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In memoriam Robert Faurisson

Dimanche 21 octobre 2018 au soir s’est éteint Robert Faurisson, l’un des plus éminents représentants de l’École du Révisionnisme historique. Si l’existence des chambres à gaz homicides nazies a été remise en question tant chez les historiens que dans le grand public, c’est avant tout du fait de ses travaux qui lui ont valu une réputation internationale.

 

Les réflexions de Robert Faurisson sur les accusations portées contre le IIIe Reich remontent à la fin de la guerre. C’est en 1960 que ses recherches se sont orientées vers la question du génocide des juifs, son plan, ses moyens (les chambres à gaz), ses résultats. Robert Faurisson a ainsi fréquenté quatorze années durant le Centre de documentation juive contemporaine, à Paris, analysant des milliers de documents. Il a personnellement interrogé des témoins. Il a mené des enquêtes de terrain, visitant à plusieurs reprises Auschwitz, Birkenau et d’autres camps. Sur le point particulier de la chambre à gaz homicide d’Auschwitz, il en a découvert les plans le 19 mars 1976, sur lesquels elles figurent en tant que morgues (Leichenkammer). En France et à l’étranger il a interrogé chimistes et ingénieurs afin de mener à bien une expertise quant aux moyens et techniques d’une extermination de masse par les gaz. Robert Faurisson a conclu de ses travaux à l’absence de preuve de l’existence de chambres à gaz homicides, et même à leur impossibilité aussi bien aux plans technique, physique, chimique que physiologique.

Robert Faurisson a exposés ces résultats devant la communauté scientifique. L’historien américain Raul Hilberg, « pape » de l’école historique exterminationniste, a, sur ce point comme sur d’autres, rendu hommage à son confrère Robert Faurisson : « Je dirai que, d’une certaine manière, Faurisson et d’autres, sans l’avoir voulu, nous ont rendu service. Ils ont soulevé des questions qui ont eu pour effet d’engager les historiens dans de nouvelles recherches. Ils ont obligé à rassembler davantage d’informations, à réexaminer les documents et à aller plus loin dans la compréhension de ce qui s’est passé » (Propos recueillis par Guy Sitbon, Le Nouvel Observateur, 3-9 juillet 1982, p. 71.). Il est bien certain que la science historique n’aurait pas avancé d’un iota si l’on avait suivi depuis la guerre l’opinion exprimée par trente-quatre historiens-carriéristes dans une tribune signée collectivement et publiée en 1979 par Le Monde. Ils déclaraient qu’« il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz » (Philippe Ariès et al., « La politique nazie d’extermination : une déclaration d’historiens », Le Monde, 21 février 1979, page 23).

En France, dans la foulée de l’esprit meurtrier de l’Épuration, les premières tentatives de répression judiciaire furent orchestrées pour réprimer toute critique historique des faits de la Seconde Guerre mondiale, cette critique émanerait-elle d’intellectuels reconnus (Maurice Bardèche) ou de témoins directs de la déportation et des camps (Paul Rassinier). On eut alors recours à tout l’arsenal juridique disponible de la répression : injure, diffamation, apologie de meurtre, provocation et même la responsabilité civile. La répression judiciaire dirigée contre Robert Faurisson remonte à 1979, alors qu’il était déjà reconnu dans le domaine du révisionnisme littéraire. Cette répression s’est accompagnée d’une invraisemblable campagne de calomnies, de persécutions administratives, d’ostracisme et même d’agressions physiques graves et répétées tandis que leurs auteurs étaient applaudis. Ces idées ont valu à Robert Faurisson de subir dix agressions physiques (deux à Lyon, deux à Vichy, quatre à Paris, deux à Stockholm) sans qu’aucun de ses agresseurs ait été inquiété. Par ailleurs, il a subi six descentes de police (police criminelle et brigade anti-criminalité) et un nombre incroyable de procès.

Pourtant, la Cour d’appel de Paris, dans un remarquable arrêt du 26 avril 1983, après avoir rappelé la jurisprudence en la matière (« les Tribunaux ne sont ni compétents ni qualifiés pour porter un jugement sur la valeur des travaux historiques que les chercheurs soumettent au public et pour trancher les controverses ou les contestations que ces mêmes travaux manquent rarement de susciter »), devait constater que « les accusations de légèreté formulées contre (Robert Faurisson) manquent de pertinence et ne sont pas suffisamment établies », énoncer qu’« il n’est pas davantage permis d’affirmer, eu égard à la nature des études auxquelles il s’est livré, qu’il a écarté les témoignages par légèreté ou négligence, ou délibérément choisi de les ignorer ; qu’en outre, personne ne peut en l’état le convaincre de mensonge lorsqu’il énumère les multiples documents qu’il affirme avoir étudiés et les organismes auprès desquels il aurait enquêté pendant plus de quatorze ans » et en déduire « que la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson (sur l’existence des chambres à gaz, c’est-à-dire leur inexistence) relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public » (onzième Considérant de l’arrêt). Sans doute était-ce une victoire du révisionnisme sur le terrain judiciaire, aussi lorsqu’en 1987, Jean-Marie Le Pen osa déclarer au sujet des chambres à gaz, « qu’il y a des historiens qui débattent de ces questions », c’en fut trop. L’adoption de la loi du 13 juillet 1990 s’ensuivit, dont on attendait et on obtint qu’elle condamnât toute remise en cause, même allusive, des faits pour lesquels l’Allemagne et toute l’Europe des vaincus avaient été condamnées.

Le Professeur disait souvent que toute guerre est une boucherie. Sans aucun doute, et c’est précisément depuis le XIe siècle que les nations de la Chrétienté latine se sont efforcées de pacifier les conflits qui les opposaient. Et à l’âge classique, du XVIe au XIXe siècle, elles étaient parvenues, au moins entre elles, à limiter la guerre dans l’espace et dans le temps : un Traité de paix et une amnistie concluaient le conflit. S’ensuivait un pardon réciproque et l’interdiction de remuer les cendres du passé. L’étude de l’histoire a donc toujours été une entreprise périlleuse. Mais la situation des historiens s’est aggravée depuis la Seconde Guerre mondiale qui a vu la résurgence de l’idéologie de la guerre pour cause juste. En retournant la perspective cette idéologie supprime les limites quant aux moyens et ne connaît d’autres fins que l’anéantissement de l’ennemi. C’est ainsi que le second conflit mondial, précédé et accompagné d’un déluge d’accusations pénales, s’est prolongé à l’occasion de procès à grand spectacle où les vainqueurs se plaisaient à juger les vaincus. Le plus fameux est celui dit « de Nuremberg » suivi jusqu’à nos jours en France par ceux de Touvier, Barbie, Bousquet ou Papon, ou en Allemagne encore tout récemment par celui de Gröning. Quant aux historiens, leur situation est devenue peu enviable : à l’ancienne obligation de silence s’est substitué le devoir de cultiver la haine de l’ennemi vaincu. Entre obéir au décret inique d’un Créon mortel ou respecter les lois éternelles des dieux, Robert Faurisson a tracé pour nous la voie du Juste.

Damien Viguier
Avocat

PS. J’ai rencontré pour la première fois Robert Faurisson le 26 décembre 2008, le soir de sa prestation au Zénith de Paris en compagnie de Dieudonné. Il nous disait ne pas trouver d’avocat qui acceptât de le défendre. J’étais alors élève-avocat à l’École de formation du Barreau de Paris et je lui fis la promesse d’accepter de le défendre. Je prêtai serment en décembre 2010 et Robert Faurisson fit appel à moi une première fois en 2012 et à nouveau en décembre 2015. C’est ainsi qu’il m’a fait l’honneur de me confier sa défense durant les trois dernières années de son existence. Chaque fin de mois je faisais avec lui le point sur ses procès : Un homme, procès terminé ; MétaTV, Téhéran, et Le Monde, pendants devant la cour de cassation ; Rivarol, dans l’attente de l’ordonnance de règlement du juge d’instruction ; Le Struthof, sentence en délibéré devant le tribunal de Cusset.

Voir aussi, sur E&R :

Retrouvez Robert Faurisson et Damien Viguier chez Kontre Kulture :

 
 



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42 Commentaires

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  • #2069979
    le 25/10/2018 par fabien
    In memoriam Robert Faurisson

    Me Viguier, vous êtes extrêmement courageux.
    Vous (m’)inspirez et méritez le respect. Vous êtes l’honneur de votre profession.

     

    • #2070374
      le 25/10/2018 par vivi
      In memoriam Robert Faurisson

      Ils aimerait bien le radier 3 ans du barreau, comme Isorni l’a été en 1963, défenseur de Pétain, Brasillach et Bastien Thiry : c’était trop pour de Gaulle .


  • #2069986
    le 25/10/2018 par Narcisse
    In memoriam Robert Faurisson

    Bravo Maître, d’avoir honoré la mémoire de votre client, jusqu’au bout.
    Un peu comme lorsqu’il fallait l’accompagner jusqu’au poteau ou sous le couperet de la guillotine.
    Rester debout au côté de son client, du début jusqu’à la fin, fait honneur à toute la profession.
    Et dire que des confrères, des membres de l’Ordre - qui n’ont eux-mêmes sans doute pas toujours honoré parfaitement leur serment, osent vous montrer du doigt.
    Merci.


  • #2069993
    le 25/10/2018 par Whyldman
    In memoriam Robert Faurisson

    Certains avocats se vantent (donc c’est permis) de défendre des terroristes, y compris depuis "Charlie", de même pour les pires pédo-criminels.
    Mais là concernant un vieux monsieur qui en plus ne nie absolument pas l’entièreté d"un sujet, mais simplement défend le fait qu’il y aurait quelques, quelques !!, inexactitudes ... alors là gare à vous... vous n’êtes limite même plus considéré comme une personne saine d’esprit et même que vous mériteriez les pires châtiments possibles et imaginables.

    Rien qu’avec ça, on est obligé de conclure qu’il doit bien y avoir un "truc" dans la thèse "officielle" pour que ça provoque de telles réactions, et surtout de telles disproportions de traitements.


  • #2070002
    le 25/10/2018 par Zharradan
    In memoriam Robert Faurisson

    Défendre l’indéfendable, n’est-ce pas là le rôle même de l’avocat ?
    Où étaient les Vergès, les Collard, les Temime, Maisonneuve, Dupond-Moretti, Cotta et tous les autres, quand cet homme n’avait plus d’avocat pour le défendre ?
    Seule Isabelle Coutant-Peyre, qui a défendu Carlos, s’est bien tenue.
    Bien sûr, l’avocat conserve le choix de refuser la défense d’un client qui lui semble odieux (Klarsfeld, Jakubowitz, il ne fallait pas trop leur demander quand même). Mais pour des avocats plus neutres, QUE, QUOI, ou QUI craignaient-ils ? De perdre leur réputation, leur clientèle fortunée ? Des gamellards, des bourgeois du droit, repus, satisfaits de leur rond de serviette sur les plateaux de télévision.
    Bravo Me Viguier, qui ne serez jamais invité sur aucun plateau, mais qui aurez honoré votre serment.

     

    • #2070028
      le 25/10/2018 par Emilien Chaussure
      In memoriam Robert Faurisson

      Mettre Vergès dans le même sac que Collard et Dupont-Moretti c’est ne pas avoir bien saisi la grandeur du salaud lumineux...


    • #2070030
      le 25/10/2018 par Fabien
      In memoriam Robert Faurisson

      Quand Jakubowicz défend(ait) N.Lelandais.
      Me Viguier défend(ait) R.Faurisson.
      Pas besoin d’en dire plus...


    • #2070083
      le 25/10/2018 par Zharradan
      In memoriam Robert Faurisson

      Non, je maintiens que Vergès n’avait pas la classe d’un Isorni défendant Pétain.
      Mais si vous voulez que je le retire de la liste, je le fais volontiers, ne soyons pas sectaire.

      Pour ma part, la défense dite de rupture de Klaus Barbie m’a toujours semblé une supercherie médiatique, et je ne crois pas que Me Viguier se situe sur cette ligne.
      Vergès a défendu Barbie, certes ; mais permettez-moi de vous dire que pour l’Histoire, avec un grand h, la défense de Robert Faurisson était bien plus importante que celle d’un Barbie qui était un point de détail dans l’histoire globale de la seconde guerre mondiale.

      Et ne parlons pas de la grandeur d’âme de Monsieur Faurisson qui surpasse de loin celle d’un ancien officier SS, qui, à son procès, a gardé la mine basse et regardait ses chaussures.
      Par contre, je garderai toute ma vie le souvenir de l’intégrité morale et intellectuelle de Faurisson face à ses juges. Debout, à près de quatre-vingt ans, pendant plusieurs heures, répétant inlassablement les points d’interrogation essentiels de son dossier, avec une exactitude et une mémoire à rendre toute assistance d’un avocat presque inutile, tant sa droiture et son éloquence étaient admirables à voir et à entendre. A n’en pas douter, il aurait fait un excellent avocat.

      Le plus grand tort que l’on ait fait à Robert Faurisson est de n’avoir pas permis que ses procès soient filmés. Les masques des véritables faussaires de l’histoire seraient tombés immédiatement aux yeux de l’opinion publique. Songez que si le procès Barbie a été filmé et non pas ceux de Faurisson, c’est bien qu’il y avait une mise en scène et une mise en avant d’un procès où rien d’important n’allait être dit sur le fond de l’histoire réelle.

      Klaus Barbie s’est comporté en salaud ? Faurisson en héros.
      Vergès a défendu l’un ; Viguier a défendu l’autre.


    • #2070146
      le 25/10/2018 par dixi
      In memoriam Robert Faurisson

      @ Fabien
      A la seule différence incomparable ,c’est que Lelandais a du sang sur les mains ,pas Mr Faurisson .


    • #2070191
      le 25/10/2018 par fabien
      In memoriam Robert Faurisson

      @dixi
      Vous touchez le point G...si j’ose dire car pour certains :
      Réviser l’histoire, c’est tuer !


  • #2070035
    le 25/10/2018 par Raynix
    In memoriam Robert Faurisson

    Tout mon respect M. Viguier.


  • #2070087
    le 25/10/2018 par Pelletier
    In memoriam Robert Faurisson

    Défendre son client, même au-delà de la mort. C’est magnifique.
    Un jour, peut-être, la réhabilitation sera possible, et ce sera la plus belle victoire d’un avocat. Voltaire et son "Damiens" ; Zola et son "J’accuse", pourront aller se rhabiller.
    Je vous le souhaite, Me Viguier.


  • #2070089
    le 25/10/2018 par Syzygy
    In memoriam Robert Faurisson

    Merci pour l’exemple que vous donnez dans une profession facilement corruptible et trop souvent franc-maçonne par appât du gain.


  • #2070095
    le 25/10/2018 par pivert
    In memoriam Robert Faurisson

    La justice devrait être faite publiquement, via internet.
    Les juges et les avocats sont des êtres humains, et comme tout le monde, ils peuvent se tromper. Ce ne sont pas des divinités.
    La loi est faite par des êtres humains... j’enfonce des portes ouvertes, mais c’est bon de le rappeler...
    Les arguments des uns et des autres devraient être entendu publiquement, via internet.
    Les avocats ne devraient pas subir de représailles pour avoir exercé leur métier.
    On ne devrait pas être poursuivi pour exposer une version des faits.

    ——————-

    Merci maître Viguier, pour votre courage, pour vos qualités, vous êtes indiscutablement un exemple à suivre, particulièrement pour ceux qui exercent la justice.


  • #2070119
    le 25/10/2018 par Radar
    In memoriam Robert Faurisson

    " A l’âge classique les nations chrétiennes étaient parvenues à limiter les guerres dans l’espace et dans le temps" : et la Guerre de Trente Ans ? 1618-1648 .

     

    • #2070159
      le 25/10/2018 par S.
      In memoriam Robert Faurisson

      Et le respect ? Et les bonnes manières ? Votre commentaire n’a pour but que de "casser" ?


    • #2070279
      le 25/10/2018 par Grz
      In memoriam Robert Faurisson

      C’est toujours moins que notre première guerre mondiale : 1914 - 2018.


    • #2070295
      le 25/10/2018 par Gilles
      In memoriam Robert Faurisson

      C´est surtout une incapacité à comprendre un texte " Et à l’âge classique, du XVIe au XIXe siècle, elles étaient parvenues, au moins entre elles, à limiter la guerre dans l’espace et dans le temps : un Traité de paix et une amnistie concluaient le conflit ", et le fait de ne pas citer en entier le texte.
      La Guerre de 30 ans oppose les nations chrétiennes à d´autres, surtout protestantes, donc pas entre nations chrétiennes. Quand on veut faire le malin...

      Dans son genre Damien Viguier est le digne successeur de Faurrisson, deux hommes que rien ne destinait à rentrer dans la " dissidence ", mais que la puissance intellectuelle, et l´honneteté, ont entraîné là.
      Faurrisson était prof à la Sorbonne, a ecrit des textes remarquables sur Rimbaud, chose très rare. Il était destinée à finr académicien ou avoir une chaire une Collège de France, mais il n´a pas voulu finir comme d´Ormesson et Bourdieu.
      Quand à Damien Viguier, il n´a également rien à gagner, à part l´honneur et la postérité, à se lancer dans cette galère. Rappelons-nous ce calme olympien qu´il a gardé dans son face-à-face au tribunal avec les filles, neveux et cousins des déportés de France.


    • #2070322
      le 25/10/2018 par Europa Christiana
      In memoriam Robert Faurisson

      à limiter les guerres" - le mot "limiter" ça vous dit quelque chose ?

      " Limiter " synonyme : abréger, freiner, diminuer, modérer, réguler, rétrécir.

      ( Or, aujourd’hui, nous ne sommes plus permis d’abréger, freiner, diminuer, modérer, réguler, rétrécir les guerres qui ne sont pas du tout réflexion de notre mentalité Chrétienne)

      Réfléchissez avant de critiquer.


    • #2070342
      le 25/10/2018 par Rintintin
      In memoriam Robert Faurisson

      La Guerre de Cent Ans c’était pas mal non plus .


    • #2070355
      le 25/10/2018 par Paysan Breton
      In memoriam Robert Faurisson

      @gilles

      Pourquoi, au détour d’un article sur Faurisson, reprocher à quelqu’un son révisionnisme ? Il a en plus raison : cette guerre a causé d’immense ravages en Europe centrale, et il est difficile de parler de conséquences limitées (la Silésie perd 1 habitant sur 4). Même si les champs de bataille ont été multiples, et si les 30 ans (voire les 80 ans si on la fait débuter à la révolte des Provinces Unies) n’ont pas connu la férocité des dernières années, je pense que Damien Viguier se trompe quand il dit que ce serait la nature chrétienne d’une nation qui aurait favorisé une certaine tempérance. Ce qui est en revanche certain, c’est que les malheurs de cette guerre ont eu comme effet un regain de la pratique religieuse.

      Soyez plus courtois avec les commentateurs. Votre arrogance finit par se retourner contre vous, vous qui ignorez apparemment que catholique et chrétien ne sont pas synonymes, et que les protestants sont également des chrétiens.


    • #2070452
      le 26/10/2018 par Gilles
      In memoriam Robert Faurisson

      À paysan breton, autant pour moi si je me suis trompé, en voulant faire le malin.
      J´en étais resté au traité de Charroux 989 qui pacifie les relations par limitation des combat. Protestant, catholique, chrétien...
      L´important c´est l´oeuvre du Professeur Faurrisson.


  • #2070132
    le 25/10/2018 par Marsouin
    In memoriam Robert Faurisson

    21 octobre,
    date que je ne pourrai oublier et à laquelle j’aurai toute ma vie une pensée pour le Professeur et vu que c’est aussi ma date de naissance.

     

    • #2070305
      le 25/10/2018 par Dragon Hippie
      In memoriam Robert Faurisson

      C’est aussi la St Céline ce jour là, quel farceur ce professeur, mourir à Vichy, pour la St Céline, provocations rigolotes à la bien-pensance !


  • #2070139
    le 25/10/2018 par Gibis
    In memoriam Robert Faurisson

    Magnifique hommage de Maitre Damien Viguier au Professeur Robert Faurisson !!!


  • #2070148
    le 25/10/2018 par Elvis Vena
    In memoriam Robert Faurisson

    Merci à Damien pour ce noble témoignage qui allie simplement la sobriété aux bons sentiments. Puisse M. Faurrisson reposer en paix ! Les éloges funébres en général suintent d’hypocrisie et sont souvent assumés par les m’as-tu vu de service genre Malraux, BHL, etc.

    Aux antipodes de cette saine relation entre un avocat et son client, on pourrait trouver le duo Vergès-Genoud, https://blogs.mediapart.fr/robert-c... Genoud a fini par se suicider abandonné de tous (certainement à juste titre)sans que son "ami" Vergès lui rende un quelconque hommage ou ne lui rende une seule visite. Les loups ne se mangent peut-être pas entre eux, mais, en tout cas, ils crèvent comme des cafards à la fin et c’est tant mieux. Nec margaritas ante porcos.


  • #2070150
    le 25/10/2018 par rendueaérophagie
    In memoriam Robert Faurisson

    Quand des gens au comportement animal, y entendre instintif et dénué de raison, vous invitent sauvagement à figurer à un stade où votre condition humaine deviendrait inférieure à celle d’une bête, il n’y a plus ni juge ou prétoire et encore moins de législation pour vous faire connaître à vous-même que vous avez atteint le stade ultime de la verticalité !

    Parce qu’il est impossible à tout Homme de se prémunir d’avoir un ennemi, qu’il est de son devoir de se construire ses adversaires et de mieux les connaître qu’eux-mêmes, de se dépouiller lui-même de toute haine envers quiconque afin de bien apprécier qui il est, et c’est dans toute la connaissance de la grandeur qu’il sait tirer de sa stature, qu’il fait face à tous les combats !

    Il fut un temps où les rois élevaient au rang de seigneurs leurs meilleurs guerriers sur le champ de bataille, or, les rois sont morts de ne pas être demeurés vassaux du seul vrai Seigneur.

    De nos jours, on accède à la condition chevaleresque que par soi-même, que nous l’appelions, Honneur, Vérité, Bonheur ou peu importe, tant que nous sommes loyaux et fidèles à exister en tant que plus bel élément de la Création, nous vivons en étant juste !

    Robert Faurisson est mort sans que quiconque ne soit parvenu à le marquer par l’injustesse, par ce seul fait, il laisse ses calomniateurs dans cet éternel remord !

    Vous, Maître Viguier, par ce bel hommage que vous rendez à feu vôtre client à qui nul ne pourra plus infliger le moindre déshonneur à sa mémoire sans se compromettre dans l’inexactitude ou pire, êtes irrévocablement associé à cette grâce qui se trouve en Vérité et vous rend juste !
    Nous, humbles, en ferons vos armoiries.

    L’hystérie acharnée au discours-asservi dans son incapacité à se libérer de sa cessité a construit et mis en forme la plus puissante arme apte à détruire toute l’oeuvre à laqquelle elle aura consacré tant d’efforts et de sacrifices, un Professeur Faurisson, sans contradiction !

    Sa défaite est déjà totale sur ce point ! Quoi qu’elle puisse dire, elle a accéléré l’avancée de l’histoire, qui cavale plus vite qu’un pur-sang maintenant, il faut craindre pour elle qu’elle ne soit rattrapée avant que nous ne nous soyons autodétruits dans un déchaînement de haine et de violence, et que ces faiseurs de pénitents ne perdent à jamais la considération des Hommes.

    Salutations, Maître.

     

  • #2070173
    le 25/10/2018 par Enki
    In memoriam Robert Faurisson

    « Une tribune signée collectivement et publiée en 1979 par Le Monde. Ils déclaraient qu’« il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz  ».

    Nous avons le Droit et le Devoir d’interroger les termes.

    Selon Aristote, tout objet produit non par la nature, mais par l’homme, est déterminé par quatre causes :

    - la cause matérielle (la matière dans laquelle il est fait),
    - la cause formelle (la forme qu’on va lui donner),
    - la cause finale (ce à quoi l’objet va servir)
    - la cause efficiente (l’artisan qui travaille l’objet).

    M. Faurisson en tant qu’Historien a examiné ces quatre causes.

    Comme il n’y a pas lieu d’aborder la technique selon Aristote, il nous faut croire comme formulé par l’injonction de la citation ci-dessus à une vérité obligée de l’ordre d’une esthétique uniquement voire d’une rhétorique : elle relèverait dès lors de la magie ?

    Si pas de technique, il y a quoi, sinon esthétique !

    Magicien, prestidigitateur ou illusionniste : trois appellations pour désigner des pratiques l’art de la magie Un artisan n’est pas libre de faire ce qu’il veut : on ne fait pas des haches en plomb ou des fers à cheval en bois.

    Ces règles ne sont pas laissées au caprice de tel ou tel : elles sont nécessaires et enseignables, c’est-à-dire qu’on peut les transmettre ; en ce sens, on peut dire qu’elles sont « vraies », parce qu’elles ne changent pas et ne peuvent pas être modifiées.

    Pour comprendre ce qu’est une chose, il faut savoir ou imaginer comment elle a été produite : c’est ce qu’on appelle le « schème artificialiste ». Autrement dit, la technique nous fournit les modèles selon lesquels nous comprenons le monde qui nous entoure : ainsi, nous appliquons sans même nous en rendre compte des schèmes techniques sur la nature afin de la rendre compréhensible − nous disons qu’un arbre produit des fruits, comme on dit d’un potier qu’il produit des cruches. Cela signifie que la façon dont nous pensons la technique détermine radicalement notre rapport au monde.

    Rapport au monde donc de la pensée qu’ils s’ingénient à modifier en renvoyant Aristote pour un changement de paradigme : leurre mythe !

     

    • #2070231
      le 25/10/2018 par Le Hutin
      In memoriam Robert Faurisson

      Intéressant, mais où avez-vous lu chez Aristote que la nature n’était pas soumise aux quatre causes ?


  • #2070175
    le 25/10/2018 par James Fortitude
    In memoriam Robert Faurisson

    Je ne saurais dire quand mais vous verrez qu’un jour tout rentrera dans l’ordre, si la France retrouve ses valeurs et sa grandeur, le Panthéon vomira ses cadavres que l’on lui a infligé de force et ouvrira sont antre pour nos grands hommes longtemps méprisés par les escrocs de la toute puissante finance, pour avoir été d’honnêtes penseurs et chercheurs.


  • #2070204
    le 25/10/2018 par mementomori
    In memoriam Robert Faurisson

    Maître Viguier,
    Pouvez vous nous éclairer sur là suite des procès pendants mentionnés à la fin de l’article ?
    La mort du très regretté Professeur Faurisson doit-elle interrompre ces procédures (je pense spécialement à Faurisson versus Chemin, où l’on avait pour la première fois eu un débat entre M.Faurisson et Mde A. Vieworka) ?
    Ce serait vraiment un scandale absolu, un de plus dans le paysage judiciaire contemporain !

     

    • #2071772
      le 28/10/2018 par RIP petit Robert
      In memoriam Robert Faurisson

      Il ne vont pas interromprr les procedures ! Desormais le chat de Robert sera poursuivi en justice, ainsi que son livreur de fioul, le menuisier, le couvreur egalement, ainsi que son boulanger et le pire bien sur son medecin traitant. Merde quand meme !


  • #2070206
    le 25/10/2018 par MPNF
    In memoriam Robert Faurisson

    Très bel hommage de Me Viguier à Monsieur le Professeur Faurisson.

    Depuis le procès de Nuremberg, je pense qu’il y a anguille sous roche notamment par le fait que l’on veuille coûte que coûte bâillonner tout historien de vouloir s’intéresser, revisiter voire traiter de cette période 39-45. C’est pourquoi, pour éviter que la vérité n’éclate, des lois mémorielles ont été écrites dans un seul et unique but : taire la vérité. A mon avis, les secrets sur les grands financiers de cette guerre ne doivent pas être révélés car l’on comprendrait qui, pourquoi et comment ils ont génocidé un peuple, une communauté en particulier (Le livre de Jovanovic "Hitler et la vengeance de la planche à billet" nous met sur la piste). Quand des argentiers riches à millions/ milliards prennent le pouvoir, un territoire, ils ordonnent un génocide. C’est ainsi qu’a lieu le génocide vendéen (en 1792-1793) par les membres de la convention et du comité de salut public de faire assassiner des milliers vendéens (très religieux et rebelles au pouvoir institué par la convention). Les USA, l’Australie, le Rwanda, l’Arménie... ont assis leur pouvoir sur le génocide du peuple autochtone. Pour ceux-là, des historiens peuvent revisiter leur passé. Mais pas touche à celui de 39-45 à moins de mentir à son sujet ou de biaiser la vérité voire à inviter une thèse qui n’a pas eu lieu. Qui sait.

    Monsieur Faurisson, reposez en paix. Vous le méritez tant. D’ici bas, nous honorons votre mémoire peu importe ce que pensent vos persécuteurs qui ont tant à perdre que la vérité n’apparaisse au grand jour.


  • #2070257
    le 25/10/2018 par vege
    In memoriam Robert Faurisson

    Que cet homme repose en paix. Il le mérite bien.


  • #2070329
    le 25/10/2018 par RrexX
    In memoriam Robert Faurisson

    Merci Maître.


  • #2070359
    le 25/10/2018 par Robespierre
    In memoriam Robert Faurisson

    Ah... Créon. Celui de Sophocle ou celui d’Anouilh ?

    Il a une guerre civile sur les bras, Créon. Créon hérite de la démesure de deux frères. En vieillissant on se prend à comprendre Créon et à claquer des coups de badine sur le nez des Antigone. Le vieil oncle ne va pas pousser du groin dans les corps pourris des morts. Le grand-père est où il est ; il y est arrivé on ne sait trop comment et peu importe finalement aux vivants. Tous vont par un chemin ou un autre là où il est allé. Le grand-père du grand-père est de toute façon déjà englouti par le gouffre de l’oubli. Même s’il avait payé une concession « à perpétuité » en caressant l’espoir prétentieux qu’un petit petit petit fils éventuel se souvienne.

    Dans mes 20 printemps déjà je prisais Créon. Les zélateurs du devoir de la mémoire des mémoires, déjà, me brisaient les patiences. Créon s’assoit sur le trône, immobile. On croit qu’il ne fait rien. Qu’il se repose et commande. Qu’il jouit en vautour du pouvoir enfin échu en sa main. Mais Créon, comme un ouvrier au seuil de sa journée, traîne le réel après lui. Les foules hystériques et les appétits chaotiques à contenir. C’est moins glamour que les révoltes adolescentes. On aime bien lancer des glaviots sur Créon.

    Cependant c’est par les vertus de Créon que le monde des hommes continue de marcher. Car grâce à lui, le mort ne saisit pas le vif.


  • #2070360
    le 25/10/2018 par Emmanuelle
    In memoriam Robert Faurisson

    Majestueux et Magnifique Hommage au Professeur Robert Faurisson !
    Merci, Maître Damien Viguier !


  • #2070512
    le 26/10/2018 par Démosthène
    In memoriam Robert Faurisson

    Très bon article, excellente synthèse ! En tout point de vue, explications magistrales ! Merci maître Viguier


  • #2070962
    le 26/10/2018 par Anne
    In memoriam Robert Faurisson

    Merci pour ce bel hommage Maître.
    Honneur. Bravo pour votre courage.
    Bonne route.


  • #2071332
    le 27/10/2018 par toto
    In memoriam Robert Faurisson

    C’est bien de rappeler que sous l’ère catholique, les guerres étaient plus "civilisées" et moins meurtrières qu’actuellement.

    On pourrait dire que c’est la France Révolutionnaire porteuse des Lumières, cad luciférienne au sens propre, qui redécouvre le génocide (vendéen) et la guerre totale (Napoléonienne).

    Les guerres de religion avec l’arrivée du Protestantisme avaient déjà bien écorné l’équilibre politico-catholique européen.

    Nous vivons des temps moins civilisés que le Moyen Age par bien des aspects. Ce que nous avons gagné en confort matériel, nous l’avons perdu en valeurs morales, comme des vases communicants, comme si on ne pouvait pas avoir les deux.

     

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