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Quel programme économique pour la France en 2017 ?

La situation économique et sociale de la France a atteint aujourd’hui un point critique. Non seulement la désindustrialisation y fait des ravages, mais le chômage de masse menace de faire basculer notre pays socialement dans un retour au XIXe siècle (ce qui est même théorisé par certains) et politiquement dans l’anomie.

Seule une forte croissance peut permettre au pays de surmonter les problèmes politiques auxquels il est confronté et d’affronter les défis des prochaines décennies. Car, ces défis sont multiples. Il s’agit à la fois de mettre fin au chômage de masse [1], de préserver notre modèle social hérité de la Libération de 1945 (et qui est attaqué tant par François Fillon que par Emmanuel Macron ou Manuel Valls), mais aussi de réaliser des avancées nécessaires et urgentes dans le domaine écologique. Il faut une croissance forte, mais une croissance qui profite à tous !

Le travail d’un économiste n’est pas celui d’un homme (ou d’une femme) politique. Il consiste à indiquer ce qui est souhaitable en restant dans le cadre de ce qui est possible. C’est en particulier le cas en année électorale. C’est donc le but des lignes qui suivent.

 

I. La nécessité d’un impératif de cohérence en matière de politique économique

Cet objectif impose à tous ceux qui y souscrivent un effort de cohérence. Aujourd’hui, la question du coût comparé du travail et de la protection sociale entre la France et d’autres pays est une question centrale. Soit, comme M. François Fillon (mais aussi François Hollande et Manuel Valls), on opte pour un retour vers le XIXe siècle [2], avec une baisse des salaires et un démantèlement du droit du travail (la fameuse loi El Khomri) et de la protection sociale, soit on rompt avec le système de contraintes qui aujourd’hui emprisonne l’économie française.

Ces contraintes sont connues. Elles sont, pour partie, le produit des orientations de la politique de l’Union européenne, ce que l’on appelle les GOPE. Elles sont, pour une autre partie, le produit soit direct, soit indirect, de la monnaie unique. Un exemple le montre bien : l’évasion (et la fraude) fiscale des entreprises équivaut à peu près aujourd’hui au déficit budgétaire. Or, il n’est pas possible de lutter contre cette fraude dans une situation de libre circulation des capitaux. Aujourd’hui, le gouvernement dépense, en matière budgétaire, plus que le déficit pour soutenir les entreprises. Mais, ce soutien n’est nécessaires, dans sa forme actuelle, qu’en raison de l’écart de compétitivité que nous impose l’Euro, qui pénalise la France de plus de 20% [3] par rapport à l’Allemagne, par exemple.

Lire la suite de l’article sur russeurope.hypotheses.org

Retrouver une économie productive avec Kontre Kulture :

 

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6 Commentaires

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  • #1633457
    le 29/12/2016 par The Médiavengers
    Quel programme économique pour la France en 2017 ?

    Belle liste de Noël monsieur Sapir. il ne reste plus qu’à trouver le parti qui a le plus de chance de l’appliquer. Avec vous comme ministre de l’économie et des Finances, pourquoi pas....

     

    • #1633596

      En effet, ce monsieur Sapir est un doux rêveur. Parce que ses idées ne sont pas mauvaises, dans le fond, mais elles arrivent largement trop tard et font l’impasse sur un détail d’une importance fondamentale : la proportion d’actifs par rapport aux fonctionnaires et chômeurs est tellement insurmontable en France qu’il en devient obligatoire de ponctionner les détenteurs de capital au-delà de l’acceptable. Avant c’était 50% sur les bénéfices des sociétés, c’est à dire des investisseurs. Ensuite c’est passé à 75%. Résultat, Gégé s’est cassé en Russie et il est loin d’être le seul. On parle de lui parce qu’il est connu mais l’exode des capitaux, il ne le porte pas tout seul sur ses petites épaules. Faut pas croire.

      Quand Sapir parle d’investissements et d’entrepreneurs pour redresser le Titanic économique qu’est devenu notre pays, il oublie que les intéressés ont déjà fait leurs valises depuis longtemps. Et oui, monsieur Sapir... le facteur temps ne peut et ne doit être négligé en économie. En tous cas pas par des investisseurs, pour qui les intérêts d’emprunts sont payables mensuellement. Or ce sont principalement les investisseurs privés qui créent de l’emploi et font tourner l’économie.

      Mais assez de théorie, laissons môssieur Sapir découvrir la dure réalité du capital : les contes de Noël, c’est pour les enfants. Pour les adultes, ça peut se résumer en quelques mots : sors ta main de ma poche ou je me tire ailleurs !


    • #1633761

      Quand bien même vous auriez le niveau de Monsieur Sapir @Sherlock, ce dont vous me paraissez plus qu’éloigné, une telle condescendance ne serait pas pour autant justifiée. J’adore ce genre de raisonnement qui fait de la réalité une fatalité. Les évadés fiscaux peuvent rigoler et les sans-dents et autres patrons de PME écrasés sous les impôts divers et variés pleurer de leur côté. Car que voulez-vous, Monsieur Michu a parlé et délivré sa sentence, circulez il n’y a rien à voir.


  • #1633470

    Ah, le totem du "modèle social" indépassable, coûteux, déresponsabilisant et injuste qui d’ailleurs, a supplanté des systèmes mutualistes diversifiés plus performants. La preuve : les régimes que l’on appelle "spéciaux" sont ceux qui ont refusé de rejoindre le régime général.
    Les pays qui ont désétatisé leur protection sociale s’en portent beaucoup mieux. Il faut séparer ce qui relève de la solidarité et ce qui relève des mécanismes d’assurance. Les Français doivent prendre conscience de ce que leur coûte la protection sociale, les prestations ne sont pas "gratuites" !
    D’autre part, on ne peut pas rendre l’euro responsable de tous nos problèmes. Nous payons la lâcheté de nos politiques qui ont préféré l’endettement et le court-terme, et donc l’augmentation des dépenses publiques aux vraies réformes. Ils ont fait de la démagogie sociale électoraliste, puis traité les problèmes économiques engendrés par leurs dépenses et leurs réglementations absurdes, avec des solutions sociales... D’où, toujours plus de déoenses et toujours plus de dette.
    Nous avons une chance : la durée du travail qui est inférieure à celle des autres pays. C’est un facteur sur lequel on peut jouer sans que les Français soient appauvris. Le deuxième facteur est la facilitation de l’investissement productif. Et le troisième, la baisse des dépenses publiques.

     

  • #1633490

    C’est ni plus ni moins le programme du FN ,mais Mr Sapir a du mal à le dire.