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Scolies pour un centenaire : Mai 68 la gâteuse

Le Mai 68 français fut un événement à bien des égards singulier. Des petit-bourgeois jouaient à la révolution russe comme ceux d’aujourd’hui jouent à Mai 68. 1968 est aussi près de 1917, que nous de Mai 68. Un demi-siècle. La conscience des hommes traîne lamentablement derrière la réalité.

 

§. Cette apparition spectaculaire du jeune-con inaugurait l’installation d’un capitalisme sénile, dont la parole est devenue celle du vieux-gâteux qui fait sous lui des lois liberticides.

§. Mai 68 : il est interdit d’interdire ! Mai 2018 : tout est interdit !

§. André Malraux, en 1969 après la manifestation gaulliste :

« On n’a pas plus prédit neuf millions de grévistes qu’on n’avait en 1940 prédit deux millions de prisonniers. Il s’agit là d’événements qui n’appartiennent pas à la politique mais à l’histoire. Et puis il y ceux de la Sorbonne, sur lesquels on épilogue en vain. Les revendications les plus légitimes des étudiants ne nous masquent pas que leur problème est international. Il appartient, lui, à l’histoire. Les facultés sont fermées en Chine ; les étudiants se battent au Japon, se révoltent en Allemagne, en Italie, en Hollande et même de l’autre côté du rideau de fer. Ils se sont révoltés dans les facultés des États-Unis, qui ne sont pas d’antiques "Sorbonne" ; ils se sont révoltés à l’Université de Mexico, où ils possèdent leur propre police, et où la police fédérale n’a jamais pénétré. Les étudiants ont toujours été chahuteurs, mais il serait absurde de croire que leur chahut ressemble à celui du Moyen Âge, quand il ressemble à celui de la Californie. »

§. Mai 68 s’inscrit dans une vague mondiale, trop immense pour être ramenée à l’agitation de ces leaders d’amphithéâtre. Ceux dont la cervelle est trop étroite pour contenir une pensée océanique, ne voient que l’écume. De cette bave journaleuse ils vont extraire quelques noms, échantillons mondains d’une génération qui a commencé en foutant la rue Gay-Lussac à sac, puis a fini par exiger des gays dans les ministères !

§. Il n’est pas possible de faire d’une vague mondiale un printemps arabe. C’est un anachronisme ! Et une erreur de mode de production. Les deux tendances jumelles de notre époque imbécile communient dans cette version achevée du crétinisme. Homo festivus, qui n’en veut garder qu’un souvenir festif sans l’encombrante grève ouvrière, y voit le Kilomètre zéro de sa route en patins à roulette auprès de sa connasse féministe qui prône la révolte contre une oppression imaginaire, celle de F par H, sans la dure réalité quantifiable de l’exploitation de H par H. En face leurs alter ego dissidents rejettent pareillement le prolétariat pour n’ y voir que le début de tous les dérèglements sociaux et moraux, de l’hédonisme, du débraillé moral, de l’effacement des valeurs, par la faute de Glucksmann, Cohn-Bendit, Olivier Rolin, Serge July, Roland Castro, Benny Lévy, Miller etc. C’est faire porter la responsabilité de la décomposition sociale sur ces comparses, sur une poignée d’excités pro-chinois, racaille 100 % stalinienne, au demeurant.

§. Quoi ? Vous voyez une filiation matrilinéaire entre ces résidus de fausse couche maoïstes et la contre révolution capitaliste ? N’est-il pas plus crédible, plus solide, plus sérieux, plus conséquent, d’accuser l’État, son personnel politique, les institutions,le grand capital, et le PCF ? Cf le rôle du PC complice du tournant SOS racisme. En Mai 68 on disait : « Veuillez laisser le Parti communiste aussi propre en en sortant, que vous croyiez le trouver en y entrant. »

§. Certes, de Gaulle si on le compare à Tcharkodzy ou à Hollande pour ne rien dire du Micron, paraît un Titan politique, un parangon d’honnêteté et un vrai nationaliste qui défend le pré-carré de l’impérialisme français, plus exactement du groupe Bloch-Dassaut. Mais il fût aussi le représentant de la bourgeoisie capitaliste la plus immonde, je veux dire la française. Il suffit de jeter un œil derrière sa haute stature, et tous les politicards, les Pompidou, les Giscard, les Chirac, toute cette merde gaulliste, sont déjà là rassemblés en un conseil d’administration de notre décrépitude ! La pilule, l’avortement, le regroupement familial c’est qui ? Les trublions de la rue Gay Lussac ? Allons droitards, laissez moi rire !

§. Des pignoufs pro chinois, des petites sartreuses bien léchées par la Simone, seraient les responsables de l’installation de ce monde-ci ? Le tournant radical, l’apparition du monde postmoderne, si bien nommé car il n’a rien de moderne, vient du retournement, on dit aussi la récupération, du thermidor du gauchisme, et de l’écrasement politique des milieux ouvriers radicaux.

§. Mai 68 portait en lui-même sa propre négation. Il y eût un grand retournement, d’abord une récupération de l’esprit de 68, qui n’a pas changé le but et le sens bourgeois de la vie, mais qui a changé la vie et le look des bourgeois. Puis la contre-révolution des années 80.

§. On a dit que les leaders étudiant étaient passés du col mao au Rotary, (en oubliant Marcel Joihandeau qui criait par sa fenêtre : « Bande de petits cons vous serez tous notaires ! »)

Lire la suite de l’article sur petitimmonde.blogspot.fr

Sur le thermidor du gauchisme, ne pas manquer :

Le féminisme, idéologie de la décomposition :

Retrouvez Félix Niesche, sur E&R :

 
 



Article ancien.
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11 Commentaires

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  • #1957078

    Mai 68 est le moment où la société française a commencé à se décomposer (n’oublions pas que mai 68 a été précédé par le cassage de l’armée en 58 et de Vatican II et de la trahison des clercs !) mais où l’état français a sauvé sa peau de justesse et s’est ensuite renforcé en neutralisant la gauchiasse (Mitterrand et ses épigones). et en se transformant en une absurde et dangereuse autocratie.

    Maurras disait que la France avait surtout besoin de soldats et de prêtres. Nous n’avons plus ni l’un ni l’autre mais elle a plein de petits cadres fayots.

    On ne trouve plus maintenant que des citoyens hagards de moins en moins français face à une machine étatique folle, antifrançaise, vilainement ralliée à l’anticivilisation américaine, collabo comme on en a jamais vu, et évoluant vers une tyrannie ploutocratique ridicule. Mais il n’y a plus personne en face. On doit bien rire à Tel Aviv.

    L’affreux bourgeois français maintenant réfugié dans son arrogance de mandarin ignare et prétentieux bien au chaud dans le sérail de cette pétaudière byzantine pourrie jusqu’à la trogne n’a jamais été aussi triomphant. Il n’a plus peur de rien. De toutes les façons, sa fortune n’est plus en France depuis longtemps.

     

    • #1957199

      Bonsoir,
      Mai 68 est le moment où la société française a commencé à se décomposer.

      Totalement faux. La putréfaction avait commencé il y a déjà bien longtemps et notamment dans l’entre-deux guerre. Lire Céline pour cela.


    • #1957369

      Je crois fermement que le point de non retour fut l´épuration.
      Jusque dans les années 1930 c´était encore la démocratie, à savoir que plus d´une fois on est pas passé loin d´un renversement du régime, confère Maurras, Si le coup de force est possible, et les satires de Céline.
      Ensuite il y a eu la Révolution Nationale, 1940-1944, qui bien sûr est l´enfer en France des heures les plus sombres. Sauf qu´en analysant c´est moins clair que prévu. relance de la natalité, de la production paysanne (mais 4 ans c´est pas assz pour voir les résultats) ; le plus significatif est qu´aucun politicien de cette période n´a pu être condamné pour enrichissement personnel, lire Laval parle, enrichissant, quand aux lois mémorielles, faut lire tous les écrivains, Aron, de Kérilis, Amouroux... sauf les 2-3 officielles, pour voir qu´il y a eu une grande protection de l´individu juif, mais un combat contre son pouvoir politico-économique-religieux. Rappelons que la Révolution Nationale interdit la franc-maçonnerie, triste bien sûr.
      Suite à la victoire alliés, de Gaulle se retrouve par hasard saueur de la patrie et doit composer avec les communistes, pas les combattants mais ceux qui vont prendre une partie du pouvoir économique ; et accepter l´épuration pour arriver au pouvoir. Audiard en parle parfaitement https://www.delitdimages.org/viveme... , des gens toujours en place.

      Suite à ca, il ne restait plus d´espoir, l´invasion Marshall, la télé dans les années 1940, les yéyés 1963, Mai 1968, Najat et le LGBT, le démembrement de l´agriculture et de l´industrie, avortement, peine de mort, GPA... après l´épuration, il aurait fallu un miracle pour que la pelote de laine ne se déroule pas d´elle-même.
      Mai 1968 ne mérite vraiment aucune célébration, ni des pros ni des antis, juste une date aprmi d´autres. Il est interdit d´interdire...


    • #1957412

      Il faut distinguer "état" qui depuis 1789, a subi crise sur crise, et "société" qui, en France, a tenu bon malgré un état qui s’effondrait périodiquement (les "régimes"), et même était en assez bonne santé (démographique notamment jusque à la guerre de 14).

      Je pense que ce qui a été déterminant dans la crise brutale de la société française que nous vivons, ce fut Vatican II, l’Eglise représentant l’idée même d’autorité sacralisée. Même si l’on est pas catholique, il ne faut pas minimiser l’influence profonde de la hiérarchie catholique sur la société française, son rôle régulateur. Vatican II fut un effondrement.

      La société française d’un autre côté était traumatisée depuis 1789 et devenue pétocharde et elle n’avait peur que d’une chose : du désordre. C’est là que De Gaulle a bien joué puisqu’en 58, il a démontré qu’une l’armée qui pouvait mettre le bordel (crise du 13 mai) et ainsi il est revenu au pouvoir dans une première vague de peur. Puis il a repris la main une seconde fois dix ans plus tard en 1968 pour cette même raison, en utilisant le terme significatif de "chienlit", la peur du désordre.

      Aujourd’hui, l’Etat français est en ordre mais la société française pas du tout. On peut parler de décomposition et ce pauvre Macron n’y peut pas grand chose, sauf à aggraver. Un jour ou l’autre, l’Etat il sera visible que l’Etat est atteint. Ce qui est dissimulé actuellement.


  • #1957087

    Qu’est-ce qu’apporterait un débat sur "mai 1968" sachant ce qu’est devenu la France, et surtout ce que sont devenu les instigateurs de cette révolution qui n’a rien apporté que du désordre ?Mr A. Krivine, Cohn-Bendit et Cie nous emmerdent depuis cette période et pourraient se faire oublier à tout jamais , ce qui nous rendrait bien service .


  • #1957100

    En effet, Cohn Bendit fut un simple instrument d’un vaste projet dont il ne mesurait pas l’ampleur. Seulement, lui fut assez malin pour vivre du système sans avoir à bosser...


  • #1957117

    Il faut voir ce que c’est que des veaux qui retournent dans leur champs au printemps, ça galope partout ils sont heureux et ils ne se laisseraient pas faire si vous vouliez simplement les approcher. Et pourtant on sait très bien que ça ne les empêchera pas de finir dans une assiette le moment venu...

     

  • #1957135

    Ceux qui disent les français sont des cons, sont les vrais cons.
    Mouais !..en attendant, s’abstenir de voter, à la présidentielle qui plus est, n’est pas le signe évident d’une lucidité hors-pair.Il faut savoir ce qu’on veut dans la vie et ne pas dire comme le renard de la fable, incapable d’atteindre les grappes de raisin :
    "Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. "


  • #1957144

    Quoi qu’ils en disent maintenant, le mois de mai 1968 a été le dernier moment de l’histoire de France où on a pu voir les bourgeois chier dans leur froc.

    Cela ne ressemblait pas du tout à une révolution française et surtout parisienne. Quant on pense que la moindre émeute à Paris au 19ème siècle faisait deux mille morts, et des pauvres malheureux qui n’avaient plus rien à bouffer et qui avaient des raisons autrement plus fondées de se révolter que ces crétins de petits bolcheviques de carnaval .

    Et la pseudo-émeute est passée devant l’Assemblée Nationale dans même penser la prendre ! Les ministère étaient vides et pas un n’a été occupé ! De Gaulle avait foutu le camps et l’Elysée n’a pas été pris ! Que dirait Lénine, merde ! Ces couillons ont trouvé plus malin d’aller fumer des chichons à l’Odéon. Cette révolution de lopettes manquait de quelque chose : de chefs sérieux et d’organisation. Même Séguy est sorti ahuri d’une entrevue avec le juif Geismar qui lui avait seulement dit qu’il avait décidé de laisser sa barbe pousser jusqu’à l’instauration d’une "démocratie populaire"..

    Ce qu’ils voulaient ces jean-foutres qui ont failli faire tomber "Mon Général", c’était faire "comme en amérique". Lamentable.Ce n’est pas eux qui auraient fait tomber le mur de Berlin. Il a fallu encore attendre qu’il tombe de lui-même. Et les vietnamiens et autres cambodgiens ont subi une dictature atroce sansqu’il ne disent rien. C’est moins important que ce qui se fricote à Jérusalem.

    C’est vraiment l’événement le plus piteux de toute l’histoire de France. Le problème, c’est que la caste des intellectuels pelliculeux, vaseux, bavoteux et circoncis qui fait régner la terreur à Paris actuellement en fait le pivot de leur culture de merde.

    Ce qui nous en reste, c’est l’instauration d’un état surpuissant et une société française qui crève. Bravo, la "révolution" !


  • #1957428

    on voit toujours le côté sociétal de mai 68 (qui a été mondial, on l’oublié un peu trop).
    mais le fond du problème mai 68 est une prise de conscience de la société de consommation (le désir de la marchandise étant la pillule qui fait passer le métro boulot dodo). cela a foiré car cela n’a pas débouché sur une révolution mais sur un arrangement financier.
    Pourquoi ?
    parce que la majorité des masses populaires n’était pas prête à un changement radical car pas assez consciente du futur catastrophique de cette société de consommation.
    les année 70 sont les années reines de la science fiction, ce n’est pas un hasard.
    la génération 68 a été une avant garde révolutionnaire non suivie qui a été rachetée par le capital.
    je rappelle que l’ennemi était identifié autant économiquement (critique marxiste du capital), qu’ idéologiquement : la morale bourgeoise, la soi disante morale du capital alors que le capital est immoral par essence, ce qui mène logiquement les populations à la dépression ou au déni ou à la fuite soit la dissidence.
    les trois pilliers de la morale du capital étant : les droits de l’homme, l’ingérence humanitaire et la démocratie de marché et d’opinion soit la soumission à l’ordre établi