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Lobbying bancaire pro-euro : Jacques Sapir répond à Frédéric Oudéa

Monsieur Fréderic Oudéa défend l’euro dans Le Monde. C’est son droit, et ce pourrait être même respectable. Mais, Monsieur Oudéa est le PDG de la Société générale. Il serait alors important qu’il dise explicitement qu’il parle en tant que banquier. Or de cela, nulle trace. Ceci est déjà en soit un fait grave. De plus M. Oudéa déforme sciemment la réalité, et cela est encore plus grave. Qu’on en juge.

Son article commence par cette citation :

« Le plus alarmant est que les discours les plus simplistes et démagogiques à ce sujet se répandent sans être contredits : ils visent à leurrer une population exaspérée. »

Il oublie de dire, et c’est assez scandaleux, que des économistes sérieux et réputés, en France comme à l’étranger, ont adopté cette position. En présentant les positions des anti-euro comme « simplistes et démagogiques » il commet un mensonge éhonté, que relaie le journal qui le publie.

Dans les problèmes qu’il cite, il évoque ensuite :

« Imaginons les problèmes concrets que poserait notamment le remplacement des billets et pièces en circulation, le risque de dépréciation des dépôts et de l’épargne des Français (du livret A par exemple) avec le risque de fuite des capitaux vers d’autres pays (sauf à fermer les frontières), le casse-tête de la conversion des emprunts internationaux avec le risque de se couper l’accès aux financements étrangers dont la France a pourtant besoin. »

Ces différents problèmes ont une réalité bien différente ce qu’en dit notre banquier.

Lire la suite de l’article sur russeurope.hypotheses.org

Sur la Société générale, voir aussi :

 
 



Article ancien.
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6 Commentaires

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  • Heureusement qu’il existe des gens comme J Sapir pour rectifier les bobards de ces menteurs de banquiers !

     

    • D’un autre coté...Un article d’Oudéa dans "le Monde", et pour défendre l’euro ...qui lit encore le Monde , et combien de lecteurs se sont risqués dans l’article d’Oudéa ? Il faut relativiser , et ne pas marher dans leurs combines : ils ne sont rien !


  • Un oiseau se pose de temps en temps , pour arréter de voler , pas un banquier !!!

     

  • + en faveur de Jacques Sapir, il prouve que tous les universitaires (dont bcp n’ont jamais la parole) ne sont pas vendus...

    pour le reste SG (la Societe Generale) est un mort-vivant... mais rassurez-vous il n’y a que les gogos qui vont perdre de l’argent, lui, il est a l’abri.

    Putain je vais finir par croire au complot... des esquimaux ... Oudea ... enfin je suis le dernier a faire des categories, mais je juge les gens sur leurs actions ````````


  • et il faudrait rajouter que l’argument de la perte de pouvoir d’achat en cas d’abandon de l’euro est totalement bidon. D’abord il n’est pas du tout certain que le retour au Franc engendrerait automatiquement une perte de pouvoir d’achat. Il n’est pas exclu que le nouveau Franc se renchérirait immédiatement face à l’Euro qui perdrait automatiquement un de ses pays piliers et chuterait aussitôt par rapport au dollar. L’euro chuterait d’autant plus vite que l’Allemagne se dépêcherait à sortir aussi de l’euro. Hors les dettes des pays sont en euros, donc pas de problèmes. Par après, la France aurait alors tout loisir de ramener le taux de change du nouveau Franc à des niveaux souhaités grâce à une politique volontaire d’impression de monnaie et de dévaluation. Par ailleurs, il apparaît évident que les multinationales croulent sous des centaines de milliards de dollars de bénéfices non taxés planqués dans les paradis fiscaux et dont ils ne savent que foutre à un point tel qu’ils se lancent dans des opérations d’acquisitions en achetant des start up à des prix complètement loufoques. Donc il est évident que si la monnaie d’un pays est dévaluée, les multinationales baisseront les prix pour s’adapter aux pouvoir d’achats des consommateurs afin de ne pas se faire prendre les parts de marché par les chinois. Mais cela c’est très mauvais pour les banques qui ne pourront plus spéculer en bourse vu que les actions des multinationales vont chuter. Hors les activités de trading sont la principale source de revenu des banques. Moralité : les banques pourraient connaître à nouveau des difficultés être forcées d’être nationalisées ! On comprend pourquoi les banquiers ne veulent pas la fin de l’euro. Plus encore, on comprend pourquoi les banquiers sont pour la fuite en avant spéculative dont l’euro n’est qu’une étape et l’étape suivante est connue : grand marché transatlantique et monnaie commune avec les état unis, puis avec l’amérique du sud...plus avec le monde entier.