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Synthèse du mouvement révolutionnaire mondial

Par Johan Livernette

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65 Commentaires

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  • #94891
    le 03/02/2012 par blablacoincoin
    Synthèse du mouvement révolutionnaire mondial

    plusieurs siècles d’histoire révélés en cinquante pages : balèze dites donc !

     

    • Il a raison.
      On a plus le temps, et il est nécessaire de mettre à disposition des informations à une génération qui n’aura pas, pour la majorité, le courage de lire un pavé.

      Et puis comme il le dit, sa synthèse vise à mettre en évidence le "sens de l’histoire", et non pas analyser en détail chaque évènement historique avec ses particularités propres.


    • #95011

      J’ai toujours l’impression que cet homme est un Soral, niveau contenu, avec 20 ans de moins. Cela résumerait Comprendre l’Empire en 50 pages en somme ? Où est la valeur ajoutée ? Est-ce juste pour mâcher le travail à ceux qui auraient la flemme de lire 150 pages ?

      Je peux me tromper mais c’est mon sentiment pour le moment.


  • #94902
    le 03/02/2012 par Charles Tremblay
    Synthèse du mouvement révolutionnaire mondial

    Sa synthèse semble intéressante. J’espère seulement qu’on ne retrouve pas dans ce livre des affirmations fausses ou injustifiées comme "Aleister Crowley copain d’Hitler" ou encore "Jordan Maxwell et Ghislaine Lanctôt représentatifs du New Age, d’essence satanique".

    Pour le reste, il a tout-à-fait raison : l’étude de l’Histoire est incontournable pour mener un combat efficace contre l’hégémonie mondialiste.


  • #94910

    courage pour votre travail precis et precieux


  • #94950

    Excellent ! 100 % d’accord ! A se procurer l’ouvrage !

    Les Joseph de Maistre, Mgr Henri Delassus ou Pierre Virion (ces deux derniers sont des géants) cités par Johan Livernette sont tous aux éditions Saint Rémi :

    http://www.saint-remi.fr/


  • #95124
    le 04/02/2012 par rmes citoyens
    Synthèse du mouvement révolutionnaire mondial

    je suis déjà curieux , de lire ce livre que j’ai acheté avec plaisir

    aucun problème de transaction , c’est plus simple qu’une lettre à la poste

    si ce résumé d’histoire est aussi bien fait , que ce que j’imagine , j’en offrirai un exemplaire à tous mes ennemis et à tous mes amis

    je vous dirais celà , quand je l’aurais reçu et relu


  • #95161

    il parle bizzarement, et en plus il se lit ! (ridicule) !

    bon point pour les le format réduit de 50p.


  • #95194

    On imagine mal Jésus vendant la bonne nouvelle ; il est plutôt le type qui viendrait saccager le temple...
    Je m’explique.
    Il est peut-être temps de soulever une question importante.
    La crise et l’instabilité du monde ne profite pas uniquement aux banquiers, aux traders et à l’hyperclasse. Elle est aussi récupérée par plusieurs "intellectuels" et "penseurs" qui l’utilisent et en PROFITENT pour sortir des ouvrages pas nécessairement très pertinents..., des ouvrages dont la simplicité et le manque de rigueur sont justifiés par le manque de temps des éventuels lecteurs, par leur manque de culture, par leur manque de fonds...
    De la subversion à bas prix, de l’information à bas prix, bref, les mêmes techniques que les médias dominants...
    Le penseur authentiquement subversif se doit donc, si son objectif est réellement d’informer et de stimuler les changements sociaux, de commencer par distribuer gratuitement le fruit de ses réflexions et n’accepter que les dons que ses lecteurs veulent bien lui faire. L’escroquerie et l’excuse des droits d’auteur est l’un des premiers mensonge dont il faut se défaire. Celui qui tire profit de la crise, ne serait-ce qu’en vendant des ouvrages dénonçant la crise, est coupable de complicité, car on ne mord jamais réellement la main qui nous donne notre pain.
    Les droits d’auteurs dissimule la prétention de certains, cette prétention selon laquelle ils seraient les producteurs géniaux et originaux d’idées géniales et originales ; alors qu’une idée n’est toujours seulement que la cristallisation d’un complexe réseau de faits socio-historiques auxquels participent tous les acteurs de la société présente et passée, que ces acteurs soient cités explicitement ou non. Il n’y a pas d’homme sui generis, ni d’idée suis generis. De fait, toutes les idées appartiennent à la totalité de l’humanité, et celui qui prétend en "breveter" une comme certains prétendent breveter la vie, sont aussi corrompus et fautifs que ceux qu’ils dénoncent.

     

    • "Tout travail mérite salaire."


    • #95246

      @vic

      La pensée n’est pas un travail qui tombe sous le coup de la rénumération. C’est une activité, intellectuelle, qui tient du don. Avec votre formule "lapidaire" - "tout travail mérite un salaire" - vous venez bien malgré vous de justifier toutes les activités parasitaires, telles la spéculation, que je suis certain que vous décriez par ailleurs.

      Une telle formule est plutôt utilisée par ceux qui rêve de faire de la pensée un moyen par lequel ils pourront échapper au travail. C’est là, notamment, la source de l’abstraction qui règne aujourd’hui dans la sphère économique. Comment alors se surprendre de la virtualisation du réel et de la déconnexion des élites, ces élites auxquels appartiennent la très très grande majorité des intellectuels, incluant certains qui se prétendent subversifs pour faire leur publicité, comme toute compagnie vante un nouveau produit en mettant de l’avant son côté pseudo-révolutionnaire.

      Notez l’application de tout le vocabulaire économique au "travail" intellectuel. Même les concepts, maintenant, font l’objet d’une production ; ils sont porteur d’une plus-value, etc.

      La pensée n’est pas un travail mais une contribution généreuse à l’humanité. On ne privatise pas la pensée lorsqu’on veut qu’elle circule. Une pensée, même la plus originale, n’est que le commentaire de ce qui a précédé et de ce qui a cours en même temps qu’elle. De fait, par conséquent, elle ne peut faire l’objet d’une appropriation ou d’une marchandisation.

      Les défenseurs de la propriété intellectuelle soutiennent une position aussi intenable que ceux qui veulent breveter le génome humain, les semences, etc. Cette privatisation de ce qui appartient de fait à tous est une dépossession de l’ensemble de l’humanité au profit de quelques-uns. À titre d’exemple, au lieu de justifier la brièveté d’un ouvrage par le supposé manque de temps des lecteurs, il faudrait commencer par souligner que la pensée exige du temps et que ce temps il faut le prendre. Nul ne peut faire le travail à notre place en prétendant régurgitez pour nous ce qu’il a jugé important. Ce n’est pas à coup de résumé et de synthèse que l’esprit citoyen se forme ; c’est par le long détour en quoi consiste la lente visite de multiples auteurs que se développe l’esprit critique.


    • #95261

      @vic (suite)

      Avec la privatisation de le pensée et les pseudo-droits qui en découlent, chaque pseudo intellectuel se trouve alors justifié de publier et de marchandiser le moindre papier mouchoir sur lequel il écrit. Cette prolifération des "papiers mouchoirs", qui entraîne la dissolution et la noyade de ce qui pourrait vraiment être important, est une industrie en soi : une industrie défendue, comme toujours, par ceux qui en profitent, et qui, à coups de quelques formules vides, ne manquent malheureusement jamais d’impressionner ceux qui, dépourvus d’esprit critique (ayant lu trop de papiers mouchoirs...) répètent les formules mêmes qui sont responsables de leur domination. Ceux-là, malheureusement, cherchent souvent un maître à penser qui les dispensera de faire les efforts nécessaires au développement d’une pensée authentique et personnelle, d’une pensée différente et nuancée, pouvant à son tour faire l’objet d’un don et d’une contribution à l’humanité.

      La logique économique est partout, et ses pourfendeurs, trop souvent, (et bien malheureusement), interrompent leur critique là où elle pourrait commencer à vraiment faire mal. C’est à ce signe, je crois, que nous pouvons reconnaître l’authenticité d’un penseur. Pour ce qui est de l’inauthenticité d’un penseur, on a qu’à penser à Debord par exemple, qui détournait, selon son dire, les idées et les images des autres, mais qui ne manquaient jamais de "breveter" ses films et ses ouvrages. Pas étonnant que ça plus grande fierté ait été de n’avoir jamais travailler... Le travail est producteur d’une richesse réelle et non d’une fiction auto-génératrice qui n’a pour but que sa propre reproduction sans fin.


    • #95328

      Sinbad, je n’aurais pas fait aussi long mais, oui, il y a bel et bien un business de la crise parmis les "dissidents".

      C’est quasiment une situation orwellienne où chacun a besoin de l’autre pour exister. Que devient le fond de commerce une fois le changement mis en place ?

      Cela dit, personne n’est obligé d’acheter les livres. Les vidéos se suffisent et sont gratuites.


    • #95375

      Sinbad à réussi à cristalliser une réflexion extrêmement pertinente, d’un très haut niveau je trouve. Ceci est très rare, exceptionnel même ! Merci de faire évoluer le débat par votre captation cérébrale, subtile alchimie de maître organisant ses structures neuronales de façon cohérente ! Continuez !


    • #95414
      le 04/02/2012 par La propriété de l’obstacle
      Synthèse du mouvement révolutionnaire mondial

      @ Sinbad

      Ceci est un reproche que l’on pourrait faire au dissident dans le cas où le monde auquel il aspire est effectif.
      En attendant, faut bien qu’il mange, qu’il se loge, qu’il paie ses procès et ses pansements.

      Sinon, comment lui suggèrerais-tu de fonctionner ?


    • #95415

      @ Aaltra

      Je suis désolé d’avoir été aussi long et d’avoir occuper tant d’espace, mais il y a tout de même des sujets qui ne se "règlent" pas avec des slogans publicitaires et des phrases toute faites.

      C’est seulement, je crois, que je suis un peu lassé de toute cette industrie de la (fausse) subversion. Il n’y a qu’une seule chose de subversif dans ce monde (qui pourrait être merveilleux), et c’est le don et le partage. La route est longue, je sais, mais il me semble que les intellectuels dignes de ce nom devraient être les premiers à l’avoir compris et à en promouvoir l’idée. Personnellement, j’admire les quelques auteurs qui rendent leur manuscrits disponibles gratuitement via Internet et je me fais un plaisir de les encourager monétairement lorsque je le peux et lorsque l’ouvrage en vaut la peine. N’est-ce pas une chose toute naturelle que les bonnes idées circulent !

      La privatisation de la pensée, selon moi, a entraîné un cercle vicieux. Les "cerveaux" se sont lancés dans la quête effrénée du nouveau concept, comme les marchands et les consommateurs se lancent dans la quête insensée du nouveau produit (et ce avec les mêmes effets pervers). Nous sommes submergés par des tonnes d’informations, de théories, dont plusieurs se recoupent et sont redondantes, en totalité et/ou en partie ; chacun tire la "couverture" de son côté, chacun souhaite être l’intellectuel du jour (statistiques de ventes à l’appui) dont le succès, dans le meilleur des cas, lui permettra d’être à l’abri des vicissitudes de l’existence ; cette compétition génère des conflits entre les différents mouvements "subversifs" ; nous nous divisons au lieu de militer dans la même direction ; résultat : le Capital règne, ininquiété et paisible, puisque nous sommes occupés à lutter entre nous, et ce simplement car nous avons oublié (geste le plus important et sans lequel tout le reste est vain) de le débusquer chez nous.


    • #95498

      @ La propriété de l’obstacle

      Comment je leur suggère de fonctionner ?

      Et bien comme tout le monde, en s’occupant d’abord à un travail honnête, lequel aura l’avantage non négligeable de ne pas leur faire perdre contact avec la réalité des travailleurs et de la classe qu’ils prétendent défendre ; puis en consacrant leur temps libre à cette activité passionnante et généreuse qu’est la réflexion et la "contemplation" active.

      Je ne comprends pas d’où vient l’idée selon laquelle il faudrait "avoir tout son temps" afin d’être en mesure de "produire" une pensée digne de ce nom. Ce mythe est certes entretenu par nos charmants universitaires, mais n’oublions pas que ceux-ci sont engagés dans la recherche désespéré du concept et de la théorie nouvelle sur laquelle ils pourront fonder leur carrière (phénomène qui débouche tout droit sur la spécialisation du savoir, cette spécialisation qui fait perdre le sentiment d’Unité de l’existence), et que conséquemment, ils se doivent d’accorder un temps considérable à la lecture de tous les ouvrages, histoire d’une part, de trouver ce qui n’a pas encore été dit, et d’autre part, de glaner ici et là les opinions déjà émises qui seront propices à appuyer leur "géniale" découverte. Mais, entre vous et moi, les universitaires n’ont que fort rarement engendré des concepts réellement révolutionnaires ; l’auraient-ils fait, par ailleurs, que cela ne changerait rien à la nature profonde de la pensée, laquelle n’en demeure pas moins un don destiné au bien être de tous.

      La pensée est le résultat d’une expérience subjective bien sentie et bien méditée. Or, qu’elle soit subjective au plus au point ne signifie aucunement qu’elle appartienne à son "auteur", de telle sorte qu’il serait justifié, pour lui, d’en tirer profit.


    • #95499

      @ La propriété de l’obstacle (suite)

      J’oserais même dire qu’une réflexion authentique se doit d’être anonyme, afin d"éliminer les effets pervers qui résultent de la quête de la reconnaissance et du profit. Puisque n’est authentique que le don anonyme, une pensée authentique ne doit pas être associée à un nom. Cet anonymat permet par ailleurs d’éviter les attaques personnels qui servent trop souvent, malheureusement, à discréditer une idée par l’évocation des imperfections individuelles de son émetteur. Une pensée qui, lorsque détachée du nom de son auteur, a moins (ou davantage) d’impact que lorsqu’elle est attachée à ce même nom, est une pensée qui révèle sa propre faiblesse de même que celle de ceux qui prétendent l’accueillir. Le dévoilement de cette double faiblesse est la seule vertu d’une telle pensée. Mais cette vertu, ne nous y trompons pas, nous pouvons nous en passer sans perte.

      En une formule brève, je dirais que les professionnels de la pensée ne valent guère mieux que les professionnels de la politique. Ces deux groupes ont tous deux oublié les fondements de leur activité, avec les résultats que nous connaissons aujourd’hui.

      En une formule provocante, cette fois, j’oserais conclure en synthétisant l’histoire du mouvement révolutionnaire de la façon suivante : Quiconque marchande ses écrits à un prix supérieur au coût du papier, de l’encre et de la colle qui ont servi à imprimer sa pensée, avoue implicitement, du fait de cette simple inéquation, que ces thèses sont erronées, puisqu’elles ne tiennent pas compte du principe fort simple à partir duquel, seul, il est possible de refonder la société.


    • #95505

      @ La propriété de l’obstacle (suite et fin)

      Vous dites : "Ceci est un reproche que l’on pourrait faire au dissident dans le cas où le monde auquel il aspire est effectif."

      Je réponds : On ne peut pas attendre que tout le monde soit "généreux" pour commencer à être "généreux". Une telle attente nous dispense certes (oh la belle excuse), de ne pas l’être ; elle révèle peut-être, ensuite, que nous ne VOULONS pas l’être. Mais au final, il faut bien commencer quelque part... Et il me semble, pour cette raison, que les intellectuels, dissidents ou non, devraient être les premiers à mettre en pratique les principes qu’ils prétendent défendre.


    • #95535

      @Sinbad : leurs sites internet et leurs videos véhicules leurs idées gratuitement... Sait-tu combien de temps et de travail il leur à fallut pour écrire ces ouvrages ? Je pense que prendre le temps d’écrire un ouvrage soigné aussi bien sur le fond que sur la forme mérite rémunération. De toute façon, s’il est de mauvaise qualité il ne se vendra pas... Donc je ne voit pas ou est le problème. S’il agissait vraiment comme le système, il aurait fait 100 pages de plus sans ajouter de contenu véritable, il aurait imprimé en grand avec une belle couverture cartonnée et il aurait vendu le tout 28€. Là : 6€, si ça t’intéresse tu l’achète, sinon non. Encore une fois, quelle est le problème ? Ces gens doivent quand même vivre ! On ne vit pas dans le monde de oui-oui et des bisounours où effectivement les idées circulerait gratuitement... Ca sent le bobo cette remarque.


    • #95552

      @ jean-jean

      Je ne répondrai pas à vos questions, M. jean-jean, car la réponse est déjà contenue dans mes interventions précédentes ; et contrairement à certains, j’éviterai la redondance.
      Je ne descendrai pas davantage au niveau de votre argumentation, laquelle se situe comme trop souvent au niveau des attaques personnelles. Serais-je bobo, ce qui semblera un non sens à toute personne qui me connaît, cela ne changerait rien, absolument rien !, à la vérité que je tente d’exprimer. Vous donnez là un bel exemple des effets pervers de la propriété intellectuelle : on croit invalider un argument en disant que son "auteur" est bobo, ou antisémite, ou frontiste, etc. Quelle pauvreté intellectuelle... Vous me faites penser à un certain Martineau, auquel Verges a su répondre brièvement et de façon fort appropriée...


    • Ce que tu dis se tiens...mais non. Certes, la pensée ne devrait pas se vendre ; les penseurs devraient vouloir tout donner anonymement et travailler le jour pour penser la nuit, et patatitata...
      .
      Pourtant, ces penseurs, si on accepte de ne pas leur faire un procès d’intention, doivent faire avec le monde dans lequel ils vivent : ce système n’a pas été mis en place par eux (ils doivent faire avec) et il est penser pour éviter la naissance d’une vraie pensée dissidente et sa propagation. On peut, dans ces conditions, leur laisser une marge de "pureté" plus large dans leur méthode de propagation des pensées et des idées.
      .
      Soral, Livernette et d’autres, Dieudo aussi, se cassent le cul et prennent de très gros risques pour eux et leur famille afin d’aider le quidam à penser. Leur travail, certes un nain sur les épaules de géants précédents, est d’une qualité exceptionnel, dense, direct, clair, avec un vrai pouvoir de prédiction (donc pertinent). Leurs ouvrages ne sont pas à classer dans la catégorie "papier cul" (ou plus hypocritement dit "petits mouchoirs"). Ce sont de réels condensés d’intelligence critique qui invitent à la réflexion et à l’action. Ce sont des portes et des incitatifs sérieux à l’autoformation en profondeur et non des readers digest qui fermeraient les portes du savoir et de la vraie étude, de la vraie recherche. Ce ne sont pas des raccourcis abscons et subjectifs qui fourvoieraient leurs lecteurs mais des jumelles pour contempler le paysage occulté sciemment par les détenteurs officiels stipendiés du "savoir".
      .
      Pour ce qui est du prix : je lis depuis longtemps et ne compte plus les ouvrages payés au prix fort ; les bibliothèques sont aussi de fidèles alliées mais...Mais je ne suis pas immortel ! Les condensés servent aussi à gagner du temps que je n’aurais jamais. Je vérifie les informations qui me semblent le nécessité et, malheur de moi, je fais aussi confiance à un certain type d’humains. Le genre d’humains qui font tout pour que le maximum de gens puissent lire le fruit de leur travail pour une somme modique, sans en faire profiter le moins possible le système. Ce n’est pas une trahison, disons que c’est ce que je leur dois pour le courage qu’ils ont et les coups qu’ils prennent pour moi.
      .
      Veulent-ils vraiment voir s’effondrer le système ? Je n’en doute pas un instant. Ce ne sont pas des médiocres et un Soral comme un Livernette pourront toujours subvenir (bien plus grassement) à leurs besoins. (suite...)


    • #95597

      Où est le mal à vendre le fruit de son travail. il faut qu’il mange cet homme, il réfléchit et fait des recherches à ta place !


    • Allez, je finis...
      .
      Des Soral et des Livernette s’en sortiront toujours ne serait-ce que parce que se sont des épées intellectuellement. Ils ont choisis le chemin le moins confortable, non par happas du gain ou par facilité mais, au contraire, par courage et conviction.
      .
      Ta réflexion est belle et bonne mais, à mon avis, c’est un théorème de mathématique. Il est joli à regarder mais son lien au réel est des plus ténu. Je préfère la physique et le rapport au réel, sinon, comme toi, on risque de devenir puriste et mettre dans le même sac les putasses bhliennes (profiteurs sans couilles et blindés de tune mal gagnée grâce à des ouvrages nombreux mais sans fond ni forme) et les héros/hérauts des temps modernes.
      .
      Pour finir, si jamais l’apport d’un Soral ou d’un Livernette n’était pas pertinent, il y a longtemps que je leur pisserais à la raie, or, plus le temps passe, plus ils offrent leur labeur sur internet, le fruit de leurs maigres revenus passant dans les procès et déplacements/conférences/matériel ; ils paient de leur personne (se font tabasser, insulter, diffamer, poursuivre, et l’avenir semblant devoir être le merdier qu’on prévoit, peut-être éliminer) ; bref, plus le temps passe plus je les respecte et...(est-ce une honte de le dire ? Je ne le crois pas.) les admire !
      .
      Aujourd’hui, pour 6 euros t’as plus rien, ah, si, t’as le droit à un cours de morale pas chère.


    • #95623

      @ pff

      Je ne fais de procès d’intention à personne. Permettez-moi de rappeler que ma première intervention commençait par : « Il est peut-être temps de soulever une question importante. » Tout au long de mon raisonnement, que j’ai parsemé de peut-être et de si, je n’ai attaqué personne personnellement, je n’ai tout au plus que donner des exemples d’arguments qui m’apparaissent fallacieux, en n’incriminant le plus souvent que la classe fort générale des universitaires. Pour ce qui est des papiers mouchoirs, je n’avais franchement pas pensé au papier cul. L’image des papiers mouchoirs m’est venue d’un autre lieu, notamment des serviettes de table des cafés sur lesquels on écrit, parfois, comme le font les artistes bohèmes bien pensants.

      Je persiste tout de même à être en désaccord avec des propositions telles que : ils doivent faire avec le monde dans lequel ils vivent ; car on n’introduit pas un changement dans le monde en faisant avec le monde dans lequel on vit ; il faut une rupture avec le paradigme ambiant si l’on veut que ce monde dans lequel on vit devienne un monde dans lequel on a, à proprement parler, vécu.

      Je suis également tenté de refuser la démarche de ceux qui prétendent mâcher, digérer et régurgitez les supposées vérités nécessaires à notre salut. Ceux-là occultent le processus par lequel il faut bosser par soi-même, comme ils l’ont probablement fait eux-mêmes, pour atteindre une quelconque indépendance d’esprit. Il n’y a pas de raccourci entre notre état d’esclave et la liberté. « Arbeit macht frei. », disaient certains… Je suis d’accord avec eux dans la mesure où l’on consent au contre-sens qui fait de la pensée un travail.

      Vous soulignez, de plus, la beauté des mathématiques, mais favorisez la physique pour son rapport au réel. Et bien sans mathématique, pas de physique ; par ailleurs, les mathématiques, malgré leur apparence purement formelle, sont une convention, tout comme le langage, permettant le développement de la société humaine.


    • #95625

      @ pff (suite)

      Autre exemple de raisonnement fallacieux : « Aujourd’hui, pour 6 euros t’as plus rien, ah, si, t’as le droit à un cours de morale pas chère. » Et bien, dites moi, vous qui ne faites pas de procès d’intention, depuis quand la chèreté d’une chose est-elle un indice de sa valeur réelle ? (Je suis certain que vous tremblez, en ce moment même, face au démon auquel vous venez d’entrouvir vous-mêmes la porte…) Je suis certain que vous pourrez me répondre, vous qui préférez le réel au formel et au conventionnel qui fondent la société.

      Ce que je constate, c’est qu’il y a toujours une tache aveugle dans les appartenances que nous nous forgeons. Il est toujours possible de tout critiquer, sauf ces quelques personnes ou ces quelques idées auxquelles nous avons accordées, à tort ou à raison, notre admiration. Et bien c’est là tout l’essentiel de mon propos, auquel pourrait remédier l’abolition de la propriété intellectuelle et l’anonymat de la pensée. C’est un idéal, bien sûr ; mais sans idéaux, vous vous condamnés vous-mêmes au statu quo et à la gestion pragmatique de vos vies. Pas étonnant que l’idéologie du mérite, à la quelle vous souscrivez sans le savoir, peut-être, en invoquant le dur labeur des intellectuels qui vous servent de maître à penser (et d’excuse pour ne pas penser), fasse de vous les dignes récipiendaires de la misère dans laquelle vous vivez. Un maître, quel qu’il soit, n’est toujours qu’un maître, et plus malin que tous sera le maître qui vous fera croire que sa maîtrise veut votre bien et qu’elle peut pour vous ce que vous n’avez pas su faire pour vous-mêmes.


    • #95633

      @ pff (suite et fin)

      Vous croyez qu’en payant quelques euros vous obtiendrez la valeur de plusieurs heures de « travail » et de réflexion ? Et bien vous succombez là à la tragédie de la plus-value, laquelle donne au prolétaire l’illusion qu’il participe pleinement aux moyens de productions responsables de la logique « bénéfique » (j’entends des bénéfices) qui contrôle sa destinée.


    • #95677

      Et que l’on ne s’y trompe pas… cette idée que je tente de défendre, est la seule idée que vous ne trouverez jamais dans les livres, car quiconque voudrait tirer profit de cette idée, serait, de fait, en pure contradiction avec l’idée de laquelle il prétendrait tirer profit. Quiconque voudrait tirer profit de cette idée toute simple, se discréditerait de fait en la promulguant sous son nom. Pas étonnant, donc, que cette idée toute simple n’ait jamais été défendue ; pas étonnant qu’elle ne trouvera pas plus de défenseurs prochainement... la subversion authentique ne tolère aucune ét(h)iquette (à lire comme une éthique de pacotille...)


    • #95843

      En parlant de maître et de maîtrise, les alchimistes, qui ne prenaient pas de raccourcis pour tenter de découvrir comment la matière réagissait au confinement et à la chaleur, avaient pour habitude de mettre un doigt devant leur bouche en guise de :"chut !". Sinbad comprendra aisément ou je veux en venir... quand on expose une termite à la lumière, elle meurt presque instantanément. Celui qui propage sa lumière prends la responsabilité de rendre aveugle le curieux paresseux avide de connaissance fulgurante. Pour remédier à ce problème, l’élaboration lente et progressive de sa maturation, par ses propres recherches et expérimentations lui permettra d’effectuer les "paliers de décompression" indispensables au maintien de son équilibre physique et psychique, ainsi qu’in fine sa réalisation personnelle de connaissance de Soi et du monde qui l’entoure, dépouillée de toute croyance et conditionnement inculqué par autrui. Selon moi, (et ceci d’ailleurs n’engage que moi, point de volonté prosélyte dans mon propos), la seule et unique liberté véritable.


    • #95852

      @Sinbad

      La longueur de la réponse n’est absolument pas un reproche. Seule ma démarche était impliquée dans le sens où je n’aurais pas pris la peine d’en dire autant pour laisser matière à réflexion et quand bien même j’aurais essayé, je ne l’aurais surement pas fait avec autant d’habileté.

      Dans tes réponses, tout est clairement développé et me semble pertinent. La conclusion est magistralement logique (voire logiquement magistrale ?).

      Je n’accuse personne en particulier mais comme indiqué, la question mérite d’être posée. On peut renvoyer à "La Trahison des clercs" de Julien Benda pour ceux que cela intéresserait (et oui, encore un livre à acheter ;) )


    • Et une bonne claque dans ma face !


    • Bon j’ai lu les pavés de l’ami Simbad et des autres, je suis plutôt d’accord avec Simbad. En particulier sur un aspect de son post initial, c’est à dire de faire ce que beaucoup de programmeur font, c’est de l’appel au don. Diffuser gratuitement et appeler à la donation.

      Et je ne suis certain d’une chose, c’est que ça peut être plus bénéfique pour tous. L’auteur et le monde. Car en fin de compte, l’homme est foncièrement honnête et en principe là où tu demandais 6€ pour un livre, certains te lâchent un 10€ sur Paypal. Je n’ai bien évidemment pas de statistiques pour justifier ça, c’est juste mon ressenti.

      L’avantage de ce type de procédé, c’est l’accès illimité à tout et rétribution de ce qu’on utilise réellement. Une sorte de filtre à BHL en puissance. Qui oserait lâche un paypal à un millionnaire, propriétaire d’une chaine de surgelé, vendeur de pensées aussi glaciales que ses frigidaires.

      En tout cas, j’encourage les gars à faire leur business, tant qu’il s’agit de fournir du bon travail et de la bonne analyse. Tant que les bases de notre monde n’auront pas changé, le principe énoncé plus haut reste autrement spéculatif et risqué pour quelqu’un qui doit subvenir aux besoins élémentaires pour un existence décente.

      Aucun SDF, même avec toute sa tête, n’aurais l’occasion de publier quoi que ce soit à notre époque.


    • @Sinbad, excellente argumentation. excellente idée. Merci (un don se doit d’être reçu correctement par la personne qui en bénéficie non ?). @Pff je suis également d’accord avec votre conception du pragmatisme. Mais c’est effectivement le comportement que met en avant Sinbad qu’il faudrait mettre en œuvre ici et maintenant autant que possible. Sinbad, sans vouloir être indiscret mais sociologique disons, quel est votre travail rémunéré vous permettant une réflexion libre en dehors de celui ci ?


    • #96223

      Une simple question : as-tu lu ce livre avant d’émettre une critique ?


    • #96233

      Je retire ma critique trop rapide après avoir lu l’ensemble de tes commentaires et les réponses associées.

      Cela dit, je pense que tout travail intellectuel est susceptible de mériter salaire. Le mérite t-il vraiment ? Chaque livre en ma possession a t-il été acheté ? Non bien sûr. Le prix est-il proportionnel à la qualité des informations contenues ? Non plus. Un livre lu en bibliothèque par 100 personnes échappe t-il au "brevetage" de la connaissance bien qu’acheté initialement ?
      A mon avis, l’acte d’achat d’un livre peut répondre : à une solution de facilité (il est plus facile de le trouver chez un libraire qu’ailleurs), à un acte économique élémentaire de notre société actuelle (je paye une marchandise bien que nourriture spirituelle), mais aussi à une démarche personnelle en soutien à l’auteur pour son combat quotidien et pour l’élévation de mon esprit.
      Imaginons par exemple une autre possibilité : Alain Soral organisant des lectures intégrales itinérantes d’un jour et d’une nuit de son livre, voire même des lectures chez lui (pour éviter l’aspect financier de ses déplacements, et où les gens amèneraient repas et duvet). On peut même aller plus loin en précisant que le livre ne serait qu’à l’état de manuscrit et qu’aucun livre n’est ou ne serait jamais édité. Ces lectures publiques seraient t-elles payantes ? Et si oui quel serait le but de cet argent donné ? Acheter de la connaissance immatérielle ? Ou rétribuer le temps offert qui n’aurait pas été utilisé par Soral pour produire de la richesse par son métier d’à côté ?
      Je n’ai pas de réponse arrêté sur la question. Je reste d’avis qu’acheter un livre de Soral, de Livernette ou un DVD du spectacle de Dieudonné permet à leurs auteurs de continuer à mener la lutte face aux vicissitudes
      rencontrées.

      Enfin, je suis assez d’accord sur le processus d’accumulation et de prolongement de la pensée des prédécesseurs puisque dans ce domaine il n’y a pas de génération spontanée. Mais l’accouchement d’un livre ne se résume pas à ça non plus.


  • #95523

    "la Revolution est un complot judeo-maconnique"
    enoncant ceci, Livernette s’affirme anti-revolutionnaire, je suis d’accord et n’ai jamais compris pourquoi le monde entier nous enviait la Revolution francaise, un bain de sang atroce, qui a fait reculer le pays d’au moins un demi-siecle par rapport a ses principaux concurrents, qu’on pense au niveau de misere et d’indigence du petit peuple francais au debut du XIX siecle quand dans le meme temps l’Allemagne voyait l’eclosion et la floraison d’un nombre incroyable de veritables genies ds ts les domaines ..
    "la Revolution est un complot judeo-maconnique"
    oui et on peut en plus ajouter que la Franc maconneire est une oeuvre judaique a la base, tout se tient, depuis des siecles, tout ce qui vise a dezinguer l’ordre ancien, chretien et catholique romain, que ce soit le protestantisme, la maconnerie, la grande banque, le communisme, a toujours pour auteurs ou inspirateurs principaux des gens originaires de la meme confession, c’est que la rancune est tenace depuis la destruction du second temple ..


  • #95540

    Excellente initiative.


  • #95805

    Je suis en grande partie d’accord avec sinbad, et bien que je sois egalement plutot d’accord avec les theses Soral/Livernette, il est evident qu’on est en droit de se questionner sur ce que doit etre un penseur/intellectuel dissident.
    La dissidence doit elle un mode de vie et/ou un mode de propagation de pensées ? Nos dissidents sont ils des profiteurs d’un système qu’ils abjurent et condamnent, est-ce conciliable avec une réelle dissidence, comme De Gaulle en 40, meme le général ne travaillait il pas pour lui-meme avant tout, personnellement je ne le pense pas mais il faut toujours s’interroger et ne pas prendre l’Histoire comme on nous la vend trop souvent. La dissidence a-t-elle un encore un sens aujourd’hui, l’empire n’a t il pas déja gagné si l’on ne peut vivre sa dissidence que dans un cadre privé ou dans des manifs, mais est-ce que manifester est très dissident en rentrant dans le cadre d’un evenement toléré par le système et meme institué par lui). Est on forcer de se servir du système pour le modifier ?
    Je suis egalement d’accord sur le fait qu’il ne faut pas s’attendre à tout comprendre en lisant le livre de 50 pages d’un auteur, meme très bon, et que rien ne vaut la pluralité et l’hétérogénéité des lectures. C’est évident pour la plupart mais se contenter d’un livre de Soral ou de Livernette pour se forger une maturité intellectuelle est illusoire. Je les conseille malgré tout et vive Soral ! et vive Sinbad tiens qui lui aussi nous propose de bonnes questions (d’ailleurs ses reponses n’engagent que lui, il le souligne )que je ne m’étais pas aussi clairement posé) !


  • @ Sinbad,

    Ok, pas de procès d’intention. Il m’avait semblé que vous vous lâchiez pas mal suite à la vidéo de Livernette et que, peu ou prou, il en était éclaboussé, mais bon...Mettons cela sur le caractère sans concession de l’idée que vous défendez, à savoir le fait que la pensée n’appartient pas à son "auteur" qui n’en est que le passeur, et que ce dernier n’a aucun droit d’en tirer profit. De plus, vous affirmez qu’il faut procéder à une rupture nette avec le système afin de passer au système suivant. (Dites-moi si je me trompe.)
    .
    Pour ce qui est des papiers mouchoirs, ok aussi, si vous parlez d’autres personnes que celles dont je vous entretenais. Reconnaissons quand même, pour être clair, que Livernette et compagnie ne font pas partie des "artistes bohèmes bien pensants" et encore moins des "universitaires" auxquels vos posts les amalgames un tantinet (à votre corps défendant).
    .
    Pour ma part, je persiste aussi à penser que des hommes réellement subversifs comme Livernette et Soral (et d’autres) doivent partir du réel, du monde tel qu’il est, pour le changer, en tirant partie des quelques faiblesses de celui-ci. On n’efface pas un monde comme un paradigme, car ce monde se bat, se défend et rend les coups. Le domaine de la linguistique et de la logique permettent toutes sortes de montages séduisants mais la mise en application n’est pas inclue dans le joli lot.
    .
    Certes, en s’appliquant à soi, d’abord, le changement qu’on veut voir advenir (Soit le changement que tu veux voir arriver !) on est mieux placer pour parler...mais pas pour agir. Dans le monde tel qu’il est, jamais je n’aurais pu avancer autant dans mes réflexions sans les apports de mecs comme Soral, et ces apports n’ont été concrètement possible que par l’utilisation d’une partie du paradigme en l’état. L’un dans l’autre ce compromis est, à y bien regarder, le moyen le moins onéreux pour avoir accès à leur vision des choses. Je n’ai pas à leur courir après ; ils n’ont pas à se ruiner pour partager. C’est plus une forme de potlatch que de commerce car mes "euros" couvrent leurs frais mais ne rémunèrent pas la qualité du travail qu’ils dispensent. Le prix ici n’est pas en rapport avec la valeur.
    .
    "Arbeit macht frei", certes... c’est une évidence, le travail libère, il rend libre. C’est en forgeant...puisqu’on fini par maîtriser et, partant, acquérir une autonomie (ou davantage de possibilités) face à la matière à travailler. (à suivre...)


  • @Sinbad (suite),

    Maintenant, sur le Arbeit macht frei, parlons-nous toujours des universitaires ou des subversifs. Les premiers sont des merdes qui pondent des tonnes de chiures dispendieuses pour le lecteur. Ils n’informent que peu et défendent par autocensure ou sciemment le paradigme ambiant, dont ils vivent. Les représentants des maîtres les décore très régulièrement. Les seconds dévoilent des infos introuvables, diabolisées, et même des personnes en chair et en os (Faurisson), pour nous dessiller. On les couvre d’injure et on les élimine de la terre comme de l’histoire. Dans les deux cas, comme dans tous les cas, que le livre soit plus ou moins condensé, "mâché, digéré et régurgité" c’est un travail d’homme avec ses idées, ses intérêts, je le prends tel quel et analyse sont contenu. Et comme par hasard, les Soral sont des passeurs d’infos vérifiables, nombreuses, en plus d’être des analystes chevronnés. Leurs analyses peuvent, comme toutes les analyses, pâtir de faiblesses ou être carrément fausses, certes, mais là n’est pas la raison de les écarter puisque tout travail humain est à la base perfectible et susceptible d’être dépassé ou faux. Bref, de toute manière eux font un travail de qualité dont je ne vois aucune raison de me passer pour me former : ils font partie intégrante du processus sans l’occulter ; ils sont des charnières dans ma pensée ; ils sont aussi le marteau qui m’aide à taper sur mes chaînes...mais c’est moi qui tape.
    .
    Dans le même paragraphe tu dis qu’ "il faut bosser par soi-même pour atteindre une quelconque indépendance" et que la pensée n’est pas un travail. Faudrait savoir. C’est pratique : la pensée n’est pas un travail quand ça t’arrange (dans ton argumentation logique), la pensée est un travail à faire soi-même, sans raccourcis, quand on émet le souhait de s’appuyer sur le travail des autres (le monde réel).
    .
    Pour la remarque sur les maths et la physique : pas d’accord. Sans physique pas de mathématiques, à la base. Et puis, la physique se fait très bien sans maths, car la physique c’est d’abord les expériences. Pas besoin des équations pour se rendre compte que la pomme tombe de l’arbre. Par contre, dans un langage matheux (parmi d’autres), on peut parfaitement démontrer que la pomme s’élève. Je suis d’accord sur le fait que les maths, comme le langage, ne sont que convention humaine, permettant le développement ET la tromperie de la société humaine. La physique, elle, est là, est posée, on fait avec, c’est tout. (....)


  • @ Sinbad,

    Sur le "pour 6 euros...morale pas CHERE". M’ouais, j’ai pas beaucoup tremblé face au démon. Je suis d’accord sur le fait que la chèreté n’est pas synonyme de valeur. Qui plus est, je n’est pas dis que je ne faisais pas de procès d’intention, car, d’évidence, je t’accusais de faire le beau à moindre coût. J’ai déjà expliqué pourquoi (on ne sait plus trop quand tu parles des universitaires ou des Soral). Pour moi, ta morale, (si tu en faisais aux Soral), n’était pas chère dans le sens où tu la faisais à partir d’un monde rêvé, mathématique, conventionnel,...fantasmé, quand eux bossent sur le réel et se prennent de vraies claques. Maintenant, si tu parlais des universitaires, on est bien d’accord.
    .
    Pour ce qui est des fondements de la société, le "formel et le conventionnel qui fondent la société" ne sont qu’une partie du réel, celui qui est modulable à volonté par les puissants (via les lois, le langage,...), ils ne sont pas les fondements de la société. Il y a autant de sociétés que de différences géographiques et d’intérêts différents, ensuite, la convention, c’est le couteau qui permet de se partager le gâteau (du réel).
    .
    Je ne prétends pas ne pas être plus subjectif avec un Soral qu’avec un universitaire Lambda, ceci dit, quand il dit des conneries je le critique (quand il en dit, et c’est pas souvent). Ne généralise pas trop, hein. Les "toujours", les "à tort ou à raison", sont assez rigolos quand tu on ne connaît pas la personne en face.
    .
    Pour ce qui est de l’idéal et de la condamnation, ben les mots juxtaposés parlent d’eux-mêmes. Je te fais juste remarquer qu’on peut avoir une vision pragmatique évolutive et tendue vers autre chose que le statu quo, tu caricatures un max.
    .
    En parlant de l’idéologie du mérite : c’est toi qui parle de bosser, de pas de raccourcis, de patatitata, faudrait savoir. Et si on lit pas/plus les gros livres vides et qu’on défend les mecs couillus qui vont au front alors on a des "maîtres à penser" et des "excuses pour ne pas penser" et on vit "dans la misère". Tu pousses pas là, on se croirait dans une secte. T’es sympa mais ta pensée (?), bien formulée, polie et tout et tout, n’en reste pas moins qu’une mise en accusation systématique. Je connais la fable du corbeau, et franchement, les Soral ne me flattent pas, ils me filent des giflent régulièrement pour que je tienne mon fromage. C’est drôle mais, si je t’écoutais, finalement, y’aurait 5000 mille beaux-parleurs qui pourraient me piquer mon fromage.


  • @Sinbad,

    (suite et fin ?...)

    Je n’ai pas de maître que je me serais choisi. J’ai des maîtres bien malgré moi, qui me pompent tous les jours et me crachent à la gueule.
    .
    Quand on rencontre un gars qui propose une lecture intéressante du monde et qu’on l’écoute, on ne se met pas en pause, au contraire, on passe la surmultipliée. Il faut tout repenser, tout revérifier, tout remettre dans l’ordre, tout confronter pour voir où le gars se trompe, où il a raison, et quelles sont les nouvelles questions qui se posent.
    .
    En tout cas, les Soral posent les bonnes questions et apportent des faisceaux de réponses pertinentes puisqu’elles permettent une formidable projection dans l’avenir. Voilà ma pierre de touche, le pouvoir prédictif, c’est ce qui se rapproche le plus de la reproductibilité scientifique.
    .
    Pour ce qui est de "la tragédie de la plus-value" ; je tente encore de faire le lien entre les coccinelles et les lapins verts. Je ne crois pas, je sais que lorsque je sortirai d’un livre de Soral ou Livernette, j’aurai du pain sur la planche, des heures de travail intellectuelle, de travail sur mes préjugés, mes "connaissances", et tout ça pour quelques euros, oui. Soral ne me contrôle pas, il m’aide à me libérer, de lui comme des autres. Sauf que lui ne prétend pas avoir un quelconque pouvoir, symbolique ou concret sur moi.
    .
    Allez, je finis sur l’éthiquette. Tu défends une idée qui n’est qu’une idée. Si on pousse la logique au bout on se lit les mains dans le combat réel. En gros, comme l’autre, "la subversion authentique" n’a pas peur de se salir les mains,...mais elle n’a pas de mains. Or, moi, je n’ai pas le temps d’attendre que ton idée s’autoréalise dans le meilleur des mondes, dans dix millions d’années.

     

    • #95921

      le moi est haissable. blaise pascal


    • #96005

      @ Pff,

      Ton raisonnement, me semble t-il, est juste et valable, toi aussi tu as ta réflexion sur le monde, tout comme Sinbad, et tous deux vous êtes en mesure d’apporter au monde votre pensée singulière, votre propre individuation, votre pierre à l’édifice de la communauté humaine. L’idéal pour moi ( :) ) serait que cela soit constructif ! Et en cela l’idéal démocratique devrait être une réponse : la capacité de chacun de proposer aux autres du neuf, des réponses aux problèmes concrets. Un idéal qui malheureusement, je pense, ne peut être réalisé qu’au sein d’une petite communauté ; à partir du moment ou le nombre devient une composante générant une quantité de conflits supérieure à la capacité de gérer l’aspect conflictuel excessif entre les partis, la représentativité fait son apparition... Et, oh !, malheur nous soit-il tombé sur le coin de la tête !!, nous déléguons notre pouvoir au autres en nous désintéressant du problème... Tout cela en synchronisation avec l’expansion de la division du travail que permet l’industrialisation de la production des biens et services (encore une analogie, nous sommes représentés aussi bien en politique qu’au travail, la hiérarchie s’impose avec le nombre, apparemment..) Néanmoins, ce débat sur l’autorité, qu’elle soit intellectuelle, morale, ou encore professionnelle, ainsi que ce débat sur la commercialisation de la pensée, mérite d’être discuté amplement. La représentativité montre quotidiennement ses limites, par des mains avides de pouvoir ! La masse feint de s’y adapter, en fait elle n’adhère pas du tout, mais elle préfère croire à son impuissance par facilité. In fine rien ne change, les bases de la société se figent, alors que l’univers et la vie sont en mouvement permanent... je n’ai pas de réponse toute faite à ce problème sociétal, seulement quelques "idées", un peu intégristes diront certains, je pense que nous devons retourner à des formes de micro société, ou le nombre n’est pas un problème pour le fonctionnement de la démocratie directe. Je suis prêt à écouter les idées des autres sur ce sujet. Merci.


    • #96707

      Bien envoyé PFF ! Merci, il y en a mare des plus royalistes que le roi !


  • #96239

    À tout le monde :-)

    Seulement quelques commentaires pour terminer.

    La seule chose que j’ai attaqué tout au long de mes interventions, ce sont les droits d’auteurs et le mensonge de la propriété intellectuelle. Le commentaire de M. Livernette sur la brièveté de son ouvrage et le manque de temps de ses lecteurs m’a paru être l’opportunité de lancer cette question sur laquelle je réfléchis et m’interroge dans mes temps libres, depuis un certain temps. Je ne peux ni ne veux nuire à personne ; ce genre de combats et de stratégie ne m’intéresse pas du tout. La seule chose que je souhaite est de contribuer à l’amélioration de la situation avec mes moyens limités, en lançant des idées qui pourront, qui sait ?, être reprises, être améliorées, être une source de réflexion. Et comme beaucoup de gens, j’en ai assez marre d’avoir à me justifier dans des procès d’intentions où un même argument est interprété de façon radicalement opposée et imcompatibles selon les convictions des mes accusateurs (pour les uns, à titre d’exemple, je serais bobo, pour les autres populiste, pour les uns je serais trop logique, pour les autres illogique, etc.) Amusez-vous comme vous voulez à détourner ma pensée, je ne me sens pas ébranlé quant à l’authenticité de ma quête de la vérité.

    À ceux qui pensent que je voulais critiquer M. Soral, ou n’importe quel autre auteur auquel ils accordent leur crédit, je les invite à prendre un peu de recul pour évaluer les effets bien réels et bien néfastes de la propriété intellectuelle, laquelle ne sévit pas seulement chez les intellectuels, mais aussi chez les artistes, chez les ingénieurs, chez les biochimistes, chez les généticiens, etc. Si une éventuelle et souhaitable (selon moi) abolition de la propriété intellectuelle avait pour effet de diminuer la production intellectuelle d’un Soral (à titre d’exemple), chose qui ne vas pas de soi comme on pourrait être tenté de le penser, et bien je serais toujours en faveur de cette abolition, et ce non pas car je trouve la pensée de M. Soral inutile, mais bien parce que, au final, les effets réels de cette abolition dans l’ensemble de la société seraient tellement gigantesques et bénéfiques que nous devrions accepter cette diminution [de la production de Soral].


  • #96241

    (suite) À tout le monde

    Encore une fois, et ce sera le dernière, je précise que je ne me situe pas du tout au niveau des cas particuliers mais plutôt au niveau des principes que nous nous donnons en commun pour que le monde soit meilleur. Trop abstrait, trop logique, trop mathématique ? Et bien les principes que nous nous donnons, oui !, sont abstraits, de préférence logiques et moraux, mais ils ont néanmoins des effets bien réels ces principes.

    Quels seraient donc ces effets bénéfiques ? Par souci de brièveté, je ne nommerai que cet effet général qui consisterait, selon moi, à ralentir la quête effrénée du "progrès" pour le "progrès". Les profits générés par la propriété intellectuelle motivent puissamment la quête de la nouveauté, à un point tel, même - ai-je vraiment besoin de le préciser ? - que l’on ne s’arrête plus à la pertinence et aux conséquences (réels) de ce progrès qui n’a plus d’autres fins que lui-même.

    Prenez quelques minutes pour y réfléchir. Oubliez qui je suis, ou plutôt, oubliez comment vous m’imaginez être : je ne suis pas très intéressant et ne peut faire de mal à personne. Oubliez mes phrases et les erreurs que j’ai pu commettre dans mon argumentation. Oubliez tout cela et pensez seulement, sans parti pris et sans trop de préconceptions, à ce que représente la propriété intellectuelle et quels sont ces effets. Si vous croyez qu’il est valable de la conserver, et bien soit !, ne vous inquiétez pas, elle est encore là pour rester un bon moment. Mais si vous jugez comme moi que cette propriété ne va pas tellement de soi et qu’elle mérite réflexion, et bien je vous invite à poussez plus loin vos réflexions et à les partager (bien sûr gratuitement et anonymement :-))

     

    • #96345

      Je sais pas qui tu es Sinbad , mais à te lire t’es un gros Boss et je partage tes analyses que je n’aurais pas pu écrire aussi bien que toi, donc Bravo.


    • #96407

      Propriété intellectuelle, brevet : sujet hyper intéressant car siège caché de la domination. sans technique, pas de domination.
      1-Tesla, Pasteur, Poincarré n’ont pas été rétribués à leur juste valeur. (On peut discuter sur Pasteur car sujet complexe)
      2-le savoir par les brevets est détenu par des sociétés privées. Ces sociétés, par souci de rentabilité, exploitent un brevet jusqu’au bout avant de commercialiser le produit du nouveau brevet : le brevet allié au souci du profit est un frein au progrès**.
      Que les brevets soient détenus par des entités économiques, cela me choque.
      Qu’ils appartiennent à des individus : reste à définir l’usufruit (le jus de fruit dixit les inconnus) en temps et en montant total et en exclusivité ou non.
      Que des nations possèdent un savoir : cela ne me choque pas du tout.

      3-le problème du brevet est celui de la propriété : il y a des choses qui appartiennent à l’humanité toute entière (ex : le soleil) et d’autres qui peuvent être, pour un temps, détenues par des individualités.
      4-Je ne connais pas les status des brevets, je réfléchis dans mon canapé : je vois des gens qui veulent posséder le monde. A leur place, je commencerai par m’accaparer le savoir et la connaissance et maintenir les autres dans l’ignorance. Les brevets sont un outil indispensable du pouvoir. Voir 1984 de Orwell, la bibliothèque d’Alexandrie, celle de Bagdad ?? (je ne suis pas sûr),...toute tentative de réunir le savoir universel (pour l’accaparer ou le diffuser) est mise en échec car cela empêche la domination ou la renforce.
      5-Etienne Chouard, Soral, Dieudo doivent s’attaquer à ce problème : limite de la propriété individuelle/propriété universelle, surtout sur le savoir.
      6-toute idée aboutissant à un brevet s’est nourrie de la connaissance et des raisonnements passées de l’humanité, qu’ils soient transmis par l’école ou par ouvrages pour l’autodidacte. Elle appartient donc à 90% à l’humanité.
      7-Concilier l’universalité du savoir, du brevet, de la découverte avec "tout travail mérite salaire" : voilà mon casse tête.

      Au final, j’ai pas de solution mais la certitude que le brevet est un point essentiel d’une civilisation et de la domination. le brevet doit être redéfini sainement et son importance exposée aux yeux de tous.
      Tout ouvrage sur le sujet m’intéresse : merci d’avance.

      ** le progrès n’est ni bon ni mauvais : c’est un pas de plus sur un chemin. perso, j’aime bien savoir où conduit le chemin sur lequel tant de gens veulent qu’on progresse.


    • #96414

      Merci à toi Sinbad : j’ai lu tes coms et ça m’a inspiré.

      Remarques :
      1-travail= mise à disosition de son temps ou production d’effort. cela n’est pas synonyme de création vertueuse de richesse.
      valeur ajoutée= ce qui permet de mieux vivre.
      On peut travailler à détruire la valeur ajoutée : ex : les traders.
      On peut travailler à ne rien faire : ex : Flamby dans la vid récemment postée.
      2-"Arbeit macht frei"=> Non, la liberté requiert une production d’effort. Condition nécessaire mais non suffisante.

      ps : grande chance que mes remarques soient superflues mais j’aime bien que les choses soient claires.


    • #96417

      autre élément de réflexion :
      la propriété est un des 4 droits fondamentaux. voir les droits de l’homme de "1789".
      Avant certains n’avaient pas le droit de posséder donc ok avec ce droit mais où est la limite ?
      j’ai pas lu ou entendu de gens parler de cela. Sinbad tu approches ce sujet.
      Autre formulaison : Si on est contre l’absolutisme, quid de la propriété absolue : quel empêchement conceptuel ou réel a été mis en place ?


    • #97349

      erratum de la honte :
      formulaison=>non
      formulation=>oui


  • Hs
    Melanchon vient de déclarer que lump cherche a instaurer le conflit de civilisation en France "technique Bush " dit il
    Étonnant si même melanchon le dit ..


  • #96363

    Oui, bien sur, c’est la faute à la judéo maçonnerie...C’est bien connu qu’avant l’Homme était un véritable bisounours, aimant son prochain et ne connaissant pas l’appat du gain et l’avarice, l’exploitation d’autrui et la violence guerrière. Les bons rois d’antan n’avaient pas de serfs et l’église était toujours partante pour donner à son prochain....


  • #96454

    @ mouloud

    Je suis vraiment très heureux de voir que mes quelques commentaires ont suscité votre réflexion. Je crois par ailleurs que vous avez raison lorsque vous établissez un lien entre la propriété intellectuelle et les droits de l’homme. À ce sujet, j’oserais souligner le paradoxe suivant : les droits de l’homme, au final, servent très peu le droit réel des individus... ils servent surtout aux communautés qui en abusent à outrance... par communauté, j’entends principalement et en général des communauté d’intérêts (mais aussi des communautés fondées sur la race, la religion, etc.) Peut-être serait-il pertinent de remplacer l’expression "droit de l’homme" par celle de "droit des communautés" ?

    Je crois qu’un tel paradoxe est rendu possible, peut-être, par le fait qu’il y a au final un réel mépris de l’individu. En logique, il y a le quantificateur universel (tous les hommes...), le quantificateur existentiel (il existe quelques hommes...) et le quantificateur de l’individuel et du singulier, lequel partage quelques propriétés du quantificateur universel. Le "droit des communautés", c’est le droit fondé sur le quantificateur existentiel (il existe quelques hommes...), droit qui prend le pas sur le quantificateur universel et sur le quantificateur du singulier, et ce parce que ces deux derniers quantificateurs partagent la propriété de la généralité, et peuvent facilement être assimilé à l’idée de majorité (du plus grand nombre d’individus singuliers, on passe facilement à un "tous les hommes"). Le "droit des communautés", c’est le droit qui confère à quelques-uns le privilège sur la totalité et sur l’individu en même temps... J’écris ça très rapidement, il y a peut-être des erreurs de raisonnements... n’hésitez pas à me les faire savoir ! :)

    Somme toute, je crois qu’une réflexion sur la propriété intellectuelle exige effectivement, aussi, de questionner les droits de l’homme (quelques individus ne peuvent pas s’approprier le patrimoine de l’humanité...)


  • #98416

    @ Sinbad



    C’est seulement, je crois, que je suis un peu lassé de toute cette industrie de la (fausse) subversion.




    Tu devrais, peut-être, prendre tes distances avec cette industrie pour t’intéresser plus à l’artisanat de la (vrai) subversion.
    Sinon, ne trouves-tu pas beaucoup plus lassant l’apathie de la (vrai) soumission ?



    Il n’y a qu’une seule chose de subversif dans ce monde (qui pourrait être merveilleux), et c’est le don et le partage.




    Il y a quelques semaines, j’ai reçu dans ma boite à lettres un prospectus de sensibilisation concernant des enfants qui risquaient de mourir de faim quelques part dans le monde.
    Dans ce prospectus, on me demandait si je voulais bien participer financièrement à une aide pour ces pauvres bambins (avec des allures de bébés mannequins quand même).
    Et ce prospectus philantropique m’avait été envoyé par…..une banque !

    Le don et le partage, sans la connaissance, n’ont rien de subversif.



    Personnellement, j’admire les quelques auteurs qui rendent leur manuscrits disponibles gratuitement via Internet et je me fais un plaisir de les encourager monétairement lorsque je le peux et lorsque l’ouvrage en vaut la peine. N’est-ce pas une chose toute naturelle que les bonnes idées circulent !




    Si tu encourages monétairement un auteur c’est que tu considères qu’il en a besoin.



    Comment je leur suggère de fonctionner ?
    Et bien comme tout le monde, en s’occupant d’abord à un travail honnête, lequel aura l’avantage non négligeable de ne pas leur faire perdre contact avec la réalité des travailleurs et de la classe qu’ils prétendent défendre ; puis en consacrant leur temps libre à cette activité passionnante et généreuse qu’est la réflexion et la "contemplation" active.




    Le travail d’aujourd’hui n’a pas grand chose d’honnête.
    C’est l’effort des pauvres pour que le riche devienne plus riche.
    Il serait fort paradoxal pour le (vrai) dissident de rejoindre "tout le monde" dans son travail abrutissant d’asservissement alors que celui-ci cherche justement à le libérer.

    On ne libère pas un prisonnier en s’enfermant avec lui.
    On ne se consacre pas autant à cette activité passionnante et généreuse qu’est la réflexion en s’ enfermant avec lui.


  • #98425

    Je ne comprends pas d’où vient l’idée selon laquelle il faudrait "avoir tout son temps" afin d’être en mesure de "produire" une pensée digne de ce nom.




    Si l’on ne comprend pas cela c’est, sans doute, du à la saturation de la production industrielle dans tous les domaines de la société moderne.
    Avec elle, nous avons perdu la notion des valeurs et de la qualité.
    Depuis, nous avons donc l’impression que tout peut-être produit rapidement.



    J’oserais même dire qu’une réflexion authentique se doit d’être anonyme,




    Dans ce cas tu ne pourras plus "encourager monétairement" l’ auteur de cette réflexion à continuer de "faire circuler ses bonnes idées".



    Vous dites : "Ceci est un reproche que l’on pourrait faire au dissident dans le cas où le monde auquel il aspire est effectif."
    Je réponds : On ne peut pas attendre que tout le monde soit "généreux" pour commencer à être "généreux". Une telle attente nous dispense certes (oh la belle excuse), de ne pas l’être ; elle révèle peut-être, ensuite, que nous ne VOULONS pas l’être. Mais au final, il faut bien commencer quelque part... Et il me semble, pour cette raison, que les intellectuels, dissidents ou non, devraient être les premiers à mettre en pratique les principes qu’ils prétendent défendre.




    Le (vrai) dissident ne manque en aucun cas de générosité.
    L’ appréciation de la générosité ne se fait pas à la gratuité mais au rapport entre ce qui est donné et ce qui est reçu.
    - Quelques euros contre de la connaissance (ou de la lumière dans les ténèbres).
    - Rien contre du caca.

     

    • #98529

      @ Pro paye

      Vous dépecez un raisonnement, le mien, qui n’est certes pas le meilleur ; et vous croyez par là discréditer une idée qui ne m’est pas personnelle, mais que je ne fais que soulever et porter. Victime de l’illusion de la propriété intellectuelle, vous confondez l’expression personnelle d’une idée et la valeur réelle possible de cette idée. Vous croyez annuler l’impact de l’idée en démontrant ici et là par des raisonnements isolés (la plupart du temps fallacieux) les contradictions dans lesquelles vous croyez que son porteur s’est enlisées, et vous vous croyez ainsi dispensés de réfléchir sur cette idée. À vous seul, vous êtes un argument solide contre la propriété intellectuelle, laquelle encourage toujours la confusion entre le porteur de l’idée, sa formulation, et l’idée même. Si vous étiez capables de transcender un peu le cas particulier des quelques auteurs qui vous inspirent, vous constateriez combien l’abolition de la propriété intellectuelle serait porteuse de bienfaits, car elle est à la source de plusieurs maux que vous prétendez sûrement, par ailleurs, combattre. La propriété intellectuelle, comme je l’ai déjà mentionné, ne se limite pas au livre, loin de là.

      Petits catalogue de raisonnement fallacieux :

      A- Vous dites : "L’ appréciation de la générosité ne se fait pas à la gratuité mais au rapport entre ce qui est donné et ce qui est reçu." Supposons que votre affirmation est vraie. Alors celui qui se procure un ouvrage devrait être en mesure de fixer le prix qu’il doit payer, et ce après avoir lu l’ouvrage ! En effet, l’écrivain ne peut lui-même évaluer ce qu’il donne "généreusement" ; seul le récepteur le peut, non ? Je ne vois pas pourquoi je devrais payer un livre, surtout avant de l’avoir lu, comme si je devais payer la nourriture et le pourboire, au restaurant, avant d’avoir mangé et avant d’avoir été servi... Si les restaurants fonctionnaient ainsi, je crois que nous mangerions beaucoup plus de m*... tiens donc... l’analogie n’est pas si mal avec l’industrie du livre (en général) actuellement....


    • #98531

      @ Pro paye (suite)

      Mais bon, votre erreur n’est pas très grave car votre affirmation est fausse. Le don, paradoxalement, n’a pas de valeur. Celui qui donne ne sait pas ce que représente ce qu’il donne à celui qui le reçoit ; et celui qui reçoit le don ne sait pas ce que le don représente pour le donneur. Il n’y a de valeur qu’intersubjective, par exemple : l’acheteur et le vendeur d’une pomme conviennent du prix de 1 euro pour la pomme. Mais pour ce qui est du don, une telle convention est impossible. Le don est d’une toute autre nature.

      _________________

      B- Ensuite. Je célèbre le pouvoir subversif du don et du partage et comme argument contraire, vous me dites que les banques sollicitent des dons, de telle sorte que le don et le partage n’aurait aucune valeur. Et bien, encore une fois, vous êtes victime du cas particulier. Ce n’est pas parce que les banques utilisent la rhétorique du don que le pouvoir subversif du don s’en trouve annulé. À titre d’exemple seulement, s’il y a des gens qui aiment mal ou qui se réclament de l’amour pour justifier leur violence, leur jalousie, etc., cela signifie-t-il que l’amour ne vaut rien ?

      C’est que selon vous le don sans la connaissance est inefficace, conclusion à laquelle vous arrivez avec votre exemple trompeur des banques. Mais le don, en lui-même, est porteur de bienfaits. À la limite, le don n’a pas à se rendre à destination. Celui qui donne, du simple fait de son don, s’en trouve, pour ainsi dire, changer. Il se signale à lui-même par un geste, qu’il souscrit à la société et à l’échange symbolique. C’est une attitude qui trouve en elle-même toute sa "valeur". Par l’anonymat du don, le donneur se soustrait à la reconnaissance qui aurait pu motiver son geste. Et lorsque le don se rend à destination, et bien nous trouvons chez le récepteurs des effets tout autant louables, lesquels risquent beaucoup plus d’inciter ce récepteur à faire lui-même un don que n’importe lequel contrat du paradigme marchand. Je vois mal ce que la connaissance vient faire là-dedans. Faites un don authentique, anonyme, et vous comprendrez peut-être ce que j’essaie d’exprimer fort maladroitement. Vous pourrez alors utiliser toutes les arguties que vous voudrez pour niez l’expérience subjective que vous aurez eue...


    • #98533

      @Pro paye (suite)

      C - Vous dites aussi : "Tu devrais, peut-être, prendre tes distances avec cette industrie pour t’intéresser plus à l’artisanat de la (vrai) subversion. Sinon, ne trouves-tu pas beaucoup plus lassant l’apathie de la (vrai) soumission ?"

      Je comprends peut-être mal votre "raisonnement", mais il semble implicitement soutenir la hiérarchie suivante : au plus bas niveau se trouverait la vraie soumission, un peu plus souhaitable serait l’industrie de la fausse subversion, et puis au plus haut niveau, le plus souhaitable de tous, se trouverait l’artisanat de la vraie subversion. Soit ! Mais votre raisonnement ne dit absolument rien contre l’abolition de la propriété intellectuelle ! Votre raisonnement n’est contre l’abolition de la propriété intellectuelle qu’en apparence. C’est de la poudre au yeux !

      ________________

      D - Ensuite vous craignez que je ne puisse faire un don anonyme à un penseur anonyme étant donné son anonymat. Permettez-moi d’en douter. Nous pouvons tous très facilement faire un don anonyme à un destinataire anonyme... réfléchissez un peu svp. D’ailleurs, le fait que l’on fasse une petite contribution peut simplement signifier que l’on ne veut pas que l’auteur assume seul les frais, par exemple, du site internet sur lequel il publie ses ouvrages et ses réflexions ; ce qui n’a rien à voir avec la propriété intellectuelle et le travail du penseur.


    • #98534

      @ Pro paye (suite)

      E- Lorsque j’invite les intellectuels à travailler, comme les ouvriers, vous me répondez que le travail aujourd’hui n’a pas grand chose d’honnête. Et bien ça dépend du travail que l’on choisit. Avec un peu de mauvaise foi et un peu d’appétit pour le gain, je vous concède qu’il est facile de trouver un travail malhonnête, mais vous faussez là (encore) les données du problème.
      Par ailleurs votre "raisonnement" s’appuie sur la prémisse selon laquelle le travail intellectuel de quelques-uns pourrait libérez les consciences de tous ou de la plupart (comme si, notamment, un monde où il n’y aurait que des intellectuels vendeurs de livres seraient possible). J’ai discuté, dans mes interventions précédentes, ce fantasme qui ne sert, d’abord, que ceux qui ont un produit à offrir et, ensuite, ceux qui veulent un raccourci pour atteindre la libération. Je vous réfère à ces interventions de même qu’à celles de plusieurs autres utilisateurs du forum.
      Pour vous, de plus, celui qui travaille honnêtement pour gagner sa vie n’est pas libre ? Il doit vendre des livres pour être libre ? Il doit breveter la moindre de ses petites idées pour pouvoir la revendre à autrui ? Quel mépris du travailleur. Suis-je à en train de répondre à M. Attali ?


    • #98536

      @ Pro paye (suite)

      F- Il faudrait également que vous m’expliquiez comment on peut conclure, à partir du fait que l’on a l’impression que tout peut être produit rapidement, que le penseur devrait avoir tout son temps pour réfléchir. Je suis d’accord avec vous que ça prend du temps, c’est justement pour cette raison que je ne crois pas aux raccourcis vers la libération des consciences. Or si un penseur s’occupe à un travail honnête, il produira un ouvrage au 2 ans au lieu de produire un ouvrage à chaque année (je donne des chiffres au hasard bien sûr, dans le seul but d’illustrer le fait que sa production risque certes d’être ralentie mais qu’elle ne sera pas empêchée). J’ai par ailleurs bien spécifié que le ralentissement de la production de certains intellectuels était un sacrifice auquel nous devions consentir étant donné les nombreux autres avantages de l’abolition de la propriété intellectuelle (laquelle, combien de fois devrais-je le répéter ?, ne s’applique pas uniquement aux livres !!!!). Ce ralentissement aura aussi pour effet de décourager beaucoup d’écrivailleurs qui polluent l’espace intellectuel avec leur bruit et leur redondance, de telle sorte que le monde intellectuel risque d’être, pour ainsi dire, "purifié".


    • #98708

      Soulevez-vous contre la propriété intellectuelle et vous trouverez unis en un seul choeur inquiétant, contre la majorité de la population : Monsanto, Big Pharma, les traders, les journalistes, les artistes, les intellectuels, etc., soit tous ceux qui aspirent à ne plus travailler en vivant du travail des autres.

      Soulevez-vous contre la propriété intellectuelle et vous verrez, étrangement, qu’ils cesseront un moment de s’accuser les uns les autres pour incriminer la population et l’injurier de tous les noms, policiers, juges et avocats à l’appui.

      Ils affirmeront tous, pour se défendre, qu’ils veulent votre bien, que sans eux vous n’êtes rien, et qu’il est impossible de revenir en arrière. Mais toute cette rhétorique ne change rien au fait qu’avec la propriété intellectuelle, vous l’avez à la fois dans la gueule et dans le cul (pour reprendre l’expression de vous savez qui).

      Soulevez-vous contre la propriété intellectuelle et vous verrez les masques tomber. En moins de deux vous constaterez qui appartient à quel camp.


  • trés bonne initiative de j.livernette. c’est tjrs bon de reprendre du recul avant de "rezoomer" sur certains faits ... de l’histoire. et puis merci à lui pour sa synthése qui de toute maniére enrichira (par certains faits mis en avant, par le ton de l’auteur ect..) ce grand sujet qu’est "la méthode du n.o.m.".
    donc ... à suivre .


  • #98537

    @ Fred P

    Vous écrivez : "Bien envoyé PFF ! Merci, il y en a mare des plus royalistes que le roi !"

    Je vous remercie pour votre contribution à un débat qui se voulait un débat d’idées. Y a pas à dire, un "Casse-lui la gueule !", un "Mon père est plus fort que le tien !" et autre affirmations de ce genre font toujours progresser les échanges.

    Mais dans le fond, je vous en remercie, car si vous remplacez "royaliste" par "subversif", dans votre affirmation, vous reconnaissez, au final, que l’idée que je soulève (et non pas moi) est peut-être la plus subversive de toutes...