@ Ole,
C’est pourquoi l’avortement n’est pas à banaliser mais à considérer comme une mesure d’exception. Je ne pense pas que l’on créer "une catégorie de personnes", comme une forme de sélection... Cela reste un problème humain loin d’être anodin pour ceux qui le vivent et prenne cette décision.
Quand naît t-on réellement ? La question reste posée.
De même je reste terriblement réfractaire à toute forme d’excès, dans un sens comme dans l’autre, cela n’a jamais ammené rien de bon. Et que l’on revienne à l’interdiction de l’avortement cela n’empêchera pas les femmes qui le souhaitent, pour x raisons, de le faire. Mais alors dans ce cas, dans quelles conditions de sécurité, de misère et d’hygiène...
L’idéal serait de ne pas avoir besoin du recours à l’avortement, malheureusement, depuis l’antiquité nous savons que bon nombre de femmes ont dû recourir à cela. Alors, pourquoi se voiler la face, interdire officiellement en fonction des conclusions de certains, en sachant pertinemment que c’est leur infliger en plus la douleur de la clandestinité, le risque énorme d’une opération cachée dans les caves qui peut avoir des répercutions dramatiques, y compris dans la souffrance mentale et physique ?
Il faut être honnête, regarder le monde comme il tourne et apporter des solutions, même là où la tristesse est de mise.
Je crois que le point de discernement dans cette affaire est justement la différence entre la mesure d’exception et la banalisation actuelle comme moyen de contraception.
Des personnes sont en situation les amenant à l’avortement, on ne peut pas l’interdire par acquis de conscience et s’en laver les mains en les laissant livrées à elles-même dans cette détresse. Cela existe et il faut traiter le problème dignement.
Après, les différentes mesures à mettre en place pour éviter l’avortement, le cadre d’accompagnement avant, pendant et après, comme l’établissement d’une charte, voilà un débat qui devrait avoir lieu pour mettre un terme aux dérives. En interdisant, on ne résout rien.