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Corse : le syndrome finlandais

Les revendications des nationalistes, maîtres de l’Assemblée corse depuis décembre 2017, peuvent être mieux cernées si l’on s’intéresse aux coulisses.

 

La récente visite du président Macron dans l’île de Beauté n’a pas permis d’améliorer les relations de la République française avec les nationalistes corses. Ces derniers réclament l’amnistie des « prisonniers politiques », la co-officialité de la langue corse à parité avec le français dans tous les domaines, un statut de résident permanent en Corse après plusieurs années de présence sur l’île pour pouvoir devenir propriétaire (cinq à dix ans, selon les différents courants nationalistes) ; enfin, un statut donnant à ce territoire une autonomie plus grande, en particulier pour la fiscalité.

Lors de son discours du 7 février, le Président a affiché une fin de non-recevoir à ces revendications, en dehors d’une possibilité de retour des prisonniers sur l’île et d’une inscription de la Corse dans la Constitution. En réponse, le parti de Jean-Guy Talamoni a qualifié les propos du Président de « haineux, provocateurs et méprisants ». Les revendications des nationalistes, maîtres de l’Assemblée corse depuis décembre 2017, peuvent être mieux cernées si l’on s’intéresse aux coulisses.

En effet, nous retrouvons le corps de ces exigences lors d’un colloque organisé par un institut allemand siégeant à Flensburg et œuvrant en faveur du droit aux minorités : l’European Centre for Minorities Issues (ECMI). Fondé en 1996 par les gouvernements danois et allemand et le Land du Schleswig-Holstein, et travaillant en liaison avec l’Union européenne, l’ECMI a organisé, du 25 au 30 août 1998, sur les îles Åland, un colloque réunissant notamment son président de l’époque, Stefan Troebst, Frank Horn, du comité d’experts chargé de vérifier la bonne application de la Charte européenne des langues régionales, Pierre Joxe (plusieurs fois ministre de Mitterrand) et les principaux nationalistes corses – Jean-Félix Acquaviva, Paul Giacobbi, Philippe Peretti, Edmond Simeoni (le père de Gilles Simeoni) et Jean-Guy Talamoni -, évoquant alors le cas des « prisonniers politiques déportés en France ». Les Éditions Albiana, en liaison avec l’ECMI, publièrent les actes de ce colloque sous le titre Autonomies insulaires, vers une politique de la différence pour la Corse ?. Les îles Åland, finlandaises mais de langue suédoise, sont dotées d’une grande autonomie grâce à un Parlement régional compétent sur les aspects politiques, financiers, juridiques et linguistiques ; seules restent au pouvoir central finlandais les Affaires étrangères et la Défense. L’essentiel des demandes actuelles des nationalistes corses s’inspire largement du statut de « citoyenneté régionale » correspondant à un « droit de domicile » accordé aux Finlandais du continent à condition qu’ils connaissent le suédois et résident sans interruption depuis au moins cinq ans sur ces îles.

Ainsi, c’est un institut allemand, soutenu et financé par les gouvernements allemand et danois, et en liaison avec les instances européennes, qui a inspiré, encouragé les aspirations autonomistes de certains hommes politiques corses.

Pierre Hillard

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37 Commentaires

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  • #1899922
    le 13/02/2018 par Arthur
    Corse : le syndrome finlandais

    S’ils deviennent indépendants, les corses du continent s’en vont alors ou non.

     

    • #1900013
      le 13/02/2018 par Robert
      Corse : le syndrome finlandais

      Ce sont des gens qui bouffent à tous les râteliers, et quand il y a de la soupe ils ne dédaignent pas de cracher dedans .


    • #1900185
      le 13/02/2018 par Castanietzsche
      Corse : le syndrome finlandais

      Les étudiants resteront certainement, aucune alternative n’existant pour l’instant sur l’Île.
      Mais là on parle d’autonomie, pas d’indépendance !

      Rien qu’au sujet des lois sociétales, vos histoires de mariage pour tous et de programmes d’école gay-friendly ne font pas vraiment l’unanimité en Corse...


    • #1901765
      le 15/02/2018 par Hhh
      Corse : le syndrome finlandais

      ’’Vos machins de mariage pour tous et cie’’.
      Non mais ce ne sont pas les nôtres !
      Vous croyez quoi ? (Et vous croyez que c’est la France ça ? Non, c’est son dévoiement. Donc argument irrecevable. )
      Que les français, dont vous ne voulez pas faire partie apparemment cautionnent ce genre de choses ?
      Qui a manifesté par millions contre le mariage gay ?
      Ce sont bien des français ! Y a-t-il eu des manifs en Corse contre ça ? .....
      Les français en général sont contre le mariage pour tous, tout comme ils sont contre le comportement mafieux et clanique, le fait que les morts et nourissons votent, et par 4 fois, contre le piston et la magouille aussi, contre le plastiquage également, faudrait-il rappeler.

      J’adore cette propension énorme de certains régionalistes à, dès que quelque chose ne leur plaît pas, au lieu de s’unir avec le reste des français contre le projet néfaste, tout de suite ils balancent la patate chaude à un autre, se déclarent non-français, disent que ’’forcément, si le gouvernement français fait ça, le peuple est d’accord’’, en prenant bien soin de s’extraire du groupe français et de pointer du doigt ceux qui y sont encore, en sous-entendant qu’ils soutiennent le projet néfaste...
      Non, non et non !
      C’est facile, pour garder la tête haute et les mains propres, de dire ’’vous les français, et votre mariage gay...’’, mais je vous répète qu’il est très critiqué.
      C’est comme si moi, toulousain, dès que les parisiens font une connerie, pour ne pas me couvrir de honte, je me désolidarise vite fait de la population parisienne (qui est pourtant aussi contre) et je l’amalgame au gouvernement central, et pour finir, je me redécouvre une passion occitane en marchant avec dédain devant les parisiens en disant que ’’nous, on a encore de l’honneur, de la droiture et de la morale, et ne sommes pas dégénérés comme vous’’.
      Juste pour sauver les apparences de ma petite personne.

      Ayant des origines normandes, je pourrais aussi me vanter en disant que ’’les normands, et ben c’est les meilleurs, na !’’ car le taux de règlements de comptes y est bien plus bas qu’à Bastia ou Ajaccio. Voyez comme c’est facile de dénigrer ! Mais je m’en abstiens. Car je sais bel et bien que c’est un argument fallacieux.


  • #1899947
    le 13/02/2018 par Fick-Sion
    Corse : le syndrome finlandais

    Comme quoi ; tout cela est bien huilé, et si nous grattons un peu plus nous trouverons, à coup sûr, beaucoup d’éléments siono-maçonniques !

     

    • #1900299
      le 14/02/2018 par fidelius
      Corse : le syndrome finlandais

      Ben non, justement. Jamais Pierre Hillard n’a pu démontrer un quelconque lien entre le régionalisme et le sionisme, tout simplement parce que c’est l’inverse, les sionistes sont à Paris et le jacobinisme est un mondialisme en miniature. L’un des innombrables effets pervers, c’est qu’à Bonifaccio, Quimper ou Deauville, les sionistes rachètent les propriétés des autochtones, qui n’ont plus que leurs larmes pour pleurer. Encore que ça, c’est après avoir entendu les "patriotes" leur expliquer qu’ils font partie d’un complot.


    • #1900425
      le 14/02/2018 par Fick-Sion
      Corse : le syndrome finlandais

      J’ai lu quelque part, qu’à l’époque de Paoli, grand patriote corse, qui a immédiatement mis la Corse sous hégémonie de l’Angleterre, celui-ci avait fait venir de Gênes quelques milliers de juifs dont le contingent représentait, à l’époque quelques 30% de la population insulaire estimée de l’époque !!!....il est fort probable que le gros de cette nouvelle population se soit maranisée.

      Faites le calcul.....

      Pour le reste , les Zuccarelli , Dellla Rocca et Gie , vous les retrouverez en loges .


  • #1899969
    le 13/02/2018 par Bougnaparte
    Corse : le syndrome finlandais

    J’avoue (à ma honte) avoir beaucoup apprécié la façon dont Macron a remis au pas les Pinocchios présomptueux de l’Ile de Beauté... Fallait voir leurs mines déconfites après le discours du Président ! Il est si rare que les Corses nous fassent rire !

     

    • #1900021
      le 13/02/2018 par Durandin
      Corse : le syndrome finlandais

      Il faut dire que la visite de Macron commençait par un hommage solennel au préfet Erignac, les deux matamores Talamoni et Simeoni auraient dû se méfier . Eux qui roulaient des mécaniques après leur triomphe aux élections, Macron leur a infligé un discours cinglant qui les a fait, la queue basse et portant bas l’oreille, rentrer piteusement à la niche .


    • #1900102
      le 13/02/2018 par Macaroni
      Corse : le syndrome finlandais

      Quel triomphe ? 55% des voix avec 47% d’abstention...
      Disons 50 et 50 pour faciliter les calculs : ça fait donc 25% des Corses en âge de voter qui ont voté pour les Dupont et Dupond que sont Simeoni et Talamoni.
      Et sur ces 25%, on peut dire sans hésiter qu’au moins la moitié a voté par rejet de cette classe politique française pourrie, ce que tout le monde comprend, et que dans cette moitié, il y a aussi des gens qui sont autonomistes, et non indépendantistes.
      Donc en gros, les indépendantistes représentent 12,5% de la population corse... quel raz-de-marée...
      Ils nous refont le coup de la Catalogne, à pleurnicher à coups de ’’respectez la démocratie !’’, mais ils sont clairement la minorité.
      Ensuite, quand des petits étudiants corses en L1 droit se font analystes politiques c’est drôle : à en entendre certains, la victoire de Talamoni-Simeoni (avec un peu de combinazione ou pas ?) aurait de fait, comme si ça coulait de source, dû déclencher l’indépendance !
      Mais ils devraient savoir que ce ne sont pas les marges de manoeuvre accordées à ces messieurs fraîchement élus !
      Leur compétence n’est pas de gérer le statut du territoire !
      Ils sont là pour gérer les lycées, les transports, les ordures...

      Et ils ne font que répéter ’’Paris’’, ’’Paris doit nous écouter’’, ’’un bras de fer avec Paris’’, en oubliant que la France ce n’est pas que Paris, et en amalgamant le reste du pays à Paris. Pour ma part, je ne suis pas parisien, et je trouve même que c’est une des pires villes de France.


  • #1899985
    le 13/02/2018 par France occupée
    Corse : le syndrome finlandais

    Rarement précisé par les pro- comme anti-régionalistes c’est que la Bretagne n’est pas la Corse : la première est sur un continent, la suivante est une île !
    De là une psychologie, une appréhension du monde différentes.
    Il faut un changement pour la Corse, mais qui doit servir les Corses et pas ré-enclencher le régionalisme de l’UE, or quand je vois les noms de ceux-là : Giaccobi, Simeoni...

     

    • #1901756
      le 15/02/2018 par Mattei
      Corse : le syndrome finlandais

      Sérieusement ?!
      Arrêtez de voir des kippas partout.
      Le seul nom juif corse que je connaisse c’est Himo (même s’il y’en a sans doute d’autres), famille présente sur l’île depuis plusieurs siècles.
      Giaccobi c’est Jacques, et Simon est le prénom de Saint Pierre, "et c’est sur cette pierre que je batirai mon Eglise." D’ailleurs il y a des Simonpietri, les auriez vous dénoncés ?
      "France occupée", ce pseudo vous sied à merveille.
      Pour arrêter de dire n’importe quoi : https://www.google.fr/amp/s/meirlon...
      Bien à vous, longue vie. (Nikoumouk ;-)


  • #1899994
    le 13/02/2018 par Telecaster
    Corse : le syndrome finlandais

    Que nous préparent les mondialistes ? Un Kosovo sur mer,un Pearl Harbour méditerranéen,un Bahamas parfum brocciu ? Attention au piège à sons !

     

    • #1900103
      le 13/02/2018 par Yankee98
      Corse : le syndrome finlandais

      Quel serait le souci avec le Kosovo ou les Bahamas ?

      Pourquoi toujours prôner l’entité d’un pays tout ça parce qu’à une époque récente il en a été décidé ainsi ?

      Certains ne trouvent plus ni leur compte ni leurs repères avec la raie-publique, il faut donc pas compter sur eux pour ne jamais rien vouloir changer.


    • #1900128
      le 13/02/2018 par Telecaster
      Corse : le syndrome finlandais

      Renseignez-vous sur les conditions et les conséquences de la création du Kosovo, sur le rôle des îles paradisiaques pour les investisseurs,et sur les projets des mondialistes pour les états-nations . Ayant un patronyme en "i" final, je suis plus que perplexe face au démontage des nations européennes sous couvert de respect des identités régionales. Avec tout le respect dû aux militants corses qui ont défendu le littoral, je dis sans hésitation ; "vive la France et son île de Méditerranée".


  • #1899997
    le 13/02/2018 par quidam populus
    Corse : le syndrome finlandais

    Merci à Pierre Hillard pour débusquer de tels détails, rouages de cette UE non-démocratique, arcanes soigneusement occultés par nos merdias complices de cette Allemagne, laquelle au temps des nazis était missionnée pour mettre en œuvre l’Euro-régionalisme, déjà.

    Comme l’explique si bien l’auteur dans ses ouvrages et conférences, les Euro-régions visent à supprimer la souveraineté des Etats-Nations, dans un premier temps, en en minorant les attribut(ion)s jusqu’à les faire disparaître en les effaçant des cœurs, des esprits et du mode de vie des citoyens.

    Cette politique occulte scélérate et inique est celle, à terme, de l’instauration du mondialisme messianiste, financier, marchandisateur et totalitaire.

    Alors, pourquoi Jupiter 1er oppose au "nationalisme" régional Corse (sémantique hypocrite > régionalisme > micro-identitarisme loco-régional) de nombreuses fins de non-recevoir aux militants revendicatifs, servants utiles du Plan mondialiste ?

    Le camp des Euromondialistes de Macron, Attali et affidés montre ici sa propre façon de mettre en œuvre le "programme", au "profit" d’une singularité Française, politique resserrant les liens avec la Perfide Albion, par opposition à la Teutonie restant trop engoncée dans l’atlanto-sionisme.

    Les lignes géo-politiques se déplacent sous les coups de boutoir de l’avancée (menaces) d’un nouveau leadership mondialiste, celui de la multipolarité BRICS+.

    Nos oligarques euro-mondialistes veulent avoir leur carte (de survie) à jouer, raison pour laquelle, ils réalisent que les Etats-Nations, c’est finalement pas si mal ;

    Enfin pour le moment, sus à la balkanisation de l’Europe.


  • #1900014
    le 13/02/2018 par Zen
    Corse : le syndrome finlandais

    "Ainsi, c’est un institut allemand, soutenu et financé par les gouvernements allemand et danois, et en liaison avec les instances européennes, qui a inspiré, encouragé les aspirations autonomistes de certains hommes politiques corses."

    Ce n’est quand même pas les allemands, ni les danois, ni les instances européennes qui ont fait naitre un mouvement autonomiste en Corse et qui le portent à bout de bras. Que ces derniers s’inspirent de ce qui se fait ailleurs, et déroulent le tapis rouge à des agents extérieurs susceptible de faire avancer leurs revendications, ne constitue ni plus ni moins que du grenouillage politique classique.

    On est quand même pas dans le registre de la création de toute pièces de mouvements politiques par des agents étrangers, et de leur soutient financier à grande échelle (à la "Soros").

     

    • #1900099
      le 13/02/2018 par corsica star
      Corse : le syndrome finlandais

      Ce que vous n’avez pas compris dans le message de Pierre Hilard c’est que ce mouvement nationaliste développe des revendications en suivant l’exemple finlandais. Cela ne vous étonne pas pour des Corses bien ancrés sur leur territoire qu’ils utilisent des astuces, des propositions et de la réthorique qui viennent des pays du Nord de l’Europe ?

      Il y a ici des "congruences" qui doivent nous faire réfléchir un peu plus loin que le bout de notre nez... Il y a les revendications et il y a l’arrière du tableau.

      (Merci à Pierre Hilard pour le boulot de décryptage).


    • #1900307
      le 14/02/2018 par fidelius
      Corse : le syndrome finlandais

      Bien vu, Zen. On n’a jamais vu Soros soutenir un seul mouvement régionaliste !

      La raison pour laquelle les régionalistes ont quelques contacts à Bruxelles est tout simplement le fait que l’idée qu’il y ait des différences culturelles ne choque pas les pays européens.

      ... mais dans le petit empire de nos "lumières" p(h)arisiennes... on arase, on fait table rase...

      L’anthropologie d’Emmanuel Todd rapporte que le bassin parisien, depuis 4 siècles, a beaucoup de mal à supporter les différences quelles qu’elles soient. D’où l’amour de Paris pour les démagos égalitaristes, ou encore le rejet du voile islamique par des anti-racistes.


  • #1900075
    le 13/02/2018 par matador
    Corse : le syndrome finlandais

    En même temps, être sous tutelle d’un Etat à la dérive, on peut comprendre les nationalistes...


  • #1900114
    le 13/02/2018 par michel amm
    Corse : le syndrome finlandais

    Tout cela est du spectacle sans intérêt.

    Vous voulez savoir qui contrôle la Corse ? Regardez plutôt comment Sarkosy y est reçu.

    Apprenez l’histoire de la Corse vous allez être surpris. Vous y apprendrez qu’a un certain moment (bien avant Napoléon) on y a fait venir de braves commerçants pour la "développer". Inutile de vous dire qui dirigeait la Corse que quelques génération après.

    N’oubliez pas qu’un certain Napoléon a été le bienfaiteur d’un certain groupe de la population en Europe alors qu’une grande partie la population Française s’est fait tuée pour lutter contre l’ancien régime en Europe pour le compte de braves commerçants.

    Sans aide extérieure Napoléon n’aurait jamais existé. Il n’a fait qu’obéir à ses maîtres.

    Pour ses maîtres il a fait du bon boulot.

    Du bon boulot cela ne vous rappelle rien ?

     

    • #1900187
      le 13/02/2018 par Telecaster
      Corse : le syndrome finlandais

      Pour aller dans votre sens,une branche corse de ma famille descend de juifs expulsés d’Italie. Cela n’enlève rien ni à mon baptême catholique, ni à ma foi tenace en Jésus-Christ, ni à mon amour pour la France et sa région corse.


    • #1900190
      le 13/02/2018 par Castanietzsche
      Corse : le syndrome finlandais

      C’était la République de Gênes.
      Et Napoléon n’a pas grand chose à voir avec l’histoire de la Corse. Il eut été Anglais ça n’aurait pas changé le cours de l’Histoire...

      Il y a dans tous les pays une élite "sûre d’elle-même et dominatrice". Ce n’est pas parce que la Corse deviendrait autonome et indépendante qu’elle se tirerait une balle dans le pied pour les en déloger. Au contraire...

      Les Corses sont profondément attachés à la démocratie (pas d’Action Française sur l’Île), sans doute parce que c’était la première République Démocratique dotée d’une Constitution au monde...
      Je suis certain qu’il s’agit du terreau idéal pour les expériences démocratiques d’Etienne Chouard.

      Et quoi de mieux que la démocratie véritable pour s’émanciper de la superclasse mondiale ?


  • #1900208
    le 13/02/2018 par Ange Christofini
    Corse : le syndrome finlandais

    La France de 2018, du CRIF, du CRAN, de la LICRA, des loges, du MEDEF, et de 100 autres lobbies, prouve que le prétendu "creuset national" n’a jamais existé ailleurs que dans les esprits torturés de quelques jacobins laïcards enragés et autres génocidaires de la Vendée.
    Quant au séparatisme, ce n’est qu’une saine réaction face à la terrifiante et irrémédiable descente aux abîmes de la séquence 1958-2018. Une noyade dans laquelle une France faisandée, capitularde et suicidaire prétend avoir le droit d’entrainer avec elle une Corse encore relativement saine.
    En 2018, la 5ème ripouxblique, - née dans le sang de l’amputation des départements d’Algérie et qui s’apprête à larguer la Nouvelle Calédonie -, a perdu le droit de demander quelqu’allégeance que se soit à la Corse, au pays basque, ou à l’Alsace… Cette "ripouxblique" incapable de défendre ses frontières. Cette ripouxblique de Léonarda, de la jungle Calais, du Bataclan et du mariage pour tous. Cette ripouxblique de toutes les corruptions et trahisons ne mérite plus la Corse, et encore moins les corses…

     

    • #1900494
      le 14/02/2018 par Hhh
      Corse : le syndrome finlandais

      Ben en même temps, vous dites que la France est incapable de défendre ses frontières, mais c’est votre plus grosse envie qu’elle ne le fasse pas afin que la Corse devienne indépendante... faut arrêter le double-discours.
      La France a tout à fait les moyens de poster 10 000 militaires tout autour de la Corse et de l’isoler et la faire plier.
      Mais 1) Ce n’est pas comme ça qu’il faut agir.
      2) On entendrait dans la minute les Corses chouiner et crier à la démocratie bafouée...

      Vous parlez de Vendéens, mais justement, eux défendaient une France des régions, dans leur diversité. Alors ne les prenez pas comme exemple pour justifier l’indépendantisme.


    • #1901083
      le 15/02/2018 par Achille Renucci
      Corse : le syndrome finlandais

      Hahaha !... Le pays « prétendument ami », puisqu’il s’agit de la France, n’a même plus les moyens de « faire plier » la cité des 4000, alors la Corse... Et, au pire du pire, il suffira de mettre à disposition des russes la base navale d’Aspretto, - un Tartous en Mediterannée occidentale -, pour que les troufions parfumés du metrosexuel gérontophile Macron oublient jusqu’à l’existence même de la Corse. Là dessus, on met en place une fiscalité, façon « British Virgin Islands », pour domicilier en Europe les sociétés de Wall Street, de la City et de Hong Kong, et en 6 mois on rachète la légion Étrangère, la Tour Eiffel et le Mont Saint Michel...


    • #1901656
      le 15/02/2018 par Hhh
      Corse : le syndrome finlandais

      C’est marrant quand même :
      Des gens disent que la France est devenue de la merde et qu’elle ne peut plus rien faire, et que donc eux, indépendantistes de toutes régions, sont comme obligés par les événements, par le déclin de la France, de ’’prendre leurs responsabilités’’ et devenir indépendants.
      Or non !
      Le déclin de la France est leur plus grand rêve !
      Alors arrêtez de dire que, comme la France est tombée trop bas, vous êtes obligés de devenir indépendants : le déclin de la France est le moteur premier des velléités indépendantistes. Ils en rêvent tous ! Votre pire cauchemar est que la France se porte bien.
      Et puis, la première réaction d’une personne honnête serait de tout faire pour relever la France. Et bien non, ils préfèrent filer en douce, laisser le château s’écrouler et devenir indépendants. Quel honneur.
      Les personnes qui sont le plus à même de vous aider dans vos projets indépendantistes, sont, indirectement ceux qui veulent la destruction de la France. Puisqu’ils mettent en action ce qui permettra votre indépendance et ce qui permettra de vous plaindre (le marasme actuel) afin d’aller vers l’indépendance. Ce comportement est critiquable.

      Et certains font l’amalgame d’associer le dirigeant au peuple. Quand ça vous arrange, la France c’est Macron.
      Mais les indépendantistes catalans qui huaient et vouaient aux gémonies ’’le corrompu Rajoy’’, si on leur rapelle Jordi Pujol, seront-ils moins hautains ?
      Ce qui veut dire qu’il ne faut pas d’asymétrie dans le commentaire : ce genre de personnes existe partout, et ce n’est pas un argument de décrédibilisation d’un pays ou une raison pour en sortir.

      Vous et vos amis sortaient des arguments du genre ’’La France n’est plus ce qu’elle était, dans les années 60 elle savait se faire respecter’’. Oui, et ? Donc il faut partir ? Comment aurait eu lieu le redressement gaullien si tout le monde avait décidé de partir avant son arrivée ?
      Et puis ce genre de commentaire sous-entend qu’une France forte leur plairait, une France qui sait se faire respecter, au détriment même des identités régionales (!). Dans le cas contraire, ce serait l’indépendance pleine et entière de leur région qui leur plairait. Vous avez en fait un raisonnement très français : ’’tout ou rien’’.
      En Suisse, linguistiquement, ça va. Mais ici, les régions qui ne se disent pas françaises réagissent à la française : ’’la langue locale ou rien’’.
      Une France qui respecte les régions n’irait pas pour vous ? Une troisième voie équilibrée ?


  • #1900214
    le 13/02/2018 par pleinouest35
    Corse : le syndrome finlandais

    J’ai passé des années en Corse et j’y ai de la famille éloignée.
    Une immense majorité de Français ne connaissent ni l’histoire de l’île ni sa mentalité particulière, et ignorent le rejet instinctif de l’occupant français. Je reste persuadé qu’une majorité de Corses choisiraient de rester en France pour une question financière et pour la tranquillité, parce qu’ils savent très bien que l’indépendance amènerait la lutte des clans sous domination de la mafia. La démocratie si vantée n’y est un qu’un leurre politique.


  • #1900219
    le 13/02/2018 par Narthan
    Corse : le syndrome finlandais

    La Corse est une colonie française seulement depuis le XVIII ème siècle, linguistiquement elle est italienne, la France ne devrait pas avoir le droit sur cette île. Les corses devraient choisir eux-mêmes entre l’indépendance et la France.
    Les corses sont un peuple avec des traditions, une histoire, une langue différentes que celles de la France, ne pas le comprendre est une forme d’ignorance ou de mauvaise foi.

     

    • #1900700
      le 14/02/2018 par Hhh
      Corse : le syndrome finlandais

      Partie 1/2

      Raisonnement simpliste et pleurnicherie.
      Déjà, le français est une langue italique est très proche de l’italien. Dans beaucoup de domaines linguistiques (vocabulaire etc) c’est même la langue romane avec laquelle elle est la plus proche, avant l’espagnol (contrairement à ce que l’on croit) et le portugais. Internet est votre ami pour les données précises, mais le taux de similitude est de l’ordre de 90%, ainsi en est-il du français et du corse.
      Ce n’est pas comme si on comparaît le russe et le corse...

      La France toute entière est un agrégat de peuples. Les spécialistes de l’ancien régime l’ont compris.
      Donc arrêtons de dire ’’la France c’est tout le reste, tout le vide sans identité forte, et nous c’est la Corse/la Bretagne...’’.
      Quel est le point commun entre un picard et un limousin ? Selon votre point de vue, il y en a aucun comme il y en a aucun entre un corse et un orléanais.

      De base, la France s’est formée dès le début comme un conglomérat celto-germano-latin.
      Le Roi de France (Louis=Ludwig, Clovis (en latin u=v) = ’’clouis’’=chlodowig) était d’origine germanique, le peuple d’origine celte (les gens à l’ouest de la Bretagne sont aussi celtes que les bretons, et les bretons ont immigré là en 500) et germanique et latine, et les deux parlaient une langue latine, même si elle est la plus germanique d’entre elles.
      La France est une nation qui dès le départ répond à la volonté chrétienne d’aller vers l’autre.
      Ce qui d’ailleurs invalide la critique de racisme.

      Ce qui est étonnant, c’est que les plus farouches indépendantistes crient du matin au soir qu’il faut de l’union, vivre ensemble, que l’UE est nécessaire... ben pourquoi pas une union française si ces gens étaient constructifs et de bonne volonté ? Je suis sûr que plein de monde serait d’accord pour donner plus de liberté aux régions dans un cadre français.
      Si ces indépendantistes sont anti-UE au fond d’eux-mêmes mais la promeuvent en ce moment car ça facilite leur volonté politique, à savoir l’indépendance, ils jouent à un jeu très dangereux...

      Monsieur Simeoni a été reçu à Bruxelles à maintes reprises, mais surtout à Washington du temps Obama-Hillary ! (Quel honneur pour un représentant d’une petite région qui pèse peu. A moins que ce ne soit pour récupérer les plans du démembrement...)
      Que dirait-on si un leader indépendantiste de Californie par exemple était invité en grandes pompes en France ou pire, en Russie ?
      Ce serait pour discuter de la couleur des fleurs à votre avis ?


    • #1900706
      le 14/02/2018 par Hhh
      Corse : le syndrome finlandais

      Partie 2/2

      Non. Les américains seraient les premiers à parler d’ingérence étrangère.
      Donc on peut légitimement se poser la question quand on sait que les 3 derniers présidents américains ont explicitement affirmé vouloir le démembrement des nations européennes. Est-ce pour notre bien ? Non, ils y trouvent leur compte.

      Tiens, les leaders catalans aussi ont été invités à Washington de ce temps-là !
      Mais depuis que Trump a été élu, ils forcent le pas et y vont franco, c’est-à-dire lancent la gueulante, les manif, les émotions, sachant que les signaux ne viennent plus, de Washington.

      Voyez ça, les leaders indépendantistes à la Maison-Blanche.
      Ou encore John Kerry qui faisait du vélo en France avec un haut marqué du drapeau breton !
      Vous croyez que ces américains qui flattent nos coutumes nous veulent du bien ?
      Non, ils tirent sur la corde sensible, les langues régionales, la fibre régionale, traditionnelle, les coutumes : mais les Corses, malgré leur fierté, verront qu’il est trop tard pour réagir quand, une fois indépendants ’’dans le cadre de l’union européenne’’ (c’est-à-dire pas indépendants du tout, suppôts des américains et européistes, petits donc plus enclin à accepter la ’’protection’’ par l’OTAN, car ce n’est pas faire offense aux Corses que de dire qu’ils ne pourront jamais avoir la même armée que la France), ils verront leur littoral dévasté par les villas de stars américaines vulgaires qui planteront leur yacht dans la baie en face, les Mcdo qui pullulent... je crois que la Corse est le seul endroit en France ou il n’y a toujours pas de Mcdo ? Attendez voir après les accords qui seront passés avec les américains quand elle sera indépendante..

      Les carabines voire les kalach’, ça fait peur au migrants qui veulent débarquer sur ton île, mais pas au F16 US. Donc ils seront obligé d’obéir.

      Si on sort de l’UE et que l’on s’arrange entre nous, les régions verront leurs demandes plus exaucés que dans l’UE peut-être, en créant un nouveau mode de gouvernance pour la France, avec des réciprocités, un collège de représentants par région, une direction tournante dans plusieurs domaines, l’enseignement du Corse en Bretagne et vice-versa par exemple, tout en jouant sur la francophonie à l’extérieur.
      Une fédération française est toujours possible.

      (C’est remarquable comme dès qu’il s’agit d’indépendance des régions, les gens traînent les pieds, ne font rien pour relever la France, et en fait sont les premiers à vouloir la souffrance des français...)


    • #1901176
      le 15/02/2018 par Narthan
      Corse : le syndrome finlandais

      @Hhh
      Monsieur, je n’ai rien fait pour que vous me respectiez, mais pour votre bien, à l’avenir gardez-vous bien de ne pas avoir autant d’arrogance et de condescendance
      Vous mélangez un peu tout, le français n’est pas une langue italique, mais une langue romane de la branche gallo-romane. Alors que l’italien (qui est le dialecte toscan standardisé), bien que c’est une langue romane, vient de la branche italo-romane, c’est la même chose pour le corse.
      Et en étant linguiste, je peux vous dire que l’italien n’est pas aussi proche du français, comme par exemple l’espagnol l’est... En fait, le français est l’une des langues romanes les plus éloignés du latin. En d’autres termes, apprendre l’italien pour un français est beaucoup plus difficile que pour un espagnol apprendre l’italien (et vice-versa), donc ce ’’taux de 90% de similitude’’ est une fausse idée.
      Ce qui est amusant, est le fait que vous expliquez bien la raison de cet éloignement en disant ’’La France toute entière est un agrégat de peuples.’’, ce qui est tout a fait juste. C’est d’autant plus vrai linguistiquement.
      ’’Donc arrêtons de dire ’’la France c’est tout le reste, tout le vide sans identité forte, et nous c’est la Corse/la Bretagne...’’.’’ Je n’ai jamais dis ça, c’est un peu malhonnête de parler ainsi. Puis la suite, c’est un cours d’histoire dont aurait pu s’en passer.
      ’’La France est une nation qui dès le départ répond à la volonté chrétienne d’aller vers l’autre’’, C’est très subjectif et historiquement incorrect. Rien que la notion de nation qui est apparu en France aux temps de la République, qui avait une tendance anti-chrétienne. Je ne parle même pas de l’histoire de France...
      Le reste de la discussion est dans le même registre, donc je ferais court.
      Si vous voulez améliorer le sort de la France, ne l’idéaliser pas, la France n’est pas une foi. Ce n’est pas une vérité. Le Christ, lui, l’est. Il faut être critique afin de corriger les erreurs.
      Etant russe et aimant mon pays, je sais quel mal elle a fait. Lisez un peu Soljenitsyne, lisez ce qu’il dit sur les peuples et leur indépendance (vis-à-vis de la Russie), c’est pareil à mon avis pour la Corse et la France (puis je n’ai jamais parlé de la Bretagne, ce qui est différent).
      Etre aussi sûr de soi-même ne va pas vous aidez à vous rapprocher de la Vérité.


    • #1901691
      le 15/02/2018 par Hhh
      Corse : le syndrome finlandais

      Partie 2/2

      Cela est confirmé par notre ressenti : on voit bien que grossomodo (et en évacuant les emprunts à l’italien de la renaissance), il y a une structure commune hispano-portugaise en ce qui concerne les salutations et les auxiliaires, pour ne prendre que ces petits domaines par exemple, et une autre structure franco-italienne.

      Bonjour/Buongiorno, contre Buenos Dias/Bom Dia.
      Ou encore Bonne journée/Buona giornata et Bonne soirée/Buona serata qui n’existent qu’en français et italien. Ou plutôt qui n’existent pas en espagnol et en portugais. (Pour l’occitan, c’est fluctuant, je l’exclus de notre discussion).
      La notion de tarde existe en portugais et espagnol, pas du tout en français et italien. Donc culturellement, des rapprochements sont faisables.
      Les auxiliaires : unique auxiliaire être en français et italien, être et estare. Or en espagnol/resp. Portugais :
      Ser estar / ser estar.

      Et puis avoir/avere contre tener/ter.

      De même, l’espagnol est plus éloigné du français que le catalan ou l’occitan, voici des exemples :
      (F signifiera français, E espagnol, C catalan, O occitan, P portugais et I italien).

      F : Chaise C : Cadira O : Cadiera E : Silla P : Cadeira
      I : Sedia

      F : Table C : Taula O : Taula E : Mesa P : Mesa
      I : Tavolo

      F : fenêtre (AF : fenestre) C : finestra O : fenèstra E : ventana P : Janela
      I : finestra

      F : Oiseau (trace de diphtongue en Ancien Français qui laisse suggérer que la prononciation ressemblait plus à celle des autres langues citées)
      C : Ocell O : Aucel E : Pájaro/Ave P : Ave
      I : Ucello

      F : Fromage C : Formatge O : Formatge E : Queso P : Queijo
      I : Formaggio

      F : Pomme C : Poma O : Poma E : Manzana P : maçã
      I : Mela

      F : Petit C : Petit O : Pichon E : Pequeño P : Pequeno
      I : Piccolo

      F : Fourchette C : Forquilla O : Forqueta E : Tenedor P : Garfo
      I : Forchetta

      Évidemment, ce sont de petits exemples, mais on voit que le groupe ibérique a une assez grande différence avec les autres.

      Évidemment, je sais que le vocabulaire ne fait pas tout d’une langue mais c’est tout de même central.
      Le francais a par exemple une structure grammaticale plus germanique.
      La fragilité de la France mais parfois sa force est qu’elle est à la croisée des influences en Europe.


    • #1901751
      le 15/02/2018 par Hhh
      Corse : le syndrome finlandais

      Désolé, j’ai l’impression que la partie 1/2 n’est pas partie, sans elle, on ne comprend pas la seconde.
      La voici :
      ’’Bonsoir Monsieur. Je ne vous agresse pas, je n’ai rien contre vous. Nous sommes dans une joute verbale, c’est un débat animé si vous voulez. C’est mieux que les trucs raplapla tout consensuels que l’on voit dans les médias dominants.

      Je me permet de répondre à votre affirmation sur les langues. J’ai parlé de similitudes, notamment au niveau lexical. Bien.
      Dans ce document (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sim...) que j’avais vu il y longtemps et que je viens de retrouver, que le taux de similarité lexicale est de 0,27 entre le français et l’anglais, 0,29 entre le français et l’allemand (alors que naturellement, nous aurions tendance à penser que le français est bien plus proche de l’anglais que de l’allemand !), 0,75 entre le français et le portugais, l’espagnol, le roumain, 0,78 entre le français et le romanche, 0,80 entre le français et le sarde (donc avec le corse aussi car le taux du corse doit être peu ou prou celui du sarde), et enfin la langue avec laquelle le français a le plus de similarités est bien l’italien, avec un taux de 0,89, soit 89% de vocabulaire identique ou proche. Je n’étais donc pas loin avec mes 90%.’’


  • #1900266
    le 14/02/2018 par Francois Desvignes
    Corse : le syndrome finlandais

    Si Paris n’avait pas immoler la France, les provinces ne seraient pas en train de renier Paris.

    Peut-être que Hillard a raison quand il soutient que le redécoupage des régions se fait au profit du centralisme européen et au préjudice de l’Etat national.

    Mais même si l’U.E. n’avait jamais existé, l’insurrection des provinces contre le jacobinisme parisien était inscrit dans les excès et l’arrogance des politiques des 3000 de la capitale, ceux qui détenant tous les pouvoirs, ont intimé à la France entière l’ordre de se renier et de se taire.

    L’Assemblée corse ne revendique que les droits ancestraux que lui a toujours reconnu l’Ancien Régime et nous avons vu à Austerlitz qu’en rien ces droits n’avaient altéré l’unité nationale.

    Il faut désacraliser Paris ou accepter de vivre comme son esclave.

     

    • #1900496
      le 14/02/2018 par Hhhh
      Corse : le syndrome finlandais

      Ah, mais là, je suis tout à fait d’accord.
      Je suis même prêt à accepter de changer de capitale, afin que le melon des parisiens se réduise un peu.
      Ou imaginer un système démocratique ou chaque région s’entraide, dans le cadre français, sans que Paris domine tout.


    • #1900501
      le 14/02/2018 par Hhhh
      Corse : le syndrome finlandais

      Les Bourbons sont originaires de l’exact centre de a France actuelle. Symboliquement, c’est fort.
      Quand on leur a coupé la tête, même s’ils n’étaient plus au Bourbonnais, c’est tout l’équilibre qui s’est excentré vers la bourgeoisie parisienne, alors que les Bourbons, de par leur ascendance géographique pouvaient avoir un traitement équilibré de chaque région.


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