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Deuxième tour...

"La crise politique en France va continuer à corroder la société"

Il semble bien que l’abstention ait atteint un record historique pour le 2ème tour des élections législatives. Avec entre 56% et 57%, l’abstention franchit un seuil historique. Ce niveau met en doute la représentativité de l’Assemblée, alors même que se dessine une large majorité pour La République en Marche, et ce sans compter le MODEM. Il fragilise le pouvoir d’Emmanuel Macron, alors que ce dernier, avec son Premier ministre, entend mettre en œuvre des réformes extrêmement brutales. Ce taux d’abstention montre que la crise politique latente en France depuis le milieu du mandat de François Hollande n’est pas terminée. Même si elle ne peut s’exprimer dans un vote, elle va continuer à corroder la société et elle s’exprimera à la moindre des occasions.

 

Une gigantesque abstention

Il s’agit donc d’un niveau inouï de l’abstention. Ce niveau l’est à deux titres. Tout d’abord par le chiffre atteint, près de 8 points de plus que lors du 2ème tour des élections législatives de juin 2012. Il l’est aussi parce que les électeurs n’ont pas voulu inverser le mouvement du 1er tour, ou l’abstention avait déjà été très importante, atteignant 51,3%. Quand en 1981, en 1988, voire en 1997, le taux d’abstention avait été élevé (pour l’époque) au 1er tour, les électeurs avaient corrigé lors du 2ème tour.

On constate que l’abstention monte régulièrement depuis 2002, c’est-à-dire depuis qu’est entrée en vigueur la modification constitutionnelle ramenant le mandat du président de la République à 5 ans, et faisant de lui, en réalité, le chef de la majorité parlementaire. Mais, dans cette tendance, ce 2ème tour du 18 juin 2017 marque une véritable rupture, par le saut quantitatif, tant en général que par rapport aux résultats du 1er tour.

 

 

On dira que la démocratie est malade en France, ce qui est une évidence. Le transfert de compétences de plus en plus nombreuses vers l’Union européenne et sa bureaucratie, mouvement que le Président nouvellement élu veut d’ailleurs amplifier, participe de cette crise de la démocratie représentative en France. Il faut être aveugle, ou pétri d’idéologie, pour se refuser à le voir. La perte de la souveraineté de l’État se traduit par un processus d’étranglement entre le peuple et les institutions. Il faudra donc traiter cette crise ou être confronté à ses conséquences les plus déplaisantes.

Mais, cette abstention en dit long, aussi, sur le mécontentement des Français confrontés à une offre politique qui leur semble largement insatisfaisante. La constitution d’un « bloc » unissant le centre gauche et le centre droit pouvait apparaître comme un coup de maître. Mais, cette manipulation a son revers ; faute d’alternance crédible, les électeurs boudent les élections. D’une certaine manière, cette abstention extraordinaire a valeur de mise en garde tant pour le gouvernement que pour le Président. Elle correspond à une forme de grève de la part des électeurs. Si le parti du Président, La République en Marche, ne tenait pas compte du fait que cette abstention est aussi un vote de défiance à son encontre, il se tromperait lourdement.

 

Les causes d’une grève des citoyens

L’offre politique, ou plus exactement les partis qui concourraient dans cette élection, ne correspondaient pas à ce que les Français espéraient, c’est une évidence.

Si l’on a été confronté à un mouvement contre la classe politique traditionnelle, la manipulation qui a cherché à faire passer La République en Marche pour une nouvelle force n’a pu très longtemps camoufler le fait que ce « nouveau » parti est un assemblage hétéroclite de vieux briscards de la politique française et de « petits nouveaux » sans expérience, soigneusement drivés par des « coachs » dont le passé politique est long comme le bras… Cette prise de conscience s’est aussi traduite par un effondrement de la participation, tout comme elle s’est traduite par le (relatif) repli de LREM entre le 1er et le 2ème tour.

Elle aurait pu, aussi, se traduire par une mobilisation en faveur des partis de l’opposition au Président. Mais, sur ce point, il est clair que ces partis n’ont pas réussi à attirer à eux les électeurs. On peut le comprendre avec les « Républicains » dont on ne sait encore aujourd’hui s’ils sont viande ou poisson, dans la majorité présidentielle ou dans l’opposition. D’ailleurs, on peut penser que certains des députés LR vont soutenir le gouvernement, ou a tout le moins approuver ses lois les plus discutables, par exemple dans le domaine social. Mais ce même phénomène frappe aussi deux partis dont on pouvait penser qu’ils incarnaient une opposition au système politique.

Pour la France insoumise, et ce en dépit d’un résultat honorable puisque ce mouvement est crédité de 19 députés, l’écart entre son programme et les militants qui le portent dans les circonscriptions a certainement joué, problème inévitable pour un mouvement extrêmement jeune. Ce mouvement, qui avait fait plus de 19% des voix au 1er tour de la présidentielle, pouvait en effet escompter mieux. Conscient de ce problème, Jean-Luc Mélenchon s’est rabattu sur une dénonciation violente des réformes promises par Emmanuel Macron. Mais ce retour à une politique de dénonciation ne convainc pas, et ne peut convaincre, les électeurs qui sentent bien, même si c’est confusément, que les problèmes sont d’une autre ampleur. Il était, et il est toujours, juste de dénoncer une loi travail en pire à venir avec les ordonnances promises par Emmanuel Macron, mais cela ne pouvait suffire. Il y a eu un problème de crédibilité, que ce soit sur les propositions institutionnelles ou sur la politique intérieure, la politique d’intégration, le rapport à l’islamisme radical et la lutte contre le terrorisme.

Pour le Front national, le bilan est à peu près le même. Certes, il augmente son nombre de députés. Certes, il réalise une percée dans le bassin minier du nord de la France, percée qui vient équilibrer ses succès dans le sud de la France. Mais il voit son nombre de voix se contracter fortement du 1er tour de l’élection présidentielle, où Marine le Pen était en 2e position avec plus de 21% des voix, et le 1er tour des législatives. Il paye assurément ses errements lors de l’entre-deux-tours de la campagne présidentielle, et le débat désastreux, où sa dirigeante, Marine le Pen, n’a pas su se hisser à la hauteur que ses électeurs attendaient d’elle. Cependant, le mal est plus profond. Le Front national paye son manque de professionnalisme, ce qui conduit à un manque évident de crédibilité pour gouverner le pays. C’est cela qui explique le retrait vers l’abstention de nombre de ses électeurs de la présidentielle, et non des problèmes de « ligne » politique. Ce manque de professionnalisme, explique aussi pourquoi ce parti n’est pas capable d’articuler un versant positif aux dénonciations de son discours, en dépit d’efforts répétés mais hélas trop tardifs et trop dispersés. Or, pour pouvoir avancer, il faut être capable d’articuler un projet de manière cohérente. C’est ce qu’attendent les électeurs.

 

Crise politique et crise de légitimité

On dira, aussi, que les partis pris des médias, qui ont porté à bout de bras la campagne d’Emmanuel Macron tout en se déchaînant contre ses adversaires, ont joué leur rôle dans cette abstention. C’est très probable, mais insuffisant comme explication. Que l’on se rappelle l’attitude de ces mêmes médias lors du référendum de 2005. Pourtant, ils avaient été incapables d’influer sur le vote des Français.

On dira encore que les haines recuites entre la France insoumise et le Front national, haines qui peuvent se comprendre et s’expliquer par le passé du FN mais qui aujourd’hui sont bien difficiles à justifier, ont eu leur part. C’est à nouveau probable, mais tout aussi insuffisant comme explication.

La vérité est qu’Emmanuel Macron et son mouvement étaient prêts, avaient une stratégie de conquête du pouvoir, quand leurs adversaires souverainistes ne l’étaient pas, se sont divisés, et n’ont pas été capables de formuler une véritable stratégie. En particulier, la distinction entre « le » politique et « la » politique n’a pas du tout été maîtrisée. C’est ce qui explique qu’une idée puisse être majoritaire, mais que les forces qui la portent peuvent aussi être défaites en rase campagne.

Mais cet échec n’est que provisoire, et la victoire d’Emmanuel Macron et de son parti se révèle extrêmement fragile. La crise de légitimité qui découle de l’ampleur de l’abstention pourrait éclater rapidement si ce gouvernement se décidait à passer aux actes avec la brutalité qu’il prévoit.

La crise politique qui ronge la France n’est pas achevée. Nous n’en voyons pas la fin, ni même le début de la fin. Ce qui vient de se clore avec l’élection de l’Assemblée nationale n’est en réalité que la fin du début.

L’histoire politique française, chez Kontre Kulture :

Voir aussi, sur E&R :

 
 






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26 Commentaires

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  • #1748854
    Le 19 juin à 13:10 par Eloise
    Deuxième tour...

    Le voila le scandale de la La démocratie en Ripoublique :
    FN 1 590 858 voix = 8 députés
    FI 883 786 voix = 17 députés
    PC 217 833 voix = 10 députés

     

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  • #1748866
    Le 19 juin à 13:23 par réGénération
    Deuxième tour...

    Vive la France insoumise la vraie : la France abstentionniste !
    en mémoire à ceux qui ont combattu la République depuis le début, à toutes nos victimes qui n’ont jamais voulu de la révolution républicaine !

    Vive Dieu le Roi ! Vive la France !
    (cri que devrait normalement gueuler Le Pen à la fin de son speech si elle était vraiment patriote !)

     

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    • #1749385
      Le 20 juin à 00:36 par Yankee98
      Deuxième tour...

      Ah, ben quand même !

      Pas trop tôt de rencontrer un autre monarchiste ici !

      Je commençais à me sentir seul dans les com’s, ces dernières semaines !

       
    • #1749488
      Le 20 juin à 09:29 par Francois Desvignes
      Deuxième tour...

      La Royauté n’a jamais été monarchiste.

      Vous ne pouvez pas croire en la communion des Saints et être monarchiste

      Le Royaliste croit que le Pouvoir est porté par un seul au Nom du seul Dieu à Qui il rendra compte, et il exerce ce pouvoir en communion avec les Saints et au nom de tous. Exercer le pouvoir est chez lui un sacerdoce.

      Le monarchiste croit que le Pouvoir est exercé par un seul au nom de lui-même sous le seul garde fou de la loi : Macron est monarchiste. Exercer le pouvoir est une charge

      Le tyran
      croit que le Pouvoir ne peut être exercé que par lui, qu’en son nom, sous le seul garde fou de sa folie. : Macron est un futur tyran . Exercer le pouvoir est son droit.

      Et la République une pute sanguinaire.

      Vous n’êtes pas seul
      Nous sommes la France.

       
    • #1750333
      Le 21 juin à 08:59 par Yankee98
      Deuxième tour...

      @François,

      oui bon, n’enfilons pas les mouches.

      Monarchiste = qui veut un monarque = roi, comte, baron, duc, prince, empereur etc.

      « Royaliste » c’est trop limité à « roi ».

      Je viens de Monaco à la base, là-bas par exemple c’est un prince, pas un roi.

       
  • #1748871
    Le 19 juin à 13:28 par LEPAGE
    Deuxième tour...

    Pour qui voter ? les candidats LREM sont souvent des gusprovenant d’autrespartis qui ontsentile venttourner et priscette appellation pour assurer leurgagne pain, quant aux P.S et LR ils ont quand même mené à notre situation durant les années précédentes reste Mélenchon qpui permet à des contestataires de s’exprimer sans craindre gand chose.
    Nous sommesparvenus à un degré de décomposition tel que la chute va se poursuivre comme en Grèce.

     

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  • #1748926
    Le 19 juin à 14:13 par Mike
    Deuxième tour...

    Manque de professionalisme...

    Le FN s’est vautré parce que les journalistes ont répété partout que c’était Hitler, et que Mélenchon a dit la même chose.

    Peut-être que vous êtes immunisés à la propagande médiatique parce que vous êtes très intelligent et que vous ne regardez pas la télé.
    Mais il y a des millions de gens qui ont vu Eric et Quentin sur TMC chez Barthès faire des pastilles comiques sur Marine qui tuait son chat parce qu’il était noir.
    Ces choses-là vont de soi chez les people.

     

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  • #1748954
    Le 19 juin à 15:06 par Domino
    Deuxième tour...

    Tocqueville soulignait la dérive démocratique de la dictature de la majorité. Nous faisons beaucoup mieux : la dictature de la minorité !

     

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    • #1749072
      Le 19 juin à 17:45 par Antoine
      Deuxième tour...

      De Tocqueville, pressentait certainement qu’une élection, quelle qu’elle soit, ne peut être assimilée à un processus démocratique. Il n’y a qu’à constater où nous a conduit cette forme d’organisation politique, une alternance de bonnet blanc blanc bonnet, au service des influences qui les ont fait élire, toujours les mêmes au pouvoir, seuls les noms changent, pas les politiques.

      Votre citation sur la dictature de la minorité est une évidence, toutefois inconcevable pour les escrocs qui en profitent et nous enfument, à longueur de campagnes électorales et pendant leurs mandats.
      Point de démocratie depuis Athènes, mais c’est encré dans la tête de bien trop de gens, fussent ils intelligents et cultivés, comme le rédacteur de l’article qui le débute sans discernement, lui aussi confond l’élection et la démocratie....

      _Réveillons-nous !_

       
  • #1748959
    Le 19 juin à 15:13 par Paskl
    Deuxième tour...

    Je me reconnais dans les "grévistes" de la politique. Non pas par incompréhension mais par une compréhension profonde de ce qui se joue là.
    Je ne participerai pas dans les conditions actuelles à la mise sous tutelle de ce beau pays qu’est la France . Je connais les objections que l’on peut m’avancer, j’ai choisi.
    Mais les opportunités de se situer différemment en action vont apparaître et existent déjà. La crise réveille l’intelligence.

     

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  • #1748961
    Le 19 juin à 15:15 par Ajax
    Deuxième tour...

    Tout le monde fini peu a peu par piger que tout ce spectacle républicain n’est qu’une arnaque de charlatans... que l’etat joue contre la population qu’il était sensé servir...
    Plus de temps a perdre avec cet attrappe-gogos, on n’en sortira pas par des votes a la con

     

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    • #1749078
      Le 19 juin à 17:55 par Antoine
      Deuxième tour...

      +1

      Mais on est hélas pas sur la voie d’en sortir, à part faire, individuellement chacun, sécession de toute forme d’administration.

      Ce serait un début

       
  • #1749032
    Le 19 juin à 16:40 par lamino
    Deuxième tour...

    Je trouve bizarre que personne ne remarque que les chiffres de l’abstention n’ont cessés d’augmenter depuis 1981, soit depuis la venue de mitterrand et du ps au pouvoir. Avec une exception en 1997, mais c’était une année un peu spéciale, n’est-ce-pas.
    En tout cas, la momie avait prévenu que son action sur la France dépasserai largement son règne.

     

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    • #1749244
      Le 19 juin à 21:25 par Sherlock
      Deuxième tour...

      Peut-être parce que certains abstentionnistes, dégoûtés par Giscard et ses magouilles, ne voulaient pas non plus de Mitterrand et qu’on leur avait enlevé un candidat représentatif (ils se foutent de nous, foutons-nous d’eux).

      Je pense que Giscard et Coluche ont fait bien plus que Tonton pour élever l’abstentionnisme au rang de marqueur d’illégitimité politique. Ce qu’il est important de souligner est que, pour la première fois, cette minorité est devenue clairement majoritaire et cela remet en cause les fondements de notre démocratie.

      Traduction : les abstentionnistes sont en passe de gagner la bataille décisive, celle qui verra un changement profond du système politique, électoral et représentatif. Bref, l’avènement tant anticipé d’une nouvelle république, pas d’une nouvelle mascarade. A mon avis celui ou celle qui fondera son projet politique derrière cette bannière l’emportera. Pour l’instant personne n’a remarqué l’éléphant dans le salon mais je compte les jours.

       
  • #1749402
    Le 20 juin à 01:08 par Zobbo
    Deuxième tour...

    Les 57% d’abstention sont une ADHESION à la politique macronienne, sinon les abstentionnistes se seraient déplacés pour voter CONTRE les candidats LREM.

    L’explication vient des représentants d’En Marche !
    Chapeau, ils ont beaucoup d’imagination.

     

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    • #1749594
      Le 20 juin à 12:40 par Eric
      Deuxième tour...

      Faut arrêter avec cette ânerie récurrente particulièrement pénible et binaire, et l’écrire en majuscules ne sert à rien d’autre qu’ajouter la grandiloquence au ridicule. Cela revient a dire au final que se déplacer pour voter untel revient au même que ne pas voter pour ce dernier. On en arrive à des équations lumineuse du type 0 = 1. Alors qu’il n’y a qu’une chose sensée à dire s’agissant de l’abstention, à savoir qu’elle fait d’une victoire en apparence écrasante un succès en trompe l’œil en réalité extrêmement fragile.

       
    • #1749645
      Le 20 juin à 13:35 par Eric
      Deuxième tour...

      Au rayon humour, je viens de voir que vous êtes raccord avec S.Royal qui vient d’en craquer une du même tonneau (à force de lécher, elle finira bien par obtenir quelque chose), parlant d’une " abstention positive " (sic) à l’attention de Monsieur Macron. C’est comme la croissance négative en économie ! Si personne n’allait voter, ils trouveraient encore le moyen de dire que quelqu’un a quand même été élu :-)

       
  • #1749499
    Le 20 juin à 09:54 par Francois Desvignes
    Deuxième tour...

    Je pense que "grévistes" est un terme impropre.

    Il y a une différence entre faire grève et titrer le tapis.

    L’abstention à plus de 50% est une cause d’invalidité des élections et des institutions.

    Faire grève c’est pour porter une revendication.

    S’abstenir c’est voter contre "cette république" sans plus rien lui demander

    Mais lui promettre sa mort prochaine.

    Orléans a voté la mort du Roi
    la Nation a voté la mort de la république

    Jusqu’à la mort effective d ela république l’onde de choc va se propager et croitre

    Je fais le parallèle avec la mort du Roi qui a inauguré le pouvoir occulte en France parce que je crois que l’abstention signifie à la république sa mort prochaine, et d’abord à son personnel : le pouvoir occulte

    La seule question serait de savoir si la mort juridique sera doublée de la mort physique (mais c’est une question "accessoire"). Les tabliers peuvent bien tous crever, ce sera un prêté pour un rendu.

    Dans cette nouvelle guerre (qui a commencé en 2005 avec un referendum) il n’est pas dit que le pouvoir occulte se laisse faire ni que la France dans ce combat gagne.

    Mais enfin, il est toujours de bon augure pour la chute de "la pyramide", que sa base se retire, lassée d’être trompée et abusée.

    Je me demande donc entre la France et la République sur qui le F.N. ou Philipot vont porter leur choix : le service à la France ou le service à la pyramide ?

    Hein ? C’est tout vu ?
    Pour au moins l’un des deux ?

    Alors l’abstention est vraiment une déclaration de guerre
    Et pas du tout une grève !

     

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