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Il était une fois... (n’importe quoi) à Hollywood

Dans le nouvel opus de Tarantino, pas de big boss nègre donnant des ordres à ses serviteurs blancos. Pas non plus de « club des cinq » juif liquidant le Reich de notre Führer bien aimé. Pas de salopes vengeresses suspendant des attributs virils de mâles caucasiens à leur ceinture. Non, rien de tout ça. Beaucoup mieux : Hollywood, la matrice de la Bête.

 

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Hollywood : beaucoup d’appelés, peu d’élus (sur cette photo, seul Prince a percé)

 

Amateurs de 69, année érotique, bienvenue, vous allez adorer cette grosse machine qui autorise toutes les lectures. Ou aucune c’est comme vous voulez. Les érudits reconnaitront la silhouette de Mama Cass se trémoussant au bord d’une piscine. Les zoophiles seront émoustillés en croyant reconnaître le faciès de Yoko Ono attribué à Suzan Atkins, une tueuse. Ressemblance fortuite ou private joke ? Qui sait ? Pour le commun des spectateurs, il y aura de la frime et du crime comme d’habitude.

Au fil d’un scénario désinvolte et plat, des personnages hauts en couleur apparaissent tels des lapins jaillis de la kippa d’un illusionniste... Puis sont jetés. Aucune importance... Ils étaient importants ? Il ne le sont plus. Le show-must-go-on c’est le seul point kapital.

Les scènes sont malignes, les costumes, l’ameublement des maisons, les restaurants, les caravanes sont esbroufants. Oh ! Un beau drive-in ! Au menu, une grande dépense d’humour, d’émotions variées, de kitsch, de vintage, de tout et n’importe quoi, du premier, du deuxième (et bien plus) degré. Est-ce de l’ironie, du sardonisme, du pathétique ou de l’esthétique ? La raison, classique ou moderne, est morte donc on s’en fout ! Tarantino n’a de compte à rendre qu’à ses maîtres. Les enjoliveurs de la Dodge Polara Sedan 1964 qui passe dans le fond sont d’origine.

Bref, la cervelle de Tarantino est un intestin et ce film une déjection sans esprit.

 

Révisionnisme : les studios de la Paramount ont-ils vraiment existé ?

À part ça, avec ce nouvel « effort », le génie donne libre court à son penchant, le révisionnisme.

L’histoire se déroule en 1969 à Cielo Drive, rue fameuse de Los Angeles entrée dans les annales du crime par un carnage de boys-scouts. En comparaison de nos bains de sang contemporains, les exploits de la Manson Family sont des querelles d’esthètes. Tout en traitant son sujet, Tarantino ne trouve rien de mieux que de dédouaner discrètement (finaud, le Quentin, il n’oublie jamais la montagne d’or en jeu) le brave Roman Polanski. Il le fait par une scène où une jeune fille splendide se jette sur la braguette du cascadeur Brad Pitt. Le héros lui demande aussitôt sa carte d’identité afin de vérifier son âge. Sinon pas question de dégainer ! C’est si simple.

 

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"L’entrée des artistes" (Oeuvre attribuée à Roman Polanski)

 

Et pourtant ! Il y avait un grand film à faire avec ce matériau – la dark side du bizz.

Flash-back... 24 mars 1977, Samantha Geimer, alors âgée de treize ans témoigne devant un procureur. Elle évoque le moment où Polanski, sans doute distrait, a oublié de lui demander ses papiers. Juste après qu’il lui ait fait boire du champagne pour accompagner le puissant médicament qu’il lui a administré :

« Je pense qu’il a dit quelque chose comme... juste après que j’ai dit que je ne prenais pas la pilule... juste avant il a dit : "Oh ! Je ne viendrai pas en toi alors" [...] Puis il m’a levé les jambes et il est entré par mon anus. »

Treize ans... Mais Tarantino ne nourrit pas ses personnages de Lolita avec ce genre d’histoire. Polanski aurait du respecter une discipline teutonne : « Papier ! Bitte ! Blietzkrieg ! » Et basta !

Autre exemple du révisionnisme tarantinesque : voici un magnat – un certain Schwartz – bien campé par Al Pacino. Croyez-vous que notre cinéaste qui a joui de la vie, pendant de longues années, aux côtés de son pote Harvey Weinstein, nous fasse profiter, rien qu’un peu, du fruit de son expérience ? Tiens, mon ami goy, déguste : dans Il était une fois, son producteur hollywoodien est un homme posé, aux conseils avisés. Une fois sa sagesse dispensée, gratuitement, il rentre à la maison sans faire étape chez une salope de starlette allumée de la chatte. Arrivé à bon port, il comate devant des séries télé en compagnie de sa brave vieille épouse. Mazel Tov ! Soit Tarantino est atteint de déficience intellectuelle, soit il y a un problème de perspectives et de morale...

Le réalisateur s’occupe avec la même décontraction du méchant Charles Manson. Pas de surprise : Polanski c’est à peu près okay. Manson c’est pas okay du tout. Et, mine de rien, Tarantino s’institue vengeur de la communauté hollywoodienne, cette caste qui ne pardonne pas, surtout à un allumé white-trash, les crimes de lèse-majesté qu’il n’a pas commis la nuit du 9 août 1969. Œil pour œil, dent pour dent, pas vrai ?

 

Charles Manson : le temps est venu de le réhabiliter

Tarantino est un employé modèle de la domination oligarchique. Comme ses patrons, il fait ce qu’il veut. Donc s’il vous dit que Bruce Lee était un niakoué un peu tarlouze, il faut répondre « amen ». Ressuscité, le Petit Dragon le tartinerait sévère, tout en passant un coup de fil, avant même que le gros n’articule la première syllabe de « moteur ! ».

Dans cette logique culturelle où la vérité est accessoire, il n’y a plus de comptes à rendre. Pourquoi ne pas réhabiliter Charles Manson ?

 

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Charles Manson : sa fantaisie d’artiste et ses mises en scène choquaient le Tout-Hollywood. (Illustration originale : Guada)

 

Certes, Charlie n’était pas un ange et on peut penser qu’il n’ira pas au paradis. (Cette phrase est une référence « vintage » à Gilbert Bécaud... Oui, moi aussi, je peux user du procédé favori de Tarentino.) Il faut le redire, Manson n’a jamais fait couler de sang, pas même sodomisé deux fois de suite une gamine, le tout au bord de la piscine de Jack Nicholson. Mais lui n’avait pas les moyens de se payer un cabinet d’avocats et de s’exiler en France. Il a pris perpète pour une présence furtive sur une scène de crime. De nos jours – autres temps, autres mœurs – on peut violer et éviscérer une blondinette et sortir du tribunal avec un bracelet et un livret récapitulant les codes de séduction du pays d’accueil.

Le prétendu monstre était poète et musicien ! Faites le test : passez en musique d’ambiance de votre barbecue entre amis les « maquettes » de Charles Manson. Une atmosphère conviviale va vite se mêler aux odeurs de saucisses grillées.
Les enregistrements de Charlie valent bien les albums de Devendra Banhard, de Will Oldham, de Smog, de Daniel Johnston, tous des as de la musique folk « lof-fi » contemporaine. On ose à peine imaginer le bel album que le gentil gourou aurait sorti après quelques répètes sérieuses avec les musiciens de ses copains, Neil Young ou Dennis Wilson. Probablement un chef d’oeuvre supérieur aux historiettes de pianiste dépressif filmées par le nain de Cracovie.

 

(De 11’13" à 14’59") Charles Manson à propos de son codétenu juif et de l’avenir du monde

 

Charlie aurait dû bosser ses chansons. Il en avait même placée une, bien avant le carnage de Cielo Drive, sur le nouvel album des Beach Boys, les dieux de Good Vibration. Manson avec son... heu... Cease to Exist (rebaptisé Never Learn not to Love)... leur apportait, disons, une autre sensibilité. Mais Charlie a commis l’erreur de prendre un peu de repos avec une bande de chouettes petites poulettes. Son goût pour le dialogue et une force de conviction remarquable ont fait le reste. Au vue des rapports d’autopsie, il semblerait que son entourage – Charles Watson, Patricia Krenwinkel et Susan Atkins – ait mal compris ses entretiens philosophiques.

 

Polanski, victime : il accuse

Retour dans Il était une fois... Hollywood. C’est bien sympa les gros plans sur les mocassins indiens de Brad... On patiente. La fichue reconstitution traîne en longueur, les proportions sont volontairement faussées... Ça commence à être pénible. Heureusement, le spectateur sait que ça va finir par une séance d’équarrissage historique. Il est grand temps que cette allumeuse en mini-jupe de Sharon Tate en prenne plein la gueule : le baquet de pop-corn est vide. Eh bien non ! Un artifice de scénario, lourd comme un wagon plombé arrivé à destination, nous prive de la surprise-partie espérée qui est tout bonnement niée. On frise la faurissonnade pop ! Rassurez-vous, il y aura quand même de l’hémoglobine millésimée. Le tiroir-caisse a ses règles qui ne sont pas celles des trois unités.

 

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Champagne, trou noir et douleurs rectales seront-ils à l’affiche du prochain Polanski ?

 

Décidément, Charles Manson et les savoureux dérapages de la Family méritent mieux qu’un Tarantino. Jim Morrison, témoin de cette époque, avait ramassé tout cela en un vers : Motel, money, murder, madness... Let’s change the mood from glad to sadness (« Motel, argent, meurtre, folie... que l’ambiance bascule de la joie à la tristesse »). On peut ne pas aimer The Doors mais LA Woman ne dépasse pas les six minutes.

Pour conclure sur une touche riante : notez que le sodomisateur franco-polonais va se livrer à sa pratique favorite dans les jours à venir. Il sort un film intitulé J’accuse.

Pierre-Marie (Pavillon de chasse)

 

Bonus : qui est la femme de Quentin Tarantino ?

 

 

Daniella Pick voit le jour le 21 novembre 1983 en Israël. Fille du chanteur et musicien Svika Pick, elle a une soeur prénommée Sharona.

(...)

Côté vie privée, en 2009, elle rencontre le réalisateur américain Quentin Tarantino, alors que celui-ci fait la promotion de son film Inglorious Basterds, en Israël. Rapidement, malgré leur vingt ans d’écart, les deux artistes entament une histoire d’amour. Mais le réalisateur décide de rompre quelque temps plus tard. En 2016, le couple scelle ses retrouvailles. Le 30 juin 2017, Quentin Tarantino demande Daniella Pick en mariage. Le 28 novembre 2018, le couple se marie à Beverly Hills.

Lire l’intégralité de l’article sur gala.fr

 

Retrouvez les articles de Pierre-Marie sur E&R :

 
 



Article ancien.
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82 Commentaires

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  • #2264511

    Tarantulino, on dirait le frère jumeau de Philippe Val.......

     

  • Les émissions de Pierre-Ma sont excellentes, par contre les Tarantino de plus en plus mauvais, longuets, chiants... on dirait que Quentin aime s’astiquer devant sa caméra, scénario plat, accumulation de saynètes non exploitées... par contre publicité pour les clopes ça oui !
    Une arnaque. Attendez de le télécharger gratos par curiosité.

     

    • "les Tarantino de plus en plus mauvais"
      Merci de m’en citer un bon, les termes bon et mauvais étant d’ailleurs très déplacés, compte tenu de l’abjection qu’est son cinéma, et ce depuis toujours. Toujours épaté que de concert avec le gauchisme mondial, nombre de soi disant dissidents adulent (ou ont adulés) ce cinglé, qui est un pervers psychopathe. Toujours épaté que la violence écoeurante de ses films n’émeut personne.


    • Certes. Mais quand on voit cette photo avec ces personnes de petite taille, on sent que tous ne seraient pas contre un retour à cet ancien jeu villageois qui amusait tant la galerie appelé "le lancer de nains".


    • #2267147

      @berla
      Reservoir Dogs et Pulp Fiction sont bons. Mais je conçois que le style ne puisse pas plaire à tout le monde.


  • #2264518

    Il a vieilli, ses oeuvrettes aussi. Mal.


  • #2264539

    Je n ai pas compris "On peut ne pas aimer The Doors mais LA Woman ne dépasse pas les six minutes." Quelqu un peut il m expliquer ? ou n y a t il rien à comprendre sinon le sens au 1er degré ?

     

    • #2264567

      oui l’article part un peu dans tous les sens,
      d’autant qu’il est incompréhensible de ne pas aimer les Doors, alors il faut s’accrocher pour suivre le raisonnement.

      Mais de ce que j’en comprends disons qu’entre une chanson qui pèse 6 minutes et un film qui pèse 6 millions de mort, l’un sera toujours plus facile à digérer que l’autre, quel que soit les goûts de chacun...


    • #2264591

      Le film dure 2h40 ! Sous-entendu on s’emmerde quoi !


    • #2264599

      Le film est plus long que le morceau des Doors je pense (si on n’aime pas les portes). L’album est partagé en 2 faces, Los Angeles et la femme, le titre pouvant signifier femme de L.A. ou la ville vue comme une femme. Chacune se termine par un morceau assez long pour la pop-rock de l"époque.
      D’ailleurs Jim avait étudié le cinéma et réalisé quelques films.


    • #2264635

      Si tu lis depuis le début du paragraphe en prenant ton temps et en réfléchissant après, tu devrais y arriver tout seul comme un grand.


    • #2264663
      le 24/08/2019 par Mec sous pseudo
      Il Était Une Fois... (n’importe quoi) à Hollywood

      Je me suis demandé aussi, je suis avide d’une réponse.


    • Los Angeles est une pute et Jim Morrison en fait une chanson de 6 minutes !


    • #2264706

      Je fus un grand auditeur de The Doors. Et là Pierre-Marie m’a ouvert certaines portes. Je crois que L.A. Woman parle d’un certain M Mojo qui monte et d’une jeune fille perdue dans la cité de la nuit. Vous ferez le lien que vous voudrez avec les protagonistes décrits dans l’article. Quant à la durée des six minutes, c’est la durée du titre éponyme, le temps de ...

      La chanson avec les paroles : https://www.youtube.com/watch?v=Rbf...

      J’apprends par wikipédia, que le patron de l’établissement dans lequel Jim Morrison est décédé d’overdose, le Rock’n’Roll Circus (!), s’appelle : Sam Barnett ... De L.A. à Paris, partout pareil. Polanski y a trouvé un refuge, le contraire pour Morrison. Et cela continue.


    • Un ploemeurois : "J’apprends par wikipedia"

      Dans le film d’Oliver Stone, Morrison meurt d’overdose dans son bain. Comme Kurt Cobain d’ailleurs et au même âge.


    • #2265201

      A GJ. Je n’ai plus 27 ans, âge du décès de Cobain et Morrison, depuis 15 ans. Je n’écoute plus "The end" des Doors ou "Nevermind" de Nirvana, dont je fus un contemporain, comme un adolescent. Le recul de l’âge permet de s’affranchir de l’émotion et du ressenti et de voir une oeuvre dans son contexte. Cobain sortait de l’est de l’état de Washington très rural, très forrestier, son inspiration était la pop alors ses cogénaires n’aimaient que le "big four" métal des 80s. Quant à Morrison dans sa baignoire, renseignez vous sur l’état des sanitaires et des salles d’eau parisiennes début des années 70s. Nous sommes très loin à l’époque du trip hippy chic contemporain, bougie sur bord de baignoire, lumière tamisée, ... L’héroïne est une drogue qui vous détruit psychologiquement et vous ravage physiquement jusqu’à la mort. La dépendance tragique occasionée ne vous fait pas mettre un décorum glamour, mais se piquer quand on le peut par manque et là, a priori dans les toilettes d’une boîte tenue par un certain Sam Barnett.

      Le seul bon romantisme, est le romantisme allemand en réponse aux Lumières françaises.


  • #2264547
    le 24/08/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Il Était Une Fois... (n’importe quoi) à Hollywood

    "Au fil d’un scénario désinvolte et plat, des personnages hauts en couleur apparaissent tels des lapins jaillis de la kippa d’un illusionniste... Puis sont jetés. Aucune importance... Ils étaient importants ? Il ne le sont plus."

    Je n’ai pas vu la nouvelle tarantinade, mais ce que tu dis là m’a fait penser à un film récent multi-récompensé (4 Golden Globes, 5 British Academy Film Awards, 2 Oscars, etc...) :
    - Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance, réalisé par Martin McDonagh, sorti en 2017.
    Sauf que dans celui-là, les personnages ne sont même pas importants, ils n’apparaissent que le temps de faire leur petit numéro caricatural (le nain, l’ex, la copine débile de l’ex, le jeune Noir sympa, le vieux Noir sage, etc...) :
    ’faut croire que la plupart des gens préfèrent la surface des choses...

    Bon, sinon, défendre Manson, c’est ton côté maso, il était allumé et se prenait limite pour Dieu. Alors, évidemment y’avait l’époque, assez spéciale, m’enfin... à ce tarif-là, Popaulanski aussi, y’avait l’époque...
    Sauf que Roman, contrairement à Quentin, il nous a démoulé des chefs-d’oeuvres (Chinatown, The Ghost Writer, Rosemary’s Baby, qui ne fait d’ailleurs pas du tout l’impasse sur Hollywood, etc...) !

    J’ai eu l’occasion d’écouter un titre de Manson, sous la forme d’une reprise par Uncle Acid and the Deadbeats  : Get On Home.

     

    • #2264754

      Dans les chefs d’oeuvre de Polanski on note surtout "Rosemary’s baby" de John Casavetes et "Chinatown" de John Huston dans ceux de Taranpipo, que dalle, les deux précités étant décédés.


    • « "Rosemary’s baby" de John Casavetes et "Chinatown" de John Huston »
      ... Je crois que vous confondez « de » et « avec ».


    • #2265262

      jE NE CONFOND PAS DU TOUT... lire : "l’influence" de Cassavetes et de Huston sur la réalisation de ces deux films est telle que les mots de "plagiat de style" ne sont pas assez fort


    • Inutile d’écrire en majuscules, écrire suffit. Simplement, il est difficile de lire ce qui n’est pas écrit. Pour le reste, je trouve que vous êtes au-delà de l’exagération. Rosemary’s Baby est en excellent long-métrage avant d’être quoi que ce soit d’autre. D’ailleurs, comment peut-on penser sérieusement que les personnages que vous citez auraient accepté de travailler pour un projet relevant du plagiat de leur propre travail (vu qu’a priori ils étaient mieux placés que quiconque pour en juger) ?


    • #2265564

      Il faut visionner ou re-visionner "Pirates" ou la "neuvième porte"pour se faire une idée du "style" réel de Polanski.


    • Je suis désolé @Gloria Lasso mais ce n’est vraiment pas clair. On peut peut-être dire de ses films que l’on y retrouve les mêmes ingrédients mais dans des registres différents. Les deux films que vous citez ne font clairement pas partie selon moi du haut du panier en effet mais il n’y a pas pour autant de sens à en conclure quoi que ce soit sur « son style ». Personnellement j’ai vu quelques-uns de ses films et un seul m’a vraiment laissé de marbre (ou plutôt a déclenché à plusieurs reprises mon hilarité alors que ce n’était pas vraiment le but !), à savoir « Le pianiste » (mais bon le film shoatique était sans doute un passage obligé !). Un truc moins connu de lui et à voir selon moi, est « Le locataire » (d’après un roman de Roland Topor), film qui brasse comme « Rosemary’s baby » les thèmes de la paranoïa et de l’enfermement. C’est très bien, et le rôle principal est tenu par Polanski lui-même.


  • #2264552

    Quoi, Manson serait innocent ??!! Vous avez des éléments ?

     

    • #2264671

      Manson n’a pas participé aux meurtres de celio drive, ni de près ni de loin ; c’est le témoignage à charge de Charlie Watson qui l’enverra au trou ! Il n’est coupable, au pire, que de non dénonciation de crimes...d’ailleurs Les filles ( Susan Atkins et les autres) le déchargèrent de toute responsabilité lors du procès fleuve...


    • Manson n’a jamais tué. Il a contrôlé, abusé, forniqué, mais n’a jamais participé directement aux meurtres. Son narcissisme et ses manipulations ne doivent pas dissimuler une partie de son discours qui était loin d’être stupide, ce qui n’enlève en rien l’aspect psychologique extrême et malsain de ce personnage.


  • #2264576

    Article sévère je trouve.

    Pierre-Marie critique le film ce qu’il aurait aimé qu’il soit, au lieu de critiquer le film en lui-même.

    Alors évidemment, Tarantino est un pur produit de son époque. Millième degré, personnages hauts en couleur voire caricaturaux, références subtiles voire obscures, bref, du cinéma hommage, puisque Hollywood n’est plus capable de rien produire d’original.

    C’est une critique qu’on peut adresser à quasiment toutes les dernières productions à succès des années 2010 ( Gardiens de la Galaxie, Stranger Things, Ready Player One.. Bref on revisite les années 60’s à 80’s, en mettant toujours les mêmes en avant, Kurt Russell, David Hasseloff, qui sont devenus des icônes kitsch, des icônes ’’ ringardes-chics ’’).

    On peut quand même louer

    - Les qualités esthétiques du film ( quel bonheur de se replonger dans les années 60’s)
    - Son révisionnisme Light ( la fin dystopique, le portrait de Bruce Lee, alors qu’on nous l’a toujours présenté comme un type humble..)
    - Son final jubilatoire et délirant ( du Tarantino, rien de surprenant, mais toujours aussi plaisant)
    - Le duo Brad-Dicaprio ( Même si le personnage du looser est à la mode)
    - Margot Robbie sublime en Sharon Tate, touchante, innocente, à mille lieue de l’archétype de la salope qu’on nous vend dans les clips de rap ou qu’on voit au quotidien sur Instagram

    Bref, un bon film, auquel on peut reprocher les défauts de son époque, la vacuité branchée inhérente aux films de Tarantino.
    Une œuvre réjouissante qui surnage, quand même, dans une période d’effondrement du cinéma Hollywoodien, qui nous propose que des daubes depuis plus de 20 ans déjà.

     

    • #2264768

      Hahaha, il t’en reste un peu au coin des lèvres, besoin d’un mouchoir ? ;) Qu’un metteur en scène lambda fasse des merdes c’est bien la norme... Mais qu’un cinéphile ayant bossé des années dans un vidéoclub, qui plus est avec un début de carrière avec des scénarios et films originaux (et jouissifsl) nous ponde les mêmes daubes parce qu’il a côtoyé un producteur "bien de chez eux" en ayant compris "qui c’est le patron ?" ne justifie en rien d’ignorer l’idéologie cachée derrière sa classe visuelle..


    • #2264780

      T’as épuisé ton éventail de répliques ringardes ?

      Je pensais pas avoir posté mon commentaire sur Konbini.

      - Si tu cherches des films sur la ligne E&R, t’en trouveras pas, Hollywood, c’est à 95% de la grosse artillerie mondialiste lourdingue.
      Y’a quelques bonnes surprises de temps en temps ( The Dictator), mais ça s’arrête là.

      - J’ai juste dit que je connaissais les limites des films de Tarantino. Évidemment que c’est pas un chef d’œuvre, mais c’est probablement ce qu’il y a de moins pire, et à défaut d’être génial, c’est un film plutôt malin, et plutôt bien réalisé.
      Je me permettais juste de nuancer un article à charge. D’autant plus que tout le monde tire à boulet-rouge sur ce film, alors qu’il est moins indigent que l’écrasante majorité des films qui sortent en salle depuis dix ans au moins.

      Le problème des productions Hollywoodienne, c’est qu’elles sont de plus en plus lourdes, et sans nuance, comme ton commentaire.

      Malheureusement, c’est l’époque...


    • #2265156

      Hahaha, je t’accorde avoir été légèrement manichéen. Mais il devient de plus en plus difficile de se maîtriser lorsqu’on a connu le 7e Art (« navets » inclus) qui véhiculait encore des idées dissemblables. Et ça fonctionne également pour tous les autres Arts... Tarantino est un metteur en scène suffisamment célèbre et talentueux pour pouvoir s’affranchir de la merdasse hollywoodienne !


  • #2264589
    le 24/08/2019 par Commando des bâtards
    Il était une fois... (n’importe quoi) à Hollywood

    « Tout en savourant le succès de son dernier film "Once Upon a Time in... Hollywood", Quentin Tarantino mène une vie personnelle épanouie. Moins d’un an après son mariage avec la jolie Israélienne Daniella Pick, le réalisateur s’apprête à devenir père pour la première fois, à 56 ans ! »

    Comme Valls, il pourra dire " par ma femme je suis éternellement... "


  • #2264593

    Charles Manson était complètement étranger au meurtre de Sharon Tate ; ses groupies et Charlie Watson ont agi de leurs propres initiatives cette nuit-là et Manson ne fut averti des meurtres que bien après !
    Tout au plus était -Il coupable de non dénonciation de crimes et il aurait dû faire 15 ans de prison gros maximum. D’zilleurs Le procureur de l’époque lui avait proposé dans un premier temps l’immunité en échange de son témoignage contre les jeunes filles et Charlie Watson. Il a refusé et pris perpétuité...


  • Certes, Charlie n’était pas un ange [...] Il a pris perpète pour une présence furtive sur une scène de crime.

    En fait, il a mis deux petit coup de sabre non létal à Hinman qui s’est fait finir au couteau par Beausoleil. Cela n’empêche pas Bobby Beausoleil d’être de nos jours crédité pour la musique du documentaire sur Lady Gaga "Gaga : Five Foot Two" (2017). C’est une constante chez lui d’être rattaché à tout ce qui brille (référence illuministe s’il en est), 50 ans plus tôt il a travaillé sur le fameux "Lucifer Rising" de Kenneth Anger (1967).

    Dans "Lucifer Rising" apparaît également Marjorie Cameron en prêtresse luciférienne, et qui n’est autre que la femme de Jack Parsons, le magicien noir qui travaillera à la création du JPL (Jet Propulsion Laboratory), l’ancêtre de la NASA. Jack Parsons étaient initié au sein de la société secrète de Thelema d’Aleister Crowley, mais aussi un proche de Ron Hubbard (Scientologie), qui lui piqua sa femme avant de se barrer avec une dette de quelques milliers de dollars.

    C’est d’ailleurs sur le tournage d’un softporn "The Ramrodder" (1969), que Bobby Beausoleil rencontrera un autre membre de "La famille", la française d’origine étoilée Catherine "Gypsy" Share. Mais ce n’est pas le plus intéressant. Ce qui est à noter c’est que la constante dans les affaires Hinman et Sharon Tate c’est la dénommée Susan "Sadie" Atkins (https://tinyurl.com/yy4etaay).

    Susan Atkins, avant de rejoindre la "famille" était une danseuse topless du club GiGi de San Francisco que fréquentait Anton LaVey (fondateur de l’église de Satan en 1966 dans cette même ville), il la recruta pour participer à son "The Witches Sabbath" (Le sabbat des sorcières) qu’il produisit dans ce même club : https://tinyurl.com/y45757tc

    Susan Atkins, qui, au tribunal en 1970, aura une attitude particulièrement dérangeante (https://tinyurl.com/y3utgfrd) lorsqu’elle parlera en totale synchronisation avec Charles Manson. C’est à se demander qui manipulait le cerveau de qui dans cette histoire.

    Et le personnage constant dans les affaires Tate / Labianca, c’est le fameux Charles "Tex" Watson (https://tinyurl.com/yxdu9pxo). C’est lui le "Charlie" qui devrait apparaître dans les documentaires. Mais tout cela va beaucoup plus loin que ce petit milieu interconnecté, les ramifications remontent jusqu’à la question du Mind Control. Il fallait mettre fin aux expériences sociales de la CIA : https://tinyurl.com/y6quyzwk

     

    • #2264906

      Alors si Manson n’était pas acteur des crimes, j’ai moins de réticence a dire qu’il m’a fait trop rire avec son histoire de co-détenu


    • En fait c’est même une vision particulièrement éveillée pour l’époque. Le problème c’est qu’étant cramé médiatiquement et toujours dans des états laborieux (physiquement et mentalement), ce genre de discours passe mal. Les membres de la famille disaient qu’il avait souvent le mot juste et éclairé.


  • #2264615
    le 24/08/2019 par Laurent Guyénot
    Il était une fois... (n’importe quoi) à Hollywood

    Bien envoyé, Pierre-Marie ! Un régal. Et la vidéo de Manson, explosif !
    J’ai lu récemment, dans une interview de Tarantino, que le type ne cherche qu’une seule chose dans ses films : captiver le spectateur, au sens de le rendre captif l’espace de deux heures. ça résume tout Tarantino, et même Holywood.


  • #2264623

    Comment un Aryen peut-il dépenser 10 euros pour aller voir un film de l’auteur de l’immonde "Inglorious bastards" ?

     

  • #2264639

    D’une point de vue idéologique tarentino est une merde, sur le plan cinématographique, ça divertit, ça passe... ça se télécharge quoi ! mais hors de question de payer évidemment.

    Il a une tête de gros pervers par contre... son nom pourrait figurer sur le carnet d’Epstein que cela ne serait pas étonnant.


  • #2264657

    Oui c’est vrai, contrairement à ce que beaucoup de personnes croient, Charles Manson n’a pas tué Sharon Tate.

     

    • #2264712

      Exact ! les tueurs étaient à la recherche de drogue auprès d’un dealer qui vivait dans la maison de Polanski, maison orgiaque ôu sexe ,drogues de toutes sortes étaient le quotidien.Les meurtries voulaient se servir gratuitement et cela a mal tourné.


    • Le procureur Vincent Bugliosi aurait acheté des témoignages contre des remises de peines. En particulier, Linda Kasabian et Barbara Hoyt qui servirent la soupe à Bugliosi. Kasabian était présente sur les lieux du massacre de Sharon Tate.

      D’ailleurs le retournement de veste est encore effectif de nos jours avec les témoignages de Catherine "Gypsy" Share et de Dianne "Snake" Lake dans le documentaire "Inside the Manson Cult : The Lost Tapes" (2018).

      La première jouant les vierges effarouchées (elle traînait pourtant dans les milieux du softporn en 1967/68 avant de rentrer dans la "famille") et l’autre joue la victime pour le plus grand plaisir d’un montage très orienté sur les pauvres jeunes filles victimes d’un gourou sans pitié. C’est tendance à notre époque, pourtant à San Francisco en 1967, les femmes étaient déjà très libérées et autonomes.

      "Snake" prétend aujourd’hui que Manson l’aurait sodomisé et qu’elle aurait été traumatisée. Elle dit ensuite qu’elle ne lui a plus jamais "demandé de lui faire l’amour". L’une est l’autre affirment toujours ressentir de l’affection et de l’amour pour l’époque et pour Charles Manson.

      Étonnant pour des femmes d’âges mur qui ne seraient plus sous influence, ni de Manson, ni de la drogue et qui ont largement eu le temps de faire une introspection sur cet épisode de leur existence. D’autant que ce qui colle à la peau de cette "famille" c’est l’idée d’un culte morbide et sanguinaire. Loin des clichés hippies, sexe, drogue et rock’n’roll.


  • Je me suis tapé le bouquin de procureur et Manson était quand même un sacré taré. A noter qu’Elizabeth Taylor et Richard Burton étaient les prochaines victimes qu’ils comptaient éborgner.
    Sinon, Steve McQueen était invité à cette soirée et se défila pour sortir avec une énième pouffe. Sachant qu’il portait toujours une arme on imagine le carnage... situation que j’ai plaisamment décrite dans Catchin Steve sur punchtale.com !
    enfin notons que Tarantino ressemble de plus en plus à Xavier Niel.

     

  • #2264687

    Pierre Marie oublie la récurrente présence de pieds nus féminins très salles à l’écran. On sait que Tarantule a un gout prononcé pour les pieds de femmes dans la bouche. Comme si il affirmait sa pietophilie haut et fort style j’aime les pieds, mon pote Polanski aime enfiler des mineurs par derrière des mineurs et alors... ? on vous emmerde !!

    Deuzio il va plus loin dans la scène de messe basse avec Steve McQueen ou il donne des excuses à Popolanski en faisant dire à un personnage un truc du genre :
    et oui ... qu’est ce que tu veux... elle aime les types bourrés de génie avec une gueule d’enfant.

    Je vous passe les tirades du genre : jamais pleurer devant un mexicain, l’odieux et mensongé portrait de Bruce Lee....L’incommensurable mépris de classe...

    Bon...Nous reste quand même l’incroyable performance de DiCaprio, surtout dans l’échange avec l’actrice mineure psychologiquement très mature, ambitieuse et déterminée qui le félicite lorsqu’ il improvise dans cette scène de tournage en la faisant violemment basculer en avant et... oh... merde... décidément !...


  • #2264710

    Les commentaires me rappellent que plusieurs albums de Charles Manson ont été édités, dont le fameux -LIE : The Love And Terror Cult (sur AWARENESS records, ça ne s’invente pas) où se trouve le célèbre ’Look at your game, girl’ brillamment repris par les GNR sur ’The Spaghetti Incident ?’.
    Mais aussi de Bobby Beausoleil (premier guitariste de Love, excusez du peu !).
    Les deux étaient extrêmement doués, je trouve.
    Autre chose que le cinéaste. Mais je ne suis pas trop cinéphile, rares exceptions près, sinon les nanars me passionnent, pour le côté ethnologique uniquement. Ainsi certains passages de Mocky ou autres. Quentin, ce n’est pas assez mal fait pour devenir culte.

     

    • Les deux étaient extrêmement doués, je trouve.
      Oui, mais Manson était inconsistant. Il y a en effet quelques titres qui sont vraiment intéressants musicalement parlant - certainement ses influences un peu plus profondes que la plupart des jeunes de l’époque - mais il était pas assez impliqué dans le business pour avoir la rigueur des scènes studios du l’époque où il fallait être carré (méthodes d’enregistrement de l’époque oblige). C’était plutôt un style "feu de camp" amélioré avec une tendance à l’impro qui part en trip.

      Une chose qui est certaine c’est qu’il a rencontré de nombreux pro du milieu qui lui trouvaient quand même un certain talent. C’est dommage et même étrange qu’il existe très peu de photos de lui à l’époque de la famille (sauf celles du raid policier au Spahn Ranch en août 1969) et encore moins de vidéos (aucune à ma connaissance). Pourtant à l’époque ça enregistrait déjà sur bobine, on en retrouve certaines sur Internet.

      Est-ce qu’il y aurait une volonté de masquer ce qu’il pouvait être à l’époque et après l’avoir drogué (Manson s’est plaint à de nombreuses reprise de se faire shooter à son insu) le présentait comme la loque humaine qu’on connait. Franchement, quelle gamine de 16 à 20 ans pourrait être en extase sur un crasseux comme ça ?

      D’ailleurs, le manque de matériel photo et vidéo de lui avant son arrestation me font penser à la même chose pour le fameux Aleister Crowley. Lui était un amoureux de la communication et de la publicité qu’on pouvait lui faire (même négative), il est mort en 1947 et il n’existe aucune vidéo de lui alors qu’il fréquentait des milieux où il était déjà fréquent de se faire capturer sur bobine. Il existe d’ailleurs, par exemple, de nombreux films de John D. Rockefeller qui pourtant lui est décédé en 1939.


    • #2265137

      @WTF

      "quelle gamine de 16 à 20 ans pourrait être en extase sur un crasseux comme ça ?"

      Tu ne pourrais pas avant d’émettre ce genre de réflexions d’adolescent frustré te transposer vers cette époque ? Les critères de beauté - et d’hygiène - n’étaient pas forcément les mêmes qu’aujourd’hui. D’ailleurs, je trouve qu’il n’a pas une plus sale gueule que Mick Jagger. En ce qui concerne son "grand talent", je n’y vois pas plus de talent que celui que je vois gratter de la guitare au coin de ma rue. Par contre quand je l’entends parler, je suis clairement devant une personne intelligente, ce que j’ignorais ; et je puis comprendre comment ces jeunes femmes ont pu se laisser embobiner par lui. Son vocabulaire (ma langue maternelle est aussi l’anglais) est plus riche que la moyenne des gens.


    • Tu ne pourrais pas avant d’émettre ce genre de réflexions d’adolescent frustré te transposer vers cette époque ?
      On se connait ? Quel rapport entre 1969 et 2019 en terme de crasse ? D’autant que je parles de Manson après 1969, en prison, certainement pas celui qui aurait emballé des minettes. Alors vos réflexions péremptoires vous pouvez vous les carrer où je pense. Quoique, a mon âge se faire traiter d’adolescent c’est plutôt un compliment.


  • #2264742

    « "L’entrée des artistes" (Oeuvre attribuée à Roman Polanski) »



    Elle est bonne celle-là ! (la vanne).


  • #2264751

    Tarantino il a le même genre de gueule que Val ; pour rien au monde tu leur donnerais ton gosse à garder, pas même pour 10 minutes !
    Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir une sale gueule qui les a rendu aigris et méchants ou s’il s’agit juste du reflet physique d’une laideur intérieure innée ?

     

  • #2264822

    George Stephen Morrison, le père de Jim Morrison - chanteur des Doors, aujourd’hui poète tragique et disparu, enterré chez nous au Père-Lachaise - commandait les opérations navales locales lors de l’incident du Golfe du Tonkin en 1964. Cet incident, (selon ce site : https://spirituallysmart.com/morris...), n’était qu’une opération sous fausse bannière visant à gagner le soutien du public usaméricain pour la guerre du Viet-Nam. Quelques mois plus tard, son fils Jim, pourtant de petite taille, devenait une star du rock, s’élevant au rang de demi-dieu.
    Il y a des complotistes pour penser que la carrière d’amiral de Georges, pourtant brillamment démarrée (après la guerre 39-45 et avant l’incident du Tonkin, George Morrison avait été instructeur pour le projet d’armes nucléaires à Albuquerque), aurait été ralentie par les implications politiques entraînées par son analyse de l’attaque sur l’USS Liberty en 1967. George Morrison, s’opposant à la réponse officielle de l’US Navy à cette attaque sur un navire officiel américain, proposait une riposte économique et militaire immédiate et de courte durée contre Israël, en rétribution.
    https://web.archive.org/web/2011030...
    En 1971, son fils aîné Jim Morrison, suite à la visite de deux dealers de drogue dure, mourait officiellement dans son appartement du Marais, à Paris, d’une overdose d’héroïne. Trois ans plus tard son amie, qui était avec lui lors de ce décès et avait appelé les secours, mourait elle aussi officiellement d’une overdose. Il n’y eut pas d’autopsie de Jim. Des doutes ont été exprimés par des personnes de leur connaissance sur les dealers.

     

    • #2264884

      Je profite de ce beau commentaire pour préciser pour ceux qui en douteraient que je suis un auditeur invétéré des Doors. Et qu’a la fin de l’article je ne fais que souligner la concision de Morrison à propos du basculement de l’euphorie psychédélique et de l’atterrissage glauque du début des seventies. Admettons qu’on n’aime pas les Doors - ce qui n’est pas mon cas - et le sujet sera traité en quelques minutes. Sinon c’est deux heures et demi de Tarantino qui d’ailleurs ne sont pas déplaisantes. J’ai plutôt passé un bon moment. Mais ce n’était pas le sujet.


    • #2265243

      Merci pour cette information interessante
      C’est vrai que sa mort n’a jamais ete expliquee tres clairement
      Ceux qui ont invente le LSD (albert hofmann), l’ont promu (Ken Kesey), et continue de le promouvoir aux goys sont toujours les memes


    • @Rusty James,
      Ken Kesey était plus occupé à en prendre qu’à en faire la promotion. Il faut d’ailleurs préciser qu’à l’époque il était pénalement bien plus dangereux de fumer de la marijuana. Enfin, et surtout, on peut retenir le nom de Ken Kesey comme l’auteur du classique littéraire « Vol au-dessus d’un nid de coucous ». Quand bien même on ferait une distribution générale de LSD, il n’est pas certain que beaucoup d’entre nous seraient capables de produire un truc aussi puissant ! :-)


    • « Vol au-dessus d’un nid de coucou », sans s donc.


  • #2264846

    Personnellement je préfère plutôt le carnaval belge.
    https://www.youtube.com/watch?time_...


  • #2264883

    alcool
    +drogue
    +femme
    +violence
    =TARANTINO

    Une FICTION hollywoodienne sur hollywood. Vous vous attendiez à quoi de la part de Q.T ?

    Pour faire du brouzouf, faut du transgressif version BO-BO :
    démonter les icônes,
    inverser les valeurs,
    et au passage réécrire la réalité (je ne couche pas avec mineures, je suis un gentil producteur, les hippies sont de méchants sectaires (quoique ?!))

    Rien de neuf sous les étoiles !


  • #2264905

    Ce qui n’arrêtera pas de m’étonner c’est que des "gens" puissent payer pour voir de tels navets… comme disait ma grand-mère : les gens votent pour ceux qui leur ressemblent… j’imagine que certains payent pour "se voir" sur l’écran. L’imagination faisant le reste.


  • #2264951

    A WTF (what’s the fuck ?), produit par Terry Melcher (qui s’occupa des BB), Manson aurait pu se discipliner, sur ’Arkansas’, il y a une ébauche d’arrangement, avec des choeurs. Mais là on n’a que des répétitions, ce n’est déjà pas mal.
    Pour le manque d’archives filmées, c’est étrange en effet, le Velvet traîna des années chez Warhol et il les filma fort peu.


  • #2265158

    Quentin Tarantino , né le 27 mars 1963 à Knoxville dans le Tennessee, aux États-Unis 57 ans enchanté d’annoncer" qu’il sera bientôt père pour la première fois" donc quand son enfant aura 20 ans il aura presque 80 ans, j’espère qu’ils pourront faire la fête pour son anniversaire (coke & champagne)


  • #2265164

    A des moments ce n’est plus manson qui parle, j’ignore tout de cette affaire mais le : "rendez moi ma terre, rendez moi mon eau" claque comme un coup de boule. Magique.


  • #2265197

    1969 fut une année charnière pour introniser cette contre-culture qui est à présent devenue notre culture officielle.
    La rébellion "contre toute autorité" des jeunes hommes et femmes de ces années avait elle-même été conçue par les personnes qu’ils pensaient combattre, quelle ironie.

    Recherchez "Laurel Canyon, la naissance de la contre-culture".


  • #2265248

    Je conseille le Maps to the Stars de David Cronenberg, un bon film sur Hollywood.

     

  • #2265387

    Formidable article. Décidément Pierre Marie est de plus en plus offensif.


  • #2265478
    le 26/08/2019 par Un shekel pour manger svp
    Il était une fois... (n’importe quoi) à Hollywood

    Je sors d’une salle de cinéma et je suis assez d’accord avec les points évoqués dans cet article concernant le tour de passe-passe à propos de Polanski. D’accord aussi sur le fait que Tarantino fait un genre de cinoche pop postmoderne qui a de fortes chances de mal vieillir. C’est un cinéma qui en jette, qui est un peu rock et qui rabaisse tout à du spectacle pour petite classe moyenne qui se croirait branchée. Mais sans âme et sans aucune vision sur l’homme que c’est génant. Du coup Manson en Mickey c’est bien vu. Je vais m’en faire un t,shirt. Merci.


  • #2265572

    Alors, là, vieux brigand de Pierre-Marie, ton article m’a à la fois bien fait rire (tu sais diablement y faire, mon cochon !!) et conforté dans le fait de continuer à bouder les tarentinades qui semblent satisfaire le bon peuple depuis toutes ces années !

    Putain, je ne croise que des personnes me disant de dépasser mon "blocage" (sous-entendu "snobisme") vis-à-vis des toiles de ce "génie" qui n’a jamais fait que recycler sa connaissance de la série B, pillant de braves artisans fauchés et inconnus, sans vergogne, pour produire de l’épate-bourgeois avec des moyens hollywoodiens ! (Faudra m’expliquer un jour quel intérêt il y a à aller se repaître d’un truc qui n’a que le vernis de la sincère et délirante série B mais qui jouit des armes de l’industrie de guerre... C’est comme tenter de faire du Hasil Adkins avec l’orchestre philharmonique de Monte Carlo : ça rend le truc digeste pour les estomacs sensibles en passant à la javel tout ce qui en fait le sel : non-sens total... et véritable hold up culturel !).

    C’est marrant, ce midi encore, deux collègues cinéphiles m’ont vanté ce film qui colle tant à la réalité la plus authentique et qui permet de plonger véritablement dans le cœur de la machine (sic !). Ils ont à un moment évoqué une séquence où l’on constate que, torse nu, Brad Pit porte encore assez beau (what the fuck ? on parle d’un film ou d’un reportage de Gala ?)

    Bon, je t’attribue en bonus un "Bon point Prof Choron" pour l’expression "On frise la faurissonnade pop !"

    Le seul que j’aie jamais entendu un peu critique sur l’insupportable Tartino, c’est ce bon diable de Kim Fowley, sur son album de 1998, "Sex, cars & God", avec un titre, (I hear the) Devil’s music" bien roots - qui défouraille sur l’ami Mickael Jackson et... et... Tarentino ! I
    Il était franc-tireur et inspiré, le vieux Kim Fowley ! Ecoute-le à 2:45 de la chanson ("Quentin Tarentino and his movies for the gloomy ones - Eerk !")


  • #2265710

    Film merdique pour fans de Tarantino en soins palliatifs. Sur 2h40, il y a deux heures de trop. Quelques séquences permettent de rester vaguement éveillées.


  • #2265904

    Bonjour,

    Tarantino, il est quand même très laid, avec son grand front et ses sourcils très proches des yeux. Je suis même étonné qu’il soit hétérosexuel...
    Il a un fort air de Xaviel Niel.


  • #2266462

    J’ai trouvé ce film.... excellent !
    Parce que je ne m’attendais pas du tout à ce qui lui est reproché dans cet article. Cela reste Hollywood justement.
    La question est : peut-on apprécier un film qui n’est pas dans notre ligne de pensée "politique" ? Pour moi, la réponse est oui.
    Je n’aime pas du tout l’aspect révisionniste revanchard juif d’Inglorious Basterds mais ce film vaut le détour pour quelques superbes scènes et la prestation éclatante de Christoph Waltz.
    Dans Django Unchained, nous retrouvons tout de même la différence entre nègre des champs et nègre de maison (extraordinaire Samuel Jackson) ainsi qu’un second rôle une nouvelle fois excellent pour Christoph Waltz en docteur allemand anti raciste qui tranche complètement avec son personnage de nazi du film précédent.
    Le côté "films truffés de référence au cinéma" est aussi parfois un très bon moyen de donner envie de (re)découvrir d’autres films ou réalisateurs.
    Enfin, je suis bien d’accord que Tarantino est très loin d’un Leone ou d’un Peckinpah. Néanmoins, l’ensemble de sa carrière mérite le détour. Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Jackie Brown... c’est du très bon cinéma.

     

    • #2267656
      le 30/08/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Il était une fois... (n’importe quoi) à Hollywood

      Reservoir Dogs, c’est un film de petit con, qui fantasme la violence
      des scènes entières de dialogues débiles, c’est pas du Cinéma

      Tarantino, il est devenu adulte avec The Hateful Eight,
      ça reste caricatural, mais les personnages montrent un peu d’humanité
      y’a un peu d’ambivalence

      Mais Tarantino, c’est du cinoche pour les bouffeurs de pop-corn
      il demeure dans du référentiel, du clin d’oeil, de l’ado attardé

      Compare avec les films noirs
      un critique avait appelé ça "la pornographie du désespoir"

      Regarde Robert Mitchum dans Les Nerfs à vif (Cape Fear), réalisé par J. Lee Thompson en 1962, l’original, pas celui avec De Niro, qui est faiblard
      le moment où il reluque la gamine
      y’a une tension sexuelle énorme
      cette intensité, incomparable

      Tarantino, il n’a rien réalisé, il a fait des films pour des obèses bouffeurs de pop-corn
      Vera Clouzot,dans Les Diaboliques, elle encule toutes les tarantinettes
      Jamie Lee Curtis, dans Halloween

      Tarantino, il a fait des films au énième degré, qui attendent la complicité du spectateur
      c’est nul

      Tu regardes La Malédiction (The Omen), film d’horreur américano-britannique réalisé par Richard Donner, sorti en 1976, c’est sérieux, tu flippes ta race.

      Quentin et son énième degré...
      pfff...
      Regardez les Fritz Lang
      Y’a Joan Bennett...


    • #2269152

      @Geoffrey Je sors de la salle de cinéma et j’ai également trouvé ce film excellent !
      Concernant Polanski il n’y a aucune condescendance à son égard,on le voit à peine et je pense que lorsque Brad Pitt refuse les avances de la jeunes "Pussycat" on peut y voir une allusion.
      Je trouve les 2 acteurs incroyables,l’atmosphère si bien rendue.
      Pulp Fiction a 25 ans,Tarantino vieillit,son style change c’est normal et je pense qu’avant de critiquer autant il faudrait que les français soient capables de faire de tels films.Les films d’avant certes mais il faut créer aujourd’hui.Ce film est un bon moment de cinéma,les références aux séries,au cinéma sont un plaisir pour les cinéphiles.


  • En attendant, la France a nettement contribué au développement de l’industrie du cinéma (Pathé-Gaumont) et de l’armement (DuPont) aux USA, elle est actuellement le 2e marché mondial de Mc Do et Disney, ce dernier ayant personnellement distribué des films comme "Les Trois Petits Cochons" et "Blanche Neige" en collaboration direct avec Goebbels dans les années 30. Voir aussi "La Maison Rothschild" réalisé dans les studios d’ Hollywood l’année-même de l’accession au pouvoir d’Hitler... point de détail ;)


  • Tarantino, le gauchiste pur produit de Hollywood.
    Par sa femme, éternellement lié etc... Merde quand même


  • Rien à voir avec Robert Rodriguez !
    C’est autre chose !
    https://www.youtube.com/watch?v=DAb...


  • #2267021

    Tarantino est un âne bâté ; 2-3 films corrects, mais le reste.....
    Le dernier bon block buster est selon moi Alita (de cameron) ; mais ça date : faut pas être en pâmoison devant hollywood, hein.
    Dans la satire du milieu, "panique à hollywood", de barry Levinson, était au poil, mais sorti en 2008.... là encore, ça date.


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