Damien Viguier – L’avortement dans l’histoire du droit romain

Publié le : lundi 12 décembre 2016
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Dans le cadre de sa chronique juridique pour MPI-TV, Maître Damien Viguier revient sur l’évolution de la perception de l’avortement dans les sociétés occidentales.

 

 

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Le 12 décembre 2016 à 17:44 par ARomeFaitCommeLesRomains
#1622716

Me Viguier en effet s’adresse à un public "de haut niveau" justement qualifié de "cultivé". Pour le vulgum pecus que je suis, je trouve l’intervention un peu courte (je parle bien du facteur temps). Jadis, j’avais un peu lu sur le sujet (Professeur Brulé pour le cas grec cité ci-dessous). Il me semble qu’à Rome, comme en Grèce, il y avait aussi le cas des enfants "exposés" (pire que l’avortement tel qu’on le juge de nos jours, si on veut, et qui touchait souvent les filles). En revanche l’enfant accepté était bien suivi. Je propose en complément : http://terrain.revues.org/1534 (sauf si Me Viguier passe par là et me reprend). Ceci dit l’enfant dès sa "conception" est à autrui, c’est valable pour "l’immaculée conception". Bref, l’intervention de l’excellentissime Viguier m’a un peu perturbé, disons. Je reste sur ma faim car "mon faible intellect".

Le 12 décembre 2016 à 18:11 par Louis
#1622738

Excellente intervention, comme toujours. Propos nuancé et instruit.

Le 12 décembre 2016 à 19:09 par Ariane
#1622774

L’enfant reste à Dieu quelles que soient les élaborations intellectuelles des juristes. Les parents sont des médiateurs qui donnent à Dieu l’occasion de faire naître une âme sur la terre afin qu’elle continue son parcours vers la sagesse. Quelles que soient les circonstances, l’enfant est un don de Dieu.

Le 13 décembre 2016 à 00:14 par pierre qui roule
#1622932

Très intéressant le point de vue romain. En Islam notre prophète a interdit l’avortement après la 6ème semaine de grossesse (42 jours), car c’est là que l’âme est insufflée et l’enfant prend vie.

Le 13 décembre 2016 à 05:08 par Grz
#1622969

L’enfant appartient donc à Dieu ou à Pierre Bergé. Triste mais réaliste conclusion.

Le 13 décembre 2016 à 10:05 par bertin
#1623024

Débat sur le droit de propriété de l’enfant !

Qu’a dit Jésus aux deux femmes qui se disputait un enfant ? C’est Celle qui a fait la preuve de son amour et de son désintéressement que jésus a désigné comme la mère ! On est loin du droit romain .

Le 13 décembre 2016 à 14:56 par nobody
#1623173

Et "On" est tout aussi loin de la vision du Christ.

La sensibilité soit-disante Chrétienne n’est finalement qu’un handicap saupoudré d’une sacrée dose d’hypocrisie.

Les marchants le savent et la cultive...

Le 13 décembre 2016 à 17:43 par bertin
#1623266

A Nobody...

Les marchands le savent et la cultive... Certes,vous avez raison sur ce point, L’hypocrisie de nos adversaires est tellement évidente qu’elle nous renforcera à terme pour peu que nous la dénoncions comme Jésus l’a fait avec les pharisiens . N’ayons pas peur de nous affirmer !

Le 13 décembre 2016 à 11:15 par Claire
#1623053

Il y quand même une gigantesque différence entre la conception romaine : la vie de l’enfant est dans les mains du pater familias, et la vision chrétienne : la vie de enfant est dans les mains de Dieu.

Pourquoi l’enfant existe dès la conception chez une femme romaine mariée ? Parce qu’il appartient au pater familias. Et si le pater familias ne veut pas de cet enfant, il peut obliger la femme à avorter ou commettre un infanticide à la naissance ce celui-ci, en l’exposant notamment, c’est à dire en l’abandonnant dans un endroit précis à l’extérieur de la ville.

Donc, il n’y a qu’en rendant la vie sacrée, c’est à dire étant soumis à la volonté de Dieu, des dieux, du destin ou de la nature, (on peut appeler cela de plusieurs noms différents) c’est à dire hors du champs de la décision humaine qu’on clos définitivement la question de l’avortement. Sinon ce n’est que variation sur le même thème : le père, la mère, l’État, auraient leur mot à dire et pourraient décider de la vie ou de la mort d’un fœtus et même d’un enfant.

Le 13 décembre 2016 à 13:01 par paskl
#1623092

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, Parlez-nous des Enfants. Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même, Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ; Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable. Khalil Gibran

Je mets ce poème-là pour dire que selon la maturité des êtres humains, là où ils en sont, telle ou telle parole peut être interprétée de bien des façons. Qui servons-nous ? est alors la bonne question. Selon la réponse de fait et non notre pensée à ce sujet, nous donnons nos enfants à la vie et à leur grandir potentiel ou nous les offrons à notre aveuglement et aux sectes cachées, telle celle d’un système actuellement qui cherche à s’accaparer les enfants qui ne lui appartienne en rien.

Le 13 décembre 2016 à 20:16 par Ariane
#1623359

MERCI de m’avoir remémoré ce texte magnifique et plein de vérités !

Le 13 décembre 2016 à 15:46 par lili
#1623208

Quand Napoléon disait : " L’amour est une sottise faite à deux " il pensait peut-être à ses conséquences...

Le 13 décembre 2016 à 18:19 par Rekedi
#1623284

L’enfant appartient à ceux qui l’aiment.