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Le haschisch au risque de Baudelaire

Un gouvernement ayant intérêt à corrompre ses gouvernés n’aurait qu’à encourager l’usage du haschisch

Charles Baudelaire usait, sous forme de confitures, de haschisch, cela est connu.
Mais ce qui l’est moins ce sont les conclusions morales, philosophiques et politiques, qu’il a tirées de cette pratique.
Pour commencer, le poète va faire litière de l’idée reçue selon laquelle la défonce serait source d’inspiration, de créativité.

 

« Le haschisch ne révèle à l’individu rien que l’individu lui-même. »

 

« Si encore, au prix de sa dignité, de son honnêteté et de son libre arbitre, l’homme pouvait tirer du haschisch de grands bénéfices spirituels, en faire une espèce de machine à penser, un instrument fécond ? C’est une question que j’ai souvent entendu poser, et j’y réponds.
D’abord, comme je l’ai longuement expliqué, le haschisch ne révèle à l’individu rien que l’individu lui-même.

Que les gens du monde et les ignorants, curieux de connaître des jouissances exceptionnelles, sachent donc bien qu’ils ne trouveront dans le haschisch rien de miraculeux, absolument rien que le naturel excessif. Le cerveau et l’organisme sur lesquels opère le haschisch ne donneront que leurs phénomènes ordinaires, individuels, augmentés, il est vrai, quant au nombre et à l’énergie, mais toujours fidèles à leur origine.
L’homme n’échappera pas à la fatalité de son tempérament physique et moral : le haschisch sera, pour les impressions et les pensées familières de l’homme un miroir grossissant, mais un pur miroir.

L’ivresse, dans toute sa durée, ne sera, il est vrai, qu’un immense rêve, grâce à l’intensité des couleurs et à la rapidité des conceptions ; mais elle gardera toujours la tonalité particulière de l’individu. L’homme a voulu rêver, le rêve gouvernera l’homme ; mais ce rêve sera bien le fils de son père. »

 

« La volonté surtout est attaquée, de toutes les facultés la plus précieuse. »

 

« Deux caractéristiques de l’opium sont parfaitement applicables au haschisch ; dans l’un comme dans l’autre cas, l’intelligence, libre naguère, devient esclave ; mais le mot rapsodique, qui définit si bien un train de pensées suggéré et commandé par le monde extérieur et le hasard des circonstances, est d’une vérité plus vraie et plus terrible dans le cas du haschisch. Ici, le raisonnement n’est plus qu’une épave à la merci de tous les courants, et le train de pensées est infiniment plus accéléré et plus rapsodique. C’est dire, je crois, d’une manière suffisamment claire, que le haschisch est, dans son effet présent, beaucoup plus véhément que l’opium, beaucoup plus ennemi de la vie régulière, en un mot, beaucoup plus troublant.
J’ignore si dix années d’intoxication par le haschisch amèneront des désastres égaux à ceux causés par dix années de régime d’opium ; je dis que, pour l’heure présente et pour le lendemain, le haschisch a des résultats plus funestes ; l’un est un séducteur paisible, l’autre un démon désordonné. »

 

Du vin et du haschisch

 

Les ignobles haïssent les vignobles.

En 2009, Madame Mariann Fischer-Boel, Commissaire européenne chargée de l’agriculture faisait jaillir de sa vieille bouche peinturlurée cette incroyable injonction : « Il faut en finir avec la culture millénaire de la vigne en Europe » !
Résultat : arrachage de plus de 200 000 hectares de vigne en Europe. Suppression des barrières douanières et des subventions agricoles.

Dans mon petit ouvrage, (petit par la taille, grand par le sujet) Ex-France je prenais l’exemple de l’Hérault, en Languedoc-Roussillon, où 18 ans de Maastricht ont détruit plus de 50 000 exploitations viticoles ! Dans ce qui fut le plus grand vignoble au monde, des dizaines de milliers de vignerons ont été chassés de leur terre, la rage au cœur !

Dans le même temps où il se fait le contempteur du Vin, le politicard se fait l’apologiste du Haschisch. Le hasch c’est fun, c’est antifa, c’est extatique, c’est sémitique. Le vin c’est populo, populiste, chrétien, sous-chien.
Ici encore le politicard sera le contraire du poète :

« Mais il faut voir les résultats. Voici une liqueur qui active la digestion, fortifie les muscles, et enrichit le sang. Prise en grande quantité même, elle ne cause que des désordres assez courts. Voilà une substance qui interrompt les fonctions digestives, qui affaiblit les membres et qui peut causer une ivresse de vingt-quatre heures.
Le vin exalte la volonté ; le haschisch l’annihile. Le vin est support physique ; le haschisch est une arme pour le suicide. Le vin rend bon et sociable ; le haschisch est isolant. L’un est laborieux pour ainsi dire, l’autre essentiellement paresseux. À quoi bon, en effet, travailler, labourer, écrire, fabriquer quoi que ce soit, quand on peut emporter le paradis d’un seul coup ? Enfin le vin est pour le peuple qui travaille et qui mérite d’en boire. Le haschisch appartient à la classe des joies solitaires ; il est fait pour les misérables oisifs. Le vin est utile, il produit des résultats fructifiants. Le haschisch est inutile et dangereux. »

 

 

Conclusion

 

« Jamais un État raisonnable ne pourrait subsister avec l’usage du haschisch. Cela ne fait ni des guerriers ni des citoyens. En effet, il est défendu à l’homme, sous peine de déchéance et de mort intellectuelle, de déranger les conditions primordiales de son existence et de rompre l’équilibre de ses facultés avec les milieux.
S’il existait un gouvernement qui eût intérêt à corrompre ses gouvernés, il n’aurait qu’à encourager l’usage du haschisch. »

Un tel gouvernement serait lui-même corrompu, donc illégal.

Charles Baudelaire, le 19 février 2017.
Les Paradis artificiels

 

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83 Commentaires

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  • #1668957
    le 19/02/2017 par relativiste
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Mon ami Baudelaire,

    Vous affirmez des choses selon votre propre expérience, et que vous ne démontrez à aucun moment.
    Tout comme ma personne qui fait l’expérience également depuis plus de vingt ans et qui ne pense pas aussi excessivement que vous sur le sujet.

    En effet, même si je reconnais et suis d’accord avec la ligne de votre discours, pour ma part je ne vois pas les conséquences de manière aussi extrême comme vous le suggérez.

    Et puis vous serez d’accord que les effets sont à mesurer vis-à-vis du degré de consommation et de l’aptitude à chacun à réagir au sujet.
    Peut être que vous, mon ami Charles, vous usiez excessivement de ce produit, et j’imagine mélangé à d’autres, et puis la question sur la manière dont votre organisme réagissait sont vraiment à prendre en compte pour relativiser la situation il me semble.

    A très bientôt au royaume des cieux pour continuer ce débat.

     

    • #1668985
      le 19/02/2017 par Aze
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Charles ne la fumait pas, il l’ingérait sous forme de confiture verte à diluer dans du café : une forme plus pure et plus forte avec des unités de dose plus grandes.

      Après en avoir fait l’étude pendant plus de 10 ans notamment dans le domaine artistique (pas la gratouille et le djembe de manif), ayant enrichi l’approche par les écrits de Gautier, Rimbaud, Artaud, Miller et autres surréalistes... il n’y a pas une ligne de Baudelaire qui soit erronée ou exagérée.

      De toutes mes connaissances qui ont pratiqué à long terme, il n’y a pas UNE SEULE qui n’ait gardé des séquelles de l’experience : De la destruction de la volonté à l’internement et la schizophrénie.

      La légalisation serait un crime contre le peuple masquant l’ingérence des banlieues.


    • #1669004
      le 19/02/2017 par vector equilibrium
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Je suis bien d’accord avec toi mon pote !


    • #1669058
      le 19/02/2017 par The Médiavengers
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Défendre de façon aussi acharnée une substance aussi inutile prouve la dépendance maladive et les capacités limitées de son consommateur.
      Si vous en consommez depuis 20 ans, qu’avez vous donc besoin d’une autorisation écrite d’un tuteur ?
      Et que vous a-t-elle donc tant apporté ?


    • #1669190
      le 19/02/2017 par relativiste
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      @ The Médiavengers,

      Il ne me semble pas avoir réclamé quelconque autorisation écrite !
      Pas plus qu’une affirmation qu’elle m’apporterait «  tant  »

      Mais vous semblez intrigué par les réactions en terme de consommation, et je ne peux que vous exprimer qu’en tentant l’expérience, on peu se faire sois même une idée objective. Cela est ce qui me semble le plus pertinent a vous dire.


  • #1668966
    le 19/02/2017 par Bernard Lapotre
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Le véritable opium du peuple, ce n’est pas le haschisch mais le travail. Il aliène les gens à travers l’idée que le travail aurait une valeur spirituelle, dont les fruits seraient justement rétribués ; en prenant la contrainte pour une liberté et en menant à l’idolâtrie de nos œuvres. Baudelaire se place ici en penseur bourgeois en réhabilitant le travailleur vertueux contre l’oisif parasite. Ce qui est paradoxal, de la part de quelqu’un qui ne peut pas se vanter d’avoir produit quoi que ce soit de radicalement utile, en tant que poète, ce "parasite sacré, semblable aux scarabées de l’ancienne Égypte" (Houellebecq).

     

    • #1669040
      le 19/02/2017 par Karim
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Cher ami, militons, tous unis derrière votre Verbe si puissant, contre l’abolition de toute forme de travail, car effectivement, le travail est l’ennemi de l’homme... Mais j’ai bien peur que de cette vision ne resurgisse un ennemi bien plus puissant encore que le travail, un ennemi tapi dans l’ombre de notre conscience, un ennemi redoutable dont il est difficile de se défaire une fois qu’il nous happe de l’intérieur, un ennemi que redoutait plus que tout ce cher Baudelaire : l’ennui... C’est d’ailleurs tout ce que m’inspire votre remarquable commentaire, un effroyable ennui... Bon courage dans votre quête de l’abolition du travail. Cordialement vôtre...


    • #1669090
      le 19/02/2017 par Bernard Lapotre
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Je n’ai jamais demandé à abolir le travail, ce qui serait aussi efficace que de chercher à abolir les avalanches.


    • #1669136
      le 19/02/2017 par Fanny
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Qui verrait la réalité de l’ennui qui se cache derrière le mot ennui, non pas en tant qu’idée, pensée, sentiment... Se hâterait au travail, croyez-vous ?


    • #1669608
      le 20/02/2017 par LaitzKauRaikte
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Le scientisme glacial dont vous faites preuve en accusant la poésie de la sorte, ne témoigne qu’amèrement de votre vision culturo-destructrice, elle-même en totale contradiction avec votre haine du labeur.
      À quoi l’Homme est-il destiné s’il ne l’est ni aux loisirs, ni au travail ?


  • #1668972
    le 19/02/2017 par Hugo
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Merci ! Juste merci. Ça fait trop longtemps et c’est bien trop démocratisé...


  • #1668976
    le 19/02/2017 par artifex
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    La drogue et l’alcool sont la consolation des perdants de l’Histoire, accordée aux peuples occupés, colonisés et dépossédés, comme la cigarette du condamné.
    Regardez les Indiens des Amériques.
    Voilà ce que devient le peuple Français !

     

    • #1669391
      le 20/02/2017 par Hadrien
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Jusqu’à l’arrivée des conquérants européens de l’époque moderne, les indiens ne souffraient pas d’addictions collectives, comme ce fut le cas ensuite avec l’alcool. Les indiens consommaient des plantes psychotropes et ce à tous les âges de la vie. Seulement, leurs usages étaient encadrées et codifiés par des « hommes médecine » qui tenaient leurs connaissances de traditions ancestrales, parfois millénaires. Ces plantes, considérées par eux comme magiques ou sacrées étaient partie intégrante d’une médecine complexe de l’âme et du corps. Aujourd’hui, de grandes firmes pharmaceutiques déploient d’importants moyens pour percer les mystères de ces thérapeutiques qui pour nombres d’entres elles se révèlent étonnamment efficientes.

      Durant tout le moyen-âge, l’Eglise a fait la chasse aux « sorciers et sorcières » qui connaissaient ou expérimentaient des plantes psychotropes endémiques de nos contrées. Celles-ci leur permettaient d’accédaient à d’autres niveaux de conscience et de percevoir des énergies subtiles de la nature ou du corps humain. Fallait-il que ces usages soient tellement dangereux pour le pouvoir de l’Eglise pour qu’elle s’acharne de la sorte à les éradiquer ?
      Le problème aujourd’hui avec ces plantes ou substances chimiques psychotropes c’est qu’elles ont été dévoyées, prostituées au « spectacle capitaliste de la marchandise » (cf F.Cousin). Elles ont été « démocratisées » (démoncratisées) pour un usage récréatif individualiste sans encadrement moral ou spirituel.
      Il est pour le moins paradoxal que les conventions internationales pour la prohibition des substances psychotropes étaient adoptées en 1971, au moment du grand basculement idéologique pour la libéralisation des meurs.


  • #1668984
    le 19/02/2017 par Emilien Chaussure
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Il me semble que Baudelaire force un peu (beaucoup en fait) l’opposition haschich / vin.
    D’abord, ceux qui ont pu pratiquer les deux choses auront bien compris que les effets qu’il évoque ne sont corrects que dans le cas d’une énorme absorption de haschich mais d’une petite consommation de vin. Car enfin : peut-on dire que l’ivrogne bafouillant, titubant, vomissant soit plus digne que le fumeur de joint effondré ? Une loque est une loque.
    La consommation du vin comme celle du haschich est, dans un premier temps, agréable, aérienne, sociable, joyeuse. C’est à partir d’une certaine limite (variable selon les gens mais toujours existante) que, dans l’un et l’autre cas, on quittera cet état léger pour s’enfoncer dans une lourdeur incapacitante à tous les niveaux, une bulle oppressante nous laissant seuls avec nos démons, une tristesse inconsolable, une angoisse étouffante. Si l’alcool fait autant de dégâts dans les sociétés colonisées par les Occidentaux, c’est aussi (pour ne pas dire surtout) parce que ces sociétés ne possédaient pas d’éléments sociaux capables de réguler cette consommation.
    Baudelaire ne se préoccupe pas du contexte social, à part pour faire du vin une drogue de laborieux et du haschich une drogue d’oisif. Le plaisant raccourci... Le vin n’est pas essentiellement plus sociable que le haschich : l’un et l’autre sont (ou ne sont pas) sociabilisés, c’est-à-dire intégrés dans une réalité sociale avec ses règles, ses interdits, ses supports, ses lieux et ses temps... pour en réduire au maximum les effets néfastes.
    Cela dit, il est politiquement correct de considérer que l’intérêt objectif de l’Empire est de gouverner un peuple jamais trop abruti (par la télé, le loto, le porno, les jeux, le sport... bref, toutes les drogues sur le marché) ; le haschich, dans cette optique ne venant qu’ajouter une possibilité d’accepter l’oppression.
    Quel est donc le but de cette opposition factice ? Une déclinaison essentialiste entre les drogues "sémites" et "européennes" ? Bigre... Cela demande développement et approfondissement, non ?

     

    • #1669614
      le 20/02/2017 par LaitzKauRaikte
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Intéressant


    • #1669964
      le 21/02/2017 par amejidonc
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Une fois je passais une soirée en compagnie d’un oenologue, un monsieur d’un certain age et tout à fait sympathique, qui toutefois n’acceptait pas ma comparaison entre cannabis (je prefere la plante à ses multiples dérivés artificiels) et vin, je lui ai mis le nez dans mon emietteur d’herbe (mon "grinder"), il y a passé toute la soirée à y chercher des dizaines arômes ! Puis on s’en fumé un avec un bon verre, il en revenait pas.

      Sur le fond je suis d’accord avec les anti, ca n’est pas aussi inoffensif que certains croient, en particulier pour les jeunes, et dans l’absolu, au mieux ca vous rend euphorique qques heures, au pire ca devient un element central de votre vie (remarquez pour d’autres c’est le vin)... un coup de poker superflu (quoiqu’on se debarasse de l’habitude bcp plus vite et facilement que la cigarette ou l’alcool, en 2-3 jours le sevrage est plié et sans douleur)

      Là où j’ai un probleme c’est le coté racket d’état + loi inégale, emmerder quelqu’un avec la loi parce qu’il fume un joint c’est pas très productif, c’est même du gaspillage si on considère que les forces de l’ordre pourraient être plus utiles ailleurs.

      Et après quand on regarde aux US les conséquences disons racialistes de la prohibition, c’est pas très joli... D’ailleurs je me questionne, est-il cohérent de regretter la descente aux enfers qui nous mène de Coltrane ou Davis à Snoop Doggy Dog, et dans le même temps supporter la prohibition ? Pas évident... En tout les cas c’est rigolo de voir ER s’appuyer sur une ligne impériale qui se meurt (gràce à l’internet, certainement pas à cause d’une élite qui nous voudrait plus docile, même si ca existe aussi).


  • #1668986
    le 19/02/2017 par karimbaud
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Le grand Charles ainsi que l’homme aux semelles de vent, Rimbaud, ont expérimenté ces paradis artificiels...ils en sont revenus et la déception qu’ils en ont eu fut à la mesure de la radicalité de leur recherche " mystique " !


  • #1668996
    le 19/02/2017 par McAron
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Un gouvernement qui eût intérêt à corrompre ses gouvernés n’aurait qu’à encourager l’usage du haschisch




    Si c’était le cas, cela ferait longtemps que le haschisch serait encouragé, et donc légal.


  • #1669001
    le 19/02/2017 par léon
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Modération en toute chose.

    Moi je légaliserai tout, même les pires poisons...On ne peut pas être tout le temps derrière les gens, à les surveiller.
    Après tout si quelqu’un veut regarder par le petit bout de la lorgnette, se droguer plus que de raison, c’est son problème.

     

    • #1669658
      le 20/02/2017 par Red
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Le seul (double) argument pour la légalisation c’est de couper les financements de certains trafiquants et de lever un impôt sur une activité économique florissante qui y échappait.


  • #1669008
    le 19/02/2017 par nerval
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Condamner le THC uniquement sur la base de ce qu’en pensait Baudelaire, est un peu réducteur.

    La misère matérielle et psychologique de millions de familles de par le monde est due à l’évidence à l’alcool et non pas à la consommation de hasch !

    Combien de femmes et d’enfants battus par des maris et pères sous l’emprise de l’alcool ? Combien de femmes et d’enfants battus par des êtres ayant du THC dans le sang ? Même pas besoin de chercher des statistiques, je connais de nombreux cas de souffrance due à l’alcool, mais aucun cas dû au cannabis !

    Ne nous voilons pas la face, l’alcool est une drogue qui détruit et tue bien plus que le haschisch.

    Et écoutez ce que racontent les êtres avinés ou saoûls, ou regardez leur comportement. Niveau caniveau vous dis-je !

    Ce n’est pas pour antant que je suis pour une légalisation du cannabis. Bien que je pense que la situation n’empirerait pas. Reste à savoir si les consommateurs se tourneraient vers d’autres défonces, pour le plaisir de l’interdit ?

    Il y a maintenant assez de pays ayant légalisé, chez lesquels des enquêtes pourraient être effectuées, afin de savoir si c’est une bonne chose à faire.

     

    • #1669466
      le 20/02/2017 par Gopfdami
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Lorsque votre enfant est tué par un conducteur sous l’emprise du cannabis, est-ce que ça compte comme souffrance due à cette drogue ?


    • #1669583
      le 20/02/2017 par EricS
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      @Gopfdami
      Même question pour l’alcool ? Si un conducteur sous l’emprise de l’alcool tue quelqu’un ? Donc interdisons l’alcool aussi ! Je ne consomme pas de canabis mais je suis pour que les gens décident d’eux même et payent vraiment les conséquence de leurs actes sous l’emprise d’une quelconque drogue ! Quelqu’un qui prend sa voiture sous l’emprise d’une quelconque drogue est stupide ET criminel ! Que ce soit la gnôle, le haschisch ou les médicaments !!


  • #1669011
    le 19/02/2017 par paramesh
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    bof, Baudelaire, syphilitique opiomane et alcoolique, consommait des confitures de trente grammes de haschich en une prise, de quoi assommer un boeuf. Théophile Gauthier, lui, aimait fumer du kif, et je préfère mille fois sa tempérance et ses conclusions esthétiques et morales sur les "paradis artificiels".
    Baudelaire est, en fait, beaucoup plus nuancé (il n’y a qu’à lire les paradis artificiels in extenso et non quelques passages choisis pour défendre une thèse). les drogues ne donnent ni talent ni inspiration, aucun artiste sérieux ne le prétend pas plus Baudelaire qu’un autre. Cela dit, les drogues exacerbent les sens et donc peuvent créer un climat favorable à la création si on les utilise correctement,
    https://www.youtube.com/watch?v=Qf5...
    et Baudelaire, le grand sensible à sa maman en a bien profité, il n’y a qu’à bien lire les fleurs du mal.
    ah, culpabilité rétroactive quand tu nous tiens.....
    les "paradis artificiels" sont un voyage dangereux et personne n’est à égalité devant le danger, de là à dire que c’est mauvais en soi, voila encore une réduction égalitariste, les sages doivent payer pour les sots, soit le nivellement par le bas et la négation des différences. l’homme consomme des "paradis artificiels" à des fins spirituelles depuis les temps préhistoriques et pas des drogues de pédé : amanite tue mouche, haricot mescal, datura etc (le moindre faux pas et c’est la mort assurée.
    Que porte tout Afghan sur lui ? une arme et un bout de charras, alors quand on connait la bravoure des Afghans au combat, les considérations de Baudelaire sur les guerriers.......


  • #1669024
    le 19/02/2017 par Diji17
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Merci à Félix et à E&R de ressusciter ces textes justes et tellement bien (d)écrits !


  • #1669036
    le 19/02/2017 par Zeldo
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Enfin, il n’a finalement pas réussi à élever son arrogance jusqu’à tutoyer Soleil qui l’aurait transformé en statue.

     

  • #1669039
    le 19/02/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Opposer le vin au "haschisch", sous couvert de poète à la mords-moi le schtroumpf...

    Une fois qu’on a compris son époque, le contexte social particulier, derrière les artifices, il ne reste pas de Charles Baudelaire autre chose qu’un mal-être.

    Je préfère largement le franc-parler des rappeurs du sud des états unifiés d’Amérique.
    Ils sont aussi éventuellement sous substances, mais ce n’est pas ce qui guide leurs propos.
    La crudité de la réalité, et son inévitable manifestation, pour n’en être que le vecteur, c’est déjà s’abstraire des salons.

     

    • #1669326
      le 20/02/2017 par Afromonk
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Tu viens vraiment de comparer Baudelaire à ces sous-singes de rappeur US sous prétexte qu’il s’en est pris à ta précieuse substance sur 60 lignes et de le réduire à un mal-être... Soit tu n’as jamais lu une ligne de Baudelaire, soit tu es franchement malhonnête...


    • #1669624
      le 20/02/2017 par LaitzKauRaikte
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Au moins Baudelaire avait du talent, lui.


    • #1670742
      le 22/02/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Ni alcool ni "haschish", encore moins par le biais "glamour" de l’artiste maudit.

      Ces rappeurs du Sud, dont vous n’avez aucune idée (contexte géographique, époque pré-Katrina, langue, argot...) n’avaient effectivement pas le temps d’être des "artistes maudits" dans leurs environnements particuliers, culturellement chargé, bien au-delà du rap.


    • #1671991
      le 23/02/2017 par Afromonk
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      C’est là que tu as tort je connais très bien le hiphop us et les effets du cannabis sur le corps et l’esprit et jamais ça ne me serait venu à l’esprit de défendre une de ces deux choses contre Baudelaire...


    • #1671994
      le 23/02/2017 par Afromonk
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Et encore une fois réduire Baudelaire à un artiste maudit de slaon c’est vraiment de la mauvaise foi ou de la bêtise pure.


  • #1669044
    le 19/02/2017 par Rahan Abitbol
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Baudelaire est sans conteste le plus grand poète français de tous les temps.
    Il a touché au “vrai monde”, celui qui se trouve "au-delà" des apparences.
    Il suffit de lire "correspondances" pour s’en rendre compte :

    Correspondances

    La Nature est un temple où de vivants piliers
    Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
    L’homme y passe à travers des forêts de symboles
    Qui l’observent avec des regards familiers.

    Comme de longs échos qui de loin se confondent
    Dans une ténébreuse et profonde unité,
    Vaste comme la nuit et comme la clarté,
    Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

    II est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
    Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
    - Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

    Ayant l’expansion des choses infinies,
    Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
    Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

    Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

    C’était un expert et s’il me dit que la Vérité est dans le fond du verre plutôt que dans la fumée du Cannabis, « qui fait enfler le moi, qui le rend hyperbolique », je le crois sur parole.


  • #1669063
    le 19/02/2017 par Lou
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Et pour les usages médicaux ?

    Je suis moi même autiste de haut niveau, et le cannabis m’aide grandement a évacuer le stress quotidien.

    Merci

     

    • #1669337
      le 20/02/2017 par goy pride
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Si tu étais autiste de haut niveau tu ne serais pas là commenter.
      Je te conseille :
      - une supplémentation en acide gras EPA et en acide gamma-linolénique (huile d’onagre/evening primrose oil), traitement non remboursé par la sécu mais qui ne reviendra pas plus cher que ta merdouille de cannabis.
      - Elimination des sodas, des McDo et autres saloperies industrielles de ton alimentation. Eliminer le sucre blanc et dérivés (confiserie...) de l’alimentation quotidienne. Mange de la vraie bouffe !
      - Pratique d’un sport de combat authentique (où tu te dois te ramasser de temps à autre des coups dans la gueule comme la boxe anglaise, boxe française, boxe thaï...
      - Pratique de la musculation

      Alors certes tout ceci demande un peu plus de discipline que de se rouler un joint...à toi de voir...


    • #1670010
      le 21/02/2017 par Pépé le Moko
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      " Goy pride "

      Bruce Lee fumait du shit !!!


  • #1669105
    le 19/02/2017 par Buk
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Baudelaire qui dit que le h c’est pas bon c’est comme Gainsbourg qui chantait dans les années 80 "la drogue c’est de la merde" Top crédibilité.

    En plus ce qu’ignoraient baudelaire et beaucoup de citadins incultes de la divine nature, c’est que le cannabis/chanvre pousse en France depuis belle lurette, on le nommait le tabac du pauvre, rabelais déjà en parlait et en vantait les propriétés.
    Mais en France ce cannabis là était issu du chanvre à fibre qui avait mué et donc était plus ou moins light selon les latitudes. Par contre l’extraction de la résine était inconnue en France.C’est pour ça que longtemps on ne faisait pas le lien entre le h (importé de Grèce et du Moyen Orient)qui a été introduit en France au début du XIXè suite à la campagne d’Egypte de Napoléon et le chanvre qui a toujours poussé en France.

    Donc le cannabis/chanvre (qui donne le miel = résine, par tamisage des fleurs puis compression) fait entièrement partie du patrimoine agricole français n’en déplaise aux grincheux qui n’y connaissent que dale et qui feraient bien de se mêler de ce qui les regarde.

     

  • #1669109
    le 19/02/2017 par Les Editions de la Perception
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    « Le haschisch ne révèle à l’individu rien que l’individu lui-même. »

    Qui sait ? Seul un kamé pourrait répondre ! Et, dans l’affirmative, toujours voir l’aspect positif... En l’occurrence, l’économie d’un Bilan de compétences ! Ça devrait réduire la cotisation obligatoire de la Formation Professionnelle.

    Merci M. Félix pour les économies de Recette Principale que vous offrez de Réaliser.

    Seul, un poète saisit un poète.


  • #1669112
    le 19/02/2017 par Stavrolus
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    A l’époque de Baudelaire, si je ne m’abuse, il n’y avait pas de législation contre la drogue. Les gouvernants n’avaient pas encore eu l’idée d’interdire la consommation de substances "naturelles". Mon côté anarchiste regrette ce temps béni où la teinture d’opium se vendait librement en pharmacie... Comme père de famille, je comprends le législateur. En tant que citoyen, je m’inquiète de la possible arrivée à l’Elysée d’un type qui propose en même temps l’ouverture des frontières, le revenu universel et la légalisation des drogues. Comme si la France était un pays riche, rangé, bourgeois, trop sage : venez, voyous de tous pays, demain on rase gratis... Vous allez rigoler grave...


  • #1669119
    le 19/02/2017 par Tartempion du système
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Belle trouvaille, merci !


  • #1669121
    le 19/02/2017 par Telecaster
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Contre la tristesse, l’abattement et le désespoir, j’ai la faiblesse de préférer la marche à pied et la prière à n’importe quel breuvage ou substance . Je n’ai pas eu la chance de croiser un seul fumeur régulier de cannabis ayant une personnalité équilibrée et positive . Il m’est arrivé de rencontrer des adeptes de cette saloperie qui étaient par ailleurs des musiciens talentueux , en pensant toujours qu’ils l’étaient malgré la fumette .


  • #1669171
    le 19/02/2017 par Riton
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Comment les colons US sont-ils venus à bout des Indiens ? En les empoisonnant avec de l’alcool, pour en faire des lavettes, sur les conseils de nul autre que Benjamin Francklin himself .

     

    • #1669318
      le 20/02/2017 par Padrepio
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Baudelaire cité le vin, et non l’alcool en général !


    • #1669369
      le 20/02/2017 par Emilien Chaussure
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      @Padrepio
      C’est vrai mais, pareillement, il parlait de confiture de haschich et pas de "pétards". La comparaison "essentialiste" est sans issue. C’est pourquoi l’attention ne doit pas être portée sur les substances en tant que telles mais, plus subtilement, au type de pratique, à l’intention, aux attentes... et dire la vérité. Les poètes ont un accès spécial à la vérité, toujours mêlée de sentiments, d’émotions. Il y a quelque chose de forcément manipulateur chez eux (pas forcément dans le mauvais sens d’ailleurs) et d’intimement lié à leur expérience sensible. Que les poètes poétisent là où ils veulent ; on n’est pas obligé de les croire sur parole quand ils prétendent "sortir d’eux-mêmes".


    • #1669489
      le 20/02/2017 par KPNSKV
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      C’est juste, mais oubliez une élément essentiel : ne buvant que peu ou pas d’alcool depuis leur arrivée en Amérique du Nord, les amérindiens ne disposaient plus des mécanismes hépatiques et des régulateurs enzymatiques nécessaires à la dégradation de grandes quantités d’éthanol. Leur vulnérabilité à l’acool état incomparablement supérieure à celle des Européens, habitués depuis au moins 20 générations à la distillation et depuis 200 générations à la fermentation.

      Beaudelaire était un européen, l’héritier, à ce titre, d’un patrimoine génétique ayant co-évolué avec la consommation d’alcool depuis des temps immémoriaux.

      Il faut ajouter que la chose est également vraie pour le haschich de certaines populations sémitiques du moyen orient et d’Afrique du nord, ainsi que pour divers peuples d’Asie Centrale : leur tolérance au THC et à ses dérivés est bien supérieure à celle de l’Européen moyen.


  • #1669177
    le 19/02/2017 par Silence Radio
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Très jolie pensée, bien que le statut intouchable de Baudelaire ne garantisse pas son omniscience sur la qualité des autres hommes (surtout qu’il a fumé du shit). Quel est cet ego ignoré qui assure à Baudelaire que sa pensée comme son expérience est juste, universelle et qu’il faut l’affirmer ? C’est un déni d’introspection de la part de ce poète inspiré (ou ex-spiré ?).

    Mais pourquoi si ce n’est par réaction irréfléchie, un camp cherche t-il tant à faire culpabiliser* celui qui consomme du cannabis ?
    Quel est ce nouveau débat sociétal si important qu’il nécessite la dénonciation et la mise en lumière d’une partie du peuple (c’est pas la jet-set ni le chaud-biz qui fume de l’herbe mais bien les paumés à la vie un peu dure ou des gens qui n’emmerdent absolument personne, sur toute la planète) ? Encore une division...

    *Nous savons tous très bien que dans nos sociétés modernes personne ne fume, ne boit, ne joue avec l’argent ou ne se perd dans le sexe par plaisir de vivre la vraie vie.
    On devine aussi parfaitement que fumer un joint en faisant l’amour dans une forêt au repos est un joyaux de sensations que seuls les humains ont pu connaître, tout comme nous savons, dans un mauvais encadrement, nous piquer les bras dans des caves sordides. Il serait dommage de priver par la répression les esprits curieux, faudrait mieux bosser sur le cadre.

     

    • #1669288
      le 20/02/2017 par Free Planeur
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      « Nouveau débat sociétal », Allez faire vos amplettes Au Bon Sens... pratique.

      C’est juste, qu’il y en a et qu’il Y en aura qui s’inquiètent pour leurs miches !

      Scandal après scandal... Les trafiques entre amis de l’Holly gâchis, eux aussi, sortiront.

      ON prépare l’avenir, ON arrondit, ON minimise, On adoucit, ON soupline, ON l’intègrera même dans la pharmacopée des antalgiques, certifié O.M.S... Et quand ça pètera ON en fera un traitement de santé publique.

      @ Silence Radio, veuillez ne pas comparer Baudelaire à Hamon ! Il fut utile qu’il touche la came pour en parler et nous l’éviter.

      ON ne préconise pas un calumet de la paix inter tribus, mais tue nos enfants ou en fait des dégénérés.

      Souviens-toi Baudelaire : « Je sais ce que j’écris, et je ne raconte que ce que j’ai vu ».


    • #1669936
      le 20/02/2017 par Silence Radio
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      @Free Planeur



      « Nouveau débat sociétal », Allez faire vos amplettes Au Bon Sens... pratique.

      C’est juste, qu’il y en a et qu’il Y en aura qui s’inquiètent pour leurs miches !

      Scandal après scandal... Les trafiques entre amis de l’Holly gâchis, eux aussi, sortiront.

      ON prépare l’avenir, ON arrondit, ON minimise, On adoucit, ON soupline, ON l’intègrera même dans la pharmacopée des antalgiques, certifié O.M.S... Et quand ça pètera ON en fera un traitement de santé publique.

      @ Silence Radio, veuillez ne pas comparer Baudelaire à Hamon ! Il fut utile qu’il touche la came pour en parler et nous l’éviter.

      ON ne préconise pas un calumet de la paix inter tribus, mais tue nos enfants ou en fait des dégénérés.

      Souviens-toi Baudelaire : « Je sais ce que j’écris, et je ne raconte que ce que j’ai vu ».



      1- Il eut été peut-être avantageux que vous en eussiez fait usage vous-même, vous auriez peut-être été plus cohérent là, au dessus. C’est un vrai problème, je ne comprends pas ce que vous dites.

      2- Clairement vous ne savez pas ce que vous écrivez et puisque vous racontez n’importe quoi, on ne sait pas trop ce que vous avez vu, ou bu.


  • #1669277
    le 20/02/2017 par Pépé le Moko
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Qui dit qu’il avait toutes ses facultés pour faire le procès du hashish , en temps que syphilitique ?!?

    " Le haschisch ne révèle à l’individu rien que l’individu lui-même ’

    Ben ... justement !!!


  • #1669319
    le 20/02/2017 par Padrepio
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    À la lecture des commentaires il faut bien conclure que la moitié des gens répondent à côté du sujet et quelques uns défendent leur drogue. Alors je me dis : ici comme ailleurs, avec tant de faux jugements, ou de postures hautaines, le poison a fait son effet en France, et que la force de trop peu d’hommes clairvoyants doit pouvoir lutter contre ce déchaînement d’infortunes qui frappe notre beau pays pour le sauver, plût à Dieu.

    Les nations n’ont de grands hommes que malgré elles

     

    • #1669360
      le 20/02/2017 par Jolie
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      En France les autorités n’ont pas assez balancé de Paraquat comme la DEA l’a fait au Mexique dans les années 70, ce qui a causé des millions de tumeurs, de malformations....etc....


  • #1669320
    le 20/02/2017 par Padrepio
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    La seule photo de Baudelaire rêveur...
    grand Nadar...


  • #1669330
    le 20/02/2017 par georges
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Écouter le Baudelaire des paradis artificiels sur cette question, c’est comme écouter Fillon sur la moralisation de la vie publique. Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais. Baudelaire a usé et abusé du "beurre de Marrakech", et s’il donne des conclusions négatives au niveau sociétal, il se garde d’en donner au niveau de l’individu. On peut se détruire (et détruire ceux qui nous entourent) bien plus sûrement avec l’alcool qu’avec l’herbe.
    tout est dans le dosage, et les jugements à l’emporte-pièce ne font pas avancer les choses.

     

    • #1669704
      le 20/02/2017 par Ici_Londres
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Pas mieux ; Tout est dans le dosage, et la qualité du produit. Et puis, on a tous des sensibilités différentes ; certains préfèrent boire un verre le soir en rentrant du taf, d’autres se rouler un joint.

      Je fais partie de ceux qui aime bien les deux ; tout dépend du contexte .. Par contre, en prohibant cette substance, justement, on encourage sa conso, indirectement. Elle est vu comme une défonce, un interdit. Donc elle touche surtout les jeunes désœuvrés qui en usent et en abusent .. et là, c’est certain que ce n’est pas bon .. Délicat sujet.


    • #1670882
      le 22/02/2017 par lo ouis
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Non, le club des haschischins (première moitié du 19ème) ont consommé la canna sous forme de dawamesk


  • #1669357
    le 20/02/2017 par Marde
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Rien ne vaut un bon fixe de Niesche !


  • #1669359
    le 20/02/2017 par Stavroguine
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Texte intéressant mais diaboliser le cannabis et promouvoir l’alcool dans le même temps c’est un sophisme.

     

    • #1670244
      le 21/02/2017 par gelée royale army
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      L’alcool se diffuse en effet dans tout le corps.
      Il y aurait également de l’éthanol dans le café ou le tabac (qui contient en plus un pesticide rendant accro comme l’héroïne).
      Préférer les tisanes d’ortie, les graines d’ortie, et la réglisse à mâchouiller (bio, pas les bonbeks chimiques).


  • #1669376
    le 20/02/2017 par NoMad
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Baudelaire : le St Augustin du cannabis !
    Lorsque le corps commence à se dégrader, beaucoup de gens se mettent à haïr ce qu’ils ont tant aimé... trop tard !


  • #1669390
    le 20/02/2017 par lemondereel
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Très beau texte de Baudelaire , le but d’un gouvernement est de pourrir le corps et l’esprit de l’intérieur des gouvernés pour couper cour à toute clairvoyance ici il décrit une drogue physique , il existe à ce jour une autre drogue non physique :la télé combien d’entrevous pour vous détendre passe son temps à allumer la télé ?
    « nous étions une nation d’athlète ,aujourd’hui nous somme une nation de spectateur » JFK parlant de la télévision .

     

    • #1669930
      le 20/02/2017 par antoine.s
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      "le but d’un gouvernement est de pourrir le corps et l’esprit de l’intérieur des gouvernés."
      Pas très sympa pour nos roi et nos papes qui se sont vraiment cassé le cul pour faire de peuples barbares dans les deux sens du terme des peuples capables de construire des cathédrales et des châteaux comme Versailles. Certains même allaient soigner les lépreux au lieu de leur dire "cass toi pov con"..


  • #1669464
    le 20/02/2017 par LORDBYRON
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    S’il est un poète qui a écrit des choses définitives sur les drogues, c’est, davantage que l’immense Baudelaire, qui en prenait surtout pour enrayer les souffrances causées par la syphilis (opium, laudanum : V. bio de H. Troyat et Yves Bonnefoy), Henri Michaux. "Misérable Miracle" : tout est dit. Textes cliniques sur les effets de différentes drogues (mescaline, LSD, Haschich) qui aboutissent tous à la même conclusion : la drogue est une dissolution diabolique (au sens étymologique) de l’être, et elles n’apportent que peu de connaissance. On peut lire aussi les écrits d’Ernst Junger sur le sujet. Merci pour ce bel article et la qualité des réaCtions sur le forum.


  • #1669529
    le 20/02/2017 par Borderline
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    J’en ais plein les couilles de lire des toxicos défendre leur drogue sur E&R, c’est d’un niveau ...

    Et arrêtez d’amalgamer votre joint avec une utilisation médicamenteuse possible mais bizzarement illégale de cellule que l’ont pourraient isolé et distribuer sous forme de pillule ou autre. Au même titre que l’opium est utilisé légalement pour les médicaments il me semble (je ne suis pas pharmacien). Et pourtant il n’est pas question de se défoncer à l’opium toute la sainte journée.

    Ca commence à devenir lourd.

     

    • #1669548
      le 20/02/2017 par Emilien Chaussure
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      C’est marrant de commencer une phrase en évoquant le mystérieux contenu de tes gonades et de la finir en se plaignant à mi-mot du manque de niveau (intellectuel ?). La tête ou la queue ?


    • #1669573
      le 20/02/2017 par Borderline
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Et en quoi c’est intéressant, sinon sur le fond ?


    • #1669692
      le 20/02/2017 par Pharma copé
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Il n’est pas question pour les vrais malades de se défoncer à l’opium comme vous dîtes, mais voyant cela au quotidien je peux témoigner : la majeure partie des antidouleurs pour cancéreux en fin de vie est utilisée par des "marginaux" toxicomanes à des dosages qui tueraient un cheval, le tout sur les deniers publics. Je crains que la légalisation du cannabis dit thérapeutique ne finisse de la même manière, nos toxicos subventionnés regorgeant d’inventivité quand il s’agit des plaisirs solitaires.


  • #1669644
    le 20/02/2017 par Anti lobotomie
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    L’interdiction du cannabis n’a jamais été justifié par des études sérieuse sur sa dangerosité. Bien que sa consommation récréative et abusive soit surement nocive pour la santé, elle l’est au même titre que le tabac ou l’alcool, mais ne peut être mise sur le même pied d’estale car chaque drogue est différente. Une critique de cette drogue par un bobo adepte des lumières est très contestable. En revanche les propriété médicinale du cannabis sont prouvé depuis très longtemps ( récemment par la science et peut être des milliers d’années par les indiens), et dans beaucoup de pays ou il y a eu légalisation, les recherches ont pu démontrer que cette drogue peut être employé efficacement dans beaucoup de domaine médical sans aucun effet secondaire.

    Le sujet de sa légalisation est un sujet clivant qui , comme celui sur le mariage gay ou la burka, est balancé pour stopper la réflexion sur d’autre sujet bien plus important. De toute les manières ce ne sont pas aux élites à décider ce qui doit être interdit ou pas, c’est au peuple de décider n’en déplaise à ceux qui stigmatise les drogues par manque de connaissance à leur sujet.


  • #1669696
    le 20/02/2017 par Franck Devers
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    La défense de l’usage récréatif du cannabis n’est pas du tout objective, bien au contraire : elle est parfaitement intéressée. D’ailleurs, seuls ceux qui ne peuvent s’empêcher d’en consommer tous les jours, ont ce discours. Je connais ce discours par cœur, et en connait toutes les circonvolutions.

    Je suis un ancien consommateur quotidien, et je sais parfaitement de quoi je parle. Ce produit j’en ai fais le tour, plusieurs fois, dans tous les sens. Je me suis suffisamment menti pendant des années à chercher à justifier sa consommation, jusqu’à admettre l’évidence de sa nocivité mentale sur ma personne, sans compter les dommages physiques liés au modes de consommation.
    Ça remonte à des années maintenant, mais je me souviens parfaitement de ce que cela faussait en moi. Ce produit tel un imposteur, sait se rendre indispensable, se pose en solution, alors qu’il est tout le contraire. Il n’est qu’une fuite, une fausse échappatoire à des causes qui ne sont jamais envisagées sérieusement, ni résolues. Il ne fait que repousser la date de sa facture qui s’allonge chaque jour qui passe.

    Ceux qui doivent le comprendre, le comprennent un jour et abandonne ce poids supplémentaire et parfaitement inutile.

    Bien à vous.

     

    • #1669919
      le 20/02/2017 par Silence Radio
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Merci pour ce commentaire sensé. En mon for intérieur je connais cette vérité que vous énoncez si bien ; comme toute autre consommation (drogues, alcool, travail, télé, jeux vidéo), c’est un remplacement de la vraie vie.

      Il me faudra bien quitter l’herbe puisque dans ce monde elle ne me quitte pas d’elle-même, mais en attendant je (on) n’embête personne, s’il vous plaît tous, cessez les condamnations violentes (ai-je besoin d’expliquer pourquoi, gens moraux ?).


    • #1670801
      le 22/02/2017 par canaboide
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Il y a des contre exemples. Des personnes qui défendent le fait que la plante puisse retrouver un circuit légal (controlé) tout en ne fumant que très peu. Désolé de vous contredire.

      Imaginez un ancien alcoolique qui vienne vous faire "chier" en disant qu’il faut interdire l’alcool... Nan mais sans blague... J’imagine à peine comment il serait reçu ici !


  • #1669781
    le 20/02/2017 par hahaha
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Hahaha, certains devraient un peu réfléchir... En 25 ans, le chichon qui était varié, encore un peu issu de paysans locaux, festif et rassembleur, devient quasiment une drogue dure. Presque entièrement aux mains des maffias, beaucoup moins cher, beaucoup plus fort, voir coupé à l’héro (et je prédis que le THC va encore augmenter, et d’autres saloperies synthétiques seront ajoutées !).

    La facilité déconcertante à s’en procurer, l’isolement social de plus en plus grand des nouvelles générations (qui fument en solo dans leur coin des pétards chargés pour 4 ou 5) et leur niveau de ramollissement physique et intellectuel devrait plutôt inquiéter les professionnels de la profession (dont je fais partie, c’est une boutade...) qui s’expriment sur E&R...

    Car ne pas se rendre compte des ravages sur les jeunes déjà décérébrés par la TV ou le net sous prétexte d’être mieux équipés intellectuellement ou d’avoir grandi à une époque où il restait encore un peu (pas trop tout de même...) de culture et d’intelligence même dans les médias et dans l’éducation, ne relève plus du simple constat que c’est à l’origine un produit naturel avec des capacités curatives et relaxantes. Mais de complaisance envers ceux qui veulent transformer les faibles en zombies.

     

    • #1670141
      le 21/02/2017 par Emilien Chaussure
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      C’est très bien vu cette évolution du cannabis en "drogue dure" en même temps que la généralisation d’une consommation triste et solitaire. Mais n’est ce pas un argument pour autoriser la culture et la consommation de la plante, tout en réprimant sévèrement les "fraudes" (adjonctions de produits, OGM, importation de résine frelatée...) ?
      Ceux qui ne voient dans la défense de la culture du cannabis que la recherche d’arguments pour "défendre leur drogue" devraient réfléchir au fait que, quoi qu’ils pensent, quoi qu’ils disent, quoi qu’ils fassent, les fumeurs fumeront. AUCUNE prohibition n’a réglé le problème ; elle ne fait que criminaliser telle ou telle catégorie de personnes qu’on veut atteindre par ce biais et, au passage, favoriser l’industrie du nylon face au chanvre traditionnellement exploité depuis très, très longtemps.
      Faire l’éloge du vin n’est pas une justification d’ivrogne. Pareil pour l’herbe ou la résine.


  • #1669922
    le 20/02/2017 par Benoît
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Je fume un ou deux petits joints tous les soirs et ça me fait pas ce que dit Baudelaire...

    D’ailleurs, quand on lit les "Paradis Artificiels", on se demande bien ce qu’il avale, car vous pouvez bouffer autant de "space cake" (gâteaux au cannabis)que vous pourrez, vous vous sentirez peut être mal mais vous n’aurez jamais les effets relatés dans ce livre...ce qu’il décrit relève plutôt des champignons hallucinogènes ou du lsd...

     

    • #1670109
      le 21/02/2017 par Archimède
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      Je souscris à ce commentaire. Et en plus prendre un poète perché des siècles précedents pour tenter de diaboliser les effets de cette plante est pathétique..on a changé d’époque !
      On se demande vraiment d’ou vient cette haine aveugle et cette condescendance envers le THC


  • #1669970
    le 21/02/2017 par Seb
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Assez affolant de voir tous les camés à la Marijuana (au shit, ça fait moins rêver et c’est plus près de la vérité) qui viennent défendre leur drogue.

    Il faudrait qu’ils fassent un tour en neuro pour comprendre les méfaits très rapides du THC sur les neurones, là où la clope se limite aux poumons voire à la gorge. Là on cumule et en plus ça va très vite. Un ado shooté au pétard risque trapidement tout un tas de problèmes psychologiques et neurologiques (pour lui et pour son entourage !). Faut pas attendre 30 ou 40 ans comme pour le cancer des poumons.

     

    • #1670107
      le 21/02/2017 par Archimède
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      ""Assez affolant de voir tous les camés à la Marijuana (au shit, ça fait moins rêver et c’est plus près de la vérité) qui viennent défendre leur drogue.""

      Oui et alors ? si un consommateur vient défendre ce qu’il prend , c’est peut etre parcequ’il considère que sa consommation ne lui est pas néfaste, il sait peut etre mieux que les moralisateurs à géométrie variable, les effets que le THC lui procure ?
      Moi ce que je vois c’est plutot une diabolisation de ces produits avec comme summum les discours des "repentis" (pauvre petit) qui viennent nous dire qu’ils ont eu du mal à arreter, que le cannabis a pourri leur vie blabla..des faibles quoi (car c’est surement la drogue la plus douce sur le marché) , parceque dire ca et dédouaner l’alcool qui à dose forte est peut etre la plus grosse merde de cette planete, c’est édifiant..

      Donc cher @seb , assez affolant de voir tous les camés à l’alcool, à la télé, aux jeux, au porno, bref à tout dans cette société moderne, venir nous dire que c’est dangereux sans en avoir jamais consommé ou pire, aprés une mauvaise expérience du produit.


    • #1670343
      le 21/02/2017 par shotei
      Le haschisch au risque de Baudelaire

      A Seb,
      "Il faudrait qu’ils fassent un tour en neuro pour comprendre les méfaits très rapides du THC sur les neurones".
      N’avez-vous aucune considération pour l’opinion de ceux qui consomment du cannabis depuis longtemps (plus de vingt ans par exemple) ? Ils me semblent bien placés pour savoir ce qu’il en est et en parler, d’autant qu’ils connaissent souvent pas mal de personnes ayant eu la même expérience.
      Nous serions tous devenus débiles et/ou schizophrènes ?
      De mon expérience, les amateurs de cannabis ne sont (de loin) pas les plus stupides ni les moins cultivés, ni les moins bosseurs.

      Après, qu’il puisse être néfaste pour les jeunes cerveaux et les personnes ayant une tendance à la schizophrénie, nous sommes d’accord. Personnellement, j’ai commencé vers seize ans ; cela ne m’a pas empêché de réussir mes études et je vous assure que je ne suis pas une exception.

      Il faut arrêter avec les "toxicos", les "camés", la dépendance au cannabis est une blague.
      Elle est purement psychologique. J’en ai envie, j’en ai pas, je suis frustré, de mauvais poil, c’est tout. Rien à voir avec la dépendance à l’alcool, à l’héroine ou à d’autres drogues. Vous n’êtes pas sans savoir que l’on peut mourir du manque d’alcool (cf delirium tremens et autres manifestations du manque d’alcool).

      Enfin, les effets du cannabis selon qu’il est ingéré ou fumé sont différents. Ingéré, l’effet est plus lourd, plus long, plus diffus et impose pour être significatif de bien plus fortes doses.

      Comparer Baudelaire (déjà syphilitique, alcoolique, opiomane ...) qui ingérait trente grammes de hachich en une fois et une personne qui fume un joint, c’est comparer un type qui parvient à avaler vingt bouteilles de whisky (impossible, le coma éthylique intervient bien avant) et quelqu’un qui boit une bière et un whisky.

      Des fumeurs, j’en connais des avocats, des instituteurs, des profs (pas les derniers à déplorer la chute du niveau ne vous en déplaise), des ouvriers, des maçons, des brocanteurs, des sportifs, des agriculteurs, des chefs d’entreprise, des flics, des parents et des grands parents ... Et si le fumeur léthargique, stupide et bon à rien était l’exception ?


  • #1670211
    le 21/02/2017 par Marc
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Légaliser le cannabis, c’est un manque à gagner pour les alcooliers, et ce lobby est bien entendu pour l’interdiction-diabolisation de la plante, c’est aussi beaucoup de chiffre d’affaire en moins dans l’indistrie pharmaceutique, moins de vente de "calmants", de somnifères et autres "anxiolytiques" produits dont les français sont les consommateurs champions du monde !

    Les raisons de la diabolisation de cette plante par le passé, diabolisation qui fonctionne encore aujourd’hui (voir certains commentaires ici), ne relève pas tout à fait de la santé publique, mais plus exactement du conflit d’intérêt...(opium contre cannabis, nylon et coton contre chanvre, industrie chimique médicamenteuse contre produits actif naturel etc.). Le fait est que c’est une plante emmerdante pour le business, elle est ultra-polyvalente et pousse à peu près n’importe où.

    Et puis, avec la légalisation un peu partout dans le monde, les choses sont en train de changer, les souches de cannabis avec. Il y’a maintenant du cannabis qui ne "défonce" pas, tout en ayant un effet calmant, ce dernier contenant plus de CBD que de THC, voir sans THC du tout...

    Il a la vie dur le cliché du fumeur de joint tout mou, qui branle rien de ses journées et incapable de rien dans la vie...Il y’a des chefs d’entreprise qui fument des joints pour se relaxer le soir, et qui on leur activité qui tourne très bien !


  • #1670218
    le 21/02/2017 par luc
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    je suis déçu par baudelaire sur ce coup, et je ne dirai qu’une chose : dire que le haschisch ne révèle que l’individu et rien d’autre, c’est pour moi un point positif que je ramène à la fameuse citation "connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux"


  • #1670799
    le 22/02/2017 par canaboide
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    - Le produit circule largement. Il est modifié, sur-selectionné, ogm et défonce bien plus qu’avant... c’est un fait.

    - Le légaliser tuerait la mafia qui regne autour.

    - La plante elle même est très intéressante médicalement parlant. L’interdire ou la diaboliser sur ce point, c’est vraiment de la bêtise totale. Je parle de la plante originale (pas ogm gonflée de THC). Je parle de tous ses composés qui n’ont rien à voir avec l’unique THC. Des médecins disent que si la plante était découverte actuellement (sans la diabolisation qui lui colle à la peau) on dirait d’elle que c’est un produit miracle ! Des éléments contenus dans cette plante aident entre autre à guérir le cancer. (sous forme d’huile, aucun effet psychoactif).

    - Donc oui le canabis doit être étudié d’urgence par la médecine comme c’est le cas aux USA et en Israel depuis plus de 10 ans.

    - D’autre part, j’aime la ligne E&R quand elle parle de responsabiliser, encadrer. Que des adultes puissent fumer un pétard entre amis de temps en temps pour décompresser, de la même façon qu’on boit un coup, cela ne fait aucun mal. Le fait d’officialiser la vente permettra de controller la qualité et d’encadrer les jeunes, comme avec l’alcool, le tabac, l’ether, etc... (un jeune suicidaire qui veut se défoncer trouvera toujours qq chose à utiliser). Je connais plein d’ingénieurs qui fumaient beaucoup pendant leurs études et ont réussi à avoir leurs diplomes.
    Oui c’est un produit qui peut être très néfaste et foutre en l’air le cerveau. L’alcool aussi peut tuer (pas qu’au volant) et il y a clairement un deux poids deux mesure strictement appliqué par les détracteurs (souvent parce qu’ils sont sur une position conservatrice). Des personnes responsables, c’est ça qu’il nous faut, pas des moutons. Un cerveau préparé ne tombera pas dans le panneau. Concentrons nous plutôt la dessus camarades (prévention, encadrement) sans tomber dans la prohibition (qui n’a dailleurs jamais fonctionné).


  • #1674880
    le 28/02/2017 par Bobo
    Le haschisch au risque de Baudelaire

    Tout fumeur quotidien de joint est une loque. Un décadent. Et si la fumette des années 70 permettait malgré tout de faire des études d’ingénieur, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Personnellement même une cigarette Camel m’envoie en "vacances". Ce n’était pas le cas avec les "Gitanes" d’autrefois.
    Un grand verre de vin rouge me fais du bien s’il est bu au bon moment de la journée. Un verre de rhum le matin peut être sympa avant une marche d’hiver en montagne. A vous de doser et de connaître votre corps. Nietzsche le disait déjà.
    Mais pour les amateurs, j’ai quelque chose pour eux : 50 centilitres de jus de légumes frais par jour à l’extracteur et 3 séances de 45 mn de sport par semaine. Vous allez vous transformer en SuperSoral. Faculté de lire démultipliée, bonne humeur, meilleurs résultats en TOUT.

    Maintenant, si vous préférez utiliser une télé 4 heures par jour ou être def’ tous les soir ou les deux, vous allez très rapidement vous transformer en narbonoïde
    C’est ce que veut l’oligarchie, après tout.

    Ah oui, pour les "Gitanes" à l’ancienne, vous les trouvez encore sous forme de "Gitanes Troupes".
    Les "Gitanes" en commerce ne sont que du tabac de Goldo.


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