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De quoi Syriza est-il le nom ?

On attendait une diabolisation de Syriza, cette coalition de la « gauche radicale » aux déclarations tapageuses contre l’austérité imposée à la Grèce par la troïka UE-FMI-BCE. Or depuis hier au soir, toute la classe politico-médiatique française s’adonne à un bien étrange concert de louanges. Une unanimité qui donne cette impression que l’on pourrait résumer en un slogan : « Syriza est Charlie. »

 

Plusieurs questions s’imposent : quel est réellement le programme de son leader, Alexis Tsipras ? Les milieux financiers craignent-t-ils réellement ce bouleversement politique ? Qui paiera l’addition de ces promesses onéreuses ? Et si le moderne Tsipras n’était jamais que le Manuel Valls ou le Matteo Renzi qui manquait à la Grèce ?

 

Alexis Tsipras, les marchés financiers,
l’Union européenne et la protection des travailleurs

Quelques mois avant ces élections législatives, Syriza a multiplié les signes d’allégeance à l’égard des milieux financiers. En effet, en novembre dernier, Yiannis Milios et Giorgos Stathakis, les penseurs du volet économique du parti de la « gauche radicale », se rendaient en toute discrétion à Londres afin de rassurer la City lors d’une rencontre avec les représentants de 35 banques et fonds spéculatifs, parmi lesquels Merrill Lynch Bank of America ou encore Goldman Sachs [1].

Dès lors, comme le rapporte Libération (24 janvier) :

« Syriza s’est trouvé un allié inattendu : le vénérable Financial Times (FT), le journal préféré des traders de Londres et de Francfort, a publié en quelques semaines une myriade de tribunes donnant la parole aux principaux représentants de ce parti […] mais aussi à des intervenants extérieurs qui plaident en faveur des positions de la gauche radicale grecque. Dernière publication marquante en date, l’appel de quinze économistes réputés, dont le titre annonce le contenu : “Donnez une chance à la Grèce”, enjoignent-ils, se prononçant pour un allègement de la dette. Un thème qui se trouve au cœur du programme de Syriza, qui a promis de renégocier avec Bruxelles et le Fonds monétaire international le fardeau de la dette et les mesures d’austérité dont l’efficacité est désormais largement questionnée. »

Aussi, Alexis Tsipras, pro-européen convaincu, assurait le 30 décembre être attaché à l’équilibre budgétaire et vouloir que la Grèce demeure dans la zone euro. Or, demeurer dans la zone euro suppose le respect des critères de Maastricht.

Surtout, le programme de Syriza encourage le phénomène d’immigration massive, avec notamment l’instauration du regroupement familial, la facilitation des naturalisations, l’allongement de la durée de séjour sur le territoire grec et l’égalité des droits entre nationaux et immigrés. Comme la Grèce, membre de l’espace Schengen, est une des principales portes d’entrée de l’Union européenne, la mise en application de ces mesures soi-disant sociales constituera un appel d’air considérable pour une main-d’œuvre bon marché, dont la libre circulation dans toute l’Union européenne sera encore davantage facilitée. Soit une aggravation du dumping social auquel sont déjà gravement confrontés les travailleurs européens.

 

La mise au pas d’une société traditionnelle

Pour financer ses promesses électorales onéreuses (qui ne sont que des promesses), Alexis Tsipras proposait en 2012 l’expropriation de tous les biens immobiliers de l’Église orthodoxe grecque. S’il évoque désormais une « nécessaire rationalisation de la relation » entre l’Église et l’État, le nouveau Premier ministre grec, athée revendiqué (il vit en concubinage et ses enfants ne sont pas baptisés), compte toujours taxer tous les revenus de l’Église orthodoxe et a promis la séparation de l’Église et de l’État, un équivalent grec de la loi de 1905. Son combat contre l’importance du rôle social de l’Église s’accompagne d’une bienveillance à l’égard de la « communauté LGBT » [2].

Syriza soutient en effet depuis plusieurs années la Gay Pride d’Athènes et a milité, dès 2008, en faveur du mariage homosexuel. En mai 2014, Alexis Tzipras déclarait :

« Syriza est engagé à atteindre l’égalité des droits pour tous les citoyens, quel que soit leur genre ou leur orientation sexuelle. Nous avons toujours soutenu le mouvement LGBT dans ses efforts. Pour commencer, immédiatement, un gouvernement Syriza légiférera sur l’extension du pacte de vie commune pour couvrir tous les couples quel que soit leur genre. Il renforcera aussi les lois existantes contre les discours de haine et la discrimination. Nous respectons l’Église grecque orthodoxe, mais nous ne pensons pas qu’elle doive avoir une voix décisive sur des questions de politique publique et de loi sur la famille. Nous devons convaincre jusqu’au plus conservateur de nos compatriotes qu’il s’agit d’une question de démocratie et de droits humains, avant tout chose. »

Mais comme la Grèce est encore une société très religieuse, à quelques jours des élections, Tzipras s’est ravisé en expliquant, lors d’une cession de questions sur Twitter :

« C’est un sujet difficile qui requiert le dialogue. Il y a des contradictions dans la communauté scientifique sur cela et nous ne l’inclurons pas à notre programme politique. »

Voir aussi, sur E&R :

Sur l’idéologie de la « gauche » européenne, chez Kontre Kulture :

Découvrir l’ampleur de la crise économique grecque avec Kontre Kulture :

 
 



Article ancien.
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64 Commentaires

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  • #1102577
    le 26/01/2015 par yaya
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Les seuls Patriotes en Grèce ils sont... en prison, il y a quelques mois le Congrès Juif Mondial a donné l’ordre au gouvernement grec d’arrêter les chefs d’ "Aube Dorée" . Les autres partis politiques, y compris Syriza ? "Comptoirs tolérés comme autrefois les "maisons" (Céline, 1961) .

     

    • #1102614
      le 26/01/2015 par voronine
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      Si TSIPRAS ne vaut pas mieux que RENZI et VALLS ...Alors les grecs ne sont pas sortis du pétrin , leur descente aux enfers, et la notre continuent !


  • #1102587
    le 26/01/2015 par Martial
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    comment on dit :"se faire rouler dans la farine" en grec ?

     

    • #1102611
      le 26/01/2015 par voronine
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      "Se faire rouler dans la farine"....PLATON emploie la formule : "ATTRAPOS COUILLONOS "....


  • #1102604
    le 26/01/2015 par solaine
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Malgré tout, ce parti grec “d’extrême gauche” fait rêver, du moins sur certains points sur le plan économique (par exemple le non-remboursement des intérêts de la dette grecque selon JL Mélenchon sur BFM TV hier soir), laissons les Grecs y croire encore (aux promesses) quelques temps avant d’affronter la réalité au réveil... si on s’en tient à cet article, ce réveil risque d’être difficile (sachant que les promesses n’engagent que ceux qui y croient). Attendons de voir la suite et souhaitons leur le meilleur...


  • #1102635
    le 26/01/2015 par Paul82
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Syriza est un parti du Système : ca crève les yeux pour ceux qui veulent bien voir !

    Seul Chriyssi Avgi dérange, et comme par hasard ses cadres sont en prison....

     

    • #1102724
      le 26/01/2015 par robin
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      Ce qui est terrible c’est qu’en France il est probable que ce soit la meme chose : seuls les partis affilies au systeme auront le droit d’exister.
      Ainsi, lorsque E&R deviendra un parti important, alors on peut craindre qu’AS et Dieudo aillent en prison, que le parti soit interdit et le site ligote. Tout cela pour d’obscures raisons dont nous voyons d’ici l’eclat innique. D’autant que maintenant, oui, nous avons clairement et ouvertement un gouvernement pro-sioniste, traitre et menteur.


    • #1105579
      le 29/01/2015 par karel
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      Robin, c’est un peu déjà le cas...


  • #1102644
    le 26/01/2015 par vdktheone
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Tout le monde est plein de louanges pour une simple raison : tout est déjà signé, j’explique mon point de vue :
    Syriza va arriver au pouvoir dans une Grèce dont tout le monde connait le bilan, un désastre économique et social. La seule crainte de l’UE (vis-à-vis des marchés) est que la Grèce ne rembourse pas ses dettes, dont les taux d’intérêts sont très élevés.

    Alors voilà ce qu’on va proposer au petit Tsipras, d’un côté la grèce ne rembourse pas sa dette, sort de l’euro et alors on lui jure, arguments à l’appuie que le peu d’espoir qu’il lui reste sera réduit à néant OU, et c’est la le vice : ouvrir les robinet, proposer à la Grèce d’emprunter encore davantage, sur le principe de taux avantageux lui permettant de faire baisser les intérêts en rachetant moins cher et ainsi de lui donner les moyens d’avoir un semblant de politique sociale.
    On est bien dans le pure cataplasme et l’enfarinage du peuple.

    En y réfléchissant, tout le monde à intérêt à ce que ca se passe comme ça, la politique radicale de Tsipras va produire des légers résultats, détournant les contestataires du vote souverainiste que l’UE redoute aux prochaines élections, la BCE ayant anticipé le tire, fait tourner la planche à billet depuis quelques semaines en rachetant la dette des états et en dévaluant l’euro.
    Le meilleur signal étant les indices des places boursières, visiblement peu inquiets des récents résultats (alors qu’il serait légitime qu’ils s’inquiètent d’un éventuel défaut de paiement)

    On continue de mettre du grain dans le moulin, allant de bulles spéculatives en bulles spéculatives (suivant ce scénario, la grèce dans 10 ans, c’est 10 fois pire).

    Bref, un joli tour de bonneteau avec dans les rôles respectifs de L’escroc : La Finance ; Le joueur complice : La BCE ; Le touriste qui mise : La grèce et pour finir, les curieux qui se demandent si ça ne pourrait pas fonctionner pour eux : Le reste de l’Europe.


  • #1102659
    le 26/01/2015 par Torcos92
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Apparemment, ils vont continuer a plonger le pays dans la décadence la destruction économique et l’immigration de masse. Avec un peu de chance, si cet homme est l’équivalent de merluchon, il ne faudra que quelques années pour qu’il soit démasqué. Les partis ploutocrates, et l’esstreme gauche étant discrédité a jamais, il restera le nationalisme.


  • #1102679
    le 26/01/2015 par Jérôme2709
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Les Grecs vont se faire " hollandiser " en deux coups de cuillère à pot.
    Exceptionnellement ce soir j’ai eu la malchance de regarder une partie du journal de TF1. Un " expert " " expliquait " à l’audimat ignare que la France détenant une grande partie de la dette grecque, si l’on en venait à être gentil avec les Grecs en acceptant de s’asseoir sur une partie de leur dette, ce serait être méchant avec chaque Français qui perdrait environ 650,00 €. L’ " expert " n’a pas précisé de combien par ailleurs était endetté chaque Français à cause de la dette publique française et qui la détenait. Ce qu’il voulait juste apparemment c’est monter les Français contre les Grecs et les Grecs contre les Français ... Ah ... pantalon à une jambe, quand tu nous tiens ... On ne remerciera jamais assez Jacques Attali d’avoir craché le morceau. Le mécanisme est toujours le même.

     

    • #1102917
      le 27/01/2015 par alexandre
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      sachant que la dette française est d’environ 10 443 000 000E et que nous sommes plus ou moins 66 000 000 de personnes habitant en France, chaque francais aurait donc a payer grosso merdo 160E

      de rien.


    • #1102971
      le 27/01/2015 par Substance2004
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      650 euros !!! J’ai aussi entendu ça sur France Info. Je trouve que le chiffre sort du chapeau. Pas aussi évident à calculer que ça, et encore pour trouver une moyenne... C’est sur combien de contribuables ???

      Je ne vois pas ça dans l’optique d’un conflit entre grecques et français. Je vois ça du point de vue du contribuable et de combien il a du payer en moyenne non seulement pour les plans de relance de la Grèce, mais aussi pour le combo avec l’Espagne, l’Irlande et l’Italie !

      Les marchés financiers n’ont pas beaucoup bougé... comme apparemment ils s’y étaient préparés.
      Ils sont donc très bien organisés ! Ça passe comme papa dans maman !

      Si ça dure, on est pas dans l’espoir comme le pense Besancenot !
      Si le marché panique... là on est bon !


    • #1103606
      le 27/01/2015 par jeanlinna
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      La dette de 2000millards de la France ne comprend pas les dettes des communes,des régions etc....


  • #1102715
    le 26/01/2015 par Cherif
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    De toutes manières, il était clair qu’il n’y aurait pas de changements réels et positifs sans sortie de l’euro : c’est la base d’une economie nationale florissante, le contrôle de sa propre monnaie sans qu’elle ne subisse des politiques extérieures qui ne défendront que leurs intérêts, donc pas surpris de voir syriza tapiner à la city, suffisait de lire entre les lignes du programme...


  • #1102720
    le 26/01/2015 par Tocqueville
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Syriza tapine pour Goldman Sachs.Ils sont la pour forcer l’Allemagne a accepter le QE !

     

    • #1102844
      le 26/01/2015 par JM
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      L’idée est cohérente et plus qu’intéressante.

      Connait-on des éléments factuels qui la corroborerait ?


  • #1102794
    le 26/01/2015 par anon
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Personnellement je ne pensais pas que cela allait être mieux, mais je ne pensais pas que cela allait etre pire ! immigrationniste, anti clérical, mariage gay, soumission encore plus accrues aux banques.

    La descente aux enfers.

     

    • #1102940
      le 27/01/2015 par Godwin
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      « je ne pensais pas que cela allait etre pire ! immigrationniste, anti clérical, mariage gay, soumission encore plus accrues aux banques »

      C’est un parti d’extrême gauche.
      Qui se trouve avoir, fort logiquement, des valeurs d’extrême gauche et la politique qui va avec.
      En conséquence de quoi je ne suis pour ma part pas du tout surpris, bien au contraire.

      Pendant ce temps, les mecs d’Aube dorée ont eu droit au traitement de choc (prison, diabolisation à outrance…) ; comme l’avait fait justement remarquer Alain Soral, « [l]e critère de résistance au Système, c’est la diabolisation ».


  • #1102816
    le 26/01/2015 par david
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Eh oui avec un programme comme ça c’est signé.
    Ce serait exemplaire si il arrivait à "occidentaliser" un pays comme ça si rapidement.
    Comme le mentionnait Drac, la Grêce c’est une zone sismique dans les chocs civilisationnels.
    La plaque occidentale passe sur la plaque orthodoxe et orientale.

    Ce programme il a bien fallu 1 à 2 siècle pour la France, certes un plus gros morceau et par étape mais avec une certaine réussite.
    Faut se méfier quand l’Etat se propose de faire la charité à la place de l’Eglise.

    Sinon d’un point de vu "national français", c’est 600 euros de paumé chacun pour ce pitre de Chorizo


  • #1102818
    le 26/01/2015 par michel amm
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    N’oublions pas que tout ce que nous savons de la Grèce provient des médias du système. Les élections ont peut être été truquées.

    Il faudrait interroger un grec du même genre que Gabriele Adinolfi pour comprendre ce qui s’y passe réellement. Y a t-il des gens qui lisent le grecs chez E&R et qui pourraient se connecter sur des sites dissidents pour nous faire un topo de ce qui se passe chez les Grecs ?

    Si il y a encore des lecteurs de E&R qui croient que SYRISA est anti-système, pensez alors aux paysans grecs !

    Regardez nos Charlie en France, qui défilent avec Hollande et un criminel de guerre patenté !

    C’est pas mieux.


  • #1102837
    le 26/01/2015 par la pythie
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    c’est cousu de fil blanc : Sirysa obtiendra une ( petite ) réduction de sa dette, à condition de lâcher du lest sur les questions sociétales : par exemple, sur le droit du sol, les conditions de naturalisation etc. Donc, même si la Grèce améliore son quotidien à court terme, elle se saborde à long terme...


  • #1102861
    le 27/01/2015 par goy pride
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Je me méfie aussi...un parti soit disant radicale qui semble faire son petit bonhomme de chemin sans trop d’encombre...ça pue la manipulation maçonnique !


  • #1102912
    le 27/01/2015 par Morpheus
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Immigration massive + Séparation de l’Église et de l’État + Mariage homosexuel = Je Ne Suis Pas Charlo Syriza

    Le libertaire est le meilleur moyen d’imposer le libéral dans la société


  • #1102955
    le 27/01/2015 par Nicolas Tesla
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Il y a quelques mois j’avais lu leur programme et déjà la j’étais très réservé.
    Ce partis ne m’apparaissait pas du tout anti-Système mais bien dans celui-ci.
    Le but du jeu étant de détruire la Grèce traditionnelle et avancer l’agenda Athée et libertaire des mondialistes en échange de quelques restructurations de dettes et un "lâcher prise" apparent de la Troika ! (et encore j’attends de voir).
    Ça sent l’arnaque.


  • #1102978
    le 27/01/2015 par Marcus
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Merci beaucoup pour cette article qui pour moi est une mise au clair sur l’illusion collective que les gens se font en croyant au père noël ! Bien évidemment que ce type n’allait pas changer le monde, c’est juste un autre double face qui agite le drapeau de la libération devant le peuple et qui en coulisse liche les bottes des mêmes patrons que les autres !
    Son escale a la City, la capitale de la mafia planétaire là où se rassemble les plus grosses pointures financière du globe, ma franchement pas surpris !
    C’est un autre pantin, une sorte de Obama grec !


  • #1102984
    le 27/01/2015 par Marcus
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Je rajouterais que Syriza est l’exemple parfait de ce que Gilad Atzmon a expliqué avec Soral dans leur conférence conjointe, comme quoi les vraies gauche n’existent plus et que les gauches d’aujourd’hui sont des fausse gauche au service du Capital, un Capital contrôlé lui même par on sait qui !
    La preuve, la délégation de Syriza envoyé a la City de Londres, le coeur de la Finance/Bourgeoisie interna-sionale, au beau milieu de son accession au pouvoir... cet évènement parle de lui même

     

    • #1103885
      le 27/01/2015 par Alex
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      La gauche n’a jamais été aussi puissante qu’aujourd’hui. La gauche c’est l’esprit des Lumières et de la Révolution. Les gens aujourd’hui parle de gauche pour parler de justice sociale. Ce qu’on appelle "pensée unique" c’est la pensée de gauche.


    • #1104345
      le 28/01/2015 par david
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      Faut arrêter avec ces histoires de vraie gauche, la gauche est ce qu’elle est soit le coté sociétal de l’antéchrist règnant sur la maçonnerie sur les ruines de l’Eglise.
      Aucune alternative sur ce, sauf le règne social de Jésus Christ ou plus largement le royaume de Dieu.
      39’39
      http://www.youtube.com/watch?x-yt-t...

      Gardons espoir, car Jésus l’a dit mon église ne périra pas malgré toutes les tuiles prisent.


    • #1105008
      le 28/01/2015 par Marcus
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      Ce que je veux dire c’est qu’une v raie gauche a la base est censée protéger les travailleurs, le prolétariat et le peuple contre la Bourgeoisie, les prédateurs financiers qui veulent exploiter les gens ! Aujourd’hui cette vraie gauche n’existe plus, elle est simplement devenus un annexe de la Bourgeoisie financé par elle pour transformer le vraie combat de défense du travailleur et du peuple en défense des homos, travlos, femmes et immigrants ! C’est pourtant très clair et évident ! Je vous la conseille la conférence de Gilad et Soral elle est très importante a comprendre>>>https://www.youtube.com/watch?v=maN...
      C’est pas pour rien que Soral parle de gauche du travail c’est exactement la vraie gauche qu’Il évoque !


  • #1102986
    le 27/01/2015 par droledepays
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Comme quoi la religion est l’authentique force contre l’ultra-libéralisme... Vite, il faut la détruire de toute urgence. On vit dans un monde vicié.


  • #1103023
    le 27/01/2015 par Chasseur noir
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    A voir... J’ai entendu que Syriza s’était allié avec la droite souverainiste pour avoir la majorité absolue.

     

    • #1103287
      le 27/01/2015 par dede
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      Un peu comme si Merluchon s’alliait avec Dupont Aignan d’à genoux la République, pourquoi pas vu le trou dans lequel ils sont tous.


  • #1103030
    le 27/01/2015 par laiton
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Visiblement l’Eglise Orthodoxe pose problème à l’empire. Si on se réfère à Cheikh Imran Hossein, seul l’Eglise Orthodoxe est capable, en s’alliant avec le monde musulman, de résister au rouleau compresseur de l’axe américano sioniste.
    Si toute cette mascarade greco-européenne ne visait qu’à démolir la religiosité grecque, il n’y a qu’un pas.


  • #1103031
    le 27/01/2015 par imberb teddy
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    alors si je comprends bien, les grecs passent de Charybde en Syriza ?


  • #1103042
    le 27/01/2015 par Soldat du Christ...
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    «  Demis Rousos ne s’est pas remis de l’arrivé de l’extrême-gauche dans son île il en est mort le jour même !! »



  • #1103076
    le 27/01/2015 par criterium
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Tous ces gens ont encore été trompés...


  • #1103104
    le 27/01/2015 par Anna
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    eh bien, c’est exactement ce que je pensais - et très probablement en Roumanie même jeu, même intention : Klaus Johannis président

     

    • #1103308
      le 27/01/2015 par Paulu33
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      Oui, j’habite en Roumanie. Mis à part que Iohannis était LE protégé d’Angela Merkel, son jeu de cache-cache était courru d’avance ; son adversaire de gauche, Victor Ponta, était un ancien de la bande communiste, lèche-cul de l’Amérique mais pensant bien profondément à garder son Eglise orthodoxe et sa "corruption" interne et de faire alliance avec Poutine... ces jeux politiques sont très difficiles à analyser car en ces temps d’alliance par opportunité, il est compliqué de savoir qui est avec qui !


  • #1103139
    le 27/01/2015 par Caltech
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Mais qu’ils sortent de l’Europe ces grecs qui n’auraient jamais du y entrer et qu’on arrête de nous manipuler avec ces élections bidonnées qui ne serviront à la toute fin que le mondialisme !
    Le seul effet qu’a cette élection pour l’instant est d’avoir excité et mis en transes nos chers gauchos genre la Merluche, la Autain, les écolos et toute la crème libéro-libertaire.
    Les marchés ne se sont pas effondrés, les bourses fonctionnent à plein régime, preuves s’il en est que Syriza n’est pas si dangereux que cela. Ce parti va surtout faire des réformettes économiques, réaugmenter les salaires et les retraites et comme il n’arrivera pas à créer des richesses et à récupérer tout l’argent de la fraude fiscale qui est monumentale pour ce petit pays, il va enfoncer la société dans la plus belle merde. Alors restant dans l’Europe ils iront encore quémander des crédits que les autres peuples paieront.
    Ici tout le monde a pleuré sur le sort de la Grèce parce que ça servait le combat anti-européen mais il ne faut pas oublier que ce pays tient une tradition de son ancienne soumission à l’empire ottoman : la magouille et blouser l’état. La Grèce est le pays méditerranéen où il y a le plus de propriétaires de logement principal mais évidemment si on ne paye pas de taxes, d’impôts, que la majorité des transactions se font en liquide, à un moment donné l’Etat se retrouve en faillite.
    Ca ne va peut-être pas vous faire plaisir de lire cela mais ça arrangerait bien l’Europe que la Grèce s’en aille. Il n’y aura pas d’effets dominos car ils ne quitteront pas l’Europe, trop attachés à cette monnaie de singe qu’est l’euro qui leur a permis de jouer les flambeurs au début de leur adhésion.
    Syriza va surtout faire des réformes sociales qui passeront comme une lettre à la poste comme en France : mariage pour tous, enseignement du genre, portes grandes ouvertes pour l’immigration, aides sociales à tout ce beau monde etc...etc... Ne croyez pas que la Grèce est restée très croyante parce qu’orthodoxe. Elle est comme tous les pays d’Europe : les jeunes générations n’en ont rien à faire de la religion. Il n’y a que les vieux que ça intéresse encore. La preuve c’est qu’ils ont voté Syriza et que quand on est vraiment chrétiens on ne vote pas pour de tels partis d’inspiration gaucho-marxiste.
    Le peuple grec n’a pas fini de souffrir parce que les lignes de fractures sont très profondes en Grèce ( ne pas oublier la guerre civile en 1945 avec les communistes et régime des colonels )..


  • #1103159
    le 27/01/2015 par horizons lumineux
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    De tous temps, on n’a jamais rencontré aucun patriote dans la gauche, et encore moins à l’extrême gauche.

     

    • #1103609
      le 27/01/2015 par jeanlinna
      De quoi Syriza est-il le nom ?

      Je n’ai aucune notion de grec ancien ou moderne, mais en grec futur, je crois que ça voudra dire : vaseline !


  • #1103160
    le 27/01/2015 par Caltech
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    ...(suite)
    Des troubles pourraient s’ensuivre opposant les déçus, les extrêmes et tout cela manipulé par l’empire pour remettre la Grèce au pas. L’Espagne, le Portugal, pas trop l’Italie je pense, risquent de prendre le même chemin avec les mêmes résultats. Pourquoi je pense cela ? Parce que l’Europe s’est rendu compte qu’elle s’était trompé en intégrant dans sa machinerie des "canards boiteux", très indisciplinés et peu fiables économiquement, qu’elle ne peut faire marcher au pas comme le voudrait le leader Allemand. Les USA d’ailleurs détestent les canards boiteux et doivent dire de laisser couler ces encombrants partenaires. Cela ne les gène en rien pour leurs bases OTAN n’ayant rien à voir avec l’économie.
    Depuis la construction européenne, les USA qui en sont les inspirateurs et les organisateurs ont défini les critères nécessaires à la construction de leur immense empire économique et la bande méditerranéenne du sud "canards boiteux" virera si ça ne va pas comme ils veulent. Cependant les USA seront prêts à tout pour maintenir la France et les autres états plus au Nord dans l’Europe et quand on dit "prêts à tout" cela veut dire bien des choses. Entre autres que c’est pas demain la veille que la gauche radicale prendra le pouvoir en France : le FN s’étant aligné sur le conflit de civilisations a beaucoup plus de chance et c’est là qu’aura lieu la surprise. Parce qu’à un moment donné l’oligarchie se rendra compte qu’il est plus intéressant pour elle de laisser monter le FN que de laisser monter des partis qui sont immigrationnistes et crypto-communistes. Et comme on sait que c’est une certaine communauté qui tient l’oligarchie et que cette communauté est très rusée, pas besoin d’être devin ou diplômé en sciences politiques pour comprendre ce qui va se passer.
    Donc vous pouvez me censurer mais voilà comment je vois les événements futurs.
    Toutes les gesticulations républicaines récentes avec son hystérie nationale n’ont été qu’un grand test pour les gouvernants pour voir le niveau de manipulation qu’est capable de supporter le peuple français : test réussi ! Donc on peut aller plus loin et ainsi de suite...
    La France n’est plus (hélas pour moi) la fille aînée de l’Eglise mais elle est en train de devenir la "catin aînée" de l’empire américano-sioniste. Depuis la révolution française la France se traîne de défaites honteuses en remontées laborieuses. Là, nous n’avons pas encore touché le fond mais nous n’en sommes pas loin...
    Un adhérent d’ER

     

  • #1103186
    le 27/01/2015 par ccollectifcitylyon
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Effacer la dette publique : et pan dans les dents des européens, renforcer la ... dette pour toutes ces largesses, il ne lui reste plus qu’à fabriquer de l’argent et le compte est bon moi je veux bien mais qu’ils sortent avant de l’Europe, on perdra 40 milliards OK mais ... pas plus ,,,

    30 Années durant que les dirigeant nous endorment a la sauce Grec avec leur comptes ,il faudra un beau matin que l Europe se réveille avec un peu de mémoire et non un quinquennat un peu de sagesse de compréhension et surtout d union si nous somme tous frères ,car la politique et les banques ne font pas l Homme .cela se saurait .
    trop de gaspillage trop de demandeurs ou est la politique commune , la valeurs et le savoir faire existe produisons chez nous et arrêtons le made in China


  • #1103195
    le 27/01/2015 par collectifcitylyon
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Effacer la dette publique : et pan dans les dents des européens, renforcer la ... dette pour toutes ces largesses, il ne lui reste plus qu’à fabriquer de l’argent et le compte est bon moi je veux bien mais qu’ils sortent avant de l’Europe, on perdra 40 milliards OK mais ... pas plus ,,,
    Europe intelligente...
    30 Années durant que les dirigeant nous endorment a la sauce Grec avec leur comptes ,il faudra un beau matin que l Europe se réveille avec un peu de mémoire et non un quinquennat un peu de sagesse de compréhension et surtout d union si nous somme tous frères ,car la politique et les banques ne font pas l Homme .cela se saurait .
    trop de gaspillage trop de demandeurs ou est la politique commune , la valeurs et le savoir faire existe produisons chez nous et arrêtons le made in China


  • #1103234
    le 27/01/2015 par VS
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    De toutes façons, si ils en parlent autant dans les médias c’est qu’il ne peut être qu’une marionnette de l’empire. Et pour mieux faire avaler la pilule il fait croire à une éventuelle sortie de l’Europe... brillant !


  • #1103237
    le 27/01/2015 par praxis
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    et mélenchon qui s’y voit déjà, il oublie une petite chose c’est qu’en France contrairement à la Grèce il y a plusieurs millions de "chances " et donc que le vote des français se porte sur le front national pas sur son parti.


  • #1103275
    le 27/01/2015 par esperanza
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    La City s’en fout, les banques ont été délestées de leurs créances sur la Grèce par les Etats en 2010/2012. C’est pourquoi la finance plaide pour un abandon de créances : afin que le contribuable européen prenne sa paume et que le secteur privé puisse ainsi reprêter à un débiteur disposant d’une gueule plus présentable par la magie du write-off.


  • #1103335
    le 27/01/2015 par réveillez-vous
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Les grecs ont choisi de se faire tartiner la boite à Feta ...faut croire qu’ils aiment çà les bougres


  • #1103340
    le 27/01/2015 par mousdi
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    le mélenchon ou facteur grècque , ils sont pas la merde déjà qu’ils y étaient jusqu’au coup ...


  • #1103478
    le 27/01/2015 par Tido
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Je trouve que vous faites quand même vachement la fine bouche pour l’instant et que vous tirez beaucoup de conclusions hâtives...n’oubliez pas que grâce à la proportionnelle en vigueur là bas (et on l’installe quand chez nous au passage ??) Syriza a fait une alliance avec un parti très souverainiste de droite !!! D’ailleurs le système se frottait les mains d’avance en imaginant que le PASOK ou Potami infiltrerait le gouvernement Tsipras.

    Le système voit d’un mauvais oeil l’alliance avec ANEL avec des phrases bateaux du genre : "les extrêmes se ressemblent, au final"...on a quelque chose de diamétralement opposé à l’UMPS tel qu’on le connaît en France.

    Au final on se retrouve avec potentiellement la ligne la plus proche de celle de "gauche du travail, droite des valeurs" depuis longtemps en Europe. Pourquoi ne pas savourer cette victoire sur le système, aussi minime soit-elle ?


  • #1103836
    le 27/01/2015 par Liberté
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Bravo , c’est très certainement un drôle ce Tsipras , pas étonnant
    qu’il soit soutenu par un Mélenchon , c’est la même bande de tricheurs ,
    menteurs .

    Si tous les partis autorisés ainsi que les financiers ne voient pas d’un
    mauvais oeil son élection c’est qu’il est plutôt là pour leurs intérêts et
    bien-sûr les siennes d’abord , je crois que les Grecs vont devoir
    bientôt se réveiller ?


  • #1104201
    le 28/01/2015 par InFamousLietuva
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    La solution n’est pas dans les partis politique une fois de plus. Vive La France Vive Le Roi


  • #1104232
    le 28/01/2015 par awrassi
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Je suis convaincu que ce parti est le cheval de Troie maçonnique qui permettra de faire plier l’Eglise orthodoxe grecque. Il n’y a rien de politique dans cette élection, tout y est idéologique.


  • #1104478
    le 28/01/2015 par Matt
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Et si...ce méprisable concert de louanges était plutôt une manière de limiter la casse en amenant à penser que tout est sous contrôle ? Au niveau actuel d’inversion généralisée, il est surement plus utile de légitimer hypocritement ce vote grec pour le ramener dans le giron du système, que de le pourfendre tout en risquant de révéler ses vraies positions. Sans en savoir plus pour l’instant sur les orientations concrètes de Syriza, accréditer la thèse du complot (cette idée que "de toute façon c’est bonnet blanc et blanc bonnet il se partagent tous les parts d’un même gâteau sur le dos des peuples") c’est amener de la confusion qui profite aux tenants de l’ordre actuel. Le complot qui s’autonourrit en instillant l’idée que les grecs ne sont de toute façon pas maîtres de leur destinée, ou le suprême paradoxe...


  • #1104490
    le 28/01/2015 par Lecteur
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Je crois que tout ça est un jeu d’enfumage , le vote Syriza ainsi que la
    décision de faire tourner la planche à billets pour le rachat des dettes des
    pays Européens , tout ça pour faire semblant que l’économie repart et ainsi
    couper l’herbe de sous les pieds des souverainistes pour les élections à venir .

    Elle n’est pas belle la manipulation.... ?

    En conclusion Tsipiras (Syriza) en Grèce est le meilleur garant de
    l’Euromondialisme comme l’est Mélenchon (FDG) en France .

    En Grèce l’Aube Dorée est en prison et en France le FN est traquer
    comme une bête sur les plateaux télé par les mêmes collabos , sans
    compter tous les nervis agressifs à leur service .

    Il faut par tous les moyens que les indépendantistes et Patriotes se taisent
    au profit les Euro-mondialistes qui ont voix chapitre et tous les droits en
    même temps .

    Par les temps qui courent toutes les manipulations sont de mise et la
    dictature de la pensée aussi !.... Drôle d’époque....


  • #1104547
    le 28/01/2015 par Haro sur Hiram
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Alexis Tsipras, quelle loge déjà ?
    Le Grand-Orient de Grèce ?


  • #1104668
    le 28/01/2015 par philippe emmanuel
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    je me suis fait exactement les même réflexions hier soir en regardant un débat au sujet de ce parti et devant une photo ou le leader de Siriza, main dans la main avec celui de Podemos lève un poing ..
    Révolutionnaire ?
    Ce parti s’est construit sur le rejet de la politique, des politiciens et de l’Europe. Mais j’ai remarqué que Syriza, par un lent glissement,se met à parler la novlangue technocratique des bruxellois européistes, il adopte les éléments de langage qui donnent l’impression de signifier quelque chose alors qu’en vérité on ne dit rien, ces acrobaties linguistiques qui permettent aux héritiers de Tancrède de prendre la tête de révolution dont l’objectif est que tout reste comme avant.
    Enfin, je n’ai pas la capacité ni la volonté de faire le procès de Syriza aujourd’hui et puis ne faisons pas non plus la fine bouche comme le dit un internaute, et attendons…

    Remarquant cependant que Siriza est passé à étonnant un recentrage de son programme. Partant de la promesse d’expropriation des riches et de la réquisition du patrimoine exorbitant de l’église Orthodoxe pour une redistribution via le financement de mesures, à une "rationalisation des relations avec cette dernière " et à la « lutte contre la fraude fiscale. » Mouais…

    J’ignore si c’est à cause de la fréquentation de votre site de « dangereux complotistes », ou plutôt grâce à votre travail de pédagogie, d’éducation de l’esprit critique, d’éveil aux analyses qui considèrent la complexité du réel et conduisent peu à peu à penser par soi même et à réfléchir, mais en tout cas, je file un mauvais coton à cause d’E&R.
    Le rata ne passe plus. je deviens gourmet. Les bobards, eux, passent désormais sous mes fourches caudines…

    Nom de Dieu comme on doit se sentir plus confortable bercé par le doux bruit de fond
    "BéhèFféMien ".

    Aaaah, Somnoler sans jamais ni douche froide ni électrochocs.
    Rien que du tiède, du douillet, du bien mou..
    Ahhh, le conformisme absolu de celui qui savoure encore le rata et « ne se prend pas la tête »
    Enfoirés ! vous m’avez bien niqué...


  • #1105014
    le 28/01/2015 par Pulsar
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Il se peut fort bien qu’ils soient au pouvoir aujourd’hui parce qu’ils y ont été autorisés. Les marchés ne semblent d’ailleurs pas trop inquiets depuis lundi !


  • #1105663
    le 29/01/2015 par Joachim
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Bon, que l’on regarde avec défiance Tsipras, qui est un homme politique donc susceptible de tourner comme une girouette, très bien. Par contre, il serait bon de se focaliser sur l’actualité et de juger sur les faits. Que sont-ils ? En 3 jours, il a :

    - Désavoué un communiqué de l’UE menaçant de nouvelles sanctions contre la Russie, en affirmant que la Grèce ne validait pas ce communiqué, et était contre les sanctions en général.

    - Gelé les privatisations prévues par les accords de renflouement du gouvernement précédent, en violation avec ceux-ci donc, conformément à ses promesses.

    - L’ambassadeur russe fut le premier diplomate reçu par Tsipras, fait tout sauf innocent, et qui n’a pas échappé à Bruxelles et les a quelque peu contrariés.

    Il faudra voir la suite des événements, mais cela me semble prometteur. C’est un peu prématuré pour lui rentrer dans le lard, non ?


  • #1106796
    le 30/01/2015 par banzai
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    le pouvoir corrompt, c’est bien connu.
    les grecques, comme les/nous autres, vont encore aller se faire voir...... chez les grecques.


  • #1106913
    le 30/01/2015 par skro
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    Le Mélenchon grec : tout est dit
    Il va baisser son froc trahir ses électeurs. Il est vendu à la franc boulangerie.
    Il va s’attaquer à l’Eglise orthodoxe. Demandez vous est ce l’Eglise orthodoxe qui est responsable de la misère des grecs ? Est ce l’Eglise orthodoxe qui tape dans les caisses et qui volent l’argent des grecs ?
    Une fois qu’il aura entubé les grecs il y aura un boulevard pour l’aube dorée...


  • #1107340
    le 30/01/2015 par Pegeen Mike
    De quoi Syriza est-il le nom ?

    On parie aussi sur le parti Podemos en Espagne et sur Sinn Fein en Irlande, ces deux pays ont bien des points communs avec la Grèce : économie anéantie, chômage de masse. Ce sont des pays rentrés dans la "modernité" plus tardivement que la France et de façon beaucoup plus brutale.

    Sinn Fein promet aussi des mesures sociétales dans un pays où selon un récent sondage, l’athéisme monte en flèche... Et ces pays particulièrement frappés par la crise de 2008 sont partis pour être les pays les plus libertaires d’Europe alors qu’ils étaient "à la traîne" par rapport à la France, la Grande Bretagne ou les Pays-Bas. De certains côtés, je comprend leurs choix, les promesses d’avancée sociale sont nombreuses de la part de ces partis de gauche radicale et ne peuvent que séduire une population réduite à la précarité. Et je ne suis pas sûre que des partis plus traditionnels du point de vue sociétal proposent un programme aussi radical. Le choix est donc difficile pour quelqu’un qui s’oppose au "progrès" libertaire mais qui est en demande d’une protection sociale plus grande et de plus grandes garanties pour les droits des travailleurs. Le philosophe Jean-Claude Michéa l’a très bien expliqué.

    Bref, si j’étais grecque, je suis presque sûre que j’aurais voté pour Syriza même si je trouve que l’immigration devrait être stoppée là-bas et que le mariage gay n’est pas ma tasse de thé. En Irlande, je ne connais pas de parti qui reste fidèle à la tradition tout en voulant divorcer de l’UE et de la finance internationale. Ceux qui avaient ce profil (les deux grands partis de droite) ont trahi le peuple en se vautrant dans la corruption...

    En France, vu que nos cinquante dernières décennies ont été différentes de l’évolution grecque, il n’est pas impossible que la réaction soit différente et que nous empruntions une autre voix comme je l’ai entendu de la bouche de Jean Bricmont dans une vidéo qui a été publiée sur ce site.

    Et j’ajouterais que, concernant Syriza et Tsipras, j’aurais la même attitude que Joachim qui a laissé un commentaire en ce sens : attendons de voir ce que ça donne, ce qui est sûr, c’est que ce ne peut pas être pire que ce que font les "grands partis" grecs depuis quelques années !


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