérités certaines » (théologiquement, les affirmations issues des Écritures saintes jugées intangibles, en particulier la Genèse évidemment attaquée par les scientifiques mais aussi par les exégètes bibliques, notamment les Allemands, alors à l’origine de l’extension de la méthode historico-critique). En ce sens Pie IX va remettre à l’ordre du jour la théologie vétérotestamentaire bien oubliée depuis le Moyen Âge…
Le Concile de Trente (milieu du XVIe siècle), qui avait fixé la liturgie, avait retenu très peu de textes de l’Ancien Testament, essentiellement présents dans les vigiles des grandes fêtes, les psaumes chantés (vêpres et complies) des offices monastiques et certaines lectures du bréviaire…

On peut dire sans exagérer que l’Ancien Testament – source inépuisable de l’iconographie des bas reliefs des cathédrales – avait pratiquement disparu de l’horizon des fidèles catholiques cantonné aux morceaux choisis et censurés de l’Histoire sainte depuis le concile de Trente, et ce jusqu’en 1960 (Concile Vatican II). D’autant plus que le monde protestant allait, en réaction au catholicisme durant la Contre-Réforme, faire la part de plus en plus belle à l’écriture vétérotestamentaire !

 

II – Léon XIII, le débiteur des loges

 

1878 – Élection de Léon XIII

Dès que la maçonnerie est assez forte pour peser de façon conséquente sur la vie politique (dès le milieu du XIXe siècle) la tactique d’opposition à l’Église des maçons est résumée par cette formule : « nous devons attendre de voir élu un pontife qui partagera nos vues ».
Et cela va être le cas plus tôt même que certains ne l’imaginaient…

Il est piquant d’abord de voir la Troisième République, anticléricale et antimonarchique, recycler l’exclusive, cette prérogative héritée de l’Ancien Régime : le gouvernement français, sans complexe, fit porter l’exclusive « en vertu d’un privilège ancien dévolu à la France » à l’encontre du cardinal Bilio, conservateur italien, favori du conclave de 1878.
Il est cocasse de voir la façon dont le conclave est relaté de nos jours dans l’histoire officielle qui considère l’élection de Pecci comme « allant de soi et disposant d’emblée d’un nombre de voix majoritaire », et qui omet bien entendu cette intervention française sans laquelle il n’aurait jamais réuni les deux tiers des voix requises…

 

 

Grâce à ce veto français, Vincenzo Pecci est élu, sous le nom de Léon XIII. De santé supposée fragile, il devait être un pape de transition, mais il accomplira malheureusement l’un des pontificats les plus longs de l’Histoire (25 ans). Ses écrits condamnant le modernisme, le marxisme, la laïcisation et la maçonnerie seront toujours en opposition totale avec... sa politique et ses actes.
On comprend ainsi comment Léon XIII a renvoyé l’ascenseur aux républicains français : il leur devait sa tiare...

Selon Anatole France, Gambetta saluera dans son élection un « événement plein de promesses » et entreverra la possibilité d’un « mariage de raison avec l’Église », voyant en Léon XIII « un opportuniste sacré » !
On ne peut être plus clair, et la reconnaissance pontificale envers le monde anticlérical n’allait pas traîner !

 

1880 – Première expulsion religieuse (Freycinet-Ferry)

Jules Ferry considère que les enseignants doivent être avant tout des « éducateurs » au nouveau régime : il ne s’agit pas d’instruire les enfants, mais d’en faire de « bons républicains » !
« Au-dessus du maître d’école, il y a l’instituteur, c’est-à-dire celui qui institue la République, et au-dessus de l’instituteur, il y a l’éducateur », déclare-t-il. Ce seront les fameux « hussards noirs ».

Dès cette époque, nombre de professeurs refusent cette hiérarchie, et l’historien Lavisse, l’un des principaux collaborateurs de Ferry, les rappellera à l’ordre... C’est donc un contresens historique – que font encore la majorité des enseignants aujourd’hui – de penser que Ferry aurait choisi d’abord l’instruction. Ce qu’il veut imposer c’est l’idéologie laïque et républicaine. Dans ce cadre de formatage idéologique, l’ennemi à abattre est le corps des congrégations enseignantes.

La première expulsion des congrégations religieuses de France se produit à la suite de la signature, le 29 mars 1880, de deux décrets par Charles de Freycinet, président du Conseil, et Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique. Leur objectif est d’abord de balayer les congrégations enseignantes :
- expulsion de France des jésuites
- imposition aux autres congrégations de demander leur autorisation dans un délai de trois mois, sous peine de dissolution et de dispersion.
La plupart ayant décidé de ne pas demander l’autorisation par solidarité avec les jésuites, les congrégations non autorisées (bénédictins, capucins, carmes, franciscains, assomptionnistes…) sont expulsées. Certains couvents dominicains sont fermés.
Au total 261 couvents furent fermés, 5 643 religieux expulsés.
Dans le Nord où ce décret était très impopulaire, des moines trappistes purent échapper à l’expulsion en étant considérés comme « formant une société agricole » (Pas question de toucher à la bière et au fromage !!!).

Cette mesure provoquant de nombreux cas de conscience, il y eut 200 démissions de membres des parquets (Victor de Marolles, Jean de Boysson), des démissions d’officiers, de commissaires de police et d’agents de police.
Mais cela ne trouble que très moyennement le pape qui réplique en attaquant tout de même la maçonnerie en avril 1884 dans son encyclique Humanum genus… À croire que cette encyclique n’a été écrite que pour donner le change vis-à-vis de certains catholiques naïfs, et lui permettre de poursuivre son aide à l’entreprise de destruction de la catholicité en France, ce à quoi il contribuera tacitement jusqu’à sa mort avec l’aide empressée de son secrétaire d’État, franc-maçon notoire, Mariano Rampolla, créé cardinal par ses soins en 1887...
C’est donc lui qui sera le secrétaire d’État à l’époque de « l’affaire du ralliement ».

 

 

Connu pour ses idées progressistes et ses sympathies maçonniques – sinon son affiliation, évidemment non revendiquée bien que notoirement admise – Rampolla, papable, fut frappé d’exclusive par l’empereur François Joseph d’Autriche au conclave de 1903.

Ceci amènera l’élection du cardinal Sarto, patriarche de Venise, élu pape sous le nom de Pie X qui ne règnera qu’une dizaine d’années (1903-1914). Grand réformateur, soucieux de corriger les dérives maçonniques de son prédécesseur Léon XIII, Pie X commencera par supprimer le droit d’exclusive en menaçant d’excommunication à l’avenir tout cardinal qui s’aventurerait à en porter une : la submersion judéo-maçonnique de la France lui semblant menacer directement, désormais, l’élection potentielle de tout pape non progressiste.

 

Le toast d’Alger : 18 novembre 1890

Léon XIII, loin de s’attaquer de front aux républicains alors qu’il dispose en France d’une opinion très majoritairement catholique et largement monarchiste, s’appuie sur un archevêque progressiste, fondateur des Pères blancs, Mgr Lavigerie qu’il fera cardinal en 1882 et qui recevra le titre de primat d’Afrique.
Nommé archevêque d’Alger sur proposition de Mac Mahon, et conjointement archevêque de Carthage, le cardinal Lavigerie jouit d’une immense popularité dans les milieux libéraux où il est connu pour sa lutte contre l’esclavage, et pour les programmes d’évangélisation et d’éducation dans le monde colonial alors en pleine expansion, mis en œuvre notamment par la congrégation qu’il a fondé : les Pères blancs.

Léon XIII sait pouvoir compter sur son habileté diplomatique pour servir ses dessins : obtenir le ralliement des catholiques, et, de facto, des monarchistes français, au jeune régime républicain athée.

Alger est alors ville française, mais hors de la métropole. Un discours officiel prononcé là par le cardinal primat d’Afrique a forcément une portée politique. À l’initiative de Léon XIII, le 18 novembre 1890, le cardinal Lavigerie prend prétexte d’une visite de l’escadre française de la Méditerranée à Alger pour convier les officiers et, à l’occasion d’un toast, prononcer ce texte aujourd’hui fameux connu historiquement sous le nom de « toast d’Alger » :

« Quand la volonté d’un peuple s’est nettement affirmée, que la forme d’un gouvernement n’a rien de contraire, comme le proclamait dernièrement Léon XIII, aux principes qui peuvent faire vivre les nations chrétiennes et civilisées, lorsqu’il faut, pour arracher son pays aux abîmes qui le menacent, l’adhésion sans arrière-pensée à cette forme de gouvernement, le moment vient de sacrifier tout ce que la conscience et l’honneur permettent, ordonnent à chacun de sacrifier pour l’amour de la patrie. […]
C’est ce que j’enseigne autour de moi, c’est ce que je souhaite de voir imiter en France par tout notre clergé, et, en parlant ainsi, je suis certain de n’être démenti par aucune voix autorisée. »

Un tel discours de la part du cardinal primat d’Afrique traduit un premier pas vers la recherche de la conversion de la métropole et de l’adhésion de son clergé, comme celle de ses œuvres vives, au ralliement à la République.
Cela eut un retentissement d’autant plus considérable que les cadres de la marine appartenait, de tradition, comme ceux de la cavalerie, essentiellement au monde aristocratique catholique et royaliste.

 

Février 1892 – L’encyclique Au milieu des sollicitudes

La République française est finalement instituée en janvier 1875 et les lois constitutionnelles de février, puis de juillet, organisent son fonctionnement. En 1879, avec la démission du président Mac Mahon, tous les pouvoirs sont aux mains des républicains.
Le Comte de Chambord, héritier du trône, qui s’est volontairement exilé, meurt le 24 août 1883 au château de Frohsdorf, à Lanzenkirchen en Autriche. Le terrain est alors propice à une grande opération de captation de l’électorat majoritairement catholique et farouchement royaliste, mais divisé et désorienté par les querelles dynastiques qui commencent à se faire jour, opposant les tenants de la branche aînée qui n’est plus présente qu’en Espagne (dits « légitimistes ») et les tenants des descendants de Louis Philippe, de la branche cadette issue de Philippe d’Orléans (dits « orléanistes ») qui, eux, sauront constituer une entité politique (concept alors inconnu dans le monde hérité de l’Ancien Régime) à travers l’Action Française. Et cela continue d’ailleurs encore aujourd’hui !

Pour la République naissante, le ralliement des monarchistes catholiques est indispensable à la survie d’un régime préconisé par la révolution de 1789, objet de l’idolâtrie de tous les progressistes, mais très fragile car il n’a jamais pu être instauré durablement dans le pays depuis déjà un siècle et n’a jamais eu, en aucun cas, l’adhésion massive de la population encore majoritairement rurale…

Ce sera l’œuvre de Léon XIII – qui n’aura jamais appuyé le comte de Chambord et qui aura temporisé dix ans durant face aux menées destructrices antichrétiennes et dogmatiques laïcistes – que de tout faire pour voir s’affirmer en France le régime républicain !

Comme les catholiques, qui restaient réfractaires à la République, n’avaient pas compris qu’il fallait « l’adhésion sans arrière-pensée à cette forme de gouvernement », Léon XIII, quinze mois plus tard le 16 février 1892, publiera, en français d’abord, ce qui n’est pas l’usage, l’encyclique Au milieu des sollicitudes.
L’arrivée à la Chambre, en 1889, de députés républicains, mettant les conservateurs – mais aussi les radicaux – en minorité, le pape pouvait enfin justifier auprès des catholiques une position d’adhésion à la légitimité de la Constitution républicaine et poser la question du ralliement…
Un ralliement qui passerait alors non pour l’approbation directe de lois anticatholiques qui se multipliaient, mais qui se justifierait seulement pour l’acceptation du système républicain devenu politiquement légitime.

« Nous croyons opportun, nécessaire même, d’élever de nouveau la voix, pour exhorter plus instamment, Nous ne dirons pas seulement les catholiques, mais tous les Français honnêtes et sensés, à repousser loin d’eux tout germe de dissentiments politiques, afin de consacrer uniquement leurs forces à la pacification de leur patrie. »

Vis-à-vis du clergé, l’injonction du pape fut plus directe et plus explicite, voire comminatoire, transmise aux évêques de France dans une lettre du 3 mai 1892 : « Acceptez la République ! » (sic !)

Décédé le 20 juillet 1903, Léon XIII aura eu le temps de voir le fruit de sa politique : la seconde expulsion des religieux de France (mars 1903).
Il aura donc bien mérité de la maçonnerie et de la République !

 

1903 – La seconde expulsion et le bannissement définitif des religieux (Émile Combes)

La deuxième expulsion des congrégations religieuses de France est la conséquence de la loi du 1er juillet 1901 sur les associations qui soumet ces congrégations à un régime d’exception décrit au titre III de la loi.

Les décrets de 1880 n’ont pas résolu la question des congrégations : « aucune mesure n’a été prise contre les religieuses, et les congrégations d’hommes se sont vite reconstituées. De nombreuses communautés exilées, en effet, sont revenues discrètement dans les années qui ont suivi, puis avec l’accord tacite des gouvernements de "l’esprit nouveau" ».
Jean Sévillia cite ces évaluations chiffrées :

« La France compte alors exactement 1 665 congrégations, soit 154 ordres masculins et 1 511 congrégations féminines. Une enquête administrative commandée par Waldeck-Rousseau en 1899 dénombre 30 000 religieux et 28 000 religieuses. »

La loi Waldeck-Rousseau sur les associations soumet l’existence des congrégations à une demande d’autorisation :
- « Aucune congrégation religieuse ne peut se former sans une autorisation donnée par une loi qui déterminera les conditions de son fonctionnement. Elle ne pourra fonder aucun nouvel établissement qu’en vertu d’un décret rendu en conseil d’État. La dissolution de la congrégation ou la fermeture de tout établissement pourront être prononcées par décret rendu en conseil des ministres. » (art. 13)
- « Les membres d’une congrégation non autorisée sont interdits d’enseigner ou de diriger un établissement d’enseignement. » (art. 14)
- « La liste des membres et les comptes et l’inventaire de la congrégation sont à la disposition du préfet. » (art. 15)
- « Toute congrégation formée sans autorisation sera déclarée illicite. » (art. 16)
- « Les congrégations existantes […] qui n’auraient pas été antérieurement autorisées ou reconnues, devront dans un délai de trois mois, justifier qu’elles ont fait les diligences nécessaires pour se conformer à ces prescriptions. À défaut de cette justification, elles seront réputées dissoutes de plein droit ; il en sera de même des congrégations auxquelles l’autorisation aura été refusée. » (art. 18)

Le Vatican condamnera très mollement cette loi, et laissera avec naïveté (ou complaisance républicaine ?) aux congrégations la liberté de demander leur autorisation, ce que feront la plupart d’entre elles : c’est la soumission de facto aux diktats laïcistes.

La victoire du Bloc des gauches aux élections législatives de mai 1902 porte au pouvoir Émile Combes, allié avec les socialistes de Jaurès, et dont le gouvernement mène un farouche combat anticlérical.
Au printemps 1903, Combes transmet à la Chambre cinquante-quatre dossiers de demandes d’autorisation de congrégations masculines, présentés par plus de mille neuf cent quinze maisons. Les dossiers se répartissent en trois groupes, tous assortis d’un avis négatif :
- vingt-cinq congrégations « enseignantes » (représentant 1 689 maisons et 11 841 religieux) ;
- vingt-huit « prédicantes » (225 maisons et 3 040 religieux) ;
- une commerçante (les Chartreux, 48 moines).
Parallèlement, Combes transmet au Sénat les demandes de six congrégations d’hommes « hospitalières, missionnaires et contemplatives ». – Cinq avec avis favorables qui resteront tolérées :
- les Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu
- les trappistes, (on ne touche toujours ni au fromage ni à la bière)
- les cisterciens de Lérins, (on ne touche pas au vin !)
- les Pères blancs, (c’est la congrégation missionnaire fondée par le cardinal Lavigerie premier propagandiste républicain !) - les Missions africaines de Lyon (rôle politique et médical utile à la politique colonialiste initiée par Jules Ferry en Afrique Noire et Asie du Sud-Est) – Une, avec avis négatif :
- les salésiens de Don Bosco (Congrégation enseignante, comme par hasard !)
Quant aux congrégations féminines, 390 ont déposé une demande d’autorisation. Seulement 81 dossiers de congrégations « enseignantes » seront transmis à la Chambre avec « avis défavorables ». La Chambre ou le Sénat suivent les préconisations de Combes.

 

 

Les congrégations « non autorisées » sont expulsées à partir d’avril 1903. Celle particulièrement spectaculaire des Chartreux, expulsée par l’armée, est restée dans toutes les mémoires.
Le comte de Chambord n’était mort que depuis vingt ans...
Tout était consommé : l’Église avait trahi sa fille aînée...

Léon XIII, élu par l’intervention des laïcistes, avait su les en remercier… La destruction du pouvoir spirituel de l’Église en France par la maçonnerie sera concrétisée par la fameuse loi de 1905…

Claude Timmerman

 

Rendez-vous
sur la page de financement participatif de la Rédaction d’E&R
pour découvrir la seconde partie du dossier !

Notes

[1] La période du Xe et Xe siècle est des plus troublée en Italie où des principautés rivales, et des familles de la noblesse locale, se déchirent, notamment pour la conquête et la possession de Rome. Albéric II de Spolète, issu de la famille des comtes de Tusculum, famille noble du Latium, devint maître absolu de Rome au milieu du Xe siècle. Avant sa mort qui survint en 954, il fit prêter serment aux nobles romains rassemblés à Saint-Pierre de Rome qu’à la prochaine vacance du trône pontifical, son fils Octavien serait élu pape. À cette époque le pape était encore élu non pas par les cardinaux (qui existaient alors à peine : « curés des paroisses romaines et familiers entourant le pape ») ou par le clergé, mais par les nobles romains. Après la mort du pape Agapet II, Octavien alors probablement âgé de dix-huit ans (ou de seize ans selon d’autres sources, il n’est donc pas établi qu’il ait eu l’âge canonique !) fut élu et devint pape sous le nom de Jean XII, le 16 décembre 955. Les États pontificaux se trouvant occupés par Béranger roi d’Italie, Jean XII fit appel à Othon qui lui permis, par ses armées, de recouvrer ses États, en l’échange du sacre d’Othon en 962 (qui ceindra, comme Charlemagne, la couronne de fer) et de l’exercice d’un droit de veto à l’élection pontificale, dévolu au Saint-Empire… Sur un plan personnel, Jean XII n’avait rien d’un homme d’Église : bretteur, buveur, jouisseur et surtout grand fornicateur (nous dirions aujourd’hui grand partouzeur)… Il est connu comme étant le plus scandaleux des papes. Devant l’ampleur du scandale, le 6 novembre 963, un synode de cinquante évêques italiens et allemands est convoqué par l’Empereur à Saint-Pierre de Rome : Jean XII y est accusé de sacrilège, simonie, parjure, meurtre, adultère et inceste et sera déposé le 4 décembre. Dans l’urgence, un laïc du nom de Léon sera nommé pape sous le nom de Léon VIII dans des conditions si contraires aux canons de l’Église qu’elles rendirent cette élection fatalement invalide ! Les partisans de Jean XII se soulevèrent alors contre l’Empereur, mais la rébellion fut matée le 3 janvier 964 dans le sang. Le 26 février 964, Jean tint un synode à Saint-Pierre durant lequel les décrets du synode du 6 novembre furent annulés. Mais l’empereur reprit la main. Jean XII mourut deux mois plus tard, le 14 mai 964… Qu’il fut, selon les rumeurs divergentes de l’époque, tabassé à mort par un mari jaloux ou frappé d’une attaque d’apoplexie en « pleine action », l’incertitude subsiste… Son successeur, choisi par le peuple romain, alors simple diacre, est nommé pape sous le nom de Benoît V fin mai 964. Il n’avait pas la faveur de l’empereur qui le fit arrêter le 23 juin, l’exila à Hambourg, et réinstalla son favori Léon VIII, sur le trône de Pierre. Il y restera jusqu’à sa mort l’année suivante. La mort de Benoit V dont le retour était souhaité par nombre de romains survint opportunément en la même période. Le nouveau candidat impérial, Jean Crescentius, évêque de Narni, fut élu pape et couronné le 1er octobre 965 sous le nom de Jean XIII. Cette élection, qui clôt la période mouvementée de Jean XII et ramène la fonction pontificale à sa dignité, affirme aussi le rôle désormais déterminant du Saint-Empire dans l’élection pontificale. Les relations entre l’Empereur et le Pape continuèrent à être cordiales et le jour de Noël 967, Othon II vint à Rome se faire couronner empereur conjointement à son père !

[2] https://fidecatholica.wordpress.com...

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71 Commentaires

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  • "Tu es Pierre et sur cette Pierre (jeu de mot poilant) je bâtirais mon Eglise" ! Quelle bonne idée ! Les papes romains ont toujours été corrompus et ont toujours oeuvré à la destruction des peuples européens ! Depuis les croisades (extermination des forces vives de l’Europe), jusqu’à bergogolio et son accueil des migrants !

     

    • Tu racontes n’importe quoi....Les croisades c’est une réponse déjà à l’attaque de masse des musulmans sur les terres chrétiennes, un peu comme l’OTAN. Donc déjà c’est faux. Et sans croisades il y aurait eu plus de morts fatalement puisque l’invasion aurait continué jusqu’au bout du monde. Et personne n’est mort en masse dans les croisades, là tu rêves, beaucoup en France par exemple ont continué leurs vies sans jamais être au courant de ce qui se passait...En majorité le peuple, agriculteur artisan....


    • @Henry ER. Faux ! Les croisades (qui on duré 400 ans !!) avait pour but de "libérer (soi-disant) la terre sainte", donc, pas pour se défendre d’une invasion ! Ensuite, tous les hommes valides, paysans y compris, devaient partir avec leur fourche et en sabots, abandonnant leurs familles et leur terre (soi-disant pour gagner leur paradis) ! Les 3/4 ne revenaient pas !


    • Tu l’as dit toi même on devait défendre la Terre Sainte. Mais de qui ? Ba des musulmans neuneu ! Et non les paysans français etc... ne sont pas partis en Terre Sainte pour faire la guerre, ça prouve que tu ne connais pas du tout le monde d’avant la Révolution. Le Tiers Etat n’avait pas vocation à se battre, c’était interdit.....Très peu de gens sont devenus nobles et donc pouvaient combattre sur le champ de bataille....


    • @ parle a mon culte

      "Ensuite, tous les hommes valides, paysans y compris, devaient partir avec leur fourche et en sabots, abandonnant leurs familles et leur terre (soi-disant pour gagner leur paradis) ! Les 3/4 ne revenaient pas !"

      Hein ?


  • Encore un article fort intéressant qui devrait en éclairer plus d’un , quant à la montée de la gangrène maçonnique au sein de l’église . Par contre , Pie X qui fut le premier pape depuis le xvie siècle à être canonisé , et farouche anti " moderniste " n’y apparaît pas : un oubli , où n’entre t’il pas dans le sens de l’article ?

     

    • Cinq lignes avant le paragraphe intitulé Le toast d’Alger


    • Vous avez pu remarquer que la première partie de l’article concerne surtout la main mise laïciste dans l’Eglise qui fut l’oeuvre tant des judéo-maçons que des républicains, notamment français qui, comme je relate ici, ont favorisé un courant progressiste au Vatican.
      Ceci pour justifier le fait que cette main mise doctrinale laïciste est synchrone de la nouvelle judaïsation de la théologie, déjà annoncée sinon ouverte par Vatican I et Pie IX. Cette judaïsation fait précisément l’objet de la seconde partie de l’article. Là Pie X et son rôle réformateur des excès de Léon XIII est bien entendu évoqué - à sa juste place, au moins je l’espère. Mais cet article vise à faire comprendre comment l’inflexion vétérotestamentaire doctrinale à partir du XIXeme siècle est consécutive à la pénétration judéo-maçonnique dont Léon XIII comme plus tard Pie XI seront les serviteurs les plus zélés.


    • @JL29 / Oups ! Merci ! ( un visionnaire , malheureusement trop peu de temps en sa qualité de pontife )


    • Dans "La conjuration anti-chrétienne" de Mgr Delassus (un monument), on lit :
      "Des journaux, envoyés gratuitement au clergé, furent aussitôt créés pour l’engager dans cette voie et commencer la mise en oeuvre de la loi. On sut plus tard que les directeurs de ces journaux avaient reçu, pour les créer et les répandre, une part des fonds secrets de la main de M. Clemenceau.
      De plus, les sectaires disaient bien haut qu’ils n’en resteraient point là.
      Cet état de choses ne put aboutir, grâce :
      • aux encycliques de Pie X,
      • à l’union de l’épiscopat,
      • au désintéressement du clergé
      • et au bon esprit des fidèles. "
      (...)
      "le Pape Pie X a dit dans l’Encyclique Fascendi dominici gregis : (...) Ce n’est pas encore assez dire : Les modernistes ne ruinent pas seulement la religion catholique, mais toute religion", pour aboutir à "l’identité de l’homme et de Dieu, c’est-à-dire au panthéisme".
      Ce qui rend cette tentation si radicale, infiniment dangereuse, comme l’observe S. S. Pie X, "c’est que les artisans du modernisme, il n’y a pas à les chercher aujourd’hui parmi les ennemis déclarés. Ils se cachent, et c’est un sujet d’appréhension et d’angoisse très vive, dans le sein même et au coeur de l’Eglise, ennemis d’autant plus redoutables qu’ils le sont moins ouvertement."

      Thémistoclès


  • Dommage qu’il n’y ait pas la suite, j’aurais bien aimé savoir quoi faire pour sauver mon âme, lol.

     


    • quoi faire pour sauver mon âme



      C’est simple comme Bonjour ! et comme l’Amour de son prochain :

      Croire en Jésus-Christ et obéir à la Volonté de Dieu, son Père et notre Père par Lui.

      Pour un bon premier pas dans les Écritures , je vous suggère de bien lire et de bien comprendre le chapitre 1 de l’ Évangile de Jean .

      (PS. Il nous manque une Bible en ligne, ici, chez nous, sur ER).


    • @ Arthur
      Renseignez vous sur la messe catholique traditionaliste de préférence sedevacantiste la plus proche de chez vous et demander à faire une retraite sur les exercices de Saint Ignace le plus rapidement possible.


    • Merci pour vos réponses.
      J’ai lu l’Evangile de St Jean, et tout le Nouveau Testament.

      Le problème c’est que personne n’est d’accord, entre les catholiques romains, les lefebvristes, les sédévacantistes, les orthodoxes... on ne va pas s’en sortir si les catholiques n’arrivent pas à s’entendre entre eux.

      Jésus-Christ a promis que les « portes de l’enfer ne l’emporteraient pas sur l’Eglise », il parlait bien de l’Eglise romaine pourtant, ou je me trompe ?


    • Le pape François a bon dos... je veux bien croire que l’Eglise est infiltrée par la maçonnerie, mais ça m’étonnerait que Bergoglio en soit. Il subit sûrement des pressions en interne et il fait ce qu’il peut.


  • Bonjour M. Timmerman,
    Pourriez-vous SVP répondre honnêtement et simplement par "oui" ou "non" à la question suivante : Etes-vous franc-maçon ?
    Merci.

     

    • ...Tant qu’il n’empreinte pas l’échelle de Jacob...


    • Seigneur ! Ploncard d’Assac a encore frappé !
      Vous n’en n’êtes pas fatigué ?
      C’est pas possible de voir encore traîner une question aussi idiote ! Cela me rappelle "les heures les plus sombres de notre histoire", il y a près de vingt ans, au temps où tous les intervenants du Libre Journal et de Radio Courtoisie, y compris Henry de Lesquen, Serge de Beketch et moi bien entendu, nous faisions tous taxer de gnostiques et de maçons...
      Alors non une fois pour toute !
      Je disais à l’époque, et je réitère aujourd’hui : "J’ai rencontré beaucoup de gens dans ma vie. Il n’y a guère que deux catégories de gens qui n’ont jamais cherché à m’approcher : les maçons et les homosexuels... Ces deux catégories n’étant pas forcément exclusives l’une de l’autre"...
      C’est clair comme cela !


    • M. Timmerman, je vous remercie d’avoir répondu à cette question toute simple et parfaitement légitime. Mais il n’était nul besoin de vous enflammer ni de partir dans des digressions hors de propos : à cette simple question, un simple "non" suffit. ;-)

      Pour ceux qui ne peuvent lire que la 1ère partie de votre article en libre accès, il est difficile de comprendre l’adéquation entre le titre de votre article et son contenu, le déroulé de votre logique et la conclusion à laquelle vous voulez arriver. C’est dommage.

      Enfin, permettez-moi de vous informer que l’abbé Olivier Rioult, après son livre magistral "De la Question Juive - Synthèse", prépare un autre ouvrage visant à répondre à de nombreuses controverses sur le catholicisme qui durent depuis 2000 ans (comme le marcionisme entre autres). Nul doute que son ouvrage soit salutaire pour éclairer et apaiser les esprits non informés ou confus.


  • Pour une bonne approche du problème, il faut, d’une part savoir lire (très important, et savoir lire les lignes et pas entre les lignes) , d’autre part, ne pas considérer le mot "hérésie" comme péjoratif. Or curieusement le fait de rejeter l’ancien testament comme étant contraire à l’évangile a été, dans l’Eglise, très anciennement taxée d’"hérésie",. C’est le "marcionisme", une des premières hérésies, c’est dire !

    Le marcionisme est un courant de pensée théologique dans l’Église primitive, et une croyance dualiste issue du gnosticisme suivant laquelle l’évangile du Christ est un évangile de pur Amour, ce qui n’est pas le cas de la Loi ancienne de Moise et du peuple d’Israël (c’est peu dire : la loi ancienne est bien la loi de la haine).

    En conséquence, l’Ancien Testament est rejeté. Le Dieu créateur présent dans l’Ancien Testament n’a rien à voir avec le Dieu d’amour du Nouveau Testament.

    Croyance professée et propagée à Rome par Marcion de Sinope au 2ème siècle de l’ère chrétienne, elle fut déclarée hérétique par l’Église en 144, et Marcion fut excommunié.

    Si on y réfléchit et que l’on lit les textes sans préjugés, Marcion n’avait pas tort du tout, tout du moins était d’une absolue bonne foi et lisait les textes à la lettre.

    Ce fut en définitive l’exégèse historique qui a vraiment débrouillé le problème. Mais il est vrai qu’il n’était pas possible pour l’Eglise de renier la Thora et surtout ses passages réputés "prophétiques" car elle était censée annoncer la venue du messie et les textes hébreux sont impossibles à effacer, sur la donnée implacable : "secundum scripturas". Donc Marcion devait être excommunié comme Trotsky devait être exilé et flingué par Staline bien qu’il lisait mieux Lénine que lui..


  • Petit,j’avais été étonné de la cruauté de l’Ancien Testament.
    Adolescent,ayant lu toutes les principales religions,c’est dans le Nouveau Testament
    qu’il m’a semblé y avoir le plus de spiritualité.
    L’Hindouisme,le Bouddhisme,sont intéressants et assez proches d’une philosophie chrétienne sans en avoir la puissance,celle qui nourrit le coeur.Il parait cependant que les grands mystiques hindoux valent le détour...
    Avec le Livre des Morts tibétains,j’entrevoyais le spiritisme...
    Dans l’Islam,l’homme doit se soumettre, encore se soumettre sans que l’on voit qu’il soit aimé de Dieu.J’y trouvais tout et son contraire et fus loin d’être convaincu.Il parait cependant que les grands mystiques musulmans,les soufis,valent le détour...
    Il n’y a pas d’autres religions,où,comme dans la chrétienneté,l’amour de Dieu pour les hommes est si éclatante,où le fils de Dieu ,réincarné,prend toute la misère,toute la souffrance de l’homme dans le Temps et dans l’Espace...
    Vraiment, le Nouveau Testament m’a semblé être le plus proche des hommes,à la fois le plus digne et le plus intelligent,le plus miséricordieux des concepts religieux.
    Conceptuellement,le Nouveau Testament,me semble,encore aujourd’hui,pour l’homme épris de religion,inégalé.

     

    • "Dans l’Islam,l’homme doit se soumettre, encore se soumettre sans que l’on voit qu’il soit aimé de Dieu".
      Encore quelqu’un qui parle de l’islam sans avoir lu ni le coran ni le hadith.
      le verset 31 du sourat " famille d’imran" (famille de sainte marie en l’occurrence) dit : "Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux".


    • @anonyme

      Oui, mais il y a une condition pour etre aime d’ Hallah. Tandis que dans le NT, il n’y a aucune condition. On est plus proche de l’Amour inconditionel.


    • @anonyme
      Généralement on dit plutôt : qui m’aime me suive !
      En gros, le gars dit : si vous aimez Allah suivez moi !
      Si au moins il avait dit ’’si vous aimez Allah suivez le ou faites sa volonté’’...
      ’’Et alors il vous aimera’’ donc c’est un amour conditionnel, il faut suivre son prophète pour espérer être aimé et pardonné. Et c’est le prophète en question qui le dit. Haha, la bonne affaire.
      Un peu loin du concept du Père aimant qui s’incarne pour donner sa vie pour les humains pêcheurs.
      Je ne suis pas chrétienne, ni musulmane. Mais je sais identifier juste avec la logique 2 concepts qui n’ont pas grand chose à voir l’un avec l’autre.


    • @ Ifer
      avec "Dis" Allah s’adresse en premier lieu à Son messager. Donc il faut suivre le messager d’Allah pour être aimé par Allah.
      Le coran est la parole d’Allah qu’il faut des fois interpréter à l’aide du Hadith qui est plus explicite, il n’est pas aussi élaborée qu’ une parole divine.


    • Beaucoup entendent péjorativement le terme soumission, or ceux qui détestent ce terme là ne savent pas que eux même sont soumis, les être humain sont soumis au temps, certain sont soumis a l’argent, d’autre a leurs envie charnelle...etc, or dans l’islam la meilleurs des soumission qui peut libéré la personne des autre soumission, c’est la soumission au créateur en appliquant et en obéissant a ses lois

      Pour faire une analogie très simple, prenant exemple d’une classe dans une école, le professeur a autorité sur ces élève et sur la classe, le professeur enseigne et instruit les élève en leurs disant qu’est qu’ils doivent faire pour réussir dans leurs examen, les élève qui sont très attentif et qui respectent et appliquent ce que leurs professeur leur dit sont les élèves qui réussissent leurs examen a la fin de l’année a savoir les gagnant, mais les élèves qui passait leurs temps a désobéir a s’absenter a faire leur malins et perturbé la classe ce sont ses élèves là qui pleurs a la fin de l’année car n’ayant pas validé leurs examen.


    • @ Véridique
      Moi je veux bien être soumise à l’esprit du Bien, de la Vérité et de la Justice absolue. Y a pas de soucis.
      Par contre je ne suis pas duppe.
      Être soumise à des déclarations humaines d’un autre temps réinterprétées à souhait, qui font parler Dieu ou Allah, qui ne seraient compréhensibles dans leur essence qu’en la langue arabe, langue du créateur et du paradis bien-sûr, qui te prennent la tête avec des contes à dormir debout.... Chacun est libre de croire à ce qu’il veut et juge plausible... Sans moi.

      On peut savoir pourquoi Dieu ou Allah ne s’exprime pas directement, clairement et de façon audible à tous, et dans la langue qu’il a donné à chacun ?
      On peut savoir pourquoi il ne se serait intéressé pendant plus de cinq siècles qu’aux sémites ?
      Peut être parce que ces sujets ne sont pas si simples et les réponses pas pré-conçues comme vous semblez le croire.

      Vous comparez la vie à une salle de classe et son maître qui distribue les consignes, les bonnes notes et les punitions. Preuve de vos représentations très simplistes et enfantines.

      Gagnons en maturité de grâce.


    • @ Ifer
      L’article suivant apporte des éléments de réponse :
      https://www.coran-francais.com/blog...


    • @Ifer

      La vision coranique du monde est étroitement liée à la langue arabe qui, comme l’hébreu et l’araméen (la langue parlée par Jésus), appartient à la famille sémitique. Le Coran se définit spécifiquement comme une " écriture arabe ", et le message est adapté à la structure complexe de la langue choisie, une structure fondamentalement différente de celle de toute langue européenne. La logique interne des langues sémitiques est très différente de celle des langues indo-européennes comme l’anglais, le latin, le sanskrit et le persan. Chaque mot arabe peut remonter à une racine verbale composée de trois, quatre ou cinq consonnes dont on peut tirer jusqu’à douze modes verbaux différents, ainsi qu’un certain nombre de noms et d’adjectifs. C’est ce qu’on appelle la racine trilitérale, et des mots spécifiques en sont formés par l’insertion de voyelles longues ou courtes et par l’ajout de suffixes et de préfixes. La racine en tant que telle est " morte " - imprononçable - jusqu’à ce qu’elle soit vivifiée, c’est-à-dire vocalisée, par les voyelles, et c’est en fonction de leur emplacement que le sens fondamental se développe dans un certain nombre de directions différentes. La racine a parfois été décrite comme le " corps " tandis que la voyelle est l’" âme " ; ou encore, c’est à partir de la racine qu’un grand arbre pousse. Sans la compréhension des significations et des concepts connexes des mots arabes, il est impossible d’apprécier la richesse des significations associées, la difficulté de traduire les mots en anglais et les relations entre les mots arabes qui sont évidentes dans l’original.

      La préoccupation des musulmans pour la langue sublime du Coran s’est transformée en étude de la grammaire et de la rhétorique, surtout lorsque des non-Arabes sont entrés de plus en plus nombreux dans le giron de l’Islam et ont dû apprendre les particularités de la langue de la révélation. La croyance que le Livre était intraduisible obligeait ceux qui embrassaient l’Islam à apprendre l’arabe ou au moins à se familiariser avec l’alphabet arabe. Cela a souvent conduit les nations à adopter l’arabe comme langue maternelle, comme c’est le cas de toutes les nations arabes à l’exception de la péninsule arabique. Cela a eu d’immenses conséquences pour d’autres langues, comme le persan, le turc, le malais et bien d’autres, qui ont adopté l’écriture arabe. Les dictons et expressions coraniques sont utilisés aussi bien dans la haute littérature que dans les conversation


  • L’Eglise Catholique a été modernisé aussi car notre continent a inventé tellement de technologies qu’en 50ans on est passé d’une vie d’homme ordinaire à un homme ultra technologique, du téléphone, à l’ordinateur en passant par tout le système de consommation que le monde nous envie. Y compris les pays où l’on croit en Dieu, c’est même eux qui viennent en premier. La République Tchèque est très athée mais a aucun moment je ne vois d’immigrés tchèques en masse en France....
    Je pense que l’Eglise en prenant le parti immigration de masse, migrant , etc... a choisi sa destruction. Il restera des catholiques, qui continueront la tradition pendant un temps, mais elle finira inexorablement par disparaître (si elle ne se réveille pas). Un peu comme le paganisme qui a vécu quelques siècles après, avant de totalement disparaître.


  • La pape, depuis le haut moyen âge, a toujours été pro-allemand. Sournoisement mais constamment, jusqu’à la Grande Guerre. Il a passé son temps à rouler les français dans la farine, à leur croquer le marmot. C’est lorsque les français sont devenus patriotes qu’ils ont compris. Ils sont allés jusqu’à Rome "mettre le citoyen-pape Pie le Dernier en état d’arrestation" et vider ses coffre-forts. "Fille aîné de l’Eglise", ouais.

    La preuve de cela c’est la condamnation de l’Action Française. Même le fait que le pape ait mis son veto à la création d’un parti catholique en France après 1945. Le pape a en effet tout fait pour couler le catholicisme en France et le parti catholique et il y est parvenu. On peut vraiment penser que des influences ont présidé à ce naufrage car l’anti-concile Vatican II a abouti a un désastre très localisé en France.

     

    • Le pape actuel est mondialiste.
      Il est l’archétype du grand remplacement de l’Eglise catholique par l’Eglise conciliaire.
      Donc le problème va bien au delà du pape et Marcel Lefebvre l’avait parfaitement compris en son temps :
      https://www.ina.fr/video/CAB7601004301

      Le secret de la Salette l’avait prophétisé dès 1879 : "Rome perdra la foi, elle deviendra le siège de l’antéchrist, Il y aura une éclipse de l’Église "

      Manuscrit écrit volatilisé par la suite, dans un imbroglio non élucidé à ce jour.

      Marie est l’ultime rempart face à Satan.


  • La première page de l’Evangile est consacrée à la généalogie de Jésus, "descendant de David" . Première colossale absurdité : la généalogie aboutit à Joseph, pas à Jésus dont le papa n’est autre que Yahvé himself . Par ailleurs cette page "sacralise" l’Ancien Testament .

     

    • Pourquoi y-a-t-il au début des deux évangiles synoptiques de Luc et de Mathieu d’inutiles généalogies de Jésus qui ne concordent d’ailleurs pas ? La généalogie de jésus serait en principe simple pour un chrétien : père : Dieu. Fils Jésus. A quoi bon en effet se donner un mal fou pour construire deux généalogies ayant des rapports bizarres avec les nombres pour aboutir à un personnage assez falot, Joseph et dire immédiatement qu’il n’était en fait pas son père ?

      D’abord, on peut affirmer que tout ce qui concerne l’enfance de Jésus est légendaire et n’a aucune chance d’être historique. Ensuite, évidemment, pour comprendre les contradiction voire absurdités, tenter d’intégrer les croyances qui étaient celles des rédacteurs des tous premiers temps du christianisme pris entre les croyances du populaire juif qui exigeaient du futur "Messie" sauveur d’Israël annoncé par les prophètes d’être de la "race de David", un "davidien", et celles des juifs hellénisant qui se foutaient un peu de cela et dont le souci premier était d’héroïser Jésus puis de le diviniser à l’instar d’Alexandre. C’est une des origines des invraisemblables contradictions des évangiles sur l’enfance. Et même du nom de Jésus (nom juif) Christ (nom grec).

      Tout cela a été complètement éclairé par la critique moderne : Alfred Loisy, Guignebert, voire Renan. Au lieu de "relire tout Proust" pendant les vacances, se donner la peine de lire "Tout Guignebert" : ses livres "Jésus" et "La Palestine au temps de Jésus" Et en plus c’est très bien écrit.


    • @Asmodée, Jésus était surtout le prétendant légitime au trône d’Israël de par sa...mère, Marie, descendante directe du Roi David.
      Jésus est issu du Royaume de Juda et descend de Siméon et Benjamin.
      De par son "pédigrée" il est donc à la fois un danger pour les Romains, le Sanhédrin et pour les descendants de Jacob, Juda et Israël étaient deux royaumes en compétition.
      Le royaume de Juda fut détruit par les Babyloniens en -586.
      Jésus ne descendait pas des tribus juives de Judée-Samarie, il parlait en Araméen, un dialecte proche de l’hébreux.


    • C’est la généalogie de Marie, c’est par Marie que Jésus descend du roi David, conformément aux prophéties..


    • Il serait peut être plus simple d’avouer que, sauf le fait que Jésus était un juif et pas un chinois, on ne sait rien de certain sur lui et notamment sur son ascendance. Le "secundum scripturas" rend les les faits relatés imminement suspects et ne prouve rien, bien au contraire.


  • Merci à M. Claude Timmermann, et à E&R, pour ce document très pédagogique et très intéressant.
    Bien entendu sa lecture incite à lire la seconde partie.
    Sera-t-elle mise à disposition aussi des sympathisants, moyennant les conditions d’achat habituelle s’il vous plaît ?


  • En marge de cet article :
    je viens de découvrir que les Etats-Unis ont refusé de reconnaitre le Vatican jusqu’à très récemment.
    Ce n’est qu’à partir de 1984 (Reagan - Jean-Paul II) que les EU reconnaissent le St-Siège.

    Thémistoclès

     

    • Non, c’est à partir de JFK et du Concile Vatican II que ce président avait pour mission de veiller à sa transformation en une entité complètement soumise aux intérêts américains et plus particulièrement aux consignes du B’nai B’rith. Ce rôle tout particulier ne pouvait être joué que par un catholique de type purement mafieux, issu comme absolument tous les présidents depuis Washington d’une dynastie consacrée à Lucifer depuis au moins trois générations avant lui, et dans son cas particulier indissolublemeny lié par son trafic fait durant la Prohibition au clan Bronfman. À partir de ce Concile l’état américain cesse de tenir le Vatican pour une puissance ennemie, envers et contre le mandat de combattre le catholicisme inscrit dans le libellé de sa constitution. JFK utilisa tous les services secrets à sa disposition pour purger l’Église catholique d’absolument tous ses éléments hostiles à ce processus de modernisation. JFK fut le signataire d’une des missions les plus ténébreuses de l’État américain sur le plan religieux : soumettre l’Église catholique romaine toute entière au même plan de transformation qui du catholicisme anglais avait fait l’anglicanisme. Et comme par hasard, à partir de cette période, tous les pays catholiques de tradition passent dans l’aire d’influence culturelle américaine.


    • @Miville,
      le net est quasiment muet sur la reconnaissance officielle du St-Siège par les USA.
      Bien sur, il y a eu par le passé des contacts suivis voire avec des émissaires en poste entre les 2 états, mais à ma connaissance, pas avant 1984.

      Bien sur le Concile Vatican II imposa encore plus le Mondialisme dans la doctrine catholique et augmenta le poids de la FM dont plus particulièrement celle des Illuminatis (branche de la FM infiltrée dans toutes les autres Obédiences pour les contrôler).

      Thémistoclès


  • Ça va faire très mal à certains, mais il va falloir aborder le flot de mensonges sur lesquels nos sociétés (et un mépris fou pour justifier une domination vile) ont été bâties.

    Le christianisme est une tradition beaucoup plus ancienne que ce qu’on laisse entendre. Personne ne sait qui a mis en place les menhirs et autres dolmens, le druidisme étant largement fantasmé pour asseoir une idéologie.

    Les élites occidentales du 19e siècle ont menti sur l’Afrique et les autres contrées pour justifier une colonisation folle dont la seule motivation était l’appât du gain, et ce n’est qu’en prenant réellement compte de ce qui s’est passé qu’on peut comprendre l’étendue des dégâts aujourd’hui.

    Les peuples du monde entier doivent exiger la vérité. L’oligarchie a osé créer et diffuser des théories raciales bidons alors qu’elle savait parfaitement que c’était des mensonges. Rien n’arrête ces vermines. Aller péter la tronche de statues à des milliers de kilomètres de chez soi pour s’approprier l’histoire de rois égyptiens qui étaient pour une bonne partie noirs, c’est affolant ! Rien que de songer que tous les membres de l’expédition en avaient pleinement connaissance et ont quand même propager les thèses raciales, c’est à vomir.

    Sérieusement, basta des mensonges juste pour dominer son prochain. Quelle tristesse que les gens se soient laisser avoir ! Pourra-t-on jamais assez nous pardonner nous mêmes d’avoir avaler tant de conneries pendant des siècles pour aller envahir des peuples inutilement ?

    https://www.youtube.com/watch?v=uuZ...
    https://www.youtube.com/watch?v=sTP...

    Il faut vraiment qu’on arrête d’être les jouets des uns et des autres.

     

  • Perte de temps. Le Christ a prié pour son Eglise et pour Saint Pierre et ses successeurs. Que sa Foi ne défaille pas. Pendant qu’on se querelle sur le mal dans l’Eglise, d’autres soignent, aident, soulagent, témoignent, réconfortent. Le reste c’est du blabla stérile.

     

    • Certes, la Charité est une vertu cardinale qu’il faut mettre en pratique, mais il y a aussi la Foi et l’Espérance.

      Or la Foi (en quoi ?) et l’Espérance (en quoi ?) reposent sur les dogmes, donc sur l’enseignement de l’Église.

      Espérance en l’avènement du paradis (socialiste ou techniciste ou financier) sur Terre est une hérésie.


    • PL : Effectivement, Foi, Espérance et Charité. Rien ne va sans l’autre. Quels dogmes l’Eglise aurait elle abandonnés ?. C’est toujours la même foi dans l’Eglise. Mon propos est de mettre en garde contre une lecture purement "humaine" des influences de notre époque dans l’Eglise (infiltrations maçonniques et autres horreurs). Bien sûr tout cela est déstabilisant, mais où est notre Espérance ? Où est notre confiance dans cette barque malmenée par la tempête ? Le Christ nous demande d’être ses apôtres, d’avoir la Foi, c’est à dire la confiance. La Foi est pour moi plus dans la confiance que dans la croyance à des dogmes. Satan sait très bien que le Christ est le Fils Unique du Père. Satan sait très bien que La Vierge Marie est l’Immaculée Conception. Satan aurait donc la Foi ? La Foi c’est remettre sa confiance totale en la Providence.
      J’ai bien noté le ton bienveillant de votre commentaire et j’ai fait de même. Bien à vous.


  • Article très intéressant quant à l’infiltration progressiste au sein du Vatican.
    Rémond évoque trois droites politiques contemporaines, nées post 1815 :

    - La légitimiste de Joseph de Maistre (Action Française, etc...).
    - L’Orléaniste (libéraux, VGE, etc...).
    - Bonapartiste, dont le Gaullisme.

    On comprend alors que les héritiers de Philippe d’Orléans se sont associés avec la gauche libérale libertaire ayant délaissé la lutte des classes pour l’antiracisme afin d’assoir le bloc dit Républicain et Laïc.
    La mise en perspective de cet excellent article de Mr Timmerman montre que cette association politique a préparé le terreau laïciste à l’hégémonie judéo-Chrétienne, cette dernière étant anti catho puisque d’émanation Anglicane puis épiscopalienne dans le nouveau monde, le congrès US actuel en étant un exemple parfait, des siono-évangéliques (protestants) dans son immense majorité.

    Politiquement et en République, les laïcs façonnent donc les sociétés afin de faire monter le progressisme et idéologiquement, les judéo-chrétiens pro Ancienne Alliance, s’imposent face au nouveau testament, dans le projet messianique du troisième Temple.
    Dans ces conditions, Le Vatican ne pouvait donc pas faire le poids, coincé au milieu de la tenaille politico-idéologique que certains nomment Judéo-maçonnique, très rapidement taxés de complotistes par la bien-pensance.

    Et dans son projet politique, les judéo-chrétiens vs musulmans, le national-sioniste Zemmour se réclame bien de la droite Bonapartiste et jamais de la légitimiste.

    Logique.

     

  • Ni le Christ, ni les apôtres, ni les pères et les docteurs de l’Eglise n’ont renié l’Ancien Testament.
    Bien plus, ils le citent régulièrement et tissent d’infinis parallèles entre le l’Ancien et le Nouveau, l’un annonçant et justifiant l’autre.

    Prétendre que la validation de l’Ancien Testament est une entreprise de subversion moderniste est d’autant plus incongru que le modernisme tend bien au contraire à décrédibiliser la Bible, en particulier sa dimension historique.

    Il y a bien eu entrisme judéo-maçonnique au sein de l’Église afin de saper sa doctrine et d’affirmer, outre ce syncrétisme bonasse dont les réunions d’Assise sont la parfaite illustration, que l’ancienne alliance serait toujours valable et donc que les Juifs pourraient se passer du Christ, interdisant tout prosélytisme à leur encontre.
    Ces faits n’entament en rien l’inerrance biblique qui a constamment été affirmée par l’Eglise.

    Tout ceci est facile à vérifier et suffit à rendre insoutenable la thèse de Monsieur Timmerman, dont on se demande bien comment il peut se qualifier de catholique.

    Il semble que ce soit par anti-judaïsme que certains rejettent l’Ancien Testament.
    Or l’anti-judaïsme est parfaitement légitime dans la mesure où l’on ne confond pas :

    le judaïsme talmudique (pharisianisme), qui s’est formé autour du rejet du Messie Jésus-Christ, pourtant annoncé par la Thora

    et le judaïsme compris comme tradition abrahamique et mosaïque, voulue par Dieu comme prélude à l’arrivée du Sauveur, et qui s’est mué en Christianisme sous l’égide du Dieu fait homme.

    Discréditer l’Ancien Testament par rejet du judaïsme, c’est jeter le bébé avec l’eau du bain.

     

    • #2338995
      le 09/12/2019 par Il faut circoncire le soldat Oui-oui !
      Dossier spécial E&R – Comment l’Église moderne sacralisa l’Ancien (...)

      Discréditer l’Ancien Testament par rejet du judaïsme, c’est jeter le bébé avec l’eau du bain.



      Sophisme de sayanims...

      (4000 ans d’expertise > Merde ! Quand même !)


    • « Le judaïsme talmudique (pharisianisme), qui s’est formé autour du rejet du Messie Jésus-Christ, pourtant annoncé par la Thora »

      C’est le judaïsme messianique, une branche du christianisme évangélique, qui annonce J-C en tant que Messie.
      Le judaïsme, s’il croit au Messie, ne voit en J-C qu’un prophète.

      Les Talmudistes, eux, sont les héritiers des pharisiens présents dans le Sanhédrin et plus globalement sont adeptes de la Torah orale, ce sont les descendants des Rabbi post J-C.


    • @Goyband, Tout à fait,

      et on doit même affirmer que "le Judaïsme d’avant JC" s’est transformé en Talmudisme, religion totalement nouvelle dont les dogmes continuent à s’enrichir dans des proportions encyclopédiques.
      D’ailleurs ce "culte juif d’avant JC" dit culte synagogal était déjà en parfaite rupture avec le culte juif d’avant la déportation à Babylone.

      On voit donc bien que même sur le plan strictement religieux (et sans parler des pharisiens et des esséniens) il y a eu nombre de religions juives totalement différentes.

      Quant aux cultures juives au sens large (langues, coutumes, disséminations) : il est purement grotesque de considérer que des personnes si différentes constituent UNE communauté juive.

      Thémistoclès


    • Ole : Je pense que vous avez parfaitement commenté cet article. Avec simplicité et limpidité. Merci. Je conseille la lecture du Salut par les Juifs de Léon Bloy aux personnes intéressées par le sujet.


    • Merci.
      En total accord avec ole
      Il suffit dans un premier temps de suivre un petit peu le missel et le bréviaire en y lisant, en outre, les sermons des Pères, pour s’apercevoir que l’Ancien Testament a toujours eu une grande place au sein de Notre Ste Mère l’Eglise.


  • Avec ces histoires de bible de coran et de torah on est bien plus ennuyé que vous pouvez imaginer.
    Car la vérité historique et archéologique est ainsi.
    Ab RA ham (Akhenaton) Moise (Ra moses) David (Akhenaton) Salomon (Méremptha) sont tous égyptiens.

    L’exode des juifs que personne ne sait ou caser historiquement est simplement l’exil des fidèles monothéistes d’Akhenaton à Canaan qui est une terre égyptienne.

    Le coran et la bible reprennent en chœur l’histoire des prophètes juifs.
    Mais tout cela n’a jamais existé.

     

    • @Kader, C’est un peu rapide.

      Les Cananéens occupant la région de Canaan durant l’âge du bronze de 3.000 à 1.000 ans avant l’ère chrétienne, étaient en fait des Phéniciens sémites.
      Ils connaissait déjà l’écriture et suivaient la religion de Baal (Seth), pluri-divinatoires, bien avant l’arrivée des Hébreux lors de l’Exode.

      Ces derniers seraient issues des différentes tribus Egyptiennes du Nil, des philistins, des Hittites et des Crétois exilés de Crète après l’invasion Mycénienne.

      D’un point de vue rite, ce qui distinguait celui des Hébreux de celui des cananéens, c’est celui du dieu unique incarné par le soleil, mais ce dernier n’avait strictement rien à voir avec le culte d’Akhénaton, même s’il reprend les rites Egyptiens de la vache du ciel que l’on retrouve partout en Méditerranée sous la forme du taureau (ex Minotaure dans la mythologie Grecque,).

      Il y existait bien une opposition monothéiste vs polythéiste, ce qui explique en tout ou partie l’Exode.


  • Ne vous inquiétez pas, bientôt toutes les religions n’existeront plus ...Ah si ! ... Sauf une.
    Au moment voulu, vous serez tous d’accord pour voter son extermination ...


  • "Comment l’Église moderne sacralisa l’Ancien Testament ? "

    La réponse est simple, comme les protestants, sachant que la Réforme est le commencement des Temps Modernes.

    Le Concile Vatican II est la Réforme calviniste appliquée à l’église catholique : refus du sacré, des arts sacrés, des rituels, des traditions, individualisme et libre-examen, retour à l’Ancien Testament, etc...

    La copie des principes du protestantisme anglo-saxon allant jusqu’à imposer, comme dans la langue anglaise, le tutoiement pour s’adresser à Dieu, oubliant que le tutoiement anglais est la plus haute forme de respect, réservée à Dieu seul.

    L’autel qui n’est plus tourné vers Dieu mais vers les fidèles, fait de la messe une réunion ou un one-man-show, comme les prédicateurs évangélistes.

    Les Temple protestants ne sont pas sacrés (comme les synagogues, et contrairement aux mosquées), leurs offices sont réduits à un commentaire des Saintes Écritures, notamment de l’Ancien Testament, il n’y a pas de consécration, ni de communion, ni de sacrement de pénitence, ni de sacrement de mariage puisqu’on peut divorcer, ni de sacrement des ordres, les pasteurs ne sont pas consacrés.

     


    • La copie des principes du protestantisme anglo-saxon allant jusqu’à imposer, comme dans la langue anglaise, le tutoiement pour s’adresser à Dieu, oubliant que le tutoiement anglais est la plus haute forme de respect, réservée à Dieu seul.



      Comment dit-on TU en anglais,sil vous plait ?


  • mouais... chaque jour qui passe est une lutte non ? Dieu il fait quoi ? Il est ou ? C’est quoi son projet pour l’homme ? Moi j’veux bien hein mais là, faut dire il fait ptité Dieu non ? Moi j’veux bien y croire mais si c’est pour souffrir ça ’botte moins que bien. Bref votre Dieu c’est bien beau et tout ça mais au final, c’est le méchants qui sont bien et les gentils sont dans la merde. Moi Dieu j’veux bien mais j’y arrive pas

     

    • Il est partout Dieu. Ouvre les yeux.

      Regarde au-delà de la merde humaine qui se complaît dans sa fange. Regarde les cycles, les équilibres, les variations subtiles et complexes de tout ce qui nous entoure. De cet univers dont on fait partie, nous les rampants qui passons notre temps à essayer de nous redresser malgré tout.

      Dieu a créé un univers de musique et de lumière. Qu’est-ce qu’il est, Dieu ? Aucune idée. Par contre, il nous a donné l’infini comme horizon à dépasser, c’est pas mal !

      Alors oui, ça fait mal aux pattes de gravir la montagne, ça essouffle. Mais tu montes et une fois en haut, tu ne regrettes rien. Surtout quand tu vois la montagne encore plus haute derrière, avec son lot de mal aux pattes et d’essoufflement qui t’attend. Et que tu vas monter.

      Le seul truc sûr avec Dieu, c’est qu’il te demandera jamais ton code secret de carte bleue. Ça, c’est plutôt un coup de l’autre.


    • C’est vrai que chaque jour est une lutte, raison de plus pour espérer et s’accrocher à quelque chose qui nous aide à avancer. Et raison de plus pour ne pas se prendre au sérieux et être solidaires entre nous ;)


  • Si Jésus avait entrevue ça... serait-il resté dans son village a travailler son bois ?


  • Un débat sur le sujet entre monsieur Timmerman et l’abbé Rioult pourrait être passionnant.


  • Qu’est ce que vous entendez par "ancien testament" ??

    La Torah ? Celle dont Yeshoua (Jésus) dira " que pas un seul Yod (iota) ni un seul trait de lettre ne disparaîtra"  ? soit la Parole divine.

    Ou ce vieux terme poussiéreux "ancien testament" tiré d’une église d’Etat catholique et papale et qui n’a rien à voir avec les Évangiles (la Torah mise en lumière) et les enseignements de Yeshoua HaMashia’h (Jésus le Messie) ?

     

  • LA VIE

    … Deux bébés discutent.
    – Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?
    – Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir forts et nous préparer pour ce qui nous attend après.
    – Pfff… tout ça, c’est insensé.
    Il n’y a rien après l’accouchement ! A quoi ressemblerait une vie hors du ventre ?
    – Eh bien, il y a beaucoup d’histoires à propos de « l’autre côté »… On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d’émotions, des milliers de choses à vivre…
    – Mais c’est n’importe quoi ! Il n’y a jamais eu de revenant de cette autre vie… donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C’est comme ça, il faut l’accepter.
    – Et bien, permets moi de penser autrement. C’est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver. Mais j’aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.
    – « Maman » ? Tu veux dire que tu crois en « maman » ?? Ah ! Et où se trouve-t-elle ?
    – Mais partout, tu vois bien ! Elle est partout, autour de nous ! Nous sommes faits d’elle et c’est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.
    – C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas.
    Je ne suis pas d’accord, ça c’est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante… On peut sentir quand elle caresse notre monde…Je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement…

    Belle nouvelle Vie à vous tous !

     

  • Merci beaucoup monsieur Timmermann pour vos lumières !


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