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La France n’a jamais produit autant de films... mais veut le cacher

La surproduction implique la dévaluation

La propagande souffre. Que ce soit en presse, télé ou cinéma, peu importe le support, la propagande a de plus en plus de mal à se vendre. Il faut dire que même gratuite, beaucoup de Français n’en veulent pas. Alors payante... et à 10 euros les 90 minutes, c’est mort.

Le cinéma, qui était encore un divertissement dans les années 1990, est devenu dans les années 2000 un des vecteurs les plus zélés de la parole dominante, faisant la part belle aux minorités souffrantes, enfin celles que l’oligarchie désignait comme telles.

Parallèlement à cette injonction politique, le niveau s’affaissait pour atteindre quelque chose de l’ordre du néant scénaristique, censé faire oublier leurs problèmes aux Français. Le problème, c’est que l’indigence renvoie encore plus fort à ses propres problèmes, sans donner de solution ni proposer du courage.

On souhaite bonne chance au CNC, ce croisement très privatisé entre l’État (pour le pognon) et la Grande Famille du Cinéma, une mafia qui sait comment vivre sur le dos de la Bête... immonde. On ne refera pas la liste de tous ces agents culturels qui vivent de la générosité du public pour le culpabiliser ou le mépriser dans leurs œuvres indispensables. Enfin, que la presse nous vend de la sorte.

La surproduction maladive couplée à la chute qualitative du film français sont les deux signes d’une fin proche : une étoile grossit toujours démesurément avant d’exploser.

 

 

- La Rédaction d’E&R -

 


 

Chaque année à la même période, le CNC (Centre national du cinéma) présente un bilan de la production française. Les mêmes indicateurs sont présentés à chaque fois... Sauf cette année, où l’établissement public a décidé de modifier sa présentation.

 

Précisément, c’est la présentation du nombre de films produits qui a changé. Jusqu’à présent, ce chiffre incluait les films où les capitaux français sont minoritaires, comme en attestent les communiqués publiés il y a un an ou deux ans. Mais cette année, le CNC a décidé de ne parler que des films à capitaux majoritairement français.

Résultat : le communiqué du CNC parle d’une « stabilité » à « 222 films produits », alors que, si la même présentation que les années précédentes avait été utilisée, l’établissement public aurait parlé d’une hausse à « 300 films produits ». Idem dans la présentation faite à la profession et aux journalistes, qui occulte totalement les films à capitaux français minoritaires, contrairement à il y a un an ou il y a deux ans.

[...]

Mais en 2015, le CNC était fier d’avoir atteint ce record et l’avait mis en avant. Sa présidente Frédérique Bredin s’était félicitée « d’une forte reprise de la production. Voir cette reprise est un signe de vitalité ».

 

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Les trois fées qui symbolisent l’excellence du cinéma français : la réalisatrice Agnès Varda, la présidente du CNC Frédérique Bredin et le ministre de la culture Françoise Nyssen

 

Un record dont le CNC a honte

Alors pourquoi diable, deux ans plus tard, le CNC a-t-il si honte de ce record qu’il veut le cacher avec un subterfuge aussi maladroit ? Sans doute parce qu’en réalité, la filière a la gueule de bois. Canal Plus réduit ses investissements, le producteur Thomas Langmann s’est placé en procédure de sauvegarde, EuropaCorp et Wild Bunch affrontent de graves difficultés financières, deux petits producteurs (Chic Films, et LGM) et un distributeur (la Belle company) ont même été liquidés.

Autre raison de ne pas pavoiser : le rapporteur général du budget, le député LaREM Joël Giraud, est en train d’enquêter sur les allègements d’impôts dont bénéficient les producteurs de cinéma : « Il est étonnant que ces dispositifs aient tellement augmenté ces dernières années, je veux m’assurer que ces dépenses sont réellement efficaces », a-t-il déclaré au Figaro.

 

[...]

Enfin, il y a quatre ans, le rapport de René Bonnell soulignait :

« Les deux tiers des films français n’atteignent pas 100.000 entrées. Et 47 % des films totalisent moins de 20.000 entrées. Le nombre d’échecs en salles est dix fois plus important que celui des succès. Le taux de mortalité commerciale des films (films à la carrière brève) est, selon les semaines, de l’ordre de 80 à 90%. À quoi bon encourager [le cinéma] pour que les quatre-cinquièmes de la production ainsi stimulée connaissent un sort funeste en salles ? »

Lire l’article entier sur bfmbusiness.bfmtv.com

Un cinéma français en surproduction... de navets, voir sur E&R :

 

Parce qu’un bon livre vaut mieux que 10 mauvais films,
lire sur Kontre Kulture

 



Article ancien.
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34 Commentaires

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  • ER toujours en pointe. En effet, le cinéma est une étoile morte. Notons que c’est aussi le cas à Hollywood qui, achète du temps et survit avec, après les milliards des chinois, les milliards des GAFA.
    Cela doit être particulièrement atroce d’être réalisateur aujourd’hui au vu de l’impact quasi nul de ce média.

     

    • #1933743

      Hollywood bas record sur record grâce à ses super-héros. Ce n’est pas une preuve de dynamisme du cinéma américain mais tout bêtement un signe de crise profonde. En effet, quand les gens vont mal, ils se réfugient....au cinéma. Même à l’ère d’internet, ce phénomène reste présent. C’était déjà le cas après la crise de 29 et qui avait permis justement à Hollywood de devenir les rois du monde (additionné à la deuxième guerre mondiale).


    • Même phénomène qu’avec la musique. D’art, on est passé à produit de consommation de masse d’une clientèle essentiellement ado ou post-ado à partir du début des années 90. D’où le développement de merdes absolues telles que le rap, qui date de cette époque. Le rap, c’est fait par des gens qui ne sont ni musiciens, ni chanteurs. Ils sont juste rappeurs. On peut produire du rap au kilomètre, ça ne demande aucun talent.
      Le cinéma ? Si tu es fainéant, narcissique, exhibitionniste et que tu veux malgré tout pouvoir être surpayé, tu essayes de devenir acteur. T’es pas assez narcissique et exhibitionniste mais tu es malin et tu aimes le pouvoir ? Tu essayes de devenir réalisateur. Sur un coup de chance, l’histoire de pédés que tu vas raconter ( aaah, c’est comme ça, c’est dans le cahier des charges, tu veux faire un film, il faut que ce soit une histoire de pédés ; après t’as le choix : ça peut être des pédés sympas, des pédés courageux, des pédés amoureux, des jeunes ou des vieux pédés, ou bien des pédés victimes d’homophobie, c’est comme tu veux ) fera peut-être un succés. Et là, tu pourras peut-être baiser des actrices. Tu sais que tu fais de la merde mais t’es bien payé. Et comme tu racontes les histoires qu’il faut raconter, des histoires de pédés, tu sais que tu vas pouvoir continuer. Maintenant, ça y est, t’es réalisateur.
      Pour le rap comme pour le cinéma, c’est mieux d’être catholique. Euh, non, c’est pas catholique... C’est... Oh, je sais plus. C’est une religion mais je sais plus laquelle. Bouddhiste ?


  • #1933704
    le 31/03/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
    La France n’a jamais produit autant de films... mais veut le (...)

    Le talent, l’intelligence créative, tu les as, ou pas.

    Et lorsque non seulement tu n’as pas ça -l’essentiel- et que tu évolues dans une "réalité" où ça s’auto-congratule exclusivement entre nuls, c’est foutu.

    Si tu es un artiste, le mieux, c’est de ne surtout pas fréquenter le milieu artistique, le glamour, les vanités.
    C’est un handicap mortel, un parasite diluant absolument le moindre potentiel.

    Il ne faut considérer que l’aspect technique, pratique : le reste, foutaises.
    Aujourd’hui, concernant le Cinéma, on dispose de moyens techniques, tant dans la fabrication que dans la consommation du produit fini, qui constituent un saut qualitatif inouï.

     

    • Même sans talent ni créativité personnels, on peut faire des films de bonne facture en reproduisant ce qu’on a aimé chez les gens talentueux. C’est déjà pas mal mais cela implique, par respect, de citer ses maîtres et de rester à sa place : celle d’un mec qui veut reproduire du beau à défaut de le créer.

      Sur Gaston Lagaffe : la bd parlait d’une nouvelle race d’improductif rémunéré : le garçon de bureau apparu de manière généralisée dans les années 1950-60-70. Avant, on travaillait à l’atelier, aux champs, au garage, à la boulangerie, etc...Gaston est le petit gars qui aime la vie, la nature et Mlle Jeanne, qui aime les sciences et fabriquer des objets utiles (fusée qui fait pleuvoir avant les chemtrails !) mais qu’on enferme entre 4 murs dans des non-activités dans une non-production de bien, dans le brassage de vent (journalisme putassier comme modèle). Mon petit doigt me dit que le film ne va pas présenter cet aspect essentiel de Gaston : la transformation du petit travailleur ingénieux qui cherche à rendre la vie meilleure en salarié déprimé au service de la propagande.

      Sur les films modernes : un plan séquence (1min sans coupure) relève du miracle.

      Film français recommandé par mézigue : "Mayrig" sur l’arrivée de migrants arméniens en France Film auto biographique d’Henri Verneuil, intéressant par lui même (génocide arménien + assimilation + France ancienne) et qui permet la comparaison avec la situation actuelle d’invasion de déportés dressés à foutre la merde par soros.
      Autre film français : "sup de fric" sur les écoles de commerce et le capitalisme financier. Ce n’est pas un chef d’oeuvre mais un petit film rarement rediffusé car vu d’un certain angle, il détruit l’idéologie capitaliste malsaine faite d’arnaques et de réseaux. Citation tirée du film : "exceptio regulam probat : l’exception met la règle à l’épreuve".
      La culture classique est requise pour faire un film, que ce soit pour l’incorporer, pour éviter de croire qu’on invente des trucs déjà faits depuis longtemps ou avoir une petite chance de créer un truc vraiment nouveau.

      Passage d’un film de Bacri-Jaoui :
      Chabat à Lanvin : à quoi tu penses ?
      Lanvin : "je ne pense pas. Je m’emmerde"
      Chabat : "c’est drôle. Quand tu t’emmerdes, on dirait que tu penses"
      C’set pas du haut niveau comme Audiard mais c’est déjà un peu rigolo. Ceux qui apprécient des films de maintenant sont priés de partager quelques citations sympas : mission impossible au vu de la médiocrité de l’écriture. Le temps est un bon juge.


    • #1934079
      le 01/04/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
      La France n’a jamais produit autant de films... mais veut le (...)

      "Sur les films modernes : un plan séquence (1min sans coupure) relève du miracle."

      "moderne", ça veut rien dire, et si ça veut dire quelque chose, c’est pas intéressant : rien à secouer de ces catégories à la con.

      Des plans séquences ? comme ça, de mémoire ?

      - Dans la série True Detective, saison 1 épisode 4.
      - Le Livre d’Eli (The Book of Eli), film américain réalisé par Albert et Allen Hughes, sorti en 2010.
      - Le quattro volte, film italien, à participation germano-suisse, réalisé par Michelangelo Frammartino en 2010, qui implique le chien Vuck : warf !
      - Dans les João César Monteiro...
      - Victoria, film dramatique allemand coécrit et réalisé par Sebastian Schipper, sorti en 2015, est constitué d’un seul plan-séquence de deux heures et quatorze minutes, dans plus de 22 lieux différents.
      Ça va aller ?

      "La culture classique est requise pour faire un film, que ce soit pour l’incorporer, pour éviter de croire qu’on invente des trucs déjà faits depuis longtemps ou avoir une petite chance de créer un truc vraiment nouveau."
      Parfaitement.
      Et pas seulement celle du Cinéma, mais aussi des autres arts dont il se nourrit.
      Et de la vie en général, des faits divers, etc... exemple : Breaking Bad.
      Le Cinéma, c’est la capacité à se faire rencontrer des univers, des cultures considérées tantôt comme "haute" ou "basse", ou carrément "poubelle" : peu importe.


    • à Palm Beach Post : "Cult !"
      Si à la place de moderne, je dis films commerciaux récents : ça te va ? On est d’accord que dans ces films, les plans séquences sont rares ? Et oui, il y a de nos jours des gens talentueux qui savent faire un film comme tes références le démontrent. Réponse à ta question : ça va aller. ça va bien mieux quand on, toi en l’occurrence, parle de bons films (ou scènes) plutôt que de la production merdique du cinéma français actuel. Je vais regarder ce que tu as soumis à notre attention.
      Je me souviens que le père Soral parlait de petits films ou séries B dans lesquels on trouvait des perles (réalisation, scénario, idées), ce qui rejoint ta réflexion sur la rencontre des univers "hauts et bas" dans le cinéma. Ta remarque faite dans ton commentaire plus bas concernant les critiques de télérama qui sont toutes pourries va aussi dans ce sens : le mépris des mondains pour tout ce qui ne vient pas de leur monde les aveugle, ils ne voient pas la qualité, ils jugent les films au blaze, au réseau ou à l’idéologie dont ils sont issus.
      Illustration des propos de Soral comme quoi dans les petits films, on peut récolter des points intéressants : dans le film "undisputed" (pas franchement télérama), un boss des prisonniers est Mendi Ripstein (Peter Falk), homme de main de Mayer Lanski qui fait partie de la mafia juive. Intéressant pour ceux qui croiraient que les mafia italienne, noire ou mexicaine tiennent le haut du pavé (ce qu’avait aussi dit le père Soral).
      Il y a même des fois où le réalisateur semble avoir délibérément choisi d’afficher une réalisation, sujet ou scénario rompant avec les codes mondains pour éviter d’attirer leur attention et pouvoir ainsi faire passer quelques idées subversives (à l’insu ou avec l’aide du producteur ?). Le père Soral avait fait cette analyse sur le film "invasion los angeles".
      Adepte du test à l’aveugle et donc hermétique au fétichisme des noms, j’étais pas d’accord avec télérama((sse) et cie, je regardais, appréciais (en partie) et défendais des films censés être de seconde zone car populo ou hors des critères mondains. j’ai compris a posteriori en partie grâce au père Soral pourquoi ça irritait les lecteurs de télérama. Fin de la séquence "je raconte ma vie au lieu de parler du sujet". Je préfère que le forum se remplisse de commentaires plus avisés comme les tiens qui donnent des références du bon travail et des pistes de réflexion sur le sujet du cinéma. Bonne continuation.


    • #1934730
      le 02/04/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
      La France n’a jamais produit autant de films... mais veut le (...)

      "Ceux qui apprécient des films de maintenant sont priés de partager quelques citations sympas : mission impossible au vu de la médiocrité de l’écriture."

      Les scènes de dialogues dans les films : pourquoi pas ?
      Ce n’est pas indispensable.

      Insupportables chez Tarantino, où elles ne font que servir un nombrilisme exacerbé -bien qu’il soit subitement passé à une étonnante maturité avec Les Huit Salopards- la mise en scène du bon mot, c’est embarrassant.
      Mais ça peut fonctionner : dans Cogan : Killing Them Softly, thriller policier américain écrit et réalisé par Andrew Dominik et sorti en 2012, adapté de George V. Higgins, il y en a plusieurs, de ces scènes redoutables, différemment configurées, et il est intéressant de voir comment et pourquoi elles servent agréablement le propos du film, contrairement à moults tarantinades où ça tombe comme un poil égocentrique dans une soupe immature.

      - Plus généralement, le charisme d’un personnage à l’épreuve de situations diverses.
      Thomas « Tom » Ripley est un personnage de fiction issu d’une série de romans américains de Patricia Highsmith, publiés dès 1955.
      Je conseille absolument Ripley’s Game, film italo-anglo-américain réalisé par Liliana Cavani, sorti en 2002, avec John Malkovich en totale adéquation.
      Rien que le début, qui sert à l’introduire au spectateur, avec une arnaque aux dessins de maîtres anciens.
      Voir les autres films avec Thomas « Tom » Ripley, celui avec Alain Delon trimballant aujourd’hui un peu trop lourdement les stigmates de son époque, et l’erreur de casting.
      Une certaine souplesse étant vicieusement nécessaire pour incarner Tom Ripley.


  • 300 films car les producteurs s’enrichissent avec des films subventionnés, dont presque tous ne couvrent pas leurs frais .

     

  • Je suis content d’avoir lu cet article, car je croyais que c’était moi l’insatisfait permanent. En effet, j’ai beaucoup,de mal à visionner le tiers (et parfois moins) des "géniales" productions cinématographiques contemporaines. En gros, ça m’emmerde à un point. Dialogues plats, quand ils ne sont pas creux, vulgarités à la pelle, pas de crédibilité des des comédiens, scénario bâclé, épilogue téléphoné. Bref, de la m**** dans la plupart des cas !

    Sans compter qu’on n’est pas à l’abri d’un... plagiat éventuel...

     

    • Je ne sais plus regarder de film depuis qq années, par contre je regarde des nanards avec des potes et une petite bière.
      San andreas, 2012, twin dragon, vivre pour survivre,...
      Autant directement choisir les plus mauvais et caricaturaux, qu’est ce qu’on se marre.


    • Faites comme moi ne les regardez pas en plus pas de TV.
      Jamais vu ch’ti, ni intouchables, ni la vérité si je mens et cie ....chouchou camping et cie....toutes ces merdes.
      J’eus regardé les bacri et agnès jaoui il y a fort longtemps. Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur l’intégralité du cinéma français.
      Rien ne vaut Fernandel Bourvil De Funès Gabin Lino Ventura Depardieu ....pourtant je n’appartient pas au club du 3ème âge ;-)


  • Je vis au centre du monde ou il y a de temps en temps des petites retrospectives sur le cinema francais. Hier j’ai vu "belle de jour" avec Catherine Deneuve.
    Les films francais recents n’ont aucune histoire, aucune etude de caracteres etc...des daubes tres ennuyeuses et a chier.
    je ne vais donc meme plus voir les tres rares films qui peuvent passer ici dans une megalopole de 25 Millions ou le cinema francais n’interesse plus grand monde en deca de 50 ans.


  • Ah Merde, vous me modérates ! (Accepté).
    Bon au moins, le titre : « La passion du Crif »,
    Merde, on peut rigoler.


  • Soyons clairs... le cinéma, français comme américain ou tout autre nationalité, n’est pas un art. Il n’est même pas mineur, c’est exclusivement une industrie. Au début, largement artisanale ; ce qui a donné en France, dans les années 70, pas mal de perles dans la catégorie "drame" et "polar" où les scénaristes français sont largement au-dessus du lot américain car leurs scénarii servent des personnages complexes là où les américains font dans la caricature binaire ; il est passé "produit".

    Rappeler aussi que dès l’après guerre, les canaux de distributions ont été laissés aux poids lourds de l’industrie de l’image hollywoodienne ne laissant pour les films nationaux que les petites salles annexes. L’Amérique est entrée dans les cerveaux français par cette trappe là. Car, répétons-le haut et fort : le cinéma n’a jamais été un art mais uniquement une industrie.

    Divertir n’a rien à voir avec cultiver. Si le cinéma français crève, personne ne pleurera puisque la majorité est déjà totalement formatée à la fureur et aux scénarii totalement creux des multiples auteurs états-uniens. Perdre des heures de sa vie devant un écran géant où défilent des séquences archi courtes, tournées avec des lumières artificielles bleutées, bourrées d’actions de personnages totalement crétins relève du masochisme.

    La majorité des français est déjà zombifiée. Elle ne se révoltera plus jamais. Laissons mourir les lemmings.

     

    • #1933901
      le 31/03/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
      La France n’a jamais produit autant de films... mais veut le (...)

      "répétons-le haut et fort : le cinéma n’a jamais été un art mais uniquement une industrie."

      lol, comme pour tenter de s’en convaincre ?
      Le problème, pour toi, c’est ton impuissance : l’avenir réserve de belles surprises...
      Sans doute que les produits pour neuneus iront en s’aggravant, mais d’un autre côté, il y a désormais une conscience absolument digérée de la marge, qui n’en a rien à foutre d’une quelconque "autorité" académique, qui de toutes façons, n’existe même plus.

      C’est fini le temps où Télérama se bouchait le nez à l’évocation de Massacre à la Tronçonneuse : maintenant, ils rampent devant, et peu importe, d’ailleurs...
      Un réalisateur, aujourd’hui, c’est quelqu’un qui fait ce qu’il veut, avec ce qu’il aime : tout son bagage/ héritage artistique, qui va bien au-delà du Cinéma.
      Pourquoi crois-tu que le gros Weinstein s’est fait lourder ?

      Mais même à le considérer comme un divertissement : Alfred Hitchcock, ce n’est pas de l’Art ?
      lol, essayez au moins d’être crédibles, avant d’être péremptoires...


    • allons palm beach, sois plus fin,
      Que le cinéma soit une industrie du divertissement n’empêche pas les artistes d’y occuper une place. tu remarqueras d’ailleurs que cette place est de plus en plus tenue.
      Par contre un cinéma sans financement, çà c’est impossible.
      Toute le problème remonte à Mélies qui nous a fait croire que le cinéma était un art parce que lui même était un artiste de génie alors que ce n’est au mieux que de l’artisanat.


  • Les pauvres petits, que la vie est difficile, il va falloir augmenter encore plus leurs subvention.


  • On a subventionné l’agriculture : on l’a tuée. On a subventionné le cinéma : on a " la vérité si je ment "


  • Ah ah, y a pas un message subliminal dans le titre de votre article ?

     

  • La culture industrielle du navet.... Je me sens rassurée et moins seule en lisant cet article. En effet, le dernier film français que je suis allée voir, c’était "Des hommes et des dieux" et ça remonte à 2010 ! Mes enfants, surtout mon fils qui a bientôt 16 ans ne sont guère intéressés. J’ai l’impression d’assister à une machinerie absurde qui tourne à vide...


  • Pourquoi en parler , on ne veut même plus rien savoir de ce cinéma vomitif , on ne peut tout simplement plus supporter ces tronches "gratuitement alors payant " ! pareil pour les tronches de la télé !


  • Gaston Lagaffe faisait bien en BD, mais en film cela m’a l’air trop caricatural.
    Déjà Tintin par Spielberg était une catastrophe.
    Faute d’idée, les producteurs exploitent le filon des BD à succès, en espérant que le "c’est nul" qui passe de bouche à oreille aille moins vite que le "c’est cool" de la publicité.

     

    • J’ai écouté la promotion du film par Pierre-François Martin-Laval (ancien des Robin des Bois) l’autre fois dans l’émission de Nagui sur France Inter (seule radio sans trop de pubs)
      Bon déjà les lourdingues Robins des Bois ("découverts" par Farrugia des Nuls) ne m’avaient jamais fait marrer, mais là en entendant le pauvre Pierre-François dérouler son texte publicitaire je sentais bien que ce film était un énième navet. Cela semble confirmé à la lecture de la bande-annonce...
      C’est sans doute un film pour les enfants, mais ils ne connaissent pas les BD’s Gaston Lagaff (ils sont passés aux mangas et au smartphone). Alors pour qui ? Pour quoi ? c’est la question.


  • Des’’fées’’ !? Dites plutôt les Parques...On devrait dire : qu’est-ce que cela ? ou encore qu’est-ceci ? ou bien : qui est-ce ? mais on ne peut qu’émettre un : c’est quoi ça !? Voilà a quoi ressemble le ’’cinéma français’’ désormais. Ce triumvira caricatural est une ruée dans la Réalité et le marqueur de la nullité où est descendu ce domaine, sous la domination de parasites imbéciles et pervers. Et tout est castrophiquement comme cela. Et ça donne des leçons de tout, tout le temps, à tout le monde, et ça se goinfre entre deux insultes, deux menaces, deux mises en demeure, deux mensonges, deux trahisons, deux incongruités. Le tout en pataugeant dans l’existence de concon le françois.


  • Clouzot, Melville, Sautet, Pialat, schoenderferr, Granier-Deferre, René Clément, Tavernier, Michel Deville, Autant-Lara, Francis Girod, Molinaro, Nina Companeez, même Francis Veber, Gérard Oury, Bernard Borderie, Lautner, Eric Rohmer et d’autres que j’oublie ont honoré le cinéma français. A part Jacquot, Dumont, Beauvois, c’est quasi "l’ère du vide".


  • Car :
    qui finance, décide et
    Censure dans les têtes


  • Le cinéma français n’a jamais produit autant de films... mais veut le casher.


  • Vous allez encore "au cinéma" ? Moi pas depuis longtemps : exactement depuis 1981 et la vague de m.... gérée par C+ et qui continue (dans les salles et ensuite à la TV , pas six mois après la sortie mais 15 jours après, tellement c’est nul) de plus belle avec des réalisateurs lambdas interchangeables qui nous racontent (sauf exceptions) que des histoires de gens déboussolés et tristes à mourir. Aucun intérêt.


  • Les acteurs français sauf exceptions jouent très mal aussi.


  • Et pas un centime pour Cheyenne Marie Carron, cinéaste au courage inouï.


  • Moi je n’ai qu’une seule chose à dire : KINGSMAN


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