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L’image israélienne de la victoire

Si la victoire d’une bataille militaire se définit par la réalisation de ses objectifs militaires, alors le Hamas a gagné le cycle actuel de violence dès son tout premier tir de barrage balistique sur Jérusalem il y a dix jours. Israël, quant à lui, ne veut pas gagner, ne peut pas gagner et ne rêve même pas de gagner. Comme lors des récents rounds, tout ce qu’Israël espère obtenir est une « image de victoire ». Malgré sa puissance militaire et son enthousiasme destructeur, Israël ne peut pas l’emporter militairement parce qu’il ne se souvient même pas de ce que sont les objectifs militaires ni à quoi ils ressemblent.

 

Au cours des sept dernières décennies, Israël a travaillé sans relâche pour diviser les Palestiniens dans le but de démanteler leur capacité à résister en tant que peuple unique. Ce projet a connu un tel succès aux yeux des Israéliens que nombre d’entre eux ont commencé à croire que la cause palestinienne s’était évaporée dans la nature. Mais voilà que, sans crier gare (du point de vue des Israéliens), le Hamas a réussi à unir les Palestiniens en un seul poing de résistance : mardi, tous les Palestiniens entre le fleuve et la mer se sont joints à une grève appelée par le Hamas. Une telle grève collective et multisectorielle n’avait pas eu lieu en Palestine depuis 1936.

La victoire militaire ne se mesure pas au carnage que vous infligez à votre ennemi. Elle ne se mesure pas au nombre de victimes ou aux tours d’habitation que l’on réduit en poussière. Certes, il n’y a pas lieu de comparer les capacités militaires israéliennes et la puissance de feu du Hamas. Israël est l’une des forces militaires les plus avancées technologiquement dans le monde. Le Hamas a des décennies de retard, et pourtant il l’emporte sur Israël à chaque cycle de violence.

La raison en est simple. Les objectifs militaires du Hamas sont simples et modestes. Le Hamas a juré de maintenir la résistance en vie. Il tient sa promesse. En atteignant cet objectif, le Hamas se positionne comme l’unificateur palestinien. Israël, en revanche, n’arrive pas à décider de ses objectifs militaires. Nous entendons le ministre israélien de la Défense promettre d’apporter la sécurité aux Israéliens, mais le Hamas lui prouve le contraire, en continuant à faire pleuvoir des roquettes sur Israël à un rythme croissant. Israël se vante de ses bombardements de précision des tunnels du Hamas, mais, sarcastique, le Hamas continue à opérer à partir de tunnels qui semblent intacts et opérationnels.

Il ne faut pas être un génie militaire pour comprendre que pour arrêter le Hamas, Israël doit déployer des forces terrestres et s’engager dans une bataille acharnée dans les rues de Gaza. Mais c’est exactement la seule chose que les FDI refusent de faire, et ce pour une multitude de très bonnes raisons. Premièrement, les Israéliens ont peur d’une bataille de maison en maison. Deuxièmement, Israël ne veut pas contrôler 2,5 millions de Gazaouis. Troisièmement, pas un seul chef militaire israélien n’est prêt à affronter l’implacable brigade des mères israéliennes. Dans la région, cependant, la réticence d’Israël à envoyer des fantassins à Gaza est comprise comme une lâcheté et une faiblesse.

Pour Israël, Gaza en particulier et la Palestine en général sont une situation sans issue.

Mais il y a un raisonnement plus profond derrière la situation désespérée d’Israël. Les décideurs israéliens (tant dans le domaine politique que dans le domaine militaire) souscrivent au pouvoir de dissuasion. Pour les Israéliens, le pouvoir de dissuasion signifie punir les Arabes si lourdement que leur volonté de se battre cesserait pratiquement d’exister. Pour une raison ou une autre, les Israéliens parviennent à zigzaguer maladroitement à travers leur histoire troublante dans la région pour tenter de valider cette doctrine. Par exemple, Israël s’efforce de se convaincre qu’en dépit de son fiasco militaire au Liban en 2006, le Hezbollah a été réticent à entamer un nouveau cycle de violence avec Israël parce qu’il serait intimidé par les conséquences.

L’examen de l’histoire d’Israël défie en fait la doctrine israélienne. Lorsque les Arabes sont vaincus et humiliés sur le champ de bataille, ils continuent à se battre jusqu’à ce qu’ils gagnent. Lorsque les Arabes gagnent, ils perdent souvent leur motivation pour continuer à se battre. Alors ils recherchent parfois la paix et l’harmonie, conformément à l’enseignement islamique.

En 1967, Israël a vaincu trois armées arabes en seulement six jours. Israël a réalisé une opération Blitzkrieg parfaite. L’armée de l’air israélienne a surpris et détruit les forces aériennes égyptiennes, jordaniennes et syriennes au sol en moins de quatre heures. Simultanément, les Panzers israéliens ont fait une incursion dans le Sinaï, en quelques heures les forces égyptiennes se sont effondrées. L’humiliation de l’armée égyptienne était sans précédent en termes militaires.

Si la doctrine israélienne avait une quelconque validité, l’Égypte n’aurait envisagé aucune confrontation militaire avec Israël. Mais la réalité sur le terrain prouve le contraire. Quelques mois seulement après sa défaite de juin 1967, l’armée égyptienne avait lancé une guerre d’usure contre Israël, qui a épuisé les forces israéliennes (y compris l’armée de l’air). Au cours de la guerre d’usure (1967-70), l’Égypte a fait preuve de nouvelles capacités, s’appuyant sur de nouveaux missiles sol-air soviétiques qui ont anéanti la supériorité aérienne israélienne. Pourtant, Israël a refusé de tirer les conclusions qui s’imposaient. Il était étouffé par un orgueil démesuré qui l’empêchait de lire chez ses voisins leur logique et leurs intentions.

Le 6 octobre 1973 (Yom Kippour) à 14 heures, l’Égypte et la Syrie lancent une attaque coordonnée contre les forces israéliennes dans le canal de Suez et sur le plateau du Golan. En quelques heures, les deux armées arabes parviennent à anéantir les lignes de défense israéliennes. Quelques jours plus tard et grâce à un proche pont aérien américain, Israël se rétablit. Il récupère ses terres perdues dans les hauteurs du Golan occupé et parvient même à conquérir de nouveaux territoires en Syrie. Dans le sud, Israël réussit à établir une tête de pont sur le canal de Suez. Il a encerclé la 3e armée égyptienne et a coupé ses lignes d’approvisionnement. Mais Israël ne parvient pas à repousser les 3e et 2e armées égyptiennes. L’armée égyptienne met fin à la guerre en récupérant une étroite bande du Sinaï. C’est cette victoire qui permet à Anouar el-Sadate de lancer une initiative de paix quatre ans plus tard (1977).

Hafez al-Assad, le dirigeant syrien de l’époque, ne parvient pas à revendiquer une victoire. La Syrie est restée un ennemi qui défie Israël. On peut raisonnablement penser que si Assad avait été autorisé à s’accrocher à certains de ses gains territoriaux en octobre 73, Israël et la Syrie auraient pu entamer de nouveaux pourparlers de réconciliation.

La même logique peut être appliquée au Hezbollah. Le mouvement de résistance chiite libanais est réticent à combattre Israël, non pas parce qu’il a peur des conséquences, comme se l’imaginent les Israéliens, mais parce qu’il a déjà remporté une victoire importante sur les FDI. Une guerre avec Israël est dangereuse pour le Hezbollah, non pas parce qu’Israël fera à nouveau tout son possible pour détruire les infrastructures libanaises et raser la moitié de Beyrouth, mais parce que l’issue d’une telle guerre est inconnue. Le Hezbollah est dans une bien meilleure position en conservant son statut de force militaire arabe qui a fait rentrer les FDI chez elles la queue entre les jambes (2006).

On peut se demander si les stratèges israéliens sont si bouchés qu’ils ne saisissent pas les faits les plus évidents concernant leurs voisins et ce qui alimente leur motivation à combattre. Il est bien sûr possible que les décideurs israéliens ne soient pas aussi excités par le rêve de la tranquillité que certains d’entre nous veulent le croire. Gaza est l’endroit où Israël teste ses nouvelles armes et tactiques. Les roquettes de Gaza sont un ingrédient nécessaire pour la publicité du Dôme de fer. Plus important encore, la crise de Gaza est apparue au moment où les options politiques de Netanyahou rétrécissaient. C’est le conflit actuel de Gaza qui a fait que les pouvoirs politiques en Israël se sont comme effacés, puis se sont cristallisés, de manière lucide, dans les limites de la droite dure. Cette guerre a rendu Netanyahou et le Hamas plus forts à la fois.

Il serait juste d’affirmer que le Hamas opère dans le cadre de la perception moderniste des conflits telle que conçue par Carl von Clausewitz. Pour le philosophe militaire allemand, « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ». Dans l’Israël « postmoderniste », il semble que la guerre soit l’un des moyens qui permettent à certains politiciens d’échapper à la prison.

Gilad Atzmon

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27 Commentaires

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  • #2730945
    Le 23 mai à 13:12 par Système
    L’image israélienne de la victoire

    Pas du tout d’accord avec notre ami Gilad !
    Le Liban est à deux doigts de l’effondrement final. Ça signifie qu’ils n’ont rien gagné en 2006, à part faire fuir les investisseurs et leurs élites…
    Comparez donc le PIB du Liban en 1975 et aujourd’hui, puis comparez avec Israël : vous verrez quel pays a un avenir et lequel n’en a pas…idem avec la Jordanie, la Syrie et l’Irak. Le proche orient devient une poubelle à ciel ouvert tandis que le pouvoir d’achat par habitant en Israël est déjà de 45 000 $ par an ( contre 42 000 en France )…La guerre est avant tout économique.

     

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    • #2731009
      Le 23 mai à 15:32 par VIVACHAVEZ
      L’image israélienne de la victoire

      "Le proche orient devient une poubelle à ciel ouvert".

      Et israel et les américons font tout pour, non ? On les y a un peu aidé à vivre à l’âge de pierre. Les néocons américains l’avaient dit haut et fort.

       
    • #2731053
      Le 23 mai à 16:59 par KAAMIL
      L’image israélienne de la victoire

      Il faut comparer ce qui est comparable, la guerre n’a pas cessé au Liban, puisque la guerre économique et financière a succédé à la bataille de 2006. L’attaque principale est sur la Livre Libanaise avec un assèchement des Devises dans un pays fortement dépendant des échanges en Dollars. Ces attaques sont menées directement par Riad Salamé l’inamovible gouverneur de la Banque central Libanaise, entièrement aux ordres des américains et de Riad. Le Liban est un pays multiconfessionnel qui sans le talent du Hezbollah à ménager la chèvre et le choux pourrait à tout moment basculer dans une nouvelle guerre civile pour le plus grand bonheur de l’entité maléfique.
      Les israéliens en revanche ne sont rien d’autre qu’une base américaine et ils ne sont victimes d’aucun embargo, bien au contraire et ils qui ne paient aucune de leurs factures en armements, car ils sont la vitrine du complexe militaro industriel pour tester sur les Palestiniens tous les prototypes disponibles, de plus, cerise sur le gâteau, ils volent depuis au moins 10 ans les richesses gazière.
      Le mot de la fin par notre ami Gilad citant Carl von Clausewitz, résume tout et j’ajoute que c’est interchangeable car depuis 2006 la politique sournoise est par d’autres moyens, la continuation de la guerre, d’ailleurs tout à fait conforme à la logique Israélienne, gagner par les manigances et la ruse ce qu’il n’ont pas réussis militairement sur le terrain.

       
    • #2731076
      Le 23 mai à 17:18 par La nuque roide
      L’image israélienne de la victoire

      La guerre est avant tout informationnelle.
      Et la contre-information est aussi une information.
      La guerre s’enclenche quand la diplomatie devient improductive.
      L’économie est le nerf de la guerre.
      La thune finance la guerre, le crime, la mort.
      L’usure assure la toute-puissance financière.
      Et qui prône l’usure sinon le dieu des judaïsés.
      Quand Lucifer affirme : je suis Dieu, il informe, il communique, un mensonge, c’est une déclaration de guerre à l’adresse de Dieu, ce affirmant il devient le diable, car Dieu ne saurait créé le mal, même si Il le laisse exister. Pour ainsi dire, quand Lucifer dit je suis Dieu, il est le père de la guerre, de toutes les guerres à venir.
      Et en effet, le diable, le Malin, le démon, Satan, ne peut prétendre à une quelconque victoire, car pour acter une victoire, faut-il tuer Dieu, mais pour de vrai, non dans l’esprit comme le révèle Nietzsche avec son Dieu est mort, or, Dieu étant celui qui Est, Éternel, l’Incréé, Il ne saurait mourir. Satan se trouve dans une impasse, comme ses suppôts les sionistes, incapables d’envisager une victoire finale sans soumettre le reste du monde, les palestiniens sont une épine au pied de l’entité sioniste dont l’idéologie est celle du diable, père du mensonge.
      L’entité sioniste tient l’information (itou la contre-information) et l’économie via les médias et la finance nord-atlantique et sa sphère géographique sous influence.
      Faut-il bien diagnostiquer l’ennemi pour savoir de quel manière le combattre.
      Les sionistes, au final, ne sont qu’un des bras armés du diable, ses meilleurs suppôts, mais gardons-nous de croire qu’il leur veut du bien, le diable en veut au genre humain dans sa totalité, il se sert d’un groupe contre tous les autres, là est sa principale stratégie de démolition.
      Et gardons-nous de nous croire impuissants face au diable.
      Gradons-nous aussi de croire détenir la vérité en prétendant par exemple la prière correspondre à un principe bigot.
      Pour le prétendre faut-il être bigleu.

       
    • #2731366
      Le 24 mai à 07:55 par le pépère
      L’image israélienne de la victoire

      C’est vrai...tant que ce pays sera tenu à bout de bras par les USA, l’Allemagne et la communauté.
      Sans cela il se retrouverait comme le Liban : pas de ressources minérales, pas d’industrie lourde, pas suffisamment d’eau (voir le grave problème du Jourdain et de la mer morte) baladez vous en Israël , pays magnifique soit dit en passant, et vous serez surpris par le nombre de véhicules médicaux, ambulances ou à usage touristique ainsi que ceux équivalents de nos DDE qui arborent le nom des civils et associations majoritairement américains qui les ont offerts ou sponsorisés.

       
    • #2731793
      Le 24 mai à 20:06 par Liban
      L’image israélienne de la victoire

      Je suis Libanais. Un pays de près de 8000 ans d’histoire ne peut pas s’effondrer. En tenant ce langage, vous donnez raison à ce pouvoir profond qui considère que l’appauvrissement soumet les masses.
      Je vous rappelle que ce cancer a été implanté de force par le monde entier. Une greffe ne résiste que par les anti-rejets mais ne dure jamais bien longtemps…
      Les vrais juifs sont toujours restés en Orient. Ces Khazars soutenus par les restaurationistes délirants n’auront pas le dernier mot. Relisez vos classiques je vous prie.
      Le Liban c’est l’orient, le berceau des 3 religions monothéistes. Vivre si on abandonne la résistance est notre lot, mais nous n’avons pas encore fait ce choix, ceux qui nous analysent se font injecter de la merde dans le corps et dans les gênes, en pensant revenir à une vie normale, fréquenter des restaurants, assister à des concerts…
      Nous sommes une poubelle à ciel ouvert, mais contrairement à votre prison à ciel ouvert, nous avons encore des croyances et des convictions.
      Le combat sera rude et long. Vous qui semblez maitriser les chiffres, je souhaiterais que vous donniez le PIB du Vietnam et des us entre 1960 et 1975… Qui a perdu ?
      L’histoire est remplie d’exemples ! La victoire n’est pas éternelle et la défaite n’est jamais définitive. Les Goliath abjects, finissent toujours terrassés, quelles que soient les théories et concepts.

       
    • #2731816
      Le 24 mai à 20:27 par Système
      L’image israélienne de la victoire

      Liban.

      Oui… et non. Le Liban est certes un pays très ancien mais cela ne garantit rien ! Carthage était une puissante nation sous l’antiquité : aujourd’hui ca s’appelle la Tunisie et est 100% musulmane. Je crois que votre pays est voué à éclater en plusieurs régions autonomes ( comme hier la défunte Yougoslavie )… Qu’on soit pour ou contre ne change rien à l’affaire…

       
    • #2732360
      Le 25 mai à 17:47 par Liban
      L’image israélienne de la victoire

      Système

      Comparaison n’est pas raison et comparer le Liban à l’ancienne Carthage encore moins.
      Votre analyse est en fait en partie l’objectif des tueurs d’indiens et le projet que kissinger et ses copains cherchent à mettre ne place depuis l’assassinat du roi Faysal d’A.S. Le nouveau MO supposé garantir à tout jamais la sécurité de l’entité sioniste.
      Faisons un point :
      Neutraliser les états du golfe : c’est fait depuis longtemps.
      Neutraliser l’Egypte, car sans l’Egypte pas de guerre(selon la formule consacrée à l’époque) C’est fait.
      Neutraliser l’Irak et diviser le pays en 1 zone Kurde, 1 zone pour les sunites et le sud pour les chiites. Pas encore fait...
      Neutraliser la Syrie (car toujours selon la formule consacrée pas de paix sans la Syrie) projet lancé depuis 2011, pour faire de la Syrie un état exclusivement sunnite avec, comme à l’époque du tps jadis, une petite zone du côté de Lattaquié et probablement jusque Tripoli (nord-Liban) une zone pour les Alaouites. C’est loin d’être fait.
      La jordanie, un Etat de substitution pour les Palestiniens (60% de la pop de ce pays est d’origine Palestinienne. En cours ??!!
      Le liban Tripoli aux alaouites, l’eau qui coule à flot chez nous et bien à partir du Tyr et en descendant pour le Litani aux voisins indésirables du sud. Les Libanais sunnites sont supposés être invités à se rendre en Syrie, quant aux Chiites ils ont le choix entre l’Irak et l’Iran. Ne doivent rester que les chrétiens et les druzes.
      Comme vous pouvez le constater le projet est toujours en cours avec des adaptations de circonstances et ça passe par la destruction économique qui fait partie de la guerre mais l’objectif n’est pas encore atteint...
      Effectivement, qu’on veuille qque chose ou pas compte peu, mais tant qu’il y a de la vie et une vraie résistance, alors rien n’est écrit.

       
  • #2730948
    Le 23 mai à 13:15 par goy pride
    L’image israélienne de la victoire

    Franchement ce conflit je le trouve extrêmement étrange...il ne ressemble pas à ceux du passé, on dirait une espèce de mise en scène orchestrée d’un commun accord entre le Hamas et Netanyahou...et on constatera aussi le silence du Hezbollah et de l’Iran (à moins que j’ai raté des trucs)...je ne sais pas ce qui se passe mais il se passe un truc inhabituel...

     

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    • #2731082
      Le 23 mai à 17:28 par Toro
      L’image israélienne de la victoire

      Le silence de l’Iran peut surtout s’expliquer par les élections présidentielles qui auront lieu dans 1 mois et que l’actuel président ne va pas s’engager dans une guerre pour la léguer à son successeur ainsi que les négociations entre l’Iran et les Etats Unis sur un allègement de l’embargo.
      L’Iran ne va pas sacrifier ses intérêts personnels si bêtement dans une guerre faite pour être ni gagnée ni perdue.

       
    • #2731549
      Le 24 mai à 13:28 par anonyme
      L’image israélienne de la victoire

      Le silence de l’Iran peut s’expliquer par ceci : "J’aide les Palestiniens, tout le monde le sait, mais je vais la fermer le temps des discussions sur l’accord nucléaire ; ma prise de parole pourrait être mal interprétée (!) par l’Occident et jouer en faveur d’Israel.
      Idem pour le Hezbollah, qui aide les Palestiniens, mais qui doit rester dans l’ombre, puisqu’il est considéré comme "terroriste" par l’Occident.
      La position en retrait de l’Iran et du Hezbollah est une excellente stratégie. Quid, par contre, des gouvernements des pays arabes qui sont amis avec Israel ? On ne les as pas entendus. Et pour la bonne raison, c’est que leur peuple sont antisionistes dans l’âme ...

       
    • #2732018
      Le 25 mai à 01:31 par Ibnrouchd
      L’image israélienne de la victoire

      Silence du côté Iranien et Hezbollah !!! N’importe quoi ! Les Iraniens et le Hezbollah reconnaissent tout naturellement et à voix haute qu’ils soutiennent sans condition la lutte armée Palestinienne. Ils reconnaissent former les Palestiniens à la confection des missiles. Ils reçoivent les représentants du Hamas et du Jihad Islamique. Ils se disent même prêt au combat si les sionistes commettent l’irréparable. C’est une constante assumée chez les Iraniens de libérer la Palestine. Nous sommes dans une ère nouvelle. Il ne s’agit plus de l’OLP avec le soutien du roi d’Arabie. Ce vieux numéro de collabos est terminé.Aujourd’hui, la Palestine c’est la résistance à l’occupant avec le soutien militaire franc et direct de l’Iran. Le sioniste qui n’a jamais voulu la paix à perdu son pari.

       
    • #2732465
      Le 25 mai à 21:18 par Liban
      L’image israélienne de la victoire

      Le Hezbollah soutient fortement la résistance Palestinienne mais ne peut, pour le moment, intervenir et entrainer le Liban dans une guerre. L’axe perdure mais avec ses priorités admises par tous. L’Iran est présente soyez-en certain ! Les Palestiniens résistent oui, mais leurs alliés les y aident bcp

       
  • #2731003
    Le 23 mai à 15:22 par Hubert
    L’image israélienne de la victoire

    Certains journalistes courageux ont parlé d’une véritable DESTRUCTION de Gaza : la télé sioniste ne nous a sans doute donné que des images fragmentaires .

     

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    • #2731199
      Le 23 mai à 21:01 par Max
      L’image israélienne de la victoire

      Ce soir sur TFI on parle de 2000 logements détruits : c’est pour leur faire payer leur résistance à l’expulsion de familles palestiniennes de Jérusalem Est . On apprend aussi que Biden va aider financièrement à la reconstruction, ce que ce gros porc sioniste de Trump n’aurait jamais fait .

       
    • #2731291
      Le 23 mai à 23:24 par Pascal
      L’image israélienne de la victoire

      Oh quel grand homme ce Biden lol

       
  • #2731014
    Le 23 mai à 15:52 par meyer H
    L’image israélienne de la victoire

    les objectifs militaires et stratégiques vis à vis de Gaza et du Hamas sont connus : il s’agit pour les militaires israéliens d’affaiblir la force de frappe du Hamas, tout en le maintenant comme un danger potentiel , ce qui permet de maintenir la conscription à 3 ans et surtout d’obtenir des milliards d’aide militaire américaine .
    Dans leur cynisme, les généraux israéliens ont même un terme pour définir cette politique, ils parlent d’aller tondre la pelouse, quand ils déversent leurs milliers de missiles sur Gaza regulièrement tous les 3 à 5 ans .

     

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  • #2731019
    Le 23 mai à 16:05 par FiFi
    L’image israélienne de la victoire

    À vous lire, Mr Aztmon, l’issue de la guerre en Irak est toujours indécise, la Syrie un Eden sur terre, le Liban un géant qui sommeille et Gaza un Afghanistan puissance mille...

     

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    • #2731088
      Le 23 mai à 17:32 par Système
      L’image israélienne de la victoire

      Oui, il exagère beaucoup. Il décrit une situation qui existait peut-être il y a 40 ans, mais aujourd’hui il y a un Israël surpuissant et des pays alentours faméliques ( à l’exception des pays du Golfe )…

       
    • #2731126
      Le 23 mai à 18:39 par FiFi
      L’image israélienne de la victoire

      Atzmon, 1000 excuses

       
    • #2731372
      Le 24 mai à 08:28 par Nadia
      L’image israélienne de la victoire

      Système,
      les israeliens ont ils obtenus la soumission de leurs ennemis ? Non.
      Ne me parlez pas de la Saoudie ou des EAU qui n’ont jamais affronte l’entité sioniste...
      Le texte de Gilad décrit bien l impasse dans laquelle se trouve Israël malgré son arsenal et les milliards de PIB.
      Vous n’avez pas idée des objectifs qu’ont en tête les dirigeants israeliens ?! C’est tout à fait ce qu’écrit Gilad Atzmon, subjuguer les arabes pour les forcer à plier et accepter n’importe quel "accord".
      Ça n’a marché nulle part. L Égypte est un cas à part pour les raisons évoquées par Gilad et les israeliens sont sous la menace à terme d’un retournement de ce pays qui a perdu beaucoup en signant la paix avec son voisin, à l’inverse de ce qu’il escomptait.
      C’est d’ailleurs un précédent que les leaders de la région ont gardé à l’esprit, à commencer par les iraniens...la paix pour quoi ? Devenir une usine à touristes, complètement dépendante des États-Unis, qui compte pour zéro dans la région ? Très peu pour eux.

       
  • #2731359
    Le 24 mai à 07:04 par H. K. Daghlian
    L’image israélienne de la victoire

    « Premièrement, les Israéliens ont peur d’une bataille de maison en maison
    ...
    Dans la région, cependant, la réticence d’Israël à envoyer des fantassins à Gaza est comprise comme une lâcheté et une faiblesse. »

    Ces deux phrases résument très bien la situation, qui n’est pas près de changer.
    Dans une guerre, on porte ses couilles et non des couches culottes. Ici, on ne peut même pas parler de guerre tant le rapport de force est totalement en défaveur des petites merdes d’isramachin.

    Les armes ne font pas la puissance de l’armée, s’il en faut une preuve, comparer le budget militaire Russe et celui des US en parallèle à la puissance respective de leurs armées.

     

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  • #2731430
    Le 24 mai à 10:52 par Ibrahim
    L’image israélienne de la victoire

    La seule et unique solution à ce conflit, est l’intégration des Palestiniens dans un état multiconfessionnel et seuls les États-Unis sont capables d’imposer cela aux Israéliens.

     

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  • #2731564
    Le 24 mai à 13:48 par JePiCol
    L’image israélienne de la victoire

    À en écouter le Rav Ron Chaya, tout ça c’est bon pour israel et les morts des sacrifices inévitables à la venu de leur messie...

     

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  • #2733014
    Le 26 mai à 18:21 par Gopfdami
    L’image israélienne de la victoire

    " Israël est l’une des forces militaires les plus avancées technologiquement dans le monde. Le Hamas a des décennies de retard, et pourtant il l’emporte sur Israël à chaque cycle de violence."
    Les États-Unis aussi avaient la supériorité militaire et technologique sur le Viet-Min.
    Les Palestiniens finiront par gagner.

     

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