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Pourquoi un film devient culte

Culte se rapporte à religion, et religion à Dieu. Normalement, on ne peut vouer un culte à un film, une scène, une image. C’est la définition même de « l’admiration des idoles », que les prêtres des premiers temps ont interdite, afin d’unifier les croyances et superstitions bordéliques. Si la France a pu exister un jour, c’est parce que les grands ducs (Aquitaine, Anjou, Bourgogne, Orléans) ont fini par se soumettre à un roi et à stopper guerres intestines, unions provisoires et trahisons stériles. Le pouvoir central leur a fait perdre un statut de premiers, mais leur a donné en contrepartie une part de la nouvelle et supérieure puissance de la France. Les idoles, c’est pareil : en interdisant leur culte, on rendait celui de Dieu possible. Vous avez dit jacobinisme, vous avez dit pouvoir centralisateur fort ?

 

Chimères et chimie

Les meilleurs critiques des Cahiers du Cinéma (publication violée par les maos puis les intellos), du Cercle de Canal+ (où Beigbeder invite des bimbos parlantes) ou d’Allociné (il y en a de très pointus) ne pourront jamais complètement expliquer pourquoi une scène sort de son film pour se graver dans la mémoire personnelle ou collective. Pour toute une vie, et parfois, pour l’éternité. Une résonance avec un moment de l’histoire de chacun, pas forcément conscient, un coup de foudre esthétique, une fusion émotionnelle immédiate, une impression surpuissante de vrai ou de vécu, déclenche l’adhésion, corps et âme, de l’être qui regarde. Il disparaît, s’absorbe dans l’image, qui devient SON image. Un miroir magique où l’on se perd.

Il est souvent question de visage, source et miroir de toutes les émotions, ou de posture corporelle. Même quand on touche à la limite de l’inexpressivité melvilienne, inspirée des Japonais, avec le Lino Ventura de L’Armée des ombres, qu’on croirait dans un ralenti onirique. Chacun possède ses moments de grâce au cœur de ses films préférés. Qu’on peut, depuis le surgissement d’Internet, revoir à satiété sans attendre de rediffusion CanalSat, qui revend le même fond de culotte depuis des années. Le besoin de films, de scènes, existe, pour des adultes redevenus des enfants qui attendent leur histoire, une histoire qui fait peur, rire ou pleurer, et parfois penser. Une réalité (faussement) fausse mais qui transporte, transcende. Car l’image, cette perturbation vibratoire, provoque une réaction électrochimique dans le cerveau. Une ligne de code à la Matrix, une équation vivante qui attend sa clé, son décodage. Sa fécondation. Si notre imagination, cette chimie cérébrale, produit des images au-dedans à partir du vivier de la mémoire, alors les images du dehors que nous aimons peuvent se changer en réaction interne, et trahir notre structure mentale. Nous sommes chimie et nous redeviendrons chimie.

 

Blanche-Neige et les sept nains

 

 

Pas vraiment un dessin animé pour enfants, sinon pour enfants précoces ultralucides et bien formés politiquement. Les scènes traumatisantes s’enchaînent tranquillement, où les violents contrastes morphopsychologiques chers à tonton Walt s’épanouissent dans la splendeur immaculée du conte. Dont on rappelle qu’il est d’origine germanique, avant d’être repris par les frères Grimm. Les interprétations s’opposent : freudiens et nazis revendiquent le décryptage de cette histoire de femmes. Le psychanalyste Bruno Bettelheim y voyait l’histoire éternelle de la vierge qui accède au rang de femme, avec tous les épanchements sanglants que cela suppose ; le politicien Adolf Hitler, qui adorait le film jusqu’à en redessiner les personnages, y voyait plutôt le choc très contemporain entre la pureté raciale nordique d’un côté, et le danger sémitique de l’autre. Au-delà de la polémique (pourquoi pas la jeune Allemagne poursuivie par ses créanciers juifs ?), un risque industriel insensé en 1938, une œuvre picturale parfaite, une maîtrise inégalée de l’ondulatoire, une puissance d’évocation hors normes, dont la chute finale de la sorcière est le point d’incandescence.

 

Apocalypto

 

 

Le dépaysement idéal en apparence. Avec Mel Gibson à la baguette. L’âge d’or de l’humanité et sa destruction par les forces du Mal. Mel a-t-il voulu symboliser les producteurs bouchers d’Hollywood qui sacrifient les âmes pures sur l’autel de leur avidité ? On n’ira pas aussi loin, mais Gibson est avec Martin Scorsese – qui n’en loupe pas une dans ses films pour se moquer de l’image des juifs – et Oliver Stone – qui a osé dire que Hitler avait fait plus de mal aux Russes qu’aux juifs ! – un des derniers à se foutre de la gueule des grands boss des studios. Restons dans le jardin fleuri des euphémismes. Apocalypto est un film biblique, sur le surgissement du mal dans la société paisible qui n’avait besoin ni du commerce des choses et des hommes, ni des grands prêtres. Remake sournois de La Passion du Christ transposé en Amazonie, moins la fatwa sioniste.

 

Pulp Fiction

 

 

Mmh, this is a tasty burger, jubile l’inimitable Samuel L. Jackson. Le collage adolescent sans queue ni tête qui propulse Tarantino parmi les grands. Glorification du vide, non par un nettoyage culturel par le haut qui serait pensé, mais par le vide culturel sidérant du réalisateur. Pourtant, avec ces briques de vide, il arrive à produire un récit, qui tient sur le détachement : détachement du texte par rapport à l’image, de la légèreté par rapport à la dureté ; détachement des tueurs, qui tuent en parlant, en mangeant, en déconnant. La coolitude ultime, ce nirvana tarantinesque, ou l’histoire de l’Amérique insensibilisée, immunisée contre elle-même, tellement habituée au mal qu’elle s’inflige qu’elle n’y fait plus attention. La violence cool et sexy, où le partage d’un hamburger remplace le sexe, ramené à sa propre viande. Tarantino aurait eu de la culture, il aurait été un grand réalisateur de grands films. Il reste ce grand réalisateur de petits films, aux mythes effleurés à la portée des caniches.

 

Avatar

 

 

Aujourd’hui, dans nos contrées occidentales pacifiées (le prolétariat a été battu, la lutte des classes est une survivance), ce n’est plus qu’au cinéma que le peuple peut jouir d’une révolte réussie contre l’occupant mercantile totalitaire. Il y a deux façons de voir le blockbuster de James Cameron qui ne s’adresse pas qu’aux ados ou aux fans de SF : l’inaccessible désir du dominé, cet envahisseur occidental brisé comme l’Indien avant lui, quand le rétablissement de la justice n’appartient plus qu’au rêve, l’acceptation fatale de la dominance avec sa triste consolation objectale, la masturbation possessive des produits de l’industrie des « biens » de consommation. Souffrance de ne vivre la libération collective que par procuration, dans une salle confortable et sécurisée.

Et en même temps, une injonction à tout foutre en l’air, parce qu’on ne vit qu’une fois. Cameron, vissé sur sa chaise producteur par ses gains fabuleux, est un handicapé qui nous crie « servez-vous de vos jambes » avant de disparaître.

 

Black Hawk Down

 

 

Ce rebelle (aux yeux des Américains) somalien a bien les dents pourries, et son chapelet de balles ressemble bien à de la munition de 12.7. Même pris au hasard, le moindre plan de Ridley Scott ne souffre aucune contestation en crédibilité. Sans chercher à injecter du sens caché (une critique de l’Amérique à deux cents) ou de l’analogie historique (par exemple la tragédie Custer), Ridley nous plonge dans un présent brut sans profondeur. Et pourtant, dans ce film presque documentaire, où l’on n’a pas le temps de s’apitoyer sur la mort des héros, la fascination naît justement de la perte de sens, des sens, quand le Destin, à partir d’un soldat qui loupe sa descente, tire le tapis sous les pièces et bousille le plan humain. Le calcul impérialiste est à terre, et découvre le face-à-face avec ses victimes, tout ce qu’il déteste. L’Amérique supérieure descend de son piédestal (down) pour souffrir, et, le temps d’un combat stalingradien, devenir noire (black). Noire comme la nuit, et ses ennemis. Une fierté que le Noir africain, cet as de la survie, reprend à son compte. En la payant très chère.

 

Le Bon, la Brute et le Truand

 

 

En leur infligeant une poignée de westerns éternels dont Il était une fois dans l’Ouest et Le Bon, la Brute et le Truand, les ritals donnent une leçon d’histoire et de cinéma aux Américains. Ringardisant d’un coup cinquante ans de production nationale hyperformatée, Ford, Hawks et Peckinpah mis à part. Avec Sergio Leone, les habits étaient sales, les gueules aussi, et les mentalités encore pire. Il n’y avait plus de héros positifs, que des complets salauds ou des demi-salauds avec des traces de pitié. Les années 60 et l’irruption du réel de la nouvelle vague américaine dans le ronron de studios à bout de souffle : meurtre d’enfants (Henry Fonda abat la portée de son ennemi, Lee Van Cleef mange ses haricots au lard et abat une famille de peones), viols (Claudia Cardinale par Charles Bronson dans Il était une fois dans l’Ouest, et la bourgeoise de la diligence par Rod Steiger dans Mon nom est Personne), et tous les coups pourris pendables (Clint Eastwood à son abruti d’acolyte dans Le Bon, la Brute et le Truand). En hissant les aventures du trio Eastwood/Wallach/Van Cleef à ce niveau de perfection stylistique naturaliste, le duo Leone/Morricone a précipité la mort du genre (le western) et ressuscité son mythe. Tout est achevé.

 

Brazil

 

 

30 ans d’âge, déjà. Et pas trop de rides pour ce chef-d’œuvre de Terry Gilliam, adapté du roman 1984, qui récidivera dans le genre glacial flippant 10 ans plus tard avec L’Armée des 12 singes. Et la paire jamais vue Pitt-Willis. Chez Gilliam, qu’on croirait le réalisateur des théories biosociologiques de Laborit (Éloge de la fuite, 1976), tout est déterminé, même la fuite du déterminisme. Personne n’échappe à sa prison mentale, et la catastrophe existentielle est généralisée. Il ne reste que la folie, la drogue, ou le rêve. Les hippies sont peut-être de purs chrétiens. La chanson nostalgique du film appuie là où ça fait mal : le rêve déchirant d’un monde meilleur est-il encore possible, ou tout simplement déjà passé ?

 

Drive

 

 

Pas facile d’entrer dans la légende quand on est un petit film tout jeune, qui parle de bagnoles et de truands. C’est pourtant ce qui arrive à Nicolas Winding Refn, foutu à la porte de tous les studios avec son histoire trop sombre et trop bizarre. On est en Amérique, le pays qui sourit de toutes ses dents, ou quoi ? Drive, ou le mariage de la pudeur, cette chose oubliée, et de la violence – l’alternance angoisse pétrifiante/action libératrice qui fait littéralement gicler de plaisir le cerveau reptilien –, fondues dans le chevalier blanc Ryan Gosling, acteur magnétique filmé en contre-plongée. En fait, un ange silencieux au volant d’un vaisseau (Chevrolet Impala à 300 chevaux) en apesanteur qui défie le temps et l’espace, ange qui choisit de devenir mortel pour punir les Mauvais qui menacent la pureté (Carey Mulligan). Il descend sur terre pour terrasser le Mal en trois étapes, jusqu’au Prince des Ténèbres, et mourir. Ça nous rappelle quelqu’un.

 

Holy Motors

 

 

On croyait le petit Carax foutu, et ce crevard revient avec une gigantesque claque dans la gueule… des critiques. Un film original de A à Z, très au-dessus de la production abstraite habituelle, authentiquement génial, le mot n’est pas galvaudé, comme si Godard avait réussi à raconter une histoire en fermant sa gueule en off et en filmant quelque chose qui bouge. Bien sûr, Leos clive encore, mais en l’ignorant, le Festival de Cannes 2012 s’est conduit comme le Goncourt 1932, qui zappa Céline pour refiler le prix à Mazeline, honnête et solide artisan de la maison Gallimard. L’éditeur le payera cher, et Gaston se fera engueuler épistolairement par Louis-Ferdinand. « Il s’agit d’une manière de symphonie littéraire », écrivait le grand écrivain à Gaston, en lui soumettant son manuscrit. Eh bien, Holy Motors, c’est un genre de symphonie cinématographique.

 

Le Clan des Siciliens

 

 

La musique d’Ennio Morricone exprime la fatalité de tout destin, à partir du péché originel, inévitable. Adam et Ève derrière le rocher sicilien… Illustration de la seconde loi de la thermodynamique, ou de l’entropie : tout se dégrade, tout finit mal, c’est la tragédie, grecque ou pas grecque. La malédiction s’abat sur Alain Delon, symbole de l’homme libre, qui est condamné sans le savoir. Les forces du Mal et les forces du Bien (un autre genre de Mal) se conjuguent pour l’écraser. Trahi de toutes parts, il finira crucifié… sous les balles du patriarche, sans même toucher à son argent dans la boue. Le voyou des polars n’est qu’une métaphore de l’individu qui n’obéit pas aux lois de la communauté humaine. Nécessairement plus fort, mais aussi plus fragile que les autres, il goûtera au plaisir d’être un dieu, avant de tomber à terre.

Un cinéma peu médiatisé, à découvrir chez Kontre Kulture !

 
 



Article ancien.
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79 Commentaires

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  • #1150222
    le 27/03/2015 par kirikou le vrai
    Pourquoi un film devient culte

    Pulp fiction m’avait bien plu quand j’étais ado.
    Quand j’ai revu le film des années plus tard j’ai trouvé ce film assez creux sans être mauvais pour autant.
    Tarantino n’est pas si mauvais : Reservoir dogs est pas mal, et surtout l’excellent Jackie Brown qui est son meilleur film selon moi.

     

    • #1150473
      le 27/03/2015 par Josselin
      Pourquoi un film devient culte

      Jackie Brown n’est pas une création originale de Tarantino.
      Tarantino est un excellent réalisateur, mais un scénariste adolescent qui se complait dans la pure violence jubilatoire, ça stimule le cerveau reptilien un temps, mais à force, cela file la nausée.

      Jackie Brown est issu d’une nouvelle d’Elmore Leonard, grand écrivain américain amateurs de truands.

      Si je puis conseiller aux internautes ici présent une série inspiré d’une de ses nouvelles et s’inspirant de son travail avec brio, regardez Justified, qui réconcilie avec l’Amérique, la vraie, celle du Kentucky, sans stéréotypes ni misérabilisme.


    • #1150630
      le 27/03/2015 par kirikou le vrai
      Pourquoi un film devient culte

      Merci pour la précision.
      Je connais pas Elmore Leonard, mais je connais bien cette série Justified qui est très bonne.


    • #1150834
      le 27/03/2015 par Szczebrzerzyszczykowski
      Pourquoi un film devient culte

      Je suis moi aussi avec un grand intérêt Justified, depuis le tout début, pour son côté Amérique en totale déconnection du satanisme hollywoodien et du microcosme pilpoulesque new-yorkais. Je crois même que Walton Goggins est mon acteur vivant favori, et ce depuis qu’il fut l’inoubliable Shane Wendrell. Il y a une autre série qui mériterait le podium aussi, qui est dans un esprit similaire que Justified : elle s’appelle Longmire et je la conseille fortement. Un peu lente, mais avec des vrais personnages et un enracinement aussi grand qu’une Amérique peut produire (y a même des Amish).

      Du coup, parfois je me pose la question pourquoi les séries m’ont-elles quasi complètement fait tomber le cinéma : la médiocrité absolue des 98% des films qui sortent y est sans doute pour quelque chose…

      Mais même le côté satanique de la Californie peut être un peu trituré de façon intéressante : une autre petite pépite à épisodes s’appelle Ray Donovan, avec des personnages improbables, certains complètement invertis, sans âme (le père, Mickey, joué par Jon Voight), ou Ezra Goodman, le mentor, vieux avocat complètement possédé par le Talmud depuis sa tumeur au cerveau… Dans les épisodes à venir, il y aura Kathy Holmes, ex-Mme Cruise : ça ne m’étonnerait pas qu’ils lui fassent jouer une sciento complètement siphonnée…
      En général d’ailleurs je préfère des trucs anglais (Derek, Extras…) hormis les quatres ou cinq séries US, dont les trois ci-dessus.


    • #1151295
      le 28/03/2015 par kirikou le vrai
      Pourquoi un film devient culte

      Un des points forts de Justified ce sont ses dialogues tres bien écrit.


  • #1150224
    le 27/03/2015 par Simone Choule
    Pourquoi un film devient culte

    Superbe selection ! (merci pour Holy Motors, le film français le plus barré depuis longtemps).


  • #1150254
    le 27/03/2015 par Mark
    Pourquoi un film devient culte

    nous sommes chimie et nous redeviendrons chimie...faites les gars c’est du stephen hawking, i.e. nous ne serions que chair et matière...du prefabriqué...


  • #1150257
    le 27/03/2015 par Chuck
    Pourquoi un film devient culte

    Désolé, mais Charles Bronson ne viole pas Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l’Ouest.
    Et Black Hawk Down et Holy Motors sont d’infâmes navets.

     

    • #1150443
      le 27/03/2015 par Enderby
      Pourquoi un film devient culte

      Ah ouais, j’avais pas relevé la bourde sur le viol, assez cocasse surtout quand on repense au Justicier dans la Ville, pas sûr que Paul Kersey apprécierait !


    • #1151282
      le 28/03/2015 par karimbaud
      Pourquoi un film devient culte

      merci de préciser pour Bronson...en effet, de mémoire, je crois qu’il lui déchire " simplement " son chemisier .


  • #1150259
    le 27/03/2015 par niko
    Pourquoi un film devient culte

    Et un bon film pour ceux qui l’ont pas vu FIGHT CLUB !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

     

    • #1150477
      le 27/03/2015 par Josselin
      Pourquoi un film devient culte

      Quand on sait qui a produit Fight Club....

      http://www.europe1.fr/international...


    • #1150521
      le 27/03/2015 par King Gainer
      Pourquoi un film devient culte

      Les années 98-2001 étaient vraiment royales : matrix, fight club, requiem for a dream, la ligne verte, sleepy hollow.

      Dès 2002, on a eu le droit à du très moyen ou à du quasiment rien (Sim0ne, minority report).

      Après la guerre en Irak, on a de nouveau vu quelques œuvres assez chargées (hypocritement ou pas) : Lord of War, Gran Torino, la vallée des loups, valse avec bachir, retour à cold mountain, gosth writer...

      Mais à partir des années 2010 et l’élection de Obama/la crise économique : je n’ai plus vu un seul film vraiment correct. Plus un seul. En même temps, cela correspond aussi à l’époque où j’ai commencé à me frotter à la dissidence, ceci explique peut-être cela.


    • #1150770
      le 27/03/2015 par Enderby
      Pourquoi un film devient culte

      @King Gainer : je suis comme vous j’ai deserté les nouvelles sorties du box office depuis quelques années, internet n’y est pas étranger... Il y a aussi le phénomène des séries qui a joué depuis quelques années dans cette désaffection du bon vieux cinoche ; ce sont les séries qui ont pas mal contribué à ringardiser le cinéma tout en s’assurant une fidélité du spectateur par la promesse toujours tendue à la fin de chaque épisode avec la technique du cliffhanger, un système âne & carotte diabolique... C’est pas les amateurs de Breaking Bad ou True Detective qui me contrediront ! (encore que cette dernière soit plus hybride ; j’en profite d’ailleurs pour la conseiller car c’est du très très haut niveau, pour moi rien de moins que comparable aux plus grands films ; et les croyants ne seront pas insensibles aux derniers épisodes... Si on est un tant soit peu sensible aux monologues du personnage de Mc Conaughey, ça peut donner envie de se plonger dans Nietzsche, ou dans Saint Augustin... et plus accessoirement d’écouter ou réécouter The Handsome Family).


  • #1150262
    le 27/03/2015 par Grishnak
    Pourquoi un film devient culte

    Il n’y a pas que les films qui peuvent devenir cultes au cinéma, il y a aussi les réalisateurs : moi, personnellement, désolé si ça fâche, je n’arrive toujours pas à comprendre en quoi les frères Coen sont cultes. Et foutez moi la paix avec l’antisémitisme : Kubrick (désolé si j’enfonce une porte ouverte) est pour moi le grand parmi les grands, peut-être même qu’il les dépasse.

    Mais les frères Coen, qui sont peut-être des gens très sympathiques dans la vie de tous les jours, je ne dis pas. Hé ! Bien, je n’ai jamais compris l’engouement des gens de mon âge (j’ai 29 ans) autour de leurs films.

    Le grand saut : il y a quelques scènes marrantes comme le suicide du président qui semble, vu le contexte du scénario, faire une allusion à la crise de 1929. Mais à part ça, je trouve que les acteurs sonnent un peu faux.

    Fargo : je me suis fait chi.. alors, peut-être que le personnage de William H. Macy, par sa continuelle fuite en avant peut évoquer le comportement des banksters...mais bon, j’ai rien repéré de plus intéressants. Tout au plus ont-ils essayé de créer une œuvre déstabilisante mêlant comédie et drame...mais bon, faut que ça prenne. Moi, désolé, ça n’a pas pris assez pour me faire de l’effet.

    Bon, j’ai pas vu the big lebowsky, peut-être qu’il est bien.

    No country for old men : je n’ai pas vraiment retrouvé le discours politiquement ironique du roman, reste juste un road movie...genre déjà vu, revu et re-revu. -_-

    True grit : je préfère l’original avec John Wayne et j’ai trouvé que l’insistance sur l’aspect "vengeance" faisait un peu "justice sioniste" pour le coup.

    Voilà, alors, peut-être qu’il y a quelque chose que je n’ai pas compris ou que je n’ai pas bien vu, peut-être qu’il faudrait que je regarde leurs films avec les commentaires des réalisateurs pour comprendre ce que je manque, mais franchement, le côté culte de leur filmographie, je le cherche encore. A la limite peut-on dire qu’ils prospèrent à une époque de vide intellectuel et que l’on dira que ce sont de bons réalisateurs par défaut, faute de concurrent. Peut-être. Mais je ne vois pas grand chose de remarquable dans leurs films. Et quand je dis ça haut et fort, je me fais traiter d’inculte.

     

    • #1150407
      le 27/03/2015 par skawiwen
      Pourquoi un film devient culte

      Des frères Coen il faut absolument voir ” A serious man” une plongée dans une communauté juive d’une petite ville de province made in USA , des personnages délirants et une critique à peine voilée de cet univers .
      Sinon on ne cite pas Apocalypse Now  ???? on le dirait filmé par Homère lui même.


    • #1150480
      le 27/03/2015 par Josselin
      Pourquoi un film devient culte

      Je ne suis pas d’accord concernant No Country for Old Men, qui bénéficie de scènes poignantes et qui a su instaurer un atmosphère assez oppressante.
      Les frères Coen ont un ton dans leurs oeuvres, mais je ne les aime pas toutes loin de là...

      Néanmoins, l’un de mes films préférés est de leur cru : Miller’s Crossing qui a su placer la barre très haut parmi les films de truands.


    • #1150510
      le 27/03/2015 par Enderby
      Pourquoi un film devient culte

      Il est vrai que les Frères Coen sont devenus cultes parce qu’ils évoluent dans un hollywood plein de vide artistique et d’imposteurs, je souscris à ce constat de la mise en valeur par le vide, mais ce sont pas que des faiseurs, des poseurs qui savent bien filmer.

      No Country for Old Men par exemple est plus qu’un simple road movie. L’aspect épuré n’enlève rien à la puissance du film, crépusculaire (même si ça fait critique qui se la touche), après j’ai pas lu le roman et je veux bien croire que la comparaison soit désobligeante pour le film, mais je ne mets jamais sur le même plan deux medias aussi radicalement différents. Y a une longue morale en filigrane sur le passage d’une génération à l’autre (vieux cow boys à l’ancienne avec des valeurs, contre voyous modernes sans morale, on peut faire exactement la même chez nous en comparant le gang des lyonnais aux nouveaux caïds des cités), la dernière partie du film est à cet égard magnifique, et le personnage du tueur froid joué par Javier Bardem est digne de figurer parmi les plus grands rôles de méchants aux côtés de Lee Van Cleef dans Le Bon, la Brute & le Truand ou Dennis Hopper dans Blue Velvet. Enfin ce film m’a marqué, autant que Blood Simple.

      Concernant la "vengeance sioniste" dans True Grit, le "oeil pour oeil dent pour dent" et l’exaltation de la violence vengeresse c’est surtout un vieux thème américain il me semble, traité dans les westerns le plus souvent réalisés par des goys.

      Après je suis pas fan inconditionnel hein, c’est du cinéma mystico-ironique de qualité, du cinéma grand public ciselé... leur film philosémite (A Serious Man), tient du flan un peu finaud, ils ont un bon tiers de semi-nanars assumés, et le portrait des péquenauds minnesotains dans le bizarre Fargo est au niveau de bassesse des Deschiens (relire Soral à ce sujet, cf Les abécédaires) et si on est un peu taquin on peut y voir du mépris de caste pour les petites gens systématiquement présentés en crétins bons ou mauvais... Mais ils ont une filmographie assez riche, c’est pas du cinéma purement formel, d’ailleurs comme Kubrick dont vous parlez (d’une autre envergure on est d’accord, mais difficile de se mesurer à lui même pour ses contemporains), il y a peut-être, toutes proportions gardées, de ce génie juif dont parle Soral à propos d’un Marx ou d’un Freud, ou dont je parlerais volontiers à propos d’un Leonard Cohen, dans cette façon cérébrale et à plusieurs degrés de lecture d’aborder le cinéma.


    • #1150558
      le 27/03/2015 par Riket Cosmos
      Pourquoi un film devient culte

      et on t’a jamais dit "mec tu sais les goûts et les couleurs ...."

      Si tu n’as pas trouvé "Fargo" excellent c’est peut-être que tu ramènes tout aux "banksters" etc etc dans Fargo point de toute cette branlette intello de jeunes de 29 ans qui se branlent le cerveau, avec ce genre de conneries, à l’époque où Fargo a été tourné par les frères Cohen, (moi non plus je ne suis pas un fan absolu de leur films mais ils ont quand même quelques bons films et reçus des distinctions méritées ) et puis si tu as besoin des "commentaires des réalisateurs pour savoir ce qu’ils ont voulus faire passer comme "messages subliminaux" avec leur film c’est que t’as un sérieux problème de comprenette ....

      Et si le "côté culte" de leur filmographie venait juste du fait qu’ils font de bons films même en étant juifs ? tu n’y a pas pensé ?


    • #1150589
      le 27/03/2015 par cacochyme
      Pourquoi un film devient culte

      Le meilleur film de Kubrick c’est "On a marché sur la Lune" avec Apollo 11 en 69 dont les producteurs étaient Kissinger et Rumsfeld, 1 milliard de spectateurs et moi et moi et moi...


  • #1150265
    le 27/03/2015 par Henri XI un peu
    Pourquoi un film devient culte

    La bourgeoise de la diligence c’est dans "Il était une fois la révolution" avec aussi l’excellent James Coburn et son costard...explosif !
    Mais je pense que chaque cinéphile, ici, l’aura évidemment remarqué.

     

  • #1150271
    le 27/03/2015 par joachim
    Pourquoi un film devient culte

    Merci pour l’article, petite rectification : le viol de la bourgeoise dans l’article le bon la brute et le truand c’est dans il etait une fois la revolution et non pas mon nom est personne.


  • #1150304
    le 27/03/2015 par totote
    Pourquoi un film devient culte

    Apocalypto c’est quand même avant tout une grosse quenelle mise aux Amérindiens par un Chrétien Occidental, voir la 1er imagine du film et les dernières :

    " La conquête de l’Amérique, vous l’aviez bien cherché bande de cannibales, heureusement que Jésus est venu vous sauver en caravelle "

    C’est un point de vue qui se défend d’ailleurs.

     

    • #1150912
      le 27/03/2015 par Abdu
      Pourquoi un film devient culte

      Le film commence avec cette citation :

      "Une grande civilisation n’est conquise de l’extérieur que si elle est détruite de l’intérieur."

      Je comprends votre bla bla ; à Tel Aviv, on n’aime pas Mel Gibson...


  • #1150310
    le 27/03/2015 par Enderby
    Pourquoi un film devient culte

    Article très intéressant, Tarantino est très bien cerné, cinéaste "pop" très efficace mais purement esthétique (forme explosive / fond inexistant), qui croit être cultivé parce que sa culture est basée sur le visionnage de 10 000 films et l’écoute d’autant d’albums, alors qu’il n’a peut-être jamais ouvert plus de dix bouquins de sa vie. Son seul film un tant soit peu politique est peut-être Django, montrant bien la confrontation entre nègre de maison (excellent Samuel L. Jackson) et esclave émancipé, dans un fatras visuel indigent. On est loin de Peckinpah, Melville ou Kurosawa.
    Michel Audiard n’est pas passé par ce dévoiement "pop" en assimilant la culture yéyé et psychédélique, parce qu’il avait une identité virile, française.

    Quant à Scorcese, il est intéressant de voir que ce grand réalisateur du Nouvel Hollywood (la seule vraie grande période de cette baylone du cinéma selon moi), qui a toujours habilement manié le symbole de la crucifixion et du péché dans ses films, en bon fils catholique, a perdu toute légitimité au yeux d’un honnête chrétien en réalisant La Dernière Tentation, dans lequel le Christ réduit à sa dualité homme/dieu devenait un genre de hippie délesté de toute sa subversion révolutionnaire (revoir la scène avec Jean le Bapiste, du grand n’importe quoi). Assez judicieux d’ailleurs de constater que d’un point de vue cinéphile y’avait nette baisse de qualité, et des jeux d’acteurs médiocres, ne restant de beau que la bande-son de Peter Gabriel. Qu’il aie réalisé ce déchet new age à dessein ou pas, les grands producteurs de la communauté organisée ont sûrement eu le sourire jusqu’aux oreilles, en voyant le boycott parfois excessif de certains cathos, à la sortie...

    Alors quand le plus bourrin mais plus honnête Mel Gibson a débarqué avec sa Passion, version aussi lourdeaude et américaine que celle de la vie de William Wallace dans Braveheart mais aussi épique, où, malgré que Jésus soit plus ou moins réduit au rôle de viande mécanique et les Evangiles à des flashbacks, l’aspect injuste et obscène de la domination judaïque était crânement montré dans quelques scènes remarquables face au Sanhédrin, les mêmes ont sûrement moins apprécié, alors qu’on restait loin des versions exhaustives de Pasolini et Zeffirelli. Preuve que dès qu’on essaie de coller un peu plus au message des Evangiles on est peut-être bien plus subversif que quand on veut se la jouer iconoclaste ou nietzschéen, dans ce contexte de domination communautaire !


  • #1150380
    le 27/03/2015 par Mache
    Pourquoi un film devient culte

    Rien à propos des Tontons flingueurs ?
    Pourtant, il y avait matière...
    Pourquoi oublier ce film culte d’Audiard et Lautner ? Parce que (c)anal+ en a fait la promotion alors que jusqu’à ce moment, seuls quelques "fans" avaient compris son importance. Bien avant le battage (c)analien, que dis-je, le battage, la propagande (tout comme Pulp Fiction d’ailleurs) ?
    "Alors ? il dort le gros con ? Ben, il dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule..."
    Si une telle réplique ne mérite pas d’entrer au panthéon des Répliques, que je mange mon chapeau !

     

    • #1150535
      le 27/03/2015 par Enderby
      Pourquoi un film devient culte

      Personne ne peut oublié les Tontons Flingueurs, il est très bien passé à la jeune génération comme Un Singe en Hiver, j’en témoigne sur les nombreuses scènes de bistrot ou de soirée vécues avec des gars de ma génération citant les passages de ces deux films... "y a pas seulement que d’la pomme"... Ce qu’il faudrait plutôt réhabiliter dans notre génie du cinéma français c’est Buffet Froid de Blier ou Comment réussir quand on est con et pleurnichard ; "culte" pour qualifier les scènes avec Jean Carmet dans ces deux films n’est pas galvaudé, le second c’est du Audiard de haut vol ! D’ailleurs sans vouloir m’en prendre aux cul des mouches le vrai film culte selon moi c’est le film qui est plutôt confidentiel mais vénéré en marge des gros succès, on confond souvent le terme avec "populaire" ou "légendaire", pour moi ce n’est pas exactement pareil. C’est arrivé près de chez vous est culte, Les Tontons Flingueurs est populaire.


  • #1150382
    le 27/03/2015 par Bilbo22
    Pourquoi un film devient culte

    Excellent article, comme d’habitude. Juste une petite correction cependant, pour la scène de Rod Steiger dans la diligence, ça se passe dans Il était une fois la Révolution, film mythique s’il en est.

     

    • #1150728
      le 27/03/2015 par spirit
      Pourquoi un film devient culte

      et c’est Henri fonda qui viole claudia Cardinale...pas Charles Branson dans "il était une fois dans l’ouest"

      Il manque les 7 samouraï de Kurosawa.....oeuvre trop extraordinaire pour être doubler en français... !!!


  • #1150414
    le 27/03/2015 par Eloise
    Pourquoi un film devient culte

    Brief Encounter en 1945 de David Lean. Une beauté !


  • #1150496
    le 27/03/2015 par cylon
    Pourquoi un film devient culte

    Je pense a platton d’Oliver stone qui fait lui meme ça biographie de ce qu’il a vecu au vietnam ,j’adore quand charlie sheen dit, je ne sais meme pas ce que je fait ici un viet pourrais ce trouver a 10 mètres de moi sans que je m’en aperçoive, cette petite phrase qui semble anodine montre bien que cette guerre était perdue d’avance et que la motivation des troupes us n’était plus la meme une foi sur le champ de bataille,Oliver stone la bien montré, la puissance n’es rien face a un peuple déterminé a ne pas ce soumettre a l’imperialisme us.pour moi c’est un film culte tourné de façon documentaire,et non de la pleurniche pour le pauvre soldat us qui ce fait massacrer ,en voyant ce film ,je n’ai jamais penser saloperie de viet ,bien au contraire ,je me suis dit bordel quelle courage quelle détermination pour ce petit peuple qui n’a rien demander .

     

    • #1150707
      le 27/03/2015 par BEN
      Pourquoi un film devient culte

      Platoon est LE film sur la guerre du Viet-Nâm, pour moi il est culte.
      Pas le même registre que apocalypse now et full metal jacket, question de sensibilité et de goût, il fait partie des films que j’ai regardés plus d’une fois. Le casting est d’ailleurs excellent.
      Dafoe Berenger Sheen et les débuts de Withaker et Depp.
      Willem Dafoe. Son personnage est tellement attachant, juste et admirable dans ce film... bref il est dans ma vidéothèque.


  • #1150523
    le 27/03/2015 par seber
    Pourquoi un film devient culte

    Je suis loin d’être convaincu que les réalisateurs soient autant des intellos que les critiques qui essaient de se faire passer pour le prétendent. Comme les peintres, ils projettent leurs inconscients sur la toile.
    Concernant Tarantino, la question n’est pas de trancher entre talent/pas talent. Tarantino est un artiste dans le sens où il est la synthèse la plus aboutie et le reflet de son époque, le concentré de la forme et du spectacle moderne, "branchouille et décalé". Le David Getta de l’image. Viande et steak haché remixés avec potatoes et sauce barbecue.
    A propos des origines de la Culte(-ure) attitude, suivez les flèches du star-system inventé par qui vous savez. Pour vendre et imposer sa vision du monde, il faut spectaculariser, sanctifier le produit, fétichiser la marchandise (Big Mac ou Marylin, même combat sous le feu des projecteurs).
    Le culte est lié à une époque, une sensibilité. Le culte est souvent éphémère s’il ne rencontre pas le coeur et l’esprit des hommes. Le culte possède de forts liens avec la mode. Culte hier, ringard aujourd’hui, à nouveau culte demain ("revival", "vintage", toussa toussa…).
    Très nombriliste aussi comme phénomène. Largement névrotique. Culte=fan=j’aime=facebook=fanatisme=virtualisation.
    Vous êtes fan de séries B ? de tomates farcies ? de porte-jarretelles ? de Chihuahua ? d’Alain Soral ?


  • #1150569
    le 27/03/2015 par je passe
    Pourquoi un film devient culte

    C’est "le Grand Bleu" que l’on devrait placer en tête des films-cultes français. Se baigner dans l’eau de mer, aller dans ses profondeurs sont les signes symboliques d’un profond changement si ce n’est d’une mort (et pourquoi pas, d’une renaissance). Je ne vivais pas en France à l’époque de sa sortie mais je me souviens bien de l’effet que ça m’a fait. "Le suicide français" version Luc Besson, bien avant Eric Zemour .


  • #1150571
    le 27/03/2015 par Victor Arnould
    Pourquoi un film devient culte

    Stéphane Audran et Jean Yanne dans le Boucher
    John Travolta dans La Fièvre du Samedi Soir
    Le Chevalier de Maison Rouge ( feuilleton télé )
    Jean Marais et Danielle Darrieux dans Typhon sur Nagasaki
    Deneuve et Gassman dans Âmes Perdues
    L’Evangile selon Saint Matthieu de Pasolini
    Les Macistes
    Ce dont les images qui me sont venues en premier
    C’est pas très récent tout cela.
    C’est grave, docteur ?
    Et je déteste Tarantino. C’est un grand malade surestimé.

     

  • #1150613
    le 27/03/2015 par cacochyme
    Pourquoi un film devient culte

    "Tu vois, le monde se divise en 2 catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent... Toi tu creuses !"
    Blondin
    "Tu vois, le monde se divise en 2 catégories, ceux qui passent par la porte et ceux qui passent par la fenêtre !"
    Tuco

    Ca avait de la gueule !!


  • #1150840
    le 27/03/2015 par BA
    Pourquoi un film devient culte

    Cela fait trop longtemps que j’ai vu Blanche Neige pour en parler, mais le reste des films cités sont loin d’être des chef d’œuvres, à mon avis.
    Pour éviter aux lecteur de E&R de perdre leur temps, voici, à mon avis, les bons films de 2014 :

    71
    Better Living Through Chemistry
    Blended
    Foxcatcher
    Frontera
    Get On Up
    Housebound
    Kid Cannabis
    Killers
    Redirected
    Road To Paloma
    The Drop
    The Good Lie
    The Water Diviner
    What We Did On Our Holiday
    Jersey Boys
    Gone Girl
    The Homesman
    Diplomatie
    Les Combattants

    Il n’y a malheureusement que deux films français dans le lot

     

    • #1151227
      le 28/03/2015 par Mamie Nova
      Pourquoi un film devient culte

      Gone girl a été surestimé. J’ai pu le voir 2 fois et je suis resté sur ma faim ; un scénario finalement pas très original et une fin molle et décevante. Même chose pour Birdman ; début en fanfare, réalisation plans séquences superbes, et çà s’essouffle pour finir à plat. The Homesman pourrait être cité pour les mêmes raisons. Finalement, ce sont certains comédiens qui sauvent ces films ; Keaton, Lee Jones... Après évidemment, affaire de gout aussi...


  • #1150921
    le 27/03/2015 par Kubrickerman
    Pourquoi un film devient culte

    Quelqu’un peut m’expliquer ce que Holy Motors a de génial ?
    Peut-être que je n’ai pas compris le film, en tout cas " génial " est un grand mot.


  • #1150923
    le 27/03/2015 par Chuchemimb
    Pourquoi un film devient culte

    Apocalypto avait le mérite d’être à contre courant en démontrant que les Amérindiens étaient loin d’être des victimes innocentes et que les Aztèques terrorisaient les populations alentours (qui ont ensuite aidé les Espagnols à les vaincre). Mais c’est aussi une formidable réflexion sur la peur, moteur des individus, mais aussi et surtout de toutes les civilisations humaines. Quant aux films cultes, ils sont légions. J’en citerai quelques uns : Swimming with sharks, Fight Club, les films de Kubrik, Un élève doué, la Route, God Bless America, The Invention of Lying, Harry Brown, L’Armée des 12 singes, Lord of war, Training Day, World’s Greatest Dad et bien entendu Pouic-Pouic...


  • #1150929
    le 27/03/2015 par Reno Chemot
    Pourquoi un film devient culte

    Et "Le Président" de Henri Verneuil (1961) ? Du Simenon-Audiard cultissime aussi !

     

    • #1151336
      le 28/03/2015 par dummy65
      Pourquoi un film devient culte

      tu remontes le niveau.
      Les Mains sales - scénario de Jean-Paul Sartre et réalisé par Fernan


    • #1151438
      le 28/03/2015 par dummy65
      Pourquoi un film devient culte

      L’Argent des autres - de Christian de Chalonge avec trintignant, serrault, brasseur


  • #1150936
    le 27/03/2015 par max34
    Pourquoi un film devient culte

    Avatar, Drive Tarantino...mouais je ne suis pas convaincu. Surcoté, surfait, plagié, rien de bien nouveau. Désolé de ne pas être aussi enthousiaste que vous.

    Pour moi s’il y a un film français à citer : "Le jour se lève" de Marcel carné avec Jean Gabin. Une petite pépite très en avance sur son temps (Façon de filmer, bande son...).

    Poésie, drame, suspens, scénario, tout y est. Trouvable en streaming et chaudement recommandé à tous ceux qui veulent savoir ce qu’est le "Genie francais"

     

    • #1151136
      le 28/03/2015 par neilY
      Pourquoi un film devient culte

      Assez d’accord avec vous. Merci du conseil. L’armee des 12 singes me semble plus digeste que brazil est tout aussi lourd de sens. Avec parnassius et las vegas parano ce realisateur fait clairement partie des grands. Kubrik pour l’ensemble de son oeuvre. Critique trop complaisante de l’agent du mossad. Fight club, the game, le cercle des poetes disparus et j’en oublie sont au dessus des bouses cites dans l’article .Cote francais le bonheur est dans le pre / garde a vu / audiard... ?


  • #1150989
    le 28/03/2015 par mirza
    Pourquoi un film devient culte

    Et "Sunset Boulevard" et "Mulholland Drive" qui se répondent en écho ...

     

    • #1151269
      le 28/03/2015 par karimbaud
      Pourquoi un film devient culte

      @Mirza.........puisque quelques fondus de cinoche se répondent en échos...merci de citer ce film sublissime de l" Age d’or " d’Hollywood, et qui en marque aussi le crépuscule !...Holden, Swanson, Von Stroheim......d’autres films du grand Wilder : Assurance Sur La Mort, Le Poison ( Milland, extraordinaire en écrivain raté assujetti à la bouteille, justement honoré par l’Oscar ), Stalag 17 ( encore Holden, oscarisé pour l’occasion ), Le Gouffre aux Chimères ( Douglas ), La Garçonnière ( Lemmon et Mac Laine )...un dernier pour la route, le très Hitchcockien " Témoin à Charge " ( power, Laughton et Dietrich )........


    • #1151536
      le 28/03/2015 par Xavier57
      Pourquoi un film devient culte

      Sans oublier "La Griffe du passé", LE chef-d’œuvre absolu du film noir réalisé par le cinéaste français Jacques Tourneur. Une perfection rarement égalée selon moi. (Je suis tombé amoureux de Jane Greer). Il y a bien sûr "Laura" de Preminger, mais je le trouve assez surestimé.


  • #1151179
    le 28/03/2015 par hanane
    Pourquoi un film devient culte

    Comment avez-vous pu oublier "Le Seigneur des anneaux" ?.
    Pas le temps de développer mais retenons une chose : La destruction de l’anneau forgé par Sauron pour les lier tous dans les Ténèbres est réalisé par le plus improbable chevalier qui soit parmi les hommes : un semi-homme, faible, terrorisé, qui doute à chaque instant de ses capacités à aller jusqu’au bout de sa mission. Pourquoi Gandalf refuse-il de prendre l’anneau de pouvoir ?. "Je ne veux pas" dit-il "ajouter la force à la force" pour finalement basculer comme Saruman dans le camp de l’Ennemi des Hommes.

    TOUT est dans l’oeuvre de Tolkien. Les trois âges, du début à la fin, le 4ème âge étant le nôtre (proche semble-t-il de sa fin).

    Il n’est pas banal de relever que Tolkien, protestant anglais converti (ou reconverti) tout jeune au catholicisme ait eu connaissance aussi pénétrante des "Mystères" de l’Univers depuis sa création. Elle ne peut lui avoir été donnée, inspirée que par le Saint Esprit.

    Et Dieu est plus Savant.

     

    • #1151339
      le 28/03/2015 par mik ezdanitoff
      Pourquoi un film devient culte

      Je pense qu’il faut faire plutôt référence au livre qu’aux films.
      Tolkien était chrétien pratiquant,mais quand on lui rappelait ensuite l’influence que son oeuvre a eu sur le réveil du paganisme Nordique,ça le rendait malade...et pourtant... !


    • #1152371
      le 30/03/2015 par hanane
      Pourquoi un film devient culte

      Les ignorants que nous sommes parlent de paganisme comme ils parlent d’"obscurantisme" à propos du Moyen-Âge(*). Facile de qualifer d’"obscur" ce qu’on ne comprend pas. Ou qu’on ne comprend plus ... .

      L’oeuvre de Tolkien commence quand Eluvatar, l’Un, Crée le Monde sous la forme sonore d’une Musique Universelle (la musique des Aïnurs, premiers esprits créés par Lui). Mais Morghot (Satan) perturbe cette création en créant une contre musique. Nous voilà déjà dans le premier acte de désobéissance à Dieu présent dans presque toutes les traditions authentiques. Même si le récit n’a pas les mêmes formes narratives, le fond est le même.

      Bon, voilà, perso, j’aime bien, ça me parle et ça m’intéresse, ... .

      (*) Les caves du Vatican doivent receler bien des secrets probablement incompris aujourd’hui.


  • #1151190
    le 28/03/2015 par hooligan63
    Pourquoi un film devient culte

    "Les fils de l’homme" de Cuaron

    "A history of violence" de Cronenberg


  • #1151209
    le 28/03/2015 par hanane
    Pourquoi un film devient culte

    Signalons l’infidélité à l’oeuvre de Tolkien faite par Peter Jackson dans le dernier Tolkien, le film "la Bataille des 5 Armées". Il y greffe un personnage féminin,l’elfe guerrière et son histoire d’amour avec un nain, un peu tirée par les cheveux et surtout parfaitement inutile. Pourvu qu’il ne recommence pas.


  • #1151218
    le 28/03/2015 par Xavier57
    Pourquoi un film devient culte

    Il ne faut pas oublier non plus Jean-Pierre Melville. Des films comme "Bob le Flambeur", "Le Deuxième Souffle", "Deux hommes dans Manhattan" sont à ranger aux côtés des plus grands films noirs américains. Une scène culte pour moi : https://www.youtube.com/watch?v=4o6...
    Ceux qui aiment le jazz et les films noirs apprécieront. L’Amérique a certes beaucoup de défaut, mais elles nous a aussi donné beaucoup de chefs-d’œuvre.

     

    • #1151278
      le 28/03/2015 par karimbaud
      Pourquoi un film devient culte

      totalement d’accord, et merci pour cette scène qui fait aussi ce pourquoi on aime ce cinéma, je veux dire ce grand cinéma américain classique ainsi que son alter ego français et son atmosphère à nulle autre pareille !...Bob le Flambeur , l’Ainé des Ferchaux, Le Cercle Rouge, à la tragédie implacable et Le Samouraï, film qui définit le mieux selon moi le mythe Delon !...d’ailleurs, dans le genre, j’aimerais mentionner " L’ultime Razzia " de Kubrik .


  • #1151232
    le 28/03/2015 par greg
    Pourquoi un film devient culte

    "viol de la bourgeoise de la diligence par Rod Steiger dans Mon nom est Personne". Faux, c’est dans "Il était une fois la révoltution"( Sergio Leone 1971).

     

    • #1151434
      le 28/03/2015 par Mrpink
      Pourquoi un film devient culte

      Ouais exact

      Sinon comme film culte :
      - Les Affranchis, Taxi Driver de Scorcese (réalisateur incontournable ;))
      - Le parrain de Coppola
      - Il était une fois en Amérique de Léone


  • #1151238
    le 28/03/2015 par rectificateur
    Pourquoi un film devient culte

    Le viol de la bourgeoise de la diligence par Rod Steiger c’est dans "Il était une fois la révolution", et non pas "Mon nom est personne" (qui n’a pas été réalisé par Leone). On aurait aussi pu mentionner le viol de la vendeuse d’une bijouterie pendant un braquage dans "Il était une fois en Amérique" (qui n’apparait malheureusement pas dans votre article)

     

    • #1151281
      le 28/03/2015 par karimbaud
      Pourquoi un film devient culte

      @rectificateur.........Leone s’est amusé quand même à en tourner quelques scènes, le film étant réalisé par Tonino Valerii, qui fut je crois son premier assistant !


  • #1151261
    le 28/03/2015 par jedgreen
    Pourquoi un film devient culte

    A la base l’expression "film culte" sert pour parler d’un film n’ayant pas eu beaucoup de succès en salle lors de sa sortie et ayant par la suite drainé un public en vidéo, au début peu nombreux mais soudés et passionnés, qui à fait que le film fini des années plus tard par être reconnu par le plus grand nombre. Des films comme Blade Runner ou The Thing appartiennent à cette catégorie "culte".
    Après bon, aujourd’hui dès qu’un film a du succès on dit que "c’est culte", mais Avatar n’a rien de culte par exemple. C’est même l’inverse, c’est un film ayant eu un immense succès en salle mais n’ayant pas réussi a drainé un public de fans comme Star Trek ou Star Wars par exemple (qui eux mêmes ne sont pas vraiment "culte" car ayant toujours eu du succès).


  • #1151273
    le 28/03/2015 par anony
    Pourquoi un film devient culte

    Bon article, peut-être trop orienté vers les "blockbusters" selon moi. D’une manière générale, je n’aime pas trop qu’on applique la culture geek au cinéma (le solaris de tarkhovsky est sans comparaison avec son rival "kubrikien", et n’importe quel film iranien peut surpasser une production US).
    Merci de rappeler que Tarantino est le phénomène le plus survendu de l’histoire du cinoche ("cartel" de la presse totalement arbitraire à son sujet, comme ce qui ce passe pour guillaume Canet en France, malgré la purge des "petits mouchoirs", pour moi, dans les 2 cas, c’est incompréhensible)
    Sinon, pour aller au plus simple, je pense qu’avec les grands réalisateurs, on est jamais déçus (se replonger dans les sautet, pialat, clouzot, kitano, renoir, chaplin, cassavetes...)
    Joli clin d’oeil aux "yeux sans visage", comme avec le "roi et l’oiseau" on oublie que la France a pu se hisser bien au dessus des américains (demandez à friedkin, scorsesse et coppola ce qu’ils en pensent...vous serez surpris !)


  • #1151291
    le 28/03/2015 par Gilgamesh
    Pourquoi un film devient culte

    vous avez quand même oublier Kurosawa. avec son film Les sept samouraï, qui est pour moi le plus grand chef-d’œuvre du cinéma. je ne saurais vous conseiller sa quasi toute filmographie qui est juste géniale.


  • #1151294
    le 28/03/2015 par karimbaud
    Pourquoi un film devient culte

    @BEN...........entièrement d’accord avec vous, Platoon ( c’est vrai, quel casting ! ) est un film emblématique ( je préfère à " culte ", largement et trop souvent galvaudé )...et je pense que le sergent Elias produit le même effet sur beaucoup de monde, Dafoe est " énorme ", c’est un des grands acteurs très doués de sa génération, à l’instar par exemple d’un Christopher Walken en son temps !!...d’ailleurs je conseille humblement " Mississipi Burning " d’Alan Parker, avec Dafoe donc, et Hackman, un autre géant !

    ps : je pense que si Platoon est LE film sur le Vietnam ( et Apocalypse Now ainsi que Full Metal Jacket sont de très grands films ), Né un 4 Juillet est LE film sur ce qui est déjà l’après- Vietnam...un film humainement géant et déchirant, un des tous meilleurs de Tom Cruise ( avec notamment La Firme ) .

     

    • #1151707
      le 29/03/2015 par Enderby
      Pourquoi un film devient culte

      Autre film qui traite de la guerre au Vietnam et qui est emblématique, moins axé sur la partie “combat” et “innocence perdue” que Platoon : Voyage au bout de l’Enfer (The Deer Hunter). La scène de roulette russe entre Walken et De Niro c’est du grand cinéma, il est presque difficile à regarder sans avoir les larmes aux yeux le Christopher.

      Un film oublié qui vaut largement Platoon à conseiller aux lecteurs : Outrages (Casualties of War) de Brian de Palma. Musique de Morricone, ambiance encore plus moite et désespérée que chez Stone. Qui permet aussi de constater que Michael J. Fox se limitait pas à son personnage d’ado dans Retour vers le Futur ; c’est un grand acteur, ce rôle en est la preuve.


  • #1151333
    le 28/03/2015 par dummy65
    Pourquoi un film devient culte

    Cela fait du bien, un peu de culture, tout en passant un bon moment de cinéma.
    ER devrait prendre rendez-vous régulièrement avec le cinéma (éducatif et politique) en proposant sa rubrique cinéma.
    Quelques bons films :
    Queimada - de Gillo Pontecorvo (http://cinemavf.org/queimada-stream...)
    Les Mains sales - scénario de Jean-Paul Sartre et réalisé par Fernand Krach de Fabrice - de Genestal
    Secret d’état - Michael Cuesta.

    Cela permet aussi de traiter un sujet et de proposer un film sur le même thème.
    Exemple MK ultra, l’esclavage, etc..


  • #1151378
    le 28/03/2015 par Nullitétdébilisation
    Pourquoi un film devient culte

    Claudia Cardinale ne se fait pas violer par Bronson mais par Fonda.
    Quand on parle de nullité, on évite de l’être soi même.


  • #1151636
    le 29/03/2015 par Wazarih
    Pourquoi un film devient culte

    Casablanca Driver, ça, c’est un film culte ! Avec notre humoriste préféré.
    « C’était évident... »


  • #1151650
    le 29/03/2015 par Fares
    Pourquoi un film devient culte

    Traffic de Steven soderbegh est pour moi lun des meilleurs film de ce debut de 21eme siècle a tout ceux et celle qui l’ont pas vu , je vous conseil vivement de le regarder .


  • #1151724
    le 29/03/2015 par El Chuncho
    Pourquoi un film devient culte

    Apocalypto est surtout un remake efficace de La Proie Nue (Cornel Wilde 1966), lui-même film culte...


  • #1151809
    le 29/03/2015 par karimbaud
    Pourquoi un film devient culte

    @enderby..............oui, évidemment " Voyage au bout de l’Enfer " est un immense film signé Cimino...et c’est vrai qu’il y a des scènes authentiquement bouleversantes dans ce chef-d’oeuvre...


  • #1151855
    le 29/03/2015 par gainsbar75
    Pourquoi un film devient culte

    L’armée des ombres


  • #1151881
    le 29/03/2015 par GATTOPARDO
    Pourquoi un film devient culte

    "Le voyou des polars n’est qu’une métaphore de l’individu qui n’obéit pas aux lois de la communauté humaine. Nécessairement plus fort, mais aussi plus fragile que les autres, il goûtera au plaisir d’être un dieu, avant de tomber à terre"
    On dirait une phrase tarh les Julius Evola "Idealismo Magico" bien vu !


  • #1152063
    le 29/03/2015 par Bobgarga
    Pourquoi un film devient culte

    Apocalypto se passe au Mexique, pas en Amazonie.


  • #1152080
    le 29/03/2015 par nasser
    Pourquoi un film devient culte
  • #1152167
    le 29/03/2015 par Enderby
    Pourquoi un film devient culte

    Puisqu’il semble y avoir du monde sensible aux films de guerre, ou sur les ravages de la guerre, j’en conseille modestement deux assez méconnus, qui ne peuvent pas laisser indifférent, juste au cas où certains ne les aient pas encore vus :

    > Requiem pour un massacre (Va et Regarde) de Klimov. (si vous en avez marre de la seconde guerre mondiale essentiellement racontée du côté de ceux qui ont traversé l’Atlantique, ça calme...)

    > Johnny s’en va-t-en guerre de D. Trumbo. (douloureux si on est croyant, et même sans, mais à voir absolument...)

    ...Et sans parler de guerre, juste pour ajouter un film culte que je n’ai pas vu cité et qui reste peut-être un des plus grands films noirs avec Shock Corridor de Fuller et d’innombrables Hitchcock : La Nuit du Chasseur ... Quand je repense au personnage de Robert Mitchum, j’en ai des frissons. Qui serait capable de réaliser un tel film aujourd’hui ???


  • #1152535
    le 30/03/2015 par Amateur
    Pourquoi un film devient culte

    Rod Steiger viole une bourgeoise dans la diligence non pas dans "Mon nom est personne" mais dans "il était une fois la révolution" de Sergio Leone.


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