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Vive la faillite ! – Conférence de Michel Drac à Strasbourg

30 novembre 2014

Dans cette conférence donnée à Strasbourg le 30 novembre 2014, l’essayiste Michel Drac analyse la situation économique des grandes puissances et propose quelques scénarios pour les années à venir.

 

 

Erratum

Suite aux nombreuses réactions à ma conférence de Strasbourg, réactions relatives en particulier à la question de la richesse de la France, je prépare un texte explicatif détaillé. Je souhaite en effet exposer plus en détail ma thèse, puisqu’elle est contestée.

Pour vérifier ce que j’avais dit, je me suis réécouté. Je maintiens bien sûr totalement le fond de mon propos et les chiffres que j’ai avancés, avec une exception toutefois : en relisant mes notes pendant la conférence, j’ai commis un lapsus à propos du nombre de millionnaires en France. J’ai dit qu’un Français sur cinq était millionnaire en dollars, je voulais bien sûr dire 5 % des Français – ce qui reste un des taux les plus élevés dans le monde.

Michel Drac

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57 Commentaires

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  • A 9.40 : " Nous , nous sommes l’avant garde..."
    Erreur ; Valls prétend que nous sommes l’arrière garde. L’avant garde, ce sont les sionistes !

     

  • #1124994

    LE MEILLEUR ! C’est toujours un plaisir de l’écouter. Trop rarement hélas.

     

    • Complétement d’accord avec toi.
      Il fait parti des rares à avoir des analyses pertinentes (et qui deviennent réalité quelques années plus tard).
      Cette fois, j’ai trouvé son discours peut être un peu trop académique ou sur la retenue.

      Mais il reste un des meilleur.


  • Désolé mais, dès le début, sans s’en rendre compte, Miche Drac démontre l’absurdité de considérer les choses du point de vue économique seul.

    Un oeuf en 30 secondes de travail : Ok mais, quel oeuf ? On ne peut pas comparer si facilement un oeuf actuel avec un oeuf d’il y a 60 ans. les qualités nutritives des aliments ont décru d’au moins fois 10 et ils contiennent tellement de cochonneries chimiques (artificielles) que le corps doit beaucoup travailler pour les évacuer quand il le peut.

    Claude Bourguignon évoque, dans une de ses conférences, sa présence en Afghanistan dans le cadre de son travail. Au moment du repas, il était très inquiet avec ses amis de voir le peu de nourriture que contenait le plateau qu’on leur apportait. Mais, en réalité, le contenu des aliments de ce plateau était si dense qu’ils n’ont même pas fini.

     

    • Effectivement, cet exemple m’a directement semblé douteux.
      La valeur d’un œuf a tout de même pas mal changé avec la modernité, dont l’élevage intensif. Aujourd’hui un œuf, produit (en abaissant sa qualité pour plus de quantité), conditionné et transporté, nécessite bien moins d’énergie qu’avant.

      Cela dit je ne doute pas du fait que le fond du message soit vrai. Nos besoins primaires sont plus faciles à assouvir qu’avant. Et c’est principalement grâce à l’évolution technologique, non à de bonnes prises de décisions politiques.

      Mais ce qu’on gagne d’un côté on le perd de l’autre. On a beau dire qu’on est riche, il n’empêche que la vie devient de plus en plus chère ou contraignante pour vivre dignement (avoir une vie stable et bien remplie, faire autant d’enfants qu’on veut, être propriétaire, épargner, investir dans des projets, ect).


    • Je n’avais pas pensé à la valeur nutritive, bien vu. Moi aussi l’exemple de l’oeuf m’avait fait tiquer.
      Parce que les besoins c’est aussi se loger, se chauffer, aller à son travail (sinon vous n’avez plus rien pour votre oeuf) et aussi, même si je comprend que c’est pus discutable, avoir une certaine stabilité (un CDI, une famille etc...).
      Or, de tous ces paramètres il ne retient que l’aspect alimentaire qui est peut-être le seul qui fonctionne aussi bien pour son raisonnement.

      Avec 1200 euros, on achète certes un oeuf toutes les 30 secondes mais on est pas vraiment mieux logé que nos parents il y a 40 ans. Moi ça me coûte déjà 800 de louer un appartement (que je devrai changer si je veux un enfant) et de le chauffer (et je n’habite pas à Paris). Si on ajoute à cela les 50 km à faire pour me rendre au travail, et les impôts, désolé mais je ne peux pas me considérer comme immensément riche (même si je peux remplir mon appartement avec des milliers d’oeuf).

      Je trouve donc sa vision quand même assez biaisée dès l’entame.

       

      • Il y a tant d’autres choses à dire sur l’illusion d’être plus riches que nos aïeux.

        L’arnaque est principalement basée sur l’abaissement de la qualité pour plus de quantité (comme on ajoute de l’eau dans de la soupe pour en faire faussement plus), ainsi que sur l’endettement et la location, ce qui fait de nous des faux-riches, des gens qui vivent bien au-dessus de leurs moyens (et qui font payer la facture à d’autres).

        Avant on produisait des biens de consommation de qualité, fiables et durables.
        Aujourd’hui plus qu’hier on fabrique/importe de la camelote, selon le principe de l’obsolescence programmée et de la volonté de produire à bas-coût afin de dégager un maximum de profits pour les actionnaires.
        En réalité, pour se procurer un produit de qualité cela coûte très cher, à tel point que le citoyen lambda trouve ça trop cher pour sa bourse (et s’il peut faire autrement que de l’acheter, il préfère un produit bas de gamme).


    • a- Les élites mondialistes se sentent en état de siège (et c’est fort possible sinon on ne serait pas dans la période de folie que nous connaissons à l’heure actuelle).
      b- Les élites anglo-américaines veulent arrimer l’europe aux USA pour recréer un bloc de l’ouest qui se couperait d’un nouveau bloc de l’est et recréer les conditions d’une nouvelle guerre froide (puisque la 3ème guerre mondiale ne serait pas une bonne idée, ou du moins une idée sans landemain).
      c- Les anglo-américains ont lié un pacte avec les allemands pour uniformiser le continent européen afin de le rendre soluble dans le bloc transatlantique avec les allemands en kapo de ce continent européen.
      d- Mais on voit que les américains attaquent les allemands avec qui ils sont normalement alliés : l’élection de Tsipras a été en bonne partie soutenue par les américains et le but, manifestement, est de faire rejeter le modèle allemand d’uniformisation par les peuples européens (qui de toute façon est impossible : la barrière des langues, la différence entre europe du sud et europe du nord...rendent impossible d’uniformiser l’europe comme les USA sont uniformisés)
      e- Donc il y a une guerre au sein du pacte !!! C’est bizarre.

      Ma théorie, c’est que les dirigeants du bloc de l’ouest sont pris à la gorge et qu’ils manœuvrent à vue (tous, que ce soit en europe de l’ouest, au japon ou aux états-unis), ils dirigent à vue, une politique du très très court terme (ce qui est assez inquiétant) ce qui signifie qu’ils sont dans une trahison perpétuelle des accords qu’ils ont noué la veille et qu’ils oublient régulièrement les trahisons et les menaces d’hier parce qu’ils entrevoient de nouvelles opportunités de nouvelles alliances à trahir pour le lendemain.
      Sans oublier que dans les élites de chaque pays vous avez aussi des divisions : je parle des "anglo-américains" et pourtant on sait que la city et wall-street, c’est pas la même chose. Regardez ce qu’il se passe à washington : Obama est en opposition aux sionistes.

      Regardez pour l’ukraine & la russie : la france, un jour, est à fond dans la confrontation anti-russe tandis que les allemands essaient d’être plus raisonnables, le lendemain on s’aperçoit que les patrons français refusent le boycote voulu par le patronat allemand. allemands et français se veulent unis contre les russes pour hausser le ton, mais à minsk : français et allemands veulent tous les deux la paix en ukraine.
      C’est très aléatoire tout ça.


    • Dans sa présentation du contexte Drac oublie un des outils à disposition de l’élite : la guerre.

      Plutôt de d’augmenter les inégalités à l’aide de moyens économiques, il suffit de faire une guerre qui va diminuer la population, augmenter la pauvreté et diminuer la consommation de ressources.

      Si en plus on utilise des vaccins pour rendre la population stérile et qu’on la nourrit avec des OGM on a la une solution évidente mise en œuvre par l’élite.

      Quand les moutons grognent, vite on appelle le boucher !

       

      • Au contraire l’idee de Drac me parait ts pertinent. A tres haut niveau personne ne veut faire la guerre, surtout en Occident, ils savent que nous perdrions....
        Par contre je crois de plus en plus à un monde "parallèle" à l’instar de ce que propose Dieudo et Alain, à savoir qu on se re creer notre propre eco systeme et qu on les laisse eux se deboruiller entre eux. A terme ils se retrouverons tout seul et petit petit disparaitrons.... Sans guerre.


    • Quel bonheur d’avoir encore quelques intellectuels cultivés qui font le boulot de recherches et de décryptages pour nous livrer des analyses objectives et intelligemment menées.


    • L’euro est un paramètre important mais n’est pas le seul. Michel Drac le sait fort bien mais il ne peut tout exposer en moins de deux heures.
      Cette population âgée et par essence conservatrice de ses pépettes a aussi plutôt peur pour ses fesses et la montée de l’insécurité quotidienne, plus que la peur du terrorisme d’état qui pour l’instant ne la touche pas peut avoir une grande influence sur son vote... Il n’est pas impossible qu’elle cesse de soutenir les matamores de l’UMPS qui dans ce domaine sont de toute évidence responsables de la dégradation des conditions de vie en France. Comme les retraites sont déjà en cours de recul conséquent, phénomène qui n’aura de cesse désormais jusqu’au probable effondrement financier, l’aspect pépettes s’ajoutera à l’aspect sécuritaire.
      Je sais bien que certains, et pas des moindres, estiment qu’il n’y aura aucun effondrement financier car l’oligarchie financière est solidaire... mais les politiques aventureuses de conquête militaire au dépend de puissants concurrents comme la Russie fragilisent ce raisonnement.
      Je n’ai pas de boule de cristal, mais je crois qu’il ne faut rien exclure, et surtout pas le pire. Je demeure fidèle à mon maître Julien Freund. Ceux qui ont la prétention insensée de tout maîtriser vont connaître un cruel échec... N’est pas Dieu qui veut.
      La Politique retrouvera ses lettres de noblesse.

       

      • #1125301

        N’oublions pas une donnée démographique importante : c’est la génération, très nombreuse, du baby-boom qui fait que les populations en europe de l’ouest sont globalement vieilles et conservatrice. Ce sont eux qui élisent les gens de l’UMPS, en France.

        La question qu’il faudra se poser, c’est : Si elle n’a pas abandonné le système entretemps, alors que se passera-t-il quand cette génération disparaîtra ?

        Ce sont les vieux qui votent globalement pour les partis de gouvernement et ce sont les jeunes qui, eux, votent pour les extrêmes. Imaginez, la génération des 20-30 qui penche tantôt pour l’extrême-droite, tantôt pour l’extrême-gauche ; imaginez ces mêmes gens dans 20 ou 30 ans, quand la génération de leur parent, celle qui vote un coup UMP, un coup PS, jamais "extrême", ne sera plus là. Vous devriez avoir fatalement un décalage de l’axe politique vers les extrêmes, non ?

         

        • C’est certain que pas mal de choses vont changer quand la génération soixante-huitarde disparaîtra avec son idéologie délétère.
          Mais peut être qu’entre-temps la parade de l’oligarchie sera d’abolir la "démocratie" afin de laisser place à la véritable nature de l’UE, un régime soviétique bis... Ce qui ne dérangera pas beaucoup les jeunes générations décérébrées qui se fichent pas mal de la politique, préférant vivre sous l’autorité de Big Brother.

          De toute façon ce n’est pas encore pour demain ni après-demain. Le conservatisme et la lente décadence ont encore de l’avenir devant eux (même en 2017 et en 2022). Puis cette vielle génération nous laissera un tas d’emmerdes inextricables, rien que pour profiter encore du capitalisme et laisser la merde belligène en guise de seul héritage pour les jeunes générations.


      • C’est bien de ne pas faire dans le compotisme primaire, mais quand même, si la seule fenêtre d’opportunité c’est d’attendre que l’oligarchie mondialiste décide de faire peter l’euro, tu ne crois pas qu’ils s’entendront en même temps pour apporter leur solution qui les garde au pouvoir ?


      • Du grand Michel Drac ! Dans un exposé épuré, bien structuré, on ne peut que le réécouter pour cultiver en soi une clarté de l’esprit qui nous protège du brouillage médiatique, tout en nous maintenant en éveille sur les prochains coups à venir. Bravo ! Et Merci.


      • J’ai regarde avec interet la video et au final ce que je demande c’est tout simplement : mais alors au fait Monsieur Drac, finalement nous n’aurons plus a choisir entre la Grece et l’Argentine concernant notre avenir proche ?

        C’est pourtant ce que vous disiez clairement il y a encore un ou deux ans...

        Cette fois-ci vous etes carrement optimiste, puis ensuite lorsque vous nuancez, eh bien vous restez malgre tout encore relativement optimiste. J’aurais souhaite avoir quelques explications.


      • Je ne suis pas sur d’avoir bien compris l’etalon oeuf.....
        a t on vu le pouvoir d’achat se déveloer de la meme manière au sujet du toit qu’il nous faut mettre au dessus de nos tete ??
        cela doit il se considerer de la meme manière que tu vives a la campagne ou dans une megapole ?
        etc etc

         

        • #1125825

          Je suis exactement de ton avis. Le peuple, ça paie un loyer et ce loyer est souvent plus élevé que la moitié du salaire. Pour accéder à la propriété, il faut un CDI et cela ne représente pas le peuple. Ou bien le peuple ça n’existe plus et ça a été remplacé par l’oeuf, voire la tête d’oeuf... Cela m’a tout de suite fait rebrousser chemin...Mais sur ces bases, à qui la faute ?


      • Toujours aussi intéressant. Michel Drac est vraiment une pointure du niveau d’Alain Soral.
        Il a une grande capacité à structurer des données multiples et éparses en un tout cohérent et qui fait sens.
        Beaucoup plus pertinent qu’un Emmanuel Todd par exemple.


      • Pouvez-vous nous dire si la vidéo des questions sera mise en ligne ?
        Merci à vous, super boulot comme d’hab, Drac c’est le top.


      • Je l’apprécie beaucoup. Comme HdLesquin il est toujours très intéressant à écouter.


      • Il y’a des différences énormes de qualité, pour un oeuf.


      • Drac explique que les gestionnaires du système ne sont pas à l’origine des crises économiques mais les privilégient face à d’autres options envisageables, dans un contexte de maitrise des richesses.
        Finalement le nihilisme serait la chose la mieux partagée par l’humanité qui produirait elle-même les conditions de sa déchéance qu’une élite malfaisante se contenterait d’exploiter.
        Mais n’est-elle pas , cette élite ou une autre, à l’origine de cette perversion de l’homme qui consiste à lui ôter sa verticalité pour le détruire ??
        En tout cas toujours ravie d’être invitée à me questionner...

         

        • #1125750
          le 22/02/2015 par Heureux qui, comme Ulysse...
          Vive la faillite ! – Conférence de Michel Drac à Strasbourg

          @ Un cendy

          Bonjour chère amie,

          Comme toujours, vous posez les bonnes questions, celles rarement évoquées en "dissidence" comme ailleurs...
          Michel Drac est brillant mais son point de vue n’est pas encore assez élevé, raison pour laquelle il semble parfois naviguer à vue dans ses analyses alors que le projet multiséculaire en cours répond lui à une logique invariable depuis le début. Les soubresauts ou adaptations de celui-ci au contexte ne doivent abuser personne, l’objectif reste identique !

          Merci encore.


        • Npis dirions plutôt que le système économique qui produit lui-même sa propre survie (ce que Michel Drac traduit par "tout va très bien, vive la faillite " !) et ce, jusqu’à ce que toutes les possibilités qu’il recèle soient épuisées. Et ça, personne ne peut le prévoir avec certitude.
          Il s’agit donc bel et bien de croyance (en ce système). Et, gare ! l’approche nihiliste ne ferait que précipiter son effondrement.


        • Michel Drac a bien précisé que l’économie n’est pas une science exacte. L’exemple de L’œuf reste un simple exemple pour simplifier sa pensée et la rendre accessible au grand public. Il voulait dire qu’avec le temps, il y avait eu des gains de productivité importants qui ont enrichi la France et beaucoup de français qui sont même plus riche que leur état une fois leur fortune cumulée. L’économie travaille plus sur des représentations quantitatives que sur des représentations qualitatives. L’œuf est ceci ou cela n’intéresse pas l’économie. Cela intéresse les marchands et les consommateurs. La notion de productivité est très perverse. Sur un de ses aspects, elle consiste à gagner sur l’autre qui est un concurrent grâce à un apport technologique. Mais une fois ce concurrent se met à ton niveau ou te dépasse tu vas commencer à perdre au lieu de gagner. Mais à la longue, cela se traduit par la destruction de beaucoup de métiers et de postes de travail qui deviennent désuets, et par conséquent il faut mettre au chômage ceux qui les exercent. En résumé, c’est une course contre la montre qui ne mène nulle part à long terme. Tant que le marché reste extensible à l’échelle d’un pays et du monde cela continuera tout en accélérant la rareté des matières premières. C’est pour cette raison que Michel Drac a parlé de la nécessité pour les pays développés de changer de paradigme. Comment ? C’est grand point d’interrogation.


        • @ Heureux qui, comme Ulysse...

          Bonjour cher ami,

          Drac refuse de cautionner les théories du complot mais n’exclue pas que les erreurs répétées commises par la France en matière de développement industrielle soient en partie intentionnelles. Il "admet" donc l’existence d’un projet néfaste pour le pays, donc logiquement fomenté par des oligarques en mesure de le faire.
          Il préfère sans doute taire ce qu’il ne maitrise pas tout à fait, mais bon rien ne nous empêche nous de remonter aux origines de ce gâchis économique et par contre coup humain.

          Bonjour à @Hanane et @depassage également.


        • @ Un cyndy
          Depuis que le monde est monde, tout le monde complote contre tout le monde. Tout acte entouré de secrets est un complot. Une théorie, c’est généralement une construction plus ou moins cohérente basée sur des faits observables, des faits avérés, des hypothèses, des extrapolations, des projections…pour expliquer un phénomène, une réalité complexe ou, dont les causes apparentes et les causes profondes déconcertent par leurs invraisemblances, …. Cette manière de procéder est admise par tout le monde et dans tous les domaines. Comment se fait-il qu’elle devient suspecte dés qu’elle touche au domaine du politique et des affaires. Il ne peut y avoir qu’anguille sous roche. Les interprétations excessives existent en tout et ce n’est pas une raison de jeter le bébé avec l’eau du bain, à moins de vouloir aussi se débarrasser du bébé.


        • @ Dépassage,
          "Michel Drac a parlé de la nécessité pour les pays développés de changer de paradigme. Comment ?"

          Par la prise de conscience, tout simplement (A mon humble avis). N’existent ils pas différents paradigmes dans ce monde ? C’est une certitude.
          D’ou cette révolte du peuple qu’évoque Drac. Pour que cette nouvelle vision du monde fonctionne, elle doit se faire dans la vérité.


        • @) un cendy
          Les paradigmes ne dépendent pas tout à fait de la volonté humaine et sont propres à l’histoire qui est une véritable énigme en elle-même. J’ai étudié beaucoup les civilisations anciennes, et j’ai remarqué qu’aucune de ces civilisations n’avait pu changer de paradigme à temps et avant qu’elle ne s’écroule. La notre est unique et elle est construite comme un château de carte auquel il suffit d’enlever une carte pour qu’il tombe. L’espoir est toujours permis, les chances de s’en sortir existent bel et bien, sinon on ne serait pas là à en débattre. La prise de conscience est un atout, mais elle ne suffit pas, car elle peut être le résultat d’une intuition qui ne fera que jeter les humains dans une panique irrationnelle, ou sur les chemins des idéologies refuges comme les religions et autres idéologies similaires. Donc, une prise de conscience efficiente doit être fondée, largement partagé et prise en charge par des mouvements organisés et ouverts au dialogue et à l’échange, à même de contrer les actions des pouvoirs oligarchiques qui ont toujours résolu les problèmes du système dont ils profitent par les guerres et autres expédients du même genre. Les religions comme les idéologies de toutes sortes sont des constructions humaines qui ont peu ou prou avoir avec les messages des prophètes auxquels elles se référent, et c’est de même des idéologies se référant à l’histoire ou à des personnages historiques. En un mot comme en deux, tout ce qui a fait son chemin à travers l’histoire, se retrouve chargé de telle façon que le mafioso et le curé du village vont tous les deux y retrouver leur compte ou ce qu’ils cherchent.


      • Je ne sais pas comment articuler cette conférence avec l’approche d’E&R.
        La perspective d’une alternative à l’usure comme principe d’organisation de nos vies au niveau mondial n’est jamais abordée alors que c’est notre problème fondamental.

         

        • La notion de l’usure en tant que pratique et sa dynamique ont été réactivées par les islamistes, à ma connaissance, avec leur banque islamique qui n’avait jamais existé auparavant. L’usure a été dénoncée et interdite par les trois religions monothéistes, chacune différemment. Mais à des époques où seuls régnaient l’artisanat, l’agriculture, l’élevage et le commerce de leurs produits, l’usure était apparente et ses conséquences sur la vie économique aussi, mais malgré cela cette pratique avait persévérée dans les rangs des élites, en plus de son remplacement par différents simulacres bien pires que l’usure. À l’ère industrielle, les choses ont changé de tout en tout. L’argent est passé de son rôle de moyen d’échange au rôle d’outils de contrôle des flux des échanges, non seulement des marchandises mais aussi des monnaies. La monnaie elle-même est devenue une marchandise comme une autre. De l’usure, on est passé au vol organisé par les plus inities. Dans un tel système l’usure perd complètement de sa signification.


        • Aristote disait que l’argent ne fait pas de petits car ce n’est pas un être vivant. L’usure est bien au cœur du mensonge, c’est le Mensonge. Parler d’économie sans évoquer cet aspect c’est passer à côté de l’essentiel.


        • Le propos de cette conférence est manifestement de répondre à la question dans le sous-titre : que peut-il se passer politiquement compte tenu des données économiques, à court terme, en France ?

          Il ne s’agit pas de répondre à la question de l’usure sur un plan théorique.


      • Le prix d’un oeuf aujourd’hui mesuré en temps de travail est beaucoup plus faible qu’il ne l’était hier et avant-hier.

        Soit mais comme ça a été déjà dit par d’autres commentateurs, de quel oeuf parlons-nous exactement ? N’y a-t-il pas un changement radical de nature (et par conséquent de qualité nutritive) entre un oeuf de ferme pondu par des poules en liberté nourries au grain et l’oeuf industriel d’aujourd’hui dont le mode de production a été conçu uniquement dans un but de maximisation du profit (et donc de la duperie qui lui est consubstantielle) ?

        Par rapport à cet étalon des besoins de base de base de l’être humain nous sommes dans les pays développés bien plus riche aujourd’hui que nous l’étions hier et avant-hier

        Même en supposant que la remarque précédente ne tient pas, cette conclusion (extrapolation) est fallacieuse. Ce qui est à peu près certain c’est que pour beaucoup de biens des secteurs primaires et secondaires, l’énergie abondante et bon marché, la mécanisation et la rationalisation des processus de production et la délocalisation dans des pays à bas niveau de salaires rendent ces produits biens moins chers à produire en masse qu’ils ne l’étaient hier et surtout avant-hier. Sont-ils pour autant moins chers à acheter pour les consommateurs des pays développés ? Non car le secteur tertiaire (auquel Michel Drac appartient) a très largement capté l’essentiel de la rente des secteurs primaires et secondaires (qu’il contrôle et asservi). La fétichisation de la marchandise (cf. Francis Cousin) dont le secteur tertiaire est responsable a pour conséquence directe que la valeur ajoutée des biens achetés est aujourd’hui en grande partie de nature symbolique.

        Notons enfin que si Michel Drac avait pris comme étalon le tabac ou le logement, il aurait probablement abouti (en suivant le même cheminement extrapolatoire) à la conclusion strictement inverse.

        http://www.journaldunet.com/economi...
        http://www.econology.fr/blog/2010/0...

         

        • Il me semble que lorsqu’il prend l’exemple de l’oeuf, le conférencier n’a pas en tête la situation française depuis quelques années, mais l’évolution globale de la richesse de l’humanité depuis 1950, et même depuis "les arrière-grand-parents de nos arrière-grand-parents". Ce qu’il veut montrer, c’est qu’à l’échelle planétaire, le niveau de confort moyen de l’humanité a énormément progressé depuis quelques décennies.

          Il est possible bien sûr que localement, des situations très différentes existent, surtout si on change l’horizon temporel de comparaison. En particulier, tout le monde voit bien que du fait de la croissance des inégalités et de la stagnation effective depuis au moins 2000, le niveau de vie des déciles inférieurs de la stratification des revenus, en France et un peu partout en Europe, a tendance à baisser depuis cette date.

          Mais ça ne change rien au constat global sur la longue période. Si vous voulez vous faire une idée de ce qu’était la vie de nos arrière-grand-parents, lisez Céline, Mort à crédit, Le Voyage, sa description des conditions de vie des pauvres de son temps. Ou allez voir les pauvres des pays pauvres, en Inde, en Afrique... Vous verrez : ça n’a rien à voir avec ce qu’on appelle la pauvreté en France.

          Pour commenter vos exemples : le problème du logement est réel. Il correspond à la bulle immobilière. C’est un instrument de réintroduction des inégalités, parmi d’autres. Cela étant, pour remettre en perspective par rapport au passé, là encore, Céline, les immeubles de pauvres...

          Quant au tabac, l’explosion du prix correspond à une politique de santé publique. Ce n’est évidemment pas révélateur du niveau de vie moyen.

          Enfin, pour bien comprendre, je vous suggère la lecture de ce pdf :
          http://www.persee.fr/web/revues/hom...
          "Quelques réflexions sur l’évolution du niveau de vie des classes ouvrières "
          Et particulièrement la page 471, qui vous appendra qu’au XVIII° siècle, les mauvaises années, les Français pauvres ont survécu avec moins d’une livre de pain par tête, alors que le pain fournissait l’essentiel de leur bol alimentaire.


        • " nous sommes dans les pays développés bien plus riche aujourd’hui que nous l’étions hier et avant-hier".

          Michel Drac a raison sur ce point cependant, il ne tient pas compte d’autres paramètres, ex. : l’homme occidental est-il qualitativement le même aujourd’hui que celui d’hier et d’avant-hier ?.

          Autrement dit, avons-nous les capacités à faire face aux défis qui se présentent à nous aujourd’hui comme nous les avions hier et avant-hier ?.

          Salut à toi "un Cendy" !.


      • Mes excuses à E&R. Il faut lire « du tout au tout » et non pas « de tout en tout »


      • Pas d’accord avec la démonstration basé sur l’indice "oeuf / temps de travail", indice équivalent aux très connu indice "Big Mac" de The Economist.

        Indice partial qui ne prends pas en compte le coût des autres besoins essentiel dans les sociétés humaines tel que le coût du logement, de l’hygiène et du déplacement.

         

      • Bonjour,

        Je n’adhère pas du tout aux analyses de Michel Drac pour plusieurs raisons et deux en particuliers.
        d’après lui "Nous sommes plus riche que jamais", je me demande dans quelle monde il vie mais ce n’est sûrement pas le même que le mien.
        Prenons un exemple simple, il y a encore à peine 60 ans, une famille de 5 à 10 enfants vivaient beaucoup mieux avec un seul salaire qu’une famille de deux enfants aujourd’hui pour un seul salaire.
        Essayez aujourd’hui d’acheter une maison, une voiture et partir en vacances avec un salaire actuel (à moin d’être cadre sup chez Rothschild). Il est presque impossible aujourd’hui d’accéder à la propriété et encore plus difficile de rembourser le crédit pour garder son bien, il suffis de voir le nombre impressionnant de bien immobilier à vendre.

        Deuxièmement il est hasardeux de comparer l’Allemagne à la la France.
        L’Allemagne à une grande culture industrielle, domaine qu’elle a toujours dominée en Europe.

        La France a une grande culture paysanne et n’a jamais été un leader industriel malgré le fait d’un grand bon en avant dans ce domaine durant les 30 glorieuses.

        Concernant le temps de travail pour un œuf, je dirais simplement que le travail à la ferme ne se compte pas. Une journée de travail commence à 5h du matin pour se finir vers 22h il est donc parfaitement normal que le temps de travail était bien supérieur qu’aujourd’hui mais le prix de cet œuf était quasiment nul pour une qualité bien supérieure.
        Je suis issu de la paysannerie et à l’époque où je vivais à la ferme je n’ai jamais acheté un œuf et qu’est ce qu’ils étaient bon.

         

        • Non.
          Il y a de ça 50-60 ans, les gens vivaient chichement.
          Il est vrai que nous étions dans une société moins fétichiste, le progrès technique étant ce qu’il était, qu’ il y avait moins de biens à acheter.
          Mais les gens des couches populaires, nombreux, s’habillaient peu, ont souffert de malnutrition (pas seulement au sortir de la guerre mais jusqu’ à la fin des années 50) n’avaient que très peu de biens d’équipement, un confort médiocre, très peu de loisirs (excepté le cinéma qui ne coutait rien)
          Pauvres, pas forcément, mais nettement moins riches (matériellement donc puisque c’est le sujet) que "nous".
          Le niveau de confort et l’accès à la marchandise (liberté moderne) actuel est tellement énorme que nous n’en avons juste plus conscience.
          Oui nous sommes nettement plus riches que nos parents et nos ancêtres.
          Même si notre richesse, c’est quand même un peu de la merde.
          On parle statistique, pas cas personnel.


        • #1126308

          Pour rebondir sur l’indice, mon préféré en macro-économie est le "pain", denrée qui traverse le temps.

          En 2002, le pain coutait 0.50 cents, aujourd’hui, il est à 2.25€.

          En 2002, une personne qui gagnait 10€/h avait 20 pains/h
          En 2015, une personne qui gagne 10€/h a 4 pains/h

          Le prix du m² dans l’immobilier a augmenté de 500% en quelques années.

          L’eau et l’énergie ont flambé comme jamais, ainsi que le prix des assurances obligatoires et la fiscalité, l’alcool et le vin.

          Le prix des voitures ont flambé également, il faut un crédit sur 4 ans en moyenne pour acquérir une voiture neuve (en se serrant la ceinture).

          Avant l’euro, avec 1 seul salaire on nourrissait une famille entière !
          Après l’euro, même si la femme travaille, c’est dur de terminer le mois sans enfant !
          Et après, on se plaint de la chute démographique.

          Le système nous appauvrit et nous sommes bien plus pauvres qu’avant, en rajoutant d’autres indicateurs comme l’accès à la culture : cinéma, livres, bd, etc ...

          Le prix du cinéma :

          Avant l’euro : 3€
          Après l’euro : 10-12€

          Il suffit de voir les burn out, c’est un indicateur de la grande dépression car cette période génère des psychopathes dans les sociétés qui obtiennent du grade et aboutissent à effectuer du taylorisme digne du 19ème sc. dans le secteur tertiaire.

          Si nous prenons en compte que l’ensemble du cout de la vie a grimpé de 500€ dans les domaines essentiels, alors le salaire aurait du suivre de 500% aussi.

          Une estimation est que pour vivre la qualité de vie que l’on avait il y a quelques années : au-lieu de 1500€/mois, il en faudrait 7500€ !!

          Donc, nous sommes bien plus pauvre après l’euro, plutôt qu’avant.


        • SMIC en France depuis sa création :
          http://www.smichoraire.net/evolutio...

          Prix de la baguette en France depuis 1900 :
          http://france-inflation.com/prix_du...

          Conclusion : depuis 1980, le SMIC a été multiplié par 4,5 et le prix du kilo de baguette par 3,5. Il y a donc augmentation du nombre de baguettes par heure travaillée.
          Depuis l’introduction de l’euro, cette augmentation est interrompue (+ 30 % environ entre 2001 et 2014 pour chacune des deux variables).

          Votre étalon-pain traduit peut-être votre ressenti subjectif. Quand on a été habitué à voir les choses s’améliorer, le jour où elles arrêtent de s’améliorer globalement et commencent localement à se dégrader, on croit que tout va mal. En outre, vous êtes probablement victime d’un phénomène expliqué dans une autre partie de la conférence : la croissance des inégalités. C’est à dire que vous, vous vous appauvrissez.

          Personne ne le conteste.

          Mais globalement, pour l’instant, en France, on vit bien "mieux" (matériellement) qu’en 1950, plutôt mieux qu’en 1980, et à peu près aussi bien qu’en 2000. C’est différent pour les déciles inférieures de la stratification des revenus. Voir les études de Camille Landais, par exemple :

          http://www.inegalites.fr/IMG/pdf/ha...


        • #1126850

          @par De passage



          le prix du kilo de baguette par 3,5. Il y a donc augmentation du nombre de baguettes par heure travaillée.



          Je ne comprends pas le raisonnement ?

          Le prix du kg de baguette est "multiplié ?" par 3,5 donc on a une augmentation par heure travaillée ?

          La formulation n’est pas claire ou c’est moi qui n’ai pas compris les nuances dans la phrase.

          Si je comprends bien, on gagne plus qu’en 1950 ou en 1980 d’après votre raisonnement ?

          Pourtant, je vous ai annoncé les chiffres sur les indicateurs de base depuis 12 ans.
          Et si je remonte le temps, c’est encore pire.

          Le pain est la première denrée et bien avant l’oeuf, c’est l’indicateur de base ainsi que l’énergie et le loyer.

          tout a été multiplié tandis que les salaires sont identiques depuis 20 ans.

          Un ouvrier comme caissier d’un super-marché gagnait 1100€ en 1994, aujourd’hui également.
          Un employé dans le secteur tertiaire est de 10€/h et ce, depuis les années 95-96 avec 2 ou 3 ans d’expérience avec une moyenne de 1500-1600€/mois.

          Sachant que les prix n’ont fait qu’augmenté de manière spectaculaire depuis l’euro, où est le gain ?

          Je ne comprends pas votre raisonnement, le smic a augmenté de 4,5 depuis sa création mais le prix de l’immobilier a flambé plus que 4,5x ainsi que le prix du pain et le reste.

          Ce sont des faits macro-économiques. Donc, dire qu’aujourd’hui, nous avons plus de richesse qu’hier, il y a un soucis.

          Si en 2002, le prix du pain était de 0.50 cents et aujourd’hui 2.25€, c’est que le prix a augmenté de plus de 400%
          Votre Smic, depuis 2002, a-t-il augmenté de 400% ?

          Vous vous méprenez sur la méthode car vous remonter à une comparaison du siècle passé. Si nous prenons le smic de 2002 à aujourd’hui et les salaires de 2002 à aujourd’hui, je doute qu’ils aient augmenté de 400%.

          Donc, nous vivons bien une récession économique d’un point de vue macro-économique, maintenant qu’il y ait des micro-cosmes qui s’enrichissent et perturbent les chiffres, c’est autre chose.

          C’est l’arbre qui cache la forest.


        • #1127037

          @De passage

          De 1980 à 2015 : Le smic a été multiplié par x4,5

          En 1980 à 2015 le pain était à 0.40 cents (euros) et aujourd’hui à 2.25€ => x5,6 (du moins, là où je vis)

          Avec 250€ en 1980, on achetait un "immeuble 3 étages" à crédit. aujourd’hui, pour acheter un appartement c’est 1000€/mois.

          Je vous écoute avec attention et réellement mais bon, quand j’ai vu le prix au m² passé de 600€/m à 3000€/m en 6 ans ... J’ai compris qu’il y avait un problème entre 2004 et 2010.

          D’ailleurs, c’est un sujet assez important à étudier, comment se fait-il que la hausse du prix au m² a augmenté de manière homogène partout ? Il y a-t-il des agences derrières qui ont instauré des prix ?

          C’est juste fou, être propriétaire aujourd’hui signifie, être hériter ou être esclave d’une banque donc d’un "patron" à vie.

          Il y a 12 ans, on achetait des appartements comme du petit pain et personne n’achetait car louer était plus rentable dans la plupart des villes et personne ne vendait surtout. Mais là, c’est juste fou, il y a beaucoup de ventes et à des prix démoniaques.


        • @ bon sens - Logos

          Je n’ai pas le temps de vous répondre en détail.
          Mais juste une remarque, j’espère que ça vous fera mieux comprendre cette conférence.

          Quand les loyers augmentent, est-ce que ça entraîne, directement, un appauvrissement de l’ensemble de la population ?
          Réponse : non.
          Pourquoi ? Tout simplement parce que ça appauvrit les locataires, mais ça enrichit les propriétaires.
          C’est à dire que la bulle immobilière, qui a entraîné indirectement la hausse des loyers, du point de vue d’un gestionnaire qui pilote le système dans son ensemble, c’est un outil d’introduction et de renforcement des inégalités. Les pauvres, pour eux, ça veut dire qu’ils sont plus pauvres. Mais les riches, pour eux, ça veut dire qu’ils sont plus riches.

          C’est cela qui est en train de se passer. C’est pour cette raison que depuis à peu près 2000, en France, alors que le pouvoir d’achat global stagne, celui des pauvres a fortement reculé (auparavant, en gros entre 80 et 2000, le pouvoir d’achat global augmentait lentement, et celui des pauvres stagnait , avant 80, le pouvoir d’achat augmentait significativement pour à peu près tout le monde).


      • Excellent ce Michel Drac que je ne connaissais pas. On peut lui reprocher son travail de vulgarisation mais c’est très bénéfique pour comprendre certains concepts souvent expliqués par des économistes avec un langage plus technique.

        En tout cas c’est pas du Salim Laïbi tant sur la forme que sur le fond.


      • Merci pour cet éclairage. Et ceux qui dissertent sur la qualité d’un oeuf peuvent aller se faire une omelette, on ne leur en voudra pas.


      • Pas d’accord avec Michel Drac du tout sur l’aspect positif de la "forte" démographie Francaise. Si il y a 30% d’immigrés extra européens non assimilés, ca a beaucoup plus de chances de déboucher sur des régions ethniques, sur une balkanisation, que sur une arme de pression face aux autres nations...
        Je suis un peu déçu sur ce point, ca me semble vraiment évident


      • " On est bloqué ." Dommage qu’il veut pas dire à cause de qui ...
        Intéressant , c’est un point de vue qui lui est propre , il a une vision plutôt optimiste .
        C’est dommage tout de même qu’il reste centré sur l’économique et le social , il n’intégre pas les conflits militaires qui ont lieu un peu partout ni la déstabilisation de la Russie .


      • Alors on est plus riche qu’avant ?

        http://se-preparer-aux-crises.fr/ev...

         

      • Bjr,

        Affirmer ... FAUSSEMENT qu’il est devenu moins cher en "temps de travail" le prix d’un oeuf est simplement FAUX ! L’oeuf que mangeait encore ma mère-grand il y a qq decennies sortait directement du cul d’une poule, il n’y avait qu’à se lever en fin de journée pour allez les chercher ... donc "Gratuit" ... et ma mère grand, née au siècle avant celui du siècle passé, ne vivait que dans une grande maison, pas agricultrice, mais adossée à un peitit lopin de terree. Les prix de la sueur juste pour manger ont explosés et non ! NON nous ne sommes pas enrichis !
        Et comme j’aime à la souligner : le salaire d’un ouvrier immigré, qui bossait au "SMIG" dans les années 70 suffisait pour faire vivre sa petite famille dans un pavillon a crédit sur 20ans avec des tx d’inflation à 6/8%. Auj. pas d’inflation et au moment ou nous serions plus riche, un seul salaire d’un cadre moyen n’est même plus pris en compte pour un pavillon, par les banksters, malgré des taux à 2/3% !!!
        CQFD ... retournez à vos études M. Drac

        ABe - Bandana

         

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