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Tradition et Modernité : deux systèmes de valeurs en opposition radicale ?

Comprendre l’Époque : entretien avec Alain Soral (Partie 2/8)

- « Tradition et Modernité :
deux systèmes de valeurs en opposition radicale ?
 »

Alain Soral répond aux questions de Pierre de Brague
à propos de Comprendre l’Époque !
Un entretien de haute volée découpé en huit parties.

 

(Si vous rencontrez des problèmes avec la lecture de la vidéo Lbry, privilégiez les navigateurs Chrome et Firefox !)

 

 

La première partie, sur E&R !

À ne pas manquer, sur E&R :

 
 

Livres de Alain Soral (75)




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68 Commentaires

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  • L’homme moderne fini sodomite et cocaïnomane, pure logique de consommation...

     

    • J’en fais partie de la modernité, et je ne suis ni l’un ni l’autre : si l’homme moderne est celui qu’on nous présente dans les médias, cocaïné et sodomite, c’est peut-être pour nous le vendre en tant que normalité,
      mais je dirais plutôt qu’un Soros par exemple a beaucoup plus de chance d’aller en Enfer, que le péquin lambda (certes alcoolique et plein de défauts, aliéné-salarié la totale...) qui a toujours le libre-choix de se tourner vers Dieu, de le lire, et de s’aider de la prière, alors peu à peu il pourra se désintoxiquer et remettre son esprit sur la bonne voie. Y’a pas de fatalité.
      C’est plus inquiétant pour un Soros qui lui, même s’il voulait en sortir par soudaine révélation, ne le pourrait pas !


    • C’est caricatural ce que tu dis,je connais des gens qui font plus attention à ce qui rentre dans leurs narines qu’à ce qui rentre dans leur anus ;)


  • Tradition et modernité, c’est l’authentisme révélé du Progrès.


  • Même si je sais que c’est inévitable de devenir des dieux à nouveau, et que il est compliqué pour beaucoup de dire non, je ne veux pas internet, je ne veux pas de téléphone, je ne veux pas l’électricité ,je ne veux pas de doliprane ,je ne veux pas de réfrigérateur, je ne veux pas de banque etcetc, je me sens toujours mieux quand je suis un singe, besoin de rien, juste mettre mon sex dans un sex bien chaud, et bien mangé, et être croyant d’un autre monde. C’est la vie.


  • Evolutionnisme et créationnisme ne sont pas forcément antinomiques.

    Prendre de la hauteur pourrait, justement, résider dans la compréhension de leur caractère complémentaire et unitaire.

    Soit : Darwin ne se suffit pas à lui tout seul, mais lui additionner Lamarck et là la vision s’élargie en prenant de la hauteur.

    Toutatis

     

    • Lamarck n’a rien à voir avec la pensée traditionnelle.
      C’est aussi la modernité et l’évolution.
      Pour prendre de la hauteur, il faut déjà s’abstenir de commenter un travail dont on ignore tout, comme un chien qui se sent obligé de pisser contre un réverbère pour laisser sa trace !
      La pensée réduite au commentaire pour exister alors qu’on a pas travailler pour - ce qui équivaut aux tags qui salopent les murs chez les abrutis de banlieue - c’est aussi la catastrophe de la modernité !
      AS.


    • Quoique les ennuis prostatiques de nos amis canidés soient for intéressantes, que viennent-elles faire dans cette galère ? Sauf à servir de diversion habilement disposée devant une incompréhension évidente.

      Toutatis


    • Ce que j’ai dit, de manière synthétique, il est vrai et à l’évidence un peu trop, est ceci :

      se limiter à l’aristocratisme (soi disant darwinien) et à l’égalitarisme (soi disant lamarckien) revient à s’enfermer dans des systèmes socio-politiques doctrinaux fermés et stériles.
      Pour qu’un individu ou une société se développe (ou progresse) il lui faut obligatoirement le volontarisme autonome de Lamarck et le sélectivisme aristocratique de Darwin.
      Ce qui ne s’obtient que par la liberté, cette dernière n’étant pas, quant à elle, une doctrine mais un "instinct" [bien que ce ne soit pas le mot exact mais la notion la plus approchante susceptible d’être comprise par les amis des animaux soucieux de leur vessie], instinct donc, qui est existant chez tout individu et chez tout peuple. Liberté toutefois qui a besoin de la volonté.

      Ce n’est pas Alain Soral qui dira le contraire : pourrait-il résister sans volonté, pour défendre sa liberté !

      Toutatis


  • #2676750

    Autrement dit, le demi-dieu mi-homme mi-dieu Macron-Jupiter (pour prendre cet exemple), qui prend le projet mondialiste séculaire en cours, achève en fait à l’insu de son plein-gré un Cycle cosmogonique dont notre ultime période correspond au climax atteint par l’orgueil de certains hommes, qui n’ayant respecté ni le jugement ni la volonté de Dieu post-Chute, croient fermement à leur projet mondialiste où leur dieu à eux (Satan-Lucifer) devrait l’emporter, alors qu’en fait il ne font que servir le plan supérieur de Dieu-Tout-Puissant lui-même, lequel sera de renaître (Nouvelle Jerusalem - retour du Christ) sur les cendres du N.O.M. et après avoir savaté le faux Sauveur, l’Antéchrist !?

    Dans la mesure où ces démons mondialistes ont tout pouvoir et que nous sommes enchaînés de plus en plus à leur système dominateur, on ne peut pas changer ce monde, mais on peut se sauver soi-même (et sa famille) en ayant foi au bon Dieu et en fuyant les endroits surchargés en population, car la majorité suivra le mauvais dieu comme c’est déjà le cas avec ces masques où l’on voit que la foule est très facilement manipulable et prête à croire n’importe quoi - y compris par exemple ceux qui se disent chrétiens qui mettent un masque pour assister à la messe !

    Sheikh Imran Hosein l’a dit : à la fin il y aura les faux croyants (ou croyants au mauvais dieu, bien que ressemblant à des vrais croyants) qui tomberont dans le piège de la manipulation planétaire, et les vrais croyants véritables (fidèles au Christ) lesquels auront une chance de s’en sortir (cf. "Jérusalem dans le Coran" sur KontreKulture).


  • L’un et l’autre peuvent se répondre.

    C’est parce que l’homme se souvient de ce qu’il a été (ou plutôt, de la perfection qu’il porte en lui - réminiscence platonicienne) qu’il puise l’énergie nécessaire pour le réaliser.

    Les temps messianiques sont l’accomplissement de l’âge d’or qui, de virtuel, devient réel.

    Le gland porte en lui le chêne ; se souvenant de son essence immuable, il manifeste l’Être dans le Devenir.
    C’est la croissance des êtres selon Aristote (la forme actualise la matière).

    La différence est plutôt dans la manière de réaliser l’idéal ; la Tradition le fait par la Foi, la modernité par la Ruse.
    Les uns le font avec Dieu, les autres sans lui.
    D’où le fait que la modernité ne produit que des artefacts (elle a manqué l’Être, dirait Cousin).

    Peut-être qu’un jour, après avoir épuisé toutes ses illusions, l’homme retrouvera la "voie droite", tel Dante traversant les neuf cercles de l’enfer pour trouver Béatrice.

    Alors, le péché d’Adam sera racheté ; et le Christ, forme idéale de l’homme, descendra sur la terre.


  • C’est quoi la musique d’intro ?


  • Quelque chose que je ne comprends pas dans l’explication d’Alain Soral. Il me semblait que l’entropie partait du principe que l’énergie se dissipe de façon irreversible lorsqu’elle entre en contact avec un autre milieu que le sien (exemple : pourquoi un ballon de baudruche gonflé se vide de son air pressurisé lorsqu’on le perce, pourquoi un glaçon plongé dans de l’eau chaude fond et fait refroidir le tout plutôt que de rester dans son état initial), et que le seul moyen de redonner à ces deux milieux une énergie concentrée (et donc capable d’agir) était de la mélanger à un troisième milieu. Ce qui fait qu’à long-terme, une fois toute l’énergie de l’univers consommée (et donc dissipée), rien ne sera plus possible Une bonne vidéo qui décrit cela.

    Du coup il me semble plutôt que la vision moderne (en tout cas thermodynamique) du monde était décliniste... J’en saurais probablement plus à la lecture du bouquin !

     

    • La première erreur, la plus grossière de la pensée, c’est de prendre une métaphore pour plus que ce qu’elle est : une illustration partielle.
      Quant au second principe de la thermodynamique, l’entropie - en tant que métaphore appliquée à l’histoire justement - il renvoie à la notion de désordre qui ne peut que croître au cours du temps et à son irréversibilité...
      Donc ce petit commentaire, confus et inutile, c’est juste, une fois de plus, branlette pour se donner l’illusion d’exister !
      Et le travail de la pensée est tout autre chose...
      AS.


    • Regardez ce qui tourne autour de la Flèche du Temps, et de la Flèche de la complexité (ou gravitationnelle), pour observer ce mouvement dialectique de l’Univers, cette fois-ci décrit par la Physique stricte plutôt que par la philosophie (même si la physique est de la philosophie, les gens ont tendance à les dissocier ; il s’agit par "physique" d’un angle particulier qu’il faut préciser comme étant experimental).

      D’un coté, l’univers tend effectivement vers l’équilibre thermodynamique et vers une forme de "dégénerescence". La "mort thermique de l’univers" est un concept discuté depuis plus d’un siècle par les physiciens. À ce moment et selon ces théories, plus rien de notable ne pourra se produire dans l’Univers.

      De l’autre, l’univers tend aussi à de complexifier et à nier l’équilibre thermodynamique de manière locale (il est difficile de définir le concept de "complexité" d’un point de vue analytique et phydique, mais il semble a premiere vue qu’une galaxie ou un humain soient plus "complexes" que l’amas primordiale issu du Big Bang). Mais cette complexité ne nie pas la seconde Loi de la thermodynamique, puisque cet ordre local (un corps humain), ne se stabilise qu’à condition de prélever de l’energie ailleurs. Quand on mange, on brule de l’energie et on produit des déchets ; il y a des pertes (la somme totale de l’entropie de l’Univers augmente ainsi irrémédiablement).

      Par ailleurs, vous observerez que ces questions de thermodynamiques/entropie sont liées à notre conceptions du Temps en phydique : on touche très vite aux limites de la métaphysiques scientifiques contemporaine ; d’ailleurs ces métaphysiciens de la nature (oxymore) ne peuvent pas écarter les arguments théologiques passé un certain point de questionnement. En effet, la question de la spécificité de notre univers (qui tendrait de l’ordre vers le désordre) est hautement improbable d’un point de vue statistique, et cette singularité mène certains à penser que Dieu est nécessairement passé par là.


    • Aucun prof, aucun parent, aucun maître professionnel, aucun gradé n’a jamais répondu de manière aussi humiliante et agressive dans mon entourage. Napoléon,quand il avait un officier supérieur qui se comportait ainsi, bloquait son avancement. Et tous vos commentaires dans les messages, sont de cet ordre. Il faut cesser, cela à une image désastreuse...Vous êtes un homme politique, public, écrivain, philosophe, vous êtes en vue, en haut de la colonne, tout le monde vous regarde et vous écoute.


    • Réponse à Bobo (déjà un pseudo à la con).
      Ici Napoléon c’est moi.
      Et ma fonction c’est de botter les culs qui se prennent pour des cerveaux !
      AS.


    • Je vous invite à lire Baptiste Rappin (déjà diffusé sur ER).

      La théologie de la modernité est l’ordo ab chaos : l’ordre par le désordre. Soit l’ordre par l’entropie (!).

      Pour un moderne, la stabilité est dégénérescence. Le progrès est regenerescence perpétuelle dans un cycle de destruction créatice.

      « Ce qui ne se régénère pas dégénère » (Edgar Morin, Méthode).


    • C’est Dieu qui relance le cycle quand il atteint son niveau énergétique le plus bas (l’extrême du kaliyuga ou de l’âge de fer ou en fer, à cause de la loi naturelle d’entropie ou de dispersion d’énergie spirituelle (l’énergie originelle de l’âme qui se dilue dans le monde physique à mesure que le temps s’écoule), c’est Lui qui fait la jonction entre l’âge de fer et l’âge d’or.

      Dieu n’est pas soumi à cette entropie, nous oui, c’est pourquoi Il est le seul à pouvoir nous libérer.


    • @bobo, les gens sont bizarres, vous dites à la personnalité politique la plus attaqué honteusement, diffamé, violé même, que personne n’humilie comme cela ? C’est l’opposé, nos gouvernants envoient les enfants de la patrie crever, les flics gonflent leurs pouvoirs au moindre essaie de conversation, le gouvernement actuel impose une dictature et humilie l’entièreté du peuple français à suivre leur exigence comme si nous étions juste des chiens bien obéissant, et les profs humilient les gamins français pour ne pas avoir de couilles de se battre et d’élever le niveau. Vous auriez sûrement préféré un compliment de macron, et une caresse de sa part, comme cela, vous auriez pensé que c’est une personne bien ? Soral, c’est soral, vous avez eu une réponse à la soral, si demain il m’envoie chier, je vais ni pleurnicher, ni lui dire que c’est un con et qui devrait faire attention. Je m’en bas les couilles. Je ne suis pas entrain de le défendre, mais vos mots ont un sens, de plus, si nous rentrons en révolution, le sang et les larmes autour de nous, ca va être autre chose que des réponses virtuelles.


    • @ bobo, les coups de pieds au cul ça permet d’avancer, et parfois plus efficacement que les bisous ; et si les commentateurs se sentent injustement traités, qu’ils répondent avec des arguments.


    • @marcus je vous rejoins sur vos deux points :

      1) Selon les lois physiques actuelles, la complexification de l’univers ne peut en effet être menée que localement, car pour se faire, elle doit justement dissiper l’énergie d’un autre milieu. Sur le concept de complexité, Shanon tente justement de le définir dans sa théorie de l’information comme la quantité d’information qu’un objet peut apporter.

      2) Mais comme l’a sous-entendu AS, avec la bienveillance qui le caractérise, ces concepts mathématiques (complexité de l’information) et physique (entropie) dérivent d’une vision naturaliste du monde qui 1) ne correspond à la réalité des hommes ne pouvant être réduits à des stocks d’énergie et/ou d’information ; 2) est incapable d’expliquer l’origine de l’univers ou de l’homme autrement que par des hypothèses toutes aussi invérifiables que celles de la théologie.

      En revanche, et au risque de me faire traiter à nouveau de branleur par AS, l’entropie n’est absolument pas utilisée par ces auteurs naturalistes en tant que simple métaphore. Les héritiers français de la cybernétique comme Le Moigne ou Morin font par exemple de celle-ci le cœur leur pensée politique. Ils l’assimilent à la conduite naturelle du monde et proposent de la combattre en mettant au point une succession de systèmes « néguentropiques » capables de repousser l’échéance fatidique (le « projet » macronien est une référence célèbre à cette pensée). Pour plus d’infos sur la cybernétique, courant majeur du XXème siècle largement dominant aujourd’hui, lire l’excellent « Aux origines des sciences cognitives » de JF-Dupuy, ainsi que Rappin déjà évoqué.


  • petite précision sur les techniques spirituelles indiennes et les "pouvoirs" qu’elles procurent (les différents yogas et les Siddhi qu’ ils procurent).
    un siddhi n’est pas un pouvoir mais une réalisation un accomplissement. le yogi qui a atteint un siddhi doit rester humble et ne pas l’utiliser à des fins de pouvoir, les siddhis ne sont que des étapes qui mènent à l’illumination ultime (le samadhi). s’apercevoir qu’on a développé un pouvoir est simplement une preuve que l’on s’élève.
    pour les sceptiques, ce yogi qui maîtrisait le feu que j’ai eu la chance de connaître et de voir pratiquer à Thanjavur avait accepté de se faire examiner et filmer par des scientifiques universitaires américains lors d’une de ses Yagna Pujas, voici la vidéo avec les données scientifiques recueillies à la fin. Régalez vous, c’est rarissime
    https://www.youtube.com/watch?v=aj7...
    Et ses fils m’ont affirmé qu’il cicatrisait et retrouvait ses poils et ses cheveux en à peine 15 jours, ce qui pour eux était encore plus fou.

     

    • Propos tres dense de Soral qui invite a creuser la dimension spitrituelle de l’Etre humain au service/benefice de la conception holistique de ce que l’on designe par "vie", par opposition a une approche strictement fonctionnelle/operatoire mecanique du transhumanisme qui ne se propose que d’alimenter des pulsions separees (donc denaturees) de ce que devient l’humain a la faveur du progressisme.
      Merci pour votre commentaire (et pour la video) qui sont un complement approprie au discours de Soral


  • Oui, monsieur Soral. Votre argumentation ouvre sur énormément de questions. Pour aller plus loin que ces questions et s’ancrer dans un moment de notre histoire. Je dirais que les forces de la modernité rentre en conflit avec les forces divines. Qu’il peut être encore possible d’imaginer que dans ce pays la providence arriverait à faire revenir un roi en place, et qu’il serait pour elle le législateur primordial. L’homme ancien a pu imaginer un monde caché qui n’était pas à sa portée, peut être avait il des capacités surnaturels dans sa palette d’interaction avec ce qui l’entoure. Cela lui faisait imaginer la possible ouverture d’une porte sur un paradis terrestre.


  • Il y a une troisième approche, celle de la providence divine de la restauration signifiant que l’homme récupère progressivement à travers un combat entre le bien et le mal dans l’histoire son potentiel de domination physique et spirituelle du monde, potentiel perdu lors de la chute originelle. En d’autres termes, l’idée du progrès n’est pas mauvaise en soi si elle se réfère à Dieu et est guidée par l’attente ou l’espoir de la venue du Royaume, d’un monde où la volonté de Dieu est faite sur la terre comme au ciel.


  • Oui. L’opposition est radicale du point de vue de la dualité dans laquelle nous existons.
    Vu de la "modernité" qui nous encercle de partout et dans laquelle nous sommes empêtrés bon gré mal gré... ça donne, dabord, le vertige.
    Mais seule cette prise de conscience suivi d’un nécessaire désintoxication pratique permet de s’en libérer..


  • Pour l’instant c’est encore assez vague
    C:est normal c:est fait pour
    Avant de faire une critique du livre
    Éventuellement
    Lisons-le.
    Cependant Alain Soral nous a donné
    Deux grilles de lecture pour comprendre le monde
    Le système ; l’économique, et la philosophique
    Moi pour compléter
    J’en rajouterai une troisième , la spirituelle
    C’est-à-dire sous l’angle divin
    Pour compléter les 2 grands ouvrages de Soral
    Bon je m’avance un peu pour le dernier
    Je ne l’ai pas encore lu
    Je conseille le livre du philosophe Ludwig Feuerbach
    "L’essence du christianisme"
    La vous pourrez comprendre que les Hommes en adorant
    La divinité ne font en fait que louer leur propre Essence
    Ce qu’ils sont dans leur être le plus intime
    Donc comprendre l’Empire comprendre l’époque
    C’est comprendre qui est dieu,ce qu’est la raison dans
    L’histoire.
    A mon avis ce ne sera pas une perte de temps pour ceux qui
    Veulent savoir.


  • D’accord au niveau de la dégénérescence du corps, parfois de l’esprit et de la politique au niveau de l’être humain décrétée par Dieu afin de nous faire valoriser Ses lois terrestres et Ses bienfaits dont ceux irréprochables du Paradis, mais pas pour un aspect croissant de la connaissance scientifique, philosophique et morale en particulier religieuse de l’humanité.

     

  • Bonjour Monsieur Soral,

    Si vous lisez ce message et si un jour vous avez le temps. Regardez la partie traduite et introduite par François Roustang de la philosophie de l’esprit d’Hegel, parut au PUF sous le titre Magnétisme animal, naissance de l’hypnose. Je trouve que cela touche de très près vos propos.

    Très chaleureusement,

    Je vous souhaite une bonne soirée

    Alexandre


  • Comme disait Nietzsche, l’homme est tiraillé entre Dieu et l’animal.
    La vision progressiste est un Abrahamisme sécularisé, qui en se séparant de Dieu, est devenu un Prométhéisme, et mène inéxorablement au transhumanisme/post-humanisme.
    Le "gauchiste" universitaire moyen, sans le savoir, est le pur produit de cette pensée (et même les profs, surtout ceux de Harvard, capitale du scientisme materialiste ; leur livres sont mauvais comme celui de Greenblatt "The Swerve").
    Qui n’a jamais entendu, dans une soirée ou un diner, quand on émet une idée vaguement conservatrice : "Comment tu peux encore penser comme ça au 21ème siècle" ?
    L’idée que la pensée d’aujourd’hui est "meilleure" que celle d’hier est la base du progressisme béat. Michéa en avait fait la critique dans "le Complexe d’Orphée".
    Les progressistes sont incapable de concevoir qu’un phénomène sociétal (LGBT, avortement...) puisse être le signe d’une décadence, mais est perçu comme une étape obligatoire vers la "Parousie" libérale. S’y opposer c’est être "réac".
    Le but ultime du progressisme est de se debarasser des déterminations naturelles nous renvoyant a l’animal primitif. Le "sexe" et la "race" doivent être aboli, une sorte d’hygienisme ontologique dépassant la nature animale de l’homme, pour se diriger vers la Parousie sécularisée qu’est la société "post-race/post-genre"

    La tradition ne parle pas de primitif, mais de primordial. Pour elle, il ne faut pas fuir la nature, mais s’y conformer... et s’éloigner de cette primordialité est l’Hubris, qui mène au Nemesis, la vengeance divine. L’elastique pète au doigt, et Dieu nous mets des baffes (c’est ce qu’on est en train de vivre aujourd’hui...).


  • Je suis spectatrice de l’ombre ; cette courte vidéo de 5 minutes m’a convaincu d’acheter le livre.
    C’est ce Soral traditionalo-mystique qui m’a toujours était le plus intelligible.
    Il me semble que pour Platon, "le Logos" est ce qui amène un homme à s’élever dans les cieux afin de cotoyer "l’idée intelligible" du divin.

    "La révélation" du divin et "la raison" philosophique ne sont peut-être pas si antagoniste.


  • Pressé de lire cet ouvrage. Je me remets à comprendre l’empire en attendant.
    J’ai l’impression qu’AS y revient sur la controverse entre les anciens et les modernes ainsi que sur l’antinomie de la modernité. Comme notre bon J-J Rousseau dans son contrat social.

    Bon courage pour la suite Alain.


  • Il y a quand même un truc qu’il faut dire.
    Soral a une élocution et une maîtrise du Logos qui est littéralement impressionnante..

    Quand on sait qu’il est auto-didacte en plus, ça force encore plus le respect.
    Il pourrait vraiment être LE cerveau du pays s’il n’était pas été boycotté par le Système.

    Bravo M.Soral.

     

  • Les propos d’Alain Soral rejoignent ceux de Sadhguru Jaggi Vasudev par exemple, ce dernier expliquant que le téléphone « remplace » la télépathie (ou la visio-conf, le voyage astral).
    Peu importe la crédibilité qu’on est prêt à accorder à cette affirmation, il est essentiel de prendre conscience de l’océan qui sépare le téléphone de la télépathie.
    De même, il faut être conscient de la logique interne aux deux visions de l’existence que sont la tradition et la modernité.
    La première parle bien de chute, de dégénérescence, d’entropie, si l’on veut, mais ouvre aussi la voie vers une élévation, un salut, une délivrance.
    La seconde nie la chute, mais nie aussi le salut : il s’agit d’une lutte pour rester le plus longtemps possible dans les conditions de l’existence, se caractérisant par une constante amélioration de la survie.
    La technique, qui n’est qu’un simple outil, se voit désigné comme le moyen privilégié pour garantir la conservation.

    Bonne continuation !


  • La question à se poser est qui a raison ? Satan ou Dieu ?
    Le modèle de Satan est en rupture totale avec la tradition, mais celui de Dieu aussi car le monde que Dieu nous prépare sera exempt de toutes forme de religion culturelle, de toutes formes de rituels ou d’adorations qui n’apparaissent qu’à l’âge de cuivre (le milieu du cycle cosmique qui correspond au début de l’antiquité, Babylone, etc.) en effet les déités du futur paradis terrestre (qui ont existé dans le passé car nous sommes dans un cycle) n’ont pas besoin d’adorer un Dieu puisqu’elles sont elles-mêmes devenues des dieux et des déesses vivantes incarnées. Elles ne font que jouir du paradis qui est un monde divin où la technologie est présente mais invisible et extrêmement raffinée et ou le mal n’existe plus, c’est le grand reset divin que Satan essaie de copier.

    Comment le sont-elles devenues ? Elles le deviennent en ce moment même, ce sont les âmes qui resteront les plus vertueuses malgré le fait que le monde entier devienne totalement démoniaque. Les âmes humaines qui émergeront intactes de l’épreuve satanique finale deviendront dans un premier temps des anges puis les futures déités de l’âge d’or, le véritable âge d’or pas celui de Satan et de Laurent Alexandre car le Diable ne fait que singer Dieu.

    Dieu a en fait établi la plus belle et la plus juste des méritocratie en récompensant les âmes courageuses et vertueuses, celles qui vont résister à l’entropie infernale accentuée par les démons qui ont pris le contrôle du monde, monde qui autrefois était sous le contrôle des déités.

    Dieu ne devient jamais le maître du monde, car sinon Il serait Lui-même assujetti à l’entropie et finirait par se dégrader comme nous, les âmes humaines. Dieu est l’Âme Suprême, la seule âme qui ne possède pas de corps à Lui et qui reste constamment dans le monde des âmes (Deus Ex Machina, Dieu hors de la matrice). Néanmoins, Son devoir est de descendre à la fin de l’âge de fer (l’en fer) pour libérer toutes les âmes de la peine extrême en détruisant l’enfer que nous avons créé collectivement (certains ont une plus grandes responsabilité que d’autres, les satanistes par exemple ont accéléré l’entropie, c’est leur rôle, ils seront punis en conséquence bien sûr car la loi du Karma est inviolable).

    Le but de ce jeu divin est de devenir le plus vertueux possible et de se débarrasser de nos vices, celui qui parviendra à faire cela au beau milieu de l’enfer et des tentations grandissantes sera digne de vivre au paradis.

     

    • Tu te poses la question de savoir qui a Raison ?
      Satan ou Dieu.. ?
      On peut plus rien faire pour toi je crois.


    • @Tikka
      Je pense que tu n’as pas compris sa réflexion pour, en plus, la balayer d’une simple condescendante.

      Pour répondre à John K. , Il faudrait définir certains mots pour in fine se demander si l’on parle de Dieu ou du Divin ?
      Selon l’Hellenisme ou christianisme ?
      Le paradis, l’enfer : ne sont t-ils pas deux mondes differents appartenant à ce monde même ?
      Le Royaume du Christ n’est il pas finalement ici même sur terre, accessible à ceux qui décident de voir la porte d’entrée en faisant un travail sur soi ; l’enfer serait finalement pour ceux dont le corps et l’esprit seraient totalement aliénés par le capitalisme (moderne ou non) représenté par la marchandise et l’argent ?


  • Plus l’outil permet de se substituer à l’habileté technique de l’homme, plus l’homme dégénère. Un exemple tout con avec mon quotidien : je veux greffer des arbres fruitiers, or j’ai découvert qu’aujourd’hui il existe des outils simples permettant de couper automatiquement les greffons et porte-greffes. En théorie cela permet d’obtenir une coupe propre avec un angle parfait...or je refuse d’utiliser ce genre d’outil car cela nous prive de la satisfaction de réussir quelque chose en déployant un talent, une habileté technique ! Quand on utilise un simple couteau pour tailler un greffon il faut du savoir-faire, on maîtrise la matière...on est un dieu ! Quand c’est un outil qui fait tout le boulot à notre place on est une merde sous-utilisant ses potentialités. Autre exemple : quand on fait du feu par friction, c’est à dire en utilisant uniquement les matériaux bruts disponibles dans notre environnement immédiat sans briquets, ni allumettes, ni blocs de magnésium...on ressent un puissant sentiment de satisfaction, de liberté...on ressent également la signification d’être un humain en opposition aux animaux. En effet si on peut apprendre à un chimpanzé à faire du feu à partir d’un briquet ou d’allumette, en revanche jamais un singe ne pourra apprendre à faire du feu par friction. La complexité des processus cognitifs nécessaires à cela dépasse largement ce qu’il peut faire. Il faut anticiper, planifier, comprendre la nature des matériaux utilisés, comprendre les lois élémentaires de la physique, avoir le sens du détail...enfin bref pour ceux qui n’ont jamais essayé apprenez à faire du feu par friction et vous comprendrez !
    Ceci étant dit je ne suis pas entrain de nier l’aspect pratique et appréciable de la technologie ! Comme tout le monde j’utilise et j’apprécie l’usage d’un briquet pour allumer le feu qui chauffera ma bouffe ou mon café plutôt que de passer une demi-heure à faire un feu par friction...Simplement il ne faut pas laisser la technologie nous spolier de notre génie humain ! Si la technologie finit par remplacer tous nos talents nous allons régresser car toute fonction et organe sous utilisés finissent par s’atrophier et disparaître ! D’ailleurs la définition même de l’esclave est celui dépourvu de maîtrises techniques qui lui permettrait d’accéder à l’autonomie. Comme une poule domestique, livré à lui même il ne pourrait pas survivre car il n’a pas les capacités de la faire. C’est la base de l’esclavage salarié et du taylorisme/fordisme...

     

    • Commentaire pertinent qui mérite l’attention !
      Merci.
      Le problème est : à quelle moment l’on considère, avec le plus d’objectivité possible, que l’on est encore maître de la technologie ?
      Un autre exemple dans le genre des votre pour accompagner ma question :
      Je vis dans les bois et ai donc des arbres a tomber pour ma combustion. Je sais que nos ancêtres les tombaient à la hache et/ou à la scie.
      Dois-je abandonner mes tronçonneuse ? Suis-je devenu quelque part un addict à la tronçonneuse au point de ne pas avoir le courage de tomber mes arbres à la hache ?
      Ceci dit, je me rappelle d’un documentaire montrant un menuisier/charpentier français effectuant toutes ses tâches à la main et avec des vis en bois dans notre époque moderne.
      Je me réconforte au final en me disant que je me rapproche de plus en plus de l’essentiel de la vie tout en accueillant la technologie comme des artisous Sur mon fromage en faisant en sorte qu’il ne dévore pas mon quotidien.
      J’ai toute la journée les mains au contact de la nature (terre, arbres, animaux...) et m’accorde le droit d’envoyer des commentaires sur l’application E&R.
      Salutations.


    • N’importe quoi.

      Le génie, dans votre exemple, c’est l’homme qui a inventé l’outil que vous dénigrez. Le problème vient du fait que cet outil est tellement parfait qu’on le met en vente pour que des millions de gens puissent l’utiliser.

      C’est certes une dégénérescence : un mec a fait le boulot pour des millions de fainéants. Toutefois, si vous étiez logique, vous devriez alors imiter le génie et recréer ce même objet parfait. Tel le peintre reproduisant la Joconde. Le problème n’est pas philosophique mais économique : on commercialise le produit au lieu de commercialiser la connaissance permettant de le recréer soi-même. C’est en cela que nous nous abrutissons.

      Au lieu de ça, vous restez fainéant tout en contournant le problème car vous utilisez une technologie inférieure et dépassée (vous niez donc le génie d’une création supérieure parce que vous êtes incapable d’en saisir l’essence).


    • Remarques intéressantes, mais pourquoi justifier le couteau et renier l’outil plus sophistiqué. Le couteau a été, un temps, l’outil plus sophistiqué qu’un silex taillé. Pour ester dans ton exemple, pourquoi le couteau te parait l’étape à conserver et à ne pas franchir ?


  • Lançons un jeu : offrez le dernier AS à un prof de l’Education Nationale, un trotskyste donc. Et plus balèze encore demandez-lui un avis.

     

    • Encore plus balèze, filmez sa réaction !


    • Pour finir, dites lui que la démonstration d’Alain Soral vous semble brillante et définitive et de vous expliquer en quoi sa vision contradictoire est viable sur le plan du logos et de la bonne foi.
      Ce connard va se mettre à grogner et vous sortir les poncifs éculés d’antisémitisme, de complotisme etc.
      À ce moment, lui faire comprendre que vous l’avez pris pour une insulte et une injustice et lui proposer un duel physique pour laver votre honneur.
      À ce moment là, le pauvre type, cette raclure immonde, tournera les talons en vous maudissant intérieurement.
      Lui lancer, alors qu’il est de dos, qu’il est une grosse merde et que sa femme aimerai bien vous la sucer.
      Enculé va !


  • " L’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux."
    Alphonse de Lamartine


  • Bonjour,

    la tradition qui avance que l’homme est sorti de l’eau et qu’il a évolué jusqu’à sa perfection avant que certains d’entre eux soient choisi pour recevoir la révélation Divine comme annoncé dans le Saint Coran pourrait assurer une correction de l’évolution...


  • #2677643

    Quelle merveille, ce Alain Soral !
    Beaucoup de ce qu’il dit trouve un écho chez moi, soit qu’il évoque le contingent ou l’immanent, ou alors l’absolu et le transcendant.
    C’est toujours clair et ramassé, et va de plus en plus à l’essentiel.
    Une pensée qui s’élève est toujours agréable à suivre.
    Un régal.
    Merci, M. Soral !


  • Intéressant, surtout lorsque l’on est en train de lire Iliade de Homère.
    Merci.


  • paradoxalement, je pense que nous vivons justement un blocage de la modernité. Le système néolibéral s’est fondé en une nouvelle oligarchie, qui bloque le mouvement social et économique.

    Le problème, pour moi, ce n’est pas la modernité libéral-nationale. C’est la post-modernité néolibéral-mondiale.

     

  • Tradition et Modernisme ,

    Ce débat tellement fondamental ,philosophiquement,
    scientifiquement ,religieusement ,et finalement
    politiquement c’est à dire en terme de Pouvoir ,
    est plein d’embûches intello intellectuelles .
    J’écoute avec beaucoup d’intérêt et d’attention Alain Soral ,
    notamment quand il parle de Science ,qui correspond à
    ma formation et mon expérience professionnelle .
    Evoquer les principes de la Thermodynamique ,c’est entrer
    au cœur de la physique et de la chimie où l’échange chaleur
    travail ,conduit au changement atomique et l’émission d’ondes
    aux fréquences discontinues et énergies proportionnelles .
    La Thermodynamique est la synthèse harmonieuse
    de connaissances anciennes et modernes .
    En science ,on s’incline devant les faits et leur reproductivité ,
    et l’observation de ces faits est dépendant de notre système
    humain de mesures et de nos référentiels arbitraires pour
    une modélisation mathématique simplificatrice .
    Abordons la Science comme Lavoisier en Chimie ,
    comme Fresnel en physique ,comme Poincaré en mathématiques ,
    et là pas de contradiction entre tradition et modernité .
    Et si le modernisme n’était qu’une idéologie pour assurer
    le Pouvoir à une certaine Elite de moins en moins Compétente
    et de plus en plus Perverse ?


  • Cette science surnaturelle, le Bouddha au contraire l’obtient sous l’Arbre (qui est ici l’Arbre de la Bodhi, i.e. de l’Illumination), en dépit des efforts de Mâra : le Bouddha qui, comme le veut une autre tradition, aurait réussi à arracher la foudre au dieu Indra.
    Tertullien dit que les œuvres de la nature « maudites et inutiles », les secrets des métaux, la vertu des plantes, les forces des conjurations magiques et ces « étranges doctrines qui vont jusqu’à la science des astres » - bref, le corpus des anciennes sciences magico-hermétiques - fut révélé aux hommes par les Anges déchus.
    Entre les Ben Elohim, les anges déchus descendus sur terre sur le mont Hermon, dont il est question chez Enoch, cette race des Éveilles et des Vigilants dont on parle dans le Livre des Jubilés, qui descendirent instruire l’humanité – de même que Prométhée enseigna tous les arts aux mortels – il existe une correspondance visible. Il y a plus : dans Enoch, Azaël « qui séduisit aussi Eve », aurait appris aux hommes l’emploi des armes qui tuent – id est : leur aurait insufflé l’esprit guerrier.
    On sait quel est, à ce propos, le mythe de la chute : les anges furent pris de passion pour « les femmes ». Nous avons déjà expliqué ce qu’est la « femme » dans sa relation avec l’Arbre ; c’est dans le même sens que le terme sanscrit çakti a été employé métaphysiquement soit pour la « femme » du dieu, pour son « épouse », soit pour sa puissance.
    Ces anges furent donc pris du désir de la puissance (les Titans), en s’unissant à elle ils tombèrent ; de cette union naquirent les Nephilim, une race puissante, allégoriquement décrits comme des « géants » - mais révélés dans leur nature surnaturelle par les paroles du Livre d’Enoch : « Ils n’ont pas besoin de nourriture, ne souffrent pas de la soif, échappent à la perception matérielle ».
    Dans le dénouement négatif de l’aventure d’Adam, le dieu hypostasié qui n’a pas su l’empêcher d’accomplir le premier acte, réussit pourtant à le paralyser pour la seconde possibilité : l’accès à l’Arbre de Vie est barré par l’épée flamboyante de l’ange.
    Le mythe titanique de l’orphisme a un sens analogue : la foudre abat et dessèche d’une « soif, dont le consume » ceux qui ont « dévoré » le dieu – soif, dont le vautour qui ronge Prométhée, peut être considéré comme un symbole équivalent.
    Evola, "La tradition hermétique"


  • La musique au début ç’est pas inspiré de Dollly ?

     

  • Merci Alain,
    Vous arrivez à poser la réflexion avec clarté.
    C est un travail de pédagogie inégalé avec des références concrètes .on élève le niveau encore une fois . Hâte de vous lire.

     

  • Bonne analyse de Soral, deux vision du monde tradition en opposition au progressisme,
    On peut prendre de la hauteur et imaginer que ces deux visions du monde sont complémentaire, je m’explique :
    Imaginons un graphique avec deux courbes représentant l’évolution de l’humanité en fonction du temps,
    Soit une première courbe representant l’involution de l’humanité d’un point de vue traditionaliste- donc descendante- partant de dieu et descendant vers l’animalité,
    Puis une seconde courbe représentant l’évolution de l’humanité d’un point de vue du progressisme-donc ascendante- partant de l’animalité donc du singe et progressant vers l’homme dieu,
    L’apogée de l’esprit humain et de la civilisation se situerai à la jonction des deux courbes, soit l’équilibre parfait entre spiritualité et progrès technique,
    Donc progrès au service de l’humanité et du spirituel et spirituel au service du progrès, et l’équilibre à tous les niveaux de la société,
    Voilà e’ espérant ne pas me faire botter le cul par soral dans les commentaires lol


  • Il est toujours fort agréable d’entendre à quel point vous avez un esprit rationnel et en même temps respectueux et admiratif de la tradition et de sa magie. Vous maniez à merveille l’art de passer de l’un à l’autre, et on ne sait jamais au final (le savez-vous vous-même ?) de quel côté va en définitive votre coeur, votre croyance la plus sincère et profonde. Ce qui n’est pas une critique bien sûr, car d’une part vous faites votre travail d’analyste, d’autre part vous nous laissez le choix.


  • Du piège de Marvel (partie 1)

    Marvel est une entreprise de bande dessinées à destination des très jeunes, menée par des juifs new-yorkais dont certains sont doués en dessin (Kirby, Ditko, Romita...) et d’autres en marketing (Goodman, Lee...)

    Il ne faut pas surestimer leur créativité : s’ils ont eu quelques bonnes idées qui s’imposent désormais comme des icônes de la culture « pop », leur but était principalement lucratif. Les personnages apparaissaient et disparaissaient en fonction du chiffre d’affaire plus que du sens profond de leur spécificité. Voici une phrase issue de la fiche Wikipedia de Martin Goodman :

    « Les revenus produits par les ouvrages qu’il publie ou distribue sont les seuls critères qui motivent Goodman. Il préfère suivre les modes plutôt que d’innover et considère que les fans, de pulps ou de comics, ne s’intéressent pas à la qualité. Dès lors le contenu importe peu et le travail des auteurs n’est pas reconnu. »

    Bien que dès le départ ils nous aient enseigné l’histoire de Captain America qui vient donner la fessée à Hitler, le succès et la pérennité leur a permis l’accès permanent au titre d’influenceurs idéologique, dont ils profitent toujours de façon subtile et ambivalente. Par exemple, une grande partie de leur public pense encore que les films Captain America contiennent une critique presque complotiste de l’Amérique impériale, la poudre aux yeux sacrifiant un bras pour trancher la tête de l’adversaire.

    S’il y a bel et bien quelque chose de transcendant et de traditionnel chez Marvel, c’est l’exaltation des dessins pleins de raccourcis (perspective anatomique exacerbée) de personnages comme « nus », un culte du corps en mouvement, dynamique et viriliste à prendre au premier degré comme pourrait l’être une statue grecque en l’honneur d’un héros guerrier accompli qui impose le bien par la vertu de ses attributs physiques.

    Cela dit, si les attentes de l’audience ont montré un intérêt pour les dieux nordiques (Odin, Thor, Loki...) ou autres Hulk (métaphore de la perte du contrôle intellectuel qui conduit à la transcendance physique, sous l’influence d’une charge émotionnelle forte...), d’autres personnages, principalement représentés par Iron Man, se situent dans une optique moderne allant totalement à l’encontre de la vision traditionaliste au profit du progressisme transhumaniste.


  • Du piège de Marvel (partie 2)

    Profitant des deux « visions » digérées par le public, leur façon de faire se croiser plusieurs personnages dans un vaste univers cohérent leur permet d’imposer ce que représente Iron Man au public qui voulait voir la fureur brute de Hulk.

    Ainsi, Spider-Man (autrefois étudiant précaire talentueux et désintéressé qui passe pour un plouc en civil auprès des mêmes personnes qui adulent ses interventions costumées) est récemment devenu le larbin d’Iron Man, et profite de combinaisons « intelligentes » connectées qui lui permettent de compenser l’immaturité de son instinct pourtant supposé surdéveloppé...

    Sans parler des personnages qui deviennent noirs pour entrer dans les quotas de représentation...

    Je conseille à tout le monde de se renseigner un maximum sur les religions et légendes millénaires, plutôt que d’entrer dans les méandres d’une « pop culture » façonnée au gré du cours en bourse. Cela est infiniment plus bénéfique pour la culture générale, et d’autant plus que cette dernière puise largement dans les « mythologies » existantes.

    Alain Soral, j’ai hâte de lire votre livre et, entre nous, nous n’avons pas besoin de téléphone.


  • J’aurais donné cher pour naître dans un monde où l’état des connaissances scientifiques me permettrait de croire en une divinité, de me sentir comme parachuté sur une toile d’artiste, au gré de sa poésie, me sentir pousser les ailes dont seraient issue sa plume me décrivant caractère ouvert au libre arbitre.
    Alain Soral est un écrivain « polémiste » de très haut niveau dont il le tarde de découvrir le dernier ouvrage.
    Merci


  • Désacralisation en marche ! L’idée de l’homme déchu et racheté par le christianisme : la Tradition, a été peu a peu balayée par le principe de l’homme s’élevant par les seules forces de sa raison et de son libre arbitre : La Modernité. Le rouleau compresseur du narcissisme consumériste bancarisé a renvoyé aux oubliettes la finalité du Ciel prescrite par l’Église... Foin du surnaturel, nous serions enfermés dans la cage hégelienne : « tout ce qui est réel est rationnel et tout ce qui est rationnel est réel ». Pourtant, le rationnel n’explique pas toujours le réel, quant au réel il est très loin d’être rationnel... Crise des valeurs : les valeurs de la crise ?


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