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Conférence de Francis Cousin à Lyon

27 février 2015

Francis Cousin présentera la conférence Contre le fétichisme de la marchandise et le spectacle étatique du mensonge terroriste, le vendredi 27 février 2015 à 19h30 à Lyon. (À partir de Marx et de Debord ; saisir en quoi la vérité s’inscrit toujours en négatif des apparences...)

Réservation obligatoire à l’adresse suivante : conf27fevrier@gmail.com

La demande de réservation doit obligatoirement mentionner le nombre de places demandées, l’identité de tous les participants (prénom et nom, pas de pseudo) ainsi qu’un numéro de téléphone mobile.

Le lieu de conférence sera indiqué par courriel et SMS quelques heures avant l’horaire indiqué.

Entrée : 5 € à payer sur place.

 

Conférence de Francis Cousin donnée le 21 juin 2014 à Nancy sur le thème : « À partir de Marx – Pour une compréhension radicale de la crise du capital et pour l’abolition révolutionnaire de l’économie et de la politique. »

 

L’intervention de Francis Cousin :

 

Les questions du public :

Revenir aux origines des luttes sociales avec Kontre Kulture :

 
 



Article ancien.
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62 Commentaires

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  • #1118068
    le 12/02/2015 par F.Fournier-Aubry
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Très bonne nouvelle !!......à quand une conférence sur Paris ?


  • #1118162
    le 12/02/2015 par jacou
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Je le trouve extremement interessant, tres sain aussi : sincere, direct, passioné par son sujet, language soutenu mais pas de langue de bois... vraiment du tres bon niveau ! On l’ecouterait parler pendant des heures !


  • #1118172
    le 12/02/2015 par la pythie
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Francis Cousin est de loin le plus intelligent des critiques du système ! là où chacun croit pouvoir amender le système, le réformer, l’adapter à ses vues, Francis nous rappelle que l’Histoire a ses propres règles, son auto mouvement qui détruit tout sur son passage et se rit des hommes...


  • #1118219
    le 13/02/2015 par petula
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Cet homme est tout simplement lumineux. Grâce à lui, j’ai fait les bons choix de lecture. De très loin le meilleur de tous pour moi

     

  • #1118274
    le 13/02/2015 par michel
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Plus qu"intéressant, vital !
    Loin d’être à la mode des opposants virils du système mais authentiquement humain.Et si le vivant était la meilleure des organisation, et si toutes société était vouée à la destructuion...
    Bravo et merci à ER d’élever le niveau et merci à Francis Cousin pour sa relecture de Marx, et des évangiles !


  • #1118294
    le 13/02/2015 par La faculté du roy
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Excellente nouvelle, j’irai volontiers écouter cet homme dont le discours m’intéresse au plus haut point.


  • #1118342
    le 13/02/2015 par ben alors
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Super ! A ne pas rater.


  • #1118354
    le 13/02/2015 par anti mondialiste
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Avec Michel Drac, c’est de loin, le plus brillant de la "dissidence"


  • #1118359
    le 13/02/2015 par pin-parasol
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Très bonne nouvelle ! Merci à Francis Cousin de l’effort pédagogique qui permet de rendre accessible la pensée de Marx. Ce n’est pas une mince affaire. Donc à quand une conférence sur Paris ? Merci donc à Mr Cousin et à E&R par laquelle je l’ai découvert. Hors du commun.


  • #1118367
    le 13/02/2015 par chaton
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Un philosophe époustouflant dont la modeste notoriété est, comme souvent en France inversement proportionnelle à la qualité du discours. Peut-être le plus passionnant.


  • #1118378
    le 13/02/2015 par Rorotapatoufau
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Quand Francis Cousin dénonce le passage de la société de l’être à la société de l’avoir, il ne comprend pas que ce n’est que le fruit de l’évolution des progrès techniques.

    Au départ l’homme est un chasseur cueilleur dépendant de la nature.
    Puis il apprends à cultiver la terre, à élever des animaux et à stocker les aliments.
    Ces progrès font que l’homme arrive à produire plus que ses propres besoins, d’où l’apparition du commerce, d’abord sous forme de troc, puis avec apparition de monnaies qui facilitent les échanges.
    Qui dit stockage et accumulation de valeurs dit tentatives de prédation, et donc besoin de structures de protection, de groupes organisés, de villes fortifiées, d’armées etc.

    C’est le progrès des techniques et des sciences qui est le moteur de l’histoire, la technologie permet à l’homme d’accroitre son pouvoir de prédation sur la nature et sur les autres hommes.

    Tout ce que Francis Cousin dénonce comme des aliénations sont à la base ce qui a permit le confort moderne d’aujourd’hui, pourrait-il s’en passer ?

    C’est certe un homme cultivé qui possède un certain talent oratoire, mais malheureusement il est tellement dans le monde des idées que ses pieds ne touchent plus terre. Il lui manque le pragmatisme et s’il décrit parfois justement les évolutions humaines il n’en comprends pas le déterminisme profond.

    Ses propositions me semblent d’une extrême dangerosités si elles étaient appliquées à la lettre ...

     

    • #1118468
      le 13/02/2015 par la pythie
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Francis Cousin n’a jamais prétendu le contraire : il est trop intelligent pour ignorer que le progrès technique est le moteur de l’histoire...


    • #1118497
      le 13/02/2015 par kabouli
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      L’homme ne décide pas un beau jour de produire plus que ses propres besoins mais ce sont des hommes qui décident un beau jour de rançonner d’autres hommes sous prétexte par exemple de leur défense ou de leur conquête. Il n’y a là pas de surplus mais l’invention de la rareté.
      je ne pense pas que Marx ait comme Monsieur Cousin si privilégié les sociétés anciennes et fait de celle-ci des exemples auxquels il faudrait revenir sous prétexte d’être. L’être chez Marx était plutôt situé dans le futur après que l’être soit passé à la moulinette de l’avoir. S’il y de l’être dans les sociétés dont parle Engels c’est un être limité, rejoué sans cesse mais éloigné et incompréhensible dans le mythe ou le tabou.L’avoir va introduire dans l’être l’illimitation, l’Histoire et l’Argent. Il est amusant que monsieur Cousin tout marxiste qu’il soit ignore le rôle de la négation et de la dialectique.


    • #1118546
      le 13/02/2015 par Rorotapatoufau
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Il dit vouloir supprimer l’argent et le salariat, l’invention de l’argent fait partit du progrès technique, c’est un instrument qui permets de faciliter le commerce en dépassant les limitations du troc.
      Le salariat aussi, il me semble est un progrès technique, en tant que composante des organisations de production, il permets de produire des biens complexes. Si un paysan ou un artisan peut être propriétaire de son moyen de production, cela semble beaucoup plus difficile pour un ingénieur concevant des avions de ligne, cela nécessite une coordination contraignante entre les individus que Francis Cousin appelle aliénation mais qui est nécessaire.

      On peut dénoncer la société de l’avoir dans ses excès, mais elle est indissociable du monde moderne et du confort qu’il procure, retourner à la société de l’être impliquerait à mon avis un certain renoncement que peu de personne accepteraient.


    • #1118669
      le 13/02/2015 par bhhell
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Il faut reconnaître la grande pertinence de Cousin sur les mécanismes du capitalisme dans l’histoire et son délitement inéluctable. La question du salariat est récente puisqu’il apparaît en gros à la révolution. Il n’a donc rien de "naturel" ni d’inéluctable". Si la mécanisation continue que nous connaissons raréfie l’emploi et tarit les sources de profit, alors que la production d’énergie atteint des plateaux incompressibles, la mort du salariat n’est plus une question idéologique (est-ce bien ou mal) mais un phénomène qui se profile, malgré les dénis du pouvoir en général.
      Dire que la division du travail, provoquée par l’échange, créé une société toujours plus technique et inhumaine, où les moyens se substituent à la fin, est limpide. Toute cette analyse se vérifie scientifiquement.
      C’est l’apothéose qui ne l’est plus du tout, car le happy end du retour à la vraie nature de l’homme est un saut qualitatif. On passe de l’analyse à une vision quasi mystique, la réconciliation planétaire des populations débarrassées de l’aliénation. Ce retour supposerait en tout cas un ajustement douloureux à la nouvelle donne d"un monde non spécialisé (division de la population par X). Mais bon, vu que la division du travail nous promet un avenir tout aussi apocalyptique, l’hypothèse de Cousin apparait certainement beaucoup moins folle qu’il y a seulement 10 ans où son discours était certainement moins audible.


    • #1118785
      le 13/02/2015 par Etienne
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      @Rorotapatoufau
      "Ses propositions me semblent d’une extrême dangerosités si elles étaient appliquées à la lettre ..."
      _Avec tout mon respect, vous signez là le fait qu’on vous n’avez pas du tout saisi l’essentiel de son discours.
      A aucun moment il n’a la prétention de faire des propositions, il ne cesse de le répéter tout au long de la conférence et insiste encore et encore sur ce point dans la phase de question réponse. L’essence même de son discours est que la prétention de l’homme d’agir sur l’histoire est une illusion narcissique, et qu’en réalité c’est l’histoire qui fait l’homme et non l’inverse. Sa démarche consiste donc à tenter modestement de décrire un processus historique passé, en cours, et à venir, mais nullement de "faire des propositions" permettant de l’amender.
      Faire des propositions sociétales est selon Cousin le moteur même de la société aliénatoire de l’avoir, c’est précisément ce qu’il critique, car reposant sur une illusion et étant voué à l’échec. Je convient que cela peut sembler absurde, je m’explique :
      Toutes propositions d’ordre sociétale est prétentieuse, illusoire, et donc ineffective sur le long terme pour deux raisons,la première est morale, la seconde est physique :
      1/_ Le fait même de sortir de telles propositions présuppose de savoir ce qui est bon pour la société, ce qui n’est possible qu’à un homme qui prétend posséder pleinement le Bien en lui. Or, le Bien ne saurait se trouver dans la petite tête d’aucun homme, il appartient a Dieu et à Dieu seul. Non pas que l’homme soit incapable d’appréhender ou de faire du bien, mais car sa vision du bien restera nécessairement limitée et partielle. Il n’a donc pas la possibilité morale,la légitimité, de faire de telles propositions. Ce serai vouloir se faire Dieu à la place de Dieu.
      2/_ Faire de telles propositions n’a de sens que si l’on prétend avoir le pouvoir de les mettre en place,de les réaliser matériellement, de les faire respecter. Or, on a écrit beaucoup de constitutions, mais en a-t-on fait respecter une seule ? On en a simplement pas le pouvoir. C’est encore vouloir se faire Dieu à la place de Dieu.
      Rappelez vous : le Christ ne fonde pas de lois (donc n’émet pas de "propositions", lesquelles ne sont que créations humaines voulant soumettre l’être) mais appelle à l’amour de l’être en tant que tel (c’est à dire à se soumettre à volonté de Dieu, seule loi du monde qui ne s’invalide pas d’elle même, en respectant le principe de l’amour.


    • #1119029
      le 14/02/2015 par Rorotapatoufau
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Pour résumer, Francis Cousin propose l’abolition du salariat et de l’argent au niveau global (sinon ça ne marche pas).

      J’ai vu plusieurs de ses autres interventions et nul part il n’explicite comment cela pourrait fonctionner concrètement, il reste constamment dans son petit monde abstrait des idées avec plein de mots se terminant par ’isme".
      Il jongle avec des concepts non familiers pour le profane sans prendre la peine de les expliciter clairement, et cela avec un débit tel qu’on a du mal à vraiment bien comprendre ce qu’il dit.
      Ensuite il ne doute jamais de rien, tout ce qu’il dit est certitude, d’ailleurs il ne se présente que comme un médiateur puisque tout à déjà été dit et comprit par Marx et Engels. Il est donc in-critiquable puisqu’il n’a rien produit de lui même.

      Francis Cousin serait-il un gourou ?


    • #1119112
      le 14/02/2015 par Etienne
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      @rorotapatoufau
      Avez-vous seulement pris la peine de lire ma réponse à votre commentaire ?
      La démarche de Cousin ne consiste absolument pas à faire des propositions, il refuse d’ailleurs d’en faire malgré les incitations du public dans les questions réponses, mais à décrire un processus (cf commentaire précédent pour en comprendre les raisons). Si vous voulez critiquer son discours, chose louable, ayez au moins la politesse de ne pas critiquer à côté de la plaque, ce qui implique de faire l’effort de comprendre ce qu’il dit avant de nous faire part de ce que vous en pensez.
      _


    • #1119180
      le 14/02/2015 par Kelmeth
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      C’est bien tout le problème de la pensée de Cousin, outre sa tendance à un certain mysticisme et à un phrasé abscons jusqu’au ridicule parfois : C’est un fatalisme. Il n’y a rien à faire, toute tentative de changement est aliénatoire, le changement viendrait de lui même sans passer par la volonté des individus et surtout pas des groupes d’individus. Les choses changeront par elle même, et paf ça fait des chocapic.
      Il n’y a donc rien à faire, juste à attendre et à profiter, c’est peut être pour ça que Francis Cousin :
      - Possède un cabinet de philo-analyse, alors qu’il méprise la spécialisation et le commerce et appelle à l’abolition de l’argent.
      - Vit en plein coeur de Paris alors que son idéal c’est la tanière du paléolithique...
      - A écrit un livre alors qu’il prétend que tout a été écrit et qu’écrire est une perte de temps.

      Bref Cousin est symptomatique de la mauvaise philosophie, elle tombe invariablement dans le fatalisme "aquoiboniste" puisque la réalité n’est pas aussi parfaite que la petite utopie qu’on s’est forgée dans la pureté d’un monde Idéel qui flotte sans attache aucune avec le concret.

      Même si très proches au niveau du constat, ER est l’antithèse de Cousin au niveau des conclusions.


    • #1119724
      le 15/02/2015 par Crabouille
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Tout à fait d’acoord avec Kelmeth.

      C’est en substance exactement ce que j’ai essayer d’exprimer dans un autre commentaire qui visiblement n’est pas passé. Pourtant rien de méchant ni de gratuit. Et exactement les mêmes conclusions :
      * Francis Cousin est ultra-spécialisé du concept, qu’il manie d’ailleurs fort bien, commerce sa spécialisation en faisant du de la psychoanalyse sauce philosophique, lit et écrit des livres, et vit au cœur de la société, à Paris s’il vous plait.
      * Et de l’autre côté il conspue la spécialisation et le commerce, prétend que la culture, et notamment l’écriture, est à la racine de l’inversion être/avoir, et prone la communauté organique et l’abolition des sociétés.

      Hum. Et il se justifie en disant que de toute façon il ne faut rien faire ni s’organiser (ce qui est un comble pour qui prétend avoir une réponse "organique"), car ce serait être à l’avant garde, mais que l’avant garde, ça n’a jamais été autre chose qu’un échange des rôles. Donc faut attendre que le bien émerge tout seul, que le passé disparaisse (et aussi quelques milliards d’humains pour rendre possible un retour à des communautés primordiales ou organiques) et que la révolution spontanée arrive, sans rien changer, la magie va bien finir par opérer.

      Bon voilà quoi, Michel Drac je veux bien, mais Francis Cousin, je vois pas trop. À part pour sa critique de la société du spectacle déjà formulée il y a bien longtemps par Debord, je vois pas trop ce qu’il a en commun avec E&R. Il est totalement hors-réalité. Et il a une interprétation toute particulière de Marx, qui n’était clairement pas un anarcho-primitiviste .


    • #1119917
      le 15/02/2015 par Etienne
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Je ne suis pas d’accord avec les points sur lesquelles vous le critiquez.
      Si je vous comprends bien vous lui reprochez :

      1/_ D’avoir de gros points d’incohérence entre son discours et ses actes, je cite :
      "- Possède un cabinet de philo-analyse, alors qu’il méprise la spécialisation et le commerce et appelle à l’abolition de l’argent.
      - Vit en plein coeur de Paris alors que son idéal c’est la tanière du paléolithique...
      - A écrit un livre alors qu’il prétend que tout a été écrit et qu’écrire est une perte de temps."

      2/_ Que son positionnement idéologique l’amène à avoir une posture fataliste qui annihile toute forme d’action

      Je commencerai par vous faire remarquer que la critique établie en "1/_" contredit et annule la pertinence de la seconde, en ce sens que les actions qu’il mène (écriture, cabinet de philo-analyse, le fait de vivre à paris) prouve bien qu’il n’est pas "aquoiboniste".
      Vous me direz : oui mais c’est bien la le signe qu’il se contredit !
      Si c’est bien là votre pensée, je vous réponds que cette contradiction est, bien au contraire, interne à la critique vous formulez, et non à la pensée/vie de Cousin, et ce pour la raison suivante :

      L’analyse de Cousin est avant tout une analyse historique. Ainsi, lorsqu’il parle de cet "idéal de la communauté de l’être où l’argent et la société sont abolis", il est bien conscient que cet idéal n’a pas sa place dans le monde présent. Il ne s’agit que d’une projection de ce que serai le monde une fois soustrait à la domination du capital, et ce par anticipation de la chute de ce dernier du fait des contradictions internes qui le poussent inéluctablement à l’autodestruction.
      Ceci étant dit, il est bien conscient qu’il vit un moment historique faisant partie intégrante de l’époque de domination du capital sur le monde, et qu’au sein de cette époque nous somme dans cette période toute particulière de nécrologie du capitale, c’est à dire sa phase terminale, celle où il est à la fois le plus fort, le plus présent, mais aussi le plus proche de sa chute.
      Vivant encore à l’époque de domination du capital, nous sommes contraint de composer avec lui (d’où le cabinet de philo-analyse pour gagner sa vie) et d’agir à sa propre échelle afin d’hâter sa chute. Or, quel est le moyen le plus pertinent que nous possédons pour hâter la chute du capital ? Celui de dénoncer son imposture, car il ne tient que par l’imposture, étant lui même une gigantesque imposture plurimillénaire. D’où les livres, conférences, etc.


    • #1120722
      le 16/02/2015 par Franz
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Quel message à la fois idiot et prétentieux. Parce que toi, peut-être, tu connaitrais les « déterminismes profonds de l’histoire ». Tu ne comprends pas le message et sans doute ne sais pas bien ce qu’est la dialectique historique comme théorie paradigmatique du temps historique. L’échange et le stockage pour l’échange sont pour Cousin le moment fondateur de l’aliénation marchande. Le progrès technique en lui-même n’est pas consubstantielle au capitalisme ; ce qui veut dire que dans les mille façons de vivre possible, nous pourrions vivre sans capital, sans argent, sans monnaie dans un monde très avancé techniquement, plus avancé même puisque le fonctionnement des échanges marchands entrave la découverte, la minore.
      C’est l’immanence de la marchandise qui dans ses nécessité aliène l’homme à lui-même, homme qui n’est plus que vecteur de l’histoire dont il exprime la matrice qui le dépasse en tant qu’être individuel.
      C’est une fois que tu as bien compris ce qu’était une théorie de l’histoire, et en l’occurrence celle-ci, qui te fait comprendre dans une intelligence profonde et largement désaffectée pourquoi le terrorisme p. ex. sans que ses agents actifs humains ne soient conscients de la totalité des enjeux et de la valeur de leurs actes, que tu peux alors sérieusement la critiquer.
      Ici, tu n’as pas le niveau pour t’inscrire comme tu le fais contre Cousin en prétendant en plus tout comprendre à l’histoire. Tu es très naïf.


    • #1120732
      le 16/02/2015 par Franz
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      @Crabouille, Kelmeth

      Comme bien d’autres, vous êtes lourds, ne montrant aucune finesse d’esprit, qui serait impérieusement nécessaire pour commenter intelligemment quelqu’un comme Cousin.
      Raisonnement par l’absurde d’une indigence totale. Parce que nous critiquons l’hyperspécialisation des tâches, aliénatoire, nous ne pouvons nous-même être très bon en philosophie ? Cousin ne représente pas l’hyperspécialisation du travail et des tâches en faisant montre d’érudition et, en sus, il est nécessaire de passer par l’intelligence qui n’est pas par nature hyperspécialisée pour dire des choses intéressantes. Vous en êtes au relativisme le plus niais et abscons : si tout est relatif, quel est le statut de cette proposition (si elle est relative, nous ne pouvons plus dire que tout est relatif en tout point, si elle ne l’est pas, elle se contredit et ne peut être prise comme vraie) ?
      Il vit comme tout le monde la quotidienneté du monde dans lequel il est pris aussi et ne vit pas dans une grotte ou un tonneau comme Diogène, non. Cela n’invalide pas non plus ce qu’il dit.
      Il a aussi été très humble dans les publications, oui, ce qui n’empêche pas là non plus que, n’étant qu’un homme, étant soumis à des règles éditoriales pour des ouvrages collectifs, que son nom soit tout de même cité.
      Il y a enfin une différence entre un projet révolutionnaire ou une pensée et son énonciateur ; une pensée à une certaine valeur prend son indépendance, se détache de son énonciateur (ce qu’il montre bien d’ailleurs, en parlant de narcissisme infantile caractéristique du temps) et de sa quotidienneté.
      Il y aurait beaucoup de choses à dire mais le niveau critique ici est d’une faiblesse presque inouïe.


    • #1125286
      le 21/02/2015 par Crabouille
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Franz, je ne dit pas qu’il ne peut pas « être bon en philosophie » (ce qui n’a aucun sens ni étymologiquement ni d’un point de vue épistémologique).

      Je dis qu’il est contradictoire, et surtout, que sa vision du monde anarcho-primitiviste et pseudo-marxienne (car, on l’aura compris, « Marx n’était pas marxiste » … mince qui l’eût cru) ne me conviens pas.

      Ce n’est pas un cynique, ça, on l’avait tous compris. Il est trop idéaliste pour ça, il nage dans l’abstraction. Pas sûr que son approche contemplative corresponde au matérialiste de Marx d’ailleurs. Ce n’est pas sa critique de l’hyperspécialisation qui me gène spécialement, c’est son rejet du réel et son souhait que l’humain abolisse le temps historique. En fait, il est plus marxiste qu’il ne le croit car il utilise le matérialisme dialectique comme doctrine, pas seulement comme méthode descriptive. Bref, bonne nouvelle pour lui, la dématérialisation générale des échanges et l’horizontalisation de la transmission qui ont court grace à la postmodernité conduit exactement à la fin du temps historique et la dissolution de toute les sociétés organiques dans un magma de communautés (qui ne pourront plus être organiques).

      Il pousse à l’extrême le paradoxe de la « gauche-caviar », pour moi. Il se cache donc derrière une « passivité nécessaire » et trouve pour défendre ça le prétexte de l’opposition à l’action collective et à l’avant-garde. Ça ne me va pas du tout, et il me semble, très humblement, que c’est à l’encontre des valeurs proposées par E&R, la fameuse « droite des valeurs », qui propose une société structurée, la nation, autour d’une patrie charnelle, organisé et organique, hiérarchisée, qui défend la transmission verticale et le respect du maître, le travail au sens profond, et certainement pas ces « communautés organiques » new-age, floues et liquides, cet ultra-communautarisme globalisé, fédération de tribus virtuelles plus porteuses de chaos, que d’autre chose.

      Bref, c’est horizontalité contre verticalité, solide contre liquide, structure et rigueur nécessaires contre une pseudo-liberté imaginaire et fantasmée ; c’est tout, il peut remonter au néolithique ou au paléolithique pour sa démonstration si il le souhaite, ça ne change strictement rien.

      Et ça n’a rien à voir avec « être bon en philosophie » (sic) ou pas. C’est une question d’opinion et d’idéologie. Et on a le droit d’être « non-cousiniste » sans pour autant se faire insulter par ses groupies.


    • #1125313
      le 21/02/2015 par Crabouille
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Étienne,


      Vous me direz : oui mais c’est bien la le signe qu’il se contredit !
      Si c’est bien là votre pensée, je vous réponds que cette contradiction est, bien au contraire, interne à la critique vous formulez, et non à la pensée/vie de Cousin

      Oulala, ça sonne pas un peu pilpoulesque, cette histoire ?

      Attendez, Cousin est contradictoire sur plusieurs points, d’après ma compréhension (pas universelle, je l’avoue). Son mode de vie ne correspond pas à ses propos ; c’est mineur. Mais surtout :
      (1) il défend l’idée de communautés organiques
      (2) il défend l’idée de communautés de l’être

      ⟶ sauf que ces notions s’opposent quelque part ; je m’explique … les fédérations de communautés de l’être, c’est ce qui est en train de se mettre en place depuis les prémisses de la postmodernité (c’est aussi un paradoxe du capital, un imprévu, peut-être une singularité du système justement, mais peut-être pas celle recherchée … Drac l’exprime d’ailleurs dans sa dernière conférence), avec la dématérialisation croissante des échanges, l’horizontalisation de la transmission, et la rupture avec le temps historique justement est une conséquence. C’est la valorisation de l’être au détriment de l’avoir — qui permet selon moi de poser des limites, de former des concepts et de créer des structures — c’est donc la fin des civilisations et des sociétés, l’avènement des communautés. Je ne vois pas en quoi c’est compatible avec l’aspect « organique ». Je crois qu’il utilise le terme « organique » à escient pour ne pas effrayer ceux qui parmi son auditoire seraient des défenseurs de la tradition, de la patrie, de la culture, donc du territoire, de la transmission verticale ; à qui l’horizontalisation et le chaos des tribus liquides fait peur … Il essaie de concilier l’inconciliable, à mes yeux c’est contradictoire, paradoxal même. Enfin, je crois que Cousin est contrairement à ce qu’il dit, un véritable marxiste, il élabore une doctrine à partir d’une méthode d’analyse historique matérialiste et rationnelle, tout en prétendant cependant rester dans la description (vous allez me dire « la preuve, il refuse l’action collective » … pour moi c’est juste fallacieux, car élaborer une doctrine n’implique pas son implémentation … c’est pas Marx qui a inventé le marxisme, Marx a, avec Engels, développé une méthode d’analyse dérivée de Hegel, développée en doctrine par les « marxistes » et implémentées par les révolutionnaires et Lénine puis Staline notamment).


    • #1131280
      le 28/02/2015 par Franz
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      @Crabouille

      Je t’arrête tout de suite. Tu ne comprends pas Cousin lorsqu’il réfute le marxisme. Il ne réfute pas le marxisme en soi, mais ses actualisations, ce que le marxisme est et a été. Bien sûr que nous pouvons être marxiste dans un sens noble ou non dévoyé, c’est-à-dire d’attachement aux préceptes et théories de Marx authentiquement, de la même manière que des gens sont authentiquement socialistes à l’inverse du PS...
      Cousin dit donc qu’il faut rejeter le marxisme dans les acceptions qui sont faites des théories de Marx et donc le ou les sens admis à celles-ci.
      Et il si Cousin a l’air de réfuter plus que ça et qu’il semble rejeter l’idée même de marxisme authentique possible, ou d’utilisation du vocable comme auto-mouvement de son dévoiement, c’est parce que le risque est trop grand que l’on identifie pratiquement celui-ci aux idées du temps...
      Tu te mélanges les pinceaux. Ce n’est pas simple, je sais. Courage.
      NB : être bon ou non en philosophie a du sens, bien entendu, que ça soit sur les plans « étymologique » ou « ».


  • #1118482
    le 13/02/2015 par Xavier57
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Sans aucun doute le plus dissident de tous les dissidents. Il ne s’agit pas d’améliorer l’esclavage salarial, mais de le détruire. J’ai rarement été aussi captivé par un discours. Une rare puissance.

     

    • #1118565
      le 13/02/2015 par Tanzen
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      @Xavier57

      "Il ne s’agit pas d’améliorer l’esclavage salarial, mais de le détruire" ....
      Donc si on vous écoute, demain je vire tous mes salariés pour les libérés de leur esclavage ?
      Je dois leur dire que c’est pour leur bien ?

      Franchement....


    • #1118594
      le 13/02/2015 par Rorotapatoufau
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      C’est là qu’on voit les limitations du pur penseur ...
      Je ne vois pas pourquoi le salariat devrait forcement être aliénant, c’est une forme de spécialisation du travail, d’un coté la responsabilité de la société, la volonté et l’énergie d’entreprendre, le risque, de l’autre le confort de la subordination en échange d’un salaire.
      Cousin dénonce cette spécialisation, mais elle est indispensable à partir du moment ou la connaissance humaine et les choses à produire dépassent un certain stade de complexité, c’est l’évidence même !


    • #1125235

      Une prison sans mur et sans barreau dans laquelle le prisonnier se croit libre, voilà comment Victor Cousin voit notre société actuelle, nous sommes tous aliénées mais on ne le voit pas, pourtant on sait instinctivement que nous ne sommes pas entièrement libre, on est obligé de travailler pour de l’argent, pour d’autres, on est rançonné, dirigé, exploité. Ce qu’il dit a du sens parce qu’on ne retrouvera pas la vraie liberté unique et inconditionnelle si on n’abandonne pas ce qui nous rend esclave. Les limites à cette émancipation sont qu’une grande partie ne perçoit même pas cet état d’esclavage et l’autre l’aime et ne désire pas en sortir.


    • #1125331
      le 21/02/2015 par Crabouille
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Skud,


      Ce qu’il dit a du sens parce qu’on ne retrouvera pas la vraie liberté unique et inconditionnelle si on n’abandonne pas ce qui nous rend esclave

      Sauf que si l’argument est faux, la démonstration tombe à l’eau. Il n’y a jamais eu de « vraie liberté unique et inconditionnelle » ; ça n’existe pas et ça n’existera jamais ailleurs que dans les concepts idéaux, qui par nature ne s’appliquent pas à la réalité. C’est comme « l’infini », c’est un modèle conceptuel qui n’a pas de réalité physique possible. En ce bas monde, on ne peut que tendre vers l’infini, vers la perfection, et vers la liberté, la pureté. Jamais les atteindre « complètement ». D’ailleurs, si les marxistes ont dérivé vers une certaine forme d’idéalisme fanatique, Marx et Engels le savaient très bien et étaient quant à eux tout à fait matérialiste, d’où les méthodes qu’ils ont développé, inspiré de Hegel mais aussi en opposition à son idéalisme .

      On ne peut pas être libre ni abandonner tout ce qui nous rend esclave car ça signifierait atteindre un niveau d’existence supérieur (rejoindre Dieu pour les croyants, mourir pour les fatalistes, devenir un Dieu pour d’autres). Il faudrait abandonner le monde physique, mais avant ça, toute aspiration à avoir une famille, une épouse, des enfants, des amis, une « communauté », et que sais-je.

      Et, que croyez-vous donc ? Que dans les tribus primordiales, jusqu’au néolithique, la sédentarisation et l’agriculture, étaient des espaces de pure liberté pour l’homme ? Que faites vous des rapports de dominations et de la compétition sexuelle (afin de satisfaire le besoin de succès reproducteur) ? Vous pensez que dans les hypothétiques communautés qui remplaceraient les sociétés, ça disparaitrait ?

      L’« esclavage » dont vous parlez, où la « prison », je parlerai plutôt de toute forme de "liens" et d’"attaches" que nous connaissons dans le monde réel (notez ces mots importants au très large spectre sémantique), avant d’être dans l’« avoir » au sens où vous l’entendez, est dans l’« être » au sens social. Et, ce n’est pas forcément mal. C’est pas forcément mal, d’être lié où attaché (à quelqu’un, ou à un collectif), ni d’être enraciné, d’ailleurs. Ça prive de certaines libertés, certes, mais en permet d’autres, tout comme l’éducation des parents, ou les « carcans » culturels …


  • #1118574

    Regardons bien le colosse aux pieds d’argile érigé par la race des seigneurs ! Le Seigneur n’est pas en eux comme ils le prétendent "God with us" .... Ils n’ont jamais été dans l’axe, dans l’Axis Mundi !

    Tel Ulysse et ses hommes, fermons nos oreilles aux sirènes de l’information ! Ecoutons désormais avec notre coeur et soyons dans la clairvoyance !

    Car nous les avons écoutés, sondés les craquements sinistres de nos vieilles dites « civilisations » européennes ; observé cette chute vertigineuse de la morale et de la dignité de l’homme, compensée croit-on par les vagues d’athéisme, de sensiblerie, de veulerie, de politique passionnelle, d’indulgence coupable, de laïcité obligatoire et de science déifiée ; tout cela représente « le stigmate de décomposition » requis pour lancer à nouveau la pierre de Justice sur les pieds de notre colosse et inciter Deucalion-Noé à refaire une nouvelle Arche ....

    Les Paroles de Jésus exprime l’ETRE indivisible, « indivis » en chacun ! L’ETRE contre l’Avoir, unique question à laquelle répond Marx ? Désormais, à chacun d’y répondre : aucune justification ne sera entendue ....

    Rien n’y fera, les marchands du Temple veulent la réification par l’argent du monde, Jésus sa déification ! Il est venu pour accomplir précisément la déification du Sacré en chacun et non pour abolir. Ni apporter la paix mais l’Épée, pas celle qui tranche le corps, mais celle qui sépare en deux : le camp de ceux nés d’esprit et ceux bloqués dans la matière, volontairement ou pas ! La Mythologie grecque ne dit pas autre chose !

    Vous pensiez que les hommes des cavernes étaient nos vrais ancêtres alors qu’ils étaient des spécimens dégénérés des grances races Lémurienne et Atlantéenne.

    Si vous n’avez pas compris l’avertissement à savoir que vous émettez encore des réserves, des nuances, c’est que vous n’êtes pas encore sufisamment réveillés de votre torpeur. Jésus parlaient de « morts » et de « Vivants » ! Car il vous faudra tout donner pour recevoir la Parole sans réserve. Tel est l’enjeu de l’Amour et de la Sagesse comme de la Sagesse de l’Amour ! ... entre d’autres termes, de la Philosophie pré-socratique ! Le « Tout » est en train de nous envahir corps et âme, il est LÀ le déluge !

    Il s’agit là d’une situation objective de votre état d’ETRE et non d’un savoir-Etre.


  • #1118737
    le 13/02/2015 par machin
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Est-il vrai que Karl Marx admirait les philosophes des Lumières ? Que pensait-il d’eux ?

     

  • #1118754
    le 13/02/2015 par F.Fournier-Aubry
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Après avoir lu la plupart des commentaires, ce qui en ressort c’est que bon nombres parlent de choses qu’ils n’ont malheureusement pas assez étudié et pénétrés dans une compréhension radicale du processus dialectique du temps de la marchandise (pour reprendre l’idiolecte de monsieur Cousin...) Je veux dire que ce que nous montre Francis Cousin -en reprenant de façon synthétique toute la littérature radicale de la pensée de la subversion en l’être- c’est qu’à présent que la marchandise est devenu le tout du monde, ce tout va progressivement invalider sa capacité à produire les moyens de sa reproduction (=contradictions internes=crise finale) ce qui aura pour conséquence une crise de l’implication réciproque ( : le moment où les masses n’auront plus de raisons objectives de "jouer le jeu",chute du système par la mort de son économie).. et c’est à ce moment là que la résurgence de la communauté de l’être pourra concrètement se concevoir..
    Donc au monsieur qui nous parle de ses salariés qu’il serait absurde de licencié pour les libérer de l’esclavage du salariat : je ne vous le fait pas dire, ce serait absurde.....mais dans ce monde carcérale de l’échange marchand seulement !

    "Ce qui donne le plus à penser est que nous ne pouvons pas penser vraiment tant que nous demeurons dans un temps historique qui ne donne à penser que pour l’avoir." F.Cousin "L’être contre l’avoir" p.130

     

    • #1119208
      le 14/02/2015 par Kelmeth
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Et paf ca fait des chocapics...

      Ne faisons rien et attendons et demain c’est sûr, notre pure utopie Idéelle de branleurs de moue se réalisera dans toute sa pureté sans que nous n’ayons qu’à suivre le courant de la marche des choses... Pauvres marchandises en mouvement pathologique se rassurant de leur propre passivité coupable...


    • #1119570
      le 15/02/2015 par la pythie
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      à Kelmeth...
      tu dis des conneries ! ce que dit Francis, c’est que l’homme est doublement aliéné : par la machine et par son époque, de laquelle il est impossible de ne pas subir l’emprise...
      Quoi qu’on fasse, on ne fera que contribuer au renforcement du système comme l’ont fait les révolutionnaires des époques précédentes, c’est clair ?
      Il faut être modeste, attendre que ce monde finisse pour espérer changer les choses, rien ne se fera avant ! et tout changement notable, s’il doit avoir lieu, se fera sur plusieurs générations : aucun d’entre nous n’en verra, ne serait-ce que le début...Tout ce que d’aucun peut faire, pour l’heure, c’est refuser de collaborer directement ( comme voter, pare exemple )
      et se contenter de poser des jalons de conscience. Soyons modestes...


    • #1119747
      le 15/02/2015 par Crabouille
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      @la pythie

      Keleth ne dit pas des conneries. Les solutions de Francis Cousin sont pauvres (il ne propose rien et dit d’ailleurs qu’il n’y a rien à proposer, sauf le non espoir qu’un jour ça change, au fait). Hors de son analyse issu de sa conception personnelle de Marx, et hors de son "monde philosophique" (son idéal), il n’y a pas grand chose. Il dit des évidences avec des mots savants. On est doublement aliénés ? Sans blague. On peut pas s’extraire du monde réel ? Sans blague. C’est impossible de changer le monde radicalement tout seul avec ses petits bras ? Sans rire.

      L’ennui, c’est que, il estime souhaitable un retour à des "communautés organiques" largement fantasmées ayant eu lieu avant une supposée "révolution néolithique" (théorie archéologique incertaine, il est bien plus plausible que l’agriculture et la sédentarisation se soient répandus et aient changé les mœurs graduellement, et qu’une économie de production et une spécialisation des roles se soient mises en place petit à petit, plutôt que dans un genre de révolution radicale et rapide). N’oublions pas qu’au paléolithique (époque de ces dites communautés) le nombre d’humains est estimé à 6 millions (100 fois moins qu’aujourd’hui), et que depuis 30.000 ans, l’humain a accumulé du passé, des savoirs, des expériences et de l’Histoire, et, sauf dans un monde philosophique ou tout est possible car fait uniquement d’expériences de pensées, on ne revient pas en arrière.

      "Ce qui donne le plus à penser est que nous ne pouvons pas penser vraiment tant que nous demeurons dans un temps historique qui ne donne à penser que pour l’avoir." F.Cousin "L’être contre l’avoir" p.130,

      ça veut dire quoi ? Sa solution, sortir du temps historique, donc se séparer, voire dé-sinventer, la notion de transmission et tout ce qui sert à la mettre en œuvre. Il le redit dans la conférence lorsqu’i

      Désolé de déplaire au philosophe mais on ne sort pas du temps, historique ou non, pas plus qu’on ne sort du réel, du monde. Mais il le sait. C’est pour ça qu’il n’applique pas le mode de vie qu’il prone. Tout ce qu’il dit se résume à : il n’y a pas de solution, donc rien ne sert d’agir. Parce que c’est un idéaliste radical et que si l’idéal n’existe que dans la pensée alors mieux vaut rester dans le monde du concept. Bon c’est bien joli mais en attendant, dans le monde actuel, réel, avec les autres gens, il y a des choses à faire.


    • #1119760
      le 15/02/2015 par Crabouille
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      "Donc au monsieur qui nous parle de ses salariés qu’il serait absurde de licencié pour les libérer de l’esclavage du salariat : je ne vous le fait pas dire, ce serait absurde.....mais dans ce monde carcérale de l’échange marchand seulement !"

      Donc dans le monde réel, celui qui à cours depuis toujours et spécialement depuis 10 millénaires après l’invention de la notion de transmission (des savoirs, des techniques, de l’histoire, de la culture, et de tout ce qui s’ensuit … notamment la cellule familiale). Mais depuis en fait "le début", tout dans l’humanité converge dans cette direction. Car en fait la sédentarisation n’est qu’une conséquence de l’invention de la transmission, bien antérieure.

      Il n’y a pas d’autre monde que le monde actuel (dans le sens "réel" pour faire bref). Il va bien falloir commencer à se le mettre dans le crane. À courir après l’absolu, on n’obtient rien. C’est pour ça d’ailleurs que Francis Cousin ne propose pas d’action pour tenter de mettre en œuvre son idéal. Il sait que ce n’est qu’un idéal qui ne peut pas avoir cours.

      Francis Cousin n’est pas un disciple de Marx, c’est un commentateur / interprète de Marx. Car Marx n’était pas un anarcho-primitiviste situationniste (hors anachronisme). Loin de là. Marx ne prétendait pas qu’on pouvait se débarrasser de l’histoire et de la culture, ni qu’on pouvait changer la nature du réel, par contre qu’on pouvait en modifier le contenu.

      La liberté absolue, philosophique, pour ne pas dire philosophale, ne peut exister qu’en tant que modèle théorique, on ne se libère du monde qu’en en sortant, donc par la mort. C’est d’ailleurs peut-être aussi pour ça que Mishima, Debord et Venner se sont donné la même fin.


    • #1119785
      le 15/02/2015 par la pythie
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      à Grabouille...
      Et toi, quelles sont tes solutions ? n’oublies pas que tout ce qui a été entrepris auparavant a été repris, digéré et déformé par le Capital...nous ne sommes pas meilleurs que les générations précédentes, très cher, et tout ce que nous entreprendrions sera repris, digéré et déformé par le système, voilà les thèses de Francis Cousin- et que l’Histoire a confirmé depuis...
      Il faut attendre que le système s’auto détruise et alors, seulement, l’humanité aura une chance de salut ! d’ici là, il faut poser des jalons de conscience et attendre notre heure...il faut être modeste : nous ne verrons pas le succès de l’entreprise ; mais nous aurons au moins la conscience très nette de n’être pas dans l’erreur.

      Il est déjà beau que nous puissions penser à peu près correctement dans un monde tel que l’autre, défiguré et aliéné à l’extrême par la marchandise.


    • #1119898
      le 15/02/2015 par Crabouille
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      je n’ai pas la prétention d’avoir tout compris et d’avoir LA solution, moi.

      je pense que ceux qui croient que le système va s’autodétruire et qu’il n’y a rien à faire sinon attendre, se fourrent un gros doigt dans l’œil, et jusqu’à l’os

      On est acteur de notre vie, de notre communauté ET de notre société (même si le mot déplait à tonton Francis).

      "tout ce qui a été entrepris auparavant a été repris, digéré et déformé par le Capital"

      Des belles phrases. Mais qu’est-ce qui a été entrepris, digéré ? Du concret STP. Si tu veux dire que depuis 10 millénaires c’est le Capital qui nous mène par le bout de la queue, et que la (supposée) "révolution néolithique" n’était rien d’autre qu’un préambule que 1789, ben que veux tu que je te dise. Nous, pôvres victimes du monde injuste. Ouin.

      "nous ne sommes pas meilleurs que les générations précédentes"

      C’est justement ce que je dis. Donc, ce qu’il y a à faire, c’est d’essayer d’être toujours meilleur qu’avant, lutter contre soi même en premier, plutôt que de se résigner à dire "ouais t’façon y’a rien d’autre à faire qu’à attendre que tout se casse la gueule yo".

      Exactement le contraire de ce que préconise Cousin. Monsieur n’aime pas la spécialisation et le commerce, mais il s’y vautre, puisque de toute façon, "bof, ça ne changera rien".

      "il faut poser des jalons de conscience et attendre notre heure...il faut être modeste"

      Ah ah. Ça, c’est de la grande modestie : "Poser les jalons de conscience". Fiouh. Et moi qui, jusque là, pensais que c’était les socialistes, qui se prenaient pour "la conscience du peuple". Qui êtes vous pour avoir cette prétention d’avoir tellement raison et de penser si bien ?

      Cousin est un ultra libertaire anticapitaliste, voilà tout. Pire qu’un décroissant qui roule en Range Rover, c’est un anarcho-primitiviste qui déteste la culture humaine mais tient un cabinet de philanalyse, écrit des livres et mène une vie embourgeoisée qui ne s’assume pas en plein cœur de la capitale. Ses propos son cohérents avec ses idées, pas avec son mode de vie. Et moi si j’avais une seule proposition, c’est de commencer humblement, justement, par soi-même : tu hais la "société" ? tu en sors. Avant de donner des leçons à tout le monde. Tu hait le consumérisme ? refuse de boire dans la bouteille en plastique, même pour une conférence. Tu détestes la spécialisation ? Alors tu deviens autonome. Mais bon c’est surement pas facile, quand on a ses petites habitudes de philosophes parisien.


    • #1119970
      le 15/02/2015 par la pythie
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      à Grabouille...
      Redescends de ton nuage, et sois plus modeste, mon vieux...analyse les révolutions de 1789 chez nous ou celle de 1917 en Russie, par exemple, et tu verras qu’elles ont toujours renforcé le Capital. Pas parce que Robespierre et Lénine étaient des vilains mais parce qu’ils étaient pris dans le mouvement de l’histoire et ses immanences, voilà tout !
      Ainsi, loin de lutter contre le système, ils ont été de précieux recours pour lui et, s’ils ont lutté contre le système en théorie, ils l’ont nourri en pratique...et aujourd’hui, nous autres ferions la même chose - et peut-être en pire : car il n’est pas de conscience possible dans le monde de la marchandise :chacune de nos pensées, chacun de nos actes ramènent à elle et, pour l’heure, il n’est pas possible de voir émerger une pensée claire et autonome ! Eh non, nous ne sommes pas des héros, nous pouvons tout au plus témoigner afin que les générations futures aient quelque chose sur quoi s’appuyer. Voilà donc le message de Francis Cousin, le reste n’est que verbiage..

      Vous pouvez tenter tout ce que vous voulez, le système retournera cette arme contre vous...Certains parlent de créer des bases d’autonomie durable à la campagne, d’autre veulent revenir sur la loi de 1973, d’autres veulent créer des banques populaires etc..toutes ces mesures échoueront et viendront, loin de l’idée de départ, apporter de l’eau au moulin du Capital.Toute idée, si louable et désintéressée soit-elle, finit par être recyclée par le système. Comment pourrait-il en être autrement ? .


    • #1120213
      le 16/02/2015 par Etienne
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      à kelmeth et crabouille :

      Vous n’avez manifestement compris ni le discours ni la démarche de Cousin et vous vous contredisez dans votre critique, laquelle ne prend sens que grâce à l’artifice de votre propre incohérence : vous lui reprochez à la fois le fait d’avoir une idéologie que vous jugez à tord comme "passiviste" et le fait d’être actif dans son combat (il écrit des livres, possède un cabinet de philo-analyse à paris, etc). Je vous renvois à mon commentaire ci-dessus (voir les réponses au commentaire de rorotapatoufau) pour des explications plus détaillées.

      Votre attaque contre Cousin est insensée et contre-productive. Les ennemis sont déjà bien trop nombreux pour que l’on puisse se permettre le luxe de ne pas reconnaître ses alliés.

      Non, Cousin ne vit pas en ermite autonome (ce qui pour le coup reviendrait à une forme de passivité que vous critiquez tant, passivité certes non pas contre productive à la manière d’un bobos, lequel n’est passif qu’au niveau de la pensée mais bien actif au niveau de l’action, ce qui en fait un danger ambulant ; mais passivité tout de même car non engagée dans le combat globale).

      Oui, Cousin est actif et engagé dans le combat contre le système, et ce d’une manière bien plus efficace que l’ermite autonome que vous prenez en modèle, car cedernier ne sauve que sa propre peau (ce qui est déjà pas mal, je le reconnais). Cousin, en étant à Paris et en abattant le travail qu’il abat fait plus que sauver sa peau, il la sacrifie pour faire passer un message qui permettra à un bien plus grand nombre de gens de s’en sortir que s’il était parti ruminer ses idées tout seul à la campagne en les gardant pour lui.

      En bref, vous reportez sur Cousin des critiques qui ne sont imputables qu’à votre propre système de pensé, un grand classique.

      Faites donc un effort de compréhension et épargnez-nous des contradictions qui ne tiennent que dans votre propre imaginaire.


    • #1125348

      @ Crabouille.

      Il y a de simples questions auxquelles il faudra bien répondre :

      L’argent est-il contrôlable ? Quel "pouvoir" séparé est capable d’organiser ou de respecter le bien commun ?

      Ne me citez pas les sociétés d’Ancien Régime car qu’elles qu’en fussent leurs qualités, elles ont été liquidées par l’histoire et ont permis -et même souvent accompagné- l’émergence en leur sein de leurs propres fossoyeurs.

      Cordialement


  • #1118848
    le 14/02/2015 par océania
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    On ne peut qu’être tenté par le fonctionnement des groupes humains non cloisonnés, non sclérosés au sein desquels les individus s’expriment hors de cet étau capitaliste qui ne se dévoile que lorsque l’on souhaite en réchapper 3 secondes.
    L’homme du néolithique n’ avait surement que faire de l’opinion de ses contemporains sur une peinture rupestre dictée par l’émotion et non par le livre de compte d’une galerie d’art à 3 balles.


  • #1118857
    le 14/02/2015 par WorldCitizenX
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Wow, j’en reste bouche bée !

    J’ai du faire "replay" à plusieurs reprises tellement certaine tirades étaient difficiles à apréhender.

    Merci pour cette superbe vidéo.


  • #1119374
    le 14/02/2015 par F.Fournier-Aubry
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Kelmeth : Quelle arrogante inversion accusatoire... Qui parle de passivité, à part vous ?


  • #1119697
    le 15/02/2015 par fiffi
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Magnifique conférence a ne pas manquer ! ; j ai du même la revisionner tant c est dense et riche ; un petit bémol toutefois avec le jargon marxiste dont Monsieur Cousin use beaucoup et qui nuit a la compréhension des non initiés .Cela dit le conférencier est bien atttachant et vous ouvre bien des perspectives inattendues .Un esprit lumineux.


  • #1119820
    le 15/02/2015 par Maël Higgs
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Certains d’entre vous semblent beaucoup aimer leur époque et ont bien assimilé l’idéal progressiste. A ceux-là, j’aimerais rappeler en substance cette phrase de Francis Cousin rapportée de son entretien tout récent sur Meta TV : ce que l’on déteste est le produit de ce qu’on aime. Vous paraissez aimer le salariat. C’est pourtant bien le salariat qui produit le chômage, celui-là même qui produit l’exclusion. Il va bien falloir réintégrer ce concept d’unité que les philosophies antiques avaient bien mis en lumière que ce soit chez les présocratiques, les hindous ou les chinois.
    On ne peut moraliser le capital. Que cela soit dit.


  • #1125702
    le 22/02/2015 par francky
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    A voir le niveau des commentaires pour ou contre F Cousin, je comprend pourquoi le "Pouvoir" commence à prendre peur. L’intelligence est vraiment de notre coté...
    En tout cas cela m’a fait plaisir de vous lire.

     

  • #1125753
    le 22/02/2015 par ben alors
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    J’espère que le nombre de commentaires reflète le nombre important de dissidents désireux de se rendre à cette conférence.


  • #1126735
    le 23/02/2015 par romuh
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    ils nous parle d aliénation mental mais son langage est une prise de tête

     

    • #1143699
      le 19/03/2015 par Necessarius
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      "il nous parle d’aliénation mentale mais son langage est une prise de tête"
      S’il est "prise de tête" comme vous dites, c’est justement ressenti par ceux qui souffrent le plus d’aliénation mentale. Aliéné veut dire : étranger à soi-même. Cette aliénation est justement provoquée par ce qu’il dénonce : le pouvoir et l’argent, la société de consommation et de l’avoir qui détruit la possibilité d’être. Il est d’usage en psychanalyse, la "science" qui prétends soigner la maladie mentale, de se référer au complexe d’Œdipe. C’est bien pratique. On accuse ainsi l’individu déraciné d’avoir désiré sexuellement son parent, un peu comme d’avoir commis le péché originel. Il est donc seul responsable de sa pathologie. Comme c’est pratique, ça évite justement de se poser la question de notre système qui produit de l’aliénation en série systématique pour tout ce qui vit sur cette planète.
      L’homme est en danger.
      La psychanalyse : une nouvelle ’"religion qui isole" et qui au fond sert bien les intérêts de ce système d’aliénation planétaire.
      Alors s’il vous reste un peu de vous-même, un peu de courage et de force, lisez et relisez, musclez-vous et ainsi reprenez-vous, je vous garantis que c’est possible. La prise de tête ne se situe pas là où l’on croit.


  • #1128323
    le 25/02/2015 par berla
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Ce serait intéressant de le voir un jour face à nos intellos du mainstream. Taddei, s’il te reste une once de courage...


  • #1128417

    Bonjour,
    Après avoir lu les commentaires j’aurais une humble question, ça consiste en quoi exactement ce fameux sens de l’histoire évoqué ici à moult reprises ?

    Lorsque je lis ceux qui en parlent je n’arrive pas à vraiment relier cela au réel. Ce que j’en comprend c’est que le "sens de l’histoire" devait invariablement amener les sociétés humaines là où elles sont. Sauf que dans ce cas pourquoi ce modèle capitaliste n’est-il jamais apparu chez les aborigènes ou les amérindiens avant qu’on ne l’impose de force ?
    Pourquoi les oligarchies ont-elles besoins de déployer autant d’efforts pour continuer à faire avancer l’idéologie aujourd’hui dominante, et pourquoi autant d’efforts et de mensonges dans le passé pour la mettre en place.
    Si une société humaine devait obligatoirement évoluer vers un capitalisme marchand tout cela n’aurait pas vraiment de sens.
    Ou alors il faut comprendre que l’existence d’oligarchie manipulatrice imposant par le vice et la force une organisation c’est le sens de l’histoire ? Ou encore que la diffusion de son idéologie par le plus fort c’est le sens de l’histoire ?
    Mais dans ce cas tout est le sens de l’histoire et notre présence ici ou nos engagement ailleurs ne servent à rien, de même que les conférences de Mr Cousin d’ailleurs.

    Sachez que je me pose vraiment la question et que vu mon niveau en philosophie j’admettrais volontiers avoir mal compris.

     

    • #1128456
      le 25/02/2015 par pin-parasol
      Conférence de Francis Cousin à Lyon

      Remq : il y a un excellent film permettant de saisir le sens de l’histoire du Capital et de la reproduction de son mouvement : "Cloud Atlas" qui tend à confirmer que ce ne sont pas les hommes qui créent l’histoire mais qu’ils sont pris dans le mouvement tel un courant jusqu’à une prochaine rupture : mouvement "d’auto émancipation" généralisé. Pour que cette rupture arrive, il faudra beaucoup de temps mais il arrivera...
      Karl Marx avait théorisé le concept d’extorsion de la plus-value : quand on on comprends ce concept on "touche" le sens du mouvement de l’histoire et de son auto-reproduction (de mémoire il prenait comme exemple une usine de production de chaussures).


  • #1128640
    le 25/02/2015 par MORPHEUS1984
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Je viens de manger ma plus grosse claque depuis l’allégorie de la Caverne,Matrix et 1984 (le livre).... Ce fut ORBITAL !!!!!
    Merci E&R !
    Ps : le langage du conférencier paraitra peu compréhensible pour certains au début mais n’hésitez surtout pas à l’écouter jusqu’à la fin, quitte à "rembobiner la bande" passante plusieurs fois.


  • #1129243
    le 26/02/2015 par F.Fournier-Aubry
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    "Ce qui cause l’assoupissement (dans les états qui souffrent) est la durée du mal, qui saisit l’imagination des hommes, et qui leur fait croire qu’il ne finira jamais. Aussitôt qu’ils trouvent jour à en sortir, ce qui ne manque jamais lorsqu’il est venu jusqu’à un certain point ils sont si surpris, si aisés et si emportés, qu’ils passent tout d’un coup à l’autre extrémité et que bien loin de considérer les révolutions comme impossibles, ils les croient faciles ; et cette disposition toute seule est quelquefois capable de les faire."

    Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz - 1613-1679 ("Mémoires")


  • #1130534
    le 27/02/2015 par Bananonyme
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Superbe Francis Cousin ! Je ne connaissais pas et ai bien fait de venir.

    On peut ne pas être d’accord, on peut même détester où trouver ça absurde (particulièrement si on est religieux, puisqu’ils considèrent que toutes les formes de religions sont déjà une aliénation) mais une chose est sûre : il ne nous laisse pas indifférent !

    Encore une fois, excellente initiative d’E&R, qui nous fait voir le monde selon des perspectives bien différentes mais finalement toutes logiques et complémentaires.

    Même la scène du centralien "de banlieue" nous a prouvé qu’il y a des désaccords, du débat et donc encore de la vie !

    Difficile d’en ressortir indemne.

    C’est ce niveau là d’abstraction qu’il manque je trouve à la philosophie, particulièrement récente. Je suis persuadé que l’on peut voir dans le monde les processus qui le gouverne selon des tendances, des lois immuables et universelles. On peut voir celles de Cousin ou d’autres, mais il est important d’en avoir conscience.


  • #1131233
    le 28/02/2015 par Buleh Gila
    Conférence de Francis Cousin à Lyon

    Superbe conférence, il dit pareil que dans celle qui figure ici.
    Les questions ne volaient pas très haut globalement.
    Pour Bananonyme : le centralien aura en fait tout lu et tout entendu et cherche maintenant du nouveau et surtout des solutions.
    Mais ce que prône Francis Cousin n’aura pas lieu, pas maintenant, peut-être jamais plus.
    Au lieu d’un messie individu, il dit attendre un autre avènement, et le voit proche.
    Il faudra de nouveau que des groupes puissent s’isoler et être protégés par leurs situations géographiques vis à vis des autres. Tels les Amérindiens qu’il cite.
    Une structure sociale d’origine militaire, suite à une expédition lointaine, sans retour, durant laquelle auront été abolis les échanges parce qu’inutiles durant la durée poly-générationnelle du trajet.
    Avec une implantation basée sur l’exploitation de la planète cible.


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