Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

La religion et la spiritualité dans le monde de demain

Une conférence de Piero San Giorgio à Paris

 
 

Livres de Piero San Giorgio (2)




Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

19 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • #178306

    Piero San Giorgio, je prie pour qu’il y en ait beaucoup comme lui qui traduisent aussi bien l’esprit Er. De qualité !


  • Il a l’air de dire que l’écroulement économique serait la conséquence de l’augmentation de la population, l’utilisation excessive des ressources etc....

    N’est-ce pas là une explication très conformiste ? Le genre d’explication "à la Arthus Bertrand" ?

     

    • ça n’empêche que l’assertion est plutôt bonne. Quand tu regardes les faits la France aujourd’hui importe du blé qualifié de panifiable !!! POURQUOI ? parce que la majeure partie du blé produit sur nos terres est pathologique ppas au sens médical mais au sens de viabilité. Il est tellement creux qu’on a peine à le panifié...
      Les greniers du monde sont en Afrique (exploités économiquement par le FMI) et l’amérique du sud. Je te laisse imaginer la suite même l’égypte avec ses 80 millions d’habitants, où le Japon ne s’en sortiront pas indemne


  • Je vois que le débat avec Franck Abed a crée du changement ^^’

     

    • franck Abed a raison sur la religion qui est le ciment de la cohésion d un groupe,....les BAD Musulmane seront les plus solides, d’ailleurs beaucoup de cité de banlieue sont déjà des BAD


    • C’est ce que je me disais, j’aimerais bien de Frack Abed nous dise ce qu’il en pense maintenant.



    • les BAD Musulmane seront les plus solides, d’ailleurs beaucoup de cité de banlieue sont déjà des BAD



      Ah bon ? ils sont autonome en énergie, en eau et en nourriture qu’ils produisent eux-même ?

      Ou bien voulez-vous dire que ces cités de banlieues seront de futures "BAD" organisées avec des bandes (déjà) armées qui feront des razzias dans le voisinage pour ramener le butin ?
      .


    • #178725
      le 01/07/2012 par Piero San Giorgio
      La religion et la spiritualité dans le monde de demain

      et non. cette conférence à eu lieu le même jour... et je l’ai préparée avant l’entretien avec Mr. Abed... et c’est ce que je pensais avant, pendant et après ce débat là.
      quant aux banlieues françaises... je ne suis pas certain qu’elles soiente "musulmanes", mais je suis sûr que ce ne sont ni des Bases, ni Autonomes, et encore moins Durables. ca va être des zones de mort si tout s’effondre... plus d’eau, plus de nourriture, plus d’hygiène et de l’ultraviolence pour tout le monde...


  • Merci à E&R et à Piero San Giorgio.


  • #178674

    Piero San Giorgio identifie le POURQUOI religieux à un vulgaire artifice compensatoire, qui faute de mieux, pourrait remplacer l’opium consumériste après l’effondrement économique. ceci est une héresie !

    La religion catholique qui par définition N’EST PAS UNE OEUVRE PUREMENT HUMAINE, n’a pas vocation à devenir un vulgaire objet de consommation soumis à une dictature de l’opinion elle même maquillé en vague "tolérance". Vague "tolérance" ne réclamant strictement aucune foi, ni aucun effort d’amour et de pardon réel, tout en faisant la part belle à un COMMENT politique se voulant libre de toute autorité légitime !

    La principale vocation de l’Eglise est de guider le COMMENT temporel, afin qu’il ne soit pas lui même soumis aux passions humaines déchaînants tout les vices aujourd’hui institutionnalisés et légalisés.

    Piero San Giorgio n’a pas conscience que la situation de chaos vers laquelle nous nous dirigeons découle justement de l’instrumentalisation du Pourquoi religieux par le Comment politique, et ceci dès la prétendue "renaissance". Instrumentalisation qui à la fin du 18éme siècle, permis ensuite de justifier le rejet intégrale du religieux par le politique (laïcité), ainsi que le détournement de ses principes par un humanisme libérale/libertaire trompeur, car totalement coupé de la source de notre libre arbitre résidant dans le POURQUOI.

    B.A.D ou pas, une société humaine dans laquelle le POURQUOI religieux est soumis au COMMENT politique, est une société qui instrumentalise le religieux, et qui plus tard finira à nouveau par le rejeter intégralement au profit d’une forme de religiosité inversé cherchant à substituer au réel ses propres lois et sa propre réalité, autrement dit à l’image du "prince des révoltés".

    Piero cite les "révolutions" industrielles du 19éme siècle, mais il oublie volontairement ou pas, de citer la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui permis au pouvoir temporel de se liberer totalement de l’autorité extra-humaine qui jadis l’entravait dans l’expansion de ses interêts mercantiles et usuriers. Sans oublier la prétendue "réforme protestante" qui dès la renaissance, parvint déja diviser les Chrétiens, et donc à affaiblir l’autorité de l’Eglise sur les princes de ce monde. Citons également l’abolitionisme libertaire de la fin des années 60 qui cet fois ci permis la destruction des derniers résidus de morale Chrétienne encore présents chez les individus de toute classe sociale et de toute appartenance politique confondue !


  • #178768

    Voila un titre de conférence qui donne raison à Frank Abed dans sa critique de l’ouvrage de PSG (vidéo à voir absolument). C’est tout de même assez étonnant de la part de PSG de s’aventurer sur un terrain sur lequel il semblait de son propre aveux n’avoir aucune compétence particulière. Même si la critique de Frank Abed est très pertinente sur les plans spirituel et sociétal, PSG pouvait parfaitement se retrancher derrière l’idée d’un ouvrage à vocation technique uniquement. C’est étonnant voir troublant...


  • C’est là qu’on voit toute l’ampleur de ce que dénonçait Franck Abed dans leur précédent entretien. Je ne comprenais pas les remarques de M. Abed, mais à présent, leur pertinence m’apparait beaucoup plus clairement. Merci E&R.


  • #178806

    La foi n’est pas une orientation intellectuelle, elle est comme un muscle qui se développe à l’effort...

    La foi se développe au contact de la nature, dans l’insécurité, dans la souffrance. Elle prend racine dans la peur, puis devient de la confiance en la vie. C’est à mon sens une définition de la foi.

    Dans un retour au confort et à la facilité (les besoins facilement comblés deviennent des jouissances - à satisfaire encore et encore) on peut reperdre sa foi... avoir peur du futur, de la mort..

    Les gens qui vivront dans des bad en pleine nature redeviendront en partie animiste. Il y aura (comme il y à déjà) des chamanes, des astrologues. Je me réfère à Findhorn et à l’histoire des Cosaques qui d’agriculteurs redevenant chasseurs virent le retour de vocations chamaniques parmi les leurs. C’est indiscutable et les exemples dans l’histoire de la dernière décennie sont aussi nombreux.


  • Pour comprendre cet apparent revirement, qui n’en est peut-etre pas un en réalité, il faut comprendre d’abord que Piero San Giorgo a voulu s’adresser dans son livre à tous, dans ce que nous pouvons avoir de commun qui est une espèce de mollesse, de relâchement, qui fait que bien que nous ayons des croyances, en définitive nous les pratiquons si peu, et que nous tombons sans nous en rendre compte dans une forme de nihilisme ou plutot d’athéisme de confort.

    A cause de cette société de consommation dans laquelle nous vivons et qui semble avoir remplacé dieu par ses impératifs, Piero San Giorgio a préféré s’adresser à cet être de raison bien ramolli que nous avons tous en commun, car il sait que c’est bien celui la qu’il faut avant tout réveiller.
    PSG explique que cette croyance en la société de consommation est récente douteuse et très friable, alors que si on la compare avec les religions qui ont réussi traversé les siècles, on se rend compte qu’il n’y a pas de hasard et qu’il y a tout un tas de raisons bien précises. Il est évident que cette secte qu’est la société de consommation ne réussira pas comme les autres religions, qu’elle ne tiendra pas dans la durée et qu’au final, cette vilaine hérésie finira par périr d’elle-même.

    Je comprends largement ce que veut dire Franck Abed et je suis assez d’accord pour dire qu’il faut se préparer spirituellement voire doctrinalement autant que physiquement et mentalement, bref, qu’il ne faut rien négliger.
    Car tout va se jouer au final sur la notion de valeurs, à ce sujet, on pourrait dire que d’un coté PSG fait le constat que nous n’en avons presque plus et que cela risque très délicat, PSG nous avertit, nous prévient, quand un Franck Abed aura tendance à expliquer qu’il faut justement revenir à toutes ces valeurs qui ont fait notre histoire, puisqu’en tant que français nous avons la chance d’avoir énormément reçu, et que si nous nous en donnons la peine, nous avons tout ce qu’il faut pour pouvoir résister.

    Pour moi ces discours sont bien plus complémentaires qu’opposés, les deux nous permettent d’ouvrir les yeux sur la situation et de revenir à un peu plus d’humilité.

     

  • #179341

    Merci beaucoup à Piero pour ses analyses toujours brillantes et que je partage complètement. J’aime en particulier le conséquentialisme avec lequel il aborde les sujets délicats que sont la spiritualité et le sentiment religieux ainsi que son absence de naïveté, dans un sens ou dans l’autre.
    Si je devais émettre une toute petite critique, je dirais simplement qu’il me semble que le rôle cruciale que devrait jouer la philosophie dans un processus qui chercherait à ne pas reproduire les excès du passé (encore une fois, dans un sens ou dans l’autre) est plus ou moins laissé de coté. C’est dommage.
    Mais, quoi qu’il en soit, étant donné l’angle par lequel il aborde la question spirituelle, j’espère qu’il nous régalera très vite avec un ouvrage qui y sera consacré (après celui, en coopération avec l’excellent Volwest, traitant de la survie urbaine lors d’un effondrement économique).


  • On est capable de se passer d’énergie fossile si on adapte d’autre technologie au besoin humain. Ce qui me dérange avec ce genre de théorie de retour au source, se créer un pti nid autonome pour assurés la survie d’un petit groupe. c’est que cette vision n’est pas compatible avec l’épanouissement du plus grand nombre. cette solution ne peut pas être généraliser car le coût initiale n’est pas accessible pour tout le monde de plus j’ai un doute sur la capacité d’accueil de la planète si l’on reviens à des moyens de production moins dense. Après je comprend tout à fait qu’a l’échelle d’un homme on essaye pas de sauver toute la civilisation humaine :). c’est pour ça que je crois que notre rôle à tous est de démocratiser cette penser afin de mettre en oeuvre le plus rapidement possible la transition énergétique qui est la seul solution viable à la pérennisation du plus grand nombre. sans compter les efforts qui doivent être fait dans la production d’eau douce ou de denrée alimentaire que si des progrès ne sont pas fais dans ses technologie nous irons tout droit à notre perte.


  • Je pense qu’il serait temps de ne plus amalgamer religion et spiritualité car la première concerne la forme alors que la seconde est plus en rapport avec le fond. Or, toutes les spiritualités se rejoignent dans l’expérience mystique qui est inexprimable par le verbe et c’est la raison pour laquelle celui-ci doit s’incarner dans une pratique pour se vivre et non se dire. Toutes les expériences mystiques amènent à la même expérience d’unicité avec un absolu qui n’a pas besoin d’être nommé ni représenté car il est indicible et invisible. Les religions étant toutes basées sur des textes fondateurs, révélés ou compilés, elles sont toutes sujettes à interprétations et donnent naissances à des écoles, des églises ou des sectes qui se bagarrent entre elles pour imposer des points de vues qui ne peuvent être que relatifs. Seule l’expérience est authentique et ne peut être que silencieuse. Les textes sont semblables au doigt qui montre la lune... Le fidèle regarde le doigt, le pratiquant contemple la lune. Seul le sage va au-delà car il sait, par expérience, que le doigt n’est pas la lune et que la lune n’est qu’un point de repère au-delà duquel la vérité se révèle à celui qui ne cherche pas à l’imposer. Les textes ne sont que des cartes qu’il ne faut pas confondre avec le terrain. S’il y a encore aujourd’hui des guerres de religions de par le monde, il n’y a jamais eu de guerre de mystiques car tous parlent, en respectant le silence, de la même chose. A bon entendeurs, le salut éternel.

     

  • Afficher les commentaires suivants