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Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

Conférence de Marion Sigaut à Neuchâtel – 15 septembre 2015

Malgré les pressions et l’annulation de la salle au dernier moment, la conférence de l’historienne Marion Sigaut à Neuchâtel (Suisse) a bien eu lieu.

 

 

Partie 1 – Des Lumières à la Révolution :

 

Partie 2 – Les Lumières avec Voltaire :

 

À ne pas manquer, la conférence de Marion Sigaut à Paris
le 3 octobre prochain :

Voir aussi, sur E&R :

 
 



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43 Commentaires

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  • #1279172

    Marion Sigaut, cette affreuse fasciste qu’il faut censurer dans les medias...
    quelle gentillesse, quelle exactitude et quelle chaleur humaine. Je pourrais l’ecouter au feu de la cheminee toute l’apres midi !

     

    • #1279222

      +1
      perso je l’écoute plutôt le soir, mais elle possède une aura ou un charisme vraiment bienveillant et chaleureux.


    • #1279324

      Ne soyez pas vulgaires. Utiliser ce mot accolé une seule fois à l’illustre personne (j’ai pesé mes mots) de Marion Sigaut est pire qu’une insulte. Je sais bien, vous voulez caricaturer les merdias qui de toute façon ne parleront pas d’elle, alors, soyez gentil : ne dites que du bien.
      Cette femme est notre phare, elle illumine notre compréhension du présent avec des histoires que l’Histoire officielle ne reconnaît pas, ou qu’elle nous cache pour mieux nous tromper. Son oeuvre est immense car elle a remis dans l’ordre et a éclairé tous les coins d’ombre qui manquaient à la compréhension de la Vérolution dite française.
      J’ai hâte de savoir comment elle va s’y prendre avec la Révolution, son nouveau cycle après Voltaire, cela ne peut être que décapant. Bref, tout ça pour dire ma profonde admiration pour son oeuvre et sa détermination, sans parler de ses capacités d’écrivain, conférencier et sa chaleur humaine.


  • #1279199

    Enfin une vraie historienne ! Qui dit la vérité, toute la vérité et rien que la vérité ! J’admire votre courage chère Madame, je serais très honoré de vous rencontrer si vous venez sur la région Toulousaine faire une conférence. Bien sur un hommage au plus courageux d’entre nous Monsieur Alain Soral. Longue vie à vous !


  • #1279214

    Lors de la 14eme minute de la première partie, Marion Sigaut évoque Rousseau en disant qu’elle à mit le doigt sur un passage où il est mentionné que ledit philosophe a écrit que "tout le monde n’a pas besoin d’apprendre à lire et à écrire et d’être éduqué".
    Est ce que quelqu’un aurait la gentillesse de m’indiquer la référence du passage en question ?
    En vous remerciant d’avance.

     

    • #1279343
      le 28/09/2015 par Marion Sigaut
      Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

      Ouf ! J’ai passé des heures à chercher ce passage, je l’ai trouvé et j’ai bien sûr oublié où c’était.
      Etienne Chouard s’en souvient sans doute.
      Voyez avec lui ?


    • #1279399

      Cela est fort dommage. Je tiens tout de même à vous remercier de m’avoir répondu. Sincèrement.


    • #1279444

      Est-ce Xavier Martin qui vous a indiqué la source ?


    • #1279688

      En même temps, ce genre d’affirmation peut revêtir un caractère autrement profond et subversif.Ça peut rejoindre les théories d’un Yvan Illitch, les théories "pour la déscolarisation"L’école comme moyen de reproduction sociale : pour les riches l’apprentissage de la gestion et pas d’école pour les pauvres qui n’ont pas à être formé pour produire.D’aujourd’hui l’école pour tous à plusieurs vitesses dans une société techno gestionnaire ou les pseudos producteurs sont dans des bureaux, en passant par le rouleau compresseur idéologique de l’école obligatoire III ème République pour bien remplacer la famille, Dieu et le Roi auprès de nos chères têtes blondes.Vu comme ça les "ultra libéraux" qui prônaient pas d’école pour les pauvres péchaient simplement par "honnêteté", ne pas mentir sur l’école républicaine et ses desseins.

      J’aimerais connaître votre avis Marion, ainsi que la citation exacte éventuellement (je vais la chercher).
      Un lien : http://descolarisation.org/

      Bonsoir.


    • #1279745
      le 29/09/2015 par Marion Sigaut
      Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

      Il est bien possible en effet que Xavier Martin en ait été la source.
      Mais Etienne Chouard s’en souvient sûrement. Il est joignable sur son site.


    • #1280100

      Voltaire veut que les pauvres ne soient pas instruits pour les exploiter (y a pas d’autres mots), pour lui c’est "naturel".
      C’est ça qui est condamnable.

      Rousseau est critique contre le progrès des sciences et des arts car il pense que ça ne rend pas les hommes meilleurs ou plus heureux. C’est dans ce cadre là qu’il considère que tout le monde n’a pas besoin de savoir lire ou écrire, ce qu’on appelle être "éduqué".
      La différence est majeure.

      Voltaire est un homme de réseaux et un idéologue, Rousseau est un solitaire et un vrai philosophe.
      Ça fait beaucoup.

      Quand à Xavier Martin, je suis tombé sur quelques unes de ses citations à l’encontre de Rousseau, je les ai trouvées toutes grotesques (il légitimerai le viol notamment...). Et l’une d’entre elles me laisse penser qu’il tombe dans le piège de la plupart des commentateurs de Rousseau, celui de le lire trop superficiellement. Car Rousseau est un penseur complexe, comme Kant ou Hegel. Par contre il n’écrit pas comme eux de façon aride et systématique. Kant disait qu’il lui fallait toujours relire 5 ou 6 fois chaque paragraphes de Rousseau pour que la beauté de la prose cesse de le troubler et qu’il puisse enfin juger le texte avec sa seule raison.
      Les raisonnements de Jean-Jacques sont de forme littéraire, en prose, mais le fond lui est très conceptuel ; d’où les accusations de contradictions si souvent répétées à son encontre. Xavier Martin l’accuse d’être un virtuose de la pensée "retorse", pour moi c’est l’"aveu". Il n’a pas donné à Rousseau l’attention qu’il aurait donné à un Kant par exemple, cela lui aurait pris trop de temps. Pensant qu’il peut lire Rousseau a peu près aussi "légèrement" que n’importe quel autre essayiste du dimanche, il se vautre complètement et allonge ainsi la liste déjà longue de ces commentateurs maladroits.
      Dernièrement il y a eu un énième imbécile dont j’ai oublié le nom (il est passé sur Europe 1 chez Frank Ferrand) qui trouve comme origine des déviances des pédagogistes actuels Rousseau et son éducation. La patience saturée par tous ses contresens, je n’ai pas tenu plus de 25 minutes.

      Je crois me souvenir que Guillemin commence sa conférence sur Rousseau par un commentaire dans le même esprit que le mien.
      Que ce soit Simone Weil, E. Kant, H. Bergson et d’autres, tous on pointé la difficulté de la pensée de Rousseau et la récurrence avec laquelle il a été lu sans aucune attention réelle (ç’est en partie sa faute, mais ça rallongerait inutilement).


    • #1282510

      Il me semble que cette idée est développée dans l’Émile  : en gros, j’espère que je ne suis pas dans l’erreur, selon Rousseau, c’est le riche qui doit être éduqué puisque c’est lui qui a faussé le pacte. Son éducation est donc plus une rééducation (p.54-58, Gallimard, je crois pour l’édition). Pour le pauvre, je cite Rousseau, toujours dans l’Émile :
      « Mais la peine du misérable lui vient des choses, de la rigueur du sort qui s’appesantit sur lui […] : le bon esprit ni la sagesse ne servent de rien pour l’exempter des maux de son état. » (p293, Gallimard).


  • #1279391

    Tout en écoutant volontiers Mme Sigaud, dont le caractère et le travail m’inspirent admiration et respect, je ne peux m’empêcher de penser que les palais ont toujours été construits par les mains laborieuses de ceux qui jamais ne les ont habités.

     

    • #1279911

      Une société est, par force, pyramidale. Que l’excellence de celui qui est au sommet ne soit pas à la hauteur, c’est l’autre problème, bien connu depuis l’antiquité avec les empereurs romains, destituables à merci de toutes façons.

      Cependant ce que démontre Marion Sigaut est toute autre chose : Les institutions de la royauté étaient solides, mais les monarques étaient faibles. La lutte des classes se passait pour une fois dans le lit du roi, plutôt que sur un champ de bataille ou à couteaux tirés entre deux clans.
      Je ne crois pas que les ouvriers et artisans qui contribuaient à Versailles et autres merveilles du patrimoine français, se sentaient "privés" de quoi que ce soit, ils étaient guidés par le bien commun et la grandeur de la France à travers leur roi.
      C’est prêter des pensées actuelles, fondées sur la jalousie, l’envie, le désir frustré, à des gens qui n’avaient d’autre but dans leur vie que de créer des merveilles (chefs d’oeuvre) à leur modeste niveau, vivre en paix avec leur voisin, élever une famille, croire en Dieu, etc.

      Certes, avec nos yeux de modernité individualiste et technocratique, cela peut nous paraître peu, vu que nous pouvons rêver d’aller sur Mars... d’ici peu.


  • #1279459

    L’abolition de la traite avec le maintien de l’esclavage était le fond de commerce la Société des amis des Noirs :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%...

    C’était l’association antiraciste de l’époque. Condorcet a été un de ses promoteurs.


  • #1279471
    le 28/09/2015 par d - m - p -
    Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

    J’ai découvert l’histoire de France grâce à Internet.A côté d’icelle les manuels scolaires ne sont que folkloriques... Fort heureusement ceux de la communale et du collège comportaient force images et peu de textes - et donc là,tout de suite,je suis psychologiquement et intellectuellement prêt à répondre à la légendaire question : " 1515,c’est quoi déjà ! ? ".
    Avec Marion Sigaut et quelques autres historiens ( passés ou présents ) d’envergure,l’histoire a de la chair,les mots pèsent et ont un sens.L’adulte que je suis devenu se régale d’écouter la complexité des êtres,la subtilité des situations.
    Remerciements sincères à celles & ceux qui ont pour quête la vérité.


  • #1279593
    le 28/09/2015 par Philippe de Macédoine
    Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

    Sur le prêt à intérêt, je ne saurais être aussi affirmatif que Mme Sigault sur le prêt à intérêt.

    Je ne doute pas qu’il était interdit par décret royal. Je pense même que celui-ci était soutenu par des écrits ecclésiastiques. Mais l’histoire nous a montré que le Moyen-Âge et sans doute l’Ancien Régime (période que je connais moins) savaient fermer les yeux sur ces pratiques.

    Nous savons tous que de très grands rois tels que Philippe le Bel s’étaient rendus dépendants des prêts à intérêts de Lombards, de Juifs et de Templiers et c’est pour ça, splendeur de prosaïsme, que ces communautés furent traités avec le ménagement d’un ours devant un essaim débordant de miel.

    Comme pour tout il y a les textes et il y a la pratique qu’on en fait. C’est peut-être aussi pour légaliser une pratique en cours que nos Conventionels les ont légalisées. Il ne faut pas voir le mal partout surtout quand on analyse une période qui n’a pas brillé par l’éloge qui y fut faite de la vertu (digression : encore que si on regarde son épilogue, la splendeur de l’Aigle et les compromissions de tristes sires tels que M. de Talleyrand on se dira que cette période fut sans doute celle de la virtu).

     

    • #1279744
      le 29/09/2015 par Marion Sigaut
      Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

      En effet le prêt à intérêt a existé de façon détournée au Moyen âge, il me semble que Jacques Heers s’en est fait l’écho.
      Mais "de façon détournée" toujours.
      L’éloge de l’usure a néanmoins été un tournant. Le prêt à intérêt a non seulement cessé d’être honni, il a été loué, encouragé, seule la loi du marché devant modérer les abus.
      Avant la Révolution, l’usure était le prêt à intérêt. Après la révolution, le mot a défini le taux abusif. Entre les deux, l’argent est devenu une marchandise comme une autre.


    • #1279827
      le 29/09/2015 par Claire Colombi
      Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

      C’est peut-être aussi pour légaliser une pratique en cours que nos Conventionels les ont légalisés



      Effectivement le prêt à intérêt était officiellement interdit mais pratiqué depuis toujours sous des formes plus ou moins légalisés… Mais il avait très mauvaise réputation et l’Eglise l’interdisait "moralement"
      De la même manière l’Eglise interdisait l’adultère, (je crois que c’est toujours en vigueur ;)) personne ne dit qu’au moyen-âge les gens ne trompaient pas leurs femmes ou leurs maris.

      Passer d’une pratique que l’on cache et dont on ne se vante pas, à quelque chose qui devient le moteur de toute une société c’est tout de même un sacré bouleversement


    • #1279896
      le 29/09/2015 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

      @ Philippe de Macédoine

      Pourriez-vous développer votre argumentaire concernant votre réalité perçue de Philippe IV ? Merci.


    • #1280066

      Je confirme que Jacques Heers a évoqué l’existence du prêt à intérêt durant le Moyen Âge, ayant lu il y a peu son livre Le Moyen Âge, une imposture. Un bouquin à recommander.


    • #1284267
      le 05/10/2015 par Monsieur Michu
      Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

      Prêt à intérêt : il y avait tout un tas de ruses possibles :
      - Fausse société en commandite.
      - Prêt perpétuel avec sortie en rente.
      - Livraison de blé en été (quand il est cher) avec paiement en argent en automne après la récolte (quand l’argent vaut plus).
      - Inversement, prêt d’argent en automne, contre livraison de blé en été.
      - Pour les grosses sommes, le prêt gratuit pour un an, a rembourser en une fois, mais avec pénalité de retard si le délai est dépassé. Le délai étant toujours dépassé car les contractants avaient prévu oralement que le remboursement serait fait par morceaux.
      - Enfin, pour les petites sommes, l’emprunteur pouvait payer des intérêts sans se plaindre à la justice pour ne pas perdre sa réputation d’emprunteur.
      Je vous recommande l’ouvrage de Laurence Fontaine : "L’économie Morale".


  • #1279631
    le 28/09/2015 par Michael B.
    Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

    Bienvenue en Suisse Mme Sigaut !


  • #1279715

    Heureusement que cette conférence a pu avoir lieu car, Neuchâtel est un lieu assez fort en symbole.
    C’est également la ville où Henri Guillemin a vécu une grande partie de sa vie jusqu’à son décès. Il était attaché culturel à l’ambassade de France, historien né à Mâcon.

    Un petit clin d’œil pour Henri Guillemin et un grand bonjour à Marion Sigaut.


  • #1279818

    VOLTAIRE : "Je crois que nous ne nous entendons pas sur l’article du peuple, que vous croyez digne d’être instruit. J’entends par peuple la populace, qui n’a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s’instruire ; ils mourraient de faim avant de devenir philosophes. Il me paraît essentiel qu’il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir comme moi une terre, et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n’est pas le manœuvre qu’il faut instruire, c’est le bon bourgeois, c’est l’habitant des villes ; [...] Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu."
    Je ne crois pas qu’il faille mettre ça sur le compte du pauvre Rousseau , c’est bien de Voltaire dont il s’agit je vois mal Rousseau dire de telles Aneries ça ressemble a du Voltaire.


  • #1280056

    Eh j’ai appris quelque chose Rousseau était aussi pour l’éducation uniquement pour les bourgeois !
    Disons que ça se défend vu que le pouvoir du capital n’est rien sans le travail d’une majorité .
    Quel pouvoir aurait l’argent dans une société de rentiers ?
    Disons que donner le pouvoir a des pervers narcissiques mène au libéralisme et l’aliénation des peuples. Et la question se pose , comment limiter le pouvoir d’un pervers narcissique dans une société libérale ?


  • #1280208

    C’est dingue à quel point la révolution fut un changement de paradigme, un éclatement de la société, carrément. L’école a tort de passer vite fait dessus, c’est fait exprès pour qu’on ne prenne pas la mesure des injustices et massacres qui ont été commis.
    Il est probable que la plupart des franc-maçons ne connaissent même pas cet épisode dans ses détails, ils se contentent juste de répéter quelques idées comme "avant c’était la barbarie" ou "la France est née en 1789"... Consternant.


  • #1280351

    Quel plaisir de vous entendre, Madame Sigaut, et de vous lire également. Votre plume est très agréable, vos propos sont sourcés, mesurés mais fermes, et vous entendre est toujours un plaisir. Merci pour ce que vous faites.
    A titre personnel, je me reconnais dans votre parcours. Comme vous, j’ai été à l’école de la République, j’ai cru tout ce que mes professeurs d’Histoire ont bien voulu m’apprendre (et jamais je n’aurais mis en doute la parole d’un professeur, autant par admiration pour leur savoir que par respect). Mais un jour, quand j’avais seize ans, je suis tombée par hasard sur la biographie de Marie-Antoinette de Chalon, que j’ai dévorée. J’ai eu alors comme un électrochoc. Cette reine qu’on m’avait dépeinte comme cruelle et inhumaine, ce roi qu’on m’avait tant diabolisé, je les ai trouvés si différents. J’ai commencé à lire, pas mal, sur l’Ancien régime, sur la naissance de la République, et j’ai compris combien l’Ecole était manichéenne voire menteuse lorsqu’on abordait ces sujets. Je me suis longtemps sentie seule, lorsque j’essayais de faire comprendre autour de moi que le XVIIIème siècle n’était pas ce que l’on en racontait, que les Lumières n’étaient pas ces clartés apportées à l’humanité que l’on nous vend partout. Alors j’ai été très heureuse de vous découvrir. Il y a même certains points sur lesquels vous m’avez fait adopter un regard différent, par exemple sur le jansénisme. Je connaissais ce mouvement par la formidable impulsion que sa vision tragique a apporté à la littérature française, j’ai donc été très surprise lorsque j’ai appris par vous (surtout à travers La Marche Rouge) ce qu’étaient devenus ses adeptes un siècle plus tard. Enfin bref, je tenais à vous remercier, et à vous encourager, car vous faites un travail formidable, que j’essaie à mon petit niveau de diffuser. Bon courage à vous !


  • #1280384

    plus j’entends parler de Voltaire plus je comprends BHL. Il ambitionne juste de venir la prochaine référence philosophique pour les prochains siècle, du coup il a dû se dire qu’il était bon de copier les méthodes de Voltaire.

     

  • #1280444

    A propos de l’interdiction des Jésuites , le Pape s’appelle "François" en rapport qu’il se revendique de saint François d’Assise lequel était maghrébin et refusait de rentrer dans les monastères qui avaient une école à l’intérieur et qui apportaient l’éducation et le savoir aux enfants de la ville , celui-ci prêchait la chrétienté dans la pauvreté totale , matérielle intellectuelle... si vous avez l’occasion d’aller en Argentine un jour , dans toutes les églises Jésuites il y a des insignes de la francmaconnerie comme quoi l’église c’est faite infiltrée par les satanistes depuis bien longtemps !!!


  • #1280727

    Bonjour et merci à Marion Sigaut pour son travail de recherche et son insoumission. J’aimerais savoir si il existe des sites internet assez complet pour développer sa compréhension de l’histoire et surtout se la réapproprier. Je recherche par exemple un site ou une frise chronologique détaillerait certaine période de l’histoire avec un clic dessus pour se faire envoyer vers un "chapitre" de cette période. Ceci serait beaucoup plus simple pour notre compréhension car on n’a malheureusement pas tous le temps ni l’envie de passer "une décennie" à rechercher les informations souvent caché et difficile d’accès ou de compréhension. Merci et encore bravo Marion

     

    • #1280880
      le 30/09/2015 par Marion Sigaut
      Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

      Je comprends tout à fait votre problème.
      Je vous recommande le magazine d’Histoire en ligne Hérodote.
      On y trouve tout.
      L’abonnement est très modeste et le rédac chef très bien.


    • #1283279
      le 03/10/2015 par FaridDominique
      Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

      Marion Sigaut un merci infini pour votre travail en général et cette conférence en particulier.
      Je voulais poser la même question que Joffrey ci-dessus, donc merci pour votre question et Marion merci pour votre réponse, je vais de ce pas regarder ce site "Hérodote".
      Bien à vous.


    • #1284218

      Marion Sigaut fais un excellent travail de ré-information de l histoire et à chaque fois que je veux aller la voir je tombe malade ou fatigue générale due à mon diabète ,cela ne m empêche pas de voir ses vidéos et de les faire partager autour de moi quand cela est possible. Concernant le site Hérodote ,il y a des lacunes sur des sujets sensibles dont je ne suis pas d’accord, mais dans l ensemble il tient la route notamment sur Voltaire mais c est peut être grâce à Marion Sigaut En tous les cas milles merci à vous madame pour tout le travail que vous faites et l’hommage que vous avez rendu à Alain Soral aussi est magnifique, moi je suis musulman de confession et je me sens plus proche de vous et de Soral que des qataris ou des saoudiens, je me sens bien quand je vous écoute ca me donne du baume au cœur et on ne se sent plus seul.


  • #1280779

    Le crépuscule d’une idole. Quand j’étudiais Voltaire en première, je ne mettais rien au dessus : liberté, humanisme et tolérance, l’Esprit du Monde... Sans commentaire.
    Bon, ben... Au moins, c’était un type qui savait ce qu’il voulait ! On peut pas tout lui retirer... Et c’était un bon écrivain.


  • #1281006
    le 30/09/2015 par Manolitio manoloca
    Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

    Conférence très intéressante, une nouvelle approche des "Lumières", j’achèterai le livre !


  • #1281586

    Merci Marion. Vos conférences sont très éclairantes pour celui qui cherche la vérité. Elles sont aussi très bien référencées.
    Bonne continuation... et j’espère à bientôt sur Nantes.


  • #1283182

    Très bonne intervention comme d’hab. Toutefois je trouve que le son est trop bas et je dois tendre l’oreille sérieusement pour suivre ; c’est un peu fatigant ! dommage.


  • #1283785

    Dans l’oeuvre de Voltaire Politique et Législation Tome II Editées par Delangle Frères rue du Battoir Saint André Des Arcs No19 lol (imprimerie de Jules Didot Aine "imprimeur du roi" rue du pont de Lodi, No6) Editions 1785. (quel facho ce roi, pas de liberté d’expression) :

    "La loi qui permettrait d’emprisonner un citoyen sans information préalable et sans formalité juridique serait tolérable dans un temps de trouble et de guerre"
    Idées Républicaines 1766, VOLTAIRE.


  • #1284258
    le 05/10/2015 par Monsieur Michu
    Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

    - Très bonne vidéo 2, bien résumée dans la formule finale : ce qui est intéressant, c’est moins l’histoire d’un imposteur, que l’histoire d’une imposture, car l’imposture dure toujours.

    - Très bonne vidéo 1 sur la police du blé et la "philosophie" libérale-physiocratique.
    C’est la première fois que l’entendais parler la différence entre la loi D’Allarde et la loi Le Chapelier.
    C’est aussi la première fois que j’entendais parler de la sortie en rente comme alternative courante au prêt à intérêt (bien que j’avais lu auparavant l’ouvrage de Laurence Fontaine ).

    - ça serait bien un Manuel N° 4 sur l’économie morale et sa destruction, puis l’avènement du libéralisme économique (laisser-faire/malheur-aux-pauvres) pendant les lumières et la révolution.


  • #1284294
    le 05/10/2015 par orwellaraison
    Des Lumières à la Révolution avec Voltaire

    Comme quand le MEDEF veut l’abolition du SMIC, pour pouvoir "payer plus cher" les salariés... Ils nous prennent pas pour des cons ?


  • #1288176

    Merci madame pour cette conférence.

    Je visionne chaque nouvelle conférence de Marion Sigaut et c’est un bonheur de la suivre. On peut apprendre quelque chose de nouveau à chaque fois. Je n’avais pas perçu la dimension politique de l’affaire Calas pour Voltaire, ses accointances avec la Banque protestante (même si ses intérêts de classe ne faisaient pas de doute) et sa haine des Français.

    Toutefois, il est dit dans cette conférence qu’avec l’arrivée de Necker ce sera le début de la logique de la dette pour le gouvernement. Mais il me semble que ce sont les guerres ruineuses de Louis XIV (qui étaient peut-être justifiées par ailleurs) qui ont générées de formidable dettes qu’ont portées ses successeurs. Même si le prêt à intérêt était interdit, il y avait des manières détournées de faire payer un intérêt et la logique de la dette était déjà là à mon sens.

    Si quelqu’un peut m’éclairer (Marion Sigaut elle-même ?), merci d’avance.


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