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De la chute de l’intellingentsia, de la Gauche et au-delà – Félix Niesche sur Méridien Zéro

13 novembre 2015

 

 

Le 13 novembre 2015, Méridien Zéro recevait Félix Niesche, auteur des éditions Kontre Kulture, pour une discussion sur son parcours, sur la « gauche » et la chute des « élites » françaises.

 

Partie 1 :

 

Partie 2 :

 

Partie 3 :

 

Pour ne rien manquer des articles de Félix Niesche : petitimmonde.blogspot.com

 

À ne pas manquer, Félix Niesche et Méridien Zéro invités de L’Heure la plus sombre :

 

Sur la dictature qui s’installe, deux écrits prémonitoires de Félix Niesche sur E&R :

 
 



Article ancien.
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15 Commentaires

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  • Excellente émission. Je l’ai déjà écoutée sur MZ. Le camarade Félix prend un peu de temps pour trouver ses marques mais une fois lancé ça devient vraiment intéressant. Et très drôle !
    Merci à l’équipe de MZ. Toujours un plaisir d’écouter leurs émissions.


  • Ce Félix est tellement humble. Il se demande s’il écrit bien et presque il s’excuse au cas où il ennuierait son auditoire alors que son parcours est très intéressant et qu’il a une plume incroyable ! Je m’éclate à le lire. En fait, c’est comme un dessert entre deux de chez KK. Vis Comica m’a fait particulièrement mourrir de rire. Comme dit AS, c’est dense et c’est tendu ! Difficile de mieux résumer le talent de Félix.


  • Question à Felix : vers le début de la seconde partie, tu affirmes que la classe dominante, une bourgeoisie ayant muté en mafia, ne produit plus son idéologie mais ne fait que récupérer celle de la petite bourgeoisie à des fins de domination. Que penses-tu du transhumanisme ? Ne serait-ce point là leur idéologie démiurgique et génocidaire ?

     

    • Je précise ma pensée : on nous propose le matérialisme du corps (vision biologique mécaniste entraînant le remplacement d’organe, de sang, d’articulations...) qui nous aide à nous concevoir comme des machines à pièces détachées. On programme notre impuissance et notre dépendance en tant que pauvres humains trop faibles face à l’envergure du système tenu par cette mafia que tu décris : la solution ? S’augmenter, faire son up-date régulièrement. Nous devons tous suivre le mouvement ou perdre notre place au sein du troupeau. Nous devons tous reconsidérer les paramètres de la nature humaine comme étant désuets et inadaptés au défis actuels. N’est-ce pas cette direction qui est impulsée par la classe dirigeante en tant qu’idéologie propre ? Je sens qu’il s’agit d’un élément clé de leur grande messe, un vœu pieux de leur part. Ils ont leurs prophètes (Huxley par exemple), leurs chercheurs (Laurent Alexandre), leur mythologie (les films du genre ex-machina), leurs expérimentations foireuses (Martine Rothblatt)... Ne tirent-ils pas le monde vers cela ?


    • Sans y voir de génocide, j’y vois du contrôle.

      Tout ce qui n’est pas prévisible est un ennemi potentiel à la pérennité du pouvoir ?
      Mettre de la machine dans l’humain, quelle aubaine !


    • Déjà t’as pas à tutoyer Félix Niesche, ensuite il ne faut pas parler de pensée quand on ne fait que poser des questions.
      C’est pas la peine de nous faire un exposé sur le transhumanisme quand certains, comme moi, travaillent depuis dix ans sur le sujet.

      Le transhumanisme c’est l’homme-produit, le déraciné essentiel, l’esclave ultime, l’interventionnisme sans limite, intrinsèquement désacralisant ; c’est la phase finale du plan des rois de la marchandise, dans un but de domination (à la fois en se modifiant eux-mêmes pour acquérir de nouvelles compétences et en modifiant les autres pour les asservir). Mais pour cela ils doivent d’abord détruire toute spiritualité, comme Félix Niesche l’a écrit avec maestria.
      On peut considérer ça comme une idéologie, tout comme on peut trouver des idéologies dans chaque fait ou geste sans qu’elle ne soit nécessairement formulée, mais c’est avant tout une tentative d’endoctrinement grand public vers l’utilitarisme gadgetisant le plus vulgaire. Cependant, cette idéologie est elle-même synthétique dans la mesure où elle n’est pas produite par quelque écrivain, penseur, savant, mais plutôt par des think tanks et par des marketeux. Je pense que c’est dans ce sens-là, a priori, que Félix Niesche considérait le mot « idéologie », c’est-à-dire avec une trace de noblesse et de génie (ou en tout cas d’organisation et de sens), pas comme pure opération d’influence de l’opinion vers l’abrutissement généralisé.
      Quoiqu’il en soit le transhumanisme peut être considéré comme une simple extension de la folie actuelle et passée : après tout, la pilule c’est déjà du transhumanisme. En même temps, ces folies sont également le passage nécessaire vers le but final qu’est l’homme-produit.


  • concernant les serveurs ; cela n’exclut pas du tout que vous ne soyez pas à l’abris d’une attaque réseau ; le combat il est là, c’est au groupe de préparer la sécu.


  • Cela fait très longtemps que je n’ai pas écouté d’émission de cette qualité : merci à tous et particulièrement à Monsieur Félix Niesche.
    Il faudrait beaucoup de conférenciers comme lui partout et à tout les niveau pour que les français, particulièrement les jeunes, se réveillent avant qu’il ne soit réellement trop tard, parceque à la différence de cet invité, je ne veux pas croire qu’il n’y plus rien à faire, que c’est cuit pour nous.

    Par ailleurs, il me rassure quelque peu, je croyais que j’étais le seul individu sur terre qui n’a pas et qui horreur du portable ... :)


  • Bonjour,
    Pour information, la société LIP existe encore.
    La maison mère se trouve à Lectoure dans le Gers (32).


  • Ce Félix est indispensable ! Si vous me lisez monsieur, de grâce, intervenez plus souvent, et l’on vous attend pour reprendre en profondeur toutes les pistes lancées dans cette excellentissime émission !


  • Déjà écoutée sur méridien zéro, retrouvée avec plaisir ici, encore plus intéressant que les livres. Merci.
    Parce que je l’écoute et la ré-écoute, je suis un peu ennuyé chaque fois vers 16’30", quand vient l’usage de l’entropie : Le deuxième principe de la thermo, indique que pour un système (clairement défini), on peut définir une fonction d’état (de son état), l’entropie, qui, si le système est fermé et isolé, ne peut qu’augmenter ; on considère ici le système le niveau macroscopique( de l’eau -le liquide- dans un verre d’eau). Au niveau microscopique (les particules qui constituent l’eau du verre), on définit encore une entropie, fonction croissante du nombre d’états accessibles du système ( les états microscopiques - la répartition, l’organisation des particules- qui donnent l’état macroscopique auquel on s’intéresse - l’eau liquide dans le verre - ).
    Si on admet que les deux définitions de l’entropie concernent la même fonction, l’augmentation imposée par le deuxième principe au niveau macroscopique, traduit l’augmentation du nombre d’états accessibles au niveau microscopique, c’est à dire le nombre des possibilités d’organisation des molécules qui réalisent l’état microscopique. On dit que le "désordre" augmente, mais ce désordre n’est pas le chaos : au contraire, chaque état accessible réalise l’état macroscopique, plus grand est le nombre d’états accessibles, plus nombreuses sont pour l’état macro, les possibilités d’être réalisé, donc plus grande est sa stabilité.
    Cela n’enlève rien à la pertinence de l’observation de Mr Félix. Est-il bien nécessaire pour en convaincre l’auditeur, d’évoquer l’entropie (soit dit en passant, ce cauchemar des taupins).

     

    • merci d’avoir mis ce texte qui m’apparait, quand même !, à la relecture, bien compliqué, d’autant que je me suis pris les pieds dans le tapis :" c’est à dire le nombre des possibilités d’organisation des molécules qui réalisent l’état microscopique. ", c’est macroscopique qu’il fallait mettre " c’est à dire le nombre des possibilités d’organisation des molécules qui réalisent l’état macroscopique."


    • Je ne sais pas d’où tu sors ta définition de l’entropie mais elle n’est pas orthodoxe et quoiqu’il en soit tu ne la comprends même pas.

      L’important n’est pas la quantité de possibilités mais la réalisation de configurations ordonnées L’ordre, c’est précisément une ou des configurations singulières de par leur organisation. Elles sont donc naturellement moins nombreuses que les configurations plus désordonnées. L’informe est plus courant que la forme géométrique. La vie est plus rare que l’inerte.

      La stabilité du système augmente comme des ruines sont plus stables qu’un château, il n’empêche qu’elles sont plus chaotiques qu’un château. Le chaos ne se définit pas par son instabilité par rapport à l’ordre (c’est-à-dire du retour à ce dernier, autrement dit d’une oscillation entre les deux) mais par son désordre au sein de lui-même. Ajouter la quatrième dimension est hors de propos puisque les configurations ne sont pas considérées de manière dynamique. Inutile de parler de stabilité d’un système inerte, ça revient à disserter sur la permanence de la mort.

      CQFD


    • Voilà d’où je sors ma définition de l’entropie.

      Thermodynamique, Deuxième principe : L’entropie S est une fonction d’état d’un système, dont la variation est égale à la somme de l’entropie échangée et de l’entropie créée (supérieure ou égale à 0). Pour un système isolé et fermé, l’entropie échangée est nulle, la variation d’entropie est égale à l’entropie créée dont supérieure ou égale à 0. ("pour un système clos, l’entropie ne peut qu’augmenter"). Cette définition "macroscopique" de l’entropie n’évoque ni l’ordre ni le désordre , je pense qu’elle est justifiée par l’observation qu’il y a des phénomènes dont l’évolution est irréversible, ce qui n’est pas pris en compte dans le premier principe, celui qui définit l’énergie interne U .
      Physique statistique : S = k.logW où W est le nombre de complexions (le nombre d’états microscopiques qui donnent un état d’équilibre du système au niveau macroscopique ). définition de l’entropie que l’on doit à Boltzmann qui, je pense, s’interrogeait sur l’absence d’irréversibilité au niveau des descriptions microscopiques même pour des évolution clairement irréversibles au niveau macroscopique.
      Les deux définitions ne sont pas contradictoires et rien n’interdit qu’on puisse dans le cas d’autre représentations et pour d’autres systèmes donner de nouvelles définitions de l’entropie.

      Nous divergeons absolument sur la signification que nous donnons, l’un et l’autre, aux termes ordre et désordre,
      Toutes les configurations microscopiques sont équiprobables, la répartition uniforme des molécules d’eau dans le verre est réalisée immensément plus souvent (désordre maximal) que toute autre situation (plus ordonnée).
      Pour ce qui est du château et des ruines d’icelui, le système envisagé est le tas de pierres. Je suis d’accord avec vous, il y a peu de possibilités que la répartition des pierres apparaisse spontanément sous la forme de château fort, le tas restera tas. Cela dit le château fort jouissait, à moins d’intervention belliqueuse, d’une grande stabilité !
      Pour ce qui est de la vie, c’est autre chose : il s’agit ici de systèmes qui persistent dans un état stationnaire dynamique grâce à des échanges permanents avec l’extérieur, il ne s’agit plus de systèmes "clos".
      Amicalement .


  • Involution certes, mais renouvellement. "Entropie" (il manquait le "e" terminal dans les propose de Félix). Le capitalisme est une forme de renouvellement pollué qui fait avec l’existant. C’est laid, d’accord, c’est mal recyclé, aussi, mais cela "est". Quand les micros de l’émission sont alimentés par de l’électricité nucléaire, quand l’animateur demande, d’une manière détournée en début d’émission, du pognon ? Que fait-il sinon la même chose que le Niesche qui fait abattre des arbres pour promulguer ses bonnes idées "Marxiennes" sur KK ? Vous vous foutez de qui, là ?