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Pipi caca !

La fête du slip dans le monde culturel

Mai 2018, Le Canard enchaîné révèle le talent inouï de Christian N. Ce responsable des ressources humaines du ministère de la Culture administrait du furosémide, un médicament diurétique (qui déclenche l’envie d’uriner), à des jeunes femmes reçues en entretien d’embauche. Il provoquait ainsi de pressants besoins qu’elles ne pouvaient assouvir. L’artiste pouvait alors les mater et les photographier.

 

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Après les empilements d’Andy Warhol, les accumulations de Christian N.

 

Mais la France de 2019 n’est plus la « mère des arts » chantée par le poète : la justice et la police se sont acharnées sur ce créateur hors norme. Des médias avides de scandales ont souillé sa réputation. Pourtant, qui peut en douter ? Christian N. n’était pas qu’un serviteur de l’État très bien rémunéré et abusant de sa situation. Il était aussi un plasticien ! Première conséquence, le dénigrement orchestré contre cette personnalité va éloigner à coup sûr un public pourtant assoiffé d’art contemporain de qualité.

Que s’est-il passé ? Trois fois rien.

Christian N. est l’archétype du professionnel de la culture enrichi sous les auspices de Jack Lang et de ses successeurs. L’homme avait un don pour s’élever aux premiers rangs d’un secteur surpeuplé de vils, de jaloux, de corrompus de toutes natures et de sodomites. Dans ces corporations, en interne, les manigances et le harcèlement sont la règle. En externe, la seule mission est de propager la morale des esclaves : l’amour du capitalisme spectaculaire marchand, des ratiocinations juives, des dandinements homosexuels et de l’aplatissement devant toutes les races extra-européennes.

 

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Pour le Salon des indépendants de 1910, l’écrivain Roland Dorgelès fait peindre son âne avec un pinceau accroché à la queue. 2018 : pas mieux

 

Christian N. était un humaniste capable de servir en même temps la France, les muses et la cause des femmes. Il a œuvré brièvement au Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. Puis, soucieux d’apporter l’art d’avant-garde aux déficients, il a poussé l’apostolat jusqu’à s’enraciner en région Est. Il y occupait un poste de directeur adjoint à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC). Mais le feu de l’amour le consumait. Il était artiste.

 

« Pisse-toi dessus ! »

La police a saisi un catalogue complet de ses créations, un remarquable fichier numérique. Tous les détails de ses « installations » artistiques y figurent. Au gré des lignes et des colonnes, Christian N. convie avec bienveillance l’amateur d’art à constater l’accueil des femmes aux entretiens d’embauche (des happening). Voici l’heure de la prise du traitement dans une boisson chaude. Dans cette case-là, le temps écoulé jusqu’aux effets... Cette démarche artistique ingénieuse est une incitation à se représenter les scènes cocasses qui découlent du dispositif mis en œuvre.

Artiste pluridisciplinaire, Christian N. nous confronte à des sensorialités féminines perturbées. Il interroge dans un même mouvement l’énergie vitale et la psyché des cobayes. En filigrane, il pose une question et une réponse très politique : « Tu veux bosser dans le culturel ? Pisse-toi dessus ! »

 

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Attention, subvertion, heu...non, subventions : le préfet du Gers et le directeur d’une DRAC signent une convention

 

Précision qui enchantera les initiés : ce tableau récapitulatif était intitulé Expériences. C’est aussi le nom du power trio légendaire de Jimi Hendrix. Ce n’est sans doute pas un hasard, car, dans l’œuvre de Christian N., il y a du psychédélisme, cet art du jaillissement sauvage provoqué par la prise d’un trip (pastille décontractante). Il y a aussi du Jackson Pollock dans cette approche trash pop. L’Américain est connu pour son geste libératoire, le dripping (action de fouetter la toile à l’aide d’une brosse à chiotte et de faire gicler les couleurs).

Christian N. testait des action painting encore plus radicaux. Son LSD à lui c’était du furosémide, qu’il administrait avec générosité. Soucieux de jouer avec les notions de hasard et de soulagement brutal, l’avant-gardiste ne prévenait pas ses sujets féminins. Sa toile, c’était les culottes et les pantalons des modèles. Son colori de prédilection, l’urine, une matière facile à travailler qui s’adapte bien aux supports surfaces et dont l’utilisation n’est pas sans évoquer le body art.

Pendant une dizaine d’années, entre 2009 et 2018, Christian N. a inventé en liberté. Il a attiré environ 200 personnes dans ses « mises en situations » décalées. Deux cents identités souillées, prisonnières d’un tableau ! Tout un univers enfoui dans un ordinateur payé par l’argent public ! Un réseau de sens et de signes tellement fécond ! Art Press, Télérama, Les Inrocks en sont pétrifiés. Vincent Lapierre peine à comprendre la démarche, mais envisage de consacrer un micro-trottoir à l’artiste.

 

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Le Jocond, œuvre pop-art

 

Christian N., pendant longtemps, a pu compter sur le soutien de son entourage professionnel ! Au ministère de la Culture, peu ignoraient ses recherches formelles et beaucoup les appréciaient. Sa gestualité novatrice lui avait valu le surnom de « photographe ».

D’ailleurs tout « cultureux » parisien qui se respecte s’est un jour ou l’autre gargarisé, au coin d’un buffet gratuit, à propos de Piero Manzoni. L’artiste italien a mis ses propres excréments en boîte de conserve dès 1961. En 2014, une de ses pièces a été vendue pour 160 920 euros.

En province, dans les DRAC, les FRACS (Fonds régionaux d’art contemporain), les écoles des beaux-arts et dans les cycles de formation aux métiers artistiques, le niveau n’est pas aussi élevé. Pour les petites mains de la culture, le travail de Christian N. évoque plutôt Katerine, le Carlos bobo. À la fin des années 90, Filou congelait ses excréments. Sans doute une manie d’affamé de fécal, une prétention à « l’expression de l’intime » par voie de buzz et... un clin d’oeil à Manzoni. On est loin des barbecues de Gilets jaunes !

 

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Loin des vernissages, les vrais artistes souffrent

 

Au ministère, rue de Valois, la réputation sulfureuse de Christian N. se répandait de bureaux en salles de réunion. En 2016, les ministres Fleur Pellerin et Audrey Azoulay, mais aussi la médecine du travail étaient alertées sur le phénomène. Bien entendu, aucune réaction, monde de la culture français oblige. Ce silence signifiait « Vas-y Christian, fais-toi plaisir ! ». Christian avait bien capté le message.

Christian N. ne fera pas de performances, tous frais payés, à la documenta de Kassel. Il ne bénéficiera pas d’une résidence au centre d’art contemporain conventionné de Cajarc. Le créateur a été suspendu en octobre 2018, révoqué de ses fonctions en janvier 2019, puis placé sous contrôle judiciaire. Les forces de la censure ne l’ont pas embastillé. Cela se comprend : il n’a quand même pas, comme Alain Soral, poussé la folie créatrice jusqu’à publier un clip de rap consacré aux Gilets jaunes. Il s’est borné à administrer des substances nuisibles, à commettre des agressions sexuelles, à porter atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation d’image, à commettre des violences en tant que personne chargée de mission de service publique. Rien, quoi !

 

 

Aujourd’hui, qui se lèvera pour défendre Christian N. ?

Peut-être Yann Moix, qui nous a régalé d’une œuvre picturale révolutionnaire. Très tôt, l’écrivain a été formé au bon goût par son propre père. Celui-ci, véritable artiste, inventait des assiettes d’excréments fouettés à la rallonge électrique. Le génial créateur de Podium (et lecteur de Charles Péguy) aura à cœur de relever un de ses frères persécutés.

Pierre-Marie (Pavillon de chasse)

Retrouvez les articles de Pierre-Marie sur E&R :

 
 






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40 Commentaires

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  • #2323834
    Le 17 novembre à 20:26 par NoHope
    Pipi caca !

    Qu’est-ce qui explique le "silence" ?

    Voir ceci, page 13 indiqué en gris (en réalité page 8 sur les 10) à droite : "LA LAÏCITÉ" UNE IDÉE D’AVENIR, organisé par le Grand Orient de France ! Article signé par quel pisse-ligne ?

    CQFD

     

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    • #2324312
      Le 18 novembre à 14:25 par Min
      Pipi caca !

      Il s’agit d’un homonyme.

       
  • #2323968
    Le 18 novembre à 00:31 par Aristarque
    Pipi caca !

    Les sionistes n’ayant aucune puissance créatrice en matière d’art - ce sont tous des plagiaires - ils cherchent à détruire l’art authentique au profit de leurs grotesques contrefaçons . Pour ces vils commerçants l’art n’est qu’un objet de spéculation parmi d’autres .

     

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  • #2324017
    Le 18 novembre à 01:49 par 6lv1
    Pipi caca !

    FRACS : fonds régionaux d’art contemporain... et le "s" ? C’est pour sioniste ?

     

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    • #2324810
      Le 19 novembre à 05:45 par René Du Mans
      Pipi caca !

      Ou pour "sodomite" ?

       
  • #2324359
    Le 18 novembre à 15:29 par Le Malicieux
    Pipi caca !

    Ce papier est pissant !

     

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  • #2324403
    Le 18 novembre à 16:35 par ld
    Pipi caca !

    Pierre-Marie excellent à l’écrit comme à l’oral, avec félicitations du jury !

     

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  • #2324724
    Le 18 novembre à 22:54 par Fab
    Pipi caca !

    Chacun prend son pied comme il peut, je ne suis pas là pour juger.
    Voici le témoignage d’une candidate à un poste à la DRAC de Strasbourg, paru dans la presse locale :

    En novembre 2017, le quinquagénaire a sollicité Sophie (*) via LinkedIn pour un entretien d’embauche à Strasbourg. « Le rendez-vous a commencé à 9 h, dans le bureau [du directeur adjoint] par un thé proposé par ce dernier et servi modestement dans un gobelet en plastique. Il s’est prolongé sur les quais de l’Ill […] puis s’est fini au Palais du Rhin, à la DRAC Grand Est vers 13 h », relate Me Clémence Langlois, avocate de la jeune femme.

    « Pendant cette entrevue de quatre heures, Sophie a ressenti une envie d’aller aux toilettes. Elle s’est d’abord tue puis lui a finalement dit. » Le responsable « lui a répondu qu’ils étaient bientôt arrivés à la DRAC. La balade s’est poursuivie. Sophie a réitéré sa demande une heure plus tard et s’est vue opposer la même réponse. C’est encore après une longue attente » qu’ils « sont finalement arrivés à la DRAC », poursuit l’avocate parisienne.
    « J’ai cru que j’allais m’évanouir, raconte la jeune femme dans un courrier transmis par son conseil, alors que de nombreux témoignages de victimes parisiennes décrivent le même malaise. J’avais des sueurs froides et j’avais vraiment peur d’uriner devant lui dans ce bâtiment du ministère de la Culture. J’ai demandé où étaient les toilettes et il m’a dit qu’il fallait tout d’abord que l’on dépose nos affaires dans son bureau, ce que nous avons fait. »

    « Je continuais dans ma tête à essayer de lutter, j’ai cru que j’allais devenir folle tellement j’avais envie d’uriner. Puis bizarrement, [le recruteur] avait des toilettes privées dans son bureau où il m’a indiqué d’aller. Je m’y suis rendue, tout en sachant qu’il pouvait m’entendre mais à ce stade j’étais surtout contente d’avoir pu éviter le pire. Quelques minutes plus tard, [il] a mis fin à l’entretien dans son bureau. Je n’ai pas compris pourquoi j’avais dû aller dans ses toilettes plutôt que celles de la DRAC. »
    La candidate a eu « le sentiment qu’il s’était passé quelque chose d’anormal sans pouvoir l’expliquer », observe son conseil. Un article, publié en mai 2019 par Le Canard enchaîné , l’a fait réagir. L’hebdomadaire révèle qu’entre 2009 et 2018, l’agent de l’État a secrètement administré des diurétiques à des candidates pour les forcer à uriner près de lui.

     

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  • #2324833
    Le 19 novembre à 07:21 par Espritos
    Pipi caca !

    Donc si j’ai bien compris , il me suffit d’acheter un crochet que je le pose au milieu d’un tableau ,embauche un baratineur , paye un journaliste pour qu’il me fasse passer pour une victime ou un héros pseudo artistique et je me remplis les poches .

     

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  • #2324847
    Le 19 novembre à 07:57 par Socrade
    Pipi caca !

    L’art contemporain c’est l’art d’état, l’art fonctionnaire : c’est un art fonctionnel et sa fonction c’est de justifier la prédation c’est à dire l’accès aux prélèvements obligatoires par les gens d’état. En effet, à part quelques psychopathes personne ne fait le mal en pleine conscience, il faut au contraire qu’on soit humainement c’est à dire moralement supérieur aux autres pour être autorisés depuis cette supériorité à les exploiter, pour que ça aille de soi.

    La supériorité morale humaine a été fixée par le messie il y a 2000 ans : on est supérieur quand on manifeste une inversion par rapport à la morale naturelle, quand on manifeste qu’on est habité par la morale inversée des derniers (juifs,femme,lgbtx, migrants etc.) qui sont des premiers -ça c’est le Bien- et des premiers (mâle blanc sexuellement normal pilier positif de la société ie le "riche" dénoncé par le messie) qui sont des derniers -ça c’est le Mal-.

    L’art contemporain a exactement la forme qu’il faut pour tester les gens et vérifier qu’ils sont parfaitement soumis au Bien messique, c’est à dire soumis au négatif et à l’inversion : devant une oeuvre d’art qui n’est manifestement pas de l’art si vous dites que c’est de l’art vous manifestez publiquement votre soumission à une inversion massive du réel, vous manifestez votre ouverture à l’âoôôtre et sa différaaaeennnce, manifestez qu’il est impossible que vous soyez du coté du Mal réactionnaire fasciste raciste antisémite, car les gens du Mal ne pourront pas s’empêcher de réagir et énnoncer le réel (le Bien -idéologique ou religieux- est toujours à 180° de la réalité de façon à tester la soumission des gens)

    C’est aussi simple que ça, il n’y a strictement rien d’autre dans l’art contemporain.

     

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  • #2325841
    Le 20 novembre à 09:45 par melian
    Pipi caca !

    Dorénavant, il est coach...tout est donc rentré dans l’ordre, alors n’en parlons plus...

     

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  • #2330027
    Le 26 novembre à 16:49 par Warrax
    Pipi caca !

    Merci pour l’article. Conclusion : A défaut de supprimer le (faux) ministère de la culture, on doit entièrement le réformer. Quel scandale ...

     

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