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Polémique Obono-Valeurs actuelles – Les Africains aussi ont participé aux traites négrières

Quelle insolite et même « surréaliste » polémique pour un simple pastiche ! À travers la personne de Danielle Obono, porte-parole de La France insoumise, l’hebdomadaire Valeurs actuelles a en effet mis en évidence sous une forme se voulant humoristique, le rôle de certains peuples Africains dans la vente des esclaves noirs aux négriers européens.

 

Présentée comme une victime de cette traite, Madame Obono a, parait-il, été ulcérée de ce qui pourrait s’apparenter à une « réponse du berger à la bergère ». Au mois de juin 2020, devant le Parlement européen, n’est-ce pas le groupe LFI qui a en effet déposé un amendement visant à ne reconnaître comme « crime contre l’humanité » que la traite européenne, la seule traite européenne, et non « la traite des esclaves » en général, comme cela était prévu dans le texte initial ?

Cette polémique illustre en réalité le niveau d’abêtissement et, plus grave encore, de dhimitude intellectuelle du monde politique français. Trémolos dans la voix, la main sur le cœur, Rassemblement national compris, tous les partis politiques ont en effet réagi par réflexe pavlovien et dans l’ignorance bétonnée de la question. Au pays de Descartes, l’émotionnel semble donc avoir définitivement pris le pas sur la raison…

Or, par-delà les stupides invectives, les consensuelles indignations et les lâches prises de position de responsables politiques devenus les « baise-cul » du fait accompli, la vérité historique existe. Elle fait consensus chez les universitaires spécialistes de la question : une partie de l’Afrique s’est enrichie en vendant l’autre partie. Les captifs n’apparaissaient en effet pas par enchantement sur les sites de traite car ils étaient capturés, transportés, parqués et vendus par des négriers noirs aux négriers européens. Comme ces derniers attendaient sur le littoral que leurs partenaires africains leur y livrassent les captifs, il dépendait donc in fine des négriers africains d’accepter ou de refuser de leur vendre leurs « frères » noirs.

Cette coresponsabilité dans l’ignoble commerce négrier a d’ailleurs été clairement mise en évidence par les évêques africains :

« Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir… Nos pères ont pris part à l’histoire d’ignominie qu’a été celle de la traite et de l’esclavage noir. Ils ont été vendeurs dans l’ignoble traite atlantique et transsaharienne » (Déclaration des évêques africains réunis à Gorée au mois d’octobre 2003).

Or, à travers l’artificielle polémique Obono-Valeurs actuelles, la vérité historique est une fois de plus effacée au profit d’une fausse histoire peu à peu imposée par des méthodes terroristes et lâchement acceptée par tous les partis politiques français.

Bernard Lugan

 


 

Esclavage : « La complicité de monarques africains est une donnée objective », selon l’anthropologue sénégalais Tidiane N’Diaye

 

C’est une réalité sur laquelle historiens, journalistes et militants ont souvent jeté un voile, par lâcheté intellectuelle ou opportunisme idéologique. Mais les faits sont têtus, et il existe assez d’archives pour l’attester. Durant les longs siècles de traite et d’esclavage arabo-musulman puis occidental, des États négriers d’Afrique ont participé et se sont enrichis grâce à ce commerce, comme les royaumes d’Ashanti ou d’Abomey (actuels Ghana et Bénin) par exemple.

 

[…]

Certaines royautés ou nations africaines de l’époque se sont-elles vraiment enrichies grâce à la traite, et dans quelle mesure ?

[Tidiane N’Diaye, anthropologue sénégalais :] […] La responsabilité de ces roitelets et autres renégats cupides, ne souffre aucun doute. Dans cette tragédie, force est donc, de reconnaître qu’il y eut la collaboration de potentats autochtones qui, pour tirer profit de ce mal, se souciaient peu de la destination ou de la mort de leurs compatriotes. Il n’y eut pas seulement que les négriers berbères, égyptiens, européens et autres ramassis et écume des nations. La complicité de certains monarques et leurs auxiliaires africains dans ce commerce criminel est une donnée objective.

[…]

Pensez-vous que l’Afrique subsaharienne (ou du moins certaines nations, car le continent est immense) devrait reconnaître officiellement sa responsabilité dans la traite et la déportation de millions d’esclaves, comme l’ont fait certains États occidentaux ?

Bien évidemment cette question demeure taboue et divise les intelligentsias africaines et afro-américaines. Mais le président Matthieu Kérékou du Bénin, avait été le premier à se mettre à genoux devant une congrégation noire de Baltimore, pour demander pardon aux Africains-Américains et à toute la diaspora pour « le rôle honteux que les Africains ont joué durant la traite ». […]

Lire l’intégralité de l’article sur la1ere.francetvinfo.fr

 

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Article ancien.
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64 Commentaires

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  • Il y a encore des esclaves en Afrique notamment chez les Peuls. Faut juste arrêter de faire de l’idéologie, ce pouvoir commence vraiment à nous casser les c...

     

    • « vendus par des négriers noirs [passeurs] aux négriers européens [banksters] »

      À la télé et chez Merluche, ils appellent ça des migrants ou "des chances pour la France" !

      Francis Huster parle lui, de "nouveaux Montaigne". Les familles des victimes apprécieront.


    • Vu en Gambie en 1992. Il dormait sur le paillasson devant la porte principale de la maison.
      Donc, factotum la journée et gardien la nuit. Petit, trapu, je pense que c’était un mec d’Afrique centrale genre Cameroun et sans doute Bantou, en tout cas d’une ethnie des forêts.

      Les peuls sont clairs, grands, longilignes et viennent pas mal du nord-est par rapport à l’Afrique de l’ouest et au golfe de Guinée. Donc l’esclavage concerne toutes sortes d’origines en fait.


    • Il n’y a pas que chez les Peuls qu’on trouve des esclaves .Aujourdhui encore chaque famille aisee en Afrique possede plusieurs adolescents de leur ethnie pour faire les taches menageres et autres gardiennage contre une paillasse pour dormir et une assiette de riz .Les familles vivant a l’interieur du pays vendent leur ados a des parents aises qui vivent en ville et gagnent ainsi une coquette somme d’argent . Apres avoir vecu quelques dizaines d’annees en Afrique je sais de quoi je parle .


    • Il y a encore des esclaves en Afrique !!!
      bientôt y en aura aussi en France , demandez à Attali , Macron , Bill Gates .....


    • Il y a des négriers et des négrières en France et en Europe : ce sont les proxénètes nigérians, mâles et surtout femelles (les "mammas") qui contrôlent et exploitent les prostituées nigérianes . Elles doivent "travailler" en moyenne deux ou trois ans pour payer leur "dette", l’argent emprunté qui leur a permis de passer illégalement en France . On ne parle jamais de ces négriers qui esclavagisent et exploitent pendant plusieurs années leurs soeurs de race .


    • J’avais un élève Malien qui se vantait ouvertement en cours d’avoir des esclaves au pays...


    • L’un de mes profs de climatologie m’avait expliqué qu’alors qu’il travaillait je crois en Mauritanie un étudiant était venu accompagné d’un jeune homme qui lui portait ses affaires et lui avait épousseté la chaise pour qu’il pût s’y asseoir. Mon prof qui connaissait leurs mœurs avait compris que ce dernier érait un esclave et avait foutu à la porte avec perte et fracas cet étudiant ; celui-ci était revenu le lendemain en portant tout lui-même.

      Et comme chacun le sait les Touaregs ne sont pas les seuls esclavagistes en Afrique. Le Dahomey (actuel Bénin) fut l’un des nombreux États esclavagistes d’Afrique noire. D’autres pratiquaient les sacrifices humains, ou le cannibalisme même. La colonisation ne fut possible que parce que les Européens étaient pour les opprimés un moindre mal. Kanassie, la capitale des Achantis (ou Ashantis) de la Côte-de-l’or (l’actuel Ghana), dont les « palais » étaient ornés de crânes humains, fut prise largement par des Noirs, bien heureux de mettre un terme à ces horreurs.

      Les Noirs d’Afrique gagneraient à s’occuper de faire interdire l’excision mutilant nombre de leurs mères, de leurs sœurs, de leurs cousines et de leurs compatriotes ; ils ont déjà participé par association, en prenant largement le parti des colonisateurs, à l’abolition des autres horreurs.


  • C’est la même question que pour les stupéfiants : est-ce la demande ou bien est-ce l’offre qui crée un marché ? Objectivement, on serait tenté de dire : les deux mon général ! Sans les européens, il n’en demeure pas moins que la traite inter africaine et la traite musulmane aurait été une réalité.


  • J’ai entendu un journaliste-télé affirmer que les négriers arabes avaient CASTRE 11 millions de noirs (à partir de l’âge de 10 ans...)

     

    • pour les envoyer dans l’île de Epstein et Maxwell sans doute ?


    • Les castrateurs étaient arabes mais pas musulmans... l’islam interdit de pratiquer ce genre de chose, par contre rien n’interdit de déléguer la tâche à une autre communauté pour laquelle il est interdit de refuser un billet pour mutiler des goys, ce serait pécher...
      Au passage il n’y a pas eu que les noirs à avoir étés castrés, des millions de blancs en ont également été victimes en europe dès le 8ème siècle sous charlemagne... la ville de verdun était une plaque tournante et une usine a castrer... comme l’opération est également interdite par le christianisme, on fit appel aux mêmes pour la pratiquer... ce n’est pas un hasard si l’est de la france est le siège de la communauté juive depuis le 8ème siècle, il y ont prospéré grâce à ce commerce...


  • C’est ce que prétend Fernand Nathan. Au lieu de mettre la responsabilité de l’esclavage sur les africains, ce qui est une ineptie totale, il faut désigner les véritables responsables, une certaine catégorie d’européens qui le pratique encore aujourd’hui...

     

    • Ben non. Cest précisément linverse de ce que pretend fermand nathan.

      Les europeens ont été victimes eux aussi de lesclavage (dans l’antiquité avec les romains, au moyenage avec le servage, plus tard avec les raids barbaresques, sans parler des esclaves irlandais en amerique) et ils l’ont pratiqué comme les autres peuples, a un niveau moins repandu dailleurs : Meme dans le sud des usa , avant labolition, seuls 2% des familles "WASP" possedaient des esclaves. Incidemmemt une petite communauté donneuse aujourd’hui de leçons d’antiracisme possedait des esclaves a un taux de 40 % dans la meme region et a la même epoque...pour montrer le rejet naturel de lesclavage par les occidentaux comparé a d’autres...

      La seule originalité des occidentaux est davoir rejeté (et tres tot...) l’esclavage sur le continent europeen, puis davoir interdit dans les colonies un esclavage qui ne concernait pas leur groupe, pour finalemembt faire cesser toute forme desclavage, y compris chez les autres nations. Cest lhonneur de nos ancetres. Et c’est surtout cela qui derange fernand nathan aux entournures. Que d’autres cultures se complaisaient dans lesclavage (en afrique notamment), et qu’un certain peuple apatride en dominait le commerce font partie des choses que lon ne lira pas dans les livres dhistoire destinés aux enfants francais actuels.


    • Excusez moi Anastase, mais vous avez besoin de remettre votre logiciel à jour !
      L’esclavagisme existe depuis la nuit des temps, partout, mais les premiers à le refuser ont été les chrétiens ! Pendant des siècles, les arabes ont pratiqué l’esclavagisme (pour votre gouverne, sachez que l’Arabie saoudite n’a renoncé officiellement à l’esclavage qu’en 1964 !), des chefs de tribus africaines se sont fait la spécialité de capturer leurs frères pour aller les vendre sur les côtes aux négriers européens...

      Responsabilité africaine autant qu’européenne donc ! Et pendant des siècles, les barbaresques, ancêtres des Algériens, ont fait des razzias sur les côtes de toute la Méditerranée, capturant femmes, enfants...

      Mais surtout, qui a mis fin à l’esclavage, et s’est battu pour mettre fin à ces odieuses pratiques ?
      Les européens ! la République Française en tête !

      Tâchez de vous en rappeler s’il vous plaît !


    • @p’tit gars : Encore une fois vous tombez dans ce piège des chrétiens et des arabo-musulmans qui se renvoient la responsabilité de l’esclavage. Il y a une troisième catégorie dont, curieusement, on ne parle jamais concernant l’esclavage, c’est de cette catégorie d’europeens dont je parle.

      @Zuleya : Jes sais de quoi je parle, j’ai été professeur au collège et au Lycée et j’ai largement eu l’occasion de consulter les manuels de mes collègues professeurs d’histoire-géographie.


    • @Anastase

      Moi j’y étais au Collège/Lycée y’a moins de dix ans de ça.

      Et non, aucune nuance sur le commerce d’esclave.

      Les blancs sont des salauds ils les attrapaient quasiment au lasso dans la savane, c’est ça la version officielle.

      Amusez vous à poser la question aux 20/25 ans dans la rue...

      Les gens tombent des nues quand vous parlez de traite arabo-musulmane, ou de la responsabilité Africaine.


    • Anastase :

      Je termine.

      Il s’agit pas de se renvoyer la balle, mais de dire que faire porter la seule responsabilité de l’esclavage aux est une saloperie intellectuelle, et un instrument de domination, c’est tout.


    • @Anastase :

      Mais quelle mauvaise foi ! Donc quand il s’agit de dire que l’esclavage est le fait de quelques européens c’est bon mais quand on constate les faits, à savoir que les chrétiens ont mit fin à l’esclavage alors que les arabo-musulmans l’ont pratiqué pendant plus de milles ans et aujourd’hui encore, là c’est tomber dans le piège de blablabla ?

      L’EN promulgue une histoire anti-française, c’est un fait objectif, mais aussi une culpabilisation délirante des européens, la cible principale des mondialistes sont les peuples européens, c’est un fait, les peuples chrétiens, surtout catholiques sont les plus cilbés par les mondialistes c’est un fait.

      Quan à l’esclavage, il est pratiqué en Afrique encore aujourd’hui. Quand on est un homme digne de ce nom, on se regarde dans un miroir, on ne montre pas les gens du doigt. Mais avec les africains c’est toujours la faute des autres. Bon sang, mais n’avez-vous pas honte ? A chaque fois qu’un chialeur comme vous sort les sornettes que vous avez sorti, c’est comme si vous disiez : "Les africains ne sont pas des hommes, ils n’ont aucune responsabilité dans l’Histoire, ce sont des animaux sans conscience".

      Au moins dites-le franchement au lieu de raconter n’importe quoi. Un continent entier n’y est pour rien quand une part conséquente de ses habitants y est vendus pendant des siècles ??? Vous etes sérieux ou vous etes tellement à l’ouest que vous ne vous rendez pas compte de la débilité de vos propos ?

      Si mon pays est envahi, je n’accuse pas les reptiliens, je me demande ce que j’ai fais pour permettre cela !

      Ca devient insupportable ce déni de réalité. Les arabes ont pillé et agressé les côtes méditerranéennes pendant des siècles, ils ont fait des millions d’esclaves chrétiens, je n’ai jamais vu un français de souche venir me voir en chialant sur cette histoire, par contre Saint-Louis a débarqué et a dit stop. Ca doit etre cela la différence, les uns chialent, les autres agissent.


    • La République française a plutôt réussi sa communication que mené la lutte contre l’esclavage.


    • Tollandophobe, cite donc des exemples de pays africains qui ont, a la meme epoque ou meme avant, lutté contre lesclavage...meme aujourdhui il.y a de lesclavage en Afrique ou encore a Haiti

      La realite historique de la lutte contre lesclavage par les occidentaux (et les francais en particulier) gene bien aux entournures les africains habitués a jouer sur la culpabilisation du blanc. Quand il s’agit de se remettre en question et de ne serait ce quadmettre que lesclavage est une realite de lafrique contemporaine, y a plus personne. Effectivement, tout est dans la com et rien dans les faits, tu as bien raison. Si ce nest que cest une inversion accusatoire et que cela concerne les cultures africaines.


    • Ô Zuleya, vous vous méprenez sur ce que je dis !

      Vous ne répliquez pas du tout à mon propos mais aux implications que vous y voyez - bien à tort, je vous l’assure.

      J’ai dit ici et ailleurs que l’esclavage existait encore en Afrique et qu’il n’avait été aboli que par les Européens : nous sommes d’accord.

      J’ai dit qu’en revanche la République française avait réussi sa communication plutôt que mené la lutte contre l’esclavage.

      Dans les livres d’histoire : la Première République (1792/1804) abolit l’esclavage (1794), rétabli par Napoléon ensuite, et la Deuxième République (1848/1852) l’abolit définitivement (1848).

      Dans les faits : tout le monde voulait l’abolition mais la reportait aux calendes grecques car le commerce colonial rapportait au trésor (vente de chocolat, épices, cotonades à la bourgeoisie européenne). La Convention, abolitionniste, décida donc de reporter l’abolition à 70 ans plus tard ! Elle ne fit pas mieux donc que les régimes précédents.

      Les esclaves, inquiets de la disparition du poucoir royal qui les protégeait (trop peu) contre la toute-puissance de leurs maîtres, se révoltèrent et obtinrent la liberté les armes à la main. Envoyé à Saint-Domingue, le représentant de la Convention dut constater que, faute de pouvoir y envoyer des troupes (guerre avec l’Angleterre maîtresse des mers), il fallait reconnaître la situation ou perdre les colonies : on dut la rage au ventre « abolir » un esclavage déjà vaincu par les esclaves.

      En 1802 ce fut le Premier Consul Bonaparte et non l’empereur Napoléon qui rétablit (en pratique) l’esclavage : la différence est de taille puisqu’il le fit sur les conseils des révolutionnaires restants (surtout Cambacérès) qui espéraient profiter de la paix d’Amiens (1802) pour revenir à l’état antérieur ; mais la guerre contre l’Angleterre reprit, et faute de recevoir des renforts, l’armée française disparut, victime de la fièvre jaune.

      Les Anglais avaient vu que l’abolition avait été accueillie avec enthousiasme en Europe ; la perte des colonies d’Amérique faisait des États-Unis des rivaux pour le coton d’Inde, et le blocus continental les empêchait de vendre en Europe des denrées coloniales. Ils signèrent donc avec les États-Unis une interdiction de la traite négrière profitable et (pour le public) morale. Elle leur permit de s’imposer après Waterloo en gendarmes des mers sous un beau prétexte. Ils abolirent l’esclavage devenu peu rentable et pour éviter leurs ingérences les autres suivirent.


    • @ Zuleya

      Ce que je dis se résume donc à ceci (le résumé des arguments étant ci-dessus) : les régimes ont soigné leur popularité par l’abolition de l’esclavage, abolition de laquelle ils tiraient quelque profit ; il n’en reste pas moins que seule la sensiblité des Européens a permis de franchir ce pas, ce qui est, je crois, à mettre au crédit desdits Européens (et je ne le dis pas seulement parce que je suis Européen).


  • La Commission des réfugiés et apatrides a dans des dossiers de demandes du statut assez fréquemment des certificats médicaux établis par des médecins français attestant des traitements "inappropriés" subis par des peuls, des marques de chaînes notamment. Cela dure encore. C’est d’aujourd’hui.

    Et alors, la merluche, on se bouge, le "sénateur" ?


  • Quand on s’assied dans un restaurant de luxe en France et qu’on aperçoit furtivement un type noir en cuisine qui fait la plonge, on devrait se demander comment dénommer ce pauvre diable qui nous permet de nous goberger en toute sérénité.. "technicien de cuisine" ou esclave ? Et partout c’est pareil. On est sacrément hypocrite. Et Obono ne semble pas mal nourrie non plus. Qu’elle aille prêcher dans les arrières cuisine des restos du 7ème arrondissement.

    Les seuls qui ont fait quelque chose contre l’esclavage en l’interdisant en métropole, ce sont les rois de France.

    Ne nous faisons pas d’illusion, l’esclavage s’installe et s’étend en Europe. Nous sommes tous complices. "regarder ailleurs", c’est ce qu’ont toujours fait les affreux bourgeois.

     

    • Et quand tu vois un français de souche trimer pour le smic, tu vois pas non plus un esclave ??? Avant que ne débarque le pauvre africain, les français vivaient mieux, pas de dumping social, pas de milliards a payer pour entretenir l’immigration, une délinquance réduite...
      L’africain qui vient travailler en france est un privilégié, il augmente son niveau de vie, son pouvoir d’achat, fait un bond civilisationel et technologique de plusieurs siècles, voir millénaires. Il n’est pas à plaindre... nous l’immigration nous coûte notre qualité de vie, héritée du labeur de nos ancêtres... eux se pointent les mains dans les poches et se mettent les pieds sous la table... en plus ils nous expliquent que sans eux il n’y aurait rien en france, qu’ils font tourner l’économie à notre place, pour ensuite pleurer d’être discriminés...


  • Papier à envoyer à tous les élus de la
    France Soumise, LREM, LFs, RN, etc...
    Ces petits politicards sans envergures
    n’arrivent pas à la cheville de tous les
    hommes et femmes héritiers de Descartes.
    L’émotionnel comme seul moteur,
    ça mène dans le mur de l’inculture et de
    la repentance éternelle avec à la baguette
    l’international des Francs-maçons.


  • on en est pas encore à Floyd ou Jacob mais ça vient doucement ......


  • Il suffit de s’interroger sur l’origine ethnique de la famille Traoré .En effet,le nom de Traoré serait une déformation du nom tarawalé,un des quarante clans qui composent l’ethnie Soninké.
    Dès l’époque précoloniale, la société soninké pratique le commerce d’esclaves pour progressivement se transformer en société esclavagiste
    Source:soninkaxu.com et https://fr.wikipedia.org/wiki/Sonin...


  • par respect pour la vérité observons que
    avant le développement de l’esclavage (inter africain) les vaincus, des guerres incessantes et intestines pour la conquête des territoires , étaient mangés ! cf "mémoires d’un négrier " Capitaine W.Snelgrave. Cet Anglais raconte avoir été surpris de voir des marchés de chair humaine et celà au 18e siècle dans le royaume du Dahomey ! La mise en esclavage fut donc un progrès pour l’humanité qui en finissait avec le cannibalisme alimentaire et non rituel.
    Keith Richburg , journaliste afro américain qui passa trois ans à visiter l’Afrique , déclara dans son livre (out of America, en Anglais) " je remercie les esclavagistes d avoir déporté mes parents et Dieu de les avoir fait arriver vivants". No comment !
    Enfin citons encore Tidiane Ndiaye qui estime à 15 millions le nombre de jeunes africains castrés par les Arabo-musulmans dans son ouvrage (le génocide voilé).
    des Arabo-musulmans qui ont pratiqué la traite ds blancs et des noirs pendant 14 siècles alors que la traite transatlantique n a duré que 3 siècles.
    un dernier chiffre pour la route : la traite arabo-musulmane tuait 20% des esclaves destinés à Zanzibar pendant la traversée à pied du désert, alors qu en comparaison la traite transatlantique n en perdait "que" 12% à cause des tempêtes qui inondait les cales des navires.
    _

     

    • mon frère fit un séjour au Gabon en 73/74
      et bien un actes de cannibalisme non réprimandé eu lieu dans un petit village ou un fils et des petits fils ont mangé le bras du grand père mort de mort accidentelle
      car l’aïeul était un bon chasseur et son bras avait le geste adroit , alors pour que les qualités de ce bras si doué passe à la descendance les enfants le mangèrent tout simplement et de la façon la plus naturelle du monde aux yeux de tous les autochtones cela en 1973 /74


  • 1) Il y avait plus d’esclaves blancs que noirs , principalement des Irlandais et des Anglais des classes démunis , ainsi que des victimes de kidnapping sur les plages Méditerranéennes et Européennes ( jusqu’en Islande !!! ) et ce , pendant 1400 ans !!!

    2) C’est des Noirs qui vendaient d’autres Noirs aux Musulmans , qui eux les revendaient aux esclavagistes Juifs , qui eux les revendaient dans le monde entier ( d’ailleurs , on ne pouvait pas acheter des esclaves pendant les jours fériés Juifs , parce que les " Supermarchés " étaient tout simplement fermés !!! )

    3) C’est des Chrétiens Blancs qui se sont battus pour mettre fin à l’esclavage

    4) Il y a encore de nos jours de l’esclavage en Afrique , Arabie , et Asie


  • Les Arabo "musulmans"qui n’étaient pas tous de religion musulmane ont fait le relais d’acheminement des esclaves dans les lieux de ventes mais les actes de ventes de ces esclaves
    et l’enrichissement de ce commerce ont été trouvés archivés et retrouvés dans la synagogue du Caire...voir le premier épisode sur Arte de l’histoire de l’esclavage. Il faut faire des recherches approfondies sur ce sujet et rechercher les propriétaires des bateaux de la traite négrière.


  • Donc , je répète , les fournisseurs d’esclaves nègres étaient en premier lieu leurs " frères " , puis les arabes qui en ont fait commerce , sans oublier les " commerçants " qui étaient chargés du transfert par la mer , dont on parle peu , vu que ces derniers représentaient 90% de ces "passeurs " ( notamment aux USA ) , faisaient parti de la communauté de " lumière " !! ....

     

    • Répéter un mensonge 1000 fois n’en fait pas une vérité !
      Les premiers fournisseurs de l’esclavage trans atlantique étaient les Portugais qui venaient faire des razzias sur les côtés à coup de canon.

      Ensuite ces prisonniers étaient acheminés en Europe pour servir de main d’oeuvre gratuite sur les ports de Nante de Bordeaux notamment mais aussi Liverpool etc..

      Une partie d’entre eux restaient dans les domaines pour y être esclave au sens Slave, sur place.
      Les autres montaient dans un bateau direction le nouveau monde..un 1/4 ne survivaient pas au voyage
      ..Qui étaient les propriétaires de ces bateaux, des juifs ? Et après ?

      Arrivés en Amerique et dans les îles ils etaient achetés par les locaux, pour la plupart anglo saxon bien blancs..

      Donc garde tes niaiseries sauce luganesque pour les flemards qui se contentent de faire de l’idéologie et non de l’histoire.
      Vous êtes des imposteurs.


    • Tous les négriers US étaient juifs, vous vous en rendrez compte si vous visitez Newport, sur la côte Est, surnommée "jewport" au XVIII ème siècle . La route arrivant à Newport est d’abord bordée par un très grand cimetière juif . Ensuite le plus grand bâtiment du XVIIIème est une synagogue, visitée par de nombreux juifs us . Enfin toutes les sècheries de tabac et les distilleries de rhum appartenaient à des "élus" .


    • " Archimède "

      Il y avait aussi des Noirs qui possédaient des esclaves ...


    • La part des Noirs qui ne survivaient pas à la traversée est aujourd’hui estimée à un dixième, pas à un quart.

      C’étaient des Noirs qui faisaient prisonniers d’autres Noirs et en vendaient une partie aux autres, gardant le reste pour eux.

      Et l’esclavage dura en Afrique jusqu’à sa suppression par des Blancs.


    • Le rôle des juifs dans l’esclavage est le grand tabou qui va péter à la gueule des partisans de la repentance esclavagiste.


    • @ Archimede
      Les négriers "Portuguais" étaient tout ce qu’il y a de plus juif...
      Seuls les protestants ont serieusement concurencé les juifs dans la traite négrière transatlantique, et encore... Comme le rappelle viator, même en pays protestant, la grande majorité de ce commerce était aux mains de juifs.
      Rappellons aussi que depuis la nuit des temps, la plupart des civilisations ont pratiqué l’esclavage.
      De nos jours, la généralisation du salariat (de salarium, le solde des esclaves romains) s’en rapproche significativement.


  • Et l’anthropophagie en Afrique, messieurs les antiracistes antiblancs, on en parle ? Ça serait intéressant d’expliquer comment les prisonniers capturés par des ethnies ennemies finissaient le plus souvent sur les étals des marchés à viande ! Vaut-il mieux finir esclave d’un blanc ou blanquette d’un noir ?

     

  • Il est estimé que pour fournir la demande israeli... européenne, il y avait 3 morts pour un esclave vendu...
    Les africains ont donc genocide 40 millions d’africains pour pouvoir en vendre 13 millions...
    Une femelle congoide avec un enfant en bas âge avait plus de valeur marchande sans son gosse, c’est pourquoi il était d’usage de balancer le negrillon dans le caniveau avant d’aller sur le marché...
    Pour la traite transaharienne il fallait également compter sur les 90% de pertes liées à la castration, des usines étaient installées au benin par exemple, chez les grands parents de kemi seba...
    Au final les africains ont massacré bien plus de noirs qu’ils n’en ont vendu... mais ils vous expliquerons que Colbert et les sales blancs sont responsables de leurs malheurs...

     

    • Louis XIV a demandé à son ministre Colbert d’écrire le code noir pour les eclaves africains importés illégalement depuis le Brésil par les négriers juifs et qui étaient sans droits. Le premier article commence par ordonner l’expusion des juifs des antilles. Le code noir est basé sur celui des serviteurs ou des soldats, dont la condition était relativement proche.


    • "Le code noir est basé sur celui des serviteurs ou des soldats, dont la condition était relativement proche."

      Argument fallacieux et nul.
      Les esclaves dans les 2 codes noirs dont le second rendorce dans la répression le premier, étaient des biens cheptel, des biens meubles dont on peut disposer comme bon nous semble.
      Le second code noir renforce donc l’original car de nombreuses révoltes et fuites avaient lieu et il fallait réprimé férocement et légalement les neg marrons qui se rebellaient pour dissuader les autres ne serait ce que d’y penser.
      Colbert le samaritain qui protège les Noirs contre les exactions gratuites, à d’autres, il énumère toutes ces exactions et les codifie ! Ce qui est pire dans l’ignominie.

      Je vois pas le rapport entre ces conditions de servitude forcée et extrême et les soldats de sa majesté..Faut pas pousser non plus


    • Victor Schœlcher remarquait (L’Esclavage au Sénégal en 1880, Paris, Librairie centrale des publications populaires, 1880, page 16) dans le cas de l’esclave Marianne Gueyre que, libérée par son maître Yakoti contre 250 F, elle avait dû partir en lui laissant ses trois enfants, ne pouvant bénéficier de l’article XVIII du Code noir de Colbert que les Africains n’avaient jamais édicté ; ces derniers, n’énumérant pas toutes les exactions ni ne les codifiant, au contraire des Blancs, n’ont donc jamais atteint le « pire dans l’ignominie » (selon la norme d’ @Archimede).


    • Université de Laval (Canada) :



      Remarque : Il existe deux versions du Code noir. La première version a été élaborée par le ministre Jean-Baptiste Colbert (1619 - 1683). Il fut promulgué en mars 1685 par Louis XIV. La seconde version fut promulguée par Louis XV au mois de mars 1724. Les articles 5, 7, 8, 18 et 25 du Code noir de 1685 n’ont pas été repris dans la version de 1724, qui est présenté ci-dessous. …




      Territoires d’application du Code noir (Wikipédia) :



      L’édit de décembre 1723 est enregistré et applicable aux Mascareignes (la Réunion (île Bourbon à l’époque) et à l’île Maurice (Île-de-France à l’époque)), et son homologue de mars 1724 à la colonie et province de la Louisiane en 1724.




      La version de 1724 dont des articles protecteurs des esclaves (ex. : l’article 5 obligeant à respecter leur repos dominical) ont été abolis n’a donc jamais été aplliquée dans les terriroires où s’était appliquée la version de 1685.

      L’ explication donnée par @Archimede (« Le second code noir renforce donc l’original car de nombreuses révoltes et fuites avaient lieu et il fallait réprimé férocement et légalement les neg marrons qui se rebellaient pour dissuader les autres ne serait ce que d’y penser. ») est donc sortie non d’un travail de recherche de sa part mais de son imagination parsonnelle.


    • Université de Laval (Canada) :



      Remarque : Il existe deux versions du Code noir. La première version a été élaborée par le ministre Jean-Baptiste Colbert (1619 - 1683). Il fut promulgué en mars 1685 par Louis XIV. La seconde version fut promulguée par Louis XV au mois de mars 1724. Les articles 5, 7, 8, 18 et 25 du Code noir de 1685 n’ont pas été repris dans la version de 1724, qui est présenté ci-dessous. …




      Territoires d’application du Code noir (Wikipédia) :



      L’édit de décembre 1723 est enregistré et applicable aux Mascareignes (la Réunion (île Bourbon à l’époque) et à l’île Maurice (Île-de-France à l’époque)), et son homologue de mars 1724 à la colonie et province de la Louisiane en 1724.




      La version de 1724 dont des articles ont été abolis n’a donc jamais été appliquée dans les terriroires où s’était appliquée la version de 1685.

      L’ explication donnée par @Archimede (« Le second code noir renforce donc l’original car de nombreuses révoltes et fuites avaient lieu et il fallait réprimé férocement et légalement les neg marrons qui se rebellaient pour dissuader les autres ne serait ce que d’y penser. ») est donc sortie non d’un travail de recherche de sa part mais de son imagination parsonnelle.


    • Le Code noir (de 1685 comme de 1724) prévoyait notamment :



      X L I I. Pourront pareillement les Maîtres , lorſqu’ils croiront que leurs eſclaves l’auront mérité , les faire enchaîner & les faire battre de verges ou de cordes , leur défendant de leur donner la torture , ni de leur faire aucune mutilation de membre , à peine de confiſcation des eſclaves , & d’être procedé contre les Maîtres extraordinairement.

      X L I I I. Enjoignons à nos Officiers de pourſuivre criminellement les Maîtres ou les Commandeurs qui auront tué un eſclave ſous leur puiſſance ou ſous leur direction , & de punir le Maître ſelon l’atrocité des circonſtances ; & en cas qu’il y ait lieu de l’abſolution , permettons à nos Officiers de renvoyer tant les Maîtres que Commandeurs abſous , ſans qu’ils ayent beſoin de nos graces.




      Et (entre parenthèses : les numéros des articles) :
      Coups de verge par l’exécuteur public à un esclave pour les vols de légumes ou d’animaux (36).
      Le fouet pour ceux qui ont porté des armes (15 ; mais la mort pour récidive fréquentes ou circonstances aggravantes), ou qui se sont attroupés s’ils ne sont d’un même maître (16), ou qui ont vendu des cannes à sucre (18).
      Peine de mort s’ils frappent au visage ou avec effusion de sang leur maître ou sa femme, leur maîtresse ou les enfants de leurs maîtres (33). Peine de mort éventuellement selon les excès commis contre des libres (34), ou de vol « si le cas le requiert » (35).
      Fuite d’un mois : oreille coupée et fleur-de-lys (fer rouge) à l’épaule ; récidive : jarret coupé et seconde fleur-de-lys ; troisième fuite de plus d’un mois : la mort (38).
      Mais :
      Une amende de 2 000 livres (somme exorbitante) pour les sujets libres et les maîtres ayant des enfants avec une esclave, le maître perdant la femme (sauf s’il l’épouse et ainsi l’affranchit) et l’enfant (9). Le mariage est régi par les mêmes lois pour les esclaves et les libres (10) et on ne peut marier les esclaves contre leur gré (11). Les esclaves doivent être baptisés (2) et enterrés en chrétiens s’ils ont pu être baptisés (14) ; ils doivent respecter le repos dominical (5). Il faut leur fournir de la nourriture (22) et pas de l’eau-de-vie à la place (23). Poursuites en cas de négligeance de ces devoirs ou de mauvais traitements (24). Infirmes ou vieux ils doivent être entretenus par le maître ou donnés à l’Hôpital [hospice ] (27).

      Avant l’instauration du Code (et chez les peuples qui n’en eurent pas) tout était permis.


    • On pourrait donc penser que les esclaves n’étaient pas des biens meubles en droit. On se tromperait :



      X L I V. Déclarons les eſclaves être meubles , & comme tels entrent en la communauté , n’avoir point de ſuite par hypoteque , & partager également entre les cohéritiers , ſans préciput , ni droit d’aîneſſe , n’être ſujets au Doüaire Coutumier , au Retrait Féodal & Lignager , aux Droits Féodaux & Seigneuriaux , aux formalitez des Decrets , ni aux retranchemens des quatre Quints , en cas de diſpoſîtion à cauſe de mort ou teſtamentaire.




      Fiscalement ils étaient donc effectivement meubles, ce qui n’empêche que le Code comportait nombre d’articles prouvant qu’on ne les considérait pas pour autant comme des objets, notamment ceux cités plus haut, ou encore celui-ci :



      X X V I. Les eſclaves qui ne ſeront point nourris , vêtus & entretenus par leurs Maîtres , ſelon que l’avons ordonné par ces Preſentes , pourront en donner avis à notre Procureur , & mettre leurs mémoires entre ſes mains , ſur leſquels & même d’office , ſi les avis lui en viennent d’ailleurs , les Maîtres ſeront pourſuivis à ſa Requeſte & ſans frais ; ce que nous voulons être obſervé pour les crieries & traitemens barbares & inhumains des Maîtres envers leurs eſclaves.




      Le Code noir fut, comme toutes les lois de ce temps où la fiscalité et l’administration étaient peu importantes, fort mal appliqué ; mais lorsqu’ils se révoltèrent les esclaves le firent en criant « Vive le Roy ! », preuve qu’ils considéraient que malgré ses défaillances l’administration royale les protégeait un peu (trop peu). Leur jugement sera toujours récusé par ceux qui veulent se réclamer des souffrances des esclaves, souffrances qu’ils ne connaissent pourtant que par leur imagination personnelle.


    • @Archimède : Vous jugez le passé avec les valeurs modernes. Le respect de l’autorité et du statut de chacun (l’état) était quelque chose qui est devenu incompréhensible et odieux à notre époque. Colbert n’était pas un "bon Samaritain" mais un ministre de l’économie. Le Code Noir n’est pas une abolition de l’esclavage ! C’est là ce qu’on peut lui reppprocher, encore qu’il faille replacer dans le contexte. Ce ne fut possible de libérer massivement les esclaves que quand ceci partageaient une culture et une foi commune avec les autres, faute de quoi le pays se serait probablement dirigé vers une scission (que l’on connaît maintenant pour d’autres raisons avec l’immigration). Donc paradoxalment le Code Noir peut aussi être vu comme l’étape (involontaire) qui rendit possible par la suite l’abolition de l’eclavage.


  • Un petit commentaire sur Anthony Johnson (né vers 1600 et mort en 1670) serait de circonstance....on pourrait aussi expliquer le contrat de servitude (temporaire !!!!) nommé "identure ", ça serait utile au débat, déjà pour calmer tout le monde ....))

     

    • Il y avait en effet des Noirs propriétaires d’esclaves même chez les colonisateurs, comme cet Anthony Johnson que vous évoquez (et je connais d’autres cas).

      Quand des « décolonialistes » prétendent que l’esclavage par les Blancs serait pire, car inspiré par une doctrine raciste et justifié par la couleur de la peau, ils dévoilent le racisme (anti-blancs) qui est en eux car tout est faux dans cet argumentaire : les Noirs n’étaient pas esclaves parce qu’ils étaient noirs, d’ailleurs on les achetait à des Noirs, et affrachis ces anciens esclaves avaient tous les droits, y compris celui d’acheter des esclaves - ce qu’ils faisaient à l’occasion. Et l’ouvrage fondateur du racisme date de 1853, c’est-à-dire d’après l’abolition d’un esclavage qu’il n’a donc jamais permis !

      L’imagination remplace l’argumentation rationnelle chez certains ; mais ils trouveront toujours une argutie pour ne pas appliquer à eux-mêmes la morale qu’ils exigent d’autrui : par exemple l’âge du capitaine (du convoi ou du navire négrier)…


  • La côte des esclaves..face au Dahomey (qui fut un empire puissant) et au Togo.
    Les hommes étaient séparés des femmes et des enfants avant leur départ en bateaux.
    De cette souffrance est née le vaudou,encore pratiqué de nos jours par environ 50 millions de personnes.
    Les objets de culte vaudou traduisent cette souffrance et sont emprunts de magie.
    La magie vaudou est surprenante.

     


    • Les hommes étaient séparés des femmes et des enfants avant leur départ en bateaux.
      De cette souffrance est née le vaudou,encore pratiqué de nos jours par environ 50 millions de personnes.




      Il est tentant de déduire que les très réelles souffrances de l’esclavage, et par exemple de l’esclavage négrier transatlantique, auraient façonnè le vaudou et le macumba, mais d’une part les autres peuples soumis à de telles horreurs n’ont rien eu de comparable, tandis que d’autre part ces formes cultuelles sont de simples variantes de ce qui existe dans les régions d’Afrique noire d’où provenaient nombre d’esclaves, régions dont les populations n’ont jamais connu la traite transatlantique puisqu’elles les habitent encore. Force est de voir dans ces formes culturelles un trait spécifique indépendant de la traite transatlantique.

      Quant à l’émotion que semble vous inspirer le vaudou, je ne la partage aucunement, mais ma subjectivité n’ayant pas plus de valeur que la vôtre je me garderai de faire de ce désaccord reposant sur des motifs purement subjectifs un sujet de discussion.

      Code noir :



      X L V I I. Ne pourront être ſaiſis & vendus ſéparément , le Mari & la Femme & leurs enfans impuberes , s’ils ſont tous ſous îa puiſſance du même Maître , déclarons nulles les ſaiſies & ventes qui en ſeront faites , ce que nous voulons avoir lieu dans les alienations volontaires , ſur peine que feront les alienateurs d’être privez de celui ou de ceux qu’ils auront gardez , qui ſeront adjugez aux acquereurs , ſans qu’ils ſoient tenus de faire aucun ſupplément du prix.




      Bien sûr en Afrique il n’y avait pas de Code noir pour empêcher de telles horreurs (c’est un preuve de supériorité morale pour certains !).


  • L’esclavage est un rapport social productif.
    Tout comme le servage, puis le salariat.
    Et bientôt le "salariat universel".

    Ainsi, tout développement économique passe par l’esclavage a un moment donné.
    Et les pays non développés, comme le Mali, y restent.

    Nous pourrions aussi parler du concept de dhimmy/goy qui fait des religions musulmane et judaïque un support parfait pour plus d’un millénaire d’esclavage.
    Alors que c’est le catholicisme européen qui a abolit l’esclavage par les faits.

     

    • D’ailleurs, si je ne me trompe,
      la Démocratie est basée sur l’esclavage.
      Les Citoyens étant les propriétaires(l’élite) avec leur "voix" dans la Cité
      et les esclaves(prises de guerre/achat) la main d’œuvre productive.

      Demander plus de Démocratie, c’est demander la clarification des classes,
      pas plus de droits.
      le "salarié universel" = retour clair, net et précis à l’état d’esclave.
      Finie l’illusion de liberté du salarié.
      Le retour à la Démocratie véritable c’est l’avénement du Nouvel Ordre Mondial.


    • @ Jeveuxresterdanslenoir

      Vous faites je suppose référence à l’Athènes démocratique ((fin du VIe / milieu du IIe s.) ; non, les citoyens n’y étaient pas les propriétaires d’esclaves, en fait la majorité des citoyens étaient de petites gens, et les métèques (étrangers résisant à Athènes) pouvaient à l’inverse y avoir des esclaves et pourtant n’étaient pas citoyens. L’exercice quotidien du pouvoir posait un problème pratique, certes, mais l’esclavage ou l’assujétissement n’en sont pas pour autant le fruit. En fait l’esclavage exista avant le démocratie athénienne, hors d’elle et après elle, aussi faire de l’un la conséquence de l’autre me paraît aberrant, sauf votre respect.


    • @Tollandophobe
      Je ne voulais évidemment pas prétendre que l’esclavage était le fruit de la démocratie athénienne,
      seulement que leur modèle me semblait être la matrice de notre "occident" actuel.
      Vous semblez mieux maîtriser le sujet que moi, des lectures à conseiller ?


    • @ Jeneveuxpasresterdanslenoir

      Merci pour votre réponse ; notre système n’est à mon sens pas du tout inspiré de la démocratie athénienne, qui reposait sur l’ ἐκκλησία (assemblée du peuple), ce qui correspondrait à une succession de permanents référendums (-ă pour les puristes). Et d’ailleurs M. Emmanuel Macron avait rejeté le système suisse de votation qui y ressemble un peu, estimant (cité par Le Point) que « La France n’est pas la Suisse et la Suisse ne marche pas aussi bien qu’on le pense. Le modèle suisse est inadapté. La Suisse, c’est six millions de personnes… Et d’ailleurs les Suisses, comme disait je ne sais plus qui, ils commencent toujours avec des questions de gauche et ils finissent avec des réponses de droite. » Inacceptable pour le système, bien qu’on soit encore loin d’un système athénien.

      Je conseillerais volontiers, pour autant que mon opinion vaille quelque chose, la lecture de l’ouvrage d’Aristote intitulé La Constitution d’Athènes (Les Belles Lettres) ou de La Guerre du Péloponnèse (Les Belles Lettres, ou Robert Laffont, etc.) ou d’articles d’auteurs dont la Seconde Guerre mondiale n’est pas le sujet (façon « J’y connais rien, moi ! »). Mais un choix pertinent dépend en fait de ce que l’on sait au départ de ces sujets.


  • On a pas entendu la LICRA et les autres appendices sur l’affaire OBONO. La LICRA c’est la LICA, de grâce et par honnêteté enlever le R.

     

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