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"Propose enfant à adopter d’occasion" : le marché de l’enfant de seconde main aux États-Unis

Mettons que nous soyons un couple de pédophiles, mettons que nous rachetons un enfant d’occase sur le Net à une famille qui l’a adopté en toute légalité mais qui l’a abandonné parce qu’il était de mauvaise qualité...

Voilà, c’est tout.

 

 

La Rédaction d’E&R

 


 

Des candidats à la parentalité adoptent des enfants, et parfois le regrettent. Alors, ils rendent l’enfant aux services sociaux ou font appel à des agences afin qu’il soit reproposé à l’adoption. Ça s’appelle le Rehoming, et rien ne l’interdit aux États-Unis.

 

Dans certains cas, les parents adoptifs déçus se chargent eux-mêmes de trouver de nouveaux adoptants qui ne font alors pas l’objet d’un contrôle des services sociaux. C’est interdit, mais on trouve quand même de nombreux groupes qui proposent des enfants à adopter sur Internet et notamment sur Facebook.

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Des parents adoptifs déçus

Les enfants victimes de cette pratique ont, pour la majorité d’entre eux, fait l’objet d’une première adoption à l’international, mais cela arrive aussi dans le cadre d’adoptions nationales.

D’après l’agence caritative « Adoptions from the heart » les raisons invoquées par les adoptants, pour abandonner l’objet d’un désir qui leur a pourtant coûté fort cher, sont des troubles du comportement de l’enfant qu’ils n’étaient pas préparés à gérer. Ils dénoncent d’ailleurs souvent un manque de soutien des autorités compétentes dans l’éducation de leur progéniture toute neuve.

En effet, ces enfants donnés à l’adoption ont souvent un passé difficile et même les bébés peuvent être issus de milieux sociaux très défavorisés ou problématiques et souffrir par exemple d’un syndrome d’alcoolisme fœtal. Les autres causes d’abandon mises en avant par les adoptants sont des troubles de l’attachement réactionnel, un syndrome post-traumatique ou un trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), toutes pathologies qui font que l’éducation du petit n’est pas un long fleuve tranquille et que le rêve d’une relation parents/enfant idyllique et de famille parfaite en prend un vieux coup.

Mais il arrive aussi tout simplement que les parents adoptifs soient déçus par leur expérience de la parentalité et affirment ne pas arriver à s’attacher à l’enfant.

Le marché de l’enfant d’occasion

Des agences se sont donc spécialisées dans la récupération et la revente de ces enfants rejetés par leur famille adoptive. Ainsi, l’agence Wasatch International Adoption propose-t-elle un programme « second chance ».

[...]

L’agence facture 2 400 dollars aux adoptants désirant se débarrasser de l’enfant devenu indésirable et 4 000 dollars pour le programme aux familles souhaitant adopter plus 500 dollars pour la démarche. Il est à noter qu’adopter un enfant en « seconde main » coûte beaucoup moins cher qu’une adoption internationale dont les frais à engager avoisinent les 20 000 dollars.

Petites annonces sur internet

Mais certains déçus de l’adoption trouvent les procédures légales pour remettre l’enfant sur le marché de l’adoption trop longues ou onéreuses. Ou ils veulent rentrer dans leurs frais et revendre l’enfant. Or, officiellement, obtenir un enfant via une vente est interdite aux États-Unis depuis une loi de 2012 entrée en vigueur en 2014.

Alors, ces familles cherchent des repreneurs de gamins par leurs propres moyens, en utilisant notamment Internet. C’est interdit mais la loi est très mal appliquée et les risques de sanction sont faibles.

[...]

Un gros problème est que les futurs adoptants ou ré-adoptants ne font pas l’objet des contrôles mis en place dans le cadre des adoptions suivant les procédures légales. Cette pratique fait la part belle aux prédateurs sexuels et à des traites en tout genre.

Lire l’article entier sur francesoir.fr

L’horrible mercantilisme américain

 






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