Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

L’amour est-il un crime ?

Sexualité, autorité, minorité

Par Damien Viguier, avocat et docteur en droit.

 

À la demande générale, je donne cette consultation au sujet de relations qu’un jeune homme aurait entretenues avec son professeur. Il règne sur la question générale que cela soulève un certain flou, qui peut-être est entretenu à dessein. Mais on peut tâcher d’en sortir par une série de distinctions.

 

Il convient de commencer par écarter l’infraction, à laquelle d’aucuns pensent spontanément, de « détournement de mineur ». Il faut l’écarter, car il s’agit alors du seul fait de soustraire le mineur des mains de ceux qui exercent sur lui l’autorité parentale, à qui il est confié ou chez qui il a sa résidence parentale. L’infraction n’a pas de connotation sexuelle. Or ce sont les relations sexuelles qui nous retiennent ici.

 

La question du consentement

Le premier critère à mettre en œuvre, en matière de relations sexuelles, c’est celui du consentement. N’est pas consentant le participant qui subit des actes sexuels sous la violence, la contrainte ou la menace, ou par surprise. Je ne donne pas de détails.

On discute du cas des participants handicapés, ivres ou très jeune. En particulier, on tend à considérer qu’en dessous d’un certain âge il n’est pas permis de parler de consentement. On donne parfois l’âge de douze ans (en psychiatrie on donne l’âge de treize ans comme étant le seuil limite de la pédophilie) ; mais ce sont des points discutés, il n’y a pas de règle [1].

En l’absence de consentement − première hypothèse − il peut y avoir viol (en cas de pénétration sexuelle), agression sexuelle (en cas de contact physique sexuel, mais sans pénétration) ou exhibition sexuelle (sans contact physique). Laissons ces cas de côté.

 

Minorité

En cas de consentement − seconde hypothèse − commençons par préciser que l’acte, pour être répréhensible, ne peut être commis que par un majeur, et sur un mineur non émancipé par le mariage. La dépénalisation des actes commis par un mineur sur un mineur est une innovation du nouveau code pénal de 1994 (encore faudrait-il nuancer, et dire quelles discussions cela suscite [2]). Précisons au passage que dans notre législation le mineur est toute personne âgée de moins de 18 ans (autrefois la tranche d’âge 18-21 était donc concernée par les infractions que nous allons voir). L’émancipation est possible très jeune, dès lors qu’une dispense est accordée pour le mariage.

Ensuite, et toujours dans l’hypothèse de l’acte sexuel par consentement mutuel, il faut encore sous-distinguer, en fonction de la nature des actes commis. S’ils relèvent de la perversion, il y a « corruption de mineur » (autrefois « excitation de mineur à la débauche [3] »), et c’est une infraction.

Mais sinon, s’il n’y a pas débauche, il peut y avoir, à certaines conditions que nous allons voir, « atteinte sexuelle sur mineur ». On parlait autrefois d’« attentat à la pudeur sans violence ». Cela dépend d’abord de l’âge du mineur.

 

Atteinte sexuelle

Lorsque le participant mineur est âgé de moins de quinze ans, il y a certainement et en tous cas infraction (article 227-25 du code pénal). La loi emploie l’expression « mineur de quinze ans », mais il s’agit du mineur qui n’a pas atteint ses quinze ans révolus. En général dans ces matières ce seuil de quinze ans est utilisé comme circonstance aggravante. Ici c’est une condition, un élément spécial de l’infraction. À quatorze ans et demi il y a infraction, à quinze ans, non. Ce seuil crucial de la « majorité sexuelle » a évolué dans le temps. Il était jadis fixé à onze ans (l’infraction, prévue à l’article 331 de l’ancien code pénal, date de la loi du 28 avril 1832). Il est passé à treize ans par une loi du 13 mai 1863. C’est une ordonnance du 2 juillet 1945 qui a adopté l’âge de quinze ans. Cette infraction pose toujours le cas difficile du mineur de quinze ans émancipé par le mariage.

 

Libres relations sexuelles consenties avec un mineur âgé de plus de quinze ans

Lorsque le participant mineur est âgé de quinze ans ou plus, soit depuis l’âge de quinze ans révolus jusqu’à la veille du jour anniversaire de ses dix-huit ans, il n’y a donc pas infraction, en principe. Sauf exceptions, jadis au nombre de quatre, réduites à trois, et qui ne valent pas, rappelons-le, s’il est mineur émancipé par le mariage.

 

Sauf inceste

La première exception a été introduite par la loi de 1863 et elle est toujours d’actualité (article 227-27 alinéa 2 du code pénal). Elle concerne l’acte incestueux commis par un ascendant. En cas de relation sexuelle consentie entre un mineur de quinze ans et son ascendant (père ou mère, grand-père ou grand-mère, légitimes, naturels ou adoptifs) il y a infraction.

Les exceptions suivantes ont été introduites par la loi du 23 décembre 1980 (article 331-1 de l’ancien code pénal).

 

Sauf homosexualité

La deuxième exception n’a pas survécu à l’arrivée des socialistes au pouvoir, en 1981. Il s’agit du cas du mineur de plus de quinze ans homosexuel. Tout acte impudique ou contre nature avec un individu mineur de même sexe était puni (article 331 alinéa 2 du code pénal, abrogé par la loi du 4 août 1982).

Enfin, la troisième et quatrième exception se rattachent à l’idée d’autorité :

 

Sauf cas d’autorité

La troisième exception concerne toute personne autre que l’ascendant ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait.

Cela concerne bien entendu celui qui exerce l’autorité parentale, le tuteur et le curateur. Mais pas seulement.

De longue date cause d’aggravation de l’attentat à la pudeur et du viol, la jurisprudence a eu l’occasion de préciser quelle situation visait cette notion de « personne ayant autorité sur la victime ».

Ni les liens de filiation ni la position de l’adulte en tant que tel ne suffisent à établir l’autorité. En réalité, le terme d’autorité semble avoir été préféré à celui de puissance (paternelle), qui correspondrait sans doute mieux à ce que l’on cherche à décrire. Dixit GARRAUD : « Par autorité, en cette matière, le Code pénal entend la puissance que des personnes exercent sur d’autres personnes qui leur sont subordonnées [4]. » Le droit romain distinguait nettement la potestas, ainsi la patria potestas du chef de famille, de l’auctoritas, qui vient limiter ses pouvoirs par la nécessité de recourir pour les actes les plus graves à une autorisation.

Le modèle semble bien celui de la puissance du chef de famille et du cadre domestique de son exercice (la domus, c’est l’habitation). Cela se voit notamment par la cohabitation que la jurisprudence exige comme cadre de cette « autorité sur la victime [5] ». Le professeur n’est donc pas concerné en tant que tel.

 

Charisme de fonction

La quatrième et dernière exception concerne une personne qui abuse de l’autorité que lui confère ses fonctions. La formule date de la loi de 1980. On sent bien que l’on touche au cœur de notre consultation.

Quelles sont les fonctions propres à conférer une autorité dont l’abus pourrait mener à une relation sexuelle avec un mineur âgé de plus de quinze ans qui, bien que consentie, serait une infraction pour le majeur ?

Concernant les fonctions, la jurisprudence nous donne quelques exemples :

- un infirmier, pendant le service (mais la patiente était vulnérable) [6].

- un médecin, dans le cadre d’une consultation [7].

- un interne du service d’oto-rhino-laryngologie (touchers vaginal et rectal injustifiés, effectués hâtivement, avec éjaculation sur la patiente à son insu) [8].

- un policier, sur une prostituée, en échange de la renonciation à établir une procédure d’outrage public à la pudeur [9].

Si nous comprenons bien la jurisprudence, à considérer, à raison selon nous, que le pédagogue dispose d’une fonction, qui lui confère une autorité sur son disciple (autorité « de fonction », comme il y a un charisme de fonction), encore faut-il que l’on soit dans le cadre de l’exercice des fonctions. Une relation sexuelle sans lien avec la fonction ne serait pas susceptible d’être incriminée. L’acte en cause se commet dans ou à l’occasion de l’exercice des fonctions. Bien entendu, la frontière peut être difficile à tracer dans certains cas.

 

L’abus d’autorité

Mais quand bien même on serait dans le cadre des fonctions, nous ne pensons pas que l’abus soit constitué par la relation sexuelle. Dans l’économie du code pénal de 1810, les cas d’autorité au sens large étaient des circonstances aggravantes du viol ou « de tout autre attentat à la pudeur ». La peine de l’attentat à la pudeur, compris comme incluant le viol (article 331 code pénal de 1810), était, au nom de l’ordre moral, aggravée si les coupables étaient « de la classe de ceux qui ont autorité sur la personne envers laquelle ils ont commis l’attentat, s’ils sont ses instituteurs ou ses serviteurs à gages, ou s’ils sont fonctionnaires publics, ou ministres d’un culte » (aggravation étendue par la loi de 1832 à l’infraction d’attentat à la pudeur sans violence). Or, attention à ceci que le même fait ne se comprend pas exactement de la même façon lorsqu’il est une circonstance aggravante d’un délit ou d’un crime violent, et lorsqu’il entre à titre d’élément constitutif dans un acte sexuel auquel le patient a consenti.

Une personne majeure peut très bien, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, séduire un mineur de plus de quinze ans, en usant, mais sans en abuser, de l’autorité que ces dernières lui confèrent. Comme l’a écrit Marie-Laure Rassat, il ne faudrait pas en arriver à incriminer la séduction « vraie » et non « perverse » [10]. On voit bien à l’étude des exemples donnés plus haut que se fourvoierait celui qui estimerait que le pédagogue serait coupable du seul fait d’un acte avec son disciple. Il faut donc un abus, et cette dernière condition est cruciale. Et encore faut-il que, pour parvenir à ses fins, l’agent ait abusé de l’autorité qu’il tirait de sa fonction (une autorité naturelle, un charisme propre, n’interdisent pas au fonctionnaire de mener son affaire).

En quoi consistera cet abus ? L’abus pourrait consister à marchander une bonne note contre des relations sexuelles, par exemple. Ou à tirer parti du devoir d’obéissance de l’élève. C’est affaire de juriste de définir la notion. D’ailleurs, toutes les notions ici envisagées sont d’un emploi général, en droit privé, en droit public, en droit pénal ou en droit canonique. Les comparaisons, pour une étude scientifique plus poussée, ne manquent pas.

En résumé, et même si cela ne se dit pas, et sous réserve de mesures disciplinaires, en l’absence d’abus il n’y a pas infraction pour le professeur à nouer une relation sexuelle avec son élève mineur âgé de plus de quinze ans. La séduction qui emprunte le canal de la relation pédagogique ne nous semble pas pénalement répréhensible comme telle, en l’état de notre droit.

***

Nous n’avons traité là que de l’aspect juridique des choses. En tant que criminologue nous pourrions explorer d’autres aspects, qui tiennent à la question de l’écart d’âge (en matière de pédophilie, on retient l’écart de cinq ans), ou celui de l’éphébophilie, qui n’est pas retenu comme un trouble mental, et qui dépend du stade de développement atteint par le patient. Plus complexe, la question de l’inceste, non pas tant celui auquel on pense, mais surtout l’inceste du second type. Mais cela nous aurait entraînés trop loin.

Nous n’avons pas non plus tenu compte de deux éléments très importants en ce domaine. Premièrement, de la date des faits. Car la loi évolue constamment et on doit tenir compte de ce qui est incriminé au moment des faits. Secondement, de la prescription. Question elle aussi compliquée de réformes constantes, auxquelles s’adjoignent des réformes du droit transitoire lui-même.

Notes

[1] Et l’on ferait mieux de se fier à un critère plus réaliste que l’âge. Nous préparons un nouveau volume de nos Leçons de droit consacré à ce problème. Cf. sur la question de l’abaissement de l’âge du consentement à dix ans, Judith REISMAN, Kinsey, la face obscure de la révolution sexuelle, Kontre Kulture, pages 383-384 ; sur la question du consentement féminin comme tel, cf. Otto WEININGER, Sexe et caractère, Kontre Kulture.

[2] Quid des actes commis par un mineur entre quinze et dix-huit ans, et même plus jeune ?

[3] Article 334 du Code pénal de 1810.

[4] Droit pénal français, tome 4, 1899, n°475.

[5] Exigence de cohabitation : Crim. 4 mai 1955 (BC 224 ; D 1955.636) cas d’un oncle, Crim. 20 juillet 1965 (BC 179), Crim 29 juin 1976 (BC 233), Crim 29 juillet 1911 (DP 1912.1.78), Crim 10 juillet 1952 (BC 180 ; D 1952.598), Crim. 25 mai 1956 (BC 384 ; D 1956.580 ; GP 1956.2.49), Crim 14 oct 1958 (D 1959.Somm.15), Crim 10 avril 1959 (BC 195 ; D 1959 Somm.59), Crim 22 déc 1892 (DP 1893.1.432), Crim 19 dec 1967 (BC 333 ; GP 1968.1.275), Crim 2 mai 1990 (JCP 1990.II.21593 note Véron ; RCS 1991.82 obs. Levasseur) ; mais il y a autorité lorsque la victime est confiée par ses parents : Crim. 16 mars 1939 (BC 58) ; autorité pour le mari de l’institutrice qui assiste sa femme : Crim 15 avril 1948 (D 1948.280) ; autorité pour le mari de l’assistante maternelle : Crim 24 sept 1996 (D 1997.IR.2 ; JCP 1996.IV.257 ; GP 1997.1.chron. crim. 22) ; autorité pour le directeur d’un centre d’accueil, le chef scout : Crim 3 mai 1989 (Dr. Pénal 1990.52), Nîmes, 9 déc 1983 (JCP 1985.II.20482, note Pansier).

[6] Crim. 8 juin 1994 (BC 226).

[7] Crim., 25 octobre 1994.

[8] Ass. Plén., 14 févr. 2003 (BC 1 ; Gaz Pal 2003.1.1055).

[9] Crim., 11 mars 1998 (Gaz. Pal. 1998, chron. Crim. 113.

[10] M. –L. Rassat, Droit pénal spécial, 4e éd., Dalloz, n°543, p. 551, et n°47, p. 47.

Retrouvez Maître Viguier chez Kontre Kulture :

Sur la pédocriminalité, chez Kontre Kulture :

Voir aussi, sur E&R :

 
 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

51 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • #1730320
    le 19/05/2017 par Lucien Puriste
    L’amour est-il un crime ?

    Le titrologue doit reprendre son titre « L’amour est-il un crime ? ». L’article traite des relations sexuelles.

     

    • #1730426
      le 20/05/2017 par Mementomori
      L’amour est-il un crime ?

      Tout à fait d’accord avec Lucien Puriste, il semble en effet que l’article de Damien Viguier, technique et précis, témoignant me semble-t-il plus de la réduction gestionnaire infligée au Droit et le privant de sa dimension anthropologique, pas plus que d’Amour, n’evoque la Raison ...Ce discours en effet ne parle pas de la dimension d’inceste symbolique, dont l’interdit est garant de cette Raison, en prohibant la confusion entre les générations, tout comme la différence des sexes proscrit la confusion entre moi et l’autre...
      Cette fonction structurante et indisponible du socle juridique, est explorée depuis les années 70 par Pierre Legendre.Cet agrégé de Droit romain et fondateur de l’anthropologie dogmatique, dont l’ampleur de l’oeuvre, censurée en France par la puissance du lobby foucaldoelgebetiste, a conceptualisé une fonction de l’État (de Droit..) comme garant d’un Principe Généalogique qui préside à l’accès à la Raison pour les générations...
      On est donc là bien loin d’arguties reglementaristes juridicomoralisantes, ou pas...
      Lire "L’inestimable objet de la transmission : étude sur le principe de Raison" Leçons :tome 4 , "Les enfants du Texte : étude sur la fonction parentale des Etats"Leçons Tome 6, "Filiations, leçon 4, suite 2 : Fondements généalogiques de la psychanalyse", ...


  • #1730330
    le 19/05/2017 par Vidocq
    L’amour est-il un crime ?

    Merci à Maître viguier, pour cet excellent cours de droit, lequel nous permet de constater que nos connaissances en la matière, commencent à dater.


  • #1730357
    le 20/05/2017 par CommonSense
    L’amour est-il un crime ?

    Consultation claire, nette et précise de Maître Viguier.

    S’il est probable qu’en droit, la relation consentie entre une enseignante et son élève de quinze ans n’est pas répréhensible, cela n’empêche pas de s’interroger sur l’aspect moral de la relation. Selon les individus, l’on peut être à cet âge-là tout à fait prêt pour un tel acte ou au contraire être en état de faiblesse.

    Concernant E. Macron, je m’abstiendrai toute interprétation, car je ne connais pas vraiment le sujet - et j’avoue que sa vie m’intéresse modérément. Cela dit, je reste choqué plus par le mariage avec cette Brigitte que par leur relation sexuelle initiale. Qui n’a jamais fantasmé sur une prof ? Mais de là faire sa vie avec... Surtout qu’il paraît qu’il a une double vie, justement.

    C’est-à-dire que l’opacité entretenue semble davantage condamnable que le fait en lui-même ; je préfèrerais que la réalité soit connue et assumée, même si elle est socialement inavouable, plutôt qu’elle soit masquée derrière une mise en scène médiatique grotesque et mensongère.

    Les gens qui nous gouvernent savent détecter le Vide et les vides, pour les exploiter à leurs fins avec subtilité et perversité. Lorsque nous parviendrons à ce même niveau, de manière réciproque, nous formerons un contre-pouvoir crédible voire supérieur si nous agissons dans la lumière divine.

    Mais, me semble-t-il, nous n’échapperons pas au martyre. Alors, gardons un œil amusé sur la parade matérialiste et immorale des élites mondialistes, dont fait partie E. Macron, et soutenons l’engagement intellectuel et physique de nos chefs de file. Merci à Maître Viguier pour sa participation active à la lutte pour la transparence, et ses réguliers éloges de la raison.

    والسلام عليكم

     

    • #1730370
      le 20/05/2017 par goy pride
      L’amour est-il un crime ?

      Je pense que beaucoup de garçons de 15 ans sont en état de faiblesse face à une femme séductrice physiquement attirante.
      Je me souviens quand mes camarades et moi même avions 15 ans, nous étions complètement sous l’emprise de la testostérone et incapables de dire non à la tentation. La seule chose qui nous retenait c’était la timidité et le manque d’assurance de jeunes puceaux, mais nous aurions été incapables de résister à l’appel à la débauche d’une femme. On aurait pu aisément devenir des esclaves sexuels si nous étions mal tombés !


    • #1730435
      le 20/05/2017 par awrassi
      L’amour est-il un crime ?

      La morale ? Quelle morale ? Dans des pays où Dieu a disparu et où les droits de l’homme ont libéré ce dernier de tout ... Bientôt, vous pourrez vous marier avec votre chèvre ou votre chien. Au nom de la liberté ! Ceux qui ont une spiritualité du Livre ont au moins ceci de bien : ils ont compris que l’homme va à sa perte s’il se croit au départ et à l’arrivée de tout. Dieu est le garant de l’humanité, quelle que soit sa forme, son image, sa langue ou sa couleur.


    • #1730625
      le 20/05/2017 par A l’ouest rien de nouveau
      L’amour est-il un crime ?

      Un des films présenté à Cannes raconte l’histoire d’une petite fille amoureuse d’un...porc.
      Film coréen je crois.
      J’aimerais dire que les bras m’en tombent mais même plus :).


  • #1730367
    le 20/05/2017 par TonioDesAlpes
    L’amour est-il un crime ?

    Bon article pour remettre un peu de rationnel dans la critique populaire.

    J’ai été le 1er ravi, vous vous doutez bien, d’avoir eut une expérience avec ma jeune prof de terminale, de la vraie séduction, un bon moment.
    Après ca n’empêche en rien d’analyser un peu les manques affectifs qui nous pousse à être attiré par ce genre d’experience (maturité en avance) et ceci même à l’age adulte. (mère absente ou mauvaise ? période d’infantilité prolongée etc...) et ça ne nous interdit pas d’en rire ! Les dessins sur la mère Brigitte couvant son enfant Macron m’ont fait bien rire !

    Macron a choisit une mère de substitution tellement son ambition pour le pouvoir dévore son énergie, il ne peut strictement pas en engager davantage pour une compagne plus jeune qui lui en ferait voir, qui serait plus exigeante proportionnellement aux charmes qu’elle a à offrir et à la concurrence des autres mâles.
    En reprenant la conception grecque de l’Amour, il a donc choisit la sécurité affective d’une femme matûre avec laquelle il y aura forcément moins d’Eros (désir de contact, d’union) et de Philia (respect d’égal à égal et admiration) mais certainement beaucoup plus d’Agape (amour inconditionnel, dont l’amour filial fait partie).
    Ce qu’il manquera en désir physique et en admiration, il ira le trouver aisément vers des amantes...ou des amants.

    Brigitte quand à elle, additionne un désir puissant de materner à l’attrait féminin typique pour l’homme d’influence et de ressources.

    Rien de nouveau sous l’soleil. Et quand bien même ils dépèceront la France morceau par morceau quoiqu’il arrive.

     

  • #1730368
    le 20/05/2017 par Calvin
    L’amour est-il un crime ?

    Je suis étonné de lire que l’autorité du prof sur l’élève n’est pas une situation aggravante alors qu’en tant que prof on nous le fait savoir très clairement.
    En réalité l’autorité est un élément aggravant, c’est même le problème car si je couche avec une fille de 16 ans consentante j’ai le droit, mais si c’est mon élève je n’ai plus le droit de le faire (le fameux article 227-27 du code pénal).

     

    • #1730602
      le 20/05/2017 par Jean
      L’amour est-il un crime ?

      Vous avez mal lu les dispositions de l’article 227-27 ainsi que l’article de M. Viguier. Ce n’est pas l’autorité seule qui est aggravante mais son abus qui se caractérise selon les faits de l’espèce.

       

      • #1731784
        le 22/05/2017 par Calvin
        L’amour est-il un crime ?

        Je suis en total désaccord. L’autorité est l’élément aggravant car l’abus dont vous parlez est automatiquement entraîné par l’autorité. Avec l’autorité il ne peut pas ne pas y avoir d’abus, l’adulte est de facto condamné. Je peux vous trouver sur l’Internet un nombre conséquent de jugements qui confirme mes dires, ainsi que de nombreux experts juristes qui vont dans mon sens (vous les trouverez vous-même tellement ça abonde).

        Si vous avez des jugements qui démontrent votre thèse ou des appréciations de juristes compétents qui vont dans votre sens, je serais tout à fait intéressé par les connaître. Pouvez-vous nous faire suivre des liens Internet SVP. Merci.


    • #1730372
      le 20/05/2017 par Ifuckcharlie
      L’amour est-il un crime ?

      On peut aussi se demander : Si c’ est un professeur mâle de 35 ans qui couche avec son élève fille de 15 ans ?
      Personnellement je crois qu’ on reste dans la faiblesse de la chair acceptable, il n’ y a pas crime mais il y a faute parce qu’ il y a autorité pire, dans le contexte de l’ éducation ou pour le coup les frontières doivent être bien dessinées . Que de ne pas être dans le cadre de l’ exercice de ses fonctions au moment de l’ acte puisse évacuer la question de l’ autorité c’ est juste dingue et quand a mesurer , super " alors cet après-midi là a 16 h elle vous a fait une petite pipe ? Dans la voiture haa là ça va ! "
      " Le sexe est-il un crime " c’ est la question du corps et de son appropriation pour en jouir, consenti, forcé,sous influence, passion, ce qu’ on veut, mais amour.... ce mot a déjà bien souffert et d’ ailleurs quel sorte d’ amour attend-on d’ un professeur ? Donc la punition pourrait aller de la mise a pied temporaire voir symbolique jusqu’à une interdiction définitive d’ exercer sa fonction, selon les faits et le contexte . " Bien la parole est a la défense "


    • #1730407
      le 20/05/2017 par charivari
      L’amour est-il un crime ?

      Dans Point de vue Images, on voit une photo du jeune Mac sur le perron de l’Elysée (ou autre bâtiment officiel), entouré de la famille de... Brigitte.
      Une nombreuse famille de matriarche dont le vrai père (et grand-père) est absent. De la famille de Manu, on distingue un frère (réel) en périphérie, avec peut-être une belle-soeur, c’est tout.
      L’article encense longuement la grand-mère en en faisant une "première dame" que personne n’a demandée, cet emploi n’existant pas dans la constitution française, dame qui va se mêler d’on ne sait quoi et disposer de bureaux, et glose sur l’amour de haute volée supposé exister entre bobonne et gamin.
      C’est étrange. On croit même rêver.
      Tandis que nous ergotons sur la légalité de la relation entre prof mûrissante et élève couvé, la presse étrangère (dans ces pays, on ne fait pas de cadeau aux profs qui couchent avec leurs élèves) leur fait un charivari.
      Autour de moi, les jeunes femmes n’apprécient pas du tout la femme du président. C’est naturel : on vole à leur groupe générationnel un homme en bonne santé, le gendre idéal. Ce qui entraîne une célibataire forcée chez elles à terme, mathématiquement. Déjà qu’elles doivent faire avec les nombreux homosexuels de leur classe d’âge.
      La "première dame" en contraste se montre à l’image de l’oligarchie : en tous lieux et tous temps je me sers, privant les unes et blessant l’autre (mari, enfants), moi d’abord. Voilà une prof qui a tout ce qu’il lui faut, et elle s’approprie un jeune homme sur le mode sultan feménisé, c’est à dire insultant pour les jouvencelles.
      La famille présidentielle charivariaque de "Point de Vue-Images" s’inscrit dans la prolongation des deux précédentes. Nous avons eu sarko et hollande, polygames sans charme et amateurs d’hétaïres plus que douteuses, mais pourvus tous deux d’une vraie famille bio.
      Nous avons le joli macro-minot (polyandre ? gérontophile ? en tout cas protégé par des financiers décatis) et son épouse-maîtresse de troisième fraîcheur pour geindre et se faire oindre quand on lui en demande trop.
      La fonction présidentielle est ainsi rabaissée, infantilisée ; on se demande même si elle existe. C’est important, car le président est censé représenter le "peuple français", lequel, à la louche, se limite à quelque 60 pour cent, ou moins, des 65 millions de résidents en France.
      Quand le président est plaisanté à l’étranger, le peuple se recroqueville.

       

      • #1730481
        le 20/05/2017 par charivari
        L’amour est-il un crime ?

        J’ajoute : et puis peut-être tout ceci n’est-il qu’une comédie, montée par des vieux pervers misogynes, avec l’aide de la maquerelle des mondains Michèle Mercier, il y a dix ans.
        Elle pourrait avoir arrangé un mariage grisâtre entre deux êtres plutôt incompatibles, pour les besoins des mafieux : il fallait à leur jeune espoir, prévu et éprouvé (jusqu’à l’os) pour présider, une épouse tenue-bridée (et qui de mieux qu’une prof pas trop jeune qui a quelque chose à se reprocher ?) à cause de précédents fâcheux (lady Di, la ciganer à sarko, les deux ex de hollande... de vraies pipelettes bien gênantes).
        Une vie certes bancale, mais qui masquerait la vie privée et surtout les intérêts privés véritables.
        Dans ce cas, pour quelles raisons (inavouables ?) planquer à ce point sa vraie vie privée ?
        On a eu un précédent avec Obama : crypto-gay, indonésien, ex-drogué, musulman d’éducation, laïcard sans foi ni loi, prétendu chrétien... Du produit présidentiel frauduleux, vendu à la masse technique "hard selling", rien à voir avec le réel.


      • #1730516
        le 20/05/2017 par cloltilde
        L’amour est-il un crime ?

        " Autour de moi, les jeunes femmes n’apprécient pas du tout la femme du président. C’est naturel : on vole à leur groupe générationnel un homme en bonne santé, ..."

        Et autour de vous, les vieilles femmes apprécient-elles qu’on vole (très) souvent à leur groupe générationnel un homme en bonne ou mauvaise santé (je ne crois pas qu’il s’agisse d’un problème de santé........(en tout cas pas de santé physique, santé financière peut-être, ou d’avenir assuré ou à assurer...).

        Sans chercher trop loin, le nombre d’hommes, même chez les sans dents, qui délaissent une vieille femme pour un amour bien plus jeune (hasard !) Si toutes ces vielles femmes étaient des "Brigitte", le (s) problème (s) ne se poserait (ent ) sans doute pas....

        Je dois être une optimiste.....

        Clo


      • #1730691
        le 20/05/2017 par charivari
        L’amour est-il un crime ?

        @ Clotilde
        Non les vieilles femmes en bonne ou mauvaise santé n’apprécient pas qu’on vole à leur groupe générationnel un homme en bonne ou mauvaise santé.
        Le charivari réglait ce genre de déséquilibre.
        Les vieux avec les vieilles, les jeunes avec les jeunes ! Ces derniers quand ils sont en bonne santé fabriquent des petits nenfants. Le vieux, en moins bonne santé peut aussi en faire, mais, pour toutes sortes de raisons, mieux vaut un bon jeune père qu’un bon pépère.
        Et bien sûr pour le jeune homme, et pour toutes sortes de raisons, mieux vaut pas du tout une mémère.
        Sa pov’ maman, tiens. Les fils, ça console bien quand ils ne vous ramènent pas une de vos commères comme bru.


    • #1730479
      le 20/05/2017 par test
      L’amour est-il un crime ?

      La vraie question ne devrait-elle pas plutôt :
      * pourquoi, cela nous dérange qu’un jeune homme ’idéal’ ait choisit et continue à choisir une femme nettement plus agée.
      * pourquoi, cela ne nous dérange pas et même nous encourageons, les situations où un homme plus agé se retrouve avec une femme beaucoup plus jeune.

      Ayant eu un père agé de plus de 40 ans par rapport à ma mère, je suis
      bien contente de voir le couple Macron : 20 ans ensemble ce n’est pas rien.
      Il faut qu’on commence à respecter leur couple

       

      • #1730622
        le 20/05/2017 par Mort de rire
        L’amour est-il un crime ?

        Question stupide, une femme âgée ne peut pas avoir d’enfant contrairement aux hommes de sa génération qui peuvent encore procréer avec des femmes plus jeunes, c’est là que nous touchons du doigt le problème car le couple de M.Macron peut à cet égard être considéré comme contre nature étant donné qu’il contrevient aux règles fondamentales de la sélection naturelle, à savoir la transmission de son patrimoine génétique.


    • #1730588
      le 20/05/2017 par Jean
      L’amour est-il un crime ?

      Puisque démonstration est faite que cette relation ne pose pas de problème légal, j’invite certains à peut-être se méfier des jugements moraux ou psychologiques liés à la différence d’âge du couple Macron ; les français détestent ça en général et une vieille tradition dans notre pays veut que la critique politique s’arrête à la porte de la chambre à coucher ; en outre depuis Pompidou, VGE ou Mitterrand, ça n’a jamais empêché une élection voir une réélection. Je crains donc que tout cela soit très contre-productif.

       

      • #1730641
        le 20/05/2017 par Titus
        L’amour est-il un crime ?

        La loi et la morale sont deux choses différentes. La loi des hommes évolue, les lois du bien et du mal qui forment la morale, non.


      • #1730708
        le 20/05/2017 par Jean
        L’amour est-il un crime ?

        @Titus
        La morale n’évolue jamais ? Vraiment ? Pourtant, il était pendant très longtemps parfaitement immoral et inconcevable qu’une femme divorce, travaille, vote, s’émancipe, ait une liberté sexuelle et j’en passe... tout cela a évolué pourtant !


      • #1730925
        le 20/05/2017 par Titus
        L’amour est-il un crime ?

        @Jean



        La morale n’évolue jamais ? Vraiment ? Pourtant, il était pendant très longtemps parfaitement immoral et inconcevable qu’une femme divorce, travaille, vote, s’émancipe, ait une liberté sexuelle et j’en passe... tout cela a évolué pourtant !




        La morale, c’est la loi du bien et du mal, et cela ne dépend pas de l’acceptation sociale qui varie suivant les époques. Par exemple, rechercher le plaisir individuel pour le plaisir uniquement, ce n’est pas bien, même si on pense parfois le contraire.


      • #1730938
        le 21/05/2017 par Jean
        L’amour est-il un crime ?

        @Titus
        Admettons mais le bien et le mal se définissent par rapport à des critères multiples comme la religion de chacun, l’acceptation sociale justement, les origines ethniques ou des événements historiques. La notion de bien et de mal n’est pas strictement universelle et permanente dans le temps. Par exemple la conception de justice s’est longtemps définie en fonction exclusive de la volonté de vengeance de la victime ("oeil pour oeil dent pour dent") ou de la volonté de vengeance de la famille de la victime (la loi du talion), toutes ces conceptions etaient vues comme parfaitement morales et ne sauraient relever que d’une simple "acceptation sociale". Si certains comportements sont depuis toujours vus comme immoraux (le meurtre ou le vol), d’autres ne l’ont pas toujours été ou le sont au contraire depuis des temps récents. Votre raisonnement ne tient pas.


      • #1731159
        le 21/05/2017 par Fruits
        L’amour est-il un crime ?

        @Jean

        Le raisonnement de @Titus se tient tout à fait si on comprend que la morale est une et indivisible tout comme la vérité et si on comprend quelle est leur source.
        De ce fait elle est immuable donc n’évolue pas dans le temps. LA "vraie" Morale est d’essence transcendantale et n’a rien à voir avec les multiples "fausses" et subjectives morales humanistes (donc beaucoup de soit-disant religions font partie).


      • #1731309
        le 22/05/2017 par Jean
        L’amour est-il un crime ?

        @fruits
        1-Votre affirmation selon laquelle la morale serait une, indivisible et immuable s’apparente à un axiome ou un postulat péremptoire que vous ne démontrez pas et que vous considérez manifestement comme une évidence ne nécessitant aucune preuve ni même aucune source, qu’elle soit religieuse ou philosophique.Je suis ouvert à la discussion mais je suis navré de dire que votre remarque est un peu courte. J’avais apporté précédemment l’exemple de l’évolution de la conception de justice dans le temps.
        2-une question : rangez vous la beauté dans la même catégorie que la morale et la’vérité selon votre critère de définition ?


      • #1731438
        le 22/05/2017 par Borntogrowl
        L’amour est-il un crime ?

        @Jean
        "Votre affirmation selon laquelle la morale serait une, indivisible et immuable s’apparente à un axiome ou un postulat péremptoire que vous ne démontrez pas et que vous considérez manifestement comme une évidence ne nécessitant aucune preuve ni même aucune source, qu’elle soit religieuse ou philosophique.Je suis ouvert à la discussion mais je suis navré de dire que votre remarque est un peu courte. J’avais apporté précédemment l’exemple de l’évolution de la conception de justice dans le temps."
        Il y a pourtant une spiritualité universelle, support de ces valeurs morales et qui transcende toutes les civilisations que ce monde ait porté, spiritualité que la "civilisation" occidentale tue un peu plus chaque jour. Il n’y a rien à démontrer, c’est un fait. Après, on est bien d’accord que juger quelqu’un sur avec qui il couche, ou juger tout court, est vaniteux. Mais bon, 25 ans d’écart, merde, quand même.... Faut pas déconner là.


      • #1731472
        le 22/05/2017 par Jean
        L’amour est-il un crime ?

        @borntogrowl
        J’ai bien compris vos positions mais, d’une part et encore une fois, "la spiritualité transcendantale" qui justifierait la reprobation du couple Macron que vous évoquez est un axiome, c’est à dire un argument impérieux sorti de nul part que vous estimez inutile d’argumenter, de discuter ou même d’en citer des sources ou références religieuses, philosophiques ou littéraires et, d’autre part, à supposer que cette spiritualité que vous mentionnez existe, vous n’expliquez aucunement en quoi exactement elle s’opposerait au couple Macron ; votre "merde faut pas déconner" ne saurait suffire.


      • #1731491
        le 22/05/2017 par Jean
        L’amour est-il un crime ?

        @Titus, fruits et borntogrowl
        Je viens d’appeler au téléphone mon ancien prof de philo de terminal aujourd’hui retraité (j’ai 41 ans juriste de profession et j’étais en filière littéraire), je lui ai resumé nos échanges, c’est un solide gaillard gascon brillant et plein de sagesse. Il m’explique en substance que cette différence d’âge chez les Macron, que certains ici réprouvent au nom d’une "morale universelle immuable" ou d’une "spiritualité transcendantale", relève en fait exclusivement d’une question de moeurs purement contingente et fonction des époques et considerations sociales ; ces spiritualités transcendantale ou morale universelle qu’on m’oppose relèvent elles de considérations religieuses ou mystiques tues ou inavouees , aucunement étayées par des arguments rationnels hypothetico déductifs.
        .


      • #1731500
        le 22/05/2017 par Borntogrowl
        L’amour est-il un crime ?

        @Jean
        Si les termes spirito-religieux te dérangent, on peut utiliser une autre sémantique. La nature nous dote d’organes génitaux pour pouvoir se reproduire. Se marier avec son aînée de 25 ans en amenuise très fortement les chances. Donc oui, avoir un tel couple à la tête de l’état est absolument mortifère. C’est tout un symbole. Concernant les façons d’argumenter, tu vaux pas mieux. Se cacher derrière les pensées d’un philosophe, pur produit universitaire, c’est aussi le degré zéro de l’argumentation. Le bon sens populaire vaut bien plus que ce pseudo-intellectualisme d’élites. Mais bon si pour toi y a aucun problème, c’est bien. Faudra pas venir pleurer après.


      • #1731503
        le 22/05/2017 par Borntogrowl
        L’amour est-il un crime ?

        @Jean
        Oui et puis le jour où on autorisera la pédophilie, ce sera pas grave puisque ça "relève en fait exclusivement d’une question de mœurs purement contingente et fonction des époques et considérations sociales". Et puis on a qu’à mettre un couple incestueux aussi à la tête de l’état tant qu’on y est puisqu’après tout, dans notre "civilisation" l’inceste est de moins en moins tabou... Puisque Freud l’a dit. Et c’est pas si dégueulasse que ça, hein ?
        Non mais sérieux, j’ai jamais lu autant de conneries concentrées dans un seul commentaire. Tu mérites un prix. Une vraie synthèse...


      • #1731574
        le 22/05/2017 par Jean
        L’amour est-il un crime ?

        @borntigrowl
        Une seule question qui anéantit votre argument : pourquoi ne vous êtes vous pas pareillement ému de la différence d’âge entre Melania Trump et Donald Trump, de 23 ans son aîné ?


      • #1731582
        le 22/05/2017 par Jean
        L’amour est-il un crime ?

        @borntogrow
        Par ailleurs je note que vous ne parlez plus de "spiritualité transcendantale", vous invoquez maintenant la reproduction de l’espèce, sauf qu’il​ y a des hommes et des femmes qui ne peuvent avoir d’enfant, de plus Brigitte Macron a des enfants et des petits enfants, la reproduction a donc bien été assurée. Là aussi votre raisonnement ne tient pas.
        Enfin, parler d’élitisme universitaire bien pensant pour un prof de lycée du Val de Marne, "faut pas déconner" pour reprendre votre expression !


    • #1730620
      le 20/05/2017 par A l’ouest rien de nouveau
      L’amour est-il un crime ?

      On se rappelle dans la grande bouffe la relation équivoque qu’entretenait Philippe Noiret dans la force de l’ âge avec celle qui fut...sa nounou. Mais il est vrai que question moeurs le film n’est pas une référence.
      Le prophète de l’islam a quant à lui épousé en premières noces, Khadidja, de quinze ans son ainée, dont une certaine littérature affirme qu’il était fort épris.
      On peut lire ailleurs qu’il l’a épousé par intérêt (c’ était une commerçante aisée, et c’est elle qui l’a sollicité).
      Les visiteurs de ce site avec un peu de bouteille auront rencontré dans leur existence toutes les combinaisons de couples possibles (le leur ou pas), avec une constante : quand l’homme et la femme accordent leurs violons sur les raisons de leur union (intérêt réciproque et/ou harmonie sexuelle et/ou amour...) en principe elle tient la route.


    • #1730726
      le 20/05/2017 par Georges 4bitbol
      L’amour est-il un crime ?

      Cette relation est basée sur le mensonge :
      au mari, aux enfants, à la famille, aux proches. Cette banalisation acceptation du mensonge est l’aspect le plus immoral et inquiétant.


    • #1730729
      le 20/05/2017 par Savinkov
      L’amour est-il un crime ?

      A lire cette plaisante et terrifiante analyse de Maître Viguier, on se trouve envahi par la fascination teintée de commisération qu’éprouvent souvent les gens simples et honnêtes envers les condamnés. Ce sentiment s’exprime aussi dans l’imaginaire chrétien au niveau le plus élémentairement moral du récit de la Passion. Sait-on jamais vraiment à quoi on a échappé ?

      "Les tribunaux ressemblent à des caves où dort dans des bouteilles la sagesse de nos arrière-grand-pères ; on ouvre ces bouteilles, et l’on pleurerait presque à découvrir à quel point l’effort de précision de l’homme, lorsqu’il arrive au dernier degré de fermentation avant la perfection, est imbuvable." écrivait Robert Musil.

      Mais, pour ne pas perdre de vue l’abjecte normalisation de la pédomanie en vogue : "Les catégories ont perdu toute force. Elles n’existent pas sans autorité." Henri Michaux dans Déplacements Dégagements.


    • #1730785
      le 20/05/2017 par Michée
      L’amour est-il un crime ?

      Qu’un homme sorte avec une femme âgée de vingt ans de plus que lui, il y a forcément quelque chose de gênant. Je ne sais pas si c’est bien de rire de cela comme le font les humoristes célèbres à la télé. Je crois que c’est un sujet grave et que, même si "L’amour n’a pas d’âge." il y a une sorte de consensus à ce sujet que l’on voudrait nous faire respecter alors qu’il n’a rien de respectable. Bref, c’est une situation anormale que l’on devrait trouver normale. C’est un cas d’étude psychologique, peut-être même psychiatrique. Merci.

       

      • #1731094
        le 21/05/2017 par has
        L’amour est-il un crime ?

        Votre commentaire résume à peu près ma pensée.
        Je pense que certains ici ne saisissent pas la nuance entre un couple quelquonque ayant une énorme différence d’âge, et qu’une personne adulte séduise un jeune homme de 15 ans ayant l’âge d’être son fils pour fnir par se marier avec lui.
        Il est incontestable que cette union est ’légale’ (légal ne veut pas forcément dire moral. Pour info, l’inceste entre majeurs n’est pas interdit en France... Mais bon à lire certains ici la morale c’est limite un détail obsolète et forcément répressif donc dans 100 ans on serait peut-être revenu là dessus...), mais de là conspuer quinquonque resterait perplexe face à cette union qu’on cherche désespéremment à nous faire vendre comme du rêve (ce qui est d’autant plus suspect), il faut pas pousser (je me demande le jour où leur fille ou fils sortira avec leur prof de 40 ans ils n’auront pas une meilleure perspective sur la question...lol).
        Il n’est pas question de s’incruster dans la chambre à coucher des autres (comme j’ai pu le lire plus haut), mais d’un ’instinct’ populaire qui pouse en effet certains d’entre nous à considérer ce couple présidentiel représentatif d’une certaine décadence (sociale ? psychologique ? morale ?...). C’est aussi ça le bon sens populaire qui fait tradition en France.


      • #1731141
        le 21/05/2017 par emma
        L’amour est-il un crime ?

        Je suis entièrement d’accord avec vous. D’ailleurs voici une histoire vraie qui m’est arrivée : en tant qu’ancienne victime de viol, j’ai cherché à rencontrer des hommes qui on violé pour comprendre leur acte. J’ai donc rencontré trois violeurs dont un père incestueux qui avait violé sa fille de 15 ans. Au cours des nombreux échanges que j’ai eu avec lui, cet homme en est venu à me dire qu’à l’âge de 15 ans, il avait couché avec la mère de sa copine qui avait pas loin de 40 ans. Par la suite il n’a fait aucun travail thérapeutique car il voyait cette relation comme normal donc a inévitablement reproduit ce viol en violant lui même sa propre fille. Je suis persuadée que s’il avait fait un travail psychologique, il n’en serait pas venu à recommencer avec sa propre fille. Par ailleurs je connais des couples d’adultes qui se sont connus adultes et qui on 30 ou 35 ans de différences. Dans ce genre de relation, il y a toujours une recherche du père ou de la mère qui n’est pas très clair...


    • #1730790
      le 20/05/2017 par Michée
      L’amour est-il un crime ?

      Je voulais rajouter, puisque cet article ne traite que de l’aspect juridique de cette situation étrange, que l’on a coutume de considérer le sexe fort comme étant de tendance "Sadique" par nature, alors que le Beau-sexe est analysé comme étant de tendance "Masochiste". Peut-être s’agit-il d’un renversement des valeurs dans notre cas. On aurait un homme ayant une tendance masochiste qui trouverait dans la femme plus âgée que lui son besoin d’être "dirigé", "commandé", ainsi qu’une femme ayant une tendance sadique dont le besoin est de trouver plus faible qu’elle, plus jeune, plus influençable de manière à le dominer. Merci.


    • #1730993
      le 21/05/2017 par bruno
      L’amour est-il un crime ?

      C’est une immense chance d’avoir Me Viguier à E&R !


    • #1731015
      le 21/05/2017 par Mince
      L’amour est-il un crime ?

      Malgré les circonvolutions de la pensée fort complexe du juriste Me Viguier, il n’en reste pas moins un parfum étrange dans ce qui est exposé. On voit très bien que nous sommes en permanence sur le fil quand on veut comprendre le fondement de cette histoire "d’amour" maternel pour un enfant sous son autorité de prof.

      Plus grave que le viol ou la soumission, me semble être le fait que le petit Emmanuel n’est pas normalement constitué pour être le père de la nation, en effet : tout homme souhaite avoir une descendance et fonder une famille, et de côté-là son inconsistance est certaine et il lui manque ce réflexe de transmission tellement nécessaire à la structuration de la pensée.
      Ce type est un narcissique soumis. Avant il l’était (soumis) à sa prof, maintenant il l’est au sionisme qui l’a mis en place et dans ce sens ils ont fait un choix extraordinaire de lucidité : il ne pourra jamais comprendre autre chose que l’obéissance.
      Considérez, Maître, que dans le cas présent nous sommes loin des arguties et des effets de manche. C’est le destin de la nation qui se joue et à le voir surjouer son rôle, à le voir poser sous la pyramide maçonnique, une sorte de frayeur nous envahit qui n’a rien d’une leçon de droit.


    • #1731071
      le 21/05/2017 par RoRo
      L’amour est-il un crime ?

      Expliquer le couple Macron par le droit en laissant la morale de côté....notre société ne va pas bien tant qu’elle sera justifiée par des avocats et des psychologues..
      Je resterais dans la phylo de comptoir..."C’est quoi ce nain avec sa vieille"...


    • #1731074
      le 21/05/2017 par Robert41
      L’amour est-il un crime ?

      Avec la victoire de Macron, la France a choisi une enveloppe marketing. Tout comme Marlboro savait le faire avec son cow-boy pour vendre une virilité aux fumeurs. Le fils prodige d’Attali a gagné le combat de l’image ; comme le sapin de la place Vendôme a fait éructer le placide. L’essentiel, c’était de gagner contre la walkyrie qui se voulait apaisée ... La France on s’en fou y a tout à vendre ! Alors, nous avons Macron. La vieillerie politique applaudit et les bobos jubilent. En faites, l’enveloppe marketing du produit présidentiel, cache une psychologie intrigante, à travers sa femme, une âme-sœur de transfert à figure parentale. Emmanuel, Macron, est-il dans un complexe œdipien non résolu ? - Le passage d’une relation duelle (mère-enfant) à une relation triangulaire de son champ social, annonce sans doute une instabilité de sa personne ; car refuser sa propre paternité pour redonder celle des autres, cache en faites une impossibilité de créer une vie affective mature. C’est son Surmoi qui sera en conflit avec ses propres pulsions. Une pathologie qui affecte le plus souvent l’enfant-tyran, en prise avec sa pathologie narcissique ; voir une cruauté vis à vis de ceux en dehors de son modus vivendi. Ce qui explique les insultes envers le personnel de Gad, du costume vis à vis d’un jeune en recherche de travail et plein d’inepties passées et à venir. Macron est le type-même de celui qu’il faut encadrer ; c’est pourquoi il sera un excellent serviteur mais pour Qui ?

       

      • #1731241
        le 21/05/2017 par Dédé le bien burné
        L’amour est-il un crime ?

        T’aurais dit @Robert « Sauter dans un slip à pieds joints » qu’on saisirait l’image mentale et qu’on pourrait engager un dialogue. Seulement on serait en droit de se demander si t’aurais pas mis tes couilles sur un billard et que les mignonnes auraient été un peu confondues dans la partie avec les boules en plein élan, pour nous sortir un truc aussi incompréhensible : « une psychologie intrigante, à travers sa femme, une âme-sœur de transfert à figure parentale ».

        Comment veux-tu te faire entendre si tu dis des trucs qu’on peut pas comprendre ?

        Si c’est pas malheureux, depuis qu’on a mis les mamans au tapin, les mioches ont pu que les grands-mères à s’infuser.

        Si c’est pas malheureux, les veilles dévouées peuvent même pu se consacrer au respect de leur âge.

        Mais bon faut pas demander à un mioche de comprendre tous les sacrifices qu’une maman fait pour son enfant au tapin.

        Le gosse il a pas la maturité pour saisir ça.

        Dans tout ce merdier on s’demande queue fait le père, dont s’inspire volontiers ou à rebrousse poil le fils.

        On n’est jamais sûr de rien, comme dirait M’am Sigaut... Les combinaisons familiales, c’est du k par k. et quand on y comprend rien on trouve refuge dans le cul et le pognon pour se donner le plaisir d’oublier d’où on vient. On va pas demander, quand même, au pouvoir de faire preuve d’un vrai sérieux, au fond.


    • #1731703
      le 22/05/2017 par zine
      L’amour est-il un crime ?

      Pourquoi personne ne parle de Gérard Colomb, au même gouvernement qui a 30 ans de plus que sa femme ? Faut donc arrêter avec toutes ces considérations intellectuelles sur le droit, la morale, la transcendance et je ne sais quelles conneries ! La réalité, c’est qu’il y a encore en France un bon paquet de mysogine arrirérés ... Brigitte Macron a osé enfreindre la sacro loi millénaire qui veut que l’homme soit plus âgé et plus fort que la femme sauf que, justement, on est plus à l’époque de Cromagnon. A notre époque, il n’y a AUCUNE raison à ce que l’homme perdure fasse perdurer ce privilège scandaleux qui ne repose sur absolument rien sinon la mysoginie ! Mais comme chacun le sait, des privilèges, ça ne se laisse pas tomber facilement ...

       

      • #1731706
        le 22/05/2017 par Le Pen, vite !
        L’amour est-il un crime ?

        Privilège reposant sur la misogynie ? Celle des femmes alors, puisque personne ne les oblige à préférer des hommes mûrs (pour des raisons de statut social essentiellement).


      • #1731817
        le 23/05/2017 par Grindsel Tirédunevi
        L’amour est-il un crime ?

        Il est traditionnellement accepté que l’homme puisse être beaucoup plus vieux que la femme pour des raisons purement physique, la finalité du mariage étant la génération d’enfants...


    • #1732134
      le 23/05/2017 par damien
      L’amour est-il un crime ?

      A lire les commentaires, personne n’est jamais tombé fou amoureux. Et l’article n’est pas mieux, qui met l’éventualité de côté. C’est bien, c’est pas bien, j’en sais rien.

       

      • #1732199
        le 23/05/2017 par Showmage Jo
        L’amour est-il un crime ?

        Quand l’humain se questionne sans réponse, qu’il regarde les présages animaliers.

        C’est saisissant la manière dont les animaux parlent à notre animalité. Par exemple, le têrard à juste une tête et une queue pour gouvernail.
        Alors qu’un tigre quand ça griffe ça t’arrache la barbaque et un porc, pas la peine d’en faire un dessin.

        Seulement, en zone urbaine t’es pas prêt de rencontrer un grand cerf, tout juste des chiens qui - ça peut se produire - te prennent pour un poteau, un réverbère et te pissent dessus ou des pigeons qui t’envoient, prenant de la hauteur, un p’tit porte bonheur.

        Alors qu’à la campagne, quelle diversité.


      • #1732728
        le 24/05/2017 par Rudolph Ass
        L’amour est-il un crime ?

        @damien
        moi je suis papa de 2 garçons et de 2 filles ... si un prof ou une prof couche, avec un de mes gosses de 15 ans, il vaut mieux qu’il prie sérieusement.... exception ou pas !
        Tous ces pédophiles méritent un châtiment !
        Il n’y a pas d’exception dans le sexe avec des enfants !
        Tu dois vivre dans un monde ou Cohn-Bendit, Frédéric Mitterrand, Jack Langue, Bergés ont tous les droits !
        Non monsieur .........


Commentaires suivants