Egalité et Réconciliation
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France, défends ta viande !

Partie 2/2

[Lire la première partie]

 

Le petit boucher qui va chercher sa vache chez son éleveur, avec pâturages l’été, étable et foin l’hiver, semblait un modèle dépassé, et pourtant, il revient à la lumière : c’est ce que prône Yves-Marie Le Bourdonnec, établi à Asnières, et qui représente la boucherie de pointe. Une race de boucher chic pas si éloignée que ça du petit artisan de province, qui résiste, et qui a raison de résister. En fait, à lui tout seul, Bourdonnec a plus fait en 10 ans de médias pour la filière que toutes les campagnes officielles. Avec son discours énergique, informatif et cohérent, il ne prend pas le consommateur pour un bœuf, et ne fuit pas les problèmes : au contraire, il propose des solutions pragmatiques, parfois douloureuses. Même s’il fait partie des bouchers de luxe (il pratique des prix « au réel »), ses principes sont les mêmes que le vrai boucher à l’ancienne. Et se résument en deux mots : qualité et respect. Certes, la « filière » a fait un gros travail sur la qualité et la transparence, en réponse aux scandales qui l’ont minée. Avec la création des labels (VBF pour viande bovine française, Label rouge, AB), une hiérarchisation des viandes avec un début d’information a diffusé dans le public. Qui, il faut le dire, n’y connaît pas grand-chose. Aimer l’entrecôte ne suffit pas : une entrecôte de quelle vache ? Race à viande ou laitière ? De quel pays, Irlande ou France ? De quel éleveur ? Avec quelles méthodes ? On en arrive à des crus, petits et grands, comme dans le vin.

 

 

70 % des viandes consommées par le grand public, qui l’ignore, sont issues de races à lait, mixtes et réformées. Les réformées sont ces vieilles vaches, dont on a exploité le lait pendant 8 à 10 ans, tout juste bonnes pour l’abattoir, et qui finissent en steak haché ou viande cuisinée. Nourries à l’hyperprotéine pour surproduire du lait, leur viande est sans saveur. Les mixtes changeant de fonction au cours de leur vie, au bout de 5 ou 6 ans en général. Les connaisseurs préféreront les pures races à viande comme la limousine, la charolaise, la salers, l’aubrac ou la blonde d’Aquitaine. Des bêtes à meilleur « rendement », c’est-à-dire qu’on y taille une quantité supérieure de meilleurs morceaux à griller. Mais au prix multiplié par deux par rapport au système industriel. Le soleil et l’herbe (avec le trèfle qui donne le gras) suffisent à la croissance de vaches « pures » : les bouses fertilisent le sol, pas besoin d’accélérateurs de croissance. Mais ces vaches poussent 6 à 8 mois de plus que les autres, d’où leur prix double.

L’exemple de l’aubrac, qui a failli disparaître, redonne espoir : une vache à l’hectare dans des prairies permanentes à 1000 mètres d’altitude, broutant des flores riches en oméga 3 (source : Global steak). De l’autre côté de l’Atlantique, les jeunes bovins des feedlots (parcs d’engraissement) sont gavés de résidus de maïs et de pulpe de betterave, très énergétique. Ces vaches américaines prennent 1 à 2 kg par jour (sans oublier l’implant derrière l’oreille, qui diffuse une stéroïde qui augmente la croissance de 25 %, une méthode interdite en Europe), passant en 200 jours de 250 kg à 600 kg ! Un record absolu de rentabilité.

 

 

Et même si Le Bourdonnec, s’appuyant sur le superbe terroir national, préconise un croisement des races françaises – les Anglais ont deux longueurs génétiques d’avance dans ce domaine –, pour trouver le meilleur rendement, des vaches de qualité supérieure qu’on pourra abattre avant 24 mois au lieu des 48 actuellement, tout en désindustrialisant leur élevage via une alimentation plus saine, il reste décrié : en important le système anglais, il fait figure de traître à la patrie ! Cependant, son discours sans concession, plus raisonnable que les dénonciations négatives habituelles, fait mouche, et des petits.

Les restaurants à viande se mettent à la page : alors que les menus dépliants avaient l’habitude de communiquer sur les morceaux (le filet, le rosbif) et leur tendreté (chez Hippopotamus), aujourd’hui, on voit apparaître les races et leur élevage. À Paris, la mode du viandard branché fait fureur : du très chic Beef Club aux viandes select du croiseur de races Tim Wilson, fournisseur du Bourdonnec, en passant par la salers d’Hugo Desnoyer (l’autre boucher des stars) chez Bang… À noter que les journalistes du Figaroscope commettent toujours la confusion bœuf/vache. Il s’agit en général bien de vaches, à part le bœuf de Kobe, et de races à viandes.

Certains éleveurs sont même devenus restaurateurs : Hugo Desnoyer, Boris Leclercq, qui a fondé Chez Boris, avec sa viande suisse Simmental. Les bourses plus modestes – à Paris il faut lâcher 50-60 € pour mâcher de l’extra – iront dans les ateliers, qui vendent des morceaux à emporter ou à griller sur place, une sorte de boucher qui ferait goûter. Là on est dans la relation humaine et le conseil pur. Expérience pilote que tente le groupe Auchan avec le retour du conseil en magasin, grâce à la réintroduction du boucher artisan qui travaille sur carcasses et non sur prêt-à-découper (PAD).

 

 

Encore moins cher, mais plus haché, coup de pouce mérité à King Marcel, la petite chaîne qui monte en Rhône-Alpes, avec ses employés en bleu de chauffe qui servent de succulents burgers qui n’ont rien à voir avec le MacDo de base, et encore moins avec la viande hachée issue des déchets de découpe recompactés, dite aussi « minerai », matière première de nombreux plats cuisinés industriels, à l’origine du scandale des raviolis, lasagnes et autres hachis parmentier. C’est sur ces produits douteux que les marges sont les plus fortes. Les traders néerlandais excellent dans ce sport qui consiste à réinjecter les sous-produits théoriquement incomestibles dans le circuit commercial.

« Le scandale des lasagnes Findus – de la sauce bolognaise étiquetée pur bœuf contenant une proportion significative de viande de cheval – fut une leçon de choses sur la malbouffe. Ses origines, ses circuits, sa fabrication, son commerce, ses profits et ses acteurs. Le public a ainsi découvert que, tel le haut-fourneau, il était nourri au « minerai » de viande. Un agrégat de maigre, de gras, de collagène malaxé et congelé par pains de 20 kilos. Le carburant des boulettes, merguez, lasagnes, raviolis ou hachis parmentier industriels. Même les professionnels n’arriveraient pas à démêler le minerai de boeuf de celui de cheval, selon certains menteurs, qui connaissent en revanche la différence de prix entre les deux. La viande arrivait de Roumanie achetée par un trader hollandais, sous-traitée à un trader chypriote, livrée chez Spanghero à Castelnaudary (Aude), réexpédiée à Comigel au Luxembourg et diffusée dans toute l’Europe. L’illustration parfaite de la standardisation et de l’uniformisation de notre assiette. La même viande trafiquée pour tous et partout. » (M le magazine du Monde, du 20 décembre 2013)

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« Sur mes terres le travail se fait tout seul, la vache sert de fertilisant et de faucheuse. » (Food Inc., documentaire)

 

Fermons ce petit aparté écœurant. La décrue du fast-food à l’américaine laisse place à du vrai hamburger français, avec produits racés et tracés. Ces nouvelles tendances en restauration sont le résultat de la diffusion d’une meilleure connaissance de la viande. Rien n’empêche un amateur d’aller, non pas brûler son RSA pour 500 grammes d’entrecôte de Wagyu (bœuf japonais dont la graisse a pénétré le muscle, donnant ce parfum à la fois unique et violent) à 179 €, mais acheter des morceaux moins nobles mais tout à fait goûteux, comme le paleron, à condition d’être paré par le boucher (dénervé et dégraissé). La plupart des bouchers ne savent ou ne veulent pas communiquer sur ces morceaux moins connus, donc moins chers, mais très mangeables. D’ailleurs, un vrai artisan évoquera devant nous la distinction à faire entre « celui qui achète sa bête et celui qui achète le muscle sous vide dans des ateliers découpe ».

Encore un paradoxe : la viande connaît son heure de gloire en restauration (même si Ducasse la supprime de sa carte au Plaza Athénée), au moment où les médias la déboulonnent. Pour être honnêtes, c’est la viande d’excellence qui fait fureur sur les bonnes tables, tandis que les médias attaquent la médiocrité à tous points de vue (goût trafiqué ou formaté, opacité des origines et des injections) de la viande bas de gamme. Ce avec quoi les éleveurs, bouchers et restaurateurs réformistes sont d’accord. Comme souvent, tout est question d’argent. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la colère, quasi-récurrente, des éleveurs dans les années 2010. Afin de satisfaire aux nouvelles exigences en matière de sécurité alimentaire, ces derniers, qui sont aussi nombreux que modestes, en revenus (c’est le plus bas revenu agricole, avec 10 000 € par an, trois fois moins qu’un exploitant céréalier) et en nombre de bêtes, ont voulu augmenter leurs prix, mais la grande distribution n’a pas suivi. Pour cette dernière, et son client sacré, seul le prix (bas) compte. Les éleveurs locaux ont alors attaqué des hypermarchés, et des abattoirs, car les grandes et moyennes surfaces (GMS) se fournissent directement en carcasses à l’abattoir, sans toujours s’arrêter sur les provenances. Ils voulaient vérifier si ces acheteurs n’avaient pas dans leurs frigos de viande un peu trop allemande, ces jeunes bovins (JB) sans goût mais pas chers… Ce sont les commerçants, malgré le soutien en faveur des éleveurs des ministres successifs de l’Agriculture (soucieux de leur réélection locale en tant que futurs députés ?), qui auront le dernier mot : le prix de la viande de base, à l’image du pain, doit rester bas.

 

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L’ancien ministre de l’agriculture Bruno Le Maire : « Si vous démantelez la politique agricole commune vous ne permettrez plus à un seul agriculteur de survivre en France…. 70 % des exploitations agricoles disparaîtraient en quelques années. » (Le Grand Journal de Canal+, 22 février 2011)

 

Alors, quel avenir pour le petit éleveur, ou même l’éleveur moyen, quand la distribution devrait lui acheter son kilo de viande (d’une bête de 5 ans) à 6 €, alors que le kilo de vache de réforme dite industrielle (les vieilles vaches à lait passées dans la broyeuse) culminent à 3 € (revendues en magasin 6 € le kilo brut), sachant que les Allemands vendent du bovin encore moins cher abattu à tout juste 24 mois, en payant 4 à 5 € de l’heure leurs ouvriers roumains ou polonais… Un avenir sombre, avec une seule porte de sortie : la refonte qualitative. On met de côté le steak conçu en laboratoire par culture de tissus à 250 000 €, son goût chimique et ses impulsions électriques pour simuler le sport, qui ne remplacera pas l’autre avant longtemps. La qualité dans une filière courte, ce que prônent les néo-bouchers, ces tenants pas forcément écolos radicaux du « produire local, consommer local ». Qui devient un argument d’achat imparable, une sorte de « viande équitable » à la française ! Car aider Pedro, le petit paysan du Pérou, en achetant un peu plus cher son chocolat, c’est bien ; mais acheter de la bonne viande française locale à Raymond, c’est très bien aussi. Encourager la production indépendante en délaissant la médiocrité industrielle à bas prix, voici un début de réponse. En termes de budget, cela équivaut à de la viande moins fréquemment, mais meilleure à tous points de vue : pour le consommateur, pour le producteur, et pour la nature. Tout ça avec un peu d’information. C’est jouable, non ?

Caroline Chenet, vice-présidente de l’association Phyto-Victimes : 

« On a traité leurs grands-pères de bouseux, eux ont été considérés comme plus modernes avec la mécanisation et la chimie, ils ont pu enfin participer à la société de progrès, voir leurs conditions de vie améliorées et aujourd’hui, le monde urbain commence à les traiter de pollueurs, d’assassins. » (M le magazine du Monde, 21 février 2014)

 

C’est d’ailleurs ce que prône plus à l’échelle de la planète Olivier De Schutter, auteur d’un rapport sur l’alimentation mondiale pour les Nations unies : limiter la dépendance à l’agro-industrie pour développer l’agro-écologie. Concrètement, réduire les intrants intensifs (engrais et pesticides, dont la France est l’une des premières consommatrices en Europe) du productivisme destructeur. Il recommande, dans les pays pauvres (c’est valable chez nous), de reconstituer l’agriculture familiale, celle des circuits courts, seule à même de palier la pauvreté rurale.

Notre système d’élevage est cher, et dépassé : sans aide, la majorité des exploitations mourraient. Le régime céréalier enchaîne l’éleveur aux aléas du marché de cette matière première qu’est devenue la céréale destinée à l’animal, et donc aux subventions bruxelloise (10 milliards d’euros pour l’agriculture française en 2013) et élyséenne. Sans oublier le système de cotation Europ, qui conduit à des sur-cotations et des sous-cotations déséquilibrantes. La France, qui produisait 110 % de sa consommation il y a 30 ans, n’en produit plus que 70 aujourd’hui. L’éleveur est mal payé, et le consommateur de base hérite d’une viande importée abordable, mais de piètre qualité. Le prix plancher entraîne la qualité vers le bas, tout le monde y perd. Sauf l’intermédiaire. Voilà pourquoi les Français se jettent sur le poulet, et consomment de plus en plus de « produits » de l’aquaculture, dont les ventes en volume approchent déjà celles du bœuf. Le poisson d’élevage étant du point de vue de son alimentation dix fois plus rentable que le bœuf.

 

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Dans le genre hyper-rentable, le criquet est imbattable : il transforme 2 kg de nourriture en 1 kg de viande. Cinq fois mieux que le bœuf, qui a besoin de 10 kg d’aliments pour produire 1 kg de viande. Les larves d’insectes comportant 40 % de protéines, contre 20 pour le poulet et 18 pour le bœuf.

 

Le végétarisme : solution radicale ?

 

Le 2 décembre 1992 sort La Crise, le film de Coline Serreau. 2 350 000 entrées, et une scène visionnaire entre le député socialiste embourgeoisé, son épouse et ses deux adolescents…

Le fils : « On a jeté le foie gras, parce que c’est le foie toxique et malade d’un animal qu’on a torturé, on a jeté la côte de bœuf parce que les bœufs ils sont piqués aux antibiotiques et aux hormones et ils mangent que des pilules chimiques…

La fille : Si vous voulez mourir à 50 ans de sclérose en plaques, de cancer ou de crise cardiaque c’est votre problème mais nous on mangera plus comme ça pasqu’on veut pas vivre comme des bêtes malades, on veut vivre longtemps et en bonne santé !

La mère coincée : Mais vous êtes complètement, complètement fous !

Le père à son fils : Tu es un idéaliste c’est très bien. Mais il y a des réalités économiques derrière la pollution : il y a des éleveurs, il y a la concurrence !

La fille : Et alors ? Faudrait tous qu’on s’intoxique pour que les éleveurs puissent continuer à se faire du fric sur le dos de la santé des gens et surtout qu’ils continuent à voter pour toi ? Mais qu’ils crèvent les éleveurs, et leur viande pourrie, ben qu’ils se la gardent ! Et si demain les gens comprennent que la viande c’est mauvais qu’ils arrêtent d’en acheter eh ben les éleveurs ils arrêteront d’élever, ils cultiveront des céréales à la place. Et si toi t’es pas réélu, eh ben peut-être que tu commenceras à t’intéresser à ce qui est bon pour les gens et pas seulement ce qui est bon pour toi ! »

 

 

Il y a une seconde solution, crient les amis de la Terre et des animaux : plus de viande du tout ! Si dans les années 70 le végétarisme – devenu veganisme – était associé à une marginalité romantique, aujourd’hui, c’est beaucoup plus sérieux. Sociologues, philosophes, journalistes et écrivains appuient les thèses qui commencent à faire vaciller les tenants du tout-viande et les professionnels du secteur.

Florence Burgat, philosophe devenue végétarienne :

« Tant que l’homme mangera les animaux, rien ne pourra changer dans sa conduite envers les autres hommes. On ne peut pas éduquer à la non-violence envers son prochain quand des espèces très proches de nous restent tuables. » (Le Monde, 27 décembre 2014)

L’association de défense animale L214 (en souvenir de la loi du 30 octobre 2014 qui reconnaît dans les animaux des « êtres vivants doués de sensibilité ») se sert de la souffrance animale et de l’ambiance atroce des abattoirs pour promouvoir son mouvement, et faire pression sur les pouvoirs publics. Le mouvement antiviande, constellation bigarrée qui va des sympathisants soumis à la mode du moment aux activistes radicaux (les eco-warriors britanniques partisans d’opérations coup de poing), fonctionne désormais sur un ressort moral et politique, avec des arguments sanitaires et environnementaux. En France ce mouvement ne dépasse pas 5 % de la population, et encore, on parle de végétariens non-ultra, comme les végétaliens. C’est le livre de Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux ?, qui a mis le feu aux poudres végétariennes de l’autre côté de l’Atlantique. L’historien américain Charles Patterson ira, lui, jusqu’à comparer le massacre des animaux à celui des juifs dans Un éternel Treblinka (Calmann-Lévy, 2008) ! À ceci près, et sans faire d’humour macabre, que les nazis ne mangeaient pas leurs victimes.

 

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Un léopard ouvre une boucherie…

 

Les trois-quarts des végétariens invoquent la souffrance animale comme raison de leur choix alimentaire. L’argument sanitaire, largement évoqué, vient juste derrière l’argument moral. Même si on ne peut pas écarter la motivation amaigrissante de nouveaux bataillons de femmes, pas insensibles à une méthode qui joint l’utile à l’agréable… et qui ne coûte pas cher.

« Le problème éthique majeur aujourd’hui, ce n’est pas celui de la consommation de viande. C’est l’ignominie de l’élevage industriel. Il y a une dégradation non seulement de l’animal mais aussi de l’humain à travers ces pratiques. » (Dominique Lestel, philosophe et éthologue à Normale sup, auteur de livres sur l’animal, et aussi d’une étonnante Apologie du carnivore, chez Fayard, 2011)

Le documentaire Food, Inc. se termine par une sorte de prière : « Encouragez les entreprises qui respectent les travailleurs, les animaux et l’environnement. » Les nouveaux agriculteurs prônent la production – et donc la consommation – d’aliments nutritifs, non-altérés, et qui protègent des maladies. Quand on y pense, il y a un terrain commun entre amateurs de viande éclairés et végétariens non-extrémistes : le refus de l’animal-machine (machine à lait ou à viande), de l’animal-marchandise.

Conscients de la situation, les « démocrates » compatibles des deux camps se retrouveront peut-être sur une consommation de viande plus sage, non-violente, et plus durable.

Voir aussi, sur E&R :

Encourager une agriculture saine et enracinée
avec notre partenaire Aubonsens.fr :

 
 



Article ancien.
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39 Commentaires

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  • #1129593
    le 26/02/2015 par ZiiD
    France, défends ta viande !

    Bientôt on mangera tous du Soleil vert !

     

    • #1130099
      le 27/02/2015 par GUTS
      France, défends ta viande !

      Ou quand la réalité met un boulevard à la fiction...
      Dans 20 ans on sera tous des cyborgs cannibales asexués.


  • #1129609
    le 26/02/2015 par solaine
    France, défends ta viande !

    Hello !
    Cette deuxième partie est tout aussi instructive que la première au sujet de la viande de vache (et autres...) que nous consommons, je dirais même en nous doutant un peu qu’au prix où on l’achète, très souvent des morceaux “prêt-à-cuisiner”, que ce prix dérisoire, presque à la portée de toutes les bourses, n’est possible que parce que c’est de la viande “bas de gamme” (sans goût), le “haut de gamme” (la viande de qualité, savoureuse) elle, étant très chère et par conséquent “réservée” aux riches, hyper-riches, et/ou “connaisseurs” en “bonne bouffe” et viande de vache de qualité supérieure, sachant où et comment les choisir avant de les acheter. Sinon, je n’suis pas contre le “végétarisme”, mais c’est pas mon truc, peut-être parce que j’ai jamais essayé, qui sait ?.
    Excellent article !
    C’est pour ça qu’on vous aime E&R !
    Merci.


  • #1129908
    le 27/02/2015 par greg
    France, défends ta viande !

    Ce que j’ai surtout remarqué depuis une dizaine d’années c’est le contrôle de la consommation de viandes grâce (à cause ?) à l’information : d’une part à coup de slogans qui changent chaque année "bravo le veau" "le boeuf le goût d’être ensemble" (idem pour la volaille, le porc ou l’agneau) et qui se suivent de peu par un scandale sanitaire pour répercuter l’achat sur un autre animal (vache folle, puis fièvre aphteuse, puis grippe aviaire puis la maladie des cochons puis le cheval roumain etc.)
    Bref ayant connu le goût de la viande où l’animal a été élevé et abattu par mes grands parents et comparé avec celle d’Auchan où l’animal ne la jamais vu le champ ... je ne peux que conseiller à tout le monde de retourner voir le boucher (classique, hallal ou casher peu importe) et ils se rendront compte que le rapport qualité prix sera là !

     

    • #1130116
      le 27/02/2015 par Joseph
      France, défends ta viande !

      +1 !
      La mode, c’est ce qui se démode.
      Laissons les modes importées de chez nos "chers" amis anglo-saxons, éminents ennemis du genre humain, et faisons comme nos ancêtres.
      Végétariens, végétaliens... Il en est de corrects, mais la plupart ont une tendance marquée et insupportable de manipulateur culpabilisateur (pléonasme !) et rien que pour ça, je continuerai à manger de la vache achetée chez mon artisan boucher ! Fi de ces idéologues !
      Marre des donneurs de leçons... incultes !

      Merci pour cet excellent article de fond qui ne manquera pas de susciter moult réflexion...


  • #1129949
    le 27/02/2015 par Berr Isaac Berr
    France, défends ta viande !

    Un récent documentaire est paru, intitulé Cowspiracy, intéressant sur ce sujet. Le doc pointe notamment le fait que l’agriculture bio nécessite beaucoup plus de ressources que l’agriculture industrielle et que donc, elle n’est pas une solution au problème de la viande mais plutôt un cache-sexe réservé aux riches, qui n’est aucunement applicable à l’ensemble de l’élevage. J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, il me semble effectivement que la seule solution rationnelle à ces problématiques soit l’arrêt total de la viande. J’ai déjà essayé d’arrêter plusieurs fois, mais c’est comme une drogue...

     

    • #1130296
      le 27/02/2015 par julie
      France, défends ta viande !

      Met toi à la chasse et réduis ta consommation de viande


    • #1130421
      le 27/02/2015 par Thomas
      France, défends ta viande !

      Comment tu qualifierais l’agriculture bio ?

      "Le doc pointe notamment le fait que l’agriculture bio nécessite beaucoup plus de ressources que l’agriculture industrielle et que donc, elle n’est pas une solution au problème de la viande mais plutôt un cache-sexe réservé aux riches, qui n’est aucunement applicable à l’ensemble de l’élevage." quel type de ressources ?

      "il me semble effectivement que la seule solution rationnelle à ces problématiques soit l’arrêt total de la viande." rationnel et arrêt total sont souvent antinomiques. Il faudrait au moins une période de transition entre régime avec et sans viande, dépendante de la quantité et de la qualité de viande ingérée.

      Au final le problème est mal posé, si on considère que "la viande" (équidés, bovins, suidés, caprins, ovins, etc.) consomme trop de ressources (cela reste à quantifier) rien n’empêche d’en réduire la quantité en augmentant la qualité (le "bio" n’est pas nécessairement plus qualitatif, le "bio" est un dérivé de l’industrie mais orienté vers les riches). Manger 2 fois par semaine de la viande ça n’a rien à voir avec 2 fois par jour.

      Ou alors de supprimer totalement les "viandes" citées aupravant pour les remplacer par des insectes. Le titre "Cowspiracy" indique déjà une orientation sur la problématique des bovins, à la limite supprimons les bovins de la chaîne alimentaire mais il reste encore pleins d’autres animaux délicieux et moins consommateurs de ressources.

      Retourne le problème dans encore plus de sens parce que la solution sans viande semble être un raccourci.

      Le seul argument qui me paraît valable pour les végétariens est paradoxalement le plus naïf : tuer des animaux. Essayer d’élever chez vous des animaux dignement dans le but de les tuer et je pense qu’il vous faudra une certaine aptitude à la distanciation. Il reste la solution de la chasse et du braconnage.


    • #1130905
      le 28/02/2015 par Sextus Empiricus
      France, défends ta viande !

      Non le seul argument valable des végétariens - des vegans en vrai - n’est pas que : il est mal de tuer des animaux. Bien que la question se pose.
      Si tout le monde se met à chasser, le problème sera le même, voire pire, on va juste éradiquer des espèces au nom de notre plaisir gustatif.
      Les vegans ont aussi l’argument de la santé pour eux : les nutritionnistes un tant soit peu honnêtes, recommandent un régime avec peu ou pas de viande (ni de lait d’ailleurs). Sachant que le seul élément absent du régime Vegan (donc ni viande, ni lait, ni oeuf) est la vitamine B12, qu’on trouve en pilule à 6€ pour 3 mois. Et que la B12 qu’on consomme aujourd’hui par les produits animaux est en fait donner par des pilules équivalentes à ces mêmes animaux.
      Et je retourne la question : quel est l’argument en faveur d’une alimentation carnée ? Car c’est bien beau de dire que les arguments des végétariens sont faibles ou culpabilisants, encore faut-il pouvoir en avoir de son côté.

      Et oui la viande est comme une drogue, il y a une période de sevrage. Si cela vous tient à coeur malgré vos efforts, vous pouvez commencer par réduire fortement votre consommation (pour ma part, je mangeais de la viande tous les jours, voire plusieurs fois par jour et j’ai commencé par instauré des journées sans viande : d’abord ce qui était le plus commode, à savoir quand je pouvais me préparer à manger chez moi donc le week-end, puis j’ai ajouté un jour sans viande par mois, au bout de 7 mois, bravo on ne mange plus de viande et ça ne nous manque pas). Astuce numéro 2 : pour arrêter de manger de la viande il suffit d’arrêter d’en acheter.

      Quant aux positions welfaristes - branche qui dit que tant qu’on s’occupe bien des animaux on a droit de vie et de mort sur eux - elles sont incohérentes, puisque tuer est de toute manière un acte cruel.

      L’arrêt de la consommation de viande est la décision la plus logique et la plus cohérente que l’on puisse prendre face à ce problème. (Justifier la cruauté envers les animaux que l’on considère comme inférieure, c’est justifier aussi la cruauté envers les humains que l’on considèrerait comme inférieur également. Je vous renvoie à la notion de "spécisme" si vous voulez en savoir plus, ou à des ouvrages comme "La libération animale" de Peter Singer).


  • #1130015
    le 27/02/2015 par Marthe
    France, défends ta viande !

    Donner de la viande à des ruminants, à l’époque année 1990 c’était du blasphème aussi ! la porte ouverte a toute sorte de calamités ...vous comprenez les animaux ça ne parlent pas alors ...il faut manger pour vivre certes mais vivre pour manger, non ! manger moins de viande mais de qualité OUI ! c’est comme tout . Si l’homme se respectait il respecterait aussi ce qui le nourrit cela va de soit ! mais je reste profondément triste quand je vois ces convois de vaches et de moutons qui partent a l’abattoir tête baissées . aujourd’hui c’est vendredi pas de viande au menu et de surcroît c’est carême ! il est grand temps de revenir aux sages valeurs et celle ci n’est pas des moindres .


  • #1130414
    le 27/02/2015 par SR.F
    France, défends ta viande !

    France,défends ta Gastronomie
    France,défends ta Tradition
    France,défends ta Religion
    France,défends ta Nation
    France,défends ta Souveraineté
    France,défends ton Pays
    France,défends ton Peuple
    France,défends ton Savoir faire
    France,défends ton Histoire
    France,défends ton Roi
    France,défends ton Territoire
    France,défends ton Paysage
    France,défends ton Indépendance

    FRANCE,DÉFENDS CE QUI FAIT DE TOI LA FRANCE


  • #1130758
    le 28/02/2015 par Eric Permaculteur
    France, défends ta viande !

    Toutes les créatures vivantes sur Terre ont été pourvues de tout ce qui leur est nécessaire pour se nourrir sans recourir à des artifices.
    exemple : la coccinelle a des pattes pour coincer les pucerons, le chat doté d’une agilité et des griffes pour attraper des souris ou petits volatiles,...
    L’homme sans fusil, couteau, canne à pêche doit donc utiliser ses mains pour se nourrir.
    Il va cueillir ou cultiver ce qui l’amène à être un frugivore ou un mangeur de légumes.
    L’homme est un végétarien par sa conception.
    Tout autre aliment provoque de l’acidité dans nos cellules qui ont du mal pour les éliminer afin de retrouver l’alcalinité.
    Ceci dit , l’histoire de la survie a amené les humains à manger de la viande.
    Mais de nos jours, la viande ne provient plus de la chasse, mais du plus grand génocide organisé avec des clones gavés artificiellement de produits toxiques en monoculture.
    Sa production industrielle dérègle toutes les lois de la nature entraînant des dérèglements climatiques, maladies intempestives nécessitant la prise constante d’antibiotiques.
    Donc devons nous continuer à cautionner un génocide animal pour juste satisfaire un caprice ?
    Si les gens voyaient ce qu’est un abattoir ou de tuer eux-mêmes leur proie, ils reviendraient très vite à leur état naturel : végétarien et frugivore !
    De quel droit pensons nous que les animaux ne ressentent rien, sont sans conscience des viols, tortures que nous leur infligeons.

     

    • #1130912
      le 28/02/2015 par Sextus Empiricus
      France, défends ta viande !

      Oui mais BACON !
      (Private joke de vegan)

      Il me semble que vous avez fait le tour des principales raisons de devenir végéta*ien. Bien que l’argument du "l’homme ne mange pas de viande à l’état naturel" m’a toujours un peu chiffonné. L’homme ne fait pas d’Art de manière naturelle, faut-il en conclure qu’il doit arrêter de peindre/sculpter/écrire/composer etc ?


    • #1130937
      le 28/02/2015 par vegan
      France, défends ta viande !

      L’industrie de la viande a éloigné les élevages et abattoirs de la vue du monde, pour ne pas que les gens y voient ce qu’il s’y passe, car ils arrêteraient de cautionner ces horreurs. En séparant les différentes étapes qui vont de la naissance à la mort des animaux de consommation, l’industrie de la viande permet une déshumanisation et une désensibilisation de la chose. Quoique de nombreux témoignages de travailleurs d’abattoirs révèlent les traumatismes liés à ces monstrueuses tâches et la souffrance humaine qui s’y rattache. Les gens préfèreraient travailler dans d’autres endroits que ceux où l’ont entend les pleurs et les cris des êtres vivants qu’ils torturent et massacrent pour que d’autres s’en délectent. On pourrait créer tellement d’industries de substitues carnés dans lesquelles les gens prendraient plaisir à aller travailler plutôt que de se lever tous les matins avec l’angoisse et la peur au ventre de voir les yeux de ses animaux qu’on abat. Mais allez faire comprendre ça à des gens aussi bornés que ceux qui réfléchissent avec leur estomac !



      De quel droit pensons nous que les animaux ne ressentent rien, sont sans conscience des viols et tortures que nous leur infligeons ?



      Du droit de la loi du plus fort, bizarrement satisfait d’être manipulé par les lobbys alors qu’il les dénonce sur bien d’autres sujet, et paniqué à l’idée de perdre un plaisir même s’il est si injustement et cruellement acquis. Pour certains, le plus important n’est pas finalement de défendre les plus faibles, ni défendre l’environnement, ni la justice, ni la vérité, mais bien de défendre leurs traditions et leurs privilèges aussi injustes et méprisables soient ils. Les vegans sont souvent accusés de tenir un discourt moralisateur et culpabilisateur, alors que les gens de manière générale en usent et abusent sur ce qui les arrange, mais dès que l’on ose leur mettre devant les yeux des réalités qui dérange, le discourt moralisateur leur devient alors incongru. Encore un exemple du deux poids deux mesures ...


    • #1131294
      le 01/03/2015 par Stolio
      France, défends ta viande !

      Sauf que c’est la nature qui nous a pourvue d’un cerveau assez développé pour crée des outils et développer l’industrie et l’agriculture.
      L’agriculture n’est pas plus naturel que l’élevage.Dans les deux cas on assiste le développement d’un organisme depuis sa naissance pour le manger.L’intelligence qui permet l’agriculture est la même qui permet l’élevage de bétail.
      Si on pousse le raisonnement que "l’intelligence humaine n’est pas naturel" jusqu’au bout, l’homme ne devrait pas cultiver mais cueillir exclusivement.

      Faut arréter de croire que tous ce que fait l’Homme est contre nature juste parce que ya pas d’élément de comparaison dans le monde animale.


    • #1131812
      le 01/03/2015 par Orcinus Orca
      France, défends ta viande !

      Oui oui oui
      l’homme naît aussi à poil, ce qui signifie qu’il doit le rester toute sa vie, j’ai bon ?
      Et puis pas de cuir, c’est péché !
      vive les chaussures en coton... Pratique l’hiver quand on vit à la montagne.

      Le mythe du cueilleur sorti d’un bouquin Fernand Nathan, c’est toujours amusant !

      Pour info les peintures rupestres représentent surtout des animaux,
      pas des choux de Bruxelles
      alors les images de sauvages bouffeurs de cerises c’est gentil mais bon...

      Les végétariens sont peut être en bonne santé ( mouais, faut les voir sur le ring quand même )
      mais ma parole qu’est-ce qu’ils peuvent être chiants !!
      Pire que des anciens fumeurs devenus ayatollahs anti nicotine !

      ah et puis au fait, il est prouvé que les arbres et les plantes souffrent,
      donc les végétariens sont priés de sauver la planète en suçant des cailloux.


    • #1131825
      le 02/03/2015 par Kelmeth
      France, défends ta viande !

      J’aimerais bien qu’on m’explique ce qu’est "la nature" ?

      Si vous êtes honnête dans votre démarche il faut aussi abandonner l’agriculture, les vêtements, et avec ça toute la culture humaine.

      L’homme ne fait pas autre chose qu’exprimer son potentiel comme toute chose en ce monde. Rien de ce que fait l’homme ne peut être "contre-nature", au contraire il se sert des lois de la nature pour ce qu’il croit être son intérêt.

      Les animaux continueront de mourir et de disparaitre même sans nous, que ce soit maintenant ou dans des millions d’années, de même la terre ou les éco-systèmes n’ont pas besoin qu’on les "sauve" ils ont toujours changé, qu’ils changent sous l’impulsion de l’homme ou de l’écureuil ou de l’activité sismique, peu importe, quant aux arbres ils pousseront et pousseront encore avec ou sans nous.

      Non, nous ne devons pas chercher de supplément d’âme ailleurs qu’en nous même, tout le reste est ridicule... Si nous devons prendre soin de cette Terre c’est pour nous même et par respect pour le Créateur qui nous l’a donnée. "...et surtout respectes-toi toi-même." disait Pythagore.
      Si l’animal est un être vivant quoi doit donc être traité avec respect (d’autant plus s’il doit finir dans notre assiette), il en va de même pour la plante et tout le reste. Ce monde tout entier est sacré, mais chaque chose à sa place... Faut-il verser un larme pour les millions de micro-organismes que nous tuons à chaque respiration ? Pourtant ils sont vivants eux aussi...


    • #1133146
      le 04/03/2015 par IBISROUGE
      France, défends ta viande !

      Pythagore a aussi dit :

      "Aussi longtemps que les hommes massacreront des animaux, ils se tueront entre eux. En effet, celui qui sème les graines du meurtre et de la souffrance ne peut pas récolter la joie et l’amour." ou encore "La terre donne des richesses en abondance et de la nourriture pacifique. Elle nous offre des repas qui ne sont tachés ni de sang ni d’assassinat."

      Nous parlons d’êtres de chair et de sang que nous faisons croître dans la souffrance, que nous nous octroyons le droit de créer, dans le but délibéré de les broyer et immoler sur l’autel de la consommation de masse en ayant rien d’autre à leur offrir qu’une existence douloureuse et qui ne laisse pas le droit à la nature de leur Création de s’exprimer. Ou trouverions nous le droit de nous offusquer que l’on nous fasse subir la même chose, a moins que par l’ordre naturel des choses ça ne soit déjà le cas ?

      Pythagore était un initié, un visionnaire. Comme le poète il fonctionnait par analogies. Il concevait la spiritualité sur le système des mathématiques qui devaient être une émanation de la vérité des structures universelles. De Vinci doit aussi a son observation de la Nature d’avoir créé des machines aux propriétés hors de son temps. Par la mise en relation et l’analogie il s’employait a reproduire les clefs que la nature nous avait remise pour maîtriser les lois physiques. Il paraîtrait qu’il s’abstint lui aussi de manger de la viande.

      A mon humble niveau, il m’est bien plus simple d’établir qu’un mammifère m’est plus analogue qu’un criquet. Et d’expérience je crois avoir noué plus de liens compassionnels avec des chiens, chats et cochons qu’avec des pâquerettes qui ne me donnent l’impression que d’une émotion a sens unique.


  • #1131249
    le 28/02/2015 par Lindia-song
    France, défends ta viande !

    Pour ceux que cela intéresse, et qui ne le connaîtraient pas, le moine (boudhiste) Matthieu Ricard, Sage parmi les Sages, a fait publier l’année dernière "Plaidoyer pour les animaux" (Allary Editions), qui s’inscrit dans sa vision spirituelle globale.

    Avec des "décideurs" dans son genre, l’Humanité aurait des chances de sortir de la Préhistoire. Les modes d’accession au "Pouvoir", n’y envoient hélas que peu de gens de cette envergure morale, et intellectuelle. La plupart du temps, des psychopathes, des arrivistes, des menteurs, des voleurs, des fous....


  • #1131319
    le 01/03/2015 par Ibrahim
    France, défends ta viande !

    En aucun cas je ne vais propager une idéologie de l’Islam, mais simplement dire que l’Islam respecte plus les animaux que les usines à viandes actuels. Voici ce qui est dit sur la VRAIE viande HALAL
    -il ne faut pas faire souffrir l’animal avant et pendant l’opération de l’abattage : Il ne faut pas maltraiter l’animal pendant l’élevage, il ne faut pas tuer un animal devant un autre animal, il ne faut pas tuer l’animal devant les petits enfants, l’abattage doit être fait dans un endroit propre et préparé pour cela.

    Mais aussi : il ne faut pas tuer une bête pour une raison autre qu’alimentaire : il faut bannir toute perversité

    Si les défenseur des animaux passait un peu plus de temps à comprendre l’Islam au lieu de juste parler pour ne rien dire, le monde s’en porterait mieux !

     

    • #1131463
      le 01/03/2015 par Lindia-song
      France, défends ta viande !

      Dans la "vraie réalité", c’est exactement l’inverse. Les animaux subissent littéralement une séance de tortures, lors de leur mise à mort, sans même parler des conditions "d’élevage" inommables, la plupart du temps. On se demande d’ailleurs de quel droit, les hommes se sont arrogé le droit de vie et de mort sur ces êtres aussi sensibles qu’eux, si ce n’est à cause de leur vision nombriliste de l’Univers mais bon ! C’est un autre débat, qui nous entraînerait fort loin. Commençons déjà par améliorer ce qui peut l’être : atténuer le plus possiblle l’extrême souffrance des animaux, pour que l’on puisse s’empiffrer de leur chaîr, à bas coût.

      Vos convictions religieuses ne doivent pas vous rendre aveugle, au point de nier l’évidence. Matthieu Ricard mentionne d’ailleurs le cas d’un tribunal indien qui vient de préconiser l’arrêt de sacrifices rituels de masse, en l’occurrence pratiqués - sous prétexte de "traditions" - par une secte bouddhiste, d’après ce que j’ai compris, dans un petit coin de l’Inde.

      Allez donc faire un tour sur son blog, avant de prétendre qu’il parle pour ne rien dire, ça vous évitera de dire une énormité.

      Faîtes un effort, merci.


    • #1131819
      le 02/03/2015 par Roubeche
      France, défends ta viande !

      Dans la "vraie réalité"



      Oui et dans cette "vraie "réalité" qu’est ce que vous savez de la souffrance des animaux ? Vous faites de l’anthropomorphisme pour dire que les animaux souffrent comme les humains. La "vraie réalité" c’est que vous en savez rien, et que vous extrapolez d’après votre propre souffrance, et encore vous n’avez jamais souffert comme souffrirait un humain qui subirait la même chose qu’un animal.

      Quand à l’amalgame que vous faites entre élevage et abatage rituel, ce sont deux choses qui n’ont rien à voir. L’élevage est la responsabilité de l’éleveur et l’abatage du sacrificateur, et souvent le premier et différent du second. Donc on peut très bien avoir une bête élevée par une personne non croyante, qui va être acheté par un croyant qui va la sacrifier selon ses croyances.

      Un "mauvais" sacrifice (qui ne prendrait pas en compte la souffrance animal) dure une poignée de minutes, la souffrance y est courte et négligeable face à des années de maltraitance dans le cas d’un élevage abusif. Si les religions ont demandé des rituels de sacrifices, c’est peut être aussi pour rendre le sacrifice et donc la consommation de viande plus respectueuse, comme un acte spécial qui doit prendre en compte qu’il s’agit de donner la mort à une créature et dissuader les hommes d’automatiser cet acte lourd de conséquence. Un acte automatique n’a plus aucun sens spirituellement parlant, et va de plus rendre la mort banale, car les gens vont déléguer cet acte qui est difficile, pris comme une corvée par confort et faire perdre de vue le sens du sacrifice. Car au final il s’agit de la mort d’une créature pour permettre de satisfaire un besoin humain (faim, nutrition, plaisir, peut importe).


    • #1131862
      le 02/03/2015 par Lindia-song
      France, défends ta viande !

      @ Roubeche

      Vous faîtes du bla-bla, pour justifier une atrocité, point.

      Je n’ai commis aucun amalgame entre l’élevage (dont les conditions sont la plupart du temps, "inhumaines" ! Je ne reviens pas sur la longue liste....que tout le monde connait) et l’abattage, rendu plus insupportable encore, lorsqu’il est effectué sans étourdissement préalable (prévu d’ailleurs par la Loi, non respectée pour cause des lobbys du hallal), sous prétexte de "traditions" (archaïques, ne vous en déplaîse, et contraires aux critères les plus élémentaires du respect de ces autres êtres sensibles que sont les animaux).

      Je vous laisse, avec votre déni de la réalité.


    • #1132502
      le 03/03/2015 par Roubeche
      France, défends ta viande !

      Les animaux subissent littéralement une séance de tortures, lors de leur mise à mort, sans même parler des conditions "d’élevage" inommables, la plupart du temps.



      Vous le faites exprès ? L’abattage musulman en France est pratiqué par les musulmans et c’est une obligation pour que la viande soit considéré hallal. Par contre l’élevage musulman d’après ce qu’on observe en France et l’avis de musulmans, n’est pas une obligation pour avoir une viande hallal. Il y a donc un décalage entre l’élevage et l’abatage dans ce cas précis. Vous répondez bien à un commentaire qui explique l’abattage musulman non ? Mais vous répondez ce que j’ai cité plus haut, en mettant abatage et élevage sur le même plan, ce sur quoi je vous ai répondu.

      Bref, si moi je suis dans le dénie, vous vous êtes dans la confusion mentale.

      La réalité est violente, on est pas chez les bisounours, les êtres vivants s’entretuent pour survivre à l’état sauvage, l’élevage sur le principe religieux (peu importe la religion, elles appellent toute au respect de la vie, et a bien traité les animaux) c’est très mignon par rapport à ce que fait un Lion à une gazelle.

      C’est le propre d’une économie sans la morale religieuse qui pousse à des atrocités d’élevage en batterie, etc. Quand à électrocuter un animal avant de le tuer, va falloir faire passer la pilule à d’autres, comme si un choc électrique était anodin. Et je parle même pas du pistolet assommeur, quand ces trucs rates c’est une horreur pour l’animal !

      L’égorgement est la méthode la plus rapide et propre. Un couteau très bien aiguisé va provoquer le moins de douleur possible. Le sang va se vider rapidement la mort est très rapide. Encore aujourd’hui, les véritables éleveurs préfèrent égorger leurs animaux, même si la loi leur interdit. Parce que c’est la seule méthode qui préservent la qualité de la viande.

      Un jour j’aimerais bien voir des gens comme vous avoir vraiment FAIM sans autre alternative que de la viande comme nourriture, vous allez voir la réalité va vite vous remettre les idées en place.

      Bref je suis pas là pour vous convaincre de quoi que ce soit, je suis là pour que vous compreniez que ce n’est pas votre vision qui définie la réalité, mais le consensus de la majorité, et malheureusement pour vous, la majorité mange de la viande vous en déplaise ! (Et là le dénie pour le coup c’est vous qui le faites)


  • #1131425
    le 01/03/2015 par jj
    France, défends ta viande !

    QUESTION à ceux qui s’y connaissent, aux USA et en Australie, la viande est mise sous pendant des mois, on trouve donc au restaurant des viandes du genre
    - Angus aged 300 days
    - Wagyu aged 450 days

    ca veut dire que la viande a passé plus d’un an dans un frigo !! Et ca rend la viande très tendre. Quelqu’un pourrait confirmer si ce procédé est accepté en Europe/France ?

    Sinon, le Wagyu c’est très bon, j’en mange à chaque fois que je peux malgré le prix. Et si je comprends bien pour que l’animal se fasse gras, il mange des graines, et pas de l’herbe qui donne un muscle moins gras.


  • #1131640
    le 01/03/2015 par Diomède
    France, défends ta viande !

    Les arguments pseudo-anthropologiques des végétariens ont un niveau de stupidité assez élévé.

    Malheureusement pour vous, l’homme à l’état naturel n’existe pas. Certes on peut le rapprocher biologiquement de l’animal (ce sont les objectifs de la biologie actuelle). Mais l’homme n’a pas d’instinct : c’est un être culturel, social, politique, historique, religieux, qu’on ne réduira pas au biologique.

    Il y a une sorte d’obstination, contre-nature pour le coût, à l’animaliser.

    Qu’on soit bien d’accord, l’homme naturel tel que les naturolâtres le conçoivent est incapable de manger des pommes de terre, ou des aubergines, tant il peine à les cuire avec ses deux mains à cinq doigts et deux pieds à cinq orteils (voire moins si accident). Le melon, c’est à peine si ses ongles suffisent à l’ouvrir en deux. Quant aux poissons, leur peau gluante l’empêche de les saisir. Ne parlons pas des noix de coco...

     

    • #1131665
      le 01/03/2015 par skds
      France, défends ta viande !

      Pour une fois, un commentaire un peu plus intelligent que les autres, tes arguments méritent réflexion.... Mais la noix de coco, je ne sais pas trop laquelle serait intéressant dans un concept purement naturaliste car celle qui est sucrée c’est l’immature, les autres sont plutôt amer en faite je ne pense pas que ça soit naturellement un met intéressant il faut le cuisiner, enfin en faire quelque chose quoi pas le manger comme ça.

      Je crois dans les épiceries asiatiques parfois il vendent ces noix de coco sucrée enfin je ne suis pas sur mais il faut bel et bien une machette pour profiter de son jus et de sa chair tendre même immature.... Impossible à ma connaissance de le consommer naturellement pour l’homme.


    • #1131764
      le 01/03/2015 par Diomède
      France, défends ta viande !

      Attendons que les naturolâtres respectent vraiment leurs principes : pas sûr qu’ils survivent en mangeant uniquement des cerises, fraises, poires,abricots, pommes et autres fruits qui sont les seuls produits "naturels" directement consommables.

      Sans doute, ils ne passeraient pas l’hiver, et leur dernier été serait une longue et brûlante agonie diarrhéique.


    • #1132401
      le 03/03/2015 par Heirani
      France, défends ta viande !

      Bonsoir,
      Je pars du principe que si vous êtes sur ce site c’est que vous êtes ouvert au débat, en quête de savoir et doté d’esprit critique. Du coup je vais prendre le temps de vous répondre.

      Je fais parti de ces gens qui se nourrissent uniquement de fruits. Et des hivers, j’en ai passé.

      Alors pour les aubergines, le truc c’est de les manger crues. c’est délicieux. Pour les noix de coco et melons... Etre frugivore ne signifie pas ’’être forcé de manger tous les fruits de la création’’. Il y a bien assez de sorte qui sont très appropriés pour notre alimentation, les bananes par exemple. Et pour le reste vous poussez vraiment le ridicule de votre propos à l’extrême. Il ne vous aura pas échappé que les pommes de terre sont des tubercules et les poissons des animaux.

      Concernant les autres espèces animales. Vous devriez vous intéresser à leur comportement social. Beaucoup d’espèces ont des organisations très complexes : abeilles, fourmis (surtout celles fonctionnant en super-colonie comme la linepithema humile). Et je ne vous parlerais pas des comportements des hominoïdes...


    • #1133271
      le 04/03/2015 par Diomède
      France, défends ta viande !

      Merci de relancer le débat.
      Vous l’avez vu mes propos cherchaient le ridicule.
      Non pas le ridicule du mangeur de fruits en soi, mais le ridicule des arguments anthropologiques qui devraient soutenir le régime frugivore, ou de tout autre régime alimentaire (je n’ai jamais visé particulièrement le régime frugivore).

      En effet, se nourrir selon la Nature est une ineptie tout simplement parce que le concept de Nature est insuffisant en ce qui concerne l’Homme.

      Manger des fruits toute l’année est évidemment matériellement possible (vous en êtes la preuve), mais il est loin de s’agir d’un mode de vie conforme à un quelconque mode de vie naturel.
      Il suppose tous les stratagèmes de la "civilisation" pour tromper des terroirs naturels qui seraient sans cela insuffisant à vous sustenter.

      ... Quoiqu’il serait peut-être possible de trouver dans le monde, à l’état sauvage, un ou deux coins de forêt ou de savane qui vous donnent tout au long de l’année assez de fruits pour survivre... A supposer que les singes vous laissent sans réaction ponctionner leur territoire.


  • #1132221
    le 02/03/2015 par Ibrahim
    France, défends ta viande !

    @Lindia-song

    Je dis juste qu’il ne faut pas maltraiter les animaux...et on me saute dessus...parler avec des gens comme vous c’est impossible...Sérieux, c’est une blague ou bien ?

    Je dis qu’il faut bien les élever, ne pas les tuer en masses, les considérer comme unique et non juste un bout de viande et non, on arrive quand même à se faire agresser.

    Je sens que je vais plus passer par-là

     

    • #1132338
      le 02/03/2015 par Lindia-song
      France, défends ta viande !

      "Je sens que je vais plus passer par là" (je vous cîte)

      Je ne vous ai pas "sauté dessus", Ibrahim : j’essaye juste de vous ouvrir les yeux mais j’ai bien conscience que cela est une opération particulièrement délicate pour moi, et pas très agréable pour vous, vu qu’elle touche à un aspect ô combien identitaîre. Les faits sont têtus, et je veux bien croire que le cadrage du problème vous donne une sensation au goût légèrement schizophrénique, puisque vous semblez soucieux du sort des animaux, d’après vos dires, en tout cas.

      Mais alors....comment pouvez-vous prétendre "qu’il ne faut pas les maltraîter", tout en trouvant parfaîtement normal que l’on leur ouvre la gorge, en pleine conscience,, et les fasse agoniser pendant de longues et terribles minutes, parfois plus d’une demi-heure, comme le relatent les rapports des vétérinaires qui se préoccupent de cette question ? Sans parler du stress précédant la mise-à-mort, visible sur n’importe quelle vidéo de cet évènement, qui soulève le coeur, pour ne pas dire écoeurant.

      Appelez cette cruauté envers nos amies les bêtes, du nom qui vous conviendra : "traditions", "préceptes d’ordre religieux", "superstitions", "Culture", cela n’en reste pas moins une séance de tortures infligée à un être sensîble, qui n’a strictement aucune justification, d’autant que l’élevage et la boucherie à l’échelle industrielle, ont donné à ces actes un aspect monstrueux, tant les souffrances sont incommensurables.

      Sur les bûchers d’autrefois, il parait que les bourreaux fournissaient quelques drogues aux suppliciés, afin d’atténuer leurs souffrances. De plus en plus d’hommes et de femmes réclament que les animaux de boucherie, soient au moins épargnés d’une cruauté hors d’âge. C’est bien le moins que nous puissions faire, avant de considérer peut-être un jour que les consommer s’apparente presque à du cannibalisme pur et simple....mais nous n’en sommes pas encore là, quoique cela ne pourra manquer d’advenir, vu toutes les études comportementales qui nous renseîgnent chaque jour un peu plus, sur le haut degré d’intelligence et de sensibilité des animaux.

      Les ronds ne sont pas carrés, et les carrés ne sont pas ronds, essayez d’y réfléchir, je vous en remercie, le cas échéant.

      P.S. Un grand bonjour amical à Vegan et à Laura, dont j’ai lu les belles interventions en partie 1.


  • #1132967
    le 03/03/2015 par Pythagore
    France, défends ta viande !

    Toujours très drôle de lire "végétariens non-extrêmistes", hahaha ! Sous-entendant que les végétaliens sont des extrêmistes !!!

    Adopter une alimentation 100% végétale, délicieuse et bonne pour la santé c’est être êxtrémiste !

    Manger des morceaux de cadavre cuit et des produits laitiers pleins de pus c’est être sage !

    C’est un cliché qui fait toujours bien rigoler ! ^^

    Deux citations au passage :

    - "Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s’entretueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l’amour".

    - "La terre donne des richesses en abondance et de la nourriture pacifique. Elle nous offre des repas qui ne sont tachés ni de sang, ni d’assassinat."

    Pythagore

     

    • #1133654
      le 04/03/2015 par Titus
      France, défends ta viande !

      Les végétariens ignorent-ils qu’ils tuent aussi des êtres vivants lorsqu’ils mangent des végétaux ?
      L’anthropomorphisme les conduit à penser que tuer des végétaux est moins grave que tuer des animaux. Pourtant dans les deux cas, ils tuent pour se nourrir.


    • #1135124
      le 07/03/2015 par Laura
      France, défends ta viande !

      Titus ,

      Il y a une différence entre tuer pour se nourrir et tuer pour le plaisir.

      Et puis, si tu tiens absolument à défendre les végétaux (qui n’ont pas de système nerveux, par ailleurs), deviens Végétarien !
      En effet, je t’apprends peut être quelque chose mais.... la production de viande nécessite une importante quantité de végétaux (il faut bien nourrir l’animal durant sa vie, et une vache, ça mange pas qu’un peu !), autrement dit il faut environ 10 unités végétales pour une unité de viande. Le calcul est vite fait non ? On pourrait donc nourrir aisément toute la planète humaine en étant... végétarien... ! Et on ferait souffrir moins de plantes, Titus !


  • #1135753
    le 08/03/2015 par Matthieu
    France, défends ta viande !

    Vegan depuis des années par choix éthique/moral = je refuse la violence gratuite et la toute puissance humaine sur le destin d’animaux doués de sensibilité physique et psychique prouvé/démontré scientifiquement depuis des années.
    Je pense avant tout que c’est au secteur et à leurs professionnels de s’adapter plutôt que de s’entêter à demander financements, subventions pour fournir une viande et des sous-produits animaux que de plus en plus de personnes refusent, et les mensonges publicitaires n’y changent rien...
    Comme ça se fait à l’étranger, on peut le voir d’ailleurs sur Youtube, avec des vidéos d’anciens éleveurs reconvertis, qui reste toutefois dans des pratiques agricoles/rurales, avec des cultures de céréales, de légumineuses, maraîchage...
    C’est à eux de changer et non aux pouvoirs publics et aux consommateurs, à eux de s’adapter avec des financements pour initier ces changements.
    Je vous conseille le visionnage du "Dossier Viande", disponible là aussi sur Youtube.
    Bon dimanche à vous.


  • #1137373
    le 10/03/2015 par amis.naux ;)
    France, défends ta viande !

    Dommage que les dix commandements aient omis d’ajouter "Et tu ne tuera point..de créature de ton règne animal.’’

    Sérieusement comment est-ce possible de prêcher dieu et en même temps de tuer des mammifères dotés comme nous d’un cerveau, d’une peau, d’un cœur, d’yeux, etc ?

    Je trouve désespèrent de voir que nous en sommes encore à devoir rappeler que les animaux sont des êtres vivants qu’il faut impérativement respecter donc, sur le principe, ne jamais tuer.

    Du moment où l’on peut très bien vivre sans, il faut impérativement s’abstenir de tuer d’animaux ! Non ?! Sniff, c’est Triste !

    Sur l’argument de de la prétendue souffrance des plantes, tout de même bien moins évidente que celle des animaux qui sont des mammifères comme nous dotés de conscience (d’eux-même pour commencer), il suffirait – pour les plus zélés de développer un nouvelle agriculture consistant à retirer les grains de blé des plantes à la main sans les défricher, à l’image de ce qui est fait dans la permaculture. Je dis bien pour les plus zélés. Après tout si l’on veux rebâtir une civilisation plus éthique pourquoi ne pas commencer par le commencement..

     

    • #1137687
      le 11/03/2015 par Roubeche
      France, défends ta viande !

      Si tu n’es pas confronté à la mort comment tu apprends à respecter la vie ? Et je parle pas théoriquement, la vie et la mort sont liées. Si tu restes dans ton coin à voir la vie comme une utopie sans souffrance ni mort tu vas t’enfermer dans une douce illusion qui peut te couter cher.

      Et puis il s’agit d’un acte d’adoration nommé le sacrifice. Qu’est ce qu’il explique ? Que tu ne dois pas t’attacher à cette vie terrestre qui n’est qu’une étape transitoire dans l’existence (on est dans le point de vu religieux puisque tu parles des 10 commandement). Les animaux sont considérés comme innocent (et non pure). Ils n’ont pas à être jugé, et le mauvais traitement qu’ils subiront de la part des hommes coutera cher aux hommes qui ont fait et laisser faire ça.

      Ensuite on a un cerveau, alors autant l’utiliser à bon escient. Qu’est ce que tu fais des animaux qui meurent de vieillesse ? Tu sais que leur carcasse attire vermines et charognards, ces derniers vont proliférer. Comme je disais, si on est intelligent, on sacrifie la bête au moment le plus profitable pour le cycle de la vie. Je vois pas pourquoi les vermines et les charognards jouiraient du labeur des hommes, nous faisons partie de ce cycle, et nous avons une place dans la chaine alimentaire qui nous place au sommet.

      Et si on laisse tomber la viande, on en fait quoi des milliards d’animaux qu’on a domestiqué ? Tu vas t’en occuper avec tes amis ? Car si certains hommes s’occupent de certains animaux c’est pour avoir un retour. Il faut rester réaliste, tu ne peux pas et t’occuper de toi, de tes congénères et des autres espèces si tu ne tires pas partie des autres espèces (et je parle pas de profit, mais juste de gestion de ton temps, tu ne peux juste pas le faire sans créer un déséquilibre sociale). Et renvoyer les espèces domestiquées à l’état sauvage signifierait juste un carnage pour ces dernières (incapables de survivre en milieu sauvage).

      C’est bien beau de dénoncer, mais c’est quoi ta solution ?


    • #1137859
      le 11/03/2015 par Lindia-song
      France, défends ta viande !

      @Toujours du bla-bla moralisant et sentencieux, Roubèche !

      ça ne pèse pas lourd, à côté des souffrances endurées par les milliards d’animaux massacrés, et gratuitement torturés - dans le cas précis qui nous occupait, d’égorgement et d’agonie sans étourdissement préalable, pourtant prévu par la Loi, du fait des préconisations de tous les gens qui connaissent le sujet - pour que puissent s’empiffrer, en toute bonne conscience, les humains de leur chaîr, à bas prix.

      P.S. J’ai entretenu une correspondance avec un vétérinaire, qui m’a donné tous les détails techniques de cette horreur (avec les "reflux" (un bel euphémisme pour nommer les souffrances impensables, infligées aux animaux de boucherie) qui rendent parfois même la viande contaminée.


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